Les araignées, ces « mal aimées »

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Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

schéma 2

2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

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Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

CHICO MENDES : « Non à la déforestation »

La classe de 6°1 accompagnée de Mme Carpentier a visité le lundi 31 mars 2014 l’exposition « Arts, littérature et écologie » et a eu la chance de rencontrer une auteure.

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Nous fûmes accueillis par Isabelle COLLOMBAT, écrivain, mère de 4 enfants.
Elle nous expliqua qu’elle écrivait pour sensibiliser l’opinion des jeunes aux dégâts de la déforestation.
Isabelle nous présenta son livre : CHICO MENDES : « Non à la déforestation » (Éditions Actes sud junior)
Il s’agit d’un tout petit livre, un des plus petits qu’elle ait écrits !
L’histoire se déroule dans la forêt amazonienne, en Amérique du sud.
Isabelle nous raconte la récolte du latex à partir des arbres -les hévéas- dont l’écorce est entaillée pour permettre au latex, liquide blanc de couler…il sera transformé en caoutchouc qui permettra de fabriquer pneus, ballons, semelles…..
Isabelle nous invite à réfléchir sur l’importance de la forêt, sur les dangers de la déforestation qui chasse les paysans mais aussi les oiseaux, les insectes…. (la surface d’un terrain de foot disparait chaque heure actuellement !)
L’exploitation du bois n’est pas la seule source de disparition de la forêt, il y a aussi la culture du soja et l’élevage des bovins qui entraînent la coupe des arbres.
Que fait-on de tout ce bois ?
Nous trouvons de nombreuses réponses : bois de chauffage, bois pour les meubles, bois pour la pâte à papier, bois pour le charbon de bois.
Nous parlons aussi de covoiturage, de pollution et même de Nutella !!!
L’heure a passé très vite et voici déjà la récréation ! Nous sommes plusieurs à avoir envie de lire ce livre, en voici un court résumé :
1953, Chico Mendes a 7 ans, il accompagne son papa, seringueir (nom donné aux travailleurs chargés de recueillir le latex), pour travailler dans la forêt d’arbres à caoutchouc. Quelqu’un trouvant cet enfant dégourdi lui apprend à lire, à écrire, à écouter la radio et donc à découvrir le monde… et les dangers qui guettent sa famille et les autres travailleurs du latex ! Il parle alors aux autres travailleurs, écrit des communiqués de presse, part à l’étranger pour défendre leur cause, organise des manifestations pacifiques, crée un syndicat…
Adulte, il sera kidnappé …et assassiné en 1988 devant sa famille, par un riche propriétaire terrien, éleveur de bovins.
A sa mort, sa fille continuera son combat pour défendre les droits des paysans.
En 1990, 19 ans de prison seront réclamés pour les auteurs de son assassinat; c’est une victoire car jusque là, les crimes d’opposants à la déforestation restaient impunis !

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j’ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l’humanité ». Chico MENDES

L’association Arvel à Mongré

Je dis « tourisme », on me répond : vacances, voyage, hôtels, monuments à visiter etc. Je dis « tourisme équitable », on m’ouvre de grands yeux interrogateurs : « Mais…qu’est-ce que c’est que ça ? » « Jamais entendu parler. » ou «pff ! Encore une idée des écologistes. »
La classe de seconde 1 a entendu parler pour la première fois du tourisme équitable lors d’une conférence le vendredi 23 mai à Notre Dame de Mongré. L’orateur, Pierre Vial, est directeur d’ARVEL, une association qui propose à ses clients le tourisme le plus équitable possible.
Mais en fait, c’est quoi ce tourisme équitable ?

Pour nous l’expliquer, M. Vial nous a fait une présentation qui développe différents thèmes sur la base de trois piliers récurrents :
Les impacts environnementaux du tourisme. Ils sont positifs ou négatifs. Par exemple, la surconsommation d’eau ;
les impacts économiques du tourisme. Voici des exemples positifs : la création d’emplois, la stimulation des investissements dans les infrastructures, la contribution à l’économie locale ; ou négatifs : des emplois locaux sous qualifiés, le coût des infrastructures supporté par le pays d’accueil, la tension économique vis-à-vis des actions traditionnelles, l’inflation due notamment à l’inégalité des revenus, la forte dépendance au tourisme du pays d’accueil ;
les impacts sociaux et culturels du tourisme. Des exemples positifs : la promotion de la paix, le renforcement des communautés locales, la revalorisation de la culture et des traditions, la promotion d’échanges culturels par les actions ou la mise à disposition de la population d’équipements et de services conçus pour le tourisme ou grâce à lui ; ou négatifs : la mercantilisation, l’exploitation commerciale de la culture, la perte d’authenticité, la folklorisation, l’acculturation par adaptation aux goûts du touriste ou par l’imposition de modèles culturels, les tensions sociales face à la visibilité de l’inégalité, les tensions et conflits dus aux comportements des touristes.
Le tourisme équitable est donc étroitement lié au développement durable qui, lui aussi, repose sur les trois piliers : environnemental, économique et social. Choisir ce type de tourisme, c’est être sûr que ses vacances ne nuiront pas et même profiteront à l’environnement, à l’économie, à la société et à la culture du pays d’accueil.
Nous pouvons aussi, par des gestes simples, comme vérifier que la nourriture est produite localement, ou que les produits dit « locaux » que l’on veut acheter ne sont pas Made in China ou Made in Vietnam, adopter une démarche responsable.
Le tourisme équitable permet à un pays de s’épanouir sur une base durable et équitable.
Pour mettre en place un tel tourisme, plusieurs chartes et codes on été institués au fil des années :
– Lanzarote en 1995 : une charte sur le tourisme durable ;
– OMT en 1999 : code mondial éthique du tourisme ;
– Min tourisme en 2000 : charte éthique du tourisme en France ;
– PFCE en 2002 : charte du tourisme équitable ;
– et en 2004 : charte du voyagiste et du voyageur ARVEL.

L’association Arvel

Ainsi, on se rend compte qu’un tourisme qui profite au touriste et au pays d’accueil est moins courant mais pas inaccessible. C’est donc ça le tourisme équitable !

Arvel voyages, 31 cours Emile Zola à Villeurbanne. Tel 04/78/89/58/66
http://www.arvel-voyages.com / contact@arvel-voyages.com

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Léa SANTOS et Nathan GRESLIN, seconde 1