Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Une autre façon de voyager : l’ARVEL

Lundi 21 Février, deux intervenants : Andra Pomeanu (membre du réseau départ) et Pierre Vial (président de l’ARVEL),  sont venus présenter l’association ARVEL dans le cadre du cours d’ECJS sur l’éco- tourisme.

Contrairement au tourisme dit de masse, qui présente des aspects négatifs (dégradation des espaces naturels, pollution, exploitation des ressources et des populations locales etc.) l’ARVEL s’insert dans un tourisme équitable. L’association prône des valeurs éthiques et propose des voyages solidaires, des circuits, expéditions et randonnées, tous organisés en petits groupes de 8 à 15. Un fonds de solidarité et une contribution par voyageur permet un soutien à des actions locales, à des projets de développement. L’année dernière les fonds prélevés ont permis de fournir du  matériel scolaire à des écoles d’Afrique et d’Amérique du nord, ainsi que la réhabilitation de villages de pêcheurs transformés jusque là en plage pour l’économie du tourisme de masse. Celui-ci engendre de graves problèmes comme des activités illégales de prostitution et de trafic de drogue. La suppression du tourisme de masse dans certaines zones d’Asie a permis de mettre fin au développement de ces activités illégales.

L’ARVEL appartient au « réseau départ » regroupant des associations de tourisme solidaire qui appuie des projets locaux :

– de tourisme équitable qui favorise au mieux l’économie locale (les voyageurs se nourrissent des aliments locaux  issus de culture équitable.) ;

– de tourisme responsable qui respecte les cultures, les modes de vie, les ressources et l’environnement des lieux visités. Dans certains villages, il existe des règles comme par exemple, l’interdiction de prendre des photos des populations. Les touristes de l’ARVEL respectent chaque charte contrairement aux touristes de masse qui ne se préoccupent  pas forcément de la nuisance qu’engendre leur venue.

– de tourisme éthique qui propose un temps de rencontre et d’échange entre différentes cultures (choc des cultures). Les voyages mis en place par cette association notamment en Europe, en Amérique latine et en Asie permettent de « donner un autre sens à son voyage.

D’un point de vue général,  le sentiment des élèves sur cette conférence fut très positif.

Cependant, ce type de voyage semble présenter quelques contraintes. En effet, ces éco-touristes cherchent à allier l’utile et l’agréable en partant vers des destinations dépaysantes tout en mettant leur temps à disposition des populations visitées, mais ces voyages ne sont pas forcément reposants même s’ils sont très enrichissants. Ils demandent aux touristes de s’impliquer dans leurs engagements.

Pour plus d’info : http://www.arvel-voyage.com  et  www.cadr.fr/reseau_detail.php?id=7

Théo SYNAKOWSKI et Floriane VINCENT

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Visite d’un éco-gîte à Poule-les-Echarmeaux

La classe de 1ère ES 1 est allée, dans le cadre de l’ECJS et du sujet portant sur l’éco-tourisme, visiter une maison d’hôtes à Poule les Echarmeaux.
Cette maison a été construite en 2008 avec comme objectif de respecter l’environnement et solliciter l’économie locale. Elle est composée de 4 chambres à thèmes différents (eau, air, terre, feu) et possède un système de chauffage à granulés, un procédé de récupération des eaux de pluie ainsi que des panneaux solaires.
Un cahier des charges important a été nécessaire à la construction de la maison d’hôtes.
Les critères pour une maison éco-durable sont les suivants : l’isolation phonique et thermique, l’utilisation de l’énergie solaire et la mise en place d’une chaudière à énergies renouvelables, la récupération des eaux de pluie, les volets etc. La liste n’est pas exhaustive mais montre que les critères sont variés et très précis et que la mention éco-durable est difficile à obtenir. La construction de cette maison montre concrètement ce qui, de nos jours, peut-être considéré comme éco-durable.

Pour ce qui est de l’isolation, la construction était axée sur l’utilisation de nouveaux matériaux comme la brique mono-mur qui comporte des cellules d’air optimisant la conservation de la chaleur, elle est composée de matières peu conductrices de température.
D’autre part, la façade Sud Est est construite en ossature « bois »remplie de ouate de cellulose ; plus simplement c’est un mélange de journaux, de papiers déchiquetés et injectés dans les alvéoles et les murs. Ces composants permettent une meilleure isolation qui n’est pas affectée par le temps. Entre le carrelage et les dalles étaient placés 9 cm de liège pour optimiser l’isolation thermique.
Finalement, la première année, la chaudière a consommé 6 tonnes par an de granulés de bois coutant 200€ la tonne, avec un rendement qui atteint les 90 %.

Au niveau de l’isolation phonique, l’ouate de cellulose est très efficace dans l’isolation phonique,  elle est importée d’Allemagne.

La construction a aussi eu comme but de valoriser l’économie locale. En effet, la maison d’hôtes a été construite par des artisans de la région spécialisés dans la bio-construction.
Néanmoins il faut savoir que la construction d’une maison « écolo » est  plus chère que la construction d’une maison habituelle (15 à 20 % plus cher mais il y a un gain économique sur le temps, notamment au niveau du prix de la consommation en électricité, gaz, et autres énergies).

L’utilisation de l’énergie solaire est aussi un enjeu important dans le cadre de la protection de l’environnement. Concrètement,  les capteurs solaires de la maison d’hôtes chauffent un ballon de 800 litres qui sert au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire. Lorsqu’il n’y a pas de soleil, la chaudière prend le relais.

Finalement, la maison est pourvue d’un système de récupération des eaux usées  et des eaux de pluie, elle utilise l’eau de pluie pour les lave- linges et toilettes à l’aide d’une pompe et de 2 cuves de 6000L.

Afin de confirmer leur volonté de suivre une optique éco-durable, le couple propriétaire de la maison d’hôtes a même commencé un jardin et un potager afin de se nourrir de légumes et de fruits produits à proximité. En effet, en consommant ses propres produits, le couple ne paye plus de frais de transport  et ne cautionne pas l’utilisation d’engrais chimiques.

Pour conclure et prendre de la distance face au tableau idyllique qui est fait de l’écologie et de l’éco-participation, il faut prendre en compte que cette famille qui s’est engagée dans l’éco-tourisme  ne peut pas encore vivre de son gîte et  Madame Bassy continue une autre activité professionnelle. La décision de concrétiser un engagement éco-durable doit donc être mûrement réfléchi.  Respecter la Terre nécessite souvent des sacrifices !

Merci à monsieur et madame Bassy pour la qualité de leur accueil.

Pause Nature (M. et Mme Bassy)

Poule-les Echarmeaux

04/26/74/00/02

chantal.bassy@wanadoo.fr

VICTOR ROCHE 1ère ES1
Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Le tourisme équitable grâce à Elans


Dans le cadre du projet d’ECJS, nous avons travaillé sur le concept du tourisme équitable et solidaire. Pour cela nous avons étudié un cas particulier, celui d’une association de solidarité, Elans.

Après avoir rappelé les principes du tourisme équitable et solidaire, nous allons nous concentrer sur les mesures mises en place par l’association pour respecter la charte de ce type de  tourisme.

Qu’est-ce que le tourisme équitable ?

Tourisme équitable, durable, solidaire… : Ces appellations désignent l’implication des populations locales dans les différentes phases d’un projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une implication du voyageur dans la nécessité sociale du lieu de sa destination. Il s’agit parfois de voyages en immersion avec participation aux travaux des champs où il faut donner  de son temps. Mais quel que soit le mode  (immersion, hébergement en village ou simple passage), la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable. Le fait que les bénéfices de ce nouveau courant de tourisme (dans la mouvance d’une consommation responsable) soient dédiés à des micro-projets non touristiques est une opposition aux comportements complices du dérèglement planétaire. L’ouverture, dans un partage plus juste et attentif, n’est plus alors synonyme de sacrifice mais de rencontre saine.

L’association ELANS

Dans le cadre du projet d’ECJS nous nous intéresserons à une association de solidarité nommée ELANS, elle été créée en 2001 dans le but de contribuer au développement des populations de la Ménoua, dans la province de l’Ouest du Cameroun (sur le plan économique et écologique).
ELANS contribue néanmoins à éveiller les consciences des pays du Nord (ici la France) afin de mener des actions cohérentes d’échange avec le Sud (ici le Cameroun).

ELANS justifie la démarche solidaire dans son programme par :
– Un respect des droits de l’homme quelle que soit son appartenance politique, culturelle et religieuse ;
– une collaboration étroite avec  les populations locales sur le plan économique (offres d’emplois, financement de projets locaux etc.) ;

– le respect de la  vocation lucrative de l’association, ELANS ne cherche pas son propre intérêt mais celui des deux partenaires.

ELANS coopère avec la MJC d’Halluin, ils ont comme projet de favoriser les échanges Nord-Sud et ont concrétisé leurs idées en créant des infrastructures dans les deux pays proposant de multiples activités de sensibilisation. Elans travaille en étroite collaboration avec une organisation camerounaise, « Tockem », avec laquelle elle organise ses voyages.

L’action d’ELANS a permis la création d’un centre de tourisme et de forages pour un meilleur accès à l’eau potable. Des participations financières de familles françaises ont pu être perçues grâce au partenariat Tockem – Elans.

Voici des chiffres représentatifs de l’attraction croissante que représentent les voyages proposés par l’ELANS :
23 visiteurs en 2003

30 visiteurs en 2004

21 visiteurs en 2005

46 visiteurs en 2006

101 visiteurs en 2007

177 visiteurs en 2008

253 visiteurs en 2009

L’association propose des voyages à  N’Tsingbeu dans la commune de N’Gonkzem au Cameroun. Les groupes de visiteurs sont conduits dans des musées d’art local pour les sensibiliser à la particularité de la culture camerounaise. Ils visitent aussi des villages plus éloignés des villes d’accueil où ils peuvent rencontrer des populations plus isolées et échanger avec elles.

ELANS est un bon exemple d’associations de tourisme équitable proposant des voyages à l’approche plus humaine et plus représentative de la vie réelle des habitants des pays d’accueil.

Victor ROCHE, Elena LOOGIETER, Camille THOMASSET, Carlos Enrique RAMOS 1èreES1

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)