Songdo, la ville de demain ?

Songdo

Songdo, une ville de Corée du Sud, écologique, intelligente, connectée devrait prendre vie en 2018. Le monde entier se pose encore beaucoup de questions sur l’aboutissement de ce projet.
Songdo représente la ville de demain, démarrée en 2000 avec un coût estimé à 35 milliards de dollars et financée uniquement avec des fonds privés provenant principalement de l’entreprise américaine Gale International. Si Songdo apparaît comme un exemple pour le futur, c’est aussi parce qu’elle possède pleinement les aspects écologiques et environnementaux qui est un très grand sujet d’actualité.

Écologique

Songdo est située à 65 kilomètres à l’Ouest de Séoul. Cette ville de 600 hectares avec une partie sur le front de mer est écologique car environ 40 % de Songdo seront composés d’espaces verts avec de la végétation sur les toits et un parc de 40 hectares inspiré de Central Park. Le recyclage des eaux provenant des éviers et lave-vaisselle permettra aussi de réduire considérablement le besoin en eau potable qui, demain, pourrait être un problème dans le monde entier. De plus, vous ne verrez jamais un camion- poubelle à Songdo car la ville possède un système de collecte pneumatique des déchets qui les envoie directement à la décharge à travers un réseau de tuyaux. Enfin cette ville réduira considérablement son émission de CO2, en partie grâce au système de taxi fluvial et d’un métro ne dégageant aucun gramme de CO2.

Économique et connectée

Songdo a pour objectif de devenir un centre d’affaires majeur d’Asie du Nord-est. Ellel devra accueillir à terme 65 000 habitants et offrir 300 000 emplois, ce qui permettra de désengorger Séoul qui est actuellement saturée. Cette action est possible par le biais d’un pont de 12,5 kilomètres reliant Songdo à l’aéroport international d’Incheon. Cette future ville est économiquement importante pour la Corée du Sud et également une ville connectée puisqu’elle est ubiquitaire, c’est-à-dire hyper-connectée. En effet, les habitants pourront consulter un médecin par Internet, accéder à l’intégralité des formulaires administratifs via l’écran plat de leur appartement.

Auray Brice, Charrasse Maxime, Merlin Théo Seconde 5
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Comprendre l’impact de l’homme sur le territoire

Ce mardi 1er octobre, notre classe de 1ère L-ES2 s’est rendue, accompagnée de Mme Dumas, professeure d’Histoire-géographie, Mme Lecocq, responsable du développement durable, Mme Carron, professeure d’arts plastiques et M. Bergeron, professeur de littérature, sur les hauteurs de Pommiers dans le cadre d’une sortie dont la thématique était : l’urbanisation et l’aménagement du territoire.

Comprendre l'impact 1

Ce projet avait pour but de nous faire découvrir l’histoire du territoire et ses aménagements par l’analyse d’un paysage. Pour cela, Mme Lecocq fit appel à Anaïs de l’association SeA (Science et Art). Afin de nous aider à mettre en relation les arts (perspective/fauvisme/cadrage) et les sciences (ici la géographie), cette dernière nous fit faire différents exercices. Le premier consistait à se mettre dos avec un partenaire ; celui qui était face au paysage devait le décrire afin que l’autre puisse le représenter. Puis, nous inversions les rôles. Cet exercice fut très intéressant car, en regardant les résultats, nous pouvions observer que la façon de décrire le même paysage était différente pour chaque personne. Comme nous l’a expliqué Anaïs, nous accordons chacun de l’importance à un détail que quelqu’un d’autre n’aurait peut-être même pas remarqué. Nous avons donc chacun notre propre vision des choses qui n’est pas du tout la même que celle de notre voisin.

Comprendre l'impact 2

Ensuite, en groupe, nous devions trouver les définitions de deux mots liés à l’environnement et au paysage. Si nous ne connaissions pas les termes tirés au sort, nous pouvions inventer une définition originale. Certains groupes trouvèrent des définitions très amusantes  comme « Super Commune Originale et Tentatrice pour le mot SCOT ! Cet exercice fut d’autant plus intéressant que,  à côté de son côté ludique, nous avons appris beaucoup de mots que nous ne connaissions pas du tout. Je peux citer par exemple la « ripisylve » qui est la végétation située près des courants d’eau ou « crinoïde » qui sont des débris de petits animaux marins. Cependant, nous avons également appris la signification de certains mots que nous utilisons tous les jours mais dont nous ne savons pas la nature. Par exemple, saviez-vous que le mot Beaujolais venait de la ville de Beaujeu qui était l’ancienne capitale de notre région ?

En dernier lieu, nous devions choisir un cadrage du paysage, puis, tracer sur notre feuille de dessin les trois lignes de force que nous voyions. Puis, pour répondre au thème de cette sortie qui reposait sur l’interdisciplinarité entre l’art et la géographie, nous devions colorer ce paysage à la manière des fauvistes, un mouvement artistique du début XXème siècle. Comme nous l’a expliqué Anaïs, les fauvistes représentaient le monde à travers leurs yeux, c’est-à-dire, qu’ils ne peignaient jamais un arbre en vert ou un soleil en jaune. Chaque couleur a une signification et représente un état d’humeur. Nous avons donc représenté nos propres paysages avec pour seuls outils des craies grasses. Les résultats furent convaincants, les dessins étaient très colorés et même beaux ! Une exposition de ses dessins sera prochainement organisée au CDI. Vous pourrez donc venir admirer nos chefs d’œuvre !

Comprendre l'impact 3

Pour conclure, je dirais simplement que cette sortie était une expérience intéressante et j’irais même jusqu’à dire unique car j’ai, pour ma part, appris beaucoup de choses auxquelles je n’aurais pas pensé autrement. Le fait d’observer un paysage, de chercher à différencier différentes zones (urbanisées, rurales) et d’expliquer ces différences, comme nous l’a appris Mme Dumas, m’a aidée à mieux comprendre notre environnement et à porter un regard critique sur les changements qui se sont opérés sur le paysage au fil des ans.

Je peux assurer que maintenant, après cette sortie, je ne regarderai plus un paysage de la même façon !

Léa Greslin, première L/ES2.

 

Prendre de la hauteur et porter un regard croisé sur les aménagements du val de Saône…

Prendre de la hauteur 1

Mardi 1er octobre, après dissipation des brumes matinales, la classe de première ES2/L  a pu bénéficier d’une sortie pédagogique à Pommiers, entièrement prise en charge par la Région Rhône-Alpes,  dans le cadre de l’éducation au développement durable. Ce projet a permis d’articuler deux disciplines, à savoir la géographie et les arts plastiques en partenariat avec l’association Science et Art.

Il s’agissait comme le recommande le programme de géographie de première,  d’initier les élèves à l’étude de l’aménagement d’un territoire de proximité. Mais l’originalité de cette sortie sur le terrain  a été  d’abord  d’éduquer le regard porté par les élèves  sur un environnement proche, donc, un espace vécu et cedepuis le point de vue panoramique situé à la montée de Buisante. Sur place, la première étape a d’abord été  naturellement de se repérer à commencer par l’emplacement du lycée, leur centre-ville, les environs immédiats, Gleizé, Limas, Jassans. Rapidement, les axes structurants du paysage se sont révélés être de précieux auxiliaires dans cet exercice : l’axe naturel de la Saône, l’autoroute A6 et la nationale 6 ou encore le réseau ferroviaire. De même, les discontinuités dans la répartition  des activités humaines  ou dans l’emprise du bâti ont permis de cerner, d’identifier des unités paysagères. Rapidement, les élèves ont ainsi pris conscience que la notion de paysage naturel n‘existe pas , même s’il y a des arbres, des prairies,  et que, bien au contraire, le paysage qui s’offre à eux est entièrement façonné, corrigé,  aménagé par l’homme  et par conséquent, fortement anthropisé.

Prendre de la hauteur 2

Cette première étape a préparé le travail de représentation encadré par Anaïs, l’intervenante de l’association Science et Art. Elle a d’abord donné comme consigne aux élèves de saisir, de leur point de vue, trois axes structurants du paysage  qui s’offrait à eux puis de repérer sur leur esquisse les aménagements significatifs. Cela correspond en géographie à un exercice que l’on nomme schéma ou croquis d’interprétation. L’intérêt est aussi de faire comprendre aux élèves que la notion de paysage est subjective et qu’elle dépend  de l’angle de vue privilégié et donc du regard que  l’observateur porte sur celui-ci.

Vient ensuite le temps de la déconstruction et de l’abstraction. Exit les codes couleur, les normes et place à la créativité, à l’originalité ! Les croquis initiaux ont alors été retravaillés  avec des crayons pastels gras pour se rapprocher de la technique du fauvisme. Le rendu a été assez étonnant, un peu déstabilisant pour le regard du géographe, mais c’était finalement le but de cette dernière étape  de la sortie pédagogique.

Bien entendu, il y aura une suite : en géographie  d’abord, puisque cette sortie n’est qu’une approche, celle de «  la pédagogie du détour » pour mieux comprendre de quoi relèvent les aménagements et le territoire de proximité. Le travail graphique des élèves fera, quant à lui,  l’objet d’une exposition au CDI.

Marie-Line Dumas, professeur d’histoire-géographie au lycée.

 

Les guerres du réchauffement climatique

Les guerres du réchauffement (1)

Aujourd’hui les guerres sont nombreuses mais la plupart d’entre elles sont liées au réchauffement climatique.

En effet le climat commence à se modifier à cause du réchauffement (climatique) et cette transformation prend différentes formes selon les pays. Il subsiste des pays dans lesquels les populations ne sont pas sédentarisées et dont la survie dépend  de la stabilité du climat. De ce fait, les variations climatiques poussent certaines populations à migrer, d’autres à se sédentariser et cela provoque des conflits interethniques.

Dans son livre  Les guerres du climat, Harald Welzer répond promptement à la question d’actualité : « Pourquoi fait-on la guerre ? ». Les conflits actuels tournent autour « des classes, des convictions et des ressources ». L’auteur dénonce en effet les problèmes écologiques,  le manque de liberté individuelle et collective. Il est vrai que les problèmes écologiques débouchent souvent sur des problèmes d’acquisition de ressources. On peut constater que les flux migratoires provoquent l’augmentation de camps de réfugiés, qui s’entassent dans des conditions déplorables, comme au Darfour.  Dans ces zones, les besoins en ressources croissent de façon considérable, ce sont ce que Harald Welzer appelle des phénomènes « éco-sociaux ».

L’auteur était pessimiste quant à l’avenir de la population. Son avis se rapprochait de la théorie de Malthus qui défend l’idée d’un manque inévitable de ressources pour les générations futures car la population mondiale ne cesse d’augmenter.

C’était sans compter sur les progrès réalisés après sa mort, grâce notamment à la gouvernance (démocratie participative). Certaines personnes sont plus optimistes car certaines décisions pourraient être prises comme la limitation des naissances par exemple ou une éducation plus active au développement.

Au regard de certains progrès en matière de protection de la planète et de lutte contre le réchauffement climatique (exemple de la Suède), ne pouvons-nous pas, nous aussi, croire ou espérer en l’efficacité d’une gouvernance de l’environnement à l’échelle mondiale ?

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Erwan Gicquel et Coline Daronnat- Picard (Seconde 3).

Cet article a été écrit à la suite de la rencontre (en novembre 2012) avec Harald Welzer et Nnimmo Bassey organisée par la Villa Gillet. Ce festival des idées avait pour thème : « Comment raconter un conflit ? ».

Un projet de covoiturage en marche : comment aider notre planète à aller mieux ?

Un projet de covoiturage1

A l’occasion d’une réunion concernant l’élaboration d’un plan de déplacement inter administratif, nous nous sommes rendues, accompagnées de Mme Novales au siège de la Communauté d’Agglomération de Villefranche sur Saône. (La CAVIL).

La réunion à commencé par un tour de table permettant à chacun d’exprimer ses attentes ainsi que les problématiques rencontrées et les besoins particuliers. De nombreuses administrations et associations de l’agglomération de Villefranche étaient présentes. L’agence Auxilia, chargée de conseils imaginatifs en développement durable, nous a présenté son projet de mobilité sur le territoire, ses enjeux et ses objectifs. Celui-ci vise à rassembler les établissements (entreprises, administrations, scolaires, etc.) autour d’un projet fédérateur afin d’améliorer les conditions d’accessibilité aux zones d’activités. Pour beaucoup d’entre nous, la voiture reste le moyen privilégié pour se rendre au travail. Pourtant, l’idéal serait de favoriser des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Prix du carburant, pollution, sécurité (accidentologie sur les trajets domicile-travail), perte de temps etc., la voiture présente beaucoup d’inconvénients ! Ainsi, que ce soit pour des raisons de santé publique ou pour des motifs économiques et écologiques, il est urgent de chercher de nouvelles solutions.

Auxilia va procéder à une enquête sur la mobilité auprès de toutes les entreprises et administrations intéressées. Le questionnaire comportera un certain nombre de questions et en voici le document publié par la CAVIL :

DU 15 AVRIL AU 3 MAI 2013, UNE GRANDE ENQUÊTE SUR VOS DÉPLACEMENTS !

La Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône lance un Plan de Déplacements « Mobil.iZy » auprès des établissements du centre-ville et de la Zone Industrielle-Nord.

Ce plan de déplacements répond aux enjeux représentés par nos déplacements quotidiens, qu’ils soient des déplacements professionnels ou des déplacements domicile-travail. L’objectif de cette démarche est d’offrir à tous de nouvelles solutions en matière de déplacements, afin de les rendre plus sûrs, moins polluants et moins coûteux.

Comment faire ? C’est très simple ! Il suffira de répondre à une enquête à partir du lundi 15 avril. Pas de papier ni de perte de temps, tout se fait en ligne directement sur internet, une dizaine de minutes suffisent pour la remplir.

Nous comptons sur vous pour obtenir lors de cette enquête des réponses qui soient les plus justes possibles. Elles sont absolument nécessaires car c’est sur cette base que les propositions d’actions seront faites.

Bien évidemment, l’anonymat du questionnaire est préservé.

Un projet de covoiturage2

Cette réunion nous a confortées dans notre projet de covoiturage à Mongré et nous avons pu voir que beaucoup de personnes soutenaient ce projet, ce qui nous motive davantage.

En espérant que ce projet voie le jour, restons mobilisés pour notre planète en réduisant nos trajets quotidiens.

 Clémence Vérot (Tle S3) et Fanélie de Serres (Tle ES2)

Tous sur la même Terre, soyons solidaires !

Nous avons rencontré Hervé DERRIENNIC,  le président de l’association Collectif d’Action Rhône Alpes (CADR) qui nous a défini la solidarité internationale. Elle représente la fraternité, l’égalité et l’humanité. Être solidaire c’est donc agir pour une bonne cause car nous appartenons tous à la même planète, donc à une même famille, et ainsi nous éviterons l’égoïsme et l’individualisme. Il faut être solidaire envers les pays en voie de développement. En tant qu’élèves et citoyens responsables, nous voulons être acteur. C’est pourquoi nous voulons monter un projet à caractère innovant et incluant une réciprocité de l’échange avec les partenaires des pays en coopération. Hervé Derriennic a bien insisté sur cette dimension de réciprocité qui peut être définie comme un échange équivalent entre deux groupes ou deux personnes. Elle implique un investissement des acteurs dans un partenariat qui profite à chacun. Bien sûr, les apports seront différents selon les partenaires mais nous ne souhaitons pas nous positionner dans une logique d’assistanat. Hervé Derriennic nous a distribué un document intitulé « la solidarité internationale, ça me parle ! » comprenant des questions précises comme : « Pour quoi être solidaire ? » « Pour qui être solidaire ? » « Qui je (nous) suis (sommes) pour être solidaire(s)? » etc.

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En groupe, nous avons tenté d’y répondre et avons compris que nous avions, nous aussi, beaucoup à apprendre des gens qui vivent dans des pays en voie de développement.

La véritable réciprocité doit permettre un enrichissement mutuel par l’échange de savoir et de savoir-faire et cela implique que l’on se détourne de nos habitudes néo-colonialistes où les plus riches arrivent chez les plus pauvres avec des projets clés en main.

Tous sur la même Terre 2 

Nous avons choisi de bâtir notre projet de solidarité internationale avec une communauté qui se situe à Notsé au Togo, car Ana Senties qui est une des sœurs de l’Assomption nous a dit que ces gens avaient besoin d’aide. Sœur Ana est déjà allée là-bas et nous a montré des photographies du village et de ses habitants. Nous avons découvert à quel point les conditions de vie de ces gens sont rudimentaires en comparaison avec les nôtres.

D’après les sœurs de l’Assomption qui vivent là-bas et qui vont nous servir d’intermédiaires, le village aurait besoin d’un pont car les élèves de l’école primaire ne peuvent pas se rendre à l’école par temps de pluie puisque la piste devient impraticable. De plus, leur jardin potager est très pauvre et la fourniture de matériel agricole (houes, machettes, arrosoirs etc.) ou de semences serait la bienvenue.

Alors, c’est apparu comme une évidence, même si notre objectif premier n’est pas d’assister matériellement ces gens, ils ont quand même besoin d’aide financière.

Après réflexion et concertation, la classe a donc décidé de demander à la Région Rhône-Alpes une subvention intitulée « Solidarité internationale : passeport solidaire » et deux élèves se sont rendus le 20 février à un séminaire organisé par le Conseil Régional sur ce sujet. L’atelier intitulé « Comment monter un projet à l’international ? » nous a beaucoup aidés et confortés dans nos intentions.

Voici, en résumé, les conseils à suivre pour monter un projet de solidarité internationale :

  1.       Bien s’entourer de compétences et d’expertises  (associations, collectivités, établissements scolaires etc.) afin de bien monter son projet et de partir de son environnement proche.
  2.      S’interroger sur ses objectifs et ses attentes, et les partager.
  3.     Choisir la modalité la plus adaptée à son projet, ses objectifs et ses capacités

Enfin, nous avons décidé de communiquer sur notre projet solidaire en organisant un salon du tourisme durable au CDI en mai prochain.

Bien plus qu’un soutien financier, nous voulons que notre projet soit un véritable échange humain !

Soline Chamey et Betül Rayman (2de 4)

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)

Qui est Nnimmo BASSEY ?

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Nnimmo Bassey a grandi au Nigeria et a vu de grandes sociétés pétrolières causer de nombreuses pollutions. Cela a  beaucoup influencé sa vie et il a  décidé de défendre les droits de l’homme et de l’environnement, les deux étant intimement liés. C’est un poète, un écrivain et on peut le qualifier d’activiste  dans la mesure où ses activités sont militantes.

Il pense que la situation de l’Afrique n’est pas désespérée et que les populations peuvent encore réagir. Ses actions sont très vastes : il échange avec les villageois touchés par la pollution et la pauvreté afin de partager ses connaissances et organiser une résistance.

Beaucoup de défis l’attendent : combattre les multinationales et les gouvernements corrompus (il a parfois fait de la prison ou été interdit de voyage) ainsi que la violence. Beaucoup de jeunes, en effet, combattent les répressions policières par la violence mais ce n’est pas une solution à long terme. Il croit que seul le dialogue peut apporter une solution durable.

Concernant les multinationales, la communication est extrêmement difficile (surtout avec les entreprises pétrolières). Par exemple, en 1995, des militaires britanniques incendièrent un village entier pour pouvoir garder le monopole de l’exportation de l’huile de palme. De plus, il critique les « fausses solutions » des gouvernements qui ne font que repousser la prise de décisions.  Les vraies solutions ne peuvent venir que des forces civiles, qu’elles soient locales ou internationales. Dans cette perspective, il construit actuellement des groupes communautaires pour l’environnement et les droits de l’homme.

Quelles sont ses actions en cours ?

  • Afin de lutter contre la faim dans le monde, il préconise l’obtention d’une indépendance alimentaire ;
  • il tente de lutter contre la première cause du réchauffement climatique : les énergies fossiles (transports, usines…). Il faut que les gouvernements investissent dans les énergies renouvelables, que les étudiants/chercheurs inventent de nouvelles solutions…. L’être humain a les moyens de faire cela ;
  •  il demande aussi aux actionnaires des grandes sociétés comme Shell ou Total de vendre leurs actions afin de montrer qu’ils s’opposent à leurs pratiques.

En quoi ses actions ont-elles conduit à une prise de conscience écologique ?

  • Beaucoup de formations, d’actions pédagogiques sont organisées dans les villes et villages afin d’informer et prévenir les populations. Des campagnes sont menées  auprès des gouvernements pour stopper  la contrebande et les  vols de barils (+ de 400 000 par jour) ;  il faut aussi surveiller les  pipe-lines et les frontières ;
  •   depuis 20 ans, il a ainsi pu noter de grands changements dans le comportement des gens. Certains, même les plus pauvres et les plus faibles osent parler, partager leurs connaissances, témoigner lors de procès, dire non, car lorsque l’eau est polluée, cela devient pour eux une question de vie ou de mort !

Sait-on  qui a proposé sa nomination au Prix Nobel Alternatif ?

Non, car il y a beaucoup de personnes et de  très bons projets parfois méconnus et c’est très difficile de choisir. Il y a quatre gagnants par an : le 1er obtient le titre, ce qui l’aide à valider ses projets et les trois autres reçoivent 50.000 euros.

Il en est très fier mais sa plus grande victoire reste l’engagement des plus démunis.

Les prix qu’il reçoit ne sont pas une reconnaissance personnelle, il pense à tous ceux qui se battent aussi avec courage. Cependant, grâce à ses actions il y a des progrès avec les tribunaux, ils écoutent et prennent plus souvent leur défense qu’auparavant. Ses paroles ont plus de poids.

De plus, Nnimmo Bassey possède beaucoup d’amis dans le monde qui l’aident et le soutiennent malgré les menaces quotidiennes.

Enfin, des événements comme le festival Mode d’emploi sont très importants car ils permettent de faire avancer les choses. A l’inverse, la télévision (la publicité notamment) est un outil de mondialisation qui a un mauvais effet en créant une césure générationnelle : les jeunes sont attirés par les villes, lieux de consommation, donc de pollution et rêvent d’une vie meilleure, qu’ils ne pourront jamais avoir.

 

Anaïs Martin  2de3

 

Rencontre avec un homme d’exception : Nnimmo Bassey

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Il est impressionnant de rencontrer quelqu’un d’aussi important que Nnimmo Bassey. D’une part, à cause de sa taille imposante mais surtout parce qu’on ne rencontre pas souvent un homme ayant reçu le prix Nobel alternatif (en 2010) ! Un homme qui s’est dressé contre les multinationales (comme Shell contre laquelle il a remporté un procès en 2010) et contre son propre pays dont les dirigeants sont corrompus et où il est difficile d’exprimer son opinion. En effet, au Nigeria, ce sont plus les exploitants européens qui sont au pouvoir que les Nigériens eux-mêmes. C’est une des choses que Nnimmo Bassey dénonce dans ses livres.

A la médiathèque de Villefranche, c’est une étudiante qui menait la conférence. Nnimmo Bassey, assisté par une traductrice car il ne parle pas français, a sympathiquement répondu à toutes les questions que nous avons pu lui poser. Voici maintenant, un petit résumé de celles-ci et de ses réponses.

Il est activiste, écrivain et poète et ces trois fonctions sont liées pour lui. Il agit à travers ses livres et ses actions humanitaires. A ses yeux, l’environnement est une question  politique et il dénonce le fait que les politiciens ne la prennent pas assez au sérieux. Mais M. Bassey souligne bien le fait que «  l’Afrique n’est pas une situation désespérée ». Cet homme parle en connaissance de cause. Ce n’est pas un théoricien,  il a vécu certaines des atrocités décrites dans son livre  To cook a continent et il a déjà fait de la prison pour ses propos jugés trop véhéments. On pourrait le comparer à Gandhi non seulement pour cette raison mais aussi parce qu’il nous a dit que la violence ne faisait en rien avancer les choses et que la non-violence était la meilleure des solutions.

Il pense également que les conférences sur l’environnement comme celle qui a eu lieu à Copenhague en 2009 sont inutiles car elles n’apportent aucune solution (c’est d’ailleurs une idée qui est revenue le lendemain quand nous l’avons revu au festival Mode d’Emploi à l’hôtel de la Région à Lyon).

L’écrivain nous a aussi appris que nous, en tant qu’occidentaux, pouvons agir en faisant comprendre aux sociétés comme Shell que nous ne sommes pas d’accord avec les procédés honteux de ces multinationales car « parler amène le progrès ».

Quant à sa plus grande victoire, elle est morale. Constater que des gens qui n’osaient pas s’exprimer peuvent à présent vaincre leur peur et s’opposer engendre une joie supérieure à celle ressentie lors du procès gagné contre Shell au tribunal de La Haye en 2010. Peu avant la fin de la conférence, il nous confia que les problèmes de droits humains sont liés à des changements climatiques et que nous ne surpassons en rien la nature. Au contraire, nous lui devons le respect, et  il ne faut pas oublier que la planète a des droits. C’est sur cette note juste et poétique que Nnimmo Bassey mit fin à conférence.

Rencontre avec un homme 2 (1)

Mais avant de partir et, à la demande de notre professeur d’anglais Mme Chapuis, il nous a lu en rythme un de ses poèmes, en nous demandant d’en chanter le refrain. En voici quelques extraits:

The heavens are open

Above our heads

Toasted dreams in

In a scrambled sky

A million black holes

In a burnt out sky

Their pipes may burst

But our dreams won’t burst

We thought it was oil

But it was blood

They may kill all

But the blood will speak

They may gain all

But the soil will RISE

…………………

We are the living

Long sacrificed

We thought it was oil

But it was blood

A méditer donc…

Samuel Voldoire (seconde 3). Cette rencontre s’est effectuée dans le cadre des cours d’ECJS (M.L.Dumas) et d’anglais (S. Chapuis) en collaboration avec le CDI.

 

 

 

L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

L’aménagement de l’éco-quartier 2

L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

L’étude de l’aménagement d’un territoire de proximité exigée en début d’année par le programme de première en géographie a porté cette année sur le projet d’éco-quartier Monplaisir-La Quarantaine à Villefranche Sur Saône, territoire délimité  au nord, par la Rue Schumann, au sud par la rue de la Quarantaine, à l’est par le Rue Michel Picard et enfin, à l’ouest par la Rue Monplaisir.

EcoQuartier - plan

Cet aménagement en est encore au stade de projet. Néanmoins,  son  étude est pertinente car il permet de mettre en lumière :

  •  qui réfléchit et agit pour aménager cette portion de territoire urbain ;
  •  dans quel esprit, il s’inscrit ;
  • quelles peuvent être les résistances à sa genèse.

Par ailleurs, notre établissement étant labellisé éco-responsable, cette étude de cas, s’inscrit  parfaitement dans le champ de la réflexion sur les enjeux du développement durable. En réalité, à travers le prisme de cet aménagement, c’est aussi une réflexion plus globale sur l’espace urbain qui s’impose, à savoir :

  • ses dynamiques avec la recomposition de son centre ;
  • son accessibilité ;
  • les moyens de transport ;
  • la requalification des friches industrielles.

Il s’agit également de tenir compte des héritages du passé et de mettre en valeur des bâtiments ou des façades qui revêtent une dimension patrimoniale. Enfin, cet aménagement s’inscrit dans un  contexte : celui de la densification voulue, planifiée de Villefranche pour mettre un frein à l’avancée du front urbain et à la péri-urbanisation, responsable d’un véritable mitage des espaces agricoles environnants. Ainsi, le SCOT du Pays Beaujolais (1), révisé en 2009, au vu de la croissance démographique jusqu’en 2030, a estimé  nécessaire d’édifier plus de 40 000 logements. Quant au PLH (2) de Villefranche, il prévoit de construire 1 0 000 logements  avec 20% de sites requalifiés.

C’est à ce titre que le quartier  Monplaisir-La Quarantaine a été classé « territoire à enjeu » par le PLU(3) (au même titre que le quartier de la gare, La zone Ampère, les Halles ou site de Blédina qui devrait migrer d’ici 15 à 20 ans hors du centre). Le PLU a pour objectif d « étendre le centre-ville et de valoriser le patrimoine urbain au-delà des voûtes du viaduc de la voie ferrée ». « Il s’agit également de recomposer  un véritable quartier mixte accueillant de nouveaux habitants, des équipements associés et des services, notamment des activités tertiaires, de loisirs et de commerce ».

Ce quartier semble avoir été  longtemps honni  et marginalisé comme en témoigne la toponymie. D’abord, espace de relégation pour les pestiférés au XVIème siècle, date à laquelle, il a accueilli un hôpital érigé  en dehors des murailles de la ville et ce, jusqu’en 1728. Ensuite, l’hôpital se délabre avant d’être cédé au dénommé Etienne Tournier qui y fonde une blanchisserie. A la fin du XVIIIème et début XXème, ce quartier est coupé de l’hypercentre par l’implantation de la voie ferrée qui constitue une césure dans l’espace urbain, un axe de dissymétrie. C’est alors un quartier  à vocation productive, industrielle et artisanale qui accueille des ateliers mécaniques,  textiles notamment l’entreprise Marduel, centenaire, puis, l’usine à gaz d’EDF,  ou encore, les cartonnages de l’entreprise Fedry.

–          Pourquoi changer aujourd’hui de regard sur  l’avenir de ce quartier ?

Incontestablement, c’est sa faible densité d’occupation, la présence d’espace disponible, de bâtiments désaffectés  à un moment où la ville cherche à se re-densifier, la volonté d’étendre le centre et ses commerces hors du centre historique, la proximité du pôle d’échange autour de la gare et la volonté de promouvoir des modes de transport doux. En outre, conformément au plan Environnement de Villefranche (Agenda 21) ou plus précisément, l’engagement n°2, il s’agit de mettre en œuvre « des politiques de développement, d’aménagement et de l’habitat durables ».

Ainsi, d’ici dix ans, ce quartier une fois dépollué, cédera la place à un éco-quartier d’une surface approximative de 9 ha articulé autour d’un parc urbain permettant de réduire les surfaces imperméabilisées, des logements privatifs et locatifs avec une servitude de 20% de logements sociaux conformément à la loi SRU . Les énergies renouvelables seront largement mobilisées grâce au cahier des charges des constructions. Les fonctions de ce quartier seront mixtes habitat/emploi/ loisirs. Un multiplex cinématographique mais aussi l’implantation de bureaux et de commerces au rez-de-chaussée des bâtiments résidentiels devraient créer une centaine d’emplois. La diversité des programmes d’habitat vise l’accueil de personnes âgées et de revenus variés. Enfin, la gouvernance du projet est censée permettre la prise en compte des avis des habitants et des riverains actuels puisque la mairie a voulu que ce soit une zone d’aménagement concertée.

Néanmoins, si les trois piliers du développement durable semblent en théorie parfaitement intégrés, il reste encore bien des zones d’ombre dans ce projet : à l’heure actuelle, son coût n’est pas encore définitivement estimé et des résistances subsistent quant au déménagement des occupants actuels des logements  qui se sont réunis en collectif. Le transfert notamment de la mosquée située rue de la Quarantaine n’est pas possible faute de place disponible ailleurs. ..Il semblerait que le pilier social ait du mal à s’harmoniser avec les deux autres ! Affaire à suivre.

Mme Dumas, professeur d’histoire géographie au lycée.

SCOT : schéma de cohérence territoriale

PLH : plan local d’habitat.

PLU : Plan local d’urbanisme qui remplace depuis 2000 le POS (plan d’occupation du sol)

Aide humanitaire et lutte contre le réchauffement climatique : même combat pour les élèves de 5ème 8

« C’est souvent l’image d’un ours polaire hagard sur un pan de glace rétréci qui symbolise l’impact  des changements climatiques. Comme si, hélas les hommes n’étaient pas eux aussi, et au premier chef, affectés par ce phénomène… Parce qu’ils agissent sur les causes fondamentales de la malnutrition (l’insécurité alimentaire, l’accès à l’eau réduit), les changements climatiques viennent grossir les rangs des victimes de la malnutrition. Résultat : on estime que la sous-nutrition infantile sera de 20% supérieure à ce qu’elle aurait été en l’absence de changement climatique d’ici 2050. Aujourd’hui, la sous-nutrition tue 10 000 enfants par jour. Combien seront-ils demain si nous ne faisons rien aujourd’hui ? »

Nous avons trouvé ces mots sur le site d’Action contre la faim : http://www.actioncontrelafaim.org et avons décidé d’agir concrètement pour aider les gens qui souffrent de la faim en récoltant de l’argent mais aussi en sensibilisant nos concitoyens au réchauffement climatique dont les pays en voie de développement sont les premières victimes.

« Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes exposées aux catastrophes dites « naturelles » a triplé. Les pays en voie de développement sont les plus touchés, tant par la fréquence de ces désastres que par le nombre de victimes. Une personne sur 19 est affectée dans ces pays, contre 1 personne sur 1500  dans les pays riches ! D’ailleurs, ce sont souvent les pays ou populations qui émettent le moins de carbone  qui, injustement, souffrent le plus des changements climatiques. »

Dès l’automne, les élèves de 5ème 8 se sont mis à l’action.

« En novembre 2011, nous avons eu le projet de réaliser des cartes de vœux. Sur du papier recyclé, nous avons illustré des slogans que nous avions recherchés sur le thème du développement durable et de l’entraide. En voici quelques-uns : « partageons nos cadeaux, partageons nos richesses », « préservons la nature notre plus beau cadeau » ou encore « la terre est lourde, portons là ensemble ». Nous avons vendu ces cartes au marché de Noël écolo, bio et équitable et avons récolté une belle somme d’argent (169,44 €) que nous avons décidé d’envoyer à Action contre la faim. Pourquoi avons-nous choisi cette association ? Parce qu’elle explique bien le lien entre la dégradation de l’environnement et l’augmentation de la sécheresse et de la malnutrition. Nous avons d’ailleurs travaillé sur cela dans notre programme d’histoire-géographie. Envoyer ce chèque à Action contre la faim est une façon pour nous de soutenir leur engagement et de les remercier. »