Le bio, ce n’est pas nouveau !

produits-bio

Un produit bio est un produit agricole ou une denrée alimentaire issu de l’agriculture ou de l’élevage biologique.

D’après le périodique  Wapiti  252 du 03/2008: « en 2006, 23% des français mangeaient bio au moins une fois par semaine. » Même le ministre de l’agriculture s’intéressait au bio : son objectif, c’était que 4% des surfaces cultivées soient bio en 2012. Cet intérêt pour le bio influençait déjà aussi les agriculteurs classiques, qui ont fait des efforts pour diminuer les doses de pesticides, mais dans les lycées agricoles, l’option agriculture bio n’était  pas encore très répandue. «Malgré la crise et des prix le plus souvent élevés, les produits « bio » remportent toujours un franc succès auprès des Français. Selon le journal le Monde du 29/09/2011, le marché des produits alimentaires bio approchait un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, soit une hausse supérieure à 10 % par rapport à 2010. Il y a encore des efforts à faire ! » nous dit ce magazine.

De nos jours, malgré la crise, le marché du bio continue de gagner du terrain. Selon l’article du Figaro du 11/02/2013, alors que les ventes de produits alimentaires ont stagné l’an passé en hyper et supermarchés, celles du bio ont augmenté de l’ordre de 5%, selon les estimations de l’Agence Bio. Près des deux tiers des Français ont consommé au moins un produit bio en 2012. 43% d’entre eux sont des consommateurs réguliers. 8% mangent bio au quotidien, les légumes et les œufs étant les aliments les plus plébiscités.

Par ailleurs, malgré les incertitudes qui pèsent sur le pouvoir d’achat, 81% des acheteurs de produits biologiques affirment qu’ils maintiendront leur consommation. « Au diable, ceux qui nous ont prédit une baisse de la consommation bio ! », lâche Elisabeth Mercier, directrice  de l’Agence Bio.

Les défenseurs du bio sont convaincus que les périodes de crise finissent par profiter à la filière, en favorisant les comportements d’achats dits «responsables». La santé et la sécurité restent, en effet, les premiers critères d’achat des consommateurs de bio. «L’année n’avait pas très bien commencé, explique ainsi Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop, premier distributeur bio (340 magasins) en France, qui a fini 2012 avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,4% à 535 millions d’euros. À partir d’octobre, la tendance s’est inversée, sans doute sous l’influence de plusieurs facteurs, dont le débat sur le “made in France” et la consommation locale, et la publication d’un rapport sur les OGM».

Inès BERERD, Ambre VENIN, Léa GINOUVES Léa (2nde 6).

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

Expérience de culture hors-sol à Mongré

L’hydro-culture est un mode de culture où l’on n’utilise pas de terre mais une solution aqueuse comme support. Cette solution doit contenir des éléments nutritifs essentiels pour nourrir les plantes dans ce milieu. Ces éléments sont l’azote, le potassium et le phosphore, mais les plantes ont également besoin d’oligo-éléments comme le fer pour survivre dans ce milieu. Les racines puisent également de l’oxygène dans l’eau

L’idée de culture hors-sol naturelle n’est pas nouvelle. Elle apparaît avec les jardins suspendus de Babylone. Les peuples vivant au bord de lacs de hautes montagnes du Pérou comme le Titicaca, cultivaient leurs potagers à la surface de l’eau. Les Aztèques quant à eux s’établirent dans les marécages proches de la future ville de Mexico et conçurent des sortes de radeaux sur lesquelles les agriculteurs jardinaient. Les racines des plantes plongeaient dans l’eau des lacs. La culture hors-sol que l’on connaît de nos jours est née au XIXe siècle en Allemagne. Elle fut découverte dans le cadre de recherches scientifiques sur la nutrition des plantes. Depuis, des essais ont prouvé la viabilité de la technique, ainsi que son potentiel économique et environnemental.
Aujourd’hui, la culture hors-sol est pratiquée en agriculture sur des millions d’hectares dans le monde. Un grand nombre de légumes frais comme la tomate, le concombre, la courgette, la laitue, etc. sont issus de cultures hors-sol, et, c’est également le cas de la majorité des fleurs coupées que l’on retrouve chez les fleuristes.

Monsieur Tran, surveillant à Mongré  et « cultivateur biologique », a décidé de tester ce mode de culture:

Expérience de culture hors-sol2 (2)

Expérience de culture hors-sol2 (1)

« J’ai récupéré des récipients en plastique. J’ai percé dans leurs couvercles deux trous d’un diamètre permettant de poser deux gobelets (à noter que ce sont des matières de récupération faciles à trouver). Sur ces deux  gobelets, j’ai réalisé de petits trous afin que les racines des plantes puissent  passer pour s’alimenter.  Ensuite, j’ai réparti le mélange « eau / engrais biologique » dans les seaux  et j’ai enveloppé les jeunes pousses de tomate avec de  la laine de verre. Quelque temps après, les tomates ont grandi et ont donné des fruits ! »

Expérience de culture hors-sol 3

Quels sont les avantages écologiques de la culture hors-sol ?

–       Ce mode de culture permet de lutter contre le réchauffement climatique dans la mesure où les légumes sont consommés sur place (réduction des transports).

–       Elle pourrait être une solution au fait que les terres de moins en moins fertiles doivent nourrir une population en pleine croissance.

–       Ce type de projet permet la requalification de zones urbaines reléguées. La banlieue devient  un verger !

Du beaujolais, oui mais du bio !

Jeudi  24 mai, la chanceuse classe de seconde 4 a eu l’occasion de quitter l’établissement pour effectuer une visite et, ce jour-là, les manuels scolaires ont été remplacés par un apprentissage grandeur nature !
Nous nous sommes rendus, en bus, dans un  vignoble « bio » de vingt hectares entretenu par la famille Pérol qui nous a dévoilé ses secrets de production. Fondé sous l’Empire, le domaine est entré dans la famille Pérol un siècle plus tard, en 1912. Ce n’est que depuis 2005 que le vignoble est converti en agriculture biologique.  Il est implanté dans le hameau de la Colletière situé face au village médiéval de Châtillon d’Azergues.

En plein cœur des pierres dorées, le vignoble est composé de quatre cépages :

Pour les AOC :

–           Le gamay noir à jus blanc pour les vins rouges,

–           Le chardonnay pour les vins blancs et le crémant.

Pour les vins de Pays :

–           La syrah pour les vins rouges,

–           Le viognier pour les vins blancs.

Le vignoble biologique ne représente que 0.5% de la production viticole de la région beaujolaise.
La classe de seconde a appris les différentes manières de désherber le sol granitique sur lequel poussent les vignes. Certaines quantités de soufre et de cuivre sont autorisées pour traiter les vignes et les immuniser des différentes maladies comme le bien connu mildiou. La famille Pérol n’utilise par ailleurs que des insecticides naturels.

Comme l’entreprise familiale possède un élevage de vaches Salers converti en agriculture biologique depuis une quinzaine d’années, le fumier laissé par les animaux devient du compost naturel pour les vignes. Les engrais chimiques sont ainsi évités et cela constitue une des une des nombreuses différences entre vignoble bio et vignoble classique.

Le troupeau est élevé en plein air, les vaches peuvent paître et se balader en pleine nature comme elles le veulent. De plus, comme en agriculture biologique rien ne se perd, la paille récoltée dans les champs sert de litière aux vaches durant l’hiver.

Toutefois, il est clair que l’agriculture biologique nécessite de nombreux efforts. Le travail est plus difficile à cause du désherbage exclusivement manuel et la conversion au « bio » coûte cher. Il faut suivre différentes formations, acheter du nouveau matériel et durant les quatre années de transition, l’agriculteur ne touche pas beaucoup d aides de  l’Etat. De même, le viticulteur n’a pas droit à l’erreur puisque son domaine est sous la surveillance d’inspecteurs mandatés par l’Etat. Ces derniers font des prélèvements à l’improviste afin de détecter la présence éventuelle de produits chimiques.

Mais le jeu en vaut la chandelle puisque l’agriculteur n’est plus exposé aux pesticides et autres produits toxiques, et le vin Pérol, à l’époque où le beaujolais a perdu de son prestige, se vend très bien !

Après toutes ces explications les élèves et leurs professeurs ont dégusté un formidable jus de raisin !

Une fois de plus,  l’établissement éco-responsable a rempli sa mission : sensibiliser les élèves à la nécessité  de réduire l’impact de l’homme sur la nature.

 

Léonard Marcelin et Anaëlle Vicat

 

 

Une nouvelle mention sans OGM

Sans sucre, sans parabène et bientôt… sans OGM !
En effet, comme l’explique le quotidien 20 Minutes, un décret permettant de mentionner l’absence d’OGM sur les aliments a été signé et publié au Journal officiel le mardi 1er février par le ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire.
Les mentions « sans OGM », « nourris sans OGM » et « issu d’animaux nourris sans OGM » devraient donc apparaître plus largement sur les produits alimentaires dans les rayons de la distribution, conclut le magazine Le Point. Cette règle d’étiquetage facultative entrera en vigueur dès le 1er juillet 2012. L’hebdomadaire ajoute que la nouvelle réglementation s’appliquera principalement aux ingrédients d’origine végétale, animale ou apicole (à condition que le miel en question provienne de ruches situées à plus de 3 km de cultures génétiquement modifiées). On précisera « nourri sans OGM (0,1 %) », c’est-à-dire avec une teneur en OGM par contamination limitée à 0,1 %, ou « nourri sans OGM (0,9 %) ». Le magazine rappelle que pour les produits d’origine végétale, des étiquettes « Sans OGM » pouvaient déjà être utilisées pour les pousses de soja et pour le maïs depuis 2004, grâce à une circulaire de la Direction de la répression des fraudes.

Les Echos se félicite de cette nouvelle mesure qui en dira beaucoup plus aux consommateurs que celles édictées en 2004 par Bruxelles, muettes quant à la présence d’OGM dans les aliments utilisés pour l’élevage. Le Mondeprécise que si les consommateurs européens rechignent à mettre dans leur assiette des produits modifiés génétiquement, il n’en est pas de même des élevages dans lesquels les producteurs font largement appel à du soja transgénique pour nourrir les animaux.
Cette présence indirecte et cachée des OGM est confirmée par Greenpeace comme le rapporte la Dépêche du Midi. L’organisation explique par exemple que le soja importé d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord qui est utilisé dans l’alimentation du bétail est majoritairement OGM. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, les OGM ont été massivement et indirectement introduits dans notre alimentation.

La nouvelle mention est accueillie très favorablement. Dans Les Echos, les associations de consommateurs telles que l’UFC-Que Choisir ou encore l’association CLCV se félicitent, en expliquant qu’après quatorze ans d’attente les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM. Elles qualifient la mesure d’avancée pour l’information et la liberté de choix des consommateurs. Les ONG se réjouissent également et pensent que la nouvelle disposition devrait influer sur l’importation de soja OGM.

Le Monde rappelle que certains n’ont pas attendu le décret pour apposer le label sur leurs produits. Carrefour en a fait un argument marketing depuis octobre 2010 en étiquetant près de 300 produits à la marque distributeur d’un rond vert avec la mention « nourri sans OGM ». Le quotidien cite Sandrine Mercier, directeur du développement durable de Carrefour France qui signale une progression des ventes significative pour les œufs, le veau et le jambon. Les industriels du poulet comme Duc ou Loué ou du saumon comme Labeyrie se sont aussi préparés à l’étiquetage « sans OGM » se félicite également le quotidien.
Même si les autres grandes enseignes n’ont pas encore emboîté le pas à Carrefour comme l’indique Femme Actuelle, on peut s’attendre, raisonnablement à une évolution rapide dans ce sens.

Tabouret Jules (2nde6), Battiston Arthur et Danaguezian Thibault (2nde5)

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

Séminaire sur l’alimentation et le développement durable

Le séminaire destiné aux établissements éco-responsables organisé par la Région Rhône-Alpes portait cette année sur l’alimentation et développement durable.

Lors de cette journée, il va sans dire que nous avons appris bon nombre de choses. Nous nous sommes en particulier penchés sur l’alimentation et l’adolescence, mais aussi sur les conséquences des déchets alimentaires sur l’environnement.

1 – L’alimentation et l’adolescence

L’alimentation est le troisième poste le plus important en matière de consommation. Les deux premiers étant respectivement le logement suivi de près par le transport.

L’adolescence est une période de la vie synonyme de transformations psychologiques et physiques (bouleversement de l’image corporelle, certaine dysmorphophobie).

Les ¾ des adolescents pensent manger équilibré et 16 % d’entre eux se considèrent comme mal informés sur l’alimentation. Saviez-vous que 30 % des jeunes s’estiment trop gros et que 43 % luttent pour maintenir ou retrouver un poids « idéal » ?

Il y a une réelle  antinomie dans notre société actuelle entre le diktat de la minceur et la « malbouffe ». Ceci se traduit par une certaine anorexie mentale, mais aussi conduite  boulimique (surconsommation d’aliments souvent hypercaloriques). Les adolescents ne supportent plus leur corps, sautent de plus en plus le petit-déjeuner (repas le plus important de la journée selon les nutritionnistes) mais sont adeptes du grignotage. Les parents ont également une responsabilité importante dans l’alimentation de leurs enfants puisque ce sont eux qui achètent les aliments et les cuisinent.

On peut également noter que nous assistons à une certaine infantilisation du goût en raison d’une standardisation de l’alimentation. Il faudrait pour remédier à cela, augmenter  la variété alimentaire.

Beaucoup d’adolescents ne savent plus aujourd’hui ce qu’est un bon repas, ils ne cherchent qu’à se nourrir et ils mangent sans vraiment connaître les aliments qui composent leurs repas. Ils veulent perdre du poids alors que dans la plupart des cas, cela n’est pas nécessaire. Au lycée, les nutritionnistes cherchent donc à élaborer des repas variés, équilibrés et biologiques afin de changer les habitudes des adolescents.

2 – L’alimentation et l’environnement

L’après-midi, nous nous sommes davantage penchés sur l’impact de nos habitudes alimentaires sur l’environnement.

Informer les lycéens sur leur responsabilité de consommateurs est primordial. Mais quelle est la bonne conduite à adopter dans ce domaine ?

Il est préférable de manger des produits locaux (et non des produits provenant de l’autre bout de la planète) et de saison. De plus, en consommant « local », nous aidons les producteurs de la région.

Il est également nécessaire de chercher à réduire nos déchets en les valorisant comme par exemple avec un composteur à base de lombrics. Nous pourrions aussi davantage recycler les déchets et leurs emballages.

Stéphane Bayard, éco-délégué en TES2

Un « Marché de Noël écolo » pour les élèves et leurs parents

Notre Dame de Mongré, établissement catholique, est  très  attaché à la fête de Noël, moment privilégié de rassemblement  et de partage.

L’Ecole est également engagée  depuis de nombreuses années  dans une démarche  éco-citoyenne qui  lui a valu le label d’ « établissement éco-responsable » décerné par la Région Rhône-Alpes.

Les éco-délégués ont souhaité associer ces deux dimensions  en organisant un «  Marché de Noël écolo ! »

Ce sera l’occasion pour les visiteurs  de découvrir de nouveaux  produits élaborés  dans le respect des hommes et de la nature et de rencontrer des personnes  engagées dans le commerce durable.

Venez partager  avec nous ce moment de convivialité autour de vin  bio et de marrons chauds.

Cartes de vœux, épicerie de Noël,  cosmétiques,  bijoux, crèches, savons, brioches, vin, sacs….

Offrez cette année des cadeaux biologiques et équitables !

Le marché bio : une nouvelle tendance ?

Entre 2008 et 2010, 1600 nouveaux produits et boissons alimentaires ont été commercialisés avec un argument environnemental, nous déclare Aglaé Chalus dans Le Monde du 31 mars 2011. Les produits « verts » sont décidément à la mode et rapportent de plus en plus gros : les produits alimentaires bio ont rapportés 3,3 milliards d’euros en 2010 soit 10% de plus qu’en 2009. Nous apprenons dans Le Figaro du 28 mars 2011 que l’époque où l’écologie ne s’imposait que par la contrainte et la culpabilité est révolue : se faire plaisir devient un élément moteur du développement durable.

Pourtant, agir pour le développement durable ne se résume pas à fermer le robinet d’eau en se lavant les dents, se battre avec les écolabels ou faire attention à l’électricité consommée, mais la consommation écologiquement correcte concerne aussi la construction avec l’utilisation de matériaux naturels, l’équipement ménager en remplaçant les ampoules normales par des ampoules à basse consommation, le recyclage. Tous ces conseils peuvent être retrouvés dans Le Figaro du 28 mars 2011.

L’objectif du Grenelle de l’environnement qui est supposé être atteint d’ici 2012 est que 6% de la surface agricole soit biologique. Mais cela ne devrait pas être une grosse difficulté puisque ce marché est en plein développement et de plus en plus d’agriculteurs se convertissent au bio, nous affirme Audrey Chauvet le 3 février dans le 20 minutes.

Du côté des consommateurs, le bio est toujours en progression et la vente a été « boostée » notamment par les jus de fruits en grandes surface, par les légumes et produits frais et enfin par l’épicerie telle que les compotes ou encore les soupes.

Si les ménages se convertissent à ce nouveau mode de consommation c’est avant tout pour leur santé ou pour la saveur de ces produits ; le lait est également un élément déclencheur d’une alimentation issue de l’agriculture biologique plus particulièrement lors de l’arrivée d’un bébé dans une famille, nous déclare le 20 minutes.

La cosmétique bio se construit en douceur, ayant rapporté 270 millions d’euros en 2010 nous informe Le Monde. De plus, on peut jouer avec les matériaux, les matières ou textures, les produits recyclés pour intégrer le design et la décoration dans la notion de durabilité sans pour autant sacrifier le côté esthétique. Tout cela donne l’impression d’une écologie modernisée, sortie de l’adolescence et qui n’a plus besoin de montrer à quel point elle est différente, nous affirment Christophe Doré et Caroline Sallé dans Le Figaro.

Serge Papin, PDG de Système U explique au quotidien Le Monde que « les clients du bio ne sont pas que des bobos », ce qui sous-entend que consommer des produits bio peut être accessible à tous et non pas seulement aux personnes et familles les plus riches.

Clémentine Morateur, Camile Ravaux, Perrine Bringer et Charlotte Micheau.

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

 

Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

A Mongré on peut aussi devenir jardinier !

Nous avons lancé le projet d’un potager, nous la classe de 6.2 avec l’aide de personnes  âgées de la Résidence Dubur et de notre professeur principal Emilie Néau. Nous avons créé un jardin « bio » avec toutes sortes de fruits et légumes.

Des employés de Mongré, et plus particulièrement Franck Segretain et Vincent Claire  nous ont préparé le terrain et, tous les jeudis nous plantons, arrosons et désherbons notre potager pendant une heure par demi-groupe.

Cécile Lecocq, documentaliste, aidée de Monsieur Bertail, directeur du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a choisi les bons outils et acheté des graines. Chacun a aussi rapporté du matériel et a participé, à son niveau, à ce projet.

Ceci dit, avant de commencer, nous nous sommes réunis pour nous poser certaines questions :   « Pourquoi cultiver bio ? », « Qu’allons-nous planter ?  », « Quels sont les légumes de saison ? »

A la fin de l’année scolaire nous avons pu ramasser et emporter nos fruits et légumes chez nous.

C’est avec grand plaisir que nous laissons à la future classe de 6ème le soin de s’en occuper.

Valentin Morin en 6.2