Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

Les déchets et le recyclage.

Par an, chaque humain produit environ 360 kg de déchets, ce qui représente 7 kg par semaine,  soit environ 1 kg par jour.

Notre société est basée sur la consommation : on achète, on consomme et on jette. Les produits sont de moins en moins solides, de plus en plus emballés et nous les jetons de plus en plus vite. Alors, nos poubelles débordent de plus en plus ! Pourtant, nous devons limiter ces déchets car les ressources naturelles sont limitées et précieuses. Il ne faut pas les gâcher ! Tous les déchets ne sont pas triés, il faut donc traiter ce qui n’est pas recyclé. Or, traiter les déchets demande des usines d’incinération et des centres de stockage de plus en plus grands, de plus en plus chers et qui sont mauvais pour notre environnement et notre santé.

Une intervenante de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature), Diane Aurine est venue à notre rencontre, le jeudi 4 novembre. Elle nous a clairement exposé les problèmes liés aux déchets, ainsi que toutes les solutions pour y remédier. Pour ce faire, elle nous a montré plusieurs photos qui ont été l’objet de nombreux échanges. On en a conclu que, face au gaspillage, nous avons les solutions suivantes : choisir ce que l’on consomme (ce qui équivaut à réduire nos déchets), réutiliser nos produits usagés ainsi que recycler les emballages.

Ensuite, nous avons étudié en détail toutes les filières permettant de fabriquer une brique de jus d’orange. Voir ces multitudes d’étapes fut très étonnant et surtout inattendu !

Par la suite, nous nous sommes répartis sur 4 ateliers très ludiques. Le premier était une formation afin de mieux savoir où recycler nos déchets.  Le deuxième nous expliquait les significations ainsi que les définitions des différents labels. Le troisième portait sur les matières premières renouvelables (leur définition et l’estimation de la quantité restante sur terre). Pour finir, le quarième atelier proposait différents objets, le but était de décrire leurs compositions.

Les chiffres donnés par les deux derniers ateliers étaient plutôt surprenants; il est estimé qu’il ne reste sur terre plus que 30 ans d’uranium ! Pour conclure, nous avons visualisé un diaporama nous montrant les déchets générés et recyclés dans le monde, ainsi que des photos de différents consommateurs à divers endroits du globe.

Les contrastes sont très frappants : en Ethiopie, une famille mange en moyenne pour 31 dollars par semaine et leurs aliments ne sont pratiquement pas emballés, alors qu’en Allemagne, une famille mange en moyenne pour 500 dollars par semaine ce qui représente énormément d’emballages !

A la suite de cette prise de conscience, nous sommes désormais  décidés à agir ; Mongréens, mobilisez-vous, mettez vos gants en caoutchouc, la guerre contre les déchets est bel et bien déclarée !

Thibault André et Clara Pereyron