Une journée entre éco-délégués à la Région

Le séminaire se déroulait à Lyon, dans les bâtiments du siège de la Région Rhône-Alpes.

Nous avons tout d’abord été accueillis avec un grand buffet empli de gourmandises gracieusement fournies par  Artisans du Monde.  Ce réseau associatif nous a donc proposé de délicieux chocolats de Colombie, ou encore des mangues du Burkina Faso. Ces produits sont issus de l’agriculture biologique, et permettent  aux pays les plus pauvres de se développer ; en effet, cette association défend une vision engagée du commerce équitable.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle du Conseil régional pour y écouter, entre autre, Jean-Jack Queyranne , président du Conseil Régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre ; Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée aux lycées ; Benoît Leclair, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat. Nous avons pu d’abord relever  des informations concernant la consommation de fluides dans les lycées, ainsi que des chiffres concernant les établissements scolaires de la région.

Le séminaire a aussi été accompagné musicalement par les élèves de terminale » Option Musique » du lycée Lumière de Lyon. Ces jeunes artistes ont introduit la conférence avec  une petite représentation musicale qui a enchanté toute l’assemblée.

Différents lycées nous ont ensuite fait part de leur engagement, de leurs actions et de leurs projets.  Certains grands lycées ont installé des panneaux photovoltaïques, d’autres ont misé sur la sensibilisation des lycéens.

Certains ont participé au concours Fluid’Art. L’objectif pour les lycéens était de créer de véritables sculptures animées dans le but de sensibiliser les élèves au gaspillage dans les lycées, de manière créative et amusante. La Cité scolaire Aragon-Picasso (Givors, 69) a réalisé un arbre qui changeait de couleur suivant le taux de gaspillage de fluides (chaleur, eau, électricité) et où logeait un oiseau changeant aussi de couleur en fonction des résultats des jours précédents.

Par exemple, lorsque le lycée avait  gaspillé beaucoup d’eau dans la journée, l’arbre prenait une couleur rouge ;  mais si le lendemain, les résultats avaient baissé, l’oiseau prenait alors une couleur verte.  L’objectif est d’atteindre une couleur verte sur toute la sculpture le plus souvent possible. Cette invention spectaculaire et très artistique a remporté le trophée Fluid’Art.

Nous avons pu voir également la fleur du lycée Blaise Pascal (Charbonnières-les-Bains, 69) qui se referme et s’ouvre suivant le gaspillage de fluides au sein du lycée. L’objectif est de consommer l’énergie raisonnablement et de pouvoir admirer la fleur totalement ouverte.

32 lycées ont participé à ce concours, et tous ont certifié avoir été ravis de cette expérience. Ils n’ont pas considéré le concours  Fluid’Art comme une compétition  mais comme un projet commun aux lycées de la région.

Après la remise du trophée aux vainqueurs,  nous avons pu nous restaurer avec d’autres éco-délégués impliqués, afin de partager nos idées, et d’apporter à Mongré des projets pour l’établissement. Durant d’après-midi, nous avons participé à une réunion concernant la mise en place d’un club énergie au sein d’un établissement scolaire. Encore une fois, beaucoup d’idées ont émergé pendant la discussion. Cette journée nous a permis d’en savoir plus sur le rôle que nous devons jouer au lycée, et nous avons pu voir que beaucoup de lycées sont impliqués dans ce mouvement, ce qui nous motive encore plus dans notre démarche de lycéens éco-responsables à Mongré. »

Maxime Boyer

La consommation énergétique

La Région Rhône-Alpes a organisé le jeudi 2 décembre un séminaire destiné aux établissements éco-responsables sur le thème de l’énergie.
Accompagnés de Mme Dumas, responsable des éco-déléguée du lycée, nous nous sommes donc rendus à Charbonnières-les-Bains. Le thème étudié lors de cette journée était plus précisément celui des fluides, c’est-à-dire la consommation d’eau, de carburant, de gaz et d’électricité.

Quels sont les enjeux liés à l’énergie?

L’enjeu à l’échelle globale est celui du changement climatique: l’objectif est de limiter le réchauffement climatique à +2°C. Il faut pour cela diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050… Un défi qui se révèle difficile à relever !

L’enjeu à l’échelle des lycées est de réduire la consommation de fluides, et la consommation d’énergies, avec l’aide du Conseil Régional.

Les ressources dont nous disposons sont : le gaz, le pétrole, les énergies fossiles, nucléaires et renouvelables. En France, les deux tiers de l’énergie consommée sont d’origine fossile!

Nous sommes cependant confrontés à un problème, celui de la pénurie de pétrole d’ici 30 à 40 ans, qui provoquera une crise pétrolière très sérieuse.

Il faut donc, dès à présent, faire un maximum d’économies d’énergie et enfin développer les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne ou l’énergie hydraulique par exemple.

Lors de ce séminaire, nous avons appris par exemple, que le chauffage d’une maison demande 20 00 kWh/an, et que 10 km en voiture demandent 5 kWh/an, alors que l’ énergie fournie par un organisme humain, prenons un homme de 65 kg, ne produit que 0,5 kWh d’énergie fossile en parcourant 3000 m de dénivelé ! Nous avons eu connaissance d’une expérience réalisée par la BBC: soixante hommes doivent pédaler énergiquement pour obtenir 30 litres d’eau chaude nécessaires à une douche de 5 minutes. Pour chauffer un site moyen, nous aurions alors besoin de 8000 esclaves énergétiques!

La consommation énergétique des lycées

Les lycées continuent de consommer de l’énergie (1/3 de leur consommation annuelle) alors qu’ils sont inoccupés !

Se pose alors la question : Comment peut-on limiter toutes ces consommations énergétiques ?

–   En limitant les usages énergétiques (mettre en place un système de veille automatique, éteindre  les lumières en sortant d’une salle, couper les ventilations, changer les plages horaires, régler les températures du chauffage à 19°C dans une salle de cours, 13-17°C la nuit et le week-end; et enfin 10°C pendant les vacances scolaires.) ;

–  en augmentant l’efficacité énergétique (optimiser les réglages, faire des travaux, plus ou moins importants d’isolation, mettre des ampoules basse consommation.) ;

– en connaissant nos consommations (relevés périodiques de consommation sur les compteurs du lycée, utilisation des outils en ligne mis en place par la Région).

Témoignages de lycées éco-responsables en matière d’énergie

–         Au lycée Jean Monnet à Annemasse, une mobilisation a été organisée dans le cadre de l’ECJS. Les représentants de ce lycée ont souligné que 30% de l’énergie consommée dans un lycée est due au réseau informatique. Ils ont également installé des éclairages à détecteur de mouvements dans les couloirs afin de limiter la consommation d’électricité.

–         Le  lycée Lacassagne à Lyon a installé du triple vitrage et a créé un jardin pédagogique.

–         Le lycée Grésivaudan  à Meylan a installé des interrupteurs automatiques et des stores dans les salles de classe. Ces derniers permettent d’économiser de l’énergie car avant, quand le soleil gênait les élèves, on fermait les volets et donc on allumait les lumières ! De plus, une centrale solaire, avec des panneaux photovoltaïques permet d’économiser 5 % d’énergie.
Cette journée a été très enrichissante car elle a permis d’entrevoir des expériences différentes avec des réalisations concrètes dans des établissements au contexte  mais aussi aux moyens matériels et humains très différents du nôtre. L’échange qui en a résulté s’est révélé fort stimulant et dynamisant et nous a donné des astuces, des outils pour améliorer notre approche du développement durable à l’échelle de Mongré.

Karine Koné et Maxime Boyer 1ES1

 

Exposition sur le commerce équitable

Les organisations de commerce équitable se sont entendues en 2001 sur une définition commune du commerce équitable :
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés.»

Les 5èmes de Melle Martin ont, dans le cadre du programme d’histoire et d’éducation civique, travaillé sur ce thème.Ils ont effectué des recherches documentaires au CDI, réalisé des panneaux et diaporama et monté une exposition très éducative qui a été inaugurée en présence de Monsieur Jaillard.

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

Les déchets et le recyclage.

Par an, chaque humain produit environ 360 kg de déchets, ce qui représente 7 kg par semaine,  soit environ 1 kg par jour.

Notre société est basée sur la consommation : on achète, on consomme et on jette. Les produits sont de moins en moins solides, de plus en plus emballés et nous les jetons de plus en plus vite. Alors, nos poubelles débordent de plus en plus ! Pourtant, nous devons limiter ces déchets car les ressources naturelles sont limitées et précieuses. Il ne faut pas les gâcher ! Tous les déchets ne sont pas triés, il faut donc traiter ce qui n’est pas recyclé. Or, traiter les déchets demande des usines d’incinération et des centres de stockage de plus en plus grands, de plus en plus chers et qui sont mauvais pour notre environnement et notre santé.

Une intervenante de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature), Diane Aurine est venue à notre rencontre, le jeudi 4 novembre. Elle nous a clairement exposé les problèmes liés aux déchets, ainsi que toutes les solutions pour y remédier. Pour ce faire, elle nous a montré plusieurs photos qui ont été l’objet de nombreux échanges. On en a conclu que, face au gaspillage, nous avons les solutions suivantes : choisir ce que l’on consomme (ce qui équivaut à réduire nos déchets), réutiliser nos produits usagés ainsi que recycler les emballages.

Ensuite, nous avons étudié en détail toutes les filières permettant de fabriquer une brique de jus d’orange. Voir ces multitudes d’étapes fut très étonnant et surtout inattendu !

Par la suite, nous nous sommes répartis sur 4 ateliers très ludiques. Le premier était une formation afin de mieux savoir où recycler nos déchets.  Le deuxième nous expliquait les significations ainsi que les définitions des différents labels. Le troisième portait sur les matières premières renouvelables (leur définition et l’estimation de la quantité restante sur terre). Pour finir, le quarième atelier proposait différents objets, le but était de décrire leurs compositions.

Les chiffres donnés par les deux derniers ateliers étaient plutôt surprenants; il est estimé qu’il ne reste sur terre plus que 30 ans d’uranium ! Pour conclure, nous avons visualisé un diaporama nous montrant les déchets générés et recyclés dans le monde, ainsi que des photos de différents consommateurs à divers endroits du globe.

Les contrastes sont très frappants : en Ethiopie, une famille mange en moyenne pour 31 dollars par semaine et leurs aliments ne sont pratiquement pas emballés, alors qu’en Allemagne, une famille mange en moyenne pour 500 dollars par semaine ce qui représente énormément d’emballages !

A la suite de cette prise de conscience, nous sommes désormais  décidés à agir ; Mongréens, mobilisez-vous, mettez vos gants en caoutchouc, la guerre contre les déchets est bel et bien déclarée !

Thibault André et Clara Pereyron

Botanic, un paradis vert

M. Bertail, du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a activement participé à la fête de l’écologie qui s’est déroulée le 6 avril 2010 à Mongré. Il a franchi dès 7h30 les portes de l’établissement muni d’un grand nombre de plantes et d’arbustes destinés à orner les lieux du rassemblement.

Botanic est un exemple en matière d’écologie depuis 1995 et certains éco-délégués ont interviewé son directeur sur la démarche éco-responsable du célèbre magasin d’horticulture.

–          M. Bertail, vous travaillez depuis 14 ans pour Botanic, pouvez-vous nous dire quand cette enseigne a commencé à développer des actions en faveur du développement  durable ?

–          Cela fait maintenant 10 ans que le magasin entreprend des actions en faveur de la protection de l’environnement

–          Quelles sont ces actions ?

–          Le magasin a commencé par mettre en place la réduction et le tri de ses déchets en s’équipant, notamment, de nombreuses bennes. Ensuite, depuis 3 ans, Botanic a installé des détecteurs de mouvement afin que certaines lampes  ne soient pas allumées inutilement. De plus, l’enseigne a arrêté de se servir de produits chimiques pour son jardin et l’entretien de ses plantes. Nous savions que les pesticides et autres produits chimiques de synthèse utilisés par les jardiniers amateurs représentaient 7 % de la pollution des terres en France. Nous avons donc décidé de les supprimer de tous nos magasins. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’être les seuls distributeurs, spécialistes du marché du jardin, à proposer uniquement des produits 100% écologiques. Nous ne négligeons pas non plus les emballages ; la  vente de plants se fait uniquement dans des godets de « fibre de coco »par exemple.

–          En quelle année tous les magasins de l’enseigne sont-ils  rentrés dans cette démarche ?

–          En 1995

–          Pouvez-vous nous parler d’une action importante que Botanic  aurait effectuée pour la planète ?

–          Il y a 4 ans, Botanic a choisi d’implanter sa nouvelle plateforme logistique  dans le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain. Situé au barycentre des magasins Botanic, ce site bénéficie d’une localisation géographique permettant à l’enseigne de réduire son empreinte écologique (émission de CO², consommation d’énergies fossiles). La mise en place de notre entrepôt a permis de réduire le nombre de trajets et d’améliorer le remplissage des camions. Cela a engendré une diminution moyenne de 15 % des kilomètres parcourus. De plus, cette plateforme est reliée au réseau ferroviaire.

–          Vous commercialisez du mobilier de jardin en bois ; cela n’a-t-il pas un impact négatif sur les forêts ?

–          Non, nous sommes bien sûr sensibilisés au problème de la déforestation (disparition de l’équivalent de la forêt française par an dans le monde) et nous ne vendons que des produits certifiés FSC* ou garantis TFT**. Nous pouvons garantir l’origine légale et le contrôle de la filière pour tout notre mobilier de jardin en bois tropical.

–           Botanic a-t-il de nouveaux projets pour améliorer encore ses actions ?

–          Oui, le magasin possède de nombreux autres projets, notamment celui de la récupération des eaux.

–          Bravo  et merci d’avoir participé à notre journée éco-citoyenne et de nous avoir prêté tant d’arbustes !

*Le FSC (Forest Stewardship Council) est une organisation non gouvernementale composée de propriétaires forestiers, d’entreprises de gestion et d’exploitations forestières et d’associations environnementales. Le FSC a mis en place le système de certification FSC qui définit des exigences mondiales en matière d’exploitation durables des forêts FSC.

**TFT (Forest Trust) est une association internationale à but non lucratif d’industriels et de distributeurs de produits en bois tropicaux. Les experts TFT apportent sur le terrain une aide technique et une surveillance de la filière bois, de la gestion des forêts à la fabrication du produit fini.

Propos recueillis par Floriane Vincent

La controverse des départements

Dans le cadre d’un travail d’ECJS, nous avons essayé de travailler, par différentes entrées, sur la question de l’aménagement du territoire en France : est-il possible de concilier la  compétitivité et le développement durable ?

Pour entrer dans le sujet, nous avons réfléchi à la question de la suppression des départements dans le cadre du projet de la réforme territoriale en France. Cela nous a amené à penser que l’aménagement passe par la cohésion qui est un premier pas vers la compétitivité et le développement durable. En effet, la France est à ce jour un pays dont l’aménagement est en construction. Or, aujourd’hui, l’un des points les plus importants de cette réforme est une cohésion au niveau national qui doit aussi s’intégrer dans l’Union Européenne. La France est subdivisée en de nombreuses collectivités territoriales et, de ce fait, diffère des pays voisins dont leur nombre est réduit. La réforme territoriale vise alors à rendre ce « millefeuille » administratif moins complexe et, par la même occasion, soulève les enjeux du développement durable, qui ne sont pas seulement environnementaux mais aussi économiques et sociaux. La France doit également rester compétitive et un équilibre doit être trouvé pour pouvoir concilier compétitivité, cohésion et développement durable. En effet, les différentes régions françaises ne sont pas équilibrées économiquement et démographiquement parlant. C’est pour cela qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire est nécessaire. Cette nouvelle organisation de la France lui permettra ainsi de mieux s’insérer dans l’Union Européenne et d’être plus compétitive.

Marème Diop, Alexandra Ortega 2nde5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie

 

Le recyclage textile

Le recyclage textile est, contrairement à ce que l’on croit, étendu sur divers secteurs.  Nous allons  présenter le recyclage démuni de son masque…

Voyons ce qu’est le recyclage industriel.

Des entreprises récupèrent les textiles que nous jetons à la benne (vêtements, serviettes, etc.). Elles les trient selon la matière et la couleur (Il faut savoir que certains textiles ne se recyclent pas comme le satin), ensuite elles les font fondre, effilent les tissus délicats…puis vous retrouvez votre tee-shirt bleu marine sous la forme d‘une ravissante bâche de piscine !

Moins connu,  le recyclage social du textile nous concerne tous de plus près que le recyclage industriel qui peut paraître distant.

Par définition le recyclage permet une nouvelle utilisation d’un bien (papier, verre…). Lorsque nous donnons des vêtements à des associations telles Emmaüs, Oasis, nous offrons une nouvelle vie aux textiles, à l’instar de tout autre objet recyclé. Afin d’approfondir nos recherches, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec une personne travaillant à Oasis.

Voici l’interview:

Où sont récoltés les vêtements que vous revendez ?

Salariée de l’Oasis: Les donateurs déposent tout ce qu’ils ne veulent plus, directement à Oasis.

– Y a-t-il un tri dans les vêtements reçus ?

– Oui mais il n’est pas très élaboré. Nous trions les vêtements et accessoires revendables et éliminons ceux qui sont trop usés ou démodés.  Enfin, nous séparons les vêtements d’hiver de ceux d’été que nous stockons selon la saison. Ce n’est pas comme Emmaüs qui trie par nature du textile, couleurs…Nous donnons également des couvertures aux associations pour les plus démunis et des vêtements pour le théâtre.

– Quelles démarches entreprenez-vous après le tri ?

– Nous vendons les vêtements récupérés. Ces sont de très petits prix : il y a des pantalons à 1,90 euro. Nous ne faisons pas  donations de vêtements, excepté pour le théâtre.

– Combien de kilogrammes de vêtements recevez-vous chaque année ?

– Nous recevons aux environs de cent-quatre-vingt tonnes par an.

Quels intérêts tirez-vous de cette démarche ?

– C’est une contribution au développement de l’association. Nous ne jetons pas, donc nous participons au recyclage. C’est le thème majeur de cette action. Nous faisons bénéficier les familles qui n’ont pas de grands moyens. Cela permet une activité supplémentaire pour Oasis et grâce à cela, trente hommes ont un emploi.

– Votre travail est rémunéré,  mais y a-t-il des bénévoles dans l’association ?

– C’est un travail d’insertion pour plusieurs personnes. Nous sommes sept salariés et une trentaine d’hommes touchent un pécule. Beaucoup de personnes participent bénévolement.

– Personnellement,  qu’est-ce que cette activité vous apporte ?

– Pour moi c’est un travail mais heureusement que les bénévoles aident.

Vos vêtements ne deviennent plus une ravissante bâche de piscine bleue mais servent à d’autres familles moins aisées. C’est une manière de recycler beaucoup plus généreuse. C’est agréable de penser que nos vêtements préférés seront réutilisés tels quels et donc resserviront à d’autres. C’est une raison plutôt sentimentale de favoriser cette forme de recyclage !

Esther GRESLIN avec Laura LEROUX et Soukina KHAZZAR 2nde2

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé des œuvres à partir de déchets. Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par N. Mergoux (ECJS), C. Blanc (Français), C. Giraud (Arts plastiques) et C. Lecocq-Hubert (Documentation)

La politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise

Aménager et développer les territoires en France : comment concilier compétitivité, cohésion et développement durable des territoires ?

 En ECJS, nous avons travaillé sur la politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise.

Nos recherches nous ont permis de voir que l’agglomération lyonnaise présente de fortes disparités. En effet, celle-ci  doit compter avec des espaces présentant de nombreux indicateurs de précarité sociale et elle n’arrive pas à former un territoire homogène, cohérent. On remarque que Lyon présente de forts écarts entre les sous-ensembles urbains et le reste du territoire. Il y a une dissymétrie qui oppose une moitié Ouest plus aisée et une moitié Est plus précaire.

Cependant, la politique de la ville regroupe des outils juridiques et des moyens financiers pour s’efforcer de réduire ces écarts. Ces dispositifs agissent à travers l’urbanisme et l’architecture (rénovation des logements, requalification des espaces publics).

Nous pouvons évoquer deux exemples :

–          Premièrement, celui de la rénovation de la cité de la Duchère. Les travaux visent à sortir le quartier de son isolement. Ce projet a pour but aussi de répondre à la crise du logement en favorisant la mixité sociale.

–           Deuxièmement, la rénovation de la presqu’île de Lyon, entre Saône et Rhône permettrait d’accueillir 3000 nouveaux habitants à la fin des travaux. Un bassin, un pôle de loisirs, des logements sociaux et haut de gamme y seront construits. Ce projet se veut exemplaire en termes de développement durable et de mixité sociale.

Mais est-ce suffisant ? Il reste donc à inventer encore et à articuler bien d’autres outils dont certains en lien avec la lutte contre l’exclusion et la promotion de l’égalité des chances pour voir un jour ces fractures urbaines se résorber.

 Baloche Eugénie 2°5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie

Lorsque la couture s’allie à la nature…

Depuis une demi-dizaine d’années, l’écologie a pris une place importante au sein de notre habitat. En effet, afin de préserver notre planète, des dispositifs ont été mis en place : économiser l’eau et l’énergie, trier les déchets, manger « bio ». Ce sont de petits gestes du quotidien qui s’accompagnent de plus en plus de plus grandes initiatives comme l’installation de panneaux solaires sur les toits ou le remplacement des tuiles rouges par de l’herbe bien verte. Cependant, l’écologie n’est pas souvent présente dans les magazines de mode, et donc dans nos placards.

L’ « écolo-chic », peut-il exister ? La haute-couture peut-elle être écologique ?

Cette « mode écologique » a été tentée, tout d’abord par Maroussia Rebecq ; elle a lancée l’agence de création Andrea Crews en 2001. Cette agence mêle le prêt-à-porter à l’art et à l’écologie. En effet, de jeunes artistes sont sollicités afin de redonner à de vieux vêtements une nouvelle vie. C’est ainsi que les vêtements ne sont plus jetés dans des poubelles mais sont recyclés.

Ekyog s’est aussi lancé ce défit en 2003. A l’époque l’idée de créer une marque entièrement écologique était presque inconcevable, car l’écologie n’avait pas encore sa place dans la société de consommation. « Ekyog prouve qu’il est possible, non seulement de penser le monde autrement mais surtout de FAIRE le monde autrement… Il est possible de produire un coton de la plus grande qualité en respectant la terre, sa santé, celle de sa famille, et en gagnant plus décemment sa vie… » C’est cet esprit de la famille qui a poussé Nathalie et Louis-Marie Vautier à créer cette « marque de Mode Biologique ».

Le jour de leur mariage, toutes les femmes rêvent d’une robe magnifique, qui fasse de cet évènement un moment exceptionnel. Maud Weibel est une jeune styliste qui se consacre  justement aux robes de mariée. Cependant, vous ne trouverez pas chez elle des robes « ordinaires » en soie et dentelles… Cette jeune créatrice a décidé d’explorer une nouvelle mode : les robes en papiers. C’est ainsi une manière d’être la plus belle mariée tout en préservant notre planète.

Du reste, lors de  l’année 2009, la ville de Lyon a accueilli une exposition de vêtements en papier réalisés par Isabelle Borchgrave sensibilisant ainsi les visiteurs à la beauté du travail effectué avec du papier « kraft, bulle »…

Mais dans les sphères de la haute-couture, un homme, Karl Lagerfield, a récemment placé (inconsciemment), Chanel sur le devant de la scène écologique ou plus précisément, sur la banquise. Un défilé a eu lieu le 9 mars 2010, au Grand Palais de Paris, transformé pour l’occasion en une scène polaire, on pouvait y voir des mannequins défiler avec des fourrures. « Ce n’est pas de la vraie fourrure, même si je déteste ce terme de fausse. Autrefois la fausse fourrure était hideuse, on a fait des progrès énormes« , a expliqué M. Lagerfeld. Néanmoins, il faut préciser que ce défilé n’était pas vraiment «  écolo » car, certes, des fourrures synthétiques ont été utilisées, mais trop de dioxyde de carbone a été rejeté dans l’air pour l’importation du décor.

Toutefois, ces progrès dont parle Karl Lagerfiel peuvent intéresser d’autres couturiers. Si bien que certains pourraient s’en inspirer et, qui sait, créer du Vuitton, du Dior ou encore du Prada en fausse fourrure, faux cuir. Cela  pourrait peu à peu sauver des espèces en voie de disparition…

Amélie Rochard, Camille Antoine et Eva Baffert, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert.