Formation des éco-délégués du collège

Formation des éco-délégués

Les éco-délégués de 6ème et 5ème se sont retrouvés à 13h30 au CDI le 16 octobre 2014
Après une présentation des projets d’éducation au développement durable de l’année 2014-2015, un membre de l’association « ARTHROPOLOGIA » est intervenu afin de nous renseigner sur ce qu’est la biodiversité.
Nous connaissons très mal le monde des petites bêtes, nous en avons souvent très peur….et pourtant, non seulement la plupart sont inoffensives mais nombreuses sont celles qui rendent service à l’humanité soit en tant que pollinisateurs, soit en tant que décomposeurs ou encore en tant que répulsifs.
Nous avons donc observé de nombreuses photos d’arthropodes dans la nature: animaux à carapace externe et pattes articulées. Ils colonisent tous les milieux ; il y a les arachnides, les millepattes et les insectes qui, à eux seuls représentent les 3 /4 des espèces animales actuellement connues ! Il existe par exemple plus de 1000 espèces d’abeilles dont la plus grosse fait 3 cm et la plus petite 3 mm ; le miel fabriqué est bien sûr dégusté mais il peut aussi être utilisé comme cicatrisant, anesthésiant.
Si les abeilles disparaissaient, nous récolterions beaucoup moins de fruits et légumes car la pollinisation par les insectes prend en charge environ 60% des fécondations concernant les plantes de l’alimentation humaine !
Puis nous avons abordé le problème des déchets toujours plus abondants : en 2008, nous comptions plus de 29 tonnes de déchets en constante augmentation or 30% de nos poubelles correspondent à de la nourriture consommable !! Là encore, retour aux petites bêtes : avec les décomposeurs qui transforment la matière organique en décomposition en sels minéraux, réutilisables dans le sol !
Puis nous avons observé huit plaques mettant en scène les insectes autour et à l’intérieur d’un arbre, les insectes pollinisateurs et les différentes abeilles sauvages.
Enfin, nous nous sommes quittés après la dégustation d’un goûter issu du commerce équitable.
Les éco-délégués de 4ème et 3ème ont alors pris le relais à 15h30.
Leur formation était moins descriptive et davantage tournée vers une réflexion plus globale sur les problématiques « l’avenir des animaux est-il garanti ?» et « comment diminuer les déchets ménagers ? ».

Ils ont visionné un extrait du film Le mystère de la disparition des abeilles (ARTE). Ce documentaire traite des pratiques de production à grande échelle avec la pollinisation forcée aux États-Unis.

Mathurine et Jehanne de 6ème 4 et 6ème 9

SOS portable !

Sos portable 1
Comme chaque année, les éco-délégués ont suivi une matinée de formation et de sensibilisation dans le cadre de l’éducation au Développement Durable.
Cette année, nous avons accueilli un « éco-infirmier », Philippe Perrin, qui est venu nous parler de l’effet du portable sur notre santé. Son intervention s’inscrivait dans le cadre d’une préparation à la Journée sans Portable, prévue à Mongré le 6 février. Pour commencer son intervention, M Perin nous a cité Paul Valéry, « Ce qui est simple est toujours faux, ce qui ne l’est pas est inutilisable ».
Cette phrase illustre bien la relation que nous entretenons avec le téléphone portable dans notre société. Nous souhaitons tous un téléphone portable facile à utiliser, sans contraintes et sans prise de tête sans nous rendre compte de toutes les conséquences de son utilisation.

Sos portable 2
En effet, comme nous l’a présenté Philippe Perrin, le portable peut, par son rayonnement radioactif (même s’il est minime !), enclencher une perturbation du système immunitaire. Avec toutes les différentes radio-fréquences qui nous entourent (Télévision, WIFI, téléphone…), l’environnement a été modifié. M Perrin nous a parlé de « Blocage de l’évolution », c’est-à-dire que nous avons le même organisme que l’homo-sapiens mais dans un environnement de vie totalement différent. C’est pourquoi nous connaissons de nouvelles maladies contre lesquelles, notre système immunitaire ne peut pas toujours lutter. P. Perrin a bien insisté sur le fait que nous avons des connaissances de l’action du portable sur le plan biologique (décollement des tissus…) cependant, nous n’avons pour l’instant aucune preuve au niveau sanitaire (donc la santé des utilisateurs). En revanche, il y a quelques inquiétudes sur les risques de tumeur dus à une utilisation excessive du portable (plus de 20 heures de communication par mois). Par rapport à ce risque de cancer, 1500 études ont été publiées pour prouver ce fait ! Même si nous n’avons pas de preuves formelles de la responsabilité du portable dans les risques de cancers, nous avons de moins en moins d’incertitudes. De plus, nous savons que l’aluminium est un facteur de la maladie d’Alzheimer, et chaque portable est construit avec un certain pourcentage d’aluminium. Nous sommes tous exposés à l’aluminium donc, tous susceptibles d’être touchés par la maladie d’Alzheimer! Pour continuer avec toutes les bonnes perspectives que peut ouvrir le portable, voici une liste des autres risques suspectés par l’utilisation du portable : une perturbation de la barrière hémato-encéphalique (trop d’afflux de sang au cerveau qui peut entrainer des migraines fortes), une cataracte précoce, des troubles de la mémoire/concentration/sommeil. Et, pour les garçons, un risque de détérioration de la qualité du sperme due à une malformation, donc, à terme, un risque de stérilité. Voilà de quoi donner envie d’avoir un téléphone portable !
Les populations les plus à risques sont les enfants et les fœtus car ils ont une absorption plus importante des radio-fréquences. Une exposition pré-natale est particulièrement dangereuse ! Les baby-phones sont également dangereux pour l’enfant car les basses fréquences peuvent causer une malformation du cortex cérébral. De plus, ces baby-phones génèrent un stress et une angoisse permanents chez les parents de l’enfant. M Perrin conseille de privilégier les baby-phones qui se déclenchent au bruit. Nous avons également appris que notre portable opère une localisation permanente et émet donc même éteint ! Et que 1/3 de la population est prête à limiter la quantité et la qualité de son alimentation pour s’acheter un nouveau téléphone portable ! Un état de dépendance totale s’installe entre l’utilisateur et le portable, je vous laisse trouver qui est dépendant de qui…
De plus, nous sommes chaque jour énormément exposés aux radiations multiples. Les compagnies de téléphone font preuve de beaucoup d’imagination pour cacher leurs antennes relais ! Ces dernières sont cachées dans de faux arbres, des buissons en plastique, de faux étages d’appartements et même, des clochers d’église.
Pour finir sur une note, tout de même un peu rassurante, je vous dirais que, malgré tous ces risques et ces problèmes, nous pouvons les réduire avec une utilisation raisonnable. Il faut se protéger ! Il faut éloigner le plus possible le téléphone des zones sensibles, c’est-à-dire, la tête et le bas ventre. Le kit main-libre et l’utilisation du haut-parleur sont des solutions. Plus de portable dans les poches ! Nous devons limiter notre temps d’utilisation et éviter au maximum de nous déplacer en téléphonant. La sensibilisation et la précaution vis à vis de l’utilisation du portable sont primordiales.
Vous pensez sûrement que tout ce que je viens d’annoncer et de conseiller, vous le savez déjà et que je ne fais que répéter pour la énième fois des phrases toutes préparées. C’est peut être vrai. Mais ce qui est encore plus vrai, c’est que malgré la répétition incessante de ces conseils de précautions, vous ne faites pas plus attention. Le téléphone n’est pas forcément un danger mais, il peut en devenir rapidement un si nous ne faisons pas précautionneusement attention !

Sos portable 3

Léa Greslin, terminale L.

La labellisation E3D

La labellisation E3D
Notre collège avait demandé une labellisation E3D (établissement en démarche de développement durable) pour ses projets de développement durable. Sur une cinquantaine d’établissements visités par des inspecteurs et autres responsables missionnés, 27 collèges de l’académie de Lyon, dont MONGRE, ont été retenus.
Le 17 avril 2014, se sont retrouvés à Lyon au collège Gilbert Dru, les responsables DD de ces 27 collèges ainsi que des chefs d’établissements, des CPE, des gestionnaires… pour échanger sur leurs pratiques et travailler par ateliers (partenariat, communication et évaluation des projets et des élèves) sur les difficultés rencontrées lors de la mise en place de leurs projets.
Au cours de la matinée, 2 représentants de collèges ont présenté leurs actions. Par exemple, un travail d’élèves de 5° en géographie à l’éco-collège de VEAUCHE (42) ou bien un jeu de rôle mis en place en classe de SVT au collège du PILAT (42).
Au cours de l’après-midi, 3 autres intervenants ont exposé leurs expériences : un débat en classe de 3° SVT au collège international de FERNAY VOLTAIRE (38), la réalisation d’un lombricomposteur au collège de MORNANT (69) et une réflexion active sur la politique d’achats « bio » par la gestionnaire du collège des Battières (Lyon 5°).
En parallèle de ces prestations, chaque collège présentait ses réalisations sous forme de panneaux, de maquettes…
Ces labellisations de collège E3D donneront lieu, selon les départements, à des aides financières comme dans l’AIN avec des subventions de l’ordre de 5000€ ou à des aides humaines comme dans la LOIRE avec la création d’un nouveau métier « animateur 3D », un lien entre l’équipe pédagogique et l’équipe technique. Dans le RHÔNE, c’est-à-dire pour Mongré, rien n’a encore été proposé pour la rentrée de septembre 2014 …
A la fin de cette journée, nous sommes repartis avec de nouvelles pistes de travail et d’actions pour notre collège et ses éco-délégués pour la prochaine rentrée 2014 – 15:
* implication de tout le personnel de Mongré ;
* intéractions entre 4°/3° – primaire et 3° – lycée ;
* parcours pédagogique dans l’établissement avec installation de panneaux explicatifs dans le parc ;
* compostage.

Brigitte Carpentier et Nathalie Chapel

Une spirale d’herbes aromatiques

Une spirale d’herbes 4

Les éco-délégués volontaires du collège ont construit une spirale aromatique pour favoriser la biodiversité dans le parc de Mongré, en complément de l’hôtel à insectes dans l’oasis nature installé en 2012-13.

Historiquement …

Ce parterre surélevé en spirale fut inventé par les anglais pour créer des conditions nécessaires à l’introduction de plantes aromatiques dans leurs jardins et ainsi lutter contre le climat humide de l’île.

Quelques chiffres …

Un diamètre de 3m et une hauteur au centre de 80 cm environ, 2,5 t de pierres dorées, de la terre, du terreau et des plançons de fleurs et d’aromates.

Une spirale d’herbes

Une bonne situation …

Nous avons installé la spirale dans un endroit privilégié, le jardin potager. Nous avons laissé un espace suffisant pour circuler autour et nous avons veillé à la pente principale côté sud, ce qui crée différents microclimats de l’intérieur vers l’extérieur.

Une spirale d’herbes 1

Des plantes utiles …

Nous avons choisi des végétaux bien particuliers, soit par leurs qualités aromatiques soit par intérêt mellifère (nectar et pollen) pour coloniser la spirale. Mais où les planter ?
* en haut, la terre est plus sèche : lavande, hysope, sarriette, thym, romarin, fenouil… comme toutes les plantes méditerranéennes ;
* tout au long de la pente : pimprenelle, bourrache, millepertuis, origan, persil, oseille, angélique…
* au pied de la structure, la terre est humide et fraîche : aneth, basilic, ciboulette, menthe, mélisse…
Certaines plantes vivaces repousseront dans l’avenir, les autres, annuelles, devront être replantées.
Le mur en pierres devient un superbe biotope où de nombreux invertébrés (insectes, gastéropodes) et petits vertébrés tels que les lézards du parc de Mongré pourront s’installer comme à l’hôtel… à insectes !

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Un trois étoiles, autant pour la flore que pour la faune, qui ravira les sens de tous les jardiniers en herbe ou expérimentés !

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Brigitte Carpentier et Nathalie Chapel

L’exposition « Arts, littérature et écologie » médiatisée par Le Progrès

Article paru dans Le Progrès du 4 avril 2014

Progrès

En route pour le covoiturage !

Les éco-délégués du lycée travaillent depuis de nombreuses années à la mise en place du covoiturage à Mongré.

Avec l’aide de l’association l’HESPUL, de la mairie de Villefranche et surtout de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS (la Communauté d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône), ils ont bien progressé sur ce projet. En février, ils ont réalisé un questionnaire qu’ils ont distribué aux parents des élèves du primaire et lors de la demi-journée « portes-ouvertes » du 15 février 2014.

Après l’analyse de ces documents, nous pouvons constater que les parents souhaitent majoritairement participer à cette action éco-citoyenne et nous nous en réjouissons !
Ils pourront, dès la rentrée de septembre 2014, s’inscrire sur la plateforme de covoiturage de de l’AGGLO VILLEFRANCHE BEAUJOLAIS au sein d’une liste réservée à la communauté de Mongré.
http://www.covoiturage-rhone.fr/vers/agglovillefranche

A la suite des élections municipales et de restrictions budgétaires du Département, ce service n’a pas pu être opérationnel, comme prévu, en septembre. Nous le regrettons d’autant plus que nous travaillons avec les éco-délégués sur ce projet depuis de longues années. Dans l’espoir de trouver une solution, nous avons sollicité une rencontre avec l’agglomération, la mairie de Villefranche et le conseil général du Rhône. Nous espérons que cette réunion, prévue début novembre, portera ses fruits !

 

Enquete covoiturage 1

Enquete covoiturage 2Enquete de covoiturage3

 

Un nouveau label éco-responsable pour Mongré !

 

Après la labellisation du lycée par la Région Rhône-Alpes en 2008, le rectorat accorde le label E3D au collège.

M. Aymard, IPR de sciences physiques et chimie, et son collègue, M. Heinrich,ont rencontré le jeudi 6 février le comité de pilotage DD et ont assisté à une séquence pédagogique dans le potager biologique.

Un nouveau label
A la suite de cette visite, ils ont félicité le comité pour sa mobilisation, son implication et pour la diversité de ses actions et attribué au collège le label E3D (Etablissement en Démarche d’Éducation au Développement Durable) pour deux ans.

Un nouveau label 2

 

Protéger, prévenir et respecter.

Protéger, prévenir et respecter.1 

Le 14 novembre dernier, à Mongré a eu lieu la traditionnelle demi-journée de formation des lycéens éco-délégués. Cette formation s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves sur les différentes priorités d’un établissement éco-responsable  engagé dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Afin que cette formation soit la plus complète, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) était présente dans les murs de Mongré. Ainsi, Aurélie, intervenante de l’association a pu nous dresser un portrait des principaux enjeux environnementaux de notre région.

Qu’est-ce donc qu’un environnement ?

L’environnement ne se limite pas à notre cadre de vie ou à la nature comme on peut le penser mais se définit également par notre cadre de vie, des éléments objectifs (tels que le temps) ou subjectifs  (tels que les sentiments), par le contexte social et psychologique ou encore, par les éléments abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) qui nous entourent. Autant vous dire qu’il est nécessaire de le préserver car cela nous affecte directement.

AIR

Protéger, prévenir et respecter.2

Aurélie, intervenante de l’association,  nous a exposé dans premier temps le thème de la qualité de l’air dans la région Rhône-Alpes. Saviez vous que notre région est connue pour être la championne de France  dans les émissions de CO2 et la seconde à être exposée aux nuisances sonores ainsi qu’à  la prolifération de l’ambroisie. ? Les principaux polluants étant le monoxyde d’azote et le dioxyde de soufre, ces émissions représentent donc un grave problème de santé publique car cette pollution de l’air touche plus particulièrement les personnes fragiles telles que les enfants et les femmes enceintes.

On observe que l’air est plus pollué à l’intérieur  de nos habitats qu’à l’extérieur en raison des meubles contenant divers produits chimiques (colles, résines, produits d’entretien, etc.). Les personnes deviennent alors plus sujettes aux allergies et à l’asthme. De plus, il est important de bien entretenir nos ventilations ainsi que nos systèmes de chauffage surtout en hiver afin de conserver un air sain pour notre intérieur. La pollution de l’air dans les villes est aussi un problème majeur et des solutions existent telles que le covoiturage, l’utilisation des transports en commun ou dits « doux » (vélo, marche à pied, etc.) afin de réduire la mise en circulation de véhicules.

  EAU

Après le thème de l’air, nous avons abordé  la question de l’eau. En effet, la qualité de l’eau dans le Beaujolais n’est pas des meilleures. Nous avons appris que, dans le classement des eaux les moins bonnes de France, la CAVIL (Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône) arrive dans les premières places.

Protéger, prévenir et respecter.2

Cette mauvaise qualité de l’eau est due aux nombreuses exploitations viticoles et sites industriels chimiques. Les rejets de ces activités se retrouvent dans l’eau, ce qui  la détériore profondément.  On retrouve  ainsi  la présence de pesticides et autres produits chimiques dans les réserves d’eau en plus des traces de médicaments qui échappent aux filtres. Le tout cumulé provoque un « effet cocktail » (mélange de plusieurs produits chimiques) qui constitue un réel risque pour les personnes fragiles.

Pour lutter contre cela, il est nécessaire d’adopter une démarche locale pour inciter les utilisateurs de ces produits à réduire leur usage et limiter leurs rejets.

ONDES

antenne relais

A peine, avons-nous fini de comprendre les risques et les conséquences de nos modes de vies sur l’environnement qu’apparait un nouveau risque jusqu’ alors insoupçonné car invisible à nos yeux et pourtant tout autour de nous, ce sont les ondes. Dans la dernière partie de son intervention, Aurélie nous a fait comprendre que, de nos jours, les ondes étaient présentes partout même dans les campagnes reculées.0r, que savons-nous sur les conséquences à long terme de ces ondes sur notre corps ? Malheureusement, les études faites à ce sujet concluent sur des « risques soupçonnés » mais non suffisants pour interdire cela par principe de précaution.

Il est donc nécessaire de faire des recherches pour comprendre, évaluer les risques réels auxquels nous sommes exposés pour agir de façon  responsable afin de préserver non seulement notre environnement mais également notre capital santé.

Remi Demir TES1, Lucie Karam TES1

Les éco-délégués du collège en stage !

La formation se déroula le jeudi 14 novembre 2013 au CDI, de 13h30 à 15h30 pour les 6ème /5ème et de 15h30 à 17h30 pour les 4ème /3ème.

À la fin de la formation, un goûter nous attendait. Il était constitué de cookies et de jus de fruits biologiques produits en France.

Nous nous sommes installés et les professeurs, Mmes Chapel, Carpentier et Lecocq nous ont expliqué le programme des deux heures que nous allions passer ensemble.

Puis, M. Vincent Claire, gestionnaire, nous a expliqué les éco-gestes mis en place au sein de l’établissement  mais aussi à Villefranche. Nous avons appris que Mongré était chauffé par l’incinérateur d’ordures ménagères de la ville. De plus, de nombreux travaux d’isolation ont été effectués au niveau des fenêtres, permettant ainsi de moins consommer.

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Ensuite, Aurélie, animatrice à la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes Protection de la Nature), s’est brièvement présentée. Nous sommes allés tous ensemble à l’oasis-nature, située près des terrains de sport et nous avons observé ce qui s’y trouvait. L’oasis a été mise en place l’année dernière par les éco-délégués. Ils y ont installé des nichoirs, des tas de pierres et de branches pour les couleuvres et les hérissons ainsi qu’un hôtel à insectes. Les professeurs nous ont expliqué qu’une spirale aromatique allait être installée dans l’Oasis dès 2014 ainsi que deux ruches dans les prochaines années.

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A notre retour au CDI, Aurélie nous a transmis de nombreuses connaissances sur les abeilles et sur leur rôle primordial dans la pollinisation. En effet, 80% des plantes à fleurs sauvages et 70 % des plantes à fleurs cultivées dépendent des pollinisateurs pour se reproduire. Les abeilles, papillons, coléoptères, guêpes, mouches, oiseaux, chauves-souris etc. sont des pollinisateurs. Ces animaux sont attirés par la couleur, l’odeur, le nectar des plantes. Cela dit, les reines de la pollinisation ce sont les abeilles ! Il existe 1000 espèces d’abeilles sauvages en France, 2500 en Europe et 20000 dans le monde. L’abeille domestique n’en est qu’une seule espèce parmi toutes les autres ! L’abeille sauvage est solitaire, elle fait son nid dans la terre ou divers trous et ne produit pas de miel à la différence de l’abeille domestique qui elle, vit en colonie.

Nous nous sommes interrogés sur les causes de leur disparition qui sont nombreuses : elles souffrent de la monoculture, des fauches précoces, de l’artificialisation des sols, des pesticides et de certaines espèces invasives etc.

Enfin, nous avons réfléchi au moyen de les protéger et nous sommes contents, nous autres, éco-délégués à Mongré, de pouvoir contribuer un peu à leur survie grâce à notre actuel oasis-nature et à notre future spirale aromatique.

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Nous avons passé un moment très agréable et instructif.

 

Lucie Decailloz & Kelly Yambogaza

Éco-déléguées de 4ème3

Comment concilier le statut d’établissement écoresponsable et la gestion des travaux dans un bâtiment historique ?

 

Mongré s’inscrit depuis  environ 15 ans dans une démarche écoresponsable mais n’a obtenu que très récemment le label correspondant. Le bâtiment compte 26 000 m2 de locaux ; ils sont chauffés grâce à un système datant pour l’essentiel  des années 50 : 7605 m2 sont chauffés au fioul, 2304 m2 au gaz mais depuis 2011, les autres locaux sont chauffés par l’incinérateur de déchets de Villefranche.

Les murs ont 50 cm d’épaisseur et 75% des fenêtres ont été progressivement changées en doubles- vitrages. La puissance totale du chauffage est de 2 Mégawatts, dont 1,5 Mégawatt étaient chauffés encore du fioul il y a deux ans. Des isolations sont en cours sur les toitures et les entresols, de même que des vannes d’équilibrage sont en cours d’installation pour une meilleure régulation de la température entre le rez-de-chaussée et les étages. Les travaux engagés s’inscrivent dans le cadre de la démarche Haute-Qualité Environnementale (HQE) qui comprend  14 cibles pour trouver des réponses concrètes aux problèmes environnementaux.

Mongré essaie de respecter la cible 6 pour la gestion des déchets (tri des cartons, des papiers, des piles, de l’huile,…), ainsi que la cible 2 pour le choix des produits portant par exemple le label repéré par le sigle AB pour la restauration ou celui NF ENVIRONNEMENT pour le mobilier scolaire.  C’est la société SIMIRE de Mâcon qui fournit Mongré depuis 40 ans  pour l’équipement en chaises, tables à faible impact acoustique et qui ne comportent pas de colle nocive (COV) dans leur fabrication. Ainsi, les objectifs 9 et 10 sont-ils, eux aussi, respectés.  Ils concernent précisément le confort acoustique et visuel avec les normes ISO 9001, de la conception à la réalisation, ou encore, ISO 14001 ; c’est pour cela que de la moquette FLOTTEX a été installée dans le restaurant lycée.

Mongré respecte la cible 4 concernant l’énergie, avec une augmentation de l’éclairage LED, l’installation de minuteries, des rénovations de l’installation, ainsi que l’ajout de ballasts électroniques, pour une baisse de 25% de la consommation.  Ainsi, 3% du budget de l’établissement  est investi dans l’énergie.

Pour conclure, nous constatons que Mongré fait des efforts concrets, réinvestit les économies réalisées pour financer de nouvelles tranches de travaux.  L’établissement  a un système de management non écrit à l’heure actuelle  mais qu’il conviendrait à terme d’envisager afin de pérenniser tout ce qui a déjà été accompli.

Mickaël Cartet, seconde 2