Halte au gaspillage !

La notion de développement durable va au-delà des simples préoccupations environnementales et se décline selon les 3 volets : économique, environnemental et social.

Préserver la planète, c’est économiser nos ressources en évitant la surconsommation et, dans le même temps, lutter contre les inégalités entre ceux qui manquent de nourriture et ceux qui en ont trop.

Nous constatons qu’à la cantine, une certaine quantité de pain est gaspillée chaque jour.

Certes, les tranches non consommées sont récupérées par le personnel et données aux poules mais n’était-il pas urgent, dans un établissement éco-responsable de sensibiliser les élèves au problème du gaspillage ?

France Nature Environnement a réalisé avec le soutien de l’ADEME un dossier sur le gaspillage alimentaire que vous pouvez consulter sur : http://preventiondechets.fne.asso.fr

Cette étude nous apprend que gaspiller un pain est équivalent en terme d’impact sur l’effet de serre à :

–       rouler en voiture sur 2 km environ ;

–       allumer une lampe (60 W) pendant 32 heures ;

–       faire 2 cycles de lave-vaisselle.

De plus, gaspiller du pain, c’est gaspiller de l’eau puisqu’il faut 1000 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de farine.

D’une façon générale, un quart de la nourriture mondiale va à la poubelle alors que toutes les quatre secondes, une personne meurt de faim dans le monde !

Les éco-délégués et leurs responsables ont décidé de lancer une campagne afin de s’attaquer, à leur niveau, au gaspillage du pain à la cantine.

  • Du 14 au 18 février, ils ont mis en place des  poubelles « spécial pain » et veillé à ce que les élèves jettent leurs tartines au bon endroit
  • A partir du 21 février, ils ont commencé à peser le pain gaspillé.
  • A partir du 14 mars, une grande campagne de sensibilisation et de communication sera lancée et les éco-délégués pourront alors évaluer si le gaspillage a diminué.

Mongré reversera alors à une association caritative la somme correspondant au pain non gaspillé.

C.L.

La répartition des richesses dans le monde


Le 22/11/10 se sont retrouvés les écodélégués du collège soit à 8h, 36 éco-délégués de 6° et 5°, et à 10h, 34 éco-délégués de 4° et 3° accompagnés de leurs enseignants référents, Mmes Carpentier et Chapel.

3 bénévoles de l’association Artisans du Monde sont venus animer cette matinée dont le thème était la sensibilisation des jeunes à l’inégale répartition des richesses dans le monde.

2 jeux ont été proposés : le jeu de la baguette et le jeu des chaises.

Jeu de la baguette

Les élèves doivent découper la baguette et la distribuer aux 6 milliards d’habitants de la Terre.

Ils étaient loin d’imaginer qu’environ 4/5 de la baguette revenaient aux 20% d’habitants les plus riches (1,2 M.) et environ 1/5 devaient subvenir aux besoins des 20% les plus pauvres.

Jeu des chaises

Dans un premier temps, les élèves se sont répartis en différentes populations du monde, sachant que 1 élève représentait 200 000 d’habitants. Après leur propre estimation, les animatrices ont corrigé leur choix. Ils se sont ensuite identifiés comme Asiatiques, Américains, agriculteurs… avec des symboles (assiettes, logos, cuillères, pantins) en utilisant tout l’espace de la S12

Dans un deuxième temps, le jeu s’est déroulé au fil des questions.

* Comment sont répartis les habitants de la terre ?

Estimation des élèves Réalité
Asie 10 18
Amérique du Sud 8 2
Afrique 5 5
Europe 3 4
Amérique du Nord 5 2

Total                                                                 31                                                     31

Les élèves prennent leur chaise et s’installent sous les panneaux des régions du monde.

* Quel est le nombre d’agriculteurs et quelle est la première céréale cultivée dans chaque région du monde ?

Estimation des élèves du nombre d’agriculteurs Réalité Type de céréales
Asie /18 13 11 Riz
Amérique du Sud /2 1.5 0.5 Maïs
Afrique /5 4 4 Millet
Europe /4 1 0.4 Blé
Amérique du Nord /2 0.5 0.2 Blé

En Asie, 11/18 sont agriculteurs, en Afrique, 4/5 et en Europe 1/10.

* En admettant que la Terre nourrit toute sa population et en considérant que la production mondiale pour 31 personnes correspond à 31 assiettes, combien d’assiettes de céréales  sont produites par les agriculteurs dans chaque région du monde ?

Nombre d’agriculteurs Estimation des élèves dunombre d’assiettes Réalité
Asie /18 11 16 14
Amérique du Sud /2 0.5 2 2
Afrique /5 4 4 2
Europe /4 0.4 3 7
Amérique du Nord /2 0.2 01 7

Nous constatons qu’en Asie, chaque personne mange à sa faim (4 assiettes produites par 11 agriculteurs pour 18 personnes). En Afrique, chaque personne ne mange pas à sa faim (2 assiettes produites par 4 agriculteurs pour 5 personnes). En Europe, nous mangeons TROP !!!

 

Comment expliquer la différence entre ces chiffres ?

En Europe, il y a plus de machines et plus de produits chimiques (engrais, pesticides, insecticides)

En Afrique, il n’y a pas de machines, le travail est manuel.

* Que deviennent les céréales produites ?

Tous les habitants devraient avoir suffisamment de céréales pour se nourrir !

Remarque : Il faut 3 kg de céréales pour nourrir un poulet.

Que fait-on avec ces céréales ? Soit on les mange, soit on nourrit les animaux (Amérique de Nord, Europe), soit, on en fait du carburant.

* Comment sont réparties les céréales ?

Une ration de 5 cuillerées/personne correspond à 2000 calories/jour.

Nombre de c/personne
Asie de 4 à 8
Amérique du Sud 6
Afrique 4
Europe 7
Amérique du Nord 8

La population de certaines régions du monde mange trop (Amérique du Nord, Europe).

Les conséquences sont les problèmes d’obésité, les maladies cardiaques, le taux de cholestérol élevé, les repas déséquilibrés (trop de sel, trop de sucre et trop de graisses) mais très variés !

Par contre en Asie, le régime alimentaire est à base de riz, de céréales, de poissons et de légumes : Varié et équilibré mais ration journalière insuffisante !

A l’issue de ces 2h, nous avons goûté quelques friandises, chocolat, pâte à tartiner, confitures de goyave et biscuits, le tout accompagné de jus de fruits bio (produits issus du commerce équitable proposés par l’association Artisans du Monde).

Paul 5°4

S.O.S en eaux troubles

Greenpeace amorce le processus de la révolution du milieu sous-marin en insistant sur une corrélation entre les actions humaines et les conséquences  à long terme sur l’écosystème tout entier.

De nos jours, la majorité des stocks de poissons sont surexploités. Pour exemple, 90% des stocks de thon, cabillaud ou encore de requin sont pleinement utilisés. En d’autres termes, le renouvellement des stocks ne peut être assuré, et ainsi, d’ici 2048 les poissons pourraient disparaitre de nos océans. Les experts de l’ONU ont d’ailleurs fait, le 17 mai 2010, une déclaration allant dans ce sens.

L’une des raisons de cette catastrophe écologique est la surpêche industrielle.  Celle-ci est une pêche trop intensive entraînant la disparition des stocks de poissons qui ne peuvent se reproduire : c’est le cas aujourd’hui pour le thon rouge qui est au bord de la disparition. La surpêche n’est pas une activité illégale bien que dénoncée par des ONG telle Greenpeace. Cette association insiste sur  la gestion lamentable de la pêcherie ; en effet, le parlement européen vient d’entériner le plan de gestion du thon rouge. Outre le danger mené a l’encontre de certaines espèces marines, cette pêche inhibe le développement des pêcheries artisanales des pays émergents du fait de la pauvreté des ressources marines entrainant ainsi une insécurité alimentaire.

La pêche industrielle est la source majeure des difficultés rencontrées de nos jours quant à la prévention et la protection du milieu marin. Cependant, l’Homme est à l’origine d’une autre menace non légalisée : la pêche « pirate ». Cette dernière utilise des techniques interdites comme les filets dérivants équivalant à une surface de 10km et ratissant ainsi l’ensemble des fonds marins sans triller les poissons. Ces « pirates » ne respectent pas  les listes rouges de protection des espèces menacées et bafouent les zones de pêche non autorisées ou pêchent en périodes illégales en dépassant les quotas fixés. Ces pêches ne possèdent pas d’avenir du fait qu’elles détruisent les ressources animales mais nuisent également à l’homme en le privant des ressources qui le font vivre.

Cas précis d’espèce menacée : La baleine.

Au cours du XXème siècle, plus d’1.5 millions de baleine ont été tuées. Ainsi la baleine bleue est presque complètement décimée alors que sa pêche est interdite depuis 1986. Il faut dire que la Norvège, l’Islande et le Japon ne respectent pas ce moratoire international. Greenpeace dénonce cette pêche depuis de nombreuses années en menant par exemple des actions pour dévoiler au  grand jour le trafic de cette viande de baleine à grande échelle à l’image de  JUNICHI SATO et TORU SUZUKI, deux activistes risquant dix ans d’emprisonnement. Malgré une prise de conscience de certains pays en faveur de la protection des baleines, le Japon mène une politique d’abandon de ce moratoire en achetant les voix de certains pays pour obtenir la majorité.

Greenpeace propose à l’inverse des solutions pour préserver cette espèce en demandant l’arrêt complet et définitif de la chasse baleinière industrielle. Les arguments avancés sont non seulement scientifiques mais aussi économiques. Par exemple, on note qu’en Islande les revenus liés à l’écotourisme baleinier sont estimés à 117 millions de dollars contre 4 millions pour la chasse baleinière. Greenpeace milite pour le développement de sanctuaires baleiniers, où ces animaux pourraient se reproduire en toute tranquillité et perpétuer l’espèce. Autre danger, mettant les baleines en péril, la pollution chimique entraine des cancers et problèmes de reproduction.

D’une façon générale, Greenpeace demande de donner à 40% des mers et des océans le statut de réserve naturelle. Pour les 60% qui restent, il faut prévoir une gestion durable: moins de pêche et des alternatives aux méthodes de pêche destructrices.

Doit-on accepter ces pêches industrielles aux risques de condamner certaines espèces animales ainsi que les générations futures, telle est la question ?

Arthus Sibille, Antoine Rigolier, Robin Ravaux et Alexis Rigaud 1ere S3

Ce travail a été effectué lors des séances d’ ECJS  avec Mme Lecocq Hubert


OGM, j’en veux pas

Depuis 1996,  les multinationales de l’agrochimie et les Etats-Unis tentent par tous les moyens d’imposer des organismes génétiquement modifiés à la planète entière. Si leurs bienfaits restent à démontrer, leurs risques potentiels sont eux, de plus en plus palpables : diminution de la biodiversité, toxicité sur certains insectes et allergies.

« OGM,  j’en veux  pas » est le slogan de la nouvelle campagne anti OGM (Organisme Génétiquement Modifié), organisée par l’association Greenpeace. Ce groupe mène des actions afin de démontrer l’effet néfaste des OGM. Arrivera-t-il à démentir nos idées reçues ?

Qu’est ce qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (plante ou animal) dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique.

Quelles plantes sont ainsi modifiées ?

Quatre plantes GM sont cultivées en quantités significatives : Le soja (60% du total des cultures OGM), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Du riz et du blé transgéniques pourraient bientôt être commercialisés en France, ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis. Cependant plus de 80% des OGM cultivés sont destinés à nourrir les animaux. Pourtant, ils s’introduisent dans la chaîne alimentaire humaine par le biais de l’alimentation animale.

Les OGM sont-ils dangereux pour notre santé ?

En réalité, on n’en sait rien ! Aucun système de traçabilité n’a été mis en place : impossible de savoir qui mange des OGM et qui n’en mange pas, donc d’étudier les conséquences de la consommation de produits transgéniques. Cependant, plusieurs études récentes pointent des risques potentiels. Par exemple, l’ingestion de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux des cellules du foie. Ou bien, d’autres études ont montré que des rats nourris pendant 90 jours avec du maïs MON863, présentent des anomalies au foie, aux reins et au sang qui pourraient être des signes de toxicité. C’est pourquoi Greenpeace  pense qu’il faudrait appliquer le principe de précaution et refuser que les OGM soient cultivés en plein champ.

Est-il possible de séparer les filières OGM et non OGM ?

Non ! Les cultures en plein champ contaminent inévitablement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos… Il est donc impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches !

Cela signifie que nous ne sommes pas apte à savoir si l’on consomme des OGM ou non. En Europe, il n’existe que quelques produits contenant des OGM, pourtant, nous en consommons des millions !

Il est tout de même possible d’avoir des indications sur la présence ou non d’OGM dans notre alimentation  grâce au label AB (Tous les produits biologiques n’en contiennent pas) ou grâce à l’inscription «  sans OGM » sur les emballages.

Pour en savoir plus : http://www.greenpeace.org/france/

Les OGM permettent-ils d’améliorer les rendements des agriculteurs et d’utiliser moins de pesticides ?

Aucune étude sérieuse ne prouve que les OGM permettent d’améliorer les rendements. Certes ils ont augmenté dans certains pays  la première année, cependant, ils ont fortement diminué par la suite. Dans d’autres, ils sont égaux ou inferieurs. Les OGM ne sont pas « fabriqués » pour augmenter les rendements, mais pour résister aux insectes ou aux herbicides. Cependant, on a remarqué qu’aux Etats Unis ou en Argentine, les quantités de pesticides utilisées ont augmenté avec le développement des cultures de soja transgénique. En effet, avec une plante résistante à un herbicide  comme le soja Round Up Ready, l’agriculteur peut en pulvériser tout au long de la croissance… Et donc, au final, en mettre beaucoup plus !

Pourquoi les OGM ne sont-ils pas LA solution  pour résoudre le problème de la faim dans le monde ?

La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains des entreprises qui sont avant tout à la recherche de clients solvables. Elles ne mènent quasiment aucun programme pour répondre aux besoins des pays les plus pauvres. La faim est avant tout un problème politique et économique. Pour lutter contre les famines et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche de plantes traditionnelles.

En conclusion

Les cultures transgéniques couvrent aujourd’hui 125 millions d’hectares. La firme Américaine Monsanto est de loin le leader des quatre firmes multinationales. Elle vend plus de 90% de la totalité des semences OGM au niveau mondial.

Steiner Estelle, Torriero Elodie, Miquel Antoine et Pereyron Clara (1S3).

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec Mme Lecocq Hubert.

La Pomme de terre O.G.M. autorisée dans l’U.E.

Le 2 mars 2010, la Commission européenne,  par la voix du commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, John Dalli, nous apprend à Bruxelles qu’elle a décidé d’autoriser la culture de la pomme de terre transgénique qui s’appelle Amflora et qui a été créée par le groupe allemand BASF.  Libération du 2 mars 2010 nous apprend que la pomme de terre est destinée à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale, car elle est renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Elle contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques et donc beaucoup de personnes s’inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature. Mais la Commission a aussi autorisé la culture de plusieurs variétés du maïs MON 863 de la firme Monsanto, qui est particulièrement critiquée en France et en Italie. La dernière fois que la Commission européenne avait autorisé une culture remonte à 1998, il y a 12 ans, avec le maïs OGM (Organisme Génétiquement Modifié) de Monsanto, le MON 810. Cependant, la Commission européenne essaie de nous rassurer en disant que chaque État est libre d’autoriser ou non la culture de cet OGM  et  aussi que l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé même si elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Toutefois, les défenseurs de l’environnement estiment que les avis de l’AESA doivent être pris avec précaution.

Le Monde du 2mars 2010, quant à lui, retransmet ce que disent certaines personnalités. Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, la décision de la Commission est une mauvaise nouvelle et elle demande au gouvernement de ne pas l’appliquer car on ignore les conséquences que les OGM pourraient avoir sur l’organisme. José Bové demande à la Commission d’« entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM ».

En Autriche, le gouvernement a indiqué qu’il interdirait ce produit .En Italie, le ministère de l’agriculture, Luca Zaia, est également contre la culture de cet OGM.

GÖZCÜ Hüseyin

Que mange-t-on réellement ?

Aujourd’hui en France, on mange ce que l’on nous vend. Mais cela est-il toujours bon pour la santé?

C’est ce qu’ont essayé de savoir plusieurs élèves éco-délégués (Anthony Dupont, Baptiste Jacquiller-Tambrun et Lux Mallaurie 2de4), dans le but de sensibiliser les gens sur ce qu’ils achètent et mangent, grâce à leur stand : «Que mange-t-on?».

Après une étude personnelle, ils ont pu en déduire que la plupart des aliments achetés en grande-surface proviennent de pays étrangers. Ceux-ci ont donc suscité un transport plus ou moins conséquent, et ainsi l’utilisation de carburants à base d’énergie fossile non renouvelable : le pétrole (Ouille pour le réchauffement climatique !)

L’achat de ces produits est donc indéniablement en contradiction avec l’éco-responsabilité que cette journée du 6 avril essaye de prôner.

De plus, des différences de produits selon les pays sont très visibles. En effet, en France, la consommation d’OGM est de 5%, contre 50% aux États-Unis. Soyez rassuré si vous êtes anti-OGM, car sur chaque boîte de produit est obligatoirement indiqué (de façon plus ou moins visible…) si celui-ci en contient. Les élèves ont ensuite cherché la comparaison en termes de coût. Les aliments de saison reviennent au total moins cher pour une qualité souvent semblable voire meilleure. Et acheter des produits de saison évite les importations, cela est donc éco-responsable.

Après toutes ces informations, la question reste la même : sommes-nous prêts à changer nos habitudes alimentaires ?

Carole Aguilera,  élève journaliste à la journée du 6 avril

Bio jusque dans nos verres

Depuis quatre ans, Sylvie et Frédéric Pérol ont mis leurs vignes au vert. Ce couple de viticulteurs cultive plus de dix-sept hectares de vignes sans produits chimiques pour un meilleur respect de l’environnement et une qualité toujours optimale. Leur production biologique est certifiée par le label AB. Le Domaine Pérol situé à Châtillon d’Azergues propose une grande variété de vins, mais aussi un gîte rural «3 épis». Le vignoble produit du beaujolais rosé, du beaujolais rouge, du beaujolais blanc, et du crémant de Bourgogne ainsi que du bourgogne blanc, dans une fourchette de prix allant de quatre à dix euros. C’est de cette façon que la famille Pérol a décidé de devenir éco-responsable, et de contribuer au respect de l’environnement.

Leur stand à Mongré lors de la journée développement durable du 6 avril a permis de montrer aux élèves de quelle manière ces viticulteurs ont pu associer leur travail et leur engagement éco-responsable.

Les Contacter : «Le Colletière»

69380 CHÂTILLON-D’AZERGUES

Tél.: 04 78 43 99 84

Portable: 06 89 62 17 02

Fax: 04 26 63 49 23

f.perol@numericable.co

Carole Aguilera, élève journaliste à la journée du 6 avril.

McDo, écolo ?

Agathe Dugelay, Romane Topinard et Juliette Merle

Depuis sa création en 1961, McDonald’s n’a cessé de s’étendre à travers le monde. Aujourd’hui cette multinationale possède 31600 restaurants situés dans 120 pays différents. Elle emploie 465000 salariés. Mais dans un contexte actuel où l’écologie a de plus en plus d’influence sur la société, McDonald’s doit savoir s’adapter.

Est-ce qu’une entreprise comme McDonald’s peut être citoyenne et économiquement performante?

Il paraît difficile pour McDonald’s de concilier ces deux aspects, et ce pour diverses raisons :

tout d’abord, McDonald’s détruit la forêt amazonienne. Un hamburger détruit 17m² de forêt tropicale soit l’équivalent de 25 hectares à la minute. Au total, chaque année, c’est la taille de la Grande Bretagne qui est détruite.

McDonald’s est également le plus grand usager de bœuf au monde. Il utilise 600000 tonnes de viande par an en France. La viande fait partie intégrante de presque tous les produits proposés par McDonald’s, notamment avec le BigMac vendu chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde. Le méthane émis par le bétail est une cause première de l’effet de serre.

Ensuite, le menu « BigMac » qui est composé de vingt ingrédients du monde entier (par exemple, les pommes de terre d’Amérique du Sud, les oignons du Moyen-Orient, le café d’Ethiopie, la moutarde d’Inde,…) contribue au réchauffement climatique.

Enfin, la précarité des emplois et le fort turn-over des équipiers (ils quittent leurs emplois en moyenne 4 à 5 mois après avoir été embauchés) révèlent des conditions de travail difficiles où l’équipier est polyvalent et réalise à lui tout seul le travail d’une dizaine de serveurs.

Malgré tout, McDonald’s essaye d’améliorer son image :

L’environnement est une nouvelle préoccupation pour l’entreprise. McDonald’s a signé un moratoire Greenpeace contre la déforestation et s’est engagé à réduire ses émissions de CO² de 8%. Pour parvenir à ses fins, McDonald’s a installé sur certains de ses restaurants des panneaux solaires permettant une économie de 115 000 kW/h par an et par restaurant. Depuis 2005, les nouveaux McDonald’s sont équipés de pompes à chaleur ainsi que de mousseurs (économie de 30 à 35 % d’eau).

Chez McDonald’s France, il y a une réelle volonté de limiter les importations : 99,7% des produits utilisés proviennent d’Europe et 75% de France.

De plus, McDonald’s reste le premier recruteur de France avec 35000 embauches prévues pour 2010 dont 80% en CDI. Depuis 2004 le turn-over a été réduit de 30%. Une enquête interne menée par un organisme indépendant auprès de plus de 15000 salariés de McDonald’s France a conclu que 77% d’entre eux recommanderaient à leurs amis de venir travailler chez McDonald’s.

En conclusion, nous devons reconnaître que depuis dix ans, McDonald’s accorde une attention particulière à son image en matière d’environnement. D’un point de vue économique, l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’économie de l’hexagone. Elle a su s’adapter aux exigences des consommateurs français pour conserver son marché (le plus porteur après les Etats-Unis).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE par Agathe Dugelay, Juliette Merle et Romane Topinard (1ère L/ES2)

La ferme du futur, d’abord écologique

ferme 1

L’agriculture biologique est, pour commencer, un mode de production excluant les Organismes Génétiquement modifiés (OGM) ainsi que l’usage de fertilisants de synthèse et autres produits chimiques (comme les pesticides). Elle favorise la rotation des cultures, le recyclage des matières premières naturelles et privilégie surtout le respect de l’environnement tout en améliorant les rendements.

L’Agriculture Biologique : phénomène de mode ?Logo_AB_fr

Depuis quelques années, le phénomène « Bio » prend de l’ampleur (on entend de plus en plus souvent parler de produits certifiés « bio »). Mais à quoi cela est-il dû ? Sans aucun doute à la très forte médiatisation .Avez-vous déjà eu connaissance de l’existence de ces produits sans passer par la publicité ?

De nos jours, l’écologie est un enjeu mondial. C’est en effet le seul moyen de limiter la trop grande pollution sévissant en particulier dans les pays industrialisées ou en voie de développement. On peut bien évidemment en conclure que, malgré de nombreuses campagnes publicitaires, il ne s’agit pas d’un phénomène de mode mais bien d’une préoccupation légitime.

Pourquoi l’écologie doit-elle  être notre préoccupation ?

Devant les enjeux d’un monde en mouvement permanent, créer un développement, à la fois efficace aussi bien sur le plan économique que sur le plan environnemental, est un défi digne d’être relevé. Cela constitue le principe le plus important de l’agriculture biologique et du développement durable en général. Adopter l’écologie permet de prouver que l’on peut vivre très bien,  tout en limitant les gaspillages. Et cela est valable pour l’agriculture.

Quelques chiffres :

  • Cette année, 48% des Français ont consommé un produit Bio au moins une fois par mois,  soit une hausse de 2% par rapport à l’année précédente.
  • 86% des Français pensent que l’Agriculture Biologique doit être développée.
  • 4 Français sur 10 trouvent normal de payer ces produits plus cher.
  • 77% des Français pensent que l’Agriculture Biologique est un excellent moyen pour lutter contre les problèmes environnementaux.

Et notre visite ? :

De plus en plus d’infrastructures écologiques apparaissent chaque année en France. La « Ferme du Chapi » en est un exemple.

Elle illustre parfaitement l’harmonie entre protection de l’environnement et bons rendements. En revanche, l’Agriculture Biologique ne se limite pas seulement aux infrastructures,  mais aussi à un mode de fonctionnement.

Blandine et Pascal Jourdain préparent une piscine écologique

Blandine et Pascal Jourdain préparent un bassin d'assainissement des eaux usées de la maison.

Respecter la nature, c’est avant tout proscrire l’usage des produits dangereux et donc la protéger au mieux. Cela garantit au final un produit de qualité et surtout totalement naturel.

Arthus Sibille, Romain Turin, Jean-Baptiste Gourdin, François Vincenot. 2de 4

Ce travail a été réalisé lors des cours d’ECJS avec Mlle Martin en collaboration avec Mme Novales (documentaliste)

Les belles limousines

Belles limousines 1

L’élevage écologique permet aux limousines d’être élevées dans de meilleures conditions de vie.


Les limousines

Les bovins sont régulièrement suivis par l’éleveur qui contrôle ainsi les conditions de vie de ses bêtes. Notre éleveur, Mr JOURDAIN, a choisi la race limousine pour son aspect rustique et  son côté robuste. Ses vaches sont uniquement des vaches allaitantes qui sont destinées à la consommation. De plus, il possède des génisses qui sont de jeunes vaches séparées du troupeau,  car elles sont trop jeunes pour mettre bas.

Elles produisent également de l’engrais grâce à leurs déjections qui, une fois séchées, enrichissent la terre.

Belles limousines 2

Les différentes prairies

L’élevage nécessite également d’autres activités comme la production de foin. En effet, l’éleveur cultive la luzerne, une plante légumineuse qui fixe l’azote de l’air avec ses racines ; cette plante est cultivée dans une prairie artificielle. Une prairie artificielle est destinée à la nourriture du bétail pendant l’hiver,  contrairement à la prairie naturelle qui nourrit les bovins à différentes périodes de l’année : le printemps, l’été et l’automne.

Belles limousines 3

Une prairie naturelle est formée de plantes vivaces. En revanche,  lorsque les pluies estivales sont rares, ces prairies sont moins rentables.

Le ramassage des foins, en juillet, est différent selon les prairies. Dans les prairies artificielles, il faut plus de quatre jours de soleil pour que la récolte ne fermente pas et rende les bêtes malades. Ces bottes de paille sont rondes,  contrairement à celles d’une prairie naturelle qui sont rectangulaires. Une botte de paille pèse entre 300 et 500 kg.

Belles limousines 4

Cet élevage est favorable au développement durable, car il contribue à élever des races de vaches anciennes si l’on améliore la qualité de leur nourriture.

ANDRE  Thibault, BOUFFANET  Corentin, CASTAGNO  François, HOERNER  Stéphane. 2nd4

Ce travail a été réalisé lors des cours d’ECJS avec Mlle Martin en collaboration avec Mme Novales (documentaliste)