Une femme d’exception à Mongré

Rencontre philosophique et sociale au CDI

Dans le cadre des cours de philosophie et d’économie de terminale, les classes de TLES2 et TES1 ont eu la chance de rencontrer Cécile Renouard, lors d’une conférence qui a eu lieu le 22 mars 2012 au CDI.

Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption, diplômée de l’ESSEC (grande école de Commerce) et docteur en philosophie est l’auteur de plusieurs ouvrages. Dans ses travaux, elle s’interroge sur la responsabilité sociale et écologique des agents économiques. C’est dans cette démarche interrogative qu’elle parcourt le monde depuis une vingtaine d’années et effectue des enquêtes dans de grandes entreprises.

Une religieuse qui travaille avec Total et Danone étonne ! Pourtant cette démarche est logique sachant que ses recherches ont pour but d’améliorer les relations entre populations locales et entreprises internationales et de contribuer à une réflexion sur les conditions d’un partage durable et équitable de la richesse créée.

C’est à la suite d’études sur le terrain qu’elle a observé que les firmes étrangères s’installent dans un pays en développement sans savoir comment se comporter avec la population locale. Ce problème engendre souvent des différends avec les autochtones en raison des inégalités créées. Mais en quoi consistent ces inégalités et quels problèmes présentent l’implantation des firmes dans des pays en développement? Plusieurs aspects sont ici à prendre en compte: le développement durable (dans toute la complexité du terme) et la responsabilité des entreprises. L’expression « développement durable » comprend ici aussi bien la gestion interne de l’entreprise que son rapport avec ses parties prenantes locales et l’environnement. L’enjeu est donc de taille et les entreprises rencontrent une multitude de problèmes à gérer! Dans leurs rapports aux populations locales, la question est ambiguë: d’une part les entreprises doivent, en s’installant dans un pays, être en règle avec les autorités, et d’autre part elles se doivent de gérer leur intégration dans la société locale. Parfois l’univers de l’entreprise reste très externe à la vie locale, et ne propose guère d’emploi à la population. Des accords sont passés avec l’Etat en question au sujet des mesures sociales, économiques et environnementales à respecter. Dans le cas de pays en voie en développement, l’Etat rencontre parfois des difficultés à imposer aux entreprises des mesures strictes (soit en raison d’une corruption interne à l’Etat soit à cause de la fragilité du gouvernement). Les responsables des firmes – notamment les entreprises extractives – passent dans certains cas des accords à l’amiable avec les dirigeants des différentes communautés, ce qui peut entrainer des pratiques clientélistes qui  engendrent des inégalités de richesse au sein des populations locales et divisent les individus. Même le développement d’infrastructures bénéfiques aux populations peut avoir des effets ambivalents. D’un côté, les écoles ou établissements médicaux sont nécessaires dans ces pays et peuvent être une façon pour ces firmes de se faire accepter par les populations. Mais de l’autre, les entreprises dépassent souvent, dès leur installation, leur domaine de compétence en remplaçant les pouvoirs publics défaillants sans assumer ce qui relève de leur responsabilité à l’égard des conséquences négatives, directes et indirectes, de leur activité : pollution, nuisances, transformations sociales, etc.

Cécile Renouard dénonce l’approche imprécise de ces entreprises lorsqu’elles abordent la question de développement durable. Comment savoir si elles recherchent une croissance durable de leurs activités, gage de maximisation du profit pour les actionnaires, ou une contribution éthique à leur aire d’influence ; quelle est donc la responsabilité de ces firmes ?

Sœur Cécile et ses collègues sont ainsi intervenus au Nigeria, en Indonésie et en Inde dans l’optique d’améliorer les liens entre les populations locales et  les firmes.

Dans le cadre professionnel ainsi que dans sa vie personnelle, Sœur Cécile s’intéresse à la qualité du lien social. Le bonheur et le bien-être sont en effet fortement conditionnés par la qualité des relations humaines. À la suite de ce constat, et dans la ligne de travaux d’économistes et de philosophes comme Amartya Sen et Martha Nussbaum, un nouvel indicateur a été mis au point. Il se base sur des critères innovants et cherche à mesurer la qualité des relations humaines. Nommé « indicateur de Capacité Relationnelle »,  il rappelle que ce qui rend heureux est la qualité des relations humaines.

Dans ses différents ouvrages Cécile Renouard propose avec réalisme et optimisme des solutions alternatives à l’économie capitaliste du monde. Le modèle contemporain semble s’asphyxier de lui même, aussi est-il logique de s’interroger sur les actions à entreprendre pour reprendre en main cette situation qui nous échappe, pour favoriser un vivre-ensemble durable pour tous.

Ses différents ouvrages traitent d’économie et d’éthique et sont parfois co-écrits par des spécialistes de divers secteurs. En décembre 2008, en pleine crise financière, Cécile Renouard et d’autres personnalités sensibles à l’avenir économique se sont réunies dans le but de proposer des réformes du capitalisme contemporain. Qu’ils soient mathématiciens ou chefs d’entreprises, philosophes ou praticiens des marchés financiers, ils se sentent concernés par le futur de notre économie. De ce fait, différents sujets ont été abordés et regroupés dans l’ouvrage : Vingt propositions pour réformer le capitalisme, 2012 (3ème édition) aux éditions Flammarion. Aujourd’hui, la situation est en effet extrêmement préoccupante, mais quelles sont les actions menées pour l’améliorer ? Est-ce la remise à flot des banques aux frais des contribuables ? Quel avenir ces manœuvres économiques nous promettent-elles? Pour les différents auteurs de cet ouvrage (Gaël Giraud, Cécile Renouard…) il faut proposer de réels changements, quitte à bouleverser l’ordre contemporain. Il s’agit par exemple de proposer un contrôle financier et extra-financier des entreprises (proposition 3) ou encore d’établir une finance au service de l’économie (proposition 10). Ces propositions, loin d’être utopistes prennent en compte la question de l’environnement. L’avenir ne peut pas contourner l’écologie, non pas parce que c’est « la mode » mais parce que ce sera une composante inéluctable de l’économie. De ce fait sont proposées de nombreuses alternatives, telles que « intégrer les impacts environnementaux et sociaux des entreprises dans l’analyse financière et dans l’investissement » (proposition 4). Cet ouvrage montre qu’un avenir est possible pour l’économie et qu’il s’agit juste de trouver la voie ou les voies qui assureront un équilibre pérenne.

Il était donc intéressant, lors de cette rencontre, de voir que s’engager dans la religion et être actif dans le milieu de l’économie et des multinationales n’est pas incompatible! « Bien au contraire! » semble nous dire Cécile Renouard dans un sourire.

Les élèves ayant participé à l’échange tiennent à remercier Cécile Renouard de sa visite à Mongré et des moments d’échanges partagés

Alix Bougain et Christelle Laplanche

Une piscine HQE


Mercredi 14 septembre 2011, dans le cadre de l’étude d’un aménagement de proximité en géographie, la classe de première L/ES2 visita le chantier de la nouvelle piscine Saint-Exupéry. Cette visite se déroula sur deux heures au cours desquelles la classe a été scindée en deux groupes, l’un visitant le chanter tandis que l’autre s’entretenait avec M. Spinler, ingénieur et responsable de l’environnement Algéco.

La décision de ce nouvel aménagement s’est imposée lorsque l’on s’est aperçu que l’ancienne piscine, vieille de 42 ans, n’était plus aux normes et que sa capacité d’accueil était trop petite par rapport aux besoins de la population. Enfin construite à une époque où l’énergie était peu chère, elle est devenue trop énergétique. Les élus ainsi que le maire ont pris la décision, il y a de cela deux ans, de faire construire un nouveau centre nautique susceptible de répondre aux attentes environnementales, humaines et économiques.
Un appel à candidature fut envoyé à plusieurs ateliers d’architecture où seuls trois critères ont permis de les sélectionner, celui des préférences ( ce qu’ils favorisent en matière de construction ), des compétences ( ce qu’ils savent construire ) et des références ( ce qu’ils ont déjà construit ). Ensuite, un concours a permis de les choisir.

Sur le plan environnemental et économique, la question de la consommation d’énergie est devenue le défi à relever. En effet, une piscine représente dix pour cent de l’énergie de la commune. Le nouveau bâtiment sera donc conçu de manière que le chauffage, l’éclairage, le filtrage et le pompage de l‘eau soient des plus avantageux possible autant économiquement qu’au niveau environnemental. La piscine bénéficiera d’un toit végétal en pente, de panneaux solaires photovoltaïques et d’une orientation spécifique qui facilitera l’entrée de la lumière extérieure. L’eau de pluie sera également récupérée grâce au toit en pente dans le but de nettoyer la voirie.
On peut noter aussi que le confort acoustique et la qualité sanitaire de l’air ambiant (odeur de chlore) seront des cibles privilégiées dans le cadre de ce chantier vert.
Par conséquent, ce nouveaux centre sportif s’est astreint aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale).

L’accessibilité de ce nouveau site sera malheureusement restreinte comme l’ancien. Il ne sera ouvert que pour des usages associatifs, scolaires et pour des compétitions, il n’y aura pas non plus d’élément ludique.
La plus grande piscine de deux mètres cinquante de profondeur est adaptée aux sports tels que le water-polo et la nage synchronisée mais pas pour la plongée, et la petite piscine en pente, à l’apprentissage de la natation par exemple.
À propos de l’accès aux zones de stationnement, il y aura un parking gratuit d’environ une soixantaine de places en face du site, à usage publique et un parking réservé au personnel dans l’enceinte du centre sportif.

En ce qui concerne l’ancien bâtiment jugé obsolète, il ne sera pas détruit mais probablement reconverti vers un autre usage sportif une fois la fosse comblée.

Nous remercions nos deux accompagnateurs, Mme Dumas et M V. Claire ainsi que M. Spinler de la mairie de Villefranche sur Saône, qui ont aimablement partagé leur temps avec nous.

Gamel Jennifer 1èreL/ES2
Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

Aménager un territoire

Mercredi 14 septembre 2011, la classe de 1ère L / ES2 de Mme DUMAS est allée sur le chantier en cours de la nouvelle piscine de St EXUPERY à Villefranche-sur-Saône, afin de mieux comprendre comment s’organise l’aménagement d’un territoire.


–    Pourquoi refaire une nouvelle piscine ?
Tout d’abord, la piscine de St Exupéry a une quarantaine d’années ! Le bâtiment et les équipements vieillissent. De plus, la piscine accueille de plus en plus de monde et n’est plus aux normes. Contrairement au Nautile, cette dernière est privée, ce qui signifie qu’elle accueille uniquement des clubs de natation, water-polo, … ainsi que des établissements scolaires.
–    Comment choisir un projet adéquat ?
Pour commencer, il faut se poser différentes questions afin de cerner le projet d’aménagement selon les besoins de la Commune.
Il ne faut pas construire n’importe où et n’importe comment ! En effet, la piscine a été bien réfléchie :
o    le côté pratique pour les usagers : sa proximité des établissements scolaires, des transports en commun ;
o    le côté technique et notamment une prise en compte de son implantation par rapport aux assainissements par exemple.
–    Que définir avant de commencer ?
Avant de commencer, il faut savoir ce que l’on veut, il faut donc établir un cahier des charges avec des priorités à donner aux différentes demandes.
Parmi les 14 cibles répertoriées, les 4 plus importantes sont :
o    La gestion de l’énergie
o    Le confort thermique
o    Le confort acoustique
o    La qualité sanitaire de l’air
–    Qui décide ?
Le groupe de décisionnaires, composé d’élus, va arrêter le « programme » le plus adéquat au Centre municipal. Il y a plus de 40 dossiers de cabinets d’architecture en compétition, dont seulement 4 retenus !
On compare ensuite les 4 projets avec ce que l’on attend. L’architecte qui aura respecté au mieux le cahier des charges sera choisi. Le suspense est à son comble jusqu’au bout puisque les projets restent anonymes et son numérotés.
–    Quelles différences avec l’ancienne piscine ?
La nouvelle piscine est moins profonde, mais il y a deux bassins aux normes pour plusieurs sports tels que la natation synchronisée, ou encore le water-polo. De plus, elle est discrète et se fond dans l’environnement.
–    Une piscine plus écologique ?
Avec la participation d’un bureau spécialisé dans l’environnement, la piscine se veut plus écologique. C’est un chantier « vert », aux normes HQE (= Haute Qualité Environnementale). L’eau de pluie est récupérée grâce à un toit en pente et les déchets sont gérés pour un confort olfactif.
–    L’aménagement du parking ?
Le parking compte désormais 60 places, mais ce n’est pas une priorité car la piscine est privée.
–    Que va devenir l’ancienne piscine ?
La décision n’est pas encore prise, mais le bâtiment sera conservé et son usage restera dans le cadre sportif.

Pour conclure, la nouvelle piscine est un grand projet, le plus grand de ces 6 dernières années dans l’Agglomération de Villefranche. Le budget s’élève à plus de 11000000 d’euros. La construction ayant commencé fin 2010 s’achèvera en juin 2012.

Un grand merci à Madame DUMAS pour cette sortie, ainsi qu’à notre accompagnateur. Merci également aux Chefs de projet de nous avoir accueillis et consacré du temps.
Céline Akoum.
Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

Visite du chantier du centre nautique St Exupéry

 Le mercredi 14 septembre 2011, les élèves de  1°LES2 sont allés visiter le chantier du centre nautique St Exupéry avec leur professeur Mme DUMAS. Ils ont eu une heure d’explications sur le projet ainsi que des réponses aux questions qu’ils se posaient par rapport à celui-ci.
Un nouveau centre nautique a été créé car l’ancienne piscine Saint-Exupéry, âgée de plus de quarante ans, est devenue obsolète, de moins en moins performante et énergivore. Elle ne répondait plus aux besoins des utilisateurs de plus en plus nombreux.
Les élus du conseil municipal arrêtent un projet pour nouveau centre nautique. Pour décider quelle entreprise d’architectes va faire ce projet, il y a un concours. Chaque entreprise participante reçoit le programme, sur lequel est inscrit uniquement ce qu’il doit y avoir dans le centre nautique, c’est-à-dire le nombre de bassins et leur taille, le nombre de vestiaires, les locaux techniques, etc. Sur les quarante entreprises, qui ont produit des esquisses par rapport au projet, seulement quatre d’entre elles sont retenues. Pour le choix final, les noms des entreprises sont dissimulés et renommés (projet A, projet B, projet C, et projet D). Pour choisir, les élus doivent remplir une grille avec un code couleur (de vert foncé à rouge). Et en fonction de la satisfaction par rapport aux points principaux à respecter, la couleur varie. Plus il y a de vert, plus le projet est bon. Dans le cas du centre nautique, c’est le projet D qui répond le plus aux critères, le seul point à revoir était la gestion de l’entretien.     Le maître d’œuvre est celui qui crée et pense l’aménagement du centre nautique à partir du programme (aspects, luminosité, placements, etc.). Il annonce aussi le prix approximatif du projet.     D’ailleurs, c’est le plus gros projet du mandat municipal ; environ 10millions d’euros. Plus le projet est pensé en amont et plus, il sera réussi.
Ce nouveau centre nautique aura exactement la même fonction que l’ancien. Il ne sera pas ouvert au public. Il sera privatisé pour les établissements scolaires, les clubs, les associations et les compétitions. Contrairement au Nautile, le centre nautique n’aura pas un usage ludique (par exemple les toboggans).  Il sera consacré à la nage, la natation synchronisée et le waterpolo. Il n’y aura pas de fossé pour les plongeons car la demande n’était pas assez importante. Le nouveau centre nautique sera plus grand, plus performant et avec de nouveaux équipements. Il y aura deux bassins de tailles différentes. Il y aura une dizaine de vestiaires, des locaux techniques ainsi qu’une salle de réception et des gradins près du grand bassin pour les compétitions. Étant un aménagement municipal, le centre nautique devait se situer sur le commune. Le terrain, à côté de l’ancienne piscine, appartient à la commune, donc il ne fut pas nécessaire d’acheter un nouveau terrain. De plus ce terrain est proche des transports en commun et à proximité de ce qu’il dessert ; comme les établissements scolaires de Notre Dame de Mongré et de Claude Bernard. Ce terrain avait malgré tout une contrainte ; un gros tuyau d’assainissement de l’eau traverse le terrain, il est donc inamovible et les architectes ont dû en tenir compte dans leur projet.
Le centre nautique de Saint-Exupéry a une autre particularité, le développement durable est présent dans sa construction, puisqu’il relève des normes de construction HQE. Le bâtiment bénéficiera des apports naturels tels que le soleil qui apporte de la chaleur et de la lumière, ce qui allège un peu la consommation énergétique du bâtiment. L’eau de pluie  sera récupérée et réutilisée. Les principales consommations énergétiques du centre nautique sont la circulation de l’eau (le pompage), le chauffage et l’éclairage. Le centre nautique consommera 10% des énergies de la commune. Il répond aussi à des normes HQE (Hautes Qualités Environnementales). Il y a 14 cibles dans la vie du bâtiment et le confort des utilisateurs. Les cibles principales sont ; l’ écoconstruction (l’énergie), le confort (le confort hygrothermique, en lien avec la qualité de l’eau et le confort acoustique), la santé (qualités sanitaires de l’air, gaz chloré). Le développement durable a déjà commencé sur ce chantier vert, avec le tri des déchets et le recyclage dans des bennes prévues à cet effet.

Anne-Charlotte REYNAUD 1ère L/ES2. Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

L’aménagement de la piscine St Exupéry : un chantier vert.


Le nouveau programme de géographie en classe de première demande d’étudier un exemple d’aménagement du territoire de proximité. Les enjeux sont multiples : comprendre comment sont conçus, financés et réalisés les aménagements des territoires de proximité ; identifier les acteurs, les objectifs mais aussi, les enjeux des politiques d’aménagement des territoires.
L’étude de l’aménagement du centre nautique St Exupéry est pertinente à plus d’un titre. Il se situe effectivement dans l’immédiat voisinage de Mongré et concerne les élèves qui utilisent les locaux de la piscine dans le cadre de l’EPS. En outre, il s’agit d’un projet HQE dont la réalisation se plie à un référentiel haute-qualité environnementale. C’était donc l’occasion de faire comprendre aux élèves que le développement durable est désormais la préoccupation non  seulement des régions mais aussi des communes et que, par ailleurs, le développement durable fait désormais partie intégrante de l’aménagement du territoire. La construction de la piscine St Exupéry s’inscrit effectivement dans un projet global celui du Plan Environnement et Développement Durable (= Agenda 21) qui engage la municipalité de Villefranche autour de 5 engagements, 17 objectifs et 67 actions  concernant la préservation de l’environnement, le bien-être des habitants, la lutte contre le réchauffement climatique et le développement durable.
Agée de 42 ans, la piscine préexistante était devenue obsolète. Il convenait de renouveler les équipements mais aussi, de reconfigurer un bâtiment devenu vétuste et surtout, très consommateur en énergie puisqu’il avait été construit à une époque où l’énergie était bon marché et où on ne se préoccupait pas des enjeux du développement durable.
Les acteurs qui contribuent à la réalisation de ce projet sont nombreux. L’initiative relève d’abord du maire et de son conseil municipal. Un concours a été organisé auprès de cabinets d’architectes avec un cahier des charges précis, assorti d’un  budget global. Au final, un seul projet a été retenu, celui de l’Atelier Arcos situé à Paris. Les travaux ont débuté en Août 2010 et se termineront en juin 2012. C’est le service bâtiment de la mairie qui pilote la construction, assisté du service environnement mais aussi de l’ADEME. Un cabinet d’expertise extérieur  privé se charge de vérifier à chaque étape les travaux et leur conformité par rapport aux normes HQE. Les futurs utilisateurs ont été également associés : le service des sports et loisirs a travaillé avec les clubs sportifs, les associations concernées par ce projet. Enfin, ce projet communal a été discuté par l’opposition qui aurait souhaité voir naître un projet intercommunal pour réduire le coût pour la commune de Villefranche (soit 10 000 000 euros ).
Cette étude de cas consacrée à un exemple d’aménagement  de proximité aura permis de montrer que la commune est le premier aménageur local, qu’un aménagement est une action concertée impliquant plusieurs acteurs publics et privés et qu’enfin, le développement durable est un concept opératoire y compris à l’échelle locale.

Mme Dumas Marie-Line, enseignante d’histoire-géographie au lycée.

La maison bioclimatique, la maison de demain ?

Les élèves de 3ème ont réalisé dans le cadre du cours de technologie avec J.M Chapel 12 maquettes de maisons bioclimatiques. Le travail s’est organisé de la façon suivante:
Etude préalable (extérieur, isolation, eau, chauffage, éclairage, énergies)
– le choix d’un thème de travail.
– les étapes (brainstorming, recherche documentaire, dossier documentaire, présentation orale)
Recherche et détermination de solutions
– constitution de 4 groupes autour d’un thème donné (énergies, électricité, chauffage, eau, isolation, extérieur)
– montage du dossier technique (plan, outils, matériaux…)
Production
« Au cours des différentes séances de technologie, après le choix du produit fini, nous avons travaillé à la création de notre maquette. Au fil des séances, nous avons évolué avec le matériel que nous avons nous-mêmes commandé chez Technology Service ou Polydis. Nous avons totalement créé nos maquettes et elles ont été exposées au CDI ! »

La politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise

Aménager et développer les territoires en France : comment concilier compétitivité, cohésion et développement durable des territoires ?

 En ECJS, nous avons travaillé sur la politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise.

Nos recherches nous ont permis de voir que l’agglomération lyonnaise présente de fortes disparités. En effet, celle-ci  doit compter avec des espaces présentant de nombreux indicateurs de précarité sociale et elle n’arrive pas à former un territoire homogène, cohérent. On remarque que Lyon présente de forts écarts entre les sous-ensembles urbains et le reste du territoire. Il y a une dissymétrie qui oppose une moitié Ouest plus aisée et une moitié Est plus précaire.

Cependant, la politique de la ville regroupe des outils juridiques et des moyens financiers pour s’efforcer de réduire ces écarts. Ces dispositifs agissent à travers l’urbanisme et l’architecture (rénovation des logements, requalification des espaces publics).

Nous pouvons évoquer deux exemples :

–          Premièrement, celui de la rénovation de la cité de la Duchère. Les travaux visent à sortir le quartier de son isolement. Ce projet a pour but aussi de répondre à la crise du logement en favorisant la mixité sociale.

–           Deuxièmement, la rénovation de la presqu’île de Lyon, entre Saône et Rhône permettrait d’accueillir 3000 nouveaux habitants à la fin des travaux. Un bassin, un pôle de loisirs, des logements sociaux et haut de gamme y seront construits. Ce projet se veut exemplaire en termes de développement durable et de mixité sociale.

Mais est-ce suffisant ? Il reste donc à inventer encore et à articuler bien d’autres outils dont certains en lien avec la lutte contre l’exclusion et la promotion de l’égalité des chances pour voir un jour ces fractures urbaines se résorber.

 Baloche Eugénie 2°5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie

Maison bioclimatique : Maison du futur ?

Cette année, chaque classe de technologie de 3ème a réalisé une maquette de maison écologique, produisant de l’énergie propre. L’une d’entre elle a été présentée par quelques-uns de ses constructeurs à Mongré au stand «Maison Bioclimatique», lors de la journée du 6 avril dédiée à l’environnement. Cette habitation utilise des éléments naturels pour obtenir une autonomie électrique et fonctionne grâce à des énergies renouvelables. La maison miniature est dotée de panneaux solaires, d’une isolation thermique à l’aide de briques et de laine de verre, d’un chauffage bio- thermique (énergie du sol captée), d’une éolienne, et d’un système de récupération d’eau de pluie. L’enthousiasme des élèves présentant ce projet, mais aussi des visiteurs du stand, marque un intérêt grandissant pour ces maisons d’un genre nouveau, mais aussi pour le thème des énergies renouvelables (au programme de physique de 3ème). Nous pouvons en déduire que notre habitat est voué  à évoluer vers ce style de maison.

Carole Aguilera,  élève journaliste à la journée du 6 avril

Le Colorado, histoire du pillage d’un fleuve

Le Colorado

Le Colorado

Le Colorado est un fleuve d’Amérique du Nord, long de 2 250km qui naît dans la chaîne des Rocheuses aux Etats-Unis et se jette dans le golfe de Californie au Mexique.

Le fleuve se trouvant en grande partie sur le territoire des Etats-Unis, les Américains y ont construit des barrages à partir des années 1930. Ces barrages servaient à apporter de l’eau et de l’hydroénergie dans les grandes métropoles californiennes. Ainsi le Colorado constitue 60 % des ressources en eau de la Californie et plus de 90 % pour la ville de Las Vegas.

Le Colorado, en plus d’être une source économique pour l’eau et l’hydroénergie, est aussi un lien politique car il sert de frontière entre les USA et le Mexique sur près de 20km.

Afin d’atténuer les inégalités, l’ALENA (accord de libre échange nord américain) a établi des règles de partage en 1994 mais cela n’a pas réglé les difficultés liées à la gestion de l’eau.

Le problème du partage des eaux du Rio Colorado entre les États-Unis et le Mexique n’est pas nouveau. Il remonte en fait à la fin du XIXe siècle, quand de grandes compagnies américaines ont commencé à aménager la plaine du fleuve, de part et d’autre de la frontière, pour former une vaste région agricole destinée à alimenter en fruits et légumes les grands centres de consommation de la côte.

Le problème s’est amplifié avec la croissance démographique de la « ceinture du soleil » qui a drainé les migrants du nord et de l’est du pays vers les centres urbains de la Californie, de l’Arizona et de l’Utah, en même temps que commençaient à se développer des villes situées du côté mexicain de la frontière. Au cours des années 1960, la mise en place des usines d’assemblage (maquiladoras) a provoqué un vaste mouvement de migration vers les cités frontalières, qui ont vu leur population décupler en quelques années. Or, malgré l’ampleur des disparités socio-économiques que l’on rencontre de part et d’autre de la frontière, les standards de vie dans ces villes influencées par la culture américaine font que la consommation d’eau augmente sans cesse, creusant ainsi le déficit hydrique d’une zone en plein développement.

Le problème n’est pas seulement économique mais aussi écologique. En effet, le Colorado ne peut quasiment plus atteindre le golfe de Californie ce qui engendre de graves conséquences sur la faune et la flore dans ce milieu désertique qui souffre déjà d’un manque d’eau terrible, pour la nature et pour les habitants.

Pour conclure, le Colorado est donc une ressource naturelle indispensable à la vie car il nourrit de nombreuses villes américaines, mais son exploitation crée de grandes disparités économiques et écologiques entre les Etats-Unis et le Mexique.

Alexis Hitte, Etienne Péquignot, Damien Ruet Blanchard (1ère ES2)

Travail réalisé lors des séances d’ECJS (C. Lecocq) au CDI.

L’eau : symbole de conflit au Moyen-Orient

L’eau est une ressource rare et très prisée.

Nous pouvons le constater en Egypte, avec le barrage d’Assouan et dans le conflit israélo-palestinien, avec le Tigre et l’Euphrate.

Construit au cours des années 60, inauguré en 1971, entré en pleine capacité en 1975, le barrage d’Assouan en Egypte a permis une meilleure irrigation des cultures, tout en autorisant la navigation touristique sur le Nil tout au long de l’année, sans parler de la production d’énergie électrique.

Face à la croissance démographique du pays, ce barrage a agi comme une véritable bulle d’oxygène.

Seulement voilà : au début de sa construction, il y avait seulement 30 millions d’habitants en Egypte. Actuellement, il y en a 67 millions; il y en aurait 86 millions en 2025, et 115 à 120 millions en 2040. Aujourd’hui, la quantité d’eau est de 900 mètres cube/habitant/an. Elle passerait à 674 mètres cube seulement en 2025.

En clair, la retenue d’eau est jugée insuffisante, d’autant plus qu’il faut tenir compte de la sécheresse en Afrique Orientale, qui a perduré durant plusieurs années consécutives. Entre 1979 et 1988, les précipitations étaient inférieures à la moyenne, entraînant la nécessité de puiser dans le lac Nasser. Au début de 1988, il ne restait déjà plus que 8 kilomètres cube de réserves utilisables entraînant ainsi une baisse tendancielle de l’alimentation du Nil…

Nés dans les montagnes d’Analie Orientale, apportant l’eau et la vie dans les plateaux et les plaines steppiques et désertiques de Syrie et d’Irak, le Tigre et l’Euphrate permettent l’extension du « croissant fertile » dans les zones les plus arides du pays. Malheureusement, ils sont source de conflit entre les trois pays riverains. A savoir : l’Irak, la Syrie, et la Turquie. Chacun désire préserver son avenir hydraulique en contrôlant les eaux dont il a besoin. Mais l’eau est devenue plus rare (sans pour autant atteindre la situation de pénurie) à cause des cultures irriguées, de plus en plus nombreuses ces dernières décennies. La discorde n’a pas toujours été présente pour le partage de ces deux bassins jumeaux car au début, ces deux fleuves ne faisaient qu’un (même entité territoriale: l’empire Ottoman).

Cependant, après la première guerre mondiale, ces deux fleuves sont devenus transfrontaliers, partagés entre les trois riverains. Le conflit n’a jamais cessé depuis…

En Egypte comme au Moyen-Orient, le problème reste le même : trop de monde pour trop peu d’eau. Malgré les nombreux aménagements hydrauliques mis en place, les mécontents sont toujours aussi nombreux, et le conflit est toujours aussi intense. On ne sait quand il s’arrêtera, et quand l’eau deviendra enfin une ressource accessible à tous de façon équitable…

Marie Boutry, Ella Jimbert, Célia Porcherot, Candice Pupat (1ère L-ES2)

Travail effectué lors des séances d’ECJS (C. Lecocq) au CDI.