Une journée particulière à l’hôtel de la Région.

  Ce jeudi 7 Novembre, nous avons participé au séminaire de la région consacré au développement durable. Nous étions six  élèves éco-délégués : Stanislas De Missolz, Charles-Emmanuel Cannard, Hugo Martinez et nous-mêmes (Léa Greslin et Angéline Martinotti) accompagnés de Mme Dumas et de Mme Lecocq-Hubert. Ce séminaire s’est tenu à l’Hôtel de la Région situé dans le nouveau quartier Confluence.

Au cours de cette journée, nous avons assisté à une table ronde en séance plénière. Il était question de partenariat entre les lycées et les associations, mais aussi des différents moyens d’ enrichir les projets des établissements investis dans l’éducation au développement durable (EDD). Mme Lecocq-Hubert (professeur de philosophie et professeur documentaliste) est  intervenue durant cette conférence en tant que professeur responsable de l’EDD afin de témoigner sur ce qui fait le succès d’un établissement eco-responsable. Beaucoup de questions lui ont été posées mais la plus récurrente était : « Comment faire pour que le message passe auprès des élèves et comment motiver les éco-délégués ? ». Elle a évoqué, entre autres, le fonctionnement  de notre journal en ligne, le « Vert Mongré » alimenté par les articles des élèves ou des professeurs qui relatent les actions pédagogiques. Ce blog comptabilise plus de 110 000 visites et comporte plus de  200 articles. Elle a également insisté sur l’importance de la sensibilisation aux thématiques écologistes inscrites dans les programmes scolaires, amorcée dès l’école primaire et amplifiée ensuite dans le secondaire. De plus, créer et réunir un comité de pilotage (constitué d’enseignants, d’élèves, de personnels administratifs, de la direction etc.) est un atout majeur à la réussite des projets.

Une journée particulière à la Région1 (1)

Une fois la conférence terminée, beaucoup de visiteurs d’autres lycées sont venus  visiter notre stand. Ils étaient très intéressés par nos différents projets comme l’hôtel à insectes, l’oasis-nature et la future installation de ruches ou encore, notre réflexion amorcée sur le co-voiturage. Ils ont également été très captivés par le Vert Mongré que nous pouvions consulter sur place dans sa version numérique. De même,  tous les numéros du journal dans sa version papier que nous avions apportés ont trouvé acquéreurs. Incontestablement, nous pouvons dire que notre stand a eu un grand succès.

Une journée particulière à la Région2

En conclusion, nous avons passé une journée stimulante et très enrichissante. Nous avons pu   échanger avec d’autres camarades venus des lycées de la région tout en renseignant avec soin les gens qui s’intéressaient à nos projets.

N’oublions pas de remercier nos deux accompagnatrices de choc : Mme Dumas et Mme Lecocq-Hubert.

Léa Greslin et Angéline Martinotti

Le tourisme de demain

En cette fin d’année scolaire 2013, les élèves de 2de4 ont pu assister à une conférence  sur le tourisme et le développement durable. M. Olivier, responsable de l’ARVEL, est venu spécialement dans ce but pour leur exposer les différentes formes que pouvait prendre le tourisme durable.

L’ARVEL est une association à but non  lucratif fondée en 1968. Elle œuvre pour un tourisme contribuant à la compréhension et au respect mutuel des populations. Les mots solidarité, plaisir de découvrir, rencontrer, partager sont les clefs  de ce projet. Les voyages naissent en fonction des pays qui demandent de l’aide. ARVEL a aujourd’hui 40 années d’expérience de terrain. ARVEL offre à ses clients une autre façon de voyager, qui respecte la nature et permet de découvrir au mieux la culture et les traditions d’un pays. Pour chaque séjour les touristes doivent respecter une charte appelée « la charte du voyagiste ». Celle-ci engage le voyageur à respecter les peuples et leurs cultures, à favoriser le développement local et préserver le patrimoine et l’environnement. En remettant au goût  du jour le tourisme équitable,  notion datant des années  70, ARVEL a peut-être réinventé le tourisme de demain.

M. Olivier, de par son expérience, est une personne-ressource très qualifiée pour nous aider à nous repérer dans la jungle des labels concernant le tourisme durable. Au début de son intervention, il a tout d’abord insisté sur un point important : le voyageur doit partir avec une nouvelle idée du tourisme.

Il a ensuite rappelé les origines du tourisme durable. Elles se trouvent dans ce qu’on appelle l’éco-tourisme. Ce dernier est né dans les années 1970. A cette époque il n’y avait encore pas de parti politique écologiste comme aujourd’hui. Les fondateurs de l’éco-tourisme étaient alors des personnes un peu en marge de leur époque. Cette forme de tourisme était assez radicale dans ses prises de position, insistant sur l’impact du tourisme classique sur l’environnement, du fait de la pollution induite. Le tourisme était plutôt identifié comme quelque chose de nuisible.

Progressivement, ce mouvement a évolué vers une certaine acceptation du tourisme, si celui-ci respectait certaines règles. Ainsi de jeunes américains ont-ils créé un mouvement pour un tourisme plus raisonnable. En 1979, The Ecotourism Society (TES) est un des premiers labels d’éco-tourisme ; il était dirigé par des scientifiques ornithologues, vulcanologues….

Mais aujourd’hui nous sommes assez loin de cette conception de l’éco-tourisme. L’éco-touriste a diversifié ses centres d’intérêts, et par conséquent l’offre touristique durable est beaucoup plus variée. En France, il existe une fédération d’éco-tourisme qui propose des randonnées, du tourisme gastronomique…

Un des labels existants est le label des gîtes-panda qui insiste sur le respect de l’environnement, sur la gestion des déchets et l’utilisation d’énergies renouvelables.

Le tourisme vert, souvent rural, apporte des aides aux agriculteurs en difficulté afin de les aider à conserver leur patrimoine grâce notamment à la mise en place de gîtes ruraux.  Cela ne veut pas dire que tous sont attentifs à la protection de l’environnement. L’Accueil Paysan, autre label rattaché à l’ATES (Association pour un tourisme équitable et solidaire) insiste, par exemple, davantage sur la dimension culturelle et gastronomique de l’offre.

Le tourisme social est une autre variante du tourisme durable. Il s’intéresse à celui qui part en vacances et non à celui qui fournit un service. Il trouve ses racines dans les actions du Front Populaire de 1936 et est finalement bien plus ancien que l’écotourisme. Il a été relancé après la Seconde Guerre mondiale et s’est développé jusqu’à nos jours. Son objectif est de proposer une offre touristique destinée aux personnes connaissant des problèmes financiers et n’imaginant pas pouvoir partir. Il est lié au développement local, par exemple avec les mairies qui accueillent les infrastructures de classes de découverte, de centres de loisir. L’ARVEL est active dans ce domaine aussi et aide des familles à partir en lien avec le Secours populaire, en trouvant des fonds. Ainsi des séjours sont-ils proposés en colonies de vacances pour les enfants de familles défavorisées. Les tarifs sont indexés sur le quotient familial, les aides finançant le restant dû. L’objectif est également de favoriser la mixité sociale et de lutter contre toutes les formes de ségrégation : sociale, religieuse… Rappelons qu’avec la crise économique de ces dernières années, près de 50% de la population française ne peut pas partir en vacances. L’UNAT (Union nationale des associations de tourisme) regroupe toutes les associations de tourisme social.

Enfin il existe le tourisme responsable, que l’on peut scinder en 2 grandes familles : un tourisme qui vise à favoriser le développement, et un qui insiste sur la solidarité. Rappelons ici que le développement durable ne concerne pas seulement la protection de l’environnement ; Il est fondé sur trois piliers : l’économie, l’environnement, et le social. « Think global, act local »  (penser globalement/ à l’échelle mondiale, agir localement) voilà en résumé le principe du tourisme qui vise au développement des espaces touristiques concernés. Le label ATR (Agir pour un tourisme responsable) a mis en place une charte éthique du voyageur en 1998 et intervient dans ce domaine. Un certain nombre de critères doivent être respectés pour pouvoir utiliser ce label, comme privilégier les emplois locaux chez les prestataires, la mise en place d’un transfert de compétence vers les prestataires locaux, l’information des clients au respect de l’environnement, du patrimoine et des cultures locales…  Quant au volet solidaire du tourisme responsable, il insiste particulièrement sur des projets de développement, par exemple ARVEL, en Inde, au nord du Rajasthan, participe en lien avec Médecins du Monde à la construction d’une maternité dans les quartiers pauvres de Jaipur. Pour ce faire, une contribution solidaire est prise sur le prix du voyage proposé aux touristes. Cette caisse peut servir ainsi à financer plusieurs projets. Il s’agit donc d’un fonds solidaire, et l’argent est ponctionné sur les marges de l’entreprise qui organise le voyage. Souvent les personnes qui ont participé à ce type de tourisme solidaire souhaitent savoir où va leur argent et à quelles associations ou projets sont destinés les fonds. L’ATES (Association pour un tourisme solidaire et responsable) regroupe des partenaires voyagistes comme DEPARTS (Développer les échanges et les projets d’action rurale par un tourisme solidaire).

Ainsi J.L. Olivier nous a permis de mieux comprendre que le tourisme durable revêt aujourd’hui de nombreuses facettes, et qu’un voyage de ce type doit se faire en connaissance de cause et dans le cadre d’une démarche réfléchie. Il n’est pas majoritaire mais se développe pour permettre à ceux qui le souhaitent de voyager autrement, loin du tourisme de masse, mais au plus près des autres cultures et dans une démarche de citoyens du monde éco-responsable.

Nicolas Mergoux, professeur d’histoire- géographie et  d’ECJS (Seconde 4).

 

La démarche de Mongré en faveur de la biodiversité soutenue par toute la presse locale

scan progrès

Article publié dans le journal régional  le Progrès  le 15/04/13

Patriote Oasis

Article publié dans le journal régional  le Patriote beaujolais  le 25/04/13

 

article Echo Beaujolais

Article publié par le magazine régional l’Écho beaujolais, n°220 de mai 2013

 

Un séminaire sur la solidarité à la Région

Le mercredi 20 février 2013, deux élèves de seconde 4, Matthieu Boutry et Thomas Aubert, ont assisté au séminaire des lycées éco-responsables présidé par Jean-jack Queyranne, président du conseil régional et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du conseil régional et déléguée aux lycées. Organisé par le conseil régional et sur le thème de la solidarité locale et la coopération internationale, ce séminaire s’est déroulé à l’hôtel de la Région dans le quartier de Confluence à Lyon ; il avait pour but de partager et de capitaliser la démarche des lycées éco-responsables.

Dans le cadre de l’ECJS, la classe de 2°4 réalise un projet de solidarité internationale en coopération avec une communauté éducative de l’Assomption installée à Notsé, au Togo. Les trois axes de ce projet portent sur :
le domaine éducatif, avec la création d’un échange  entre nos classes du primaire et l’école de Notsé. Nous savons que là-bas, les conditions d’enseignement sont très difficiles ; l’accès à l’école est, par exemple, impossible lors d’intempéries alors que la construction d’un pont permettrait  aux élèves de surmonter ce problème ;
le développement du jardin potager du village qui reste, à ce jour, très rudimentaire ;
la création d’un foyer destiné aux adolescents en difficulté.
Nous avons choisi ces trois pôles dans la mesure où, à Mongré, nous possédons une école primaire, un potager pédagogique biologique et un foyer des lycéens.

C’est donc dans l’optique de recevoir des conseils utiles à notre projet que nous avons assisté à ce séminaire qui dura toute la journée. Le matin, tout d’abord,  nous avons pu suivre une conférence dans l’amphithéâtre sur les enjeux et la définition de la solidarité. La grande question était : comment ces projets permettent-ils l’engagement des jeunes ?
Tout d’abord, dans sa dimension culturelle, la solidarité est la découverte de l’autre et de sa problématique, le moyen de traiter un problème au travers d’autres cultures peut être source de découvertes. Elle peut se « pratiquer » avec des personnes proches de nous géographiquement ou dans le cadre d’une coopération plus lointaine. Dans ce cas, la Solidarité est souvent entendue dans un axe Nord-Sud, en  effet l’académie de Grenoble travaille avec trois académies du Sénégal, mais la solidarité se pratique aussi dans un axe Ouest-Est, avec des actions en Russie par exemple.
La Solidarité est pensée, de nos jours, dans l’optique du développement durable et de l’écologie, car notre planète Terre, foyer de l’Humanité est un bien commun, fragile et il faut donc en prendre soin. On remarque d’ailleurs, que les populations les plus démunies sont les premières victimes de la dégradation de la planète ; beaucoup de pays occidentaux, par exemple, entreposent leurs déchets chez leurs voisins du Sud !
Mais peut-on parler de la solidarité ou des solidarités ?
La solidarité est le lien entre les êtres, ce qui les unit. C’est un sentiment qui nous pousse à aller vers l’autre, basé sur l’empathie. Si l’autre va mal, je vais mal, tel est le principe de la solidarité. Elle a une valeur humaine et se rapporte donc à l’humanisme. La Solidarité se vit souvent mieux dans une expérience à l’étranger dans la mesure où celui qui veut aider, se sent lui-même étranger.
Mais quels bénéfices tire-t-on à être solidaire ? Tout d’abord, on gagne une satisfaction personnelle, c’est le premier « moteur » de l’action ; agir avec les autres fait que l’on se sente mieux. Il est vrai que lorsqu’on part à l’étranger, par exemple, on peut se demander si on le fait pour nous ou pour autrui ! On  le fait pour les deux et l’altruisme pur est sans doute un idéal mais l’essentiel est de s’engager. On pourrait dire qu’« être solidaire, c’est être égoïste tous ensemble ».
Cela dit, pour éviter ces effets pervers, celui qui monte un projet solidaire a donc besoin d’être bien au clair avec lui-même. De plus, le projet doit être durable sinon il sera stérile.  Le montage d’un projet solidaire par des élèves reste délicat car ils ne sont ni le personnel d’un ministère ni les membres d’une association.

Vers 11h a eu lieu une table ronde avec différents lycées éco-responsables ou associations (Croix rouge, Lycée Roanne, Chervé, Noirétable…) où chacun présenta ses actions dans le cadre de la solidarité, pas forcément à l’étranger. Nous avons alors pu constater, qu’au sein des lycées éco-responsables, Mongré n’était pas le seul à monter des projets de grande envergure.
Ensuite fut remis le trophée Fluid’ Art. Les gagnants sont les élèves d’un lycée technique ayant réalisé une machine, fonctionnant à l’électricité, imitant un visage et capable de sourire et de parler !

L’après-midi, fut consacré à différents ateliers :

  • Comment créer un lien durable dans un projet solidaire ?

Le point de départ d’un projet de solidarité est le travail en réseau (ici), en partant de ce qui existe déjà au sein et autour du lycée. S’inscrire au minimum dans une dynamique existante permet de créer des liens durables, notamment en s’appuyant sur son environnement proche. On ne travaille pas seul. Durabilité ne veut pas forcément dire continuité ; de plus, les partenaires du Sud attendent d’être pris au sérieux, il ne faut pas seulement apporter de l’aide sans rien attendre en retour. On cherchera une relation bilatérale. Il faut, en plus, se baser sur ce que l’on sait faire et travailler avec les compétences dont on dispose. Il est nécessaire de profiter de la volonté de chacun et de s’organiser en visualisant bien notre objectif premier.
Comment monter un projet local solidaire ?
La méthodologie du projet est capitale. Là aussi il est nécessaire d’identifier l’idée et d’inscrire le projet dans un contexte. Ensuite il faut déterminer les objectifs du projet. Où veut-on  arriver ? On repère l’ensemble des ressources disponibles (ressources humaines, matérielles et financières) et on établit un retro-planning (gestion du temps), très important pour un suivi efficace du projet, il est nécessaire de veiller à programmer l’organisation des tâches et leur ordonnancement.

  • Comment donner au lieu de jeter ?

Différents organismes relatifs à des opérations de dons de nourriture  provenant de restes dans des cantines témoignent. Ils conseillent ceux qui auraient pour idée de suivre cette voie. Ici aussi la méthodologie est très importante, comme dans tout projet il est indispensable de s’organiser et ne pas hésiter à faire appel à des partenaires, pour être aidé. Le don de restes alimentaires est délicat du fait des exigences, par rapport aux dates limites de consommation ; en effet, il est en général interdit d’utiliser les restes, et les cantines scolaires essaient un maximum d’adapter leur production à la demande pour éviter les pertes. L’association La Cantine Savoyarde Solidarité, représentée par son directeur Alain Destournelle, récupère ces surplus de nourriture non servie de 15 établissements scolaires et en fait profiter les plus démunis en France. L’association ne fut jamais responsable d’incident sanitaire depuis sa création il y a 30 ans. Elle travaille en partenariat avec des écoles maternelles et lycées en période scolaire et avec des organismes comme les Restos du Cœur ou la Banque Alimentaire pendant les vacances.
Face au problème du gâchis, les objectifs sont de limiter les excédents de production.

  • Comment renforcer le dispositif des lycées éco-responsables ?

Suite aux difficultés identifiées telles que la mobilité des personnes dans les établissements, le manque de temps ou l’utilisation pertinente des moyens financiers (subvention de la Région), cet atelier est mené pour pérenniser le dispositif des lycées éco-responsables. Ci-dessous quelques-unes des propositions, destinées aux établissements et aux équipes éducatives  pour pérenniser la démarche :
– considérer l’engagement dans le dispositif « lycées éco-responsables » comme un engagement politique de l’établissement ;
– mieux communiquer sur le dispositif en interne, évaluer systématiquement les projets conduits ;
–  mutualiser sur ce point ;
– renouveler les approches avec les élèves, par rapport à la méthode de discussion…

  • Comment monter un  projet à l’international ?

Cet atelier est animé par M. Charbonnier  dont  l’établissement de formation d’apprentis, l’AFPM,  travaille à l’international depuis 2006, notamment au Burkina-Faso, au Mali et aujourd’hui au Laos où les élèves bâtissent un château d’eau. Pour monter un  projet à l’international,  il est nécessaire de bien connaître le pays (politique, conditions…). On peut aussi très bien monter des projets dans des pays occidentaux. Dans tous les cas, il est très important de développer un réseau, on a besoin de partenaires afin d’obtenir des fonds ou de l’aide. La région Rhône-Alpes peut financer ce projet mais pas seulement ; il est nécessaire de s’interroger sur sa propre ville ; peut-être certaines entreprises, associations accepteraient d’apporter leur aide ?

A partir de 16h, le compte-rendu de chaque atelier fut exposé avant la clôture du séminaire.

Matthieu Boutry et Thomas Aubert, seconde 4

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)

Une Oasis-nature en construction

Une Oasis-nature 2

Les éco-délégués , tous les vendredis à midi, ont mesuré, scié, cloué, vissé des morceaux de bois afin de réaliser des nichoirs et un hôtel à insectes.

Une Oasis-nature 1

Ils ont utilisé des chutes, gentiment données par Jérôme Sillans (directeur de la scierie Rossi dans l’Ain) car « rien ne se perd, tout se transforme »,  et quand on est éco-citoyen, on essaye d’être cohérent et de s’inscrire dans une démarche globale. Ainsi, c’est chouette de penser que de vieux bouts de bois, destinés au feu, auront une seconde vie et serviront de maisons pour les oiseaux !

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La barrière qui sert à délimiter notre Oasis-nature a été, elle aussi, construite avec des branches récupérées à la suite d’un élagage par Pierre-Jean Poncet, paysagiste. Elle est composée de bois morts mais aussi de jeunes pousses de saules.

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Reste donc à accrocher les nichoirs dans les arbres. En règle générale, ils sont placés à l’automne afin que les oiseaux les utilisent comme gîtes durant l’hiver mais en mars ou en avril, il n’est pas trop tard. La pose se fait entre 1,50m et 6m de hauteur et il faut diriger, chaque fois que cela sera possible, l’ouverture vers le sud ou le sud-est. Celle-ci ne doit pas être exposée aux vents dominants et elle doit pencher légèrement vers le bas afin d’éviter que la pluie y pénètre.
Dans tous les cas, les nichoirs ne devront pas être exposés toute la journée au grand soleil ou à l’ombre permanente.

Il nous faut également garnir notre hôtel à insectes.

Mais quels matériaux utiliser et pour quels insectes ?

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Comme nous avons suivi une conférence de la FRAPNA et avons bénéficié des conseils d’Aurélie, notre animatrice, nous savons que:

  • la paille pourrait accueillir les jolies chrysopes, dont les larves se nourrissent de bien des parasites : pucerons, cochenilles farineuse, aleurodes (ou mouches blanches), thrips ou œufs d’acariens ;
  • des pots de fleurs retournés et remplis de foin pourraient attirer les perce-oreilles qui aiment les nuisibles comme les pucerons ;
  • des bûches percées deviendront un abri très apprécié de nombreux pollinisateurs bien utiles comme les abeilles et guêpes solitaires, dont les larves se nourrissent de pucerons ;
  • quelques fagots de tiges à moelle, comme le rosier ou le sureau, offriront des abris idéaux pour les syrphes et autres hyménoptères ;
  • des planchettes rapprochées seront bénéfiques pour les coccinelles qui viendront y passer l’hiver. Leurs larves consomment énormément de pucerons ;
  • des briques  et des tiges de bambous serviront d’abri aux osmies, des abeilles solitaires qui pollinisent les premières fleurs des arbres fruitiers, dès le mois de mars.

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Demain, 05 avril, la météo annonce de la pluie mais qu’importe ! Nous nous retrouverons dans le parc afin d’avancer dans la réalisation de notre Oasis. Le temps presse…son inauguration « officielle » est prévue le 15 avril.

C.L

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Matinée de sensibilisation au développement durable pour les éco-délégués du lycée

Une

Les éco-délégués du lycée ont assisté, le 13 Novembre 2012, à une réunion d’informations.

D’abord, Vincent Claire a présenté la politique environnementale en action dans la gestion de Mongré. Ensuite, une intervenante, membre de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) est intervenue sur le thème de la nature en ville. Cette  problématique a été au préalable choisie et validée par le comité de pilotage des éco-délégués.

Mongré tente depuis plusieurs années de mettre en place une gestion HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’une démarche, comportant 14 cibles, visant une construction et une gestion des bâtiments plus éco-responsables. Mongré répond à certains de ces critères et fait de son mieux pour améliorer sa politique écologique. On peut donner en exemple : le recyclage des piles, du carton, des papiers, des cartouches d’encre, des ordinateurs etc.

L’établissement répond aussi au critère du choix des produits. Ainsi, on peut désormais voir au menu du self des produits biologiques locaux. Le mobilier scolaire, quant à lui, est peu à peu remplacé par des chaises et des tables répondant aux normes françaises « environnement », c’est-à-dire sans composés organiques volatiles (COV). Prêtez attention aussi à la moquette du self ! C’est elle qui est responsable du confort acoustique et visuel dans notre cantine. En effet, le confort visuel, olfactif, esthétique etc. entre également en ligne de compte dans les normes HQE.

Un autre point sur lequel Mongré travaille activement est la réduction de sa consommation d’énergie. Depuis l’été 2011, le système de chauffage de l’établissement est relié à l’incinérateur de Villefranche s/Saône ; il est donc devenu indépendant de son ancien système de chauffage datant de 1950. On cherche aussi à remplacer l’éclairage actuel par des détecteurs de présences et des éclairages LED, ce qui permettra à terme de réduire la consommation électrique de 25%. Des doubles vitrages sont en cours de pose pour améliorer l’isolation et les salles seront bientôt équipes de régulateurs thermiques.

L’établissement a également pour projet d’installer un « oasis nature » dans le parc à côté du  potager biologique qui a déjà porté ses fruits (au sens propre et figuré!).

Cette année les éco-délégués vont s’investir pleinement dans le projet covoiturage amorcé l’an dernier et vont mener des sondages dans les classes de primaire et maternelle pour mettre sur pied un réseau efficace.

L’aventure écologique continue !

Constance Sagnole, Camille Zaniwiecki, terminale L

La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

Séminaire organisé par la Région à Cibeins sur le thème de la réduction des déchets et des économies d’énergie

Durant la matinée du jeudi 3 mai 2012, deux éco-délégués de terminale, Alix BOUGAIN et Maxime BOYER, accompagnés du gestionnaire M. Claire, se sont rendus au lycée agricole Edouard Herriot de Cibeins, afin d’assister à un séminaire de Lycée Eco-Responsable. Comme c’est le cas de 120 établissements de Rhône –Alpes, le lycée de Mongré possède le label éco-responsable lui permettant d’obtenir une aide financière de la région pour développer ses projets « écologiques ». Grâce à cette organisation, Mongré a pu organiser des temps forts, des sorties pour les élèves, mais aussi l’impression des journaux « Vert Mongré ».  Ce séminaire était principalement porté sur le thème  des déchets au sein du lycée. Il était important pour Mongré d’y assister, car sa gestion des déchets n’est pas encore totalement « éco-responsable ». Il fallait donc recueillir certaines idées pour pouvoir gérer au mieux les déchets de notre lycée. De plus, cette réunion était l’occasion de rencontrer d’autres lycées du même label, afin de partager nos expériences.

Les membres de la société GIRUS ont effectué une étude sur les déchets dans les lycées, et nous ont présenté leurs travaux. D’après leur  étude, un élève produit 52kg de déchets chaque année. De plus, le coût de traitement des déchets est de plus en plus élevé : une tonne de déchets équivaut à 220€ de taxe. L’objectif dans les lycées est donc de produire le moins de déchets possible. Ce qui a le plus surpris la société GIRUS lors de son étude, c’est la présence importante de plastique non-recyclable et de textile sanitaire (essuie-tout) dans les poubelles du lycée. Des techniques comme le compostage électromécanique, ou le compostage naturel ont été proposées. La lyophilisation est aussi un bon moyen de réduire ses déchets. Beaucoup de lycées éco-responsables pratiquent déjà le tri des feuilles de papier, dont Mongré. En revanche, certains vont plus loin dans la démarche du tri, comme par exemple le lycée de Cibeins qui possède des poubelles pour les emballages, les cartons, le verre, pour le compost, et pour les déchets recyclables, et non-recyclables. Il utilise le pain jeté pour nourrir la volaille dont le lycée dispose.

Enfin, ce séminaire nous a permis de recueillir des idées pour de nouveaux projets à Mongré. Dans un premier temps, des petites actions écologiques : l’utilisation de réducteurs de débit, de douches économes dans les vestiaires, la mise en veille des photocopieurs… Dans un second temps, des idées pour des projets plus pédagogiques ont été apportées. Comme par exemple la mise à disposition du jeu vidéo « Planète Lycée » au CDI, qui a été très apprécié dans les autres lycées labélisés, et dont Mongré ne dispose pas encore. Ensuite, certains ont proposé l’idée du jumelage entre 2 classes de lycées éco-responsables différents, qui travailleraient sur un projet commun, comme c’est actuellement le cas entre une classe de Trévoux et une classe du lycée de Cibeins, menant ensemble un projet sur les quartiers écologiques.

Mongré est très actif dans sa démarche écologique (notamment grâce à la formidable installation du chauffage relié à l’incinérateur de Villefranche ayant permis d’arrêter de chauffer Mongré au fuel), et parvient à sensibiliser les élèves aux contraintes environnementales. Cette réunion nous a permis de constater que nous n’étions pas seuls à faire des efforts dans notre lycée, et que beaucoup d’actions éco-responsables peuvent encore être faites dans notre école pour continuer dans cette voie…

                                                                                  Alix Bougain  et Maxime Boyer TES

Le projet covoiturage à Mongré : quel bilan ?

Cette année, dans le cadre de la démarche du label éco-responsable, la formation des éco-délégués s’est donné pour priorité de sensibiliser les élèves à l’éco-mobilité, à l’utilisation des transports en commun et au co-voiturage. Cette opération a été conduite en partenariat avec la CAVIL soucieuse elle- aussi  de sensibiliser les populations à l’usage des transports en commun afin de réduire la circulation automobile dans l’agglomération de Villefranche et d’améliorer ainsi sa fluidité. Notre collaboration a permis d’équiper  toutes les classes du lycée de cartes du plan de circulation des bus au sein de la CAVIL (Communauté d’agglomération de Villefranche Sur Saône) et dans la région urbaine de Lyon.

Grâce à ces supports, dès le retour des vacances d’hiver,  Les éco-délégués du lycée ont pu, dans leurs classes respectives faire un travail d’investigation pour identifier la provenance géographique de leurs camarades de classe, s’intéresser à leur mode de transport, collectif ou individuel (bus, train ou voiture, co-voiturage). Par un système de gommettes colorées, ils ont légendé ces cartes murales  affichées dans la classe afin de bien faire ressortir, visualiser l’origine de chacun qui pouvait parfois dépasser les limites des communes relevant de la CAVIL.

Le principe visait à terme à mettre éventuellement en réseau les élèves provenant de la même aire géographique au sein d’une classe voire au sein d’un même niveau de classes.

Quel bilan au terme de cette première phase de sensibilisation ?

Selon les classes, particulièrement pour les plus jeunes, en seconde, le projet a été accueilli  sans grand enthousiasme pour plusieurs raisons.

-les élèves pour beaucoup  sont  déjà autonomes ou organisés dans leurs déplacements : ils empruntent le bus lorsqu‘ils résident à Villefranche et ses environs ou pratiquent déjà le co-voiturage (ou empruntent le train) lorsqu’ils résident plus loin en marge de la CAVIL.

-Certains se disent « lassés » par les enjeux  du développement durable qui ont envahi toutes les disciplines !

En revanche, les premières et les terminales ont signalé que leurs camarades de classe étaient plus sensibles à la dimension sociale, « conviviale » de cette opération.

C’est sans doute, ce volet  qu’il convient désormais de mettre en avant pour prolonger et amplifier ce projet. Peut-être que la hausse des carburants pourrait aussi contribuer à terme à modifier les habitudes de chacun….