Les cabanes dans les arbres : le retour à la nature

Les cabanes dans les arbres1

                Le site des cabanes dans les arbres se trouve à Saint Paul de Varax, dans la Dombes. La Dombes est l’un des pays du département de l’Ain. Région naturelle et historique, elle est célèbre pour ses étangs et la richesse de sa biodiversité.

Le domaine de la Dombes que nous avons visité comprend deux catégories de cabanes : celles dans les arbres (pouvant contenir jusqu’à 5 personnes) dont les Lov’nid (petites cabanes de forme sphérique pour 2 personnes) et celles sur l’eau. Les cabanes perchées sont situées entre 2 et 9 m de hauteur, équipées de toilettes sèches avec sciure renouvelée chaque jour, d’une petite terrasse et d’un chauffage d’appoint à pétrole en cas de besoin en période hivernale. Le moyen d’accès est le plus souvent un escalier mais certaines sont équipées de passerelles en corde. Séjourner au sein de ces cabanes permet de découvrir une faune et une flore très présentes. Un parcours d’accrobranche a également été installé avec une tyrolienne survolant l’étang. Chaque jour, le petit déjeuner est servi grâce à mini-voiture électrique sauf lorsque les routes sont impraticables (la livraison est alors assurée a pieds) ou à l’aide d’une barque pour les cabanes sur l’eau. Un système de poulie avec de petits paniers est installé sur chaque cabane perchée afin de  remonter le petit déjeuner composé de produits principalement issus de fermes locales.

Les cabanes dans les arbres2

Le prix moyen de la construction de ces cabanes est d’environ 30 000 euros, hormis pour les 2 cabanes comportant une double isolation en matière naturelle qui coûtent un peu plus cher. Le coût des cabanes ne sera rentabilisé qu’en 5 ans.

Les propriétaires n’ont pas fait de demande pour avoir le label écologique car le site n’existe que depuis 8 mois, mais le jeune couple n’exclut pas de rentrer un jour dans une démarche plus éco-responsable si leur situation économique le permet. La première finalité de ce beau projet est déjà de sensibiliser un maximum de personnes à la beauté de la nature et au respect de l’environnement en général. « C’est chouette de penser que les enfants peuvent passer plusieurs jours sans ordinateur, console de jeux et télévision et être très contents de leur séjour au vert» nous dit la responsable des lieux. L’éducation au développement durable doit être progressive car 80% des clients sont des citadins voulant seulement  rompre avec le quotidien et n’ayant aucune sensibilité écologique.

Beaucoup d’entre eux n’utilisent pas les toilettes sèches et ne trient pas leurs déchets.

Cette idée de proposer un hébergement dans des cabanes en bois est née chez le couple propriétaire après un voyage au Costa Rica. Deux ans de recherche ont été nécessaires pour trouver alors le site approprié au projet. Notre guide est partie un an en Australie et a un BTS tourisme. Son mari, quant à lui, possède un master en communication.

Actuellement, dans la mesure où le camping traditionnel rencontre moins de succès que les cabanes, le couple réfléchit à l’installation de yourtes ou de tipis.

Pour conclure, nous vous conseillons vivement de découvrir ces cabanes dans la Dombes et de côtoyer la nature de très près !

Le Domaine de la Dombes

Chemin de Verfey 
01240 Saint-Paul-de-Varax | Tel : 04 74 30 32 32

http://domainedeladombes.com/

Les cabanes dans les arbres 3

Antoine Vargas, seconde 4. Cette visite a été réalisée dans le cadre d’un travail sur le tourisme durable en ECJS

La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

L’écotourisme : un enjeu économique, culturel et environnemental.

Avec ses aspects économiques, culturels et sociaux, l’écotourisme est un concept esquissé en 1988 au sommet de Rio. Ce concept a pris forme en 1995 au cours d’une réunion organisée aux îles Canaries par l’OMT, (Organisation Mondiale du Tourisme), où une charte du tourisme durable a été développée. L’écotourisme établit un contact avec la nature et les cultures traditionnelles, il permet la prise de conscience des populations face au capital naturel et culturel de chaque pays. Durant plusieurs années ce fut une nébuleuse idéologique ; cependant aujourd’hui il s’engage à procurer des avantages économiques aux communautés d’accueil, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des espaces naturels. La majorité des écotouristes provient d’Europe et de l’élite de certains pays du Sud. Néanmoins il est faux  de croire que l’écotourisme est réservé aux pays en voie de développement. Ce tourisme s’adapte aussi bien aux pays développés comme la France ou les États-Unis.

De plus, l’écotourisme créé des emplois et des sources de revenus pour les populations locales. La création d’emploi est souvent mise en évidence, et sert généralement d’indicateur de base. A l’étranger, parmi les destinations écotouristiques les plus prisées on trouve le Costa Rica pour sa biodiversité exceptionnelle, Madagascar pour ses lémuriens et ses baobabs, le Kenya et la Tanzanie pour les grandes savanes sauvages, Équateur et ses îles Galápagos, le Népal pour ses treks de montagne… Bien souvent, l’écotourisme représente d’ailleurs une des principales activités de ces pays. Néanmoins, ces emplois sont, la plupart du temps, secondaires, sous payés et saisonniers.

Nombreux sont les pays qui ont choisi de se tourner vers l’écotourisme, dans le but de contribuer au développement économique de communautés vivant dans des régions exclues, loin des métropoles et peu accessibles. Par exemples les pays comme l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe et Madagascar connaissent un essor spectaculaire, surtout pour le tourisme écologique.

Le tourisme accentue les différences Nord/Sud de la planète. Cependant, les pays du Nord sont ceux qui profitent le plus des revenus qui en sont issus. Ce tourisme a aussi des inconvénients : une concentration hôtelière importante, des dégâts environnementaux, une consommation excessive d’eau, exploitation de la main d’œuvre, travail des enfants …

Gouvernements, associations, ONG et autres, essaient de développer un tourisme plus respectueux de l’environnement, des hommes et des cultures. Pour cela, ils imposent des règles (utilisation de l’eau, tri des déchets …). Il faut savoir que lorsque l’on parle d’écotourisme, on ne fait pas spécifiquement référence à des destinations lointaines telles les grandes réserves sauvages d’Afrique : chaque pays a ses atouts en matière de biodiversité. Il peut consister en la visite d’espaces naturels protégés comme les parcs nationaux, les PNR (Parcs Naturels Régionaux)… Des structures d’hébergement intégrées dans l’environnement et le territoire permettent l’accueil des visiteurs.

En conclusion, grâce aux exemples du monde entier, on peut démontrer que l’écotourisme a des résultats très positifs sur l’environnement et sur le développement des populations locales ; de plus l’écotourisme représente aujourd’hui 20 % de l’ensemble du tourisme mondial. Mais il existe encore des effets négatifs non négligeables (coût, perturbations des communautés locales, l’avion est le  transport le plus utilisé pour les trajets touristiques alors qu’il est le premier émetteur de gaz à effet de serre …). Pour finir, en ce qui concerne la France, elle accuse un retard : aux États-Unis, au Canada et dans de nombreux pays Européens, ce concept a déjà quelques années d’expérience.

Goksel MORTZ, Floriane VINCENT, Théo SYNAKOWSKI et Samantha VAUR

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux).

Découverte du Costa-Rica grâce à l’éco-tourisme

Il n’y a pas de définition universelle de l’écotourisme qui est généralement considéré comme un « tourisme favorable à l’environnement » mais nous pouvons cependant en décrire les principaux critères : un tourisme responsable en milieux naturels qui préserve l’environnement et participe au bien-être des populations locales

Les participants ont choisi de mettre en valeur leur terre et leur tradition pour faire du tourisme «  un outil capable d’améliorer leurs conditions de vie ».

Cette nouvelle forme permet aux voyageurs de découvrir avec ou sans guides des randonnées, des chemins d’exception qu’on ne pourrait pas explorer lors d’un voyage touristique normal. L’intérêt est de surtout aller auprès de la population, de vivre avec elle et de comprendre sa culture.

Le Costa Rica est l’exemple le plus intéressant sur ce type de tourisme ; en effet ce pays à la chance d’avoir sur son territoire l’un des écosystèmes les plus riches du Monde, ainsi qu’une géologie très particulière. Ce petit territoire (dix fois plus petit que la France) comprend : volcans, montagnes, plaines, plateaux… et 5% de la biodiversité mondiale.

C’est un potentiel énorme pour le développement de cette forme de tourisme. En effet, les touristes ont la chance d’être accueillis, logés, nourris, chez les habitants de ce beau pays qui eux sont contraints par des normes d’hygiène et d’accueil. On peut donc se retrouver en plein San José, capital du Costa Rica ou en pleine forêt de plantations de bananes, de café ou  de cannes à sucre. Les conditions de vie sont évidemment différentes, on peut découvrir des environnements plus ruraux chez les agriculteurs locaux, ou la vie citadine d’Amérique Centrale.

D’un point de vue économique cela permet aux producteurs de réduire leur surface de culture étant donné que le touriste paye pour être accueilli. C’est de l’argent de plus pour l’autochtone ce qui lui permet d’améliorer ses conditions de vie, de s’émanciper des industries agricoles pour la banane et le café, et d’éviter la déforestation. Le touriste est toujours intéressé pour acheter les produits locaux de leurs hôtes.

On peut  dire alors que le Costa Rica offre, grâce à ses atouts naturels importants, la possibilité d’une alternative de voyage, plus proche des autochtones et de leur mode de vie.

Félix Motte, Pauline Junca, Lucas SAYO et Élise Quignou

Ce travail a été réalisé au CDI (C. Lecocq) en lien avec l’ECJS (N. Mergoux)

Toujours plus bio, toujours plus sain, toujours plus bon !

L’Homme a fait la découverte des produits répulsifs destinés à combattre les parasites des plantes et des cultures  dès  l’époque de la Grèce antique (il y a plus de 3000 ans). Cependant, les tendances de ces dernières années sont caractérisées par l’attrait d’une nourriture exempte de produits  chimiques. En effet, notre société est de plus en plus sensibilisée pour consommer des produits équilibrés et sains. La nourriture industrielle à bas marché voit son image se dégrader  alors que la nourriture « bio » et produit localement devient très à la mode.

                Mais  la gastronomie durable est-elle accessible de nos jours au commun des mortels ou favorise-t-elle certains milieux sociaux?

Le terme « Gastronomie durable » n’est pas très explicite au premier abord, mais nous pouvons le définir ainsi : la gastronomie durable associe une alimentation saine, locale, accessible à tous, issue d’agricultures respectueuses et responsables, remplie de goût et de saveurs, engagée contre les pratiques alimentaires douteuses. Cette définition est extraite du blog «Délices et décadences » de Le Monde.fr.

Avec  l’apparition de la consommation de masse,  les industries ont abusé de conservateurs, de colorants, d’ajouts artificiels, et une majeure partie du secteur agricole a utilisé -et utilise toujours- à outrance des produits chimiques dans ses récoltes.  Certaines industries sont même allées plus loin ; non seulement elles utilisent des conservateurs, des colorants ou des ingrédients ayant été produits à l’aide de pesticides, mais elles ne font même plus appel à des produits naturels. Dans certains produits nous avons pu constater qu’il n’y avait pas une once de naturel mais qu’ils étaient  uniquement et purement artificiels. Par exemple, certaines industries confectionnent des nuggets avec seulement de la poudre, de la graisse et des arômes artificiels et les produits contiennent  0% de volaille!

Cette nourriture artificielle industrialisée fut au départ un bon point pour les industries agroalimentaires (I.A) puisque ce choix de production génère le low-cost : moins coûteux, bon marché et demande un délai de production moindre : produire à faible budget sans perdre de temps ! Cependant nous avons constaté que cette alimentation n’était pas saine. Les gens sont bien plus susceptibles d’avoir des carences en mangeant ce genre de produits et les besoins nutritionnels d’un être humain ne sont pas satisfaits. Cela peut même aboutir à de graves problèmes de santé comme le diabète.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur caddie : des produits de saison, issus de l’agriculture biologique  puisque la question du développement durable, rabâchée par les médias, est présente dans nos esprits depuis une dizaine d’années.  Ils sont alors plus attentifs à ce qu’il y a dans leurs assiettes et notamment au restaurant.

La gastronomie durable devient un sujet qui touche de nombreux chefs, comme Alain Ducasse qui développe dans sa gastronomie la pêche durable. De plus, le marché de Rungis, patrimoine alimentaire et gastronomique français, permet à une catégorie de grossistes entièrement destinée aux produits biologiques de vendre leurs produits. Ce secteur s’engage encore plus dans le développement durable puisqu’il essaye de réduire ses déchets et de s’impliquer le plus possible dans le recyclage. A Rungis, certains emballages sont proscrits, notamment ceux sans matières fermantes.

Il existe de nos jours de nombreux restaurants consacrés au développement durable. En voici deux exemples : Régis Marcon, et Planetalis.

Le restaurant de Régis Marcon, situé à Saint-Bonnet-Le-Froid, dans la Haute-Loire, appartenait auparavant à ses parents. Il l’a repris et s’occupe aujourd’hui de l’entreprise familiale avec son fils. L’objectif de ce chef, possédant 3 Macarons Michelin, est d’utiliser des produits locaux, biologiques, il se spécialise notamment dans les champignons. Néanmoins, pour savourer les plats de Régis Marcon, il faut compter un budget généreux puisque  le menu « Le Vellave », mêlant viandes et poissons, coûte plus de 100€. Le domaine du chef s’inscrit dans la démarche du tourisme durable avec les hôtels, les gîtes et les activités organisées autour de la nature.

Planetalis est une chaîne de restauration rapide dont les aliments sont issus de l’agriculture biologique. Contrairement aux « Fast Food » classiques, les cuisiniers de Planetalis visent à réduire les corps gras et utilisent des produits frais. De plus, leurs emballages sont fabriqués à partir de produits recyclés. Pour un menu dans ce restaurant, il faut compter un budget d’environ 15€. Ce prix est certes le double d’un repas chez McDonald’s, mais il est deux fois plus sain !

La gastronomie durable commence à être ouverte à tous et présente de nombreux intérêts, comme une nourriture saine et locale. Les prix baissent et permettent à de plus en plus de personnes de bénéficier des bienfaits de la gastronomie durable. Cependant, certaines personnes restent encore sceptiques vis-à-vis de l’agriculture biologique et ce marché doit donc encore faire ses preuves !

Cassandre HOOVER, Karine Koné, Laura LEROUX (1ère ES1)

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Une autre façon de voyager : l’ARVEL

Lundi 21 Février, deux intervenants : Andra Pomeanu (membre du réseau départ) et Pierre Vial (président de l’ARVEL),  sont venus présenter l’association ARVEL dans le cadre du cours d’ECJS sur l’éco- tourisme.

Contrairement au tourisme dit de masse, qui présente des aspects négatifs (dégradation des espaces naturels, pollution, exploitation des ressources et des populations locales etc.) l’ARVEL s’insert dans un tourisme équitable. L’association prône des valeurs éthiques et propose des voyages solidaires, des circuits, expéditions et randonnées, tous organisés en petits groupes de 8 à 15. Un fonds de solidarité et une contribution par voyageur permet un soutien à des actions locales, à des projets de développement. L’année dernière les fonds prélevés ont permis de fournir du  matériel scolaire à des écoles d’Afrique et d’Amérique du nord, ainsi que la réhabilitation de villages de pêcheurs transformés jusque là en plage pour l’économie du tourisme de masse. Celui-ci engendre de graves problèmes comme des activités illégales de prostitution et de trafic de drogue. La suppression du tourisme de masse dans certaines zones d’Asie a permis de mettre fin au développement de ces activités illégales.

L’ARVEL appartient au « réseau départ » regroupant des associations de tourisme solidaire qui appuie des projets locaux :

– de tourisme équitable qui favorise au mieux l’économie locale (les voyageurs se nourrissent des aliments locaux  issus de culture équitable.) ;

– de tourisme responsable qui respecte les cultures, les modes de vie, les ressources et l’environnement des lieux visités. Dans certains villages, il existe des règles comme par exemple, l’interdiction de prendre des photos des populations. Les touristes de l’ARVEL respectent chaque charte contrairement aux touristes de masse qui ne se préoccupent  pas forcément de la nuisance qu’engendre leur venue.

– de tourisme éthique qui propose un temps de rencontre et d’échange entre différentes cultures (choc des cultures). Les voyages mis en place par cette association notamment en Europe, en Amérique latine et en Asie permettent de « donner un autre sens à son voyage.

D’un point de vue général,  le sentiment des élèves sur cette conférence fut très positif.

Cependant, ce type de voyage semble présenter quelques contraintes. En effet, ces éco-touristes cherchent à allier l’utile et l’agréable en partant vers des destinations dépaysantes tout en mettant leur temps à disposition des populations visitées, mais ces voyages ne sont pas forcément reposants même s’ils sont très enrichissants. Ils demandent aux touristes de s’impliquer dans leurs engagements.

Pour plus d’info : http://www.arvel-voyage.com  et  www.cadr.fr/reseau_detail.php?id=7

Théo SYNAKOWSKI et Floriane VINCENT

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Visite d’un éco-gîte à Poule-les-Echarmeaux

La classe de 1ère ES 1 est allée, dans le cadre de l’ECJS et du sujet portant sur l’éco-tourisme, visiter une maison d’hôtes à Poule les Echarmeaux.
Cette maison a été construite en 2008 avec comme objectif de respecter l’environnement et solliciter l’économie locale. Elle est composée de 4 chambres à thèmes différents (eau, air, terre, feu) et possède un système de chauffage à granulés, un procédé de récupération des eaux de pluie ainsi que des panneaux solaires.
Un cahier des charges important a été nécessaire à la construction de la maison d’hôtes.
Les critères pour une maison éco-durable sont les suivants : l’isolation phonique et thermique, l’utilisation de l’énergie solaire et la mise en place d’une chaudière à énergies renouvelables, la récupération des eaux de pluie, les volets etc. La liste n’est pas exhaustive mais montre que les critères sont variés et très précis et que la mention éco-durable est difficile à obtenir. La construction de cette maison montre concrètement ce qui, de nos jours, peut-être considéré comme éco-durable.

Pour ce qui est de l’isolation, la construction était axée sur l’utilisation de nouveaux matériaux comme la brique mono-mur qui comporte des cellules d’air optimisant la conservation de la chaleur, elle est composée de matières peu conductrices de température.
D’autre part, la façade Sud Est est construite en ossature « bois »remplie de ouate de cellulose ; plus simplement c’est un mélange de journaux, de papiers déchiquetés et injectés dans les alvéoles et les murs. Ces composants permettent une meilleure isolation qui n’est pas affectée par le temps. Entre le carrelage et les dalles étaient placés 9 cm de liège pour optimiser l’isolation thermique.
Finalement, la première année, la chaudière a consommé 6 tonnes par an de granulés de bois coutant 200€ la tonne, avec un rendement qui atteint les 90 %.

Au niveau de l’isolation phonique, l’ouate de cellulose est très efficace dans l’isolation phonique,  elle est importée d’Allemagne.

La construction a aussi eu comme but de valoriser l’économie locale. En effet, la maison d’hôtes a été construite par des artisans de la région spécialisés dans la bio-construction.
Néanmoins il faut savoir que la construction d’une maison « écolo » est  plus chère que la construction d’une maison habituelle (15 à 20 % plus cher mais il y a un gain économique sur le temps, notamment au niveau du prix de la consommation en électricité, gaz, et autres énergies).

L’utilisation de l’énergie solaire est aussi un enjeu important dans le cadre de la protection de l’environnement. Concrètement,  les capteurs solaires de la maison d’hôtes chauffent un ballon de 800 litres qui sert au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire. Lorsqu’il n’y a pas de soleil, la chaudière prend le relais.

Finalement, la maison est pourvue d’un système de récupération des eaux usées  et des eaux de pluie, elle utilise l’eau de pluie pour les lave- linges et toilettes à l’aide d’une pompe et de 2 cuves de 6000L.

Afin de confirmer leur volonté de suivre une optique éco-durable, le couple propriétaire de la maison d’hôtes a même commencé un jardin et un potager afin de se nourrir de légumes et de fruits produits à proximité. En effet, en consommant ses propres produits, le couple ne paye plus de frais de transport  et ne cautionne pas l’utilisation d’engrais chimiques.

Pour conclure et prendre de la distance face au tableau idyllique qui est fait de l’écologie et de l’éco-participation, il faut prendre en compte que cette famille qui s’est engagée dans l’éco-tourisme  ne peut pas encore vivre de son gîte et  Madame Bassy continue une autre activité professionnelle. La décision de concrétiser un engagement éco-durable doit donc être mûrement réfléchi.  Respecter la Terre nécessite souvent des sacrifices !

Merci à monsieur et madame Bassy pour la qualité de leur accueil.

Pause Nature (M. et Mme Bassy)

Poule-les Echarmeaux

04/26/74/00/02

chantal.bassy@wanadoo.fr

VICTOR ROCHE 1ère ES1
Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Le tourisme équitable grâce à Elans


Dans le cadre du projet d’ECJS, nous avons travaillé sur le concept du tourisme équitable et solidaire. Pour cela nous avons étudié un cas particulier, celui d’une association de solidarité, Elans.

Après avoir rappelé les principes du tourisme équitable et solidaire, nous allons nous concentrer sur les mesures mises en place par l’association pour respecter la charte de ce type de  tourisme.

Qu’est-ce que le tourisme équitable ?

Tourisme équitable, durable, solidaire… : Ces appellations désignent l’implication des populations locales dans les différentes phases d’un projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une implication du voyageur dans la nécessité sociale du lieu de sa destination. Il s’agit parfois de voyages en immersion avec participation aux travaux des champs où il faut donner  de son temps. Mais quel que soit le mode  (immersion, hébergement en village ou simple passage), la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable. Le fait que les bénéfices de ce nouveau courant de tourisme (dans la mouvance d’une consommation responsable) soient dédiés à des micro-projets non touristiques est une opposition aux comportements complices du dérèglement planétaire. L’ouverture, dans un partage plus juste et attentif, n’est plus alors synonyme de sacrifice mais de rencontre saine.

L’association ELANS

Dans le cadre du projet d’ECJS nous nous intéresserons à une association de solidarité nommée ELANS, elle été créée en 2001 dans le but de contribuer au développement des populations de la Ménoua, dans la province de l’Ouest du Cameroun (sur le plan économique et écologique).
ELANS contribue néanmoins à éveiller les consciences des pays du Nord (ici la France) afin de mener des actions cohérentes d’échange avec le Sud (ici le Cameroun).

ELANS justifie la démarche solidaire dans son programme par :
– Un respect des droits de l’homme quelle que soit son appartenance politique, culturelle et religieuse ;
– une collaboration étroite avec  les populations locales sur le plan économique (offres d’emplois, financement de projets locaux etc.) ;

– le respect de la  vocation lucrative de l’association, ELANS ne cherche pas son propre intérêt mais celui des deux partenaires.

ELANS coopère avec la MJC d’Halluin, ils ont comme projet de favoriser les échanges Nord-Sud et ont concrétisé leurs idées en créant des infrastructures dans les deux pays proposant de multiples activités de sensibilisation. Elans travaille en étroite collaboration avec une organisation camerounaise, « Tockem », avec laquelle elle organise ses voyages.

L’action d’ELANS a permis la création d’un centre de tourisme et de forages pour un meilleur accès à l’eau potable. Des participations financières de familles françaises ont pu être perçues grâce au partenariat Tockem – Elans.

Voici des chiffres représentatifs de l’attraction croissante que représentent les voyages proposés par l’ELANS :
23 visiteurs en 2003

30 visiteurs en 2004

21 visiteurs en 2005

46 visiteurs en 2006

101 visiteurs en 2007

177 visiteurs en 2008

253 visiteurs en 2009

L’association propose des voyages à  N’Tsingbeu dans la commune de N’Gonkzem au Cameroun. Les groupes de visiteurs sont conduits dans des musées d’art local pour les sensibiliser à la particularité de la culture camerounaise. Ils visitent aussi des villages plus éloignés des villes d’accueil où ils peuvent rencontrer des populations plus isolées et échanger avec elles.

ELANS est un bon exemple d’associations de tourisme équitable proposant des voyages à l’approche plus humaine et plus représentative de la vie réelle des habitants des pays d’accueil.

Victor ROCHE, Elena LOOGIETER, Camille THOMASSET, Carlos Enrique RAMOS 1èreES1

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Succès de la Semaine du Commerce Equitable

Une semaine pour :

– s’informer au CDI sur le sujet en dégustant du chocolat et des jus de fruits ;
– découvrir des produits (bijoux, porte-clés, produits de beauté….) vendus à petits prix au profit de la parution du journal Vert Mongré ;

 – échanger avec les bénévoles de la Société des Missionnaires d’Afrique, les Pères Blancs ;

– écouter nos éco-délégués du lycée conter le commerce équitable aux plus jeunes.

A cette occasion, les élèves de 5.5 et de 5.7 ont réalisé des affiches très belles et originales pour expliquer l’intérêt d’acheter « équitable ». Tous les produits nous ont été fournis par Artisans du Monde.

L’évènement s’est terminé le 22 avril, Journée internationale de la terre nourricière.

Exposition sur le commerce équitable

Les organisations de commerce équitable se sont entendues en 2001 sur une définition commune du commerce équitable :
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés.»

Les 5èmes de Melle Martin ont, dans le cadre du programme d’histoire et d’éducation civique, travaillé sur ce thème.Ils ont effectué des recherches documentaires au CDI, réalisé des panneaux et diaporama et monté une exposition très éducative qui a été inaugurée en présence de Monsieur Jaillard.