Songdo, la ville de demain ?

Songdo

Songdo, une ville de Corée du Sud, écologique, intelligente, connectée devrait prendre vie en 2018. Le monde entier se pose encore beaucoup de questions sur l’aboutissement de ce projet.
Songdo représente la ville de demain, démarrée en 2000 avec un coût estimé à 35 milliards de dollars et financée uniquement avec des fonds privés provenant principalement de l’entreprise américaine Gale International. Si Songdo apparaît comme un exemple pour le futur, c’est aussi parce qu’elle possède pleinement les aspects écologiques et environnementaux qui est un très grand sujet d’actualité.

Écologique

Songdo est située à 65 kilomètres à l’Ouest de Séoul. Cette ville de 600 hectares avec une partie sur le front de mer est écologique car environ 40 % de Songdo seront composés d’espaces verts avec de la végétation sur les toits et un parc de 40 hectares inspiré de Central Park. Le recyclage des eaux provenant des éviers et lave-vaisselle permettra aussi de réduire considérablement le besoin en eau potable qui, demain, pourrait être un problème dans le monde entier. De plus, vous ne verrez jamais un camion- poubelle à Songdo car la ville possède un système de collecte pneumatique des déchets qui les envoie directement à la décharge à travers un réseau de tuyaux. Enfin cette ville réduira considérablement son émission de CO2, en partie grâce au système de taxi fluvial et d’un métro ne dégageant aucun gramme de CO2.

Économique et connectée

Songdo a pour objectif de devenir un centre d’affaires majeur d’Asie du Nord-est. Ellel devra accueillir à terme 65 000 habitants et offrir 300 000 emplois, ce qui permettra de désengorger Séoul qui est actuellement saturée. Cette action est possible par le biais d’un pont de 12,5 kilomètres reliant Songdo à l’aéroport international d’Incheon. Cette future ville est économiquement importante pour la Corée du Sud et également une ville connectée puisqu’elle est ubiquitaire, c’est-à-dire hyper-connectée. En effet, les habitants pourront consulter un médecin par Internet, accéder à l’intégralité des formulaires administratifs via l’écran plat de leur appartement.

Auray Brice, Charrasse Maxime, Merlin Théo Seconde 5
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Un projet de covoiturage en marche : comment aider notre planète à aller mieux ?

Un projet de covoiturage1

A l’occasion d’une réunion concernant l’élaboration d’un plan de déplacement inter administratif, nous nous sommes rendues, accompagnées de Mme Novales au siège de la Communauté d’Agglomération de Villefranche sur Saône. (La CAVIL).

La réunion à commencé par un tour de table permettant à chacun d’exprimer ses attentes ainsi que les problématiques rencontrées et les besoins particuliers. De nombreuses administrations et associations de l’agglomération de Villefranche étaient présentes. L’agence Auxilia, chargée de conseils imaginatifs en développement durable, nous a présenté son projet de mobilité sur le territoire, ses enjeux et ses objectifs. Celui-ci vise à rassembler les établissements (entreprises, administrations, scolaires, etc.) autour d’un projet fédérateur afin d’améliorer les conditions d’accessibilité aux zones d’activités. Pour beaucoup d’entre nous, la voiture reste le moyen privilégié pour se rendre au travail. Pourtant, l’idéal serait de favoriser des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Prix du carburant, pollution, sécurité (accidentologie sur les trajets domicile-travail), perte de temps etc., la voiture présente beaucoup d’inconvénients ! Ainsi, que ce soit pour des raisons de santé publique ou pour des motifs économiques et écologiques, il est urgent de chercher de nouvelles solutions.

Auxilia va procéder à une enquête sur la mobilité auprès de toutes les entreprises et administrations intéressées. Le questionnaire comportera un certain nombre de questions et en voici le document publié par la CAVIL :

DU 15 AVRIL AU 3 MAI 2013, UNE GRANDE ENQUÊTE SUR VOS DÉPLACEMENTS !

La Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône lance un Plan de Déplacements « Mobil.iZy » auprès des établissements du centre-ville et de la Zone Industrielle-Nord.

Ce plan de déplacements répond aux enjeux représentés par nos déplacements quotidiens, qu’ils soient des déplacements professionnels ou des déplacements domicile-travail. L’objectif de cette démarche est d’offrir à tous de nouvelles solutions en matière de déplacements, afin de les rendre plus sûrs, moins polluants et moins coûteux.

Comment faire ? C’est très simple ! Il suffira de répondre à une enquête à partir du lundi 15 avril. Pas de papier ni de perte de temps, tout se fait en ligne directement sur internet, une dizaine de minutes suffisent pour la remplir.

Nous comptons sur vous pour obtenir lors de cette enquête des réponses qui soient les plus justes possibles. Elles sont absolument nécessaires car c’est sur cette base que les propositions d’actions seront faites.

Bien évidemment, l’anonymat du questionnaire est préservé.

Un projet de covoiturage2

Cette réunion nous a confortées dans notre projet de covoiturage à Mongré et nous avons pu voir que beaucoup de personnes soutenaient ce projet, ce qui nous motive davantage.

En espérant que ce projet voie le jour, restons mobilisés pour notre planète en réduisant nos trajets quotidiens.

 Clémence Vérot (Tle S3) et Fanélie de Serres (Tle ES2)

L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

L’aménagement de l’éco-quartier 2

L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

L’étude de l’aménagement d’un territoire de proximité exigée en début d’année par le programme de première en géographie a porté cette année sur le projet d’éco-quartier Monplaisir-La Quarantaine à Villefranche Sur Saône, territoire délimité  au nord, par la Rue Schumann, au sud par la rue de la Quarantaine, à l’est par le Rue Michel Picard et enfin, à l’ouest par la Rue Monplaisir.

EcoQuartier - plan

Cet aménagement en est encore au stade de projet. Néanmoins,  son  étude est pertinente car il permet de mettre en lumière :

  •  qui réfléchit et agit pour aménager cette portion de territoire urbain ;
  •  dans quel esprit, il s’inscrit ;
  • quelles peuvent être les résistances à sa genèse.

Par ailleurs, notre établissement étant labellisé éco-responsable, cette étude de cas, s’inscrit  parfaitement dans le champ de la réflexion sur les enjeux du développement durable. En réalité, à travers le prisme de cet aménagement, c’est aussi une réflexion plus globale sur l’espace urbain qui s’impose, à savoir :

  • ses dynamiques avec la recomposition de son centre ;
  • son accessibilité ;
  • les moyens de transport ;
  • la requalification des friches industrielles.

Il s’agit également de tenir compte des héritages du passé et de mettre en valeur des bâtiments ou des façades qui revêtent une dimension patrimoniale. Enfin, cet aménagement s’inscrit dans un  contexte : celui de la densification voulue, planifiée de Villefranche pour mettre un frein à l’avancée du front urbain et à la péri-urbanisation, responsable d’un véritable mitage des espaces agricoles environnants. Ainsi, le SCOT du Pays Beaujolais (1), révisé en 2009, au vu de la croissance démographique jusqu’en 2030, a estimé  nécessaire d’édifier plus de 40 000 logements. Quant au PLH (2) de Villefranche, il prévoit de construire 1 0 000 logements  avec 20% de sites requalifiés.

C’est à ce titre que le quartier  Monplaisir-La Quarantaine a été classé « territoire à enjeu » par le PLU(3) (au même titre que le quartier de la gare, La zone Ampère, les Halles ou site de Blédina qui devrait migrer d’ici 15 à 20 ans hors du centre). Le PLU a pour objectif d « étendre le centre-ville et de valoriser le patrimoine urbain au-delà des voûtes du viaduc de la voie ferrée ». « Il s’agit également de recomposer  un véritable quartier mixte accueillant de nouveaux habitants, des équipements associés et des services, notamment des activités tertiaires, de loisirs et de commerce ».

Ce quartier semble avoir été  longtemps honni  et marginalisé comme en témoigne la toponymie. D’abord, espace de relégation pour les pestiférés au XVIème siècle, date à laquelle, il a accueilli un hôpital érigé  en dehors des murailles de la ville et ce, jusqu’en 1728. Ensuite, l’hôpital se délabre avant d’être cédé au dénommé Etienne Tournier qui y fonde une blanchisserie. A la fin du XVIIIème et début XXème, ce quartier est coupé de l’hypercentre par l’implantation de la voie ferrée qui constitue une césure dans l’espace urbain, un axe de dissymétrie. C’est alors un quartier  à vocation productive, industrielle et artisanale qui accueille des ateliers mécaniques,  textiles notamment l’entreprise Marduel, centenaire, puis, l’usine à gaz d’EDF,  ou encore, les cartonnages de l’entreprise Fedry.

–          Pourquoi changer aujourd’hui de regard sur  l’avenir de ce quartier ?

Incontestablement, c’est sa faible densité d’occupation, la présence d’espace disponible, de bâtiments désaffectés  à un moment où la ville cherche à se re-densifier, la volonté d’étendre le centre et ses commerces hors du centre historique, la proximité du pôle d’échange autour de la gare et la volonté de promouvoir des modes de transport doux. En outre, conformément au plan Environnement de Villefranche (Agenda 21) ou plus précisément, l’engagement n°2, il s’agit de mettre en œuvre « des politiques de développement, d’aménagement et de l’habitat durables ».

Ainsi, d’ici dix ans, ce quartier une fois dépollué, cédera la place à un éco-quartier d’une surface approximative de 9 ha articulé autour d’un parc urbain permettant de réduire les surfaces imperméabilisées, des logements privatifs et locatifs avec une servitude de 20% de logements sociaux conformément à la loi SRU . Les énergies renouvelables seront largement mobilisées grâce au cahier des charges des constructions. Les fonctions de ce quartier seront mixtes habitat/emploi/ loisirs. Un multiplex cinématographique mais aussi l’implantation de bureaux et de commerces au rez-de-chaussée des bâtiments résidentiels devraient créer une centaine d’emplois. La diversité des programmes d’habitat vise l’accueil de personnes âgées et de revenus variés. Enfin, la gouvernance du projet est censée permettre la prise en compte des avis des habitants et des riverains actuels puisque la mairie a voulu que ce soit une zone d’aménagement concertée.

Néanmoins, si les trois piliers du développement durable semblent en théorie parfaitement intégrés, il reste encore bien des zones d’ombre dans ce projet : à l’heure actuelle, son coût n’est pas encore définitivement estimé et des résistances subsistent quant au déménagement des occupants actuels des logements  qui se sont réunis en collectif. Le transfert notamment de la mosquée située rue de la Quarantaine n’est pas possible faute de place disponible ailleurs. ..Il semblerait que le pilier social ait du mal à s’harmoniser avec les deux autres ! Affaire à suivre.

Mme Dumas, professeur d’histoire géographie au lycée.

SCOT : schéma de cohérence territoriale

PLH : plan local d’habitat.

PLU : Plan local d’urbanisme qui remplace depuis 2000 le POS (plan d’occupation du sol)

Une piscine HQE


Mercredi 14 septembre 2011, dans le cadre de l’étude d’un aménagement de proximité en géographie, la classe de première L/ES2 visita le chantier de la nouvelle piscine Saint-Exupéry. Cette visite se déroula sur deux heures au cours desquelles la classe a été scindée en deux groupes, l’un visitant le chanter tandis que l’autre s’entretenait avec M. Spinler, ingénieur et responsable de l’environnement Algéco.

La décision de ce nouvel aménagement s’est imposée lorsque l’on s’est aperçu que l’ancienne piscine, vieille de 42 ans, n’était plus aux normes et que sa capacité d’accueil était trop petite par rapport aux besoins de la population. Enfin construite à une époque où l’énergie était peu chère, elle est devenue trop énergétique. Les élus ainsi que le maire ont pris la décision, il y a de cela deux ans, de faire construire un nouveau centre nautique susceptible de répondre aux attentes environnementales, humaines et économiques.
Un appel à candidature fut envoyé à plusieurs ateliers d’architecture où seuls trois critères ont permis de les sélectionner, celui des préférences ( ce qu’ils favorisent en matière de construction ), des compétences ( ce qu’ils savent construire ) et des références ( ce qu’ils ont déjà construit ). Ensuite, un concours a permis de les choisir.

Sur le plan environnemental et économique, la question de la consommation d’énergie est devenue le défi à relever. En effet, une piscine représente dix pour cent de l’énergie de la commune. Le nouveau bâtiment sera donc conçu de manière que le chauffage, l’éclairage, le filtrage et le pompage de l‘eau soient des plus avantageux possible autant économiquement qu’au niveau environnemental. La piscine bénéficiera d’un toit végétal en pente, de panneaux solaires photovoltaïques et d’une orientation spécifique qui facilitera l’entrée de la lumière extérieure. L’eau de pluie sera également récupérée grâce au toit en pente dans le but de nettoyer la voirie.
On peut noter aussi que le confort acoustique et la qualité sanitaire de l’air ambiant (odeur de chlore) seront des cibles privilégiées dans le cadre de ce chantier vert.
Par conséquent, ce nouveaux centre sportif s’est astreint aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale).

L’accessibilité de ce nouveau site sera malheureusement restreinte comme l’ancien. Il ne sera ouvert que pour des usages associatifs, scolaires et pour des compétitions, il n’y aura pas non plus d’élément ludique.
La plus grande piscine de deux mètres cinquante de profondeur est adaptée aux sports tels que le water-polo et la nage synchronisée mais pas pour la plongée, et la petite piscine en pente, à l’apprentissage de la natation par exemple.
À propos de l’accès aux zones de stationnement, il y aura un parking gratuit d’environ une soixantaine de places en face du site, à usage publique et un parking réservé au personnel dans l’enceinte du centre sportif.

En ce qui concerne l’ancien bâtiment jugé obsolète, il ne sera pas détruit mais probablement reconverti vers un autre usage sportif une fois la fosse comblée.

Nous remercions nos deux accompagnateurs, Mme Dumas et M V. Claire ainsi que M. Spinler de la mairie de Villefranche sur Saône, qui ont aimablement partagé leur temps avec nous.

Gamel Jennifer 1èreL/ES2
Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

Aménager un territoire

Mercredi 14 septembre 2011, la classe de 1ère L / ES2 de Mme DUMAS est allée sur le chantier en cours de la nouvelle piscine de St EXUPERY à Villefranche-sur-Saône, afin de mieux comprendre comment s’organise l’aménagement d’un territoire.


–    Pourquoi refaire une nouvelle piscine ?
Tout d’abord, la piscine de St Exupéry a une quarantaine d’années ! Le bâtiment et les équipements vieillissent. De plus, la piscine accueille de plus en plus de monde et n’est plus aux normes. Contrairement au Nautile, cette dernière est privée, ce qui signifie qu’elle accueille uniquement des clubs de natation, water-polo, … ainsi que des établissements scolaires.
–    Comment choisir un projet adéquat ?
Pour commencer, il faut se poser différentes questions afin de cerner le projet d’aménagement selon les besoins de la Commune.
Il ne faut pas construire n’importe où et n’importe comment ! En effet, la piscine a été bien réfléchie :
o    le côté pratique pour les usagers : sa proximité des établissements scolaires, des transports en commun ;
o    le côté technique et notamment une prise en compte de son implantation par rapport aux assainissements par exemple.
–    Que définir avant de commencer ?
Avant de commencer, il faut savoir ce que l’on veut, il faut donc établir un cahier des charges avec des priorités à donner aux différentes demandes.
Parmi les 14 cibles répertoriées, les 4 plus importantes sont :
o    La gestion de l’énergie
o    Le confort thermique
o    Le confort acoustique
o    La qualité sanitaire de l’air
–    Qui décide ?
Le groupe de décisionnaires, composé d’élus, va arrêter le « programme » le plus adéquat au Centre municipal. Il y a plus de 40 dossiers de cabinets d’architecture en compétition, dont seulement 4 retenus !
On compare ensuite les 4 projets avec ce que l’on attend. L’architecte qui aura respecté au mieux le cahier des charges sera choisi. Le suspense est à son comble jusqu’au bout puisque les projets restent anonymes et son numérotés.
–    Quelles différences avec l’ancienne piscine ?
La nouvelle piscine est moins profonde, mais il y a deux bassins aux normes pour plusieurs sports tels que la natation synchronisée, ou encore le water-polo. De plus, elle est discrète et se fond dans l’environnement.
–    Une piscine plus écologique ?
Avec la participation d’un bureau spécialisé dans l’environnement, la piscine se veut plus écologique. C’est un chantier « vert », aux normes HQE (= Haute Qualité Environnementale). L’eau de pluie est récupérée grâce à un toit en pente et les déchets sont gérés pour un confort olfactif.
–    L’aménagement du parking ?
Le parking compte désormais 60 places, mais ce n’est pas une priorité car la piscine est privée.
–    Que va devenir l’ancienne piscine ?
La décision n’est pas encore prise, mais le bâtiment sera conservé et son usage restera dans le cadre sportif.

Pour conclure, la nouvelle piscine est un grand projet, le plus grand de ces 6 dernières années dans l’Agglomération de Villefranche. Le budget s’élève à plus de 11000000 d’euros. La construction ayant commencé fin 2010 s’achèvera en juin 2012.

Un grand merci à Madame DUMAS pour cette sortie, ainsi qu’à notre accompagnateur. Merci également aux Chefs de projet de nous avoir accueillis et consacré du temps.
Céline Akoum.
Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

Visite du chantier du centre nautique St Exupéry

 Le mercredi 14 septembre 2011, les élèves de  1°LES2 sont allés visiter le chantier du centre nautique St Exupéry avec leur professeur Mme DUMAS. Ils ont eu une heure d’explications sur le projet ainsi que des réponses aux questions qu’ils se posaient par rapport à celui-ci.
Un nouveau centre nautique a été créé car l’ancienne piscine Saint-Exupéry, âgée de plus de quarante ans, est devenue obsolète, de moins en moins performante et énergivore. Elle ne répondait plus aux besoins des utilisateurs de plus en plus nombreux.
Les élus du conseil municipal arrêtent un projet pour nouveau centre nautique. Pour décider quelle entreprise d’architectes va faire ce projet, il y a un concours. Chaque entreprise participante reçoit le programme, sur lequel est inscrit uniquement ce qu’il doit y avoir dans le centre nautique, c’est-à-dire le nombre de bassins et leur taille, le nombre de vestiaires, les locaux techniques, etc. Sur les quarante entreprises, qui ont produit des esquisses par rapport au projet, seulement quatre d’entre elles sont retenues. Pour le choix final, les noms des entreprises sont dissimulés et renommés (projet A, projet B, projet C, et projet D). Pour choisir, les élus doivent remplir une grille avec un code couleur (de vert foncé à rouge). Et en fonction de la satisfaction par rapport aux points principaux à respecter, la couleur varie. Plus il y a de vert, plus le projet est bon. Dans le cas du centre nautique, c’est le projet D qui répond le plus aux critères, le seul point à revoir était la gestion de l’entretien.     Le maître d’œuvre est celui qui crée et pense l’aménagement du centre nautique à partir du programme (aspects, luminosité, placements, etc.). Il annonce aussi le prix approximatif du projet.     D’ailleurs, c’est le plus gros projet du mandat municipal ; environ 10millions d’euros. Plus le projet est pensé en amont et plus, il sera réussi.
Ce nouveau centre nautique aura exactement la même fonction que l’ancien. Il ne sera pas ouvert au public. Il sera privatisé pour les établissements scolaires, les clubs, les associations et les compétitions. Contrairement au Nautile, le centre nautique n’aura pas un usage ludique (par exemple les toboggans).  Il sera consacré à la nage, la natation synchronisée et le waterpolo. Il n’y aura pas de fossé pour les plongeons car la demande n’était pas assez importante. Le nouveau centre nautique sera plus grand, plus performant et avec de nouveaux équipements. Il y aura deux bassins de tailles différentes. Il y aura une dizaine de vestiaires, des locaux techniques ainsi qu’une salle de réception et des gradins près du grand bassin pour les compétitions. Étant un aménagement municipal, le centre nautique devait se situer sur le commune. Le terrain, à côté de l’ancienne piscine, appartient à la commune, donc il ne fut pas nécessaire d’acheter un nouveau terrain. De plus ce terrain est proche des transports en commun et à proximité de ce qu’il dessert ; comme les établissements scolaires de Notre Dame de Mongré et de Claude Bernard. Ce terrain avait malgré tout une contrainte ; un gros tuyau d’assainissement de l’eau traverse le terrain, il est donc inamovible et les architectes ont dû en tenir compte dans leur projet.
Le centre nautique de Saint-Exupéry a une autre particularité, le développement durable est présent dans sa construction, puisqu’il relève des normes de construction HQE. Le bâtiment bénéficiera des apports naturels tels que le soleil qui apporte de la chaleur et de la lumière, ce qui allège un peu la consommation énergétique du bâtiment. L’eau de pluie  sera récupérée et réutilisée. Les principales consommations énergétiques du centre nautique sont la circulation de l’eau (le pompage), le chauffage et l’éclairage. Le centre nautique consommera 10% des énergies de la commune. Il répond aussi à des normes HQE (Hautes Qualités Environnementales). Il y a 14 cibles dans la vie du bâtiment et le confort des utilisateurs. Les cibles principales sont ; l’ écoconstruction (l’énergie), le confort (le confort hygrothermique, en lien avec la qualité de l’eau et le confort acoustique), la santé (qualités sanitaires de l’air, gaz chloré). Le développement durable a déjà commencé sur ce chantier vert, avec le tri des déchets et le recyclage dans des bennes prévues à cet effet.

Anne-Charlotte REYNAUD 1ère L/ES2. Cette visite a été effectuée dans le cadre du cours de géographie avec Mme Dumas.

L’aménagement de la piscine St Exupéry : un chantier vert.


Le nouveau programme de géographie en classe de première demande d’étudier un exemple d’aménagement du territoire de proximité. Les enjeux sont multiples : comprendre comment sont conçus, financés et réalisés les aménagements des territoires de proximité ; identifier les acteurs, les objectifs mais aussi, les enjeux des politiques d’aménagement des territoires.
L’étude de l’aménagement du centre nautique St Exupéry est pertinente à plus d’un titre. Il se situe effectivement dans l’immédiat voisinage de Mongré et concerne les élèves qui utilisent les locaux de la piscine dans le cadre de l’EPS. En outre, il s’agit d’un projet HQE dont la réalisation se plie à un référentiel haute-qualité environnementale. C’était donc l’occasion de faire comprendre aux élèves que le développement durable est désormais la préoccupation non  seulement des régions mais aussi des communes et que, par ailleurs, le développement durable fait désormais partie intégrante de l’aménagement du territoire. La construction de la piscine St Exupéry s’inscrit effectivement dans un projet global celui du Plan Environnement et Développement Durable (= Agenda 21) qui engage la municipalité de Villefranche autour de 5 engagements, 17 objectifs et 67 actions  concernant la préservation de l’environnement, le bien-être des habitants, la lutte contre le réchauffement climatique et le développement durable.
Agée de 42 ans, la piscine préexistante était devenue obsolète. Il convenait de renouveler les équipements mais aussi, de reconfigurer un bâtiment devenu vétuste et surtout, très consommateur en énergie puisqu’il avait été construit à une époque où l’énergie était bon marché et où on ne se préoccupait pas des enjeux du développement durable.
Les acteurs qui contribuent à la réalisation de ce projet sont nombreux. L’initiative relève d’abord du maire et de son conseil municipal. Un concours a été organisé auprès de cabinets d’architectes avec un cahier des charges précis, assorti d’un  budget global. Au final, un seul projet a été retenu, celui de l’Atelier Arcos situé à Paris. Les travaux ont débuté en Août 2010 et se termineront en juin 2012. C’est le service bâtiment de la mairie qui pilote la construction, assisté du service environnement mais aussi de l’ADEME. Un cabinet d’expertise extérieur  privé se charge de vérifier à chaque étape les travaux et leur conformité par rapport aux normes HQE. Les futurs utilisateurs ont été également associés : le service des sports et loisirs a travaillé avec les clubs sportifs, les associations concernées par ce projet. Enfin, ce projet communal a été discuté par l’opposition qui aurait souhaité voir naître un projet intercommunal pour réduire le coût pour la commune de Villefranche (soit 10 000 000 euros ).
Cette étude de cas consacrée à un exemple d’aménagement  de proximité aura permis de montrer que la commune est le premier aménageur local, qu’un aménagement est une action concertée impliquant plusieurs acteurs publics et privés et qu’enfin, le développement durable est un concept opératoire y compris à l’échelle locale.

Mme Dumas Marie-Line, enseignante d’histoire-géographie au lycée.

La politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise

Aménager et développer les territoires en France : comment concilier compétitivité, cohésion et développement durable des territoires ?

 En ECJS, nous avons travaillé sur la politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise.

Nos recherches nous ont permis de voir que l’agglomération lyonnaise présente de fortes disparités. En effet, celle-ci  doit compter avec des espaces présentant de nombreux indicateurs de précarité sociale et elle n’arrive pas à former un territoire homogène, cohérent. On remarque que Lyon présente de forts écarts entre les sous-ensembles urbains et le reste du territoire. Il y a une dissymétrie qui oppose une moitié Ouest plus aisée et une moitié Est plus précaire.

Cependant, la politique de la ville regroupe des outils juridiques et des moyens financiers pour s’efforcer de réduire ces écarts. Ces dispositifs agissent à travers l’urbanisme et l’architecture (rénovation des logements, requalification des espaces publics).

Nous pouvons évoquer deux exemples :

–          Premièrement, celui de la rénovation de la cité de la Duchère. Les travaux visent à sortir le quartier de son isolement. Ce projet a pour but aussi de répondre à la crise du logement en favorisant la mixité sociale.

–           Deuxièmement, la rénovation de la presqu’île de Lyon, entre Saône et Rhône permettrait d’accueillir 3000 nouveaux habitants à la fin des travaux. Un bassin, un pôle de loisirs, des logements sociaux et haut de gamme y seront construits. Ce projet se veut exemplaire en termes de développement durable et de mixité sociale.

Mais est-ce suffisant ? Il reste donc à inventer encore et à articuler bien d’autres outils dont certains en lien avec la lutte contre l’exclusion et la promotion de l’égalité des chances pour voir un jour ces fractures urbaines se résorber.

 Baloche Eugénie 2°5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie