Solidarité locale. Conférence de Guillaume Le Blanc : Que faire de notre vulnérabilité ?

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Qu’est-ce que la philosophie ? Qui est Autrui ? Qu’est-ce que la vulnérabilité ? Ce sont les questions auxquelles Monsieur Le Blanc a répondu, le vendredi 21 novembre à la médiathèque de Villefranche sur Saône. Le philosophe et écrivain français, professeur de philosophie à l’Université Michel de Montaigne/Bordeaux III, a participé cette année au festival Mode d’emploi.

C’est en effet la troisième année, que le festival Mode d’Emploi, conçu par la Villa Gillet, fait de la Région Rhône-Alpes un lieu d’échanges, de débats et d’idées au croisement des arts, de la littérature et des sciences humaines.
Pour cette édition 2014, Guillaume le blanc a donc répondu aux questions d’une étudiante de Lyon III devant plusieurs classes de lycée. La question principale de cette rencontre était donc « Que faire de notre vulnérabilité ? » – Guillaume Le Blanc y répond dans son ouvrage publié aux éditions Bayard en 2011 –

« La philosophie nait de l’intolérable »

La philosophie détourne nos regards. Guillaume le Blanc explique, que chacun d’entre nous commence à philosopher lorsqu’il se retrouve bouleversé par l’état du monde dans lequel il vit. Il est vrai que la pensée philosophique nait d’un contexte, d’une période précise ; qu’importe le contexte, chaque période a sa propre problématique. Comme disait Marx, les philosophes ne poussent pas comme des champignons. Notre histoire est composée de changements, de révolutions, ce sont les évolutions des superstructures de chaque société qui permettent l’existence de notre histoire.
La philosophie serait donc une prise de conscience du monde, une prise de conscience de soi. L’homme commence à philosopher lorsqu’il prend conscience de ce qu’il pensait être normal, ce qu’il pensait aller de soi. La philosophie est donc un outil qui nous permet de pointer du doigt l’intolérable auquel chacun d’entre nous s’habitue. Le philosophe n’apporte pas la réponse unique et indubitable au problème : il est là pour nous poser les bonnes questions, et par exemple, nous faire comprendre qu’il y a bel et bien une vulnérabilité.

« Qui sont les autres ? »

D’un côté il y a les uns, et d’un autre côté, les autres. Qui sont-ils? « L’autre » est un moyen de marquer une différence. Pourtant, Platon disait que chacun d’entre nous aurait une catégorie de l’autre en soi. Autrui, c’est l’autre moi, et dire « l’autre » c’est altériser cet autre moi. Dire « l’autre » c’est éloigner autrui de moi-même.
Nous vivons tous dans un monde commun, un monde varié. Ce monde est donc fait de sujets différents. Le problème ici est de faire une différence entre, les autres et les différents. Dans notre société il est plus fort d’utiliser le terme « autre» que le terme « différent». Le différent aurait pu être moi, un moi différent, l’autre ne peut pas être moi. Ici ce se justifie le dicton « qui se ressemble s’assemble ». Et l’illustration des quartiers s’y prête très bien, on observe la séparation entre les quartiers huppés, les quartiers populaires, et les ghettos.
« Comment faire quelque chose pour moi, dans le monde des autres ? »
La question alors, serait « qu’est-ce qu’exister ? », comment exister dans le monde des autres ? C’est parvenir à faire quelque chose pour soi dans le monde des autres. Dans le travail il s’agirait de produire. Mais produire quelque chose pour les autres ? Est-ce que ça vaut le coup pour moi ? Est-ce que je peux le considérer comme quelque chose que je ferais pour moi ? Chaplin nous montre la vie de Charlot, qui travaille, mais qui ne se reconnait pas dans son travail. Il n’y a aucun intérêt.
Le travail en réalité devrait avoir une fonction anthropologique, l’homme devrait se produire lui-même en produisant, se construire lui-même en travaillant. Cependant il est impossible de faire une vie pour soi sans les autres, L’homme est dépendant du regard des autres.

« Il y a le précaire et l’exclu »

La condition humaine est la capacité à être blessé et à répondre à cette blessure. Être en bonne santé c’est tomber malade et s’en relever. Guillaume Le Blanc explique que la blessure peut être physique ou psychique. Certaines vies sont fragilisées socialement, et certaines blessures psychologiques sont irréversibles. Certaine blessures débouchent sur l’exclusion.
Michel Foucault disait que pour inclure il fallait exclure. Il y a des normes et des lois. La norme est la règle qui incite à agir. Mais que faut –il faire pour être dans la norme ? On peut la définir grâce à trois critères ; le travail, les biens, la famille.
Le sans-domicile-fixe est privé de toutes ses propriétés sociales c’est à dire de travail, de biens et de famille. Il est un exclu de la société, il n’est plus dans la norme. L’exclusion est une contradiction sociale. Oui mais, parlons du précaire, le précaire n’est pas exclu, il ne manque au précaire qu’une propriété, qu’une valeur sociale. Un précaire est un chômeur, mais ce chômeur possède une maison et une famille.
Ce qui fait d’un précaire un exclu, c’est ce qui se passe entre les deux. De la précarité débouche l’exclusion, ou une fragilisation de la personne. Il y a en effet une cascade de l’exclusion. À partir d’un certain stade le précaire devient exclu, on ne le voit plus on ne l’entend plus, il est sans voix (et non sans dents !).

« Qu’est ce qui fait cette précarité ? »

La précarité est attachée à la vulnérabilité. Nous sommes vulnérables car nous sommes attachés au regard des autres. Moins l’homme a confiance, plus il a besoin du regard des autres. Plus l’homme est exclu, moins il a confiance en lui, et plus il dépend du regard des autres. Ici nait la vulnérabilité.
Je suis vulnérable si je dépends d’autrui. Hélas dans ce processus, si l’homme est exclu, l’homme est sans voix, il est invisible, et il ne trouvera pas cette reconnaissance dont il a besoin.

« Nous sommes tous des vulnérables »

Aucune vie ne peut se soustraire à la blessure ou à la vulnérabilité. Nous sommes obligatoirement blessés lorsque nous existons. A partir de ce moment l’homme a deux capacités de réponse à la blessure : la violence et la non-violence.
L’homme doit accepter la part de violence qu’il y a en lui. Cette violence est naturelle, et l’homme l’inflige à celui qui l’a blessé. Que faire de cette part de violence qui est en nous ? L’autre solution serait de se détourner de cette blessure, en répondant par la non-violence, en vivant avec la blessure.
Certaines blessures sont quasi mortelles car elles fragilisent la réponse à la blessure elle-même. En effet la capacité de réponse peut être atteinte. L’extrême blessure, l’extrême vulnérabilité se trouve alors là, lorsque l’homme n’a plus la capacité de répondre, ni violemment ni non violemment. Et on qualifie alors cette blessure d’attaque de la personne en elle-même.

Cette belle et précieuse rencontre avec Guillaume Le Blanc a eu lieu à la médiathèque de Villefranche Sur Saône le 21/11/2014 dans le cadre des cours de philosophie de Mme Lecocq Hubert.

Solidarité locale. Conférence  2

Margaux Gaudriot TL

Formation des éco-délégués du collège

Formation des éco-délégués

Les éco-délégués de 6ème et 5ème se sont retrouvés à 13h30 au CDI le 16 octobre 2014
Après une présentation des projets d’éducation au développement durable de l’année 2014-2015, un membre de l’association « ARTHROPOLOGIA » est intervenu afin de nous renseigner sur ce qu’est la biodiversité.
Nous connaissons très mal le monde des petites bêtes, nous en avons souvent très peur….et pourtant, non seulement la plupart sont inoffensives mais nombreuses sont celles qui rendent service à l’humanité soit en tant que pollinisateurs, soit en tant que décomposeurs ou encore en tant que répulsifs.
Nous avons donc observé de nombreuses photos d’arthropodes dans la nature: animaux à carapace externe et pattes articulées. Ils colonisent tous les milieux ; il y a les arachnides, les millepattes et les insectes qui, à eux seuls représentent les 3 /4 des espèces animales actuellement connues ! Il existe par exemple plus de 1000 espèces d’abeilles dont la plus grosse fait 3 cm et la plus petite 3 mm ; le miel fabriqué est bien sûr dégusté mais il peut aussi être utilisé comme cicatrisant, anesthésiant.
Si les abeilles disparaissaient, nous récolterions beaucoup moins de fruits et légumes car la pollinisation par les insectes prend en charge environ 60% des fécondations concernant les plantes de l’alimentation humaine !
Puis nous avons abordé le problème des déchets toujours plus abondants : en 2008, nous comptions plus de 29 tonnes de déchets en constante augmentation or 30% de nos poubelles correspondent à de la nourriture consommable !! Là encore, retour aux petites bêtes : avec les décomposeurs qui transforment la matière organique en décomposition en sels minéraux, réutilisables dans le sol !
Puis nous avons observé huit plaques mettant en scène les insectes autour et à l’intérieur d’un arbre, les insectes pollinisateurs et les différentes abeilles sauvages.
Enfin, nous nous sommes quittés après la dégustation d’un goûter issu du commerce équitable.
Les éco-délégués de 4ème et 3ème ont alors pris le relais à 15h30.
Leur formation était moins descriptive et davantage tournée vers une réflexion plus globale sur les problématiques « l’avenir des animaux est-il garanti ?» et « comment diminuer les déchets ménagers ? ».

Ils ont visionné un extrait du film Le mystère de la disparition des abeilles (ARTE). Ce documentaire traite des pratiques de production à grande échelle avec la pollinisation forcée aux États-Unis.

Mathurine et Jehanne de 6ème 4 et 6ème 9

SOS portable !

Sos portable 1
Comme chaque année, les éco-délégués ont suivi une matinée de formation et de sensibilisation dans le cadre de l’éducation au Développement Durable.
Cette année, nous avons accueilli un « éco-infirmier », Philippe Perrin, qui est venu nous parler de l’effet du portable sur notre santé. Son intervention s’inscrivait dans le cadre d’une préparation à la Journée sans Portable, prévue à Mongré le 6 février. Pour commencer son intervention, M Perin nous a cité Paul Valéry, « Ce qui est simple est toujours faux, ce qui ne l’est pas est inutilisable ».
Cette phrase illustre bien la relation que nous entretenons avec le téléphone portable dans notre société. Nous souhaitons tous un téléphone portable facile à utiliser, sans contraintes et sans prise de tête sans nous rendre compte de toutes les conséquences de son utilisation.

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En effet, comme nous l’a présenté Philippe Perrin, le portable peut, par son rayonnement radioactif (même s’il est minime !), enclencher une perturbation du système immunitaire. Avec toutes les différentes radio-fréquences qui nous entourent (Télévision, WIFI, téléphone…), l’environnement a été modifié. M Perrin nous a parlé de « Blocage de l’évolution », c’est-à-dire que nous avons le même organisme que l’homo-sapiens mais dans un environnement de vie totalement différent. C’est pourquoi nous connaissons de nouvelles maladies contre lesquelles, notre système immunitaire ne peut pas toujours lutter. P. Perrin a bien insisté sur le fait que nous avons des connaissances de l’action du portable sur le plan biologique (décollement des tissus…) cependant, nous n’avons pour l’instant aucune preuve au niveau sanitaire (donc la santé des utilisateurs). En revanche, il y a quelques inquiétudes sur les risques de tumeur dus à une utilisation excessive du portable (plus de 20 heures de communication par mois). Par rapport à ce risque de cancer, 1500 études ont été publiées pour prouver ce fait ! Même si nous n’avons pas de preuves formelles de la responsabilité du portable dans les risques de cancers, nous avons de moins en moins d’incertitudes. De plus, nous savons que l’aluminium est un facteur de la maladie d’Alzheimer, et chaque portable est construit avec un certain pourcentage d’aluminium. Nous sommes tous exposés à l’aluminium donc, tous susceptibles d’être touchés par la maladie d’Alzheimer! Pour continuer avec toutes les bonnes perspectives que peut ouvrir le portable, voici une liste des autres risques suspectés par l’utilisation du portable : une perturbation de la barrière hémato-encéphalique (trop d’afflux de sang au cerveau qui peut entrainer des migraines fortes), une cataracte précoce, des troubles de la mémoire/concentration/sommeil. Et, pour les garçons, un risque de détérioration de la qualité du sperme due à une malformation, donc, à terme, un risque de stérilité. Voilà de quoi donner envie d’avoir un téléphone portable !
Les populations les plus à risques sont les enfants et les fœtus car ils ont une absorption plus importante des radio-fréquences. Une exposition pré-natale est particulièrement dangereuse ! Les baby-phones sont également dangereux pour l’enfant car les basses fréquences peuvent causer une malformation du cortex cérébral. De plus, ces baby-phones génèrent un stress et une angoisse permanents chez les parents de l’enfant. M Perrin conseille de privilégier les baby-phones qui se déclenchent au bruit. Nous avons également appris que notre portable opère une localisation permanente et émet donc même éteint ! Et que 1/3 de la population est prête à limiter la quantité et la qualité de son alimentation pour s’acheter un nouveau téléphone portable ! Un état de dépendance totale s’installe entre l’utilisateur et le portable, je vous laisse trouver qui est dépendant de qui…
De plus, nous sommes chaque jour énormément exposés aux radiations multiples. Les compagnies de téléphone font preuve de beaucoup d’imagination pour cacher leurs antennes relais ! Ces dernières sont cachées dans de faux arbres, des buissons en plastique, de faux étages d’appartements et même, des clochers d’église.
Pour finir sur une note, tout de même un peu rassurante, je vous dirais que, malgré tous ces risques et ces problèmes, nous pouvons les réduire avec une utilisation raisonnable. Il faut se protéger ! Il faut éloigner le plus possible le téléphone des zones sensibles, c’est-à-dire, la tête et le bas ventre. Le kit main-libre et l’utilisation du haut-parleur sont des solutions. Plus de portable dans les poches ! Nous devons limiter notre temps d’utilisation et éviter au maximum de nous déplacer en téléphonant. La sensibilisation et la précaution vis à vis de l’utilisation du portable sont primordiales.
Vous pensez sûrement que tout ce que je viens d’annoncer et de conseiller, vous le savez déjà et que je ne fais que répéter pour la énième fois des phrases toutes préparées. C’est peut être vrai. Mais ce qui est encore plus vrai, c’est que malgré la répétition incessante de ces conseils de précautions, vous ne faites pas plus attention. Le téléphone n’est pas forcément un danger mais, il peut en devenir rapidement un si nous ne faisons pas précautionneusement attention !

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Léa Greslin, terminale L.

Le futur éco-quartier Monplaisir

Le futur éco-quartier Monplaisir

Vendredi 10 octobre, les classes de premières étaient conviées dans le cadre du programme d’histoire-géographie à une conférence sur l’éco-quartier Monplaisir.

Avant tout, il est important de rappeler ce qu’est un éco-quartier ; c’est avant tout une portion de l’espace urbain moderne, respectant l’environnement dans lequel, il est construit et, surtout, c’est un espace urbain indépendant sur le plan énergétique.
La conférence nous a été présentée par Olivier Mandon, conseiller municipal à la Mairie de Villefranche et responsable de la commission Environnement et développement durable. Un bref rappel de l’histoire de Villefranche nous a permis de constater que ce projet s’inscrivait dans une dynamique d’extension et de reconfiguration inhérente à son l’histoire depuis le Moyen-Age. Cet éco-quartier sera situé entre le viaduc de la Gare, la Rue Mon-plaisir et la rue de la Quarantaine. Ancien quartier industriel en déshérence, la requalification devenait donc nécessaire. Ce projet aura pour but « d’excentrer » le centre-ville ou l’hyper-centre jusqu’à présent cantonné sur la rue Nationale.

L’indépendance énergétique du quartier :

Le quartier exposé plein sud permettra à terme de produire sa propre électricité pas le biais de panneaux solaires et photovoltaïques. Les nombreux puits souterrains permettront d’installer un système de géothermie dans les maisons et donc, d’assurer une partie du chauffage. La partie restante du chauffage sera assurée par l’incinérateur des déchets de la ville. Cet incinérateur a déjà fait ses preuves car il chauffe notre établissement ainsi qu’une partie des bâtiments administratifs de la ville.
La répartition des bâtiments du quartier se fera autour d’un parc de 1 hectare soit 1 neuvième de la surface du quartier. Dans ce futur quartier, l’implantation d’un cinéma est prévue ainsi que des commerces. A terme, le but de ce projet est d’attirer des gens de tous âges et de toutes conditions pour créer de la mixité sociale et garantir le rapprochement intergénérationnel vers un quartier urbain sous-densifié et en perte de vitesse.

Pour finir, nous avons trouvé cette conférence enrichissante et bénéfique. Elle nous aura permis d’apporter des réponses aux nombreuses questions que l’on pouvait avoir sur ce projet largement inspiré du précédent grenoblois. Incontestablement, elle contribue aussi à notre éducation au regard porté sur notre environnement proche même si le projet n’a pas encore concrètement vu le jour, la première étape étant prévue d’ici 4 ans avec la construction du cinéma.

Vincent Gaspard (1ére ES1) et Rochas Vincent (1ére ES2).
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas et en lien avec l’EDD.

Visite de la centrale hydroélectrique de Cusset à Villeurbanne

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Le mardi 3 juin après midi, les élèves de 1ère S3, dans le cadre du programme de Sciences Physiques et de l’éducation au développement durable, ont pu visiter la centrale hydroélectrique de Cusset.
La visite a débuté par une présentation générale des différentes formes d’énergie qui permettent de produire de l’électricité : énergies fossiles, nucléaire et renouvelables dont fait partie l’énergie hydroélectrique.
Cette dernière est obtenue par conversion de l’énergie hydraulique des différents flux d’eau naturels en électricité. L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur.
En 2011, l’énergie hydroélectrique représentait environ 16,2 % de la production mondiale d’électricité et on peut dire qu’elle possède de nombreux atouts : c’est une énergie renouvelable, d’un faible coût d’exploitation et qui n’occasionne qu’’une faible émission de gaz à effet de serre.
Un autre aspect intéressant de ces centrales est que, l’électricité ne se stockant pas, il faut à tout moment, et en temps réel, ajuster la production à la consommation. Pour ce faire, le réseau a besoin de centrales capables de moduler leur production rapidement. Or, l’hydroélectricité est la technologie la plus rapide à démarrer en cas de besoin, et la plus facile à moduler en temps réel.

Munis d’un équipement obligatoire, nous avons, après cette conférence visité l’usine hydroélectrique. C’est une centrale française située sur le canal de Jonage entre les communes de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin.
La hauteur de chute est de 12 m. 15 turbines Kaplan produisent 415 GWh/an (équivalent de la consommation d’une ville de 100 000 habitants).
La Société lyonnaise des forces motrices du Rhône a débuté la construction du barrage et du canal de Jonage l’alimentant en 1894. 3000 personnes ont travaillé sur le chantier pour creuser les 19 km du canal et bâtir la digue. La construction s’est achevée en 1899 et la centrale hydroélectrique (d’une puissance de 7000 kW) est alors la plus puissante du monde (elle surpasse à elle seule la production des 136 centrales hydroélectriques françaises). En 2002, la concession est renouvelée à EDF pour 40 ans. Le contrat s’accompagne d’un important programme de rénovation et d’amélioration de l’ensemble de l’équipement (barrage, digue, écluse, berges…). De nombreuses phases de modernisation se sont effectuées de 1930 à 1952. Les turbines, par exemple, ne sont pas d’origine car ce sont des éléments qui s’usent beaucoup, à cause notamment des sédiments transportés par l’eau.
Cette visite fut très instructive d’un point de vue scientifique et aussi très enrichissante puisque l’usine fait actuellement partie du patrimoine industriel.

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Cette sortie s’est effectuée dans le cadre des cours de physique/chimie (B. Bocquet), en lien avec l’éducation au développement durable (C. Lecocq-Hubert)
La classe de 1ère S3.

Vers un monde alternatif ?

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Vers un monde alternatif ? paru en 2002 dans collection Et toc !

Vers un monde alternatif 1

Ecrit par Benoît Broyart, Mathieu de Muizon et Sylvie Muniglia, ce livre nous permet de comprendre ce qu’est vraiment le développement durable ou plutôt le développement soutenable. Il fait référence à de nombreuses associations (Attac, W.W.F etc.) et nous donne des exemples concrets d’actions éco-citoyennes.
Présenté sous forme d’abécédaire, drôle et décalé, il contient des dessins humoristiques mais aussi des parties dialoguées entre trois personnages : Gaëtan, Vanessa et Ryan.
A la fin de l’ouvrage, il y a aussi un quiz qui nous permet de revoir les points importants abordés : l’économie sociale et solidaire, la décroissance, l’éco-construction, le recyclage etc.
J’ai bien aimé ce livre car il est facile à lire et présenté de façon originale. Je le conseillerais à des adolescents d’environ 13 ans qui aiment s’informer de façon humoristique et ludique
A lire absolument !

Amandine Chamey Seconde 1

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Les araignées, ces « mal aimées »

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Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

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2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

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Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

CHICO MENDES : « Non à la déforestation »

La classe de 6°1 accompagnée de Mme Carpentier a visité le lundi 31 mars 2014 l’exposition « Arts, littérature et écologie » et a eu la chance de rencontrer une auteure.

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Nous fûmes accueillis par Isabelle COLLOMBAT, écrivain, mère de 4 enfants.
Elle nous expliqua qu’elle écrivait pour sensibiliser l’opinion des jeunes aux dégâts de la déforestation.
Isabelle nous présenta son livre : CHICO MENDES : « Non à la déforestation » (Éditions Actes sud junior)
Il s’agit d’un tout petit livre, un des plus petits qu’elle ait écrits !
L’histoire se déroule dans la forêt amazonienne, en Amérique du sud.
Isabelle nous raconte la récolte du latex à partir des arbres -les hévéas- dont l’écorce est entaillée pour permettre au latex, liquide blanc de couler…il sera transformé en caoutchouc qui permettra de fabriquer pneus, ballons, semelles…..
Isabelle nous invite à réfléchir sur l’importance de la forêt, sur les dangers de la déforestation qui chasse les paysans mais aussi les oiseaux, les insectes…. (la surface d’un terrain de foot disparait chaque heure actuellement !)
L’exploitation du bois n’est pas la seule source de disparition de la forêt, il y a aussi la culture du soja et l’élevage des bovins qui entraînent la coupe des arbres.
Que fait-on de tout ce bois ?
Nous trouvons de nombreuses réponses : bois de chauffage, bois pour les meubles, bois pour la pâte à papier, bois pour le charbon de bois.
Nous parlons aussi de covoiturage, de pollution et même de Nutella !!!
L’heure a passé très vite et voici déjà la récréation ! Nous sommes plusieurs à avoir envie de lire ce livre, en voici un court résumé :
1953, Chico Mendes a 7 ans, il accompagne son papa, seringueir (nom donné aux travailleurs chargés de recueillir le latex), pour travailler dans la forêt d’arbres à caoutchouc. Quelqu’un trouvant cet enfant dégourdi lui apprend à lire, à écrire, à écouter la radio et donc à découvrir le monde… et les dangers qui guettent sa famille et les autres travailleurs du latex ! Il parle alors aux autres travailleurs, écrit des communiqués de presse, part à l’étranger pour défendre leur cause, organise des manifestations pacifiques, crée un syndicat…
Adulte, il sera kidnappé …et assassiné en 1988 devant sa famille, par un riche propriétaire terrien, éleveur de bovins.
A sa mort, sa fille continuera son combat pour défendre les droits des paysans.
En 1990, 19 ans de prison seront réclamés pour les auteurs de son assassinat; c’est une victoire car jusque là, les crimes d’opposants à la déforestation restaient impunis !

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j’ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l’humanité ». Chico MENDES

L’association Arvel à Mongré

Je dis « tourisme », on me répond : vacances, voyage, hôtels, monuments à visiter etc. Je dis « tourisme équitable », on m’ouvre de grands yeux interrogateurs : « Mais…qu’est-ce que c’est que ça ? » « Jamais entendu parler. » ou «pff ! Encore une idée des écologistes. »
La classe de seconde 1 a entendu parler pour la première fois du tourisme équitable lors d’une conférence le vendredi 23 mai à Notre Dame de Mongré. L’orateur, Pierre Vial, est directeur d’ARVEL, une association qui propose à ses clients le tourisme le plus équitable possible.
Mais en fait, c’est quoi ce tourisme équitable ?

Pour nous l’expliquer, M. Vial nous a fait une présentation qui développe différents thèmes sur la base de trois piliers récurrents :
Les impacts environnementaux du tourisme. Ils sont positifs ou négatifs. Par exemple, la surconsommation d’eau ;
les impacts économiques du tourisme. Voici des exemples positifs : la création d’emplois, la stimulation des investissements dans les infrastructures, la contribution à l’économie locale ; ou négatifs : des emplois locaux sous qualifiés, le coût des infrastructures supporté par le pays d’accueil, la tension économique vis-à-vis des actions traditionnelles, l’inflation due notamment à l’inégalité des revenus, la forte dépendance au tourisme du pays d’accueil ;
les impacts sociaux et culturels du tourisme. Des exemples positifs : la promotion de la paix, le renforcement des communautés locales, la revalorisation de la culture et des traditions, la promotion d’échanges culturels par les actions ou la mise à disposition de la population d’équipements et de services conçus pour le tourisme ou grâce à lui ; ou négatifs : la mercantilisation, l’exploitation commerciale de la culture, la perte d’authenticité, la folklorisation, l’acculturation par adaptation aux goûts du touriste ou par l’imposition de modèles culturels, les tensions sociales face à la visibilité de l’inégalité, les tensions et conflits dus aux comportements des touristes.
Le tourisme équitable est donc étroitement lié au développement durable qui, lui aussi, repose sur les trois piliers : environnemental, économique et social. Choisir ce type de tourisme, c’est être sûr que ses vacances ne nuiront pas et même profiteront à l’environnement, à l’économie, à la société et à la culture du pays d’accueil.
Nous pouvons aussi, par des gestes simples, comme vérifier que la nourriture est produite localement, ou que les produits dit « locaux » que l’on veut acheter ne sont pas Made in China ou Made in Vietnam, adopter une démarche responsable.
Le tourisme équitable permet à un pays de s’épanouir sur une base durable et équitable.
Pour mettre en place un tel tourisme, plusieurs chartes et codes on été institués au fil des années :
– Lanzarote en 1995 : une charte sur le tourisme durable ;
– OMT en 1999 : code mondial éthique du tourisme ;
– Min tourisme en 2000 : charte éthique du tourisme en France ;
– PFCE en 2002 : charte du tourisme équitable ;
– et en 2004 : charte du voyagiste et du voyageur ARVEL.

L’association Arvel

Ainsi, on se rend compte qu’un tourisme qui profite au touriste et au pays d’accueil est moins courant mais pas inaccessible. C’est donc ça le tourisme équitable !

Arvel voyages, 31 cours Emile Zola à Villeurbanne. Tel 04/78/89/58/66
http://www.arvel-voyages.com / contact@arvel-voyages.com

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Léa SANTOS et Nathan GRESLIN, seconde 1