Séminaire sur l’alimentation et le développement durable

Le séminaire destiné aux établissements éco-responsables organisé par la Région Rhône-Alpes portait cette année sur l’alimentation et développement durable.

Lors de cette journée, il va sans dire que nous avons appris bon nombre de choses. Nous nous sommes en particulier penchés sur l’alimentation et l’adolescence, mais aussi sur les conséquences des déchets alimentaires sur l’environnement.

1 – L’alimentation et l’adolescence

L’alimentation est le troisième poste le plus important en matière de consommation. Les deux premiers étant respectivement le logement suivi de près par le transport.

L’adolescence est une période de la vie synonyme de transformations psychologiques et physiques (bouleversement de l’image corporelle, certaine dysmorphophobie).

Les ¾ des adolescents pensent manger équilibré et 16 % d’entre eux se considèrent comme mal informés sur l’alimentation. Saviez-vous que 30 % des jeunes s’estiment trop gros et que 43 % luttent pour maintenir ou retrouver un poids « idéal » ?

Il y a une réelle  antinomie dans notre société actuelle entre le diktat de la minceur et la « malbouffe ». Ceci se traduit par une certaine anorexie mentale, mais aussi conduite  boulimique (surconsommation d’aliments souvent hypercaloriques). Les adolescents ne supportent plus leur corps, sautent de plus en plus le petit-déjeuner (repas le plus important de la journée selon les nutritionnistes) mais sont adeptes du grignotage. Les parents ont également une responsabilité importante dans l’alimentation de leurs enfants puisque ce sont eux qui achètent les aliments et les cuisinent.

On peut également noter que nous assistons à une certaine infantilisation du goût en raison d’une standardisation de l’alimentation. Il faudrait pour remédier à cela, augmenter  la variété alimentaire.

Beaucoup d’adolescents ne savent plus aujourd’hui ce qu’est un bon repas, ils ne cherchent qu’à se nourrir et ils mangent sans vraiment connaître les aliments qui composent leurs repas. Ils veulent perdre du poids alors que dans la plupart des cas, cela n’est pas nécessaire. Au lycée, les nutritionnistes cherchent donc à élaborer des repas variés, équilibrés et biologiques afin de changer les habitudes des adolescents.

2 – L’alimentation et l’environnement

L’après-midi, nous nous sommes davantage penchés sur l’impact de nos habitudes alimentaires sur l’environnement.

Informer les lycéens sur leur responsabilité de consommateurs est primordial. Mais quelle est la bonne conduite à adopter dans ce domaine ?

Il est préférable de manger des produits locaux (et non des produits provenant de l’autre bout de la planète) et de saison. De plus, en consommant « local », nous aidons les producteurs de la région.

Il est également nécessaire de chercher à réduire nos déchets en les valorisant comme par exemple avec un composteur à base de lombrics. Nous pourrions aussi davantage recycler les déchets et leurs emballages.

Stéphane Bayard, éco-délégué en TES2

Le covoiturage : économie, écologie et convivialité !

Le mardi 6 mars, les éco-délégués du lycée ont lancé leur campagne de sensibilisation au co-voiturage. Les collégiens, quant à eux, étaient déjà au travail depuis plusieurs semaines.

Le co-voiturage permet d’économiser des dépenses de carburant, de diminuer la pollution et de côtoyer de nouvelles personnes.

A cette occasion, un journaliste de Chérie FM est venu interviewer nos jeunes écolos et nous avons pu les entendre sur les ondes le mardi 13 mars lors des flashs-info.

Politique pour l’environnement à Mongré (1950 élèves)

1- Économies d’énergie

Mongré s’est lancé depuis une dizaine d’année dans une politique d’investissements pour économiser l’énergie (surface utile du bâtiment 13 000 m2) :

– Mise en place de 9 régulations-horaires différentes ;

– recours aux planchers chauffants (actuellement 900 m2) ;

– diversification des moyens de chauffage (gaz) ;

– changement des fenêtres (double vitrage) ;

– travaux d’isolation des conduites de chauffage, des plafonds et des murs.

 

Pour la consommation électrique :

– Suppression des éclairages halogènes ;

– remplacement des minuteries par de la détection de présence ;

– rénovation complète de l’installation électrique ;

– recours à l’éclairage de type « ballast électronique » depuis 2001 et l’éclairage « leds » depuis 2009.

Ces travaux nous ont permis, malgré des augmentations de coûts unitaires, de conserver un budget « fluides » stable en volume et en % du budget total de l’établissement.

Évolution en euros :

 

2- Tri des déchets :

– Depuis 2002  collecte de tous les cartons par l’association « Le Transit » ;

– mise en place du tri sélectif avec la CAVIL depuis 2002  (Bacs jaunes et verre) ;

– récupération du papier avec des bacs dans les classes + administratif puis collecte par « La Corbeille ;

à papier » pour recyclage depuis 2005 ;

– mise en place de récupérateurs de piles avec le Conseil général depuis 2003.

3 -Achats :

– Papier 100% recyclé pour tous les achats de papier à Mongré ;

– depuis 2005  le légume du plat chaud servi au restaurant scolaire (1100 repas/jour) est issu de l’agriculture biologique ;

– le mobilier scolaire possède le label NF ENVIRONNEMENT : Entreprise SIMIRE (Macon) et récemment RODET certifiée iso 14001 ;

– achats divers avec CAMIF certifiée iso 14001 ;

– acoustique :

* Les chaises des salles de classes sont fabriquées selon un système breveté (Lauréat du décibel d’or 8ème édition) avec une réduction de 10 db(A) par rapport à une chaise traditionnelle ;

* Traitement acoustique du nouveau restaurant des lycéens (300m2) avec notamment la mise en place d’une moquette FLOTEX classée ESA4 et ESA3 selon NRA200 (niveau élevé d’isolation phonique).

4 -Travaux :

Démarche HQE intégrée dans les travaux :

– Gestion des déchets de chantier ;

– gestion de l’énergie ;

– intégration des notions de qualité acoustique et de qualité de l’air pour l’accueil des élèves.

5 -Objectifs :

– Valider ce travail par une certification ISO ou NF qui permettra la pérennisation et le développement de nos actions pour préserver l’environnement ;

– étudier la mise en place de covoiturage pour les familles ;

– connexion au réseau de chaleur de Villefranche s/s

– sensibiliser les élèves et le personnel par des actions.

Vincent CLAIRE, gestionnaire de Mongré.

A Mongré, que de changements !

Le jeudi 3 Novembre, les éco-délégués du lycée se sont réunis en présence de Vincent Claire, gestionnaire à Mongré et de Thierry Manceau de l’association HESPUL afin de  recevoir une formation sur l’écologie.

M. Claire a tout d’abord présenté les actions effectuées par Mongré dans le cadre de la démarche HQE. Cette démarche Haute Qualité Environnementale a 14 objectifs, qui ont pour but le développement écologique et sanitaire des infrastructures, ainsi que la sauvegarde du milieu. Depuis 2002 Mongré s’engage aux côtés de nombreuses associations pour la collecte de cartons, de piles, de papier ou encore de matériel électronique.

Ensuite les éco-délégués, sous l’impulsion de l’intervenant ont réagi par groupes sur des questions en rapport avec les transports. Ces réflexions ont abouti à un échange très enrichissant pour les élèves.

T. Manceau a sensibilisé les éco-délégués à l’écologie par rapport aux transports. Ce thème est d’ailleurs l’axe d’efforts des éco-délégués cette année.

A l’image de tout ce qui à été fait à Mongré depuis 2002, les éco-délégués et l’équipe pédagogique agissent en faveur de l’environnement.

Le tri sélectif en association avec la CAVIL ou encore le recyclage des déchets électroniques en 2009 sont autant de gestes quotidiens qui concrétisent la démarche écologique de Mongré.

De plus, des applications écologiques sont visibles au quotidien :

  • L’arrivée progressive des aliments certifiés AB à la cantine (pain biologique au levain, légumes et féculents) ;
  • l’achat d’un mobilier scolaire fabriqué selon les normes NF (les chaises, récompensées par leur silence avec le décibel d’or en 2002) ;
  • la rénovation des installations électroniques avec l’installation de LEDs en 2009 ;
  • le raccordement du système de chauffage à la centrale d’incinération des déchets de Villefranche (arrêt des 6 chaudières au fioul de Mongré).

Mais tout cela ne suffit pas et nous devons continuer dans cette voie.

Notre prochain chantier sera la mise en place du covoiturage et une politique de sensibilisation à l’utilisation des transports en commun.

Selon l’HESPUL, le bus ne rejette que 25 grammes de Co2 /Km/par personne contre  60 pour l’utilisation d’une voiture.

Il faut donc persévérer et instaurer des projets durables pour réduire l’émission de CO2 !

PRAT François-Guillaume  TS3

Mongré chauffé par l’incinérateur de déchets de Villefranche

Depuis mardi 10 janvier, les chaudières-fioul  sont arrêtées. Mongré est désormais chauffé par l’incinérateur des déchets de Villefranche, relayé par la combustion de copeaux de bois. C’est au total 70 000 à 80 000 litres qui ne sont plus brûlés et c’est autant de pollution en moins. Les chaudières sont encore conservées pendant trois ans.

L’eau arrive à 100°c dans les tuyaux et Mongré  en utilise à hauteur de 80°c.

Prochain défi ? Le bâtiment de Mongré de 150 ans d’âge est classé entre C et B en termes de bilan énergétique (sur un système qui s’étire de A à D). Le but est d’améliorer encore ces performances. Avec les économies réalisées grâce à la réduction de la facture énergétique, la prochaine tranche de travaux vise à un rééquilibrage de l’installation avec :

– Une régulation d’ambiance au deuxième étage autour de 20°c grâce à un système de vannes sur les radiateurs qui se bloquent une fois la température voulue atteinte (montant estimé : 10 000 euros) ;

– la poursuite des travaux d’isolation pour les salles du rez-de-chaussée et du premier étage, l’équipement en fenêtres avec double vitrage ;

– la régulation par la domotique de la température dans les salles : le principe repose sur la remontée d’informations salle par salle sur ordinateur à l’aide de capteurs. Ainsi, dans les salles vacantes, le chauffage pourra être réduit.

Cette démarche s’inscrit financièrement dans le long terme mais s’accompagne d’une rentabilité immédiate concernant le confort de chacun.

Informations recueillies par Mme Dumas auprès de V. Claire

Mongré : un label éco-responsable

2010-2011 : que s’est-il passé chez les éco-délégués du collège ?

  • ECO-DELEGUES … Qui sont-ils ?

L’éco-délégué est une personne « relais » entre sa classe et le comité de pilotage (personnels de Mongré). Il s’intéresse à l’environnement et au développement durable, il est volontaire et source de propositions, il est « élu » pour l’année par ses camarades de classe (octobre).

  • COMITE DE PILOTAGE … Que fait-il ?

Le label éco-responsable a été obtenu en 2009 pour une durée de 3 ans. Le comité s’est engagé donc à mener des actions pour maintenir ce label au sein de l’établissement. Cette année, les actions concrètes concernent une diminution :

– de 5% de la consommation de papier,

– de 5% de l’énergie (chauffage, électricité…),

du gaspillage du pain au self.

  • FORMATION DES ECODELEGUES … En quoi consiste-t-elle ?

Le 22/11/10 se sont retrouvés les éco-délégués du collège soit à 8h, 36 éco-délégués de 6° et 5°, et à 10h, 34 éco-délégués de 4° et 3° accompagnés de leurs enseignants référents.

3 bénévoles de l’association Artisans du Monde sont venus animer cette matinée dont le thème était la sensibilisation des jeunes à l’inégale répartition des richesses dans le monde.

2 jeux ont été proposés : le jeu de la baguette et le jeu des chaises.

Ces 2 heures de formation se sont terminées par un goûter-dégustation à base de produits issus du commerce équitable (spéculos, chocolats, confitures, jus de fruits…).

  • ACTIONS DU COLLEGE…

–          A propos du papier : le ramassage du papier dans les boîtes se poursuit au rythme d’une fois par trimestre.

–          A propos du pain :   constat de pain gaspillé mis à la poubelle chaque jour au self,

campagne de sensibilisation par affiches confectionnées par les éco-délégués.

–    A propos de la semaine sur le commerce équitable : participation de certains éco-délégués aux stands buvette et vente de produits Artisans du monde.

Pour que toutes ces actions se poursuivent et que d’autres actions innovantes se mettent en place, nous comptons sur vous, élèves de l’an prochain.

Rejoignez-nous et engagez-vous dans le développement durable et le label éco-responsable de Mongré.

B.Carpentier et N.Chapel

Comment «Penser global, Agir local »?(1)

Bilan d’une année scolaire

S’occuper de la formation et de l’accompagnement des éco-délégués au lycée, c’est rendre les élèves acteurs autour de projets dont ils ont l’initiative, c’est aussi les sensibiliser au sein même de leur établissement aux enjeux du développement durable, fil rouge des nouveaux programmes de géographie. Seulement, le développement durable  n’est pas l’écologie, pas davantage la seule protection de la nature. Ce concept est à l’interface de trois piliers conformément à la définition du rapport Brundtland. Il doit être envisagé dans toute sa complexité et intégrer le développement économique, la justice sociale et la qualité environnementale.

Cette approche globale du concept a été éclairée puis discutée, débattue à l’issue d’une demi-journée de formation des éco-délégués initiée à Mongré par une intervenante  mandatée par la FRAPNA dès le retour des vacances de la Toussaint . Ce temps de formation s’est prolongée pour les éco-délégués, membres du Comité de pilotage, par un séminaire consacré aux énergies, organisé par La Région. Ils ont ainsi pu mesurer combien le développement durable est devenu un objet politique dont la mise en œuvre dépend largement des choix politiques de l’Etat, des régions en l’occurrence.

A l’issue de ces périodes de formation et de réflexion, les éco-délégués ont opéré des choix d’action à Mongré, validés par le comité de pilotage :

–          Sensibiliser leurs camarades au self-lycée sur le gaspillage du pain. Ils ont réalisé des panneaux exposés dans l’enceinte du self sur le thème de la faim dans le monde, les inégalités autour de l’accès à la nourriture.  Pendant une semaine, sur les temps de repas, ils se sont relayés afin d’expliciter leur projet. Dans un deuxième temps et pendant un mois, ils ont effectué quotidiennement la pesée  du pain récupéré afin d’évaluer l’efficacité de leur action. Au-delà des résultats statistiques plus ou moins probants, cette expérience a été pour eux l’occasion de communiquer, d’échanger avec leurs pairs. Cette initiative  a permis aussi d’associer activement les élèves éco-délégués  de seconde, jusque-là un peu rétifs, dans le sillage de leurs aînés de première et de terminale.

–          Organiser un temps fort d’une semaine autour du commerce équitable en association avec Artisans du Monde  et les Pères Blancs. Les enjeux étaient multiples. D’abord pédagogiques puisqu’une exposition prêtée par Artisans du Monde renseignait et explicitait les mécanismes du commerce équitable. Les Pères Blancs et les bénévoles de leur association ont apporté un éclairage culturel et humain en  témoignant de leur action auprès des populations africaines et en exposant également des objets d’art africain particulièrement appréciés par les élèves découvrant une culture qui nous est guère familière. Enfin, la vente de produits d’Artisans du Monde (bijoux, encens, produits de beauté, goûters bio.. ) à permis de réaliser un bénéfice qui servira à pérenniser la publication du Vert Mongré dans sa quatrième édition.

L’ensemble de ces actions conduit aura sans doute  aussi contribué de manière active à l’éducation de futurs citoyens éco-responsables.

(1)   Citation de René Dubos au premier  sommet sur  l’environnement en 1972.

Marie-Line Dumas, professeur d’Histoire-géographie, responsable de la formation des éco-délégués lycée.

                               

Halte au gaspillage !

La notion de développement durable va au-delà des simples préoccupations environnementales et se décline selon les 3 volets : économique, environnemental et social.

Préserver la planète, c’est économiser nos ressources en évitant la surconsommation et, dans le même temps, lutter contre les inégalités entre ceux qui manquent de nourriture et ceux qui en ont trop.

Nous constatons qu’à la cantine, une certaine quantité de pain est gaspillée chaque jour.

Certes, les tranches non consommées sont récupérées par le personnel et données aux poules mais n’était-il pas urgent, dans un établissement éco-responsable de sensibiliser les élèves au problème du gaspillage ?

France Nature Environnement a réalisé avec le soutien de l’ADEME un dossier sur le gaspillage alimentaire que vous pouvez consulter sur : http://preventiondechets.fne.asso.fr

Cette étude nous apprend que gaspiller un pain est équivalent en terme d’impact sur l’effet de serre à :

–       rouler en voiture sur 2 km environ ;

–       allumer une lampe (60 W) pendant 32 heures ;

–       faire 2 cycles de lave-vaisselle.

De plus, gaspiller du pain, c’est gaspiller de l’eau puisqu’il faut 1000 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de farine.

D’une façon générale, un quart de la nourriture mondiale va à la poubelle alors que toutes les quatre secondes, une personne meurt de faim dans le monde !

Les éco-délégués et leurs responsables ont décidé de lancer une campagne afin de s’attaquer, à leur niveau, au gaspillage du pain à la cantine.

  • Du 14 au 18 février, ils ont mis en place des  poubelles « spécial pain » et veillé à ce que les élèves jettent leurs tartines au bon endroit
  • A partir du 21 février, ils ont commencé à peser le pain gaspillé.
  • A partir du 14 mars, une grande campagne de sensibilisation et de communication sera lancée et les éco-délégués pourront alors évaluer si le gaspillage a diminué.

Mongré reversera alors à une association caritative la somme correspondant au pain non gaspillé.

C.L.

Une journée entre éco-délégués à la Région

Le séminaire se déroulait à Lyon, dans les bâtiments du siège de la Région Rhône-Alpes.

Nous avons tout d’abord été accueillis avec un grand buffet empli de gourmandises gracieusement fournies par  Artisans du Monde.  Ce réseau associatif nous a donc proposé de délicieux chocolats de Colombie, ou encore des mangues du Burkina Faso. Ces produits sont issus de l’agriculture biologique, et permettent  aux pays les plus pauvres de se développer ; en effet, cette association défend une vision engagée du commerce équitable.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle du Conseil régional pour y écouter, entre autre, Jean-Jack Queyranne , président du Conseil Régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre ; Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée aux lycées ; Benoît Leclair, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat. Nous avons pu d’abord relever  des informations concernant la consommation de fluides dans les lycées, ainsi que des chiffres concernant les établissements scolaires de la région.

Le séminaire a aussi été accompagné musicalement par les élèves de terminale » Option Musique » du lycée Lumière de Lyon. Ces jeunes artistes ont introduit la conférence avec  une petite représentation musicale qui a enchanté toute l’assemblée.

Différents lycées nous ont ensuite fait part de leur engagement, de leurs actions et de leurs projets.  Certains grands lycées ont installé des panneaux photovoltaïques, d’autres ont misé sur la sensibilisation des lycéens.

Certains ont participé au concours Fluid’Art. L’objectif pour les lycéens était de créer de véritables sculptures animées dans le but de sensibiliser les élèves au gaspillage dans les lycées, de manière créative et amusante. La Cité scolaire Aragon-Picasso (Givors, 69) a réalisé un arbre qui changeait de couleur suivant le taux de gaspillage de fluides (chaleur, eau, électricité) et où logeait un oiseau changeant aussi de couleur en fonction des résultats des jours précédents.

Par exemple, lorsque le lycée avait  gaspillé beaucoup d’eau dans la journée, l’arbre prenait une couleur rouge ;  mais si le lendemain, les résultats avaient baissé, l’oiseau prenait alors une couleur verte.  L’objectif est d’atteindre une couleur verte sur toute la sculpture le plus souvent possible. Cette invention spectaculaire et très artistique a remporté le trophée Fluid’Art.

Nous avons pu voir également la fleur du lycée Blaise Pascal (Charbonnières-les-Bains, 69) qui se referme et s’ouvre suivant le gaspillage de fluides au sein du lycée. L’objectif est de consommer l’énergie raisonnablement et de pouvoir admirer la fleur totalement ouverte.

32 lycées ont participé à ce concours, et tous ont certifié avoir été ravis de cette expérience. Ils n’ont pas considéré le concours  Fluid’Art comme une compétition  mais comme un projet commun aux lycées de la région.

Après la remise du trophée aux vainqueurs,  nous avons pu nous restaurer avec d’autres éco-délégués impliqués, afin de partager nos idées, et d’apporter à Mongré des projets pour l’établissement. Durant d’après-midi, nous avons participé à une réunion concernant la mise en place d’un club énergie au sein d’un établissement scolaire. Encore une fois, beaucoup d’idées ont émergé pendant la discussion. Cette journée nous a permis d’en savoir plus sur le rôle que nous devons jouer au lycée, et nous avons pu voir que beaucoup de lycées sont impliqués dans ce mouvement, ce qui nous motive encore plus dans notre démarche de lycéens éco-responsables à Mongré. »

Maxime Boyer

La consommation énergétique

La Région Rhône-Alpes a organisé le jeudi 2 décembre un séminaire destiné aux établissements éco-responsables sur le thème de l’énergie.
Accompagnés de Mme Dumas, responsable des éco-déléguée du lycée, nous nous sommes donc rendus à Charbonnières-les-Bains. Le thème étudié lors de cette journée était plus précisément celui des fluides, c’est-à-dire la consommation d’eau, de carburant, de gaz et d’électricité.

Quels sont les enjeux liés à l’énergie?

L’enjeu à l’échelle globale est celui du changement climatique: l’objectif est de limiter le réchauffement climatique à +2°C. Il faut pour cela diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050… Un défi qui se révèle difficile à relever !

L’enjeu à l’échelle des lycées est de réduire la consommation de fluides, et la consommation d’énergies, avec l’aide du Conseil Régional.

Les ressources dont nous disposons sont : le gaz, le pétrole, les énergies fossiles, nucléaires et renouvelables. En France, les deux tiers de l’énergie consommée sont d’origine fossile!

Nous sommes cependant confrontés à un problème, celui de la pénurie de pétrole d’ici 30 à 40 ans, qui provoquera une crise pétrolière très sérieuse.

Il faut donc, dès à présent, faire un maximum d’économies d’énergie et enfin développer les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne ou l’énergie hydraulique par exemple.

Lors de ce séminaire, nous avons appris par exemple, que le chauffage d’une maison demande 20 00 kWh/an, et que 10 km en voiture demandent 5 kWh/an, alors que l’ énergie fournie par un organisme humain, prenons un homme de 65 kg, ne produit que 0,5 kWh d’énergie fossile en parcourant 3000 m de dénivelé ! Nous avons eu connaissance d’une expérience réalisée par la BBC: soixante hommes doivent pédaler énergiquement pour obtenir 30 litres d’eau chaude nécessaires à une douche de 5 minutes. Pour chauffer un site moyen, nous aurions alors besoin de 8000 esclaves énergétiques!

La consommation énergétique des lycées

Les lycées continuent de consommer de l’énergie (1/3 de leur consommation annuelle) alors qu’ils sont inoccupés !

Se pose alors la question : Comment peut-on limiter toutes ces consommations énergétiques ?

–   En limitant les usages énergétiques (mettre en place un système de veille automatique, éteindre  les lumières en sortant d’une salle, couper les ventilations, changer les plages horaires, régler les températures du chauffage à 19°C dans une salle de cours, 13-17°C la nuit et le week-end; et enfin 10°C pendant les vacances scolaires.) ;

–  en augmentant l’efficacité énergétique (optimiser les réglages, faire des travaux, plus ou moins importants d’isolation, mettre des ampoules basse consommation.) ;

– en connaissant nos consommations (relevés périodiques de consommation sur les compteurs du lycée, utilisation des outils en ligne mis en place par la Région).

Témoignages de lycées éco-responsables en matière d’énergie

–         Au lycée Jean Monnet à Annemasse, une mobilisation a été organisée dans le cadre de l’ECJS. Les représentants de ce lycée ont souligné que 30% de l’énergie consommée dans un lycée est due au réseau informatique. Ils ont également installé des éclairages à détecteur de mouvements dans les couloirs afin de limiter la consommation d’électricité.

–         Le  lycée Lacassagne à Lyon a installé du triple vitrage et a créé un jardin pédagogique.

–         Le lycée Grésivaudan  à Meylan a installé des interrupteurs automatiques et des stores dans les salles de classe. Ces derniers permettent d’économiser de l’énergie car avant, quand le soleil gênait les élèves, on fermait les volets et donc on allumait les lumières ! De plus, une centrale solaire, avec des panneaux photovoltaïques permet d’économiser 5 % d’énergie.
Cette journée a été très enrichissante car elle a permis d’entrevoir des expériences différentes avec des réalisations concrètes dans des établissements au contexte  mais aussi aux moyens matériels et humains très différents du nôtre. L’échange qui en a résulté s’est révélé fort stimulant et dynamisant et nous a donné des astuces, des outils pour améliorer notre approche du développement durable à l’échelle de Mongré.

Karine Koné et Maxime Boyer 1ES1