Origine et exploitation des combustibles fossiles : problèmes liés à leur utilisation

Avant les vacances de Printemps, le mardi 22 avril 2014, la classe de 2°4 a eu la chance d’assister à une conférence sur les combustibles. Celle-ci fut présentée par M. Davide Olivero, géologue, professeur à la faculté de Lyon 1 de Villeurbanne, qui est intervenu pendant 2h.

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Il a commencé par nous expliquer que lorsque l’on parle de combustibles, on pense directement au mot « problème ». En effet, ce sont la plupart du temps des énergies non renouvelables qui polluent fortement (en utilisant ces combustibles, en 2011 la Chine, les Etats-Unis et l’Europe ont rejeté 34 076 327 382 tonnes de CO2) et sont donc néfastes pour l’environnement. Ce renvoi de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmente la production de gaz à effet de serre et donc entraîne une augmentation de la température. D’ici 2100, les hausses de température varieront entre 0,3 et 4,8 °C, ce qui débouchera sur une fonte des glaces et donc la hausse du niveau des mers et océans.
Les combustibles fossiles sont des hydrocarbures, contenant du carbone et de l’hydrogène, ce sont des ressources naturelles localisées parmi les roches sédimentaires du sous-sol. Ils se présentent sous des formes diversifiées : le pétrole, le gaz naturel et le charbon.
M. Olivero nous a expliqué leur formation : de l’accumulation de la matière organique à sa transformation en hydrocarbures, puis leur migration à travers les couches géologiques jusqu’à la formation des gisements exploitables.
Pétrole, gaz naturel et charbon, énergies non renouvelables, représentent 89% de la consommation humaine contre seulement 11% pour les énergies renouvelables comme la biomasse, l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire ainsi que la géothermie, jugés peu efficaces.
Parmi les énergies non renouvelables utilisées par l’homme, on trouve aussi le gaz de schiste, qui est un gaz non conventionnel. Celui-ci est piégé dans les roches sédimentaires et ne subit pas de migration primaire (où des fluides s’échappent de la roche si la pression est suffisante). L’utilisation de ce gaz aux Etats-Unis est actuellement de 14% et selon les études réalisées, celle-ci devrait passer à 45% d’ici 2030. Mais l’’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger pour l’environnement : pollution des nappes phréatiques, des rivières, nombre important de puits nécessaires et impact sur les paysages…
La croissance démographique entraîne une augmentation de la consommation des énergies non renouvelables. Par exemple, depuis le 1er janvier, 2 572 398 423 tonnes de charbon ont été consommées.
Si celle-ci continue de s’accroître, dans 40 ans, le pétrole, qui représente 32% de la consommation, aura disparu, dans 60 ans le gaz sera épuisé et dans 120 ans il n’y aura plus de charbon. En résumé, d’ici un siècle, toutes les énergies non renouvelables seront épuisées si leur utilisation continue d’augmenter. De plus, en brûlant ces énergies on renvoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui modifie le cycle du carbone. Cela entraine une forte pollution, qui débouche sur un dérèglement climatique portant fortement atteinte à la faune et la flore.

C’est pour toutes ces raisons qu’il est indispensable de mettre en place des systèmes écologiques tournés vers le développement durable si nous voulons protéger notre planète.

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT (A. Portelli) dans une démarche d’éducation au développement durable (EDD).
La classe de 2nde4

Arts, littérature et écologie

Lors de la SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE qui se déroulait du 31 MARS AU 04 AVRIL 2014,

le CDI a organisé une exposition/rencontres sur les thèmes :

« Arts, littérature et écologie ».

Affiche expo

Diverses classes ont préparé et participé à cet évènement dont voici le contenu :

Seconde 1 : salon du livre engagé en faveur de l’écologie. Rencontre de trois auteurs :

ISABELLE COLLOMBAT pour son livre Chico Mendès, non à la déforestation le 31 mars de 09h à 12h et de 13h30 à 14h30

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SYLVIE MUNIGLIA pour son livre Vers un monde alternatif le 31 mars de 13h30 à 17h30 et le 01 avril de 08h à 12h

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XAVIER RENOU pour son livre Désobéir à la voiture le 03 avril de 11h à 12h et de 13h30 à 17h30
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Seconde Ulis : présentation de la BD Niourk le 03 et 04 avril de 10h à 11h

Arts, littérature et écologie5

Seconde option Arts : exposition d’œuvres sur le thème de l’écologie.

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Arts, littérature et écologie7

Première L/ES2 : exposition en anglais sur le thème de la surconsommation.

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Première L/ES2 : exposition sur l’aménagement du territoire à la manière du fauvisme.

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Troisième 1 : réalisation d’un électro-totem avec l’aide de l’association « Science et art »

Arts, littérature et écologie10

Arts, littérature et écologie11

Prenez soin de votre génome !

Le mardi 18 mars 2014, les classes de première scientifique ont assisté à la conférence de M. Philippe Perrin, éco-infirmier.

Prenez soin

Il nous a présenté les causes et les effets de la pollution de notre génome. Il réalise de nombreuses interventions visant à sensibiliser le public sur les dangers liés à la dégradation de l’environnement. Ayant une formation à la fois d’infirmier et d’éco-conseiller, il a pu nous mettre en garde sur les perturbations éventuelles de notre génome dues à l’environnement.

Une fois les présentations faites, M. Perrin a donc entamé son exposé en se penchant sur les substances chimiques. Il est vrai que, lorsqu’on nous parle de substances chimiques, la mémoire populaire renvoie souvent aux substances industrielles; or, des substances chimiques peuvent être tout à fait naturelles et d’ailleurs celles-ci sont la plupart du temps inoffensives. En effet, notre organisme est le même depuis l’âge des cavernes ; il a donc été initialement adapté à notre environnement primordial et à ses substances chimiques naturelles. Toutefois, il se révèle que notre environnement actuel est profondément différent de celui de l’homme des cavernes, mettant en œuvre de multiples substances chimiques synthétisées, c’est-à-dire créées par l’homme. Ce sont celles-ci qui présentent un risque pour notre organisme. Lorsqu’on y réfléchit, elles sont présentes dans quasiment tout ce qui nous entoure (nourriture, produits de beauté….), ce qui laisse supposer que nous en sommes forcément imprégnés. Et le nombre de substances synthétiques ne fait qu’augmenter: en 2002, on comptabilisait 400 millions de substances synthétiques, contre 1 million en 1930. Il est aussi important de noter que la France est le deuxième producteur européen et le troisième exportateur mondial de substances chimiques synthétisées, ce qui laisse suggérer que nous sommes d’autant plus concernés. Sur ces 400 millions de substances chimiques synthétiques actuelles, moins d’un quart sont répertoriées, c’est-à-dire que l’on connaît précisément leurs effets sur l’organisme humain, à court et à long termes. Et leurs effets ne sont pas des moindres ; certaines substances sont dénommées CMR, ce qui signifie qu’elles s’avèrent cancérigènes (risques de cancer), mutagènes (altération d’un gène ou d’un chromosome) ou bien reprotoxiques (altération de l’appareil reproducteur), alors que certaines sont répertoriées comme perturbateurs endocriniens. Bien entendu, ces effets ne sont pas systématiques, mais ils existent. Une preuve saisissante de la dangerosité : de 1950 à nos jours, le nombre de spermatozoïdes dans un millilitre d’éjaculat a diminué de plus de la moitié, passant de 100 millions à 49 millions. Plus encore, le nombre de nouveaux cas de cancers par an est alarmant: en 1980, il était de 160 000; 20 ans après, en 2000, le chiffre double. A présent en 2010, il est de 365 000, ce qui représente 1000 nouveaux cas de cancers par jour. Là aussi il est important de préciser qu’une imprégnation d’une substance chimique cancérigène n’induit pas systématiquement un cancer, mais elle en augmente le risque.
Le cancer se déroule en trois étapes. La première se nomme l’initiation cellulaire, ce qui signifie que des lésions du patrimoine génétique apparaissent. Ensuite vient la promotion, qui se caractérise par l’expression de la cellule génétiquement perturbée. Une fois exprimée, la cellule perturbée va se dupliquer: cette étape se nomme la progression. Enfin la perturbation génomique peut se propager dans tout l’organisme : c’est l’invasion. Bien sûr, le traitement à temps du cancer évite cette dernière étape de se produire. De nos jours, 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes sont répertoriées cancérigènes. Parmi elles, de nombreuses nous entourent très fréquemment : les particules fines, le radon utilisé pour le terrassement, le benzène qui se montre un excellent solvant des graisses utilisé dans l’industrie agro-alimentaire notamment, mais aussi comme base de production de styrène, présent dans les emballages alimentaires. On peut aussi y ajouter le E150 D, colorant alimentaire très fréquent, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique.
Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances qui se fixent sur les récepteurs endocriniens à la place des hormones et qui perturbent ainsi le système hormonal. On comptabilise aujourd’hui plus de 800 substances synthétiques considérées comme perturbatrices du système hormonal. Parmi elles, le fameux Bisphénol A (ou BPA), qui a récemment suscité l’attention. De l’emballage à l’impression de tickets de caisse, son large panel d’utilisations l’a fait devenir en 20 ans le produit phare de l’industrie. Cependant, de récentes recherches scientifiques ont démontré que le BPA se révèle être un grave perturbateur endocrinien. Pour éviter cela, une des recommandations de l’Académie de Médecine est qu’il faut réduire tout contact avec les aliments chauds et gras contenus dans les emballages plastiques, et même d’éviter de stocker longtemps et à température élevée les eaux minérales dans des bouteilles plastiques ! Des alternatives sont aussi possibles; par exemple le biberon en verre pour les nourrissons mais aussi la conservation des aliments dans du verre. Hélas, les exemples de perturbateurs du système hormonal ne manquent pas : on peut ajouter les phtalates, contenus dans certains parfums et cosmétiques, qui ne sont qu’autre que des synthèses d’œstrogènes, hormones féminines. Les produits contenant des phtalates sont à bannir chez la fillette car ils engendrent une puberté précoce, de même qu’ils ne devraient pas être utilisés par la femme enceinte.
Toutefois, il faut bien rappeler que, bien souvent, les maladies sont plurifactorielles. Ainsi, cela veut dire qu’elles ne sont pas systématiques, mais aussi qu’il vaut mieux écarter certains facteurs nocifs pour limiter les risques de contracter une maladie. Un polluant en moins c’est une chance de plus de ne pas développer de maladie. Les facteurs sont divers; ils peuvent être environnementaux (mauvaise alimentation, stress, expositions aux polluants, aux substances cancérigènes etc.) ou physiologiques (facteurs épigénétiques, âge). Ainsi, on ne peut pas lutter contre l’âge ni contre la prédisposition génétique, alors autant tenter d’améliorer les facteurs environnementaux. Par exemple, l’activité physique permet de réduire le stress. Quant au téléphone portable, il ne doit pas être transporté dans la poche ou, dans la limite du possible, le côté clavier dans la poche. Les ondes de téléphone portable ont un impact sur les modifications cellulaires des flux de calcium et font osciller les molécules d’ADN, les déforment, voire les cassent, ce qui peut favoriser le risque de cancers. Les aérosols sont à bannir eux aussi. En somme, nous vivons dans un environnement à risques.

Achetez et vivez donc intelligents, car mieux vaut prévenir que guérir, dit-on !

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et d’EDD avec Mmes Larcher, Portelli, Bonolis et Lecocq-Hubert.
Les élèves de la 1ère S1

Cancer et environnement

Cancer et environnement

En mars dernier M. Philippe Perrin, éco-infirmier a donné une conférence à Mongré sur les substances chimiques et leurs effets sur la santé afin de nous sensibiliser aux risques liés à ces substances.

Substances chimiques

Il existe différents types de substances chimiques : naturelles et artificielles.
Les substances chimiques artificielles tels les polluants sont présentes partout dans notre vie et absorbées par notre corps, qui n’est pas toujours adapté à ces produits de synthèse. Par exemple, il ne possède qu’une seule molécule permettant de faire baisser le taux de sucre dans notre sang, l’insuline, et n’est donc pas conçu pour une alimentation sucrée. Cependant, les aliments que nous consommons de nos jours contiennent de plus en plus de sucre, ce qui a un effet négatif sur notre santé, avec l’apparition du diabète de type 2 chez certaines personnes. On peut aussi mentionner l’EDP, un retardateur de flamme présent dans de nombreux objets du quotidien comme les canapés, qui est ingéré par les tissus humains et peut se montrer nocif pour la santé.
Aujourd’hui, l’homme a créé environ 100 000 molécules synthétiques, mais le risque sanitaire de 97% de ces molécules n’a pas été complètement évalué. Nous ne connaissons donc pas leurs effets sur notre santé et ces molécules envahissent pourtant notre quotidien. De plus, en 1930, un million de tonnes de molécules de synthèse ont été produites et 400 millions en 2002, augmentant considérablement les risques pour la santé. Malgré une régulation de cette production en Europe (directive Reach), la France est classée 2ème producteur de substances synthétiques en Europe et 3ème exportateur mondial, ce qui n’est pas pour améliorer la situation.

Effets sur notre corps

Il y a plusieurs agents, c’est-à-dire des substances capables de provoquer une maladie, que l’on peut classer parmi les CMR (Cancérigène, mutagène et reprotoxique) particulièrement dangereux puisqu’ils sont sources de multiples risques sanitaires.

a) Agents cancérigènes

Les agents cancérigènes entrainent une prolifération anarchique des cellules qui échappent alors au contrôle du corps. Ils agissent en quatre phases :
-Phase 1 : l’initiation cellulaire, correspondant à l’altération du code génétique.
-Phase 2 : la promotion, phase de division de la cellule altérée
-Phase 3 : la progression, marquée par de nouvelles divisions des cellules génétiquement modifiées
-Phase 4 : l’invasion, qui correspond à la perte de contrôle des cellules par l’organisme
On compte aujourd’hui 107 agents dont le caractère cancérigène a été scientifiquement prouvé (comme l’amiante, le benzène ou les sources radioactives) et plus de 700 dont on ne connait pas encore véritablement les effets. Ces agents sont classés par intensité de risque grâce à des numéros et des lettres (1, 2A, 2B, 3, 4, …). Ils seraient responsables d’environ 365 000 nouveaux cas de cancers par an en France soit la première cause de décès. La moitié des hommes et un tiers des femmes possèdent un risque plus élevé de contracter un cancer.

b) Agents mutagènes

Ces agents entraînent des mutations génétiques, qui peuvent être à l’origine de cancers si la cellule se divise car l’ADN se conserve lors de la mitose et donc la mutation qui l’a affecté se conserve aussi.

c) Agents reprotoxiques

Ces agents altèrent la reproduction et sont toxiques pour le développement du corps humain de la personne mais aussi de ses descendants. Ils peuvent aussi porter atteinte à la fertilité de l’individu.

Les perturbateurs endocriniens

Ils interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Au nombre de 800, ils sont notamment responsables d’allergies. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

Les maladies et l’épigénétique

On dit que la maladie est un évènement plurifactoriel, puisque plusieurs facteurs peuvent provoquer des maladies :
• La génétique
• Le stress
• L’alimentation
• L’âge
• Les polluants
La multiplication de ces facteurs à l’échelle d’un individu peut se solder par le développement d’une maladie. Il y a donc une nécessité de hiérarchiser les risques et faire attention à son mode de vie car un polluant en moins, c’est une chance en plus d’éviter la maladie.
L’épigénétique est étroitement liée à cette notion de maladie plurifactorielle et désigne l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN. Elle démontre que notre environnement et les événements survenant au cours de notre vie peuvent changer l’expression de nos gènes. Par exemple la méditation peut entraîner une modification des gènes : l’individu se montre alors capable de contrôler l’expression de ses gènes et donc acquérir de nouvelles compétences. Cela peut s’expliquer par l’expression de certaines portions d’ADN inaccessibles pour les ribosomes puisqu’elles sont enroulées et liées entre elles. L’épigénétique est une recherche de réponse à nos incompréhensions actuelles de l’ADN et des multiples expressions possibles d’un gène. Certaines maladies tirent en partie leur origine de l’épigénétique comme le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’allergie, l’asthme, l’autisme, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer, et les facteurs exposés plus hauts permettent la fabrication de protéines cancéreuses ce qui explique la meilleure santé de l’individu lorsqu’il s’expose au minimum à ces facteurs.
L’intervenant a fini par nous expliquer que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables entraînent une mise en résonnance de l’ADN favorisant la casse ce qui est à l’origine de risques pour le génome et justifie la réticence de certains scientifiques à l’égard de ces machines.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Camille JARRY, Anaëlle SARAZIN, Victor LEGER, 1ère S3

Trois propositions d’agriculture écologique pour aider la communauté de Notsé

Dans le cadre des cours de géographie sur le thème « Nourrir les hommes » et en lien avec le projet Togo, nous avons visionné un reportage intitulé Les moissons du futur. Réalisé en 2012 par Marie-Monique Robin, il traite des solutions alternatives pour résoudre la crise alimentaire à laquelle le monde doit faire face.

Trois propositions d’agriculture

Parmi ces solutions il évoque des méthodes d’agro-foresterie et d’agro-écologie capables d’aider des pays du Sud à produire plus et de manière durable.
L’agro-écologie repose sur l’utilisation d’une combinaison de plantes visant à augmenter de façon écologique (sans pesticides et engrais chimiques) et naturelle les rendements d’une culture. L’agro-foresterie, elle, est l’utilisation d’un arbre pour augmenter les rendements agricoles.
Trois types de culture écologique nous ont paru intéressants à appliquer à Notsé.
Tout d’abord le push-pull est une forme d’agro-écologie, pratiquée au Kenya pour produire du maïs ; c’est une combinaison de deux plantes, le desmodium et l’herbe à éléphants. Le desmodium est une plante légumineuse qui fixe l’azote (engrais naturel) de l’air dans le sol et conserve l’humidité des sols. Elle a aussi comme intérêt de repousser la pyrale du maïs un insecte parasite de maïs qui ravage les cultures en creusant des galeries dans ses tiges et provoque d’importantes baisses de production. L’herbe à éléphant, dans le même temps, attire la pyrale qui vient pondre ses œufs sur son feuillage. Les larves qui en sont issues sont piégées et tuées par la substance collante produite par cette herbe. En outre le desmoduim tue l’herbe des sorcières, parasite végétal cette fois, qui s’attaque aux racines du maïs. Ainsi, grâce au desmodium, on pratique un contrôle biologique de la culture, et les rendements sont fortement augmentés, jusqu’à 120 fois plus de production sur une période de 3 à 10ans. Les bienfaits de cette technique ne s’arrêtent pas là puisque l’herbe à éléphant et le desmodium servent aussi de fourrage pour le bétail et la production de lait a été multipliée par 3 dans le même temps. Au final, les populations qui pratiquent le push-pull sont mieux nourries, et peuvent vendre leurs surplus au marché. Cela permet le développement local à moindre coût.

Ensuite nous avons retenu une forme d’agro-foresterie : la culture avec le gliricidia. C’est une sorte d’arbre légumineux comme le leucaina ou l’acacia. Elle est notamment pratiquée au Malawi. Trois fois par an, on enfouit dans le sol des branches de cet arbre, ce qui va augmenter la fertilité des sols, mais aussi conserver l’humidité et permettre ainsi de lutter contre la sécheresse. On augmente ainsi les rendements par 2 ou 3. Pour un champ de 2,5 hectares de gliricidia, 3 ans plus tard, on récupère 5 tonnes de maïs supplémentaires. Cette pratique agricole a été développée par l’ICRAF, centre mondial d’agro-foresterie.

Enfin la troisième pratique est appelée la milpa. C’est la encore une forme d’agro-écologie. Elle est utilisée au Mexique. C’est une combinaison de trois plantes vivant en symbiose (le haricot la citrouille et le maïs). Le maïs sert de tuteur pour les haricots qui sont des plantes légumineuses aussi et les feuilles de citrouille permettent de garder l’humidité du sol. Toutes ces plantes peuvent servir de fourrage pour les animaux. Leur combinaison permet d’augmenter les rendements et d’éviter aux parasites de proliférer du fait de la présence sur une même parcelle de plusieurs espèces végétales.

Ces trois formes d’agriculture écologique sont donc un espoir, nous semble-t-il, pour aider la communauté de l’Assomption de Notsé au Togo à faire progresser son agriculture, à augmenter ses rendements et donc sa production.

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Le tourisme durable

Le tourisme durable

Qu’est ce que le tourisme durable ?

Le tourisme durable décrit toutes les formes de tourisme qui préservent et mettent durablement en valeur les ressources naturelles, culturelles et sociales d’un territoire. Ce concept permet de minimiser les impacts négatifs du tourisme sur l’environnement. Le tourisme durable comprend trois formes de tourisme :
• L’éco-tourisme : il concerne les voyages dits classiques mais prônant une démarche supplémentaire : respecter l’environnement et les populations locales.
• Le tourisme équitable met en relation les touristes avec des associations humanitaires et met au cœur de sa démarche la solidarité, la communication avec les populations locales et le maintien de l’environnement sur place.
• Le tourisme responsable consiste à limiter l’impact des activités touristiques afin de préserver le patrimoine naturel.

Où pratiquer le tourisme durable ?

Le tourisme durable se pratique aussi bien en France qu’à l’étranger.
Il comprend aussi bien les moyens de déplacements que les lieux mêmes.
Des agences de voyages sont spécialisées dans ce type de tourisme et sont en contact avec le monde.

Quels en sont les avantages ?

Le tourisme durable permet le respect de l’environnement ainsi que des populations locales.
Il profite au développement des zones visitées et permet d’afficher une volonté de responsabilité face aux choix économiques des États. Le tourisme durable offre aux touristes des vacances respectueuses.

Qui s’engage ?

L’Etat ainsi que les collectivités locales ont une mission de formation et d’information auprès des touristes comme des professionnels.
Ils peuvent accorder également des aides financières pour faciliter l’installation d’infrastructures et de lieux de tourisme durable.
Ils peuvent enfin favoriser les échanges entre les pays, par exemple en développant le système des jumelages entre deux villes.

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 3, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Projects Abroad, une organisation pas comme les autres !

Durant cette année 2013-2014, notre classe de seconde 3 a suivi des cours d’Education Civique et Sociale (ECJS). La classe a été divisée en plusieurs groupes ayant pour but de travailler sur différents sujets tous liés au développement durable.

Projects Abroad1
Les élèves traitant plus particulièrement du tourisme humanitaire ont pu contacter deux intervenantes de l’association Project Abroad : Blandine Picot et Elodie Lefèvre-Leroudier. . Ces deux personnes ont accepté de se déplacer à Mongré le jeudi 22 mai afin de participer à notre salon du tourisme durable. Elles ont présenté, toute l’après-midi, à trois classes différentes, l’association et tous les projets et missions de volontariat proposés.
Projects Abroad est une organisation internationale de volontariat, laïque et entièrement indépendante. A travers des missions de volontariat et des stages, elle permet aux volontaires de progresser dans leur développement personnel.
Créée en 1992 en Angleterre, Projects Abroad compte aujourd’hui parmi les plus grandes organisations de volontariat au monde :
Le bureau français a été créé en 2006 dans la région grenobloise et compte à présent
10 salariés.
Projects Abroad part du constat que les hommes des pays occidentaux consomment trop et ont du mépris pour les pays en voie de développement. Un des moyens de remédier à cela est l’immersion dans des pays ou régions du monde qui ne sont hélas connus qu’à travers les médias. Allez à la rencontre des populations défavorisées, partager des expériences avec elles est beaucoup plus formateur que d’écouter des discours théoriques moralisateurs et culpabilisants. Ces expériences vous changent en profondeur et de manière durable.
« Projects Abroad est donc en premier lieu une organisation d’éducation au développement qui vise à changer notre façon d’intégrer les besoins des pays en voie de développement dans notre vie quotidienne. Même si, bien sûr, nous assurons aussi que les volontaires apportent une vraie aide à la population ou à la nature locale lorsqu’ils interviennent dans le cadre d’une mission de volontariat. »
Les projets humanitaires peuvent se réaliser dans divers pays bien que ce soit souvent sur des continents ou régions défavorisés comme l’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Les missions peuvent se réaliser dans différents secteurs comme l’enseignement, l’archéologie, les soins animaliers, le journalisme, le microcrédit ou encore l’encadrement sportif.
Ces projets sont sources d’enrichissement personnel car les volontaires sont au cœur de la population.
N’hésitez pas à découvrir le stage qui vous correspond en consultant leur site Internet : http://www.projects-abroad.fr/

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Pour notre part, nous avons été contents de travailler sur cette thématique et fiers d’avoir réussi à bâtir ce salon au CDI. Nous avons également pu découvrir un secteur que nous ne connaissions pas et nous remercions Blandine et Élodie de leur intervention.

 

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 3, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Charlotte GUSTIN, Gauthier PELLEGRIN, Ilona LEROY et Sofia BOUDALI (Seconde 3)