Quand les aménagements urbains aggravent les conséquences des phénomènes climatiques

Les inondations touchent tous les pays du monde mais avec des effets très différents. Elles ont des impacts très importants sur notre société car elles représentent aujourd’hui un désastre sur deux. Il est donc important de savoir quels sont leurs effets sur la vie, la santé, l’économie mais surtout sur l’environnement.

 

Quand les aménagements urbains aggravent les conséquences des phénomènes climatiques PHOTOA Cannes, les inondations n’ont pas épargné la mosquée

Une inondation est un débordement des rivières ou des fleuves qui couvre les terres environnantes. C’est un phénomène naturel amplifié par l’homme, qui transforme le paysage. En effet, le sol n’a plus alors la même capacité d’absorption de l’eau. Chaque année, cela génère des millions d’euros de dégâts. Dans certaines régions de la planète, telles l’Afrique de l’ouest et l’Asie du sud-est, des inondations ont lieu chaque année.

Des causes variées

Nous pouvons distinguer deux causes principales d’inondations :
– les causes naturelles : elles sont liées aux aléas climatiques, aux phénomènes météorologiques ou à un évènement naturel qui empêche l’écoulement de l’eau. Nous pouvons citer les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent la fonte des glaciers et qui provoquent une montée du niveau des océans, des cours d’eau ou qui pourraient entrainer des cyclones plus intenses;
– les causes humaines directes : Au XXème siècle, les villes s’étendent, des usines sont construites et les routes sont goudronnées. En conséquence, la pluie ne s’infiltre plus aussi facilement dans la terre et rejoint les fleuves ou les rivières en glissant sur les revêtements : cela provoque les inondations. De plus, certaines formes d’agriculture peuvent accélérer le ruissellement de l’eau et en limiter l’infiltration.

Des dégâts matériels et humains

Quels sont ces dégâts ? Les inondations peuvent provoquer :
-des dégâts matériels comme la dégradation ou la destruction de bâtiments. Ce fut le cas à Beichuan qui a été détruite à 80 % par les inondations;
Elles provoquent aussi des pannes de courant et de très nombreux foyers se retrouvent sans électricité car les lignes à haute-tension sont hors-circuit;
des dégâts humains : de nombreuses personnes périssent au cours des inondations, noyées ou frappées par les décombres. Ce fut le cas en octobre 2015 à Cannes, où vingt personnes ont trouvé la mort à la suite des intempéries.Certaines familles doivent parfois quitter leur logement détruits ou très endommagés. De plus, après des inondations, trouver de l’eau potable devient compliqué.

Ludivine Cliozier, Inès Pallot et Aurore Bouillot , 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Le stress hydrique et l’hccessibilité à l’eau en France : une répartition inégale

Le Stress Hydrique
En France, les territoires et les populations concernées par le « stress hydrique » sont inégalement répartis sur le territoire mais en augmentation…
Dans les habitations, l’eau sert principalement à l’hygiène corporelle et aux tâches ménagères. Dans l’agriculture, elle est surtout utilisée pour irriguer la terre. Elle est aussi indispensable à l’industrie.
On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus élevée que la quantité disponible pendant une période ou lorsque l’usage de l’eau est limité à cause de sa mauvaise qualité.
Actuellement, la France est un pays qui n’est pas en situation de pénurie, mais elle verra sa disponibilité en eau en douce diminuer de 12% d’ici 2030. Certaines régions, comme la Vendée, se tournent déjà vers la désalinisation de l’eau de mer,  qui consiste à extraire le sel de cette eau afin de la rendre potable.
Les ressources d’eau en France sont réparties inégalement et varient en fonction des saisons. Cela explique les difficultés de certaines régions en période de sécheresse. D’autre part, la qualité de l’eau varie selon les régions. Le Sud-Ouest de la France a un risque de sécheresse élevé. A Paris, la demande en eau n’est pas satisfaite car la Seine est de plus en plus polluée.
La France n’est donc pas à l’abri du stress hydrique, ce qui appelle à une réflexion globale sur des usages plus raisonnés de l’eau.

Julie Boaretto, Lisa Brunel et Tiphaine Bourricand, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Les mouvements de terrain liés au retrait et au gonflement des argiles.

Quand les sols se déchainent, les argiles gonflent !

En fonction des conditions météorologiques, les sols argileux superficiels peuvent varier de volume à la suite à une modification de leur teneur en eau : retrait en période de sécheresse, puis gonflement au retour des pluies.
Avec l’humidité de la période hivernale, les argiles gonflent, puis se rétractent. La variation de la teneur en eau de ces argiles occasionne des dégâts sur les constructions aux fondations peu profondes comme des fissurations en façades.
Par exemple, dans la petite commune de Mûres, située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Rumilly, le mélange de terre et de sable a fini sa course 400 mètres plus bas dans le Chéran. Une vague assez importante s’est alors formée et a poursuivi son cours. Certains l’ont même remarquée, dans la rivière, à Rumilly. Les secours ont dû inspecter les abords de l’éboulement pour vérifier que ni promeneur, ni pêcheur n’ait été enseveli.

Les mouvements de terrain
Emilien Burgun, Sid-Ali Cherfioui, Zoé Garnier, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Villes côtières et changements climatiques : un risque accru face aux risques de submersion

Les changements climatiques entrainent la montée des eaux puis la submersion des villes littorales. Elle menace les populations, les habitations et les activités littorales.

Villes côtières et changements climatiques un risque accru face aux risques de submersion PHOTO LACANAULacanau suite à la tempête de l’hiver 2013

D’ici 2100, le niveau marin aura augmenté de 3 mètres. Cette augmentation du niveau de la mer est en partie due à la fonte des glaciers qui est la première cause majeure et qui représente environ 25% de la montée de l’eau. La submersion marine est un phénomène naturel qui peut avoir un impact sur les activités humaines, l’urbanisation des littoraux, le tourisme et l’agriculture.
Les risques liés à ces submersions sont de plus en plus importants du fait de l’installation croissante des populations en zones côtières. Désormais 20% des humains vivent à moins de 30km de la mer. Les raisons de leur migration vers les côtes sont liées à l’accroissement du nombre des retraités et l’explosion des activités portuaires et touristiques.
Mais, malgré les risques, les maires de France autorisent la construction de bâtiment dans des zones potentiellement inondables car ils sont soumis à de fortes pressions immobilières. Aujourd’hui, le risque d’inondation concerne 16134 communes de France pour 7000km de littoral. Pour déterminer le niveau de risque des zones exposées, les experts prennent en compte la probabilité du phénomène naturel et l’enjeu, c’est-à-dire les conséquences humaines et matérielles. Globalement, le risque d’inondation est peu élevé pour les côtes rocheuses. Pour les côtes non rocheuses, le risque dépend de la présence ou non de digues.

Pauline Bertrand, Solène Deschaumes, Solène Domenjoud, Kimberley Serra, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Les îlots de chaleur urbains : qu’est-ce que c’est ?

Les îlots de chaleur urbains Qu’est-ce que c’est PHOTOLyon, un jour de forte pollution

Au sein de nos villes, de petites zones connaissent des températures plus élevées que le reste de la ville : les îlots de chaleur urbains. Comment naissent-ils ?
Les îlots de chaleur urbains sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou par rapport aux températures moyennes régionales. Leur acronyme est ICU.
Au sein d’une même ville, des différences importantes de températures peuvent êtres relevées. Ces îlots dépendent :
– du moment de la journée : en effet, la température est plus élevée en ville qu’à la campagne parfois avec une différence de plus de 10°C;
– de l’occupation du sol : La minéralité des villes et la densité du bâti sont des éléments fondamentaux dans la formation des îlots de chaleur. Ainsi, la ville absorbe durant la journée de 15 à 30 % d’énergie de plus qu’une aire rurale. Donc l’eau et la végétation sont des moyens efficaces de rafraîchissement;
– de la circulation de l’air : effectivement, les îlots dépendent également des vents. Un vent fort va favoriser la circulation de l’air. Au contraire, des vents faibles entraînent une stagnation des masses d’air qui ont alors le temps de réchauffer le bâti. Ainsi, plus le temps est calme et dégagé, plus l’îlot de chaleur urbain est intense;
– des activités humaines : les polluants domestiques et industriels (chauffage, climatisation, industries, circulation automobile, éclairages…) sont des facteurs qui font augmenter les températures et la pollution. Par exemple, une route éclairée aura une température d’1°C supérieure par rapport à une route non éclairée;
– de l’expansion urbaine : ce facteur a une influence légère.
Mais comment remédier à ce phénomène?

Rémi Demollière, Martin Poulard, Constantin Jaeger, Tristan Ferreira-Rocha
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Pour la photo :
http://katherinesbraymovitch.e-monsite.com/pages/ma-vie-avec-la-maladie-de-hodgkin.html

Îlots de chaleur : mauvais pour l’environnement, mauvais pour notre santé

Ilôts de chaleur Mauvais pour l’environnement, mauvais pour notre santé PHOTO

 Les contrastes de température entre Paris-Centre et son agglomération

Si les îlots chaleur urbains ont des origines multiples, ils ont également des conséquences multiples et variées…
Un îlot de chaleur urbain, ou ICU, est une zone précise d’une ville où l’air est plus chaud et la température générale plus élevée: la différence de température peut atteindre jusqu’à dix degrés entre le centre urbain et la campagne environnante!
Cet ICU est surtout marqué la nuit, lors des minima de températures. Ceci est directement dû à l’urbanisation, car le bâti et le sol restituent la chaleur emmagasinée durant la journée.
Un des facteurs important de l’ICU est le climat : la température, l’humidité et le vent augmentent les risques. Cependant, l’îlot de chaleur urbain est majoritairement causé par les activités anthropiques, comme les voitures et les usines, qui produisent des gaz à effet de serre. D’autre part, la disparition de la végétation en ville est un enjeu principal, car celle-ci rafraîchit l’air ambiant.
Ces îlots ont des conséquences néfastes sur la santé et l’environnement. Ils contribuent à la formation du smog et facilite la multiplication des acariens, bactéries et moisissures. Ils augmentent également la consommation d’énergie pour rafraîchir l’air ambiant (climatisation), donc les émissions de gaz à effets de serre, et la consommation d’eau potable pour se rafraîchir ou arroser les espaces verts. De plus, ils peuvent provoquer des malaises : inconfort, faiblesses, troubles de la conscience, crampes, évanouissements et coups de chaleur. Ils aggravent également les maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance respiratoire, les maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, rénales et neurologiques.

Edgar Sanson, Adrien Raymond, Tristan Gueguen, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Réchauffement climatique et conséquences économiques. Modification des flux migratoires dans le monde

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO 2

De nouveaux réfugiés : les réfugiés climatiques

Si les migrations de population ont toujours existé et ont pour but commun de trouver une meilleure situation, elles ont aujourd’hui d’autres raisons et ne sont plus uniquement liées à des conflits ou des problèmes économiques : les modifications du climat mettent aussi sur les routes les populations fragilisées.
Les modifications des flux migratoires sont causées par différents facteurs qui poussent la population à migrer. Les migrants qui fuient les risques dus aux catastrophes climatiques dans leur pays sont appelés des réfugiés climatiques. Le changement climatique est d’ailleurs aujourd’hui l’une des premières causes des migrations humaines. Elles ont pour origines différents facteurs :
• les risques d’ouragan, cyclones, tsunami;
• fonte des glaces qui cause des inondations;
• désertification et sécheresse;
• crue et montée des eaux.
Aujourd’hui, 25 millions de migrants résident à 90% dans les pays du Sud. Pour 2050, certaines études prévoient plus de 250 millions de réfugiés climatiques.

De nouveaux réfugiés les réfugiés climatiques PHOTO

Noëmie Fayard, Léa Baudot, Meryem Karaca, 2nde 3

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

 

L’éducation au développement durable en classe blanche

L’éducation au développement durable
Comme chaque année, des élèves de classe de 5° sont partis durant quatre jours de suite en classe blanche.
Cette année, les élèves ont suivi une sensibilisation au respect de l’environnement ainsi qu’aux indices de vie des animaux. Nous avons travaillé sur l’importance de la découverte de l’écosystème montagnard et des espèces animales qui y vivent. En effet, la nature est un beau livre, ouvert au regard de tout le monde ; malheureusement, peu le lisent et encore moins le comprennent.
C’est en participant à des activités de sport d’hiver que les élèves ont été éduqués à développer le respect de l’environnement.
Dans ce contexte est intervenue une accompagnatrice de montagne, mettant en avant ses compétences et connaissances pour rendre attrayante la promenade en raquettes. Les jeunes ont alors pu découvrir de nombreux indices de vie des animaux : des empreintes, des restes de repas, des lieux de repos etc. En cheminant ensemble sur les sentiers sinueux des montagnes de Saint-Gervais, nos objectifs étaient de permettre aux jeunes d’être acteurs de leur éco-citoyenneté.
En aval, une activité plus théorique leur a permis de faire un rappel de leur vécu et de leurs connaissances.
Enfin, certains élèves ont réalisé un moulage d’empreinte de loup en plâtre, souvenir qu’ils ont rapportéchez eux.
C’est avec plaisir que nous avons vu de nombreux jeunes s’épanouir lors de cette classe blanche et réfléchir aux impacts des sports d’hiver sur l’environnement.

Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique et animateur des éco-délégués du collège

Une classe citoyenne investie dans l’éco-mobilité.

 

Pour la première fois à Mongré, une classe citoyenne est née grâce à l’initiative de Julie DEPAGNEUX. L’année dernière, elle est passée dans toutes les classes de quatrième afin de nous en présenter les enjeux. Nous avons été séduits par les quatre projets de cette future classe, à savoir  :
– échange avec un établissement finlandais éco-responsable (Syk à Helsinski) ;

Une classe citoyenne investie
– organisation d’une dépollution de site dans le cadre d’une course d’orientation ;
– action solidaire dans le cadre d’une course destinée à récolter des fonds pour un enfant malade (Courir pour Enzo) ;
– travail sur l’éco-mobilité.
L’objectif étant de faire de nous des citoyens européens, solidaires et éco-responsables. C’est sur lettre de motivation que nous avons été sélectionnés pour faire partie de cette classe exceptionnelle.

A l’occasion de la COP 21 et de ses enjeux planétaires, notre professeur d’histoire-géographie, Joffrey. SPICA, nous a présenté le volet sur l’éco-mobilité s’inscrivant dans les cours de l’enseignement moral et civique (EMC), de la géographie et des mathématiques.
Notre mission consiste à établir un nouveau bilan carbone « transport » car le précédent, datant de 2010, n’était plus d’actualité. Il faut dire qu’à partir de la rentrée 2016, notre établissement proposera à toutes les familles une plateforme de covoiturage grâce à l’aide de la Région.
Premièrement, nous avons travaillé sur l’élaboration d’un nouveau questionnaire destiné à un échantillon d’élèves (une classe par niveau). L’aide de Bruno CORDIER, expert en éco-mobilité, nous a été précieuse. En effet, il était pour nous difficile de distinguer les bonnes des mauvaises questions.
Par exemple, au sein de la question « Selon, vous, quels seraient les facteurs qui empêcheraient le covoiturage ? », il nous a déconseillé d’évoquer, parmi les réponses possibles, les risques liés à l’assurance. En effet, ce sera à Mongré de rassurer les parents sur ce point dans sa future charte.
Ensuite, nous nous sommes réparti les échantillons d’élèves à sonder en leur expliquant, au préalable, le projet et en insistant sur la nécessité du covoiturage.
Covoiturer est un acte citoyen car il permet :
– de lutter contre le réchauffement climatique;
– de développer l’échange et la convivialité entre les utilisateurs;
– de réduire les coûts de déplacement des familles.

Tout ce travail s’inscrit bien dans la notion d’engagement du programme d’enseignement moral et civique. Il nous permet de développer le travail en équipe, l’autonomie, la prise de parole et l’écoute afin de développer notre conscience citoyenne, sociale et écologique.

Notre professeur de mathématiques, Lydie DURET, nous aidera à dépouiller les résultats afin d’obtenir de nouvelles statistiques. Ces données nous seront très précieuses dans la perspective d’une évaluation pour l’année prochaine.

Bruno CORDIER nous a expliqué que les familles étaient souvent très motivées à l’idée de covoiturer, mais que dans la pratique, une infime minorité changeait vraiment ses habitudes de déplacement.
C’est pourquoi nous prévoyons d’organiser une campagne de sensibilisation à destination de l’ensemble des élèves, familles et personnels de Mongré. L’objectif est de convaincre de la nécessité de covoiturer par la réalisation d’affiches (au CDI), l’écriture d’articles et la communication via les médiaux locaux.
Nous ne serons pas seuls car l’ensemble des éco-délégués du lycée travaillera également dans cette perspective.

La classe de 3ème1

Cet article a été écrit dans le cadre d’un travail interdisciplinaire, en lien avec l’EDD (coordonnée par Madame Lecocq-Hubert)