Un monde possible ?

Rencontre avec Cécile Renouard

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Elle parle d’une voix posée, calme. Elle se présente, Cécile Renouard, sœur Cécile. Elle incarne cet impératif sartrien, de l’individu qui se définit par ses actes, par les choix qu’elle a posés. De formation commerciale (diplômée de l’ESSEC), elle a décidé après un tour du monde de « chercher son bonheur ailleurs ». C’est à la suite de son séjour en Argentine avec l’Assomption au sein des favelas, puis d’un questionnement intense durant le Pèlerinage de Chartres, qu’elle s’est orientée vers le choix d’une vie religieuse. Et si elle choisit l’Assomption, c’est parce qu’elle y a trouvé, un équilibre entre l’engagement dans la société et la prière. Partie pour Bordeaux après son noviciat, Sœur Cécile entame une licence de philosophie. Elle enseigne quelque temps puis part pour le centre Sèvres (Facultés Jésuites de Paris) où elle poursuit des études de théologie avant d’entamer un doctorat de philosophie politique à l’EHESS.
C’est ici que tout commence. Pour les besoins de sa thèse, sœur Cécile part pour l’Afrique et notamment pour le Nigeria et le Kenya. Elle entame des enquêtes de terrains poussées au sein de grandes firmes internationales (Michelin, Total, Unilever, Lafarge) étudiant leur impact sur la vie des populations. Avec le recul, elle se définit comme d’une grande naïveté, d’être allée démarcher ces firmes sans penser un seul instant qu’elle pourrait trouver portes closes. Et pourtant, sa candeur s’est trouvée payante, beaucoup acceptèrent. Selon elle, son statut de religieuse a énormément aidé. Aujourd’hui et depuis huit ans, elle dirige un programme de recherche, à l’Essec : CODEV « Entreprises et développement ». Dans ce cadre elle a différentes conventions de recherche avec des entreprises comme Total et Danone, et avec l’AFD (Agence Française pour le Développement). Et elle explique : les problèmes entre les différentes régions au Nigeria, du fait d’une manne pétrolière très inégalement répartie ; une minorité qui s’accapare les richesses ; une jeunesse mal formée… Et elle raconte aussi, l’histoire du Tamil Nadu, cette région de l’Inde qui a choisi l’industrialisation à outrance, et le risque de marginalisation de plus en plus exacerbée des Dalits, les plus pauvres.
Sœur Cécile en arrive au cœur de la conférence, et fait remonter une question, celle de la durabilité de notre modèle. Ses travaux nous mettent face à nous-mêmes, à nos incohérences. Nous cherchons à tout prix la croissance économique, la simple augmentation du PIB. Nous sommes à l’image de ce courant des utilitaristes qui affirme que tant que le bien global est assuré, le sacrifice de certains nous importe peu. Comme Descartes le prédisait, nous sommes devenus « comme maîtres et possesseurs de la nature ». Mais qu’avons-nous fait de la morale ? Nos sociétés se sont bâties sur un paradoxe insoutenable, nous avons ostracisé des régions entières de la mondialisation, à l’échelle du monde mais aussi à l’intérieur même des nations. Tant que nous restons gagnants, pourquoi fermer la boîte de Pandore ? Nous polluons, nous détruisons, mais l’argent rentre, le profit des actionnaires n’a jamais été aussi haut depuis le krach de 1929. Et nous persistons à penser que notre modèle est le plus développé, nous ne nous privons pas de faire la leçon à 1.3 milliards d’Indiens qui souhaitent tous un véhicule. Mais comment être crédibles alors que notre pays compte quatre-vingt-trois voitures pour cent habitants ? Comment pouvons –nous refuser aux pays émergents les fruits d’une croissance productiviste que nous-mêmes avons amplement goûtés ?
« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », Si nous voulions correspondre à la définition du Développement durable, il faudrait laisser dans nos sols quatre-vingt pour cent des ressources fossiles trouvées aujourd’hui ; ne plus consommer que deux tonnes de CO2 par an et par habitant…Les Etats-Unis en sont déjà à dix-sept tonnes par an et par habitant ! Le constat est donc alarmant, pessimiste… Les acteurs semblent tout aussi incertains. Dans les gouvernements, il n’y a encore aucune univocité quant à la transition écologique et énergétique. Et si quelques entreprises et ONG tentent d’agir, cela ne constitue encore qu’une goutte d’eau dans l’océan.

Alors l’avenir est-il si sombre qu’il n’en a l’air ? Sœur Cécile dit rester confiante. Même si les initiatives restent éparses, elles ont le mérite d’exister et de devenir de plus en plus nombreuses. Elle fait référence à Pierre Rabhi, à ces hommes et ces femmes qui prennent le risque de changer, de penser notre monde autrement. Elle montre que l’argent, fruit de notre capitalisme effréné, n’est pas source de bonheur, ou du moins que partiellement. Elle nous invite, nous la jeunesse à être les acteurs du changement, nous sommes l’avenir.
Cette femme nous amène ainsi sur le terrain d’une réflexion profonde, à la croisée de l’éthique, de la politique, de l’écologie, de l’économie, de la philosophie. Elle nous amène à considérer un changement global de notre système et non porté sur un domaine ciblé. Et nous repartons avec en chacun de nous, l’idée que nous sommes capables d’agir, que nous sommes aptes à changer, à vivre et penser autrement. Sœur Cécile nous invite à considérer notre place d’acteurs pour un monde plus juste et plus moral. Et elle le fait avec toute la générosité, l’humilité et la force qu’elle dégage.

Nous ne pouvons donc terminer que sur cet impératif de Gandhi, « Sois le changement que tu veux pour le monde ».

Cette conférence/rencontre a été organisée dans le cadre des cours de philosophie (C. Lecocq Hubert), de SES (F. Angelot) et en lien avec la pastorale (sœur Catherine).

Corentin Leblond, TES2

Solidarité internationale/Développement durable

Succès de l’expo/vente organisée la semaine du 19 au 23 mai au CDI par les classes de 2de 1 et 3.

 

• La campagne « Un stylo pour le Togo » a permis de récolter 5862 stylos.

 

Un stylo pour le Togo affiche (3)

compte de stylos
• De nombreuses classes ont pu rencontrer deux associations « Projects Abroad » et « Arvel ».

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• Beaucoup d’élèves et quelques familles ont visité l’exposition qui portait sur notre échange avec la communauté de Notsé au Togo et sur le tourisme durable.

• La vente de produits artisanaux et équitables (fournis en grande partie par Artisans du monde) a rapporté 1061 euros.

Cet argent qui sera intégralement reversé à l’école de Notsé.

 

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• Célène Maquart, responsable des lycées éco-responsables à la Région Rhône-Alpes est venue, à cette occasion, réaliser un reportage sur la démarche d’éducation au développement durable à Mongré et un film est en cours de réalisation.

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Merci à tous pour votre soutien solidaire !

Le début de la fin

Le début de la fin

Jeudi 23 juin 2046
Une catastrophe. Le début de la fin. Nous avions été prévenus longtemps à l’avance, mais à force d’ignorer les avertissements, les forces de la nature se sont rebellées. Le terrible tsunami qui a ravagé la moitié de l’Europe il y a maintenant deux semaines s’est enfin retiré. Les eaux sont maintenant complètement polluées, l’eau potable diminue à vue d’œil et va bientôt disparaitre. La faune marine a succombé. D’autres effets secondaires, toujours plus terribles les uns que les autres, apparaîtront d’un moment à l’autre.

Vendredi 24 juin 2046
Nous avons désormais des chiffres quant au temps qu’il nous reste avant l’épuisement des réserves d’eau potable. Dans trois semaines, les plus faibles s’en iront, et la vie disparaitra doucement de la terre. Des rations ont été mises en place, la guerre de l’eau a commencé. Dans la panique naissent de nombreuses émeutes, les blessés sont nombreux et les ressources pour les soigner sont épuisées. Nous courons vers une nouvelle catastrophe. Dans les pires moments où les humains devraient user de compassion, amour et entraide, ils ne connaissent que violence, haine et égoïsme. L’instinct animal se sera perpétué durant toute l’existence de l’Homme.

Dimanche 26 Juin 2046
Ma sœur s’est empoisonnée avec de l’eau de pluie polluée. Nous avons fait le choix de nous priver d’eau pour elle malgré les mises en garde et reproches des autres habitants. Ils prétendent qu’elle finira par mourir, que nous réduisons notre vie en gaspillant de l’eau. Je continue à espérer. Un miracle peut encore arriver. Son état s’aggrave d’heure en heure. L’eau manque. Je ne sais plus que faire : la sauver et risquer de mourir ou l’abandonner, son cas étant soi disant désespéré.

Mardi 28 Juin 2046
Cette nuit, ma tendre petite sœur s’en est allée de cette terre. Nous la pleurons, mais savons que nous ne tarderons pas à la rejoindre. L’eau diminue à vue d’œil et la nourriture commence à manquer. L’air est humide, sale. Tout moisit. Le sol est boueux. L’homme paye enfin le prix du saccage qu’il a fait de la nature. Le désespoir s’empare de la population et nous apprenons de nombreux suicides. Je continue à espérer. C’est un véritable carnage, nos ancêtres n’auraient jamais pu imaginer ça.
Ce journal a été retrouvé en France à Billom. Ce petit village se situe à 20 Km à l’est de Clermont Ferrand.
En effet, en juin 2046, un tsunami ravageant la France et l’Europe avait causé la perte de nombreuses personnes. Comme on peut le voir dans cet extrait, la survie des humains était remise en cause à ce moment là : les catastrophes naturelles ne faisaient que s’enchainer, provoquant des catastrophes nucléaires, pollution de l’eau liée aux usines… Heureusement ce phénomène inexplicable finit par s’arrêter en janvier 2047 sans aucune explication.
Cet extrait de journal découvert en avril 2083 est aujourd’hui conservé au musée de la nature à Ottawa au Canada. La reconstruction des villes et villages est un travail énorme. Les prévisions de l’accroissement démographique ont été chamboulées : 11 milliards avaient été prévus pour 2100, 740 millions pour l’Europe, la population européenne a quasiment été rayée de la liste… Le tsunami a beau s’être retiré, le niveau de l’eau a tellement augmenté qu’une partie de l’Europe est devenue océan, la seule partie de l’Angleterre encore émergente n’est plus que marais.
Les politiques espèrent une avancée technologique rapide pour arrêter la fonte de l’Arctique, autrement la catastrophe européenne ne va qu’empirer.

Lorentz Xénia, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature (E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

Naya, la guerre de l’eau

Naya, la guerre de l'eau

Nous sommes en 2124.

Les problèmes causés par le manque d’eau potable sur Terre n’ont cessé de s’aggraver. Aujourd’hui, la quantité d’eau non polluée sur la planète est infime, la population a été divisée par quatre et ne cesse de diminuer, l’espérance de vie moyenne est de 25ans et la fin du monde approche à grand pas.
Naya est une petite fille âgée de 9 ans, mais, malgré son jeune âge, sa peau est ridée comme celle d’une très vieille personne, ses cheveux sont presque inexistants, elle est extrêmement faible, tout le temps malade, elle est à la fin de sa vie. Cette misère touche toute la population mondiale, à l’exception de quelques élites qui ont encore accès au peu d’eau potable restant. Naya n’a droit qu’à un verre d’eau par jour, eau non assainie, non purifiée, porteuse souvent de maladies en tous genres. Sa famille n’a pourtant pas toujours vécu dans de telles conditions, puisqu’elle est l’arrière- arrière- arrière- petite- fille d’un Président des États Unis. Sur Terre, il n’y a presque plus de nourriture et les gens s’entretuent pour quelques gouttes d’eau ou pour quelques légumes. C’est le chaos total. Nous ne parlons plus de conditions de vie mais de survie. Une femme sur deux meurt à l’accouchement, les commerces ne fonctionnent presque plus, et un tiers de la population dort dans la rue. Tout est pollué, l’eau, l’air, à tel point que plus personne ne sort sans masque de protection. Toutes les villes sont recouvertes de nuages de pollution permanents, comme un brouillard constant, extrêmement nocif. La NASA envisage d’envoyer des hommes sur une autre planète, mais d’ici le moment où ils auront trouvé le moyen d’en rendre une habitable, les statistiques affirment qu’il n’y aura plus de vie sur Terre. Des centaines d’espèces d’animaux ont déjà disparu, c’est un désastre. Hommes, femmes, chaque être humain est terrorisé par son avenir, le nombre de suicides dans le monde chaque jour se compte maintenant en dizaines de milliers.
Ce matin-là, à son réveil, Barack Obama n’était plus tout à fait le même. Il savait qu’il devrait user de tout son pouvoir et de toute son influence politique pour que ce cauchemar ne devienne jamais une réalité. Il voulait désormais renforcer les actions de sensibilisation au développement durable, et prendre ce sujet très au sérieux. L’eau est loin d’être un simple moyen d’hydratation, c’est un élément essentiel pour la planète.

Mélissa Clar et Elsa Depaw, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature ( E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

L’exposition « Arts, littérature et écologie » médiatisée par Le Progrès

Article paru dans Le Progrès du 4 avril 2014

Progrès

En route pour le covoiturage !

Les éco-délégués du lycée travaillent depuis de nombreuses années à la mise en place du covoiturage à Mongré.

Avec l’aide de l’association l’HESPUL, de la mairie de Villefranche et surtout de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS (la Communauté d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône), ils ont bien progressé sur ce projet. En février, ils ont réalisé un questionnaire qu’ils ont distribué aux parents des élèves du primaire et lors de la demi-journée « portes-ouvertes » du 15 février 2014.

Après l’analyse de ces documents, nous pouvons constater que les parents souhaitent majoritairement participer à cette action éco-citoyenne et nous nous en réjouissons !
Ils pourront, dès la rentrée de septembre 2014, s’inscrire sur la plateforme de covoiturage de de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS au sein d’une liste réservée à la communauté de Mongré.
http://www.covoiturage-rhone.fr/vers/agglovillefranche

A la suite des élections municipales et de restrictions budgétaires du Département, ce service n’a pas pu être opérationnel, comme prévu, en septembre. Nous le regrettons d’autant plus que nous travaillons avec les éco-délégués sur ce projet depuis de longues années. Dans l’espoir de trouver une solution, nous avons sollicité une rencontre avec l’agglomération, la mairie de Villefranche et le conseil général du Rhône. Nous espérons que cette réunion, prévue début novembre, portera ses fruits !

 

Enquete covoiturage 1

Enquete covoiturage 2Enquete de covoiturage3

 

Les villes vertes, une solution pour la planète ?

La terre est menacée par l’activité de l’Homme. La construction d’éco-villes permettrait de lutter contre les gaz à effet de serre, la pollution et le réchauffement climatique provenant de nos modes de vie urbains, très toxiques et néfastes pour l’environnement.

les villes vertes

Constats

En France, 11 millions de tonnes de polluants sont émis chaque année dans l’atmosphère.
« Le trafic automobile est bien sûr un problème majeur », explique Jacques Comby, directeur du Laboratoire de climatologie, risques, environnement (LCRE) au laboratoire
« Environnement, ville et société » (EVS) de Lyon. Le trafic routier produit en effet 48 % des émissions d’oxydes d’azote, et chaque année, un automobiliste français émet 2,5 fois le poids de sa voiture en CO2.
Mais « les activités industrielles, les installations de traitement des déchets et les activités domestiques, notamment le chauffage, sont aussi responsables de la pollution ».

Une solution : la ville durable.

Selon Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, « Pour penser la ville écologique, il faut innover, accepter des changements de pratique importants. Il nous faut nous ouvrir à toutes les surprises »
Depuis les années 80, des efforts en matière de développement durable ont été faits. Une des premières villes durables se trouve au sud-ouest de l’Allemagne à Fribourg-en-Brisgau : « le paradis vert ». En 2002, Fribourg est la première et l’unique ville d’Allemagne à élire un maire écologiste, Dieter Salomon. Et il a tenu ses promesses en créant un univers unique en son genre.
Après Stockholm, Hambourg et Vitoria-Gasteiz, et avant Copenhague en 2014, et Bristol en 2015, Nantes a été la capitale verte de l’Union européenne pour 2013. Cette distinction est venue reconnaître et récompenser le travail et les efforts menés par Nantes depuis plus de vingt ans en faveur de l’environnement et du développement raisonné de la métropole.

Des aménagements nécessaires

Pour créer des villes durables, il faut par exemple favoriser les transports doux comme le vélo, la marche à pied, la trottinette et les rollers ; cela a déjà été mis en place à Lyon, Lille, Bordeaux ou encore Nantes par exemple.
Ensuite, il serait nécessaire d’interdire les voitures polluantes dans les grandes villes (projet de Strasbourg 2030) en installant des parkings aux abords de celles-ci, ce qui favoriserait l’utilisation de transports en commun ou des voitures électriques.
Puis, pour économiser les ressources naturelles, nous devrions installer des panneaux solaires sur les toits des immeubles mais aussi construire des bâtiments durables.
Pour beaucoup d’élus pourtant, cette « métamorphose » demeure très coûteuse car les capacités techniques et financières de nos villes actuelles ne sont pas toujours adaptées au modèle de ville durable.
Construire des villes durables consiste à garder ce qui est existant et à l’améliorer.
Selon Patrick Viveret, philosophe et économiste, « chaque fois qu’on se pose la question de la ville durable, il faut commencer par déterminer en négatif ce qui est insoutenable, inéquitable, irresponsable dans les villes.
D’autre part, si les villes durables existent dans les pays développés, on peut aussi les imaginer dans les pays émergents car elles ne sont pas réservées aux seuls pays les plus riches, mais à condition de s’adapter aussi à leur culture et de ne pas imposer des pistes cyclables à n’en plus finir dans des pays où il fait plus de 40° degrés à l’ombre par exemple.
Et Thierry Frémaux de conclure : « La ville écologique n’est pas une utopie, c’est un combat ».

Yolain Lefevre et Marion Bessonnard, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Le charbon, une énergie durable ?

Le charbon, une énergie

La sortie du nucléaire, décidée par l’Allemagne en 2011 après la catastrophe de Fukushima, a encouragé la consommation de charbon et de lignite, une énergie bon marché dont l’Allemagne dispose d’importantes réserves sur son territoire. On peut aussi ajouter le prix relativement bas des émissions de CO2 comme facteur du renouveau soudain de l’énergie pourtant la plus polluante jusqu’à ce jour.

Une réponse aux questions économiques

Dans un pays en pleine transition énergétique, le charbon semble être LA solution. Bon marché, le charbon et la lignite pourraient pallier les besoins énergétiques de l’Allemagne dans l’attente d’une énergie plus verte.
De plus, ce faible coût attire plus d’investisseurs (des sociétés de production d’électricité comme RVE par exemple) que les énergies vertes qui, malgré les subventions, restent économiquement moins profitables.
En outre, le sous-sol de l’Allemagne est la seconde réserve de charbon du monde après la Russie : le gouvernement d’Angela Merkel mise donc provisoirement sur cette ressource pour assurer la transition énergétique du pays.
Mais malgré tous les efforts du gouvernement allemand, les énergies vertes (éolienne, solaire et biomasse) obtiennent une part de la production énergétique inférieure à celle du charbon et de la lignite : 23 % contre 26 % en 2013.

Le charbon : une énergie durable ?

L’utilisation de cette énergie extraite à ciel ouvert a cependant des conséquences énormes, tant naturelles que culturelles, sur l’environnement. Ainsi, l’énergie a été jugée en avril 2013 trop peu efficace par l’institut allemand pour la recherche économique (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, DIW) par rapport aux dégâts qu’elle provoque : les centrales à charbon ont un impact direct sur le réchauffement climatique par l’accroissement continu du taux de CO2.
En effet, la combustion du lignite dégage du dioxyde de carbone et des particules fines, du dioxyde de soufre ou de l’oxyde d’azote.
D’ autre part, des dizaines de villages qui ont eu le malheur d’être construits sur un sous-sol riche en lignite ou en charbon vont être rasés pour faciliter l’exploitation de la ressource. C’est donc tout un patrimoine culturel qui va être détruit pour assurer la bonne santé du marché de l’énergie en Allemagne.

Des solutions peu approuvées

Pour minimiser la dégradation de l’environnement, il faudrait recourir à la capture et au stockage du CO2 émis par les nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne n’a pas fait ce choix-là et l’utilisation de cette technique n’est envisagée pour aucune de ses centrales thermiques à charbon. Seule Vattenfall, une société de production d’énergie, s’est engagée dans la construction d’une petite centrale de démonstration de 30 MW en Brandenburg, centrale nommée « Swarze Pumpe ».

Malgré les risques environnementaux et culturels, l’État et les grandes compagnies d’électricité allemandes ne semblent pas prêts à réagir et continuent de miser sur cette énergie, ce qui devrait entraîner une forte augmentation du taux de rejet en CO2 du pays durant la prochaine décennie.

Côme De GARIDEL,  Florian GIROUD et Mickaël CARTET, seconde 2.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

 

Les voitures électriques, des voitures branchées !

L’objectif de l’Union Européenne de réduire les émissions de CO² d’ici à 2050, implique une décarbonisation à 95% des transports routiers.

En septembre 2009, l’Union Européenne et le G8 se sont mis d’accord pour réduire de 80% les émissions de CO² d’ici à 2050 afin d’en stabiliser le niveau dans l’atmosphère et pour s’assurer que le réchauffement climatique reste en dessous du seuil de sécurité de 2°C. Il faut ainsi réduire de 95% les émissions de carbone pour les transports automobiles d’ici 2050. L’utilisation des bio-carburants et l’introduction des motorisations électriques sont des solutions pour que cette décarbonisation se déroule dans de bonnes conditions.

Compte tenu de l’augmentation prévue du nombre de voitures particulières qui devrait atteindre 273 millions en Europe et 2,5 milliards dans le monde, la « décarbonisation » totale prendrait uniquement en compte des améliorations du moteur à combustion interne classique, lorsque l’utilisation de carburants alternatifs se révèle impossible. Des études comparatives des performances et des coûts entre des véhicules à motorisation alternative (Véhicules électriques à hydrogène, véhicules électriques à batterie et véhicules hybrides rechargeables) d’une part, et des véhicules classiques avec un moteur à combustion interne d’autre part, ont permis de tirer un certain nombre de conclusions.
Les effets positifs de la motorisation électrique sur la santé publique.
Les avantages des véhicules électriques vont au-delà de la décarbonisation des transports et de la sécurité énergétique pour tenter de réduire le pourcentage de pollution de l’air dans les grandes villes déjà fortement polluées. Les moteurs à combustion interne émettent non seulement du CO² mais aussi des polluants plus locaux (carbone, hydrocarbure…), tout comme les véhicules « diesel » qui émettent aussi des « suies ». Cela dégrade fortement la qualité de l’air dans les grandes métropoles et les empêche de respecter les objectifs environnementaux. Il a été prouvé que les véhicules électriques, quant à eux, ne produisent aucune émission du réservoir et ne représentent aucun danger, ni pour la planète, ni pour l’Homme.
D’autre part, le coût pour utiliser les voitures électriques serait bien moins élevé que pour les voitures à essence, si l’on compare le prix des deux sources d’énergie principales que sont l’électricité et le pétrole.
Et si les voitures électriques devenaient nos voitures de demain ?

Voiture électrique

CALLIER Marie et FONTAINE Valentine.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Ça va chauffer !

A Paris, un tiers de l’énergie consommée part en fumée. Pourquoi ne pas utiliser cette chaleur pour nous réchauffer ?

Chauffer des habitations et bureaux à l’aide de mini-centres de calculs, c’est ce que la start-up parisienne Qarnot Computing a imaginé, l’idée finale étant de chauffer gratuitement un milliers d’immeubles avec leurs ordinateurs-radiateurs.

Retour en arrière

Tout commence en 1946, lorsque le premier centre de calcul mondial, généralement construit par des grandes entreprises ou des organismes publics, est inauguré aux États-Unis. Ce dernier possédait une surface de 160m². Les centres de données sont ensuite apparus en 1998, de plein feu, avec le boom des télécoms et d’Internet.

De 10 à 20 terrains de football, soit 70 mégawatts

Aujourd’hui, les data center et centres de données fonctionnent de la même manière qu’il y a 60 ans : des milliers de serveurs alignés dans une grande salle.
Le seul changement qui a été effectué est la taille, car, de nos jours, ces centres possèdent une taille allant de 10 à 20 terrains de football. De plus, l’énergie moyenne de ces derniers ne fait qu’augmenter, actuellement, elle s’élève à 70 mégawatts. En comparaison, Villefranche Sur Saône consomme un peu moins de 40 mégawatts.
Chaque année, les centres de calculs et de données, consomment 1,1 % à 1,5 % de l’énergie mondiale.

Une révolution !

Paul Benoit a travaillé durant six ans au sein du service R&D d’une grande banque où il était chargé du développement des machines de calculs, il a ensuite travaillé chez X-Télécom en tant qu’ingénieur.
C’est en 2009 qu’il dépose le brevet de son invention, le « radiateur de calculs ».

Ça va chauffer
Que va-t-il se passer en été ? Est-ce que les machines vont continuer à chauffer ? Dans ce cas-là, nous aurons des tendances caniculaires, où bien vont-elles flâner, au bord de la piscine ? A suivre…

Hugo Martinez et Arnaud Tournaire, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI