Formation des éco-délégués

Le 22 octobre 2009, une délégation composée d’élèves volontaires s’est réunie afin de suivre une formation sur le développement durable.

Les éco-délégués du collège étaient encadrés par M. Chapel (professeur de technologie) et ceux du lycée par Mme Lecocq-Hubert (documentaliste et professeur de philosophie).

Nous avons commencé notre après-midi de sensibilisation aux problèmes environnementaux avec la projection du film « Home » de Yann-Arthus Bertrand en salle de conférence. A la fin du documentaire, les avis étaient partagés : «Le film est utile dans le sens où il est éducatif. En effet, le support cinématographique est assez percutant. Cependant, Y-A Bertrand est trop moralisateur et ne présente pas assez de solutions à la crise écologique. Moi, je reste pessimiste et même désespéré car les décisions politiques ne sont pas conformes à une démarche éco-citoyenne et les promesses faites sont trop souvent en décalage avec les actes » dit Elliot Charpentier.

William Massina était plus optimiste : « Y-A Bertrand voulait faire un constat grâce à de beaux paysages. Son film est moins technique que celui d’Al Gore (Une vérité qui dérange) mais son but était de nous faire réagir. Ce film est selon moi très positif. Chacun doit utiliser ses propres talents et capacités professionnelles pour sensibiliser les gens. »

Camille Teyssandier, quant à elle, a surtout apprécié : « les informations  chiffrées à la fin du film».

Afin que les éco-délégués puissent remplir leur mission, il était important qu’ils aient une vision d’ensemble de l’état de la planète.

Ensuite, les lycéens se sont rendus au CDI et ont dégusté un goûter biologique. Madame Lecocq-Hubert avait fait appel pour l’occasion à des producteurs locaux de produits biologiques (La Ferme du Chapi) et nous avons mangé des chaussons aux pommes et bu du jus de fruits « bio ».

La deuxième partie de l’après-midi était organisée autour d’une conférence-débat animée par le directeur de l’association Naturama. Cette association, spécialisée dans la protection de la biodiversité, met en place des projets écologiques en partenariat avec des communes, des entreprises et des écoles. Un diaporama a été présenté, accompagné de commentaires et d’explications et souvent un débat s’engageait entre les lycéens et l’animateur. Cet homme, passionné par la protection de l’environnement, a marqué les élèves par son intégrité et sa pugnacité.

Cet après-midi a permis aux éco-délégués de se connaître et de s’engager dans un pôle d’activités. Certains vont travailler sur l’alimentation, d’autres sur les économies d’énergie ou encore sur l’organisation d’évènements éducatifs. La liste de tous les gestes éco-citoyens est longue…

Christelle Laplanche, Alix Bougain, Cécile Lecocq-Hubert

Mongré obtient le label de Lycée Eco-Responsable

La Région Rhône-Alpes, les Académies de Lyon et de Grenoble et la DRAFF (La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes) viennent d’attribuer à Mongré le label « lycée éco-responsable ». Celui-ci s’applique par extension à toute la cité scolaire.

Il s’agit là d’une véritable reconnaissance de tout le travail effectué depuis de nombreuses années par les enseignants dans l’éducation au respect de l’environnement. Certains professeurs n’ont pas attendu, en effet, l’heure du « développement durable » pour mettre en place, il y a bien longtemps, des gestes écologiques. Je pense notamment à Brigitte Carpentier (SVT), Jean-Marc Chapel (Technologie), Jeanine Laur (Documentation) mais il y en a bien d’autres.

Ce label nous incite également à poursuivre nos efforts quant à une administration plus responsable de l’établissement. Vincent Claire (gestionnaire) et Franck Segretain (comptable) s’efforcent au quotidien de concilier la gestion des comptes et le respect de l’environnement (légumes biologiques à la cantine, économies d’énergie…). Denis Jaillard, directeur de l’établissement, fait de cette démarche écologique une de ses priorités.

Notre défi, à présent, est de rallier toute la communauté éducative à cette grande et belle cause : vivre et nous développer sans sacrifier une autre partie de l’humanité (rapport Nord/Sud), sans détruire une partie du vivant (biodiversité) et sans compromettre l’existence des générations à venir.

Cécile Lecocq Hubert, documentaliste et professeur de philosophie.

Brits go green !

Quatre élèves de 1èreS2 ont réalisé un film dans lequel elles caricaturent le comportement des Britanniques en matière de développement durable.

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

La scène se déroule lors de l’émission « Eco-News » dans laquelle une journaliste (Charlotte) interviewe une représentante du gouvernement nommée Mrs. Turner (Carole-Line), une star du show business, Diana Smith (Marie-Eugénie) et le leader du groupe Radiohead, Thom Yorke (Fanny).

La première invitée nous dévoile toutes les mesures du gouvernement Brown pour sauver « la planète bleue ».

Notre starlette anglaise quant à elle, explique qu’elle ne porte que des vêtements fabriqués en coton organique achetés chez Dorothy Perkins et ne se maquille qu’avec des produits « bio » non testés sur les animaux (merci The Body Shop) car « l’écologie, c’est super-important ! ». La nuit, elle ne sort que dans une boîte de nuit écologique (et select) de Londres.

Ensuite, le chanteur de « Radiohead » (Fanny) nous sensibilise à sa tournée écolo au cours de laquelle ne seront utilisés que des bus hybrides et des ampoules à basse consommation. Les pochettes des CD seront fabriquées en plastique recyclé et les concerts auront lieu en centre ville afin que les fans puissent venir à vélo.

Ce sketch s’est déroulé dans la bonne humeur et les fous rires. Il était important pour les élèves de montrer que le développement durable ne doit pas être rattaché systématiquement à un discours culpabilisateur. L’humour est aussi un bon moyen de communiquer en faveur de la protection de l’environnement.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec C. Lecocq-Hubert.

Le développement durable : une mode ?

Patrick Cotton (viticulteur "bio") et Bruno Roche (professeur de philosophie)

Patrick Cotton (viticulteur « bio ») et Bruno Roche (professeur de philosophie)

Le concept de développement durable d’un point de vue historique est relativement récent (terme apparu en 1986). Pour l’expliquer, il faut remonter dans le temps, au 17ème siècle (révolution industrielle). En effet à cette époque l’Occident se base sur un modèle qui promulgue la technique avant tout. Pour avoir une idée de la mentalité de l’époque, il faut se référer à René Descartes et son fameux Discours de la méthode. Il est considéré comme étant le père du modèle scientifico-technique qui s’illustre facilement par cette citation de René Descartes : « Être comme maître et penseur de la nature ».

Ce modèle anthropocentrique est largement critiqué pour deux raisons : la première est que l’homme associe la science de la nature et la nature, la seconde est que l’Occident impose ce modèle comme étant universel au reste du monde (cf.  La colonisation). Il faudra attendre le 19ème siècle pour que plusieurs tragédies obligent ce modèle à se modifier. Les nouveaux objectifs sont alors l’éradication de la famine ou encore un niveau de vie décent. Apparaît le saint-simonisme avec Auguste Comte, le projet divulgué est la révolution de l’industrie (la Tour Effel de Fourvière est une illustration du saint-simonisme). Cela fonctionnait : recul de la pauvreté, hausse du bien être etc. Ce modèle va connaître son apogée lors des Trente Glorieuses (période de forte croissance économique qu’a connue entre 1945 et 1974 une grande majorité des pays développés), mais c’est en même temps que vont apparaître les premières contestations.

La science fait peur (Hiroshima et Nagasaki). La crise du modèle débutera vers la fin du 20ème siècle ; on commence à prendre conscience des dégâts sur l’environnement (marées noires, pollution de l’air, problème du recyclage des déchets etc.). Des mouvements éco-centriques font leur apparition et revendiquent le fait que l’Homme et la Nature doivent être traités sur un pied d’égalité. L’Homme est dans la Nature et non au dessus d’elle. Il ne pourra pas survivre sans la préserver. En 1979, le philosophe Hans Jonas écrit dans son livre Le Principe responsabilité, que, puisque notre pouvoir sur la nature s’est accru, il nous incombe de nouvelles responsabilités : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre ».

Pour conclure, le concept de développement durable est aujourd’hui médiatisé mais il est peu transposé dans les actes, notamment à cause de son image (concept de riche, de pays développés, d’enfant gâté, etc.) mais aussi à cause de certaines normes de puissance supranationales. Certaines entreprises ne sont pas convaincues que l’on puisse intégrer l’idée du développement durable à l’économie : « la richesse avant la protection de l’environnement ».

Pourtant, le développement durable n’est pas une mode mais une nécessité.

Quand allons-nous en prendre conscience?

Thibault Châtelet (Terminale)

Peut-on faire l’économie de la Nature ?

Nous sommes allés à une conférence d’Éloi Laurent, un économiste de l’OFCE, qui portait sur la nécessité de donner ou non un prix à la nature. Quatre thèmes ont été présentés tour à tour…

Photo FSEG

Photo FSEG

  • La valeur de la nature

Peut-on donner un prix à la nature ? Et donner un prix, est-ce nécessaire au développement durable ?

Éloi Laurent pense effectivement que cela est possible et est nécessaire. Selon lui, on peut valoriser la nature dans le sens où l’on peut valoriser une ressource naturelle, lui assigner un prix. Il a donné notamment l’exemple de l’eau, car elle est une ressource difficile à transporter  qui crée beaucoup d’activité économique ; il a aussi évoqué la forêt, un véritable espace économique car il abrite à la fois des activités de sylviculture (ayant une valeur économique) et une biodiversité (avec une valeur écologique).

M. Laurent considère que cette valorisation de la nature pourrait avoir lieu dans le cas d’un changement de théorie économique, d’une redéfinition du dogme économique actuel. Il estime dans cette perspective que la crise économique existante pourrait parfaitement servir à ce changement en réconciliant économie et nature.

L’économiste affirme, de plus, que « les générations futures doivent être incluses dans les négociations ». D’après M. Laurent, les questions environnementales sont des questions éthiques ; on ne peut pas simplement résonner en termes d’utilité. D’ailleurs certains chiffres parlent d’eux-mêmes : en 30 ans (1970 – 2006) le niveau de vie monétaire des français avait doublé tandis que la biodiversité mondiale chutait de 30% (soit 1/3 d’espèces naturelles en moins sur la planète)… (Source INSEE et WWF).

  • La fiscalité verte

Faut-il introduire une fiscalité verte ? Quelles sont les activités imposables, jugées malsaines pour l’environnement ? Dans quelle mesure une fiscalité verte, peut-elle être efficace ?

M. Laurent nous a d’abord parlé de l’externalité, une situation économique dans laquelle l’acte de consommation ou de production d’un agent influe négativement (ou positivement) sur la situation d’un autre agent non impliqué dans l’action. Dans l’exemple d’Éloi Laurent, il s’agit des feux de champs engendrés par le trafic ferroviaire dans l’État du Nebraska au États-Unis. M. Laurent reprend ici la théorie d’Arthur Pigou, qui fut le professeur de John Keynes, selon laquelle l’agent influant doit indemniser l’agent victime pour le préjudice. En fait c’est Pigou qui introduit le principe de « pollueur-payeur » dès la première moitié du XXème siècle, sans doute le père de l’économie de  la nature. La taxe « pigouvienne » vise donc à internaliser une externalité. Il s’agit en fait de calculer le coût de l’externalité (le coût social/environnemental), et de mettre en place une taxe de valeur équivalente afin de décourager les activités polluantes. Dans le cas du trafic automobile, on ne connaît pas le prix de l’externalité (que se soit en terme de santé ou de pollution environnementale), car il est impossible d’évaluer les dommages exacts que cause la pollution automobile.

M. Laurent nous a aussi dit que la fiscalité verte représentait en moyenne dans le monde, 3% du PIB d’un pays. Les taxes concernent le plus souvent le domaine de l’énergie. Selon lui, les écotaxes sont réellement efficaces (exemple de la Suède), mais peuvent engendrer des inégalités sociales. En effet, par exemple une taxe sur les carburants (grande partie du budget des ménages pauvres) créerait de nombreuses inégalités, ce serait donc une atteinte à la justice sociale. En outre, les taxes sur la pollution favorisent bien sûr l’environnement, mais si elles s’accompagnent de mesures visant à diminuer les taxes professionnelles, cela aura par la même un effet positif sur l’emploi et la croissance économique.

D’après Éloi Laurent, la fiscalité verte est fondamentale mais il faut savoir la doser correctement pour éviter qu’il y ait un effet contre productif dans la sphère économique. Ainsi il rejette l’idée selon laquelle les entreprises des pays taxés sur le CO2 pourraient avoir des problèmes de compétitivité à l’étranger face à des entreprises et des pays non taxés. L’idée étant de compenser la perte relative de compétitivité par une taxe CO2 sur les produits étrangers.

  • La croissance verte

Ne faut-il pas limiter la croissance, voire prôner la décroissance afin de sauvegarder l’environnement ?

Le problème qui se pose actuellement en termes de décroissance s’est déjà posé au XIXe siècle dans des termes légèrement différents, mais le raisonnement reste malgré tout équivalent. Tout d’abord, M. Laurent reprend la théorie de Thomas Malthus (économiste classique prônant la décroissance démographique afin de pouvoir nourrir l’ensemble de la population) et la compare aux économistes favorables à la décroissance mais cette fois-ci non plus pour préserver l’alimentation mais afin de préserver la nature. Or il constate que la population mondiale n’a cessé d’augmenter depuis la première moitié du XIXème siècle (environ à partir de 1820), alors que le PIB par habitant a augmenté de façon très similaire (courbe en forme d’une crosse de hockey). Cela s’explique par des gains de productivité liés au progrès technique.

Aujourd’hui, le problème du changement climatique peut être appréhendé de la même manière avec des courbes des températures suivant, elles aussi, le tracé de la crosse ; or, là encore, on peut penser que des efforts en matières d’investissements verts permettront de ralentir cette croissance exponentielle des effets négatifs sur l’environnement tout en ayant un effet bénéfique sur l’économie qui pourra ainsi entamer une nouvelle phase de croissance économique basée sur l’écologie. M. Laurent prône la création d’emplois verts dans les secteurs des transports et du bâtiment (les deux secteurs les plus pollueurs en France en 2006). Il faut investir dans ces domaines, car il n’y a actuellement que 2 millions d’emplois verts dans le monde. Il préconise donc une fiscalité verte afin d’inciter les entreprises à investir dans ce secteur.

  • La nouvelle écologie politique

Selon Éloi Laurent, le capitalisme financier autorégulé est un échec. La crise financière en est l’illustration ; c’est dans ce sens qu’il souhaite une régulation externe des marchés (à savoir une intervention des pouvoirs publics).

Sur les questions environnementales, la démocratie doit être forte, tout comme l’État. M. Laurent a fait la remarque que les pays les moins avancés sont ceux qui émettent très peu de CO2. À titre de comparaison, la Chine représente 24% des émissions de gaz carboniques mondiales alors que l’Afrique entière ne représente que 5%. Mais ce sont pourtant les pays les plus pauvres qui sont les premiers touchés et les plus fragiles face aux catastrophes naturelles.

Le principe de « pollueur-payeur » ne s’applique pas bien ici. Il y a donc, selon lui, un problème de justice internationale.

Les pays développés, les plus pollueurs, souvent situés en zone tempéré, voient leur biodiversité en légère augmentation alors que les pays pauvres, quant à eux, voient leur biodiversité en très grande diminution. Ces derniers sont souvent mal gouvernés, peu démocratiques. La déforestation est l’une des plus grosses catastrophes de notre temps, les forêts tropicales sont détruites par les firmes multinationales occidentales qui profitent des régimes politiques en place. C’est en ce sens qu’il pense que seule la démocratie comme système politique est à même de concilier croissance économique équitable et protection de l’environnement.

D’après M. Laurent, la théorie de la main invisible d’Adam Smith ne fonctionne pas en écologie. Car l’intérêt individuel ne conduit jamais à l’intérêt général ou plutôt environnemental. L’économiste considère que le développement durable doit protéger les intérêts humains (actuels et futurs) sans mettre en péril la biodiversité et l’environnement en général.

Éloi Laurent préconise aussi un changement d’instrument de mesure pour connaître la richesse environnementale (l’exemple de la Chine est frappant à ce sujet, avec une très forte croissance économique, mais un taux de pollution record et en constante évolution). La richesse d’une société ne doit pas seulement être considérée par sa richesse économique mais aussi par sa richesse écologique. Le PIB qui ne calcule que la richesse économique n’est donc pas approprié pour mesurer cela, ni même l’IDH qui mesure la richesse économique, la « richesse éducative » et la « richesse sanitaire ».

Boutry Marie, Jimbert Ella et Josse Edouard (TES2).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de Sciences Economiques et Sociales avec Mme Mermet

Lettre ouverte : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité

Aujourd’hui, le développement durable commence à prendre de plus en plus d’importance aux yeux des Français.

En effet, on en parle beaucoup et pour certains, cela devient même un phénomène de mode.

Il ne faut pas oublier pourtant que c’est la planète entière qui est en jeu !lettre-ouverte-1

On remarque bien les conséquences du réchauffement climatique comme la fonte des glaces, les espèces qui disparaissent et les perturbations climatiques. Tout cela ne cessera d’empirer si on n’agit pas.

Il faut aussi prendre en compte les énergies polluantes consommées par la population (gaz, pétrole, charbon, etc.).

L’effet de serre est un phénomène naturel qui consiste à retenir les rayons solaires pour réchauffer l’atmosphère, mais à cause de nos divers faits et gestes, il ne cesse d’augmenter.

Notre mode de vie moderne a et aura des conséquences négatives sur l’avenir de notre planète et cela est dû à un mauvais comportement.

D’abord, il faudrait commencer par de simples gestes comme réduire notre consommation d’eau car nous avons tendance à la gaspiller comme, par exemple, avec le nettoyage des voitures ou l’arrosage automatique dans les jardins. De même, il faut préférer les douches aux bains. Consommez moins !

Ensuite, l’énergie nucléaire, qui représente 85% de l’énergie française fait polémique dans notre pays à cause de l’irradiation et de la production des déchets radioactifs qui mettent plusieurs milliers d’années à se stabiliser.

C’est pourquoi, en tant que citoyens, nous avons le devoir et la responsabilité de respecter et de protéger notre planète. Il est essentiel de faire des efforts car nous sommes en train de la détruire.

Il existe des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, géothermique, hydraulique, éolienne et biomasse. Utilisez-les ! Elles sont inépuisables et ne contribuent pas au réchauffement climatique.

De petits gestes quotidiens sont accessibles à tous et peuvent tout changer, par exemple :

  • baisser son chauffage,
  • isoler son habitation,
  • éteindre les lumières superflues,
  • préférer le vélo à la voiture,
  • acheter des produits biologiques à des producteurs locaux,
  • réduire sa consommation de viande.

De grandes initiatives ont déjà été prises comme le protocole de Kyoto qui vise à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre mais certains pays ne l’ont pas ratifié (par exemple les USA).

Ne pourrait-il pas y avoir plus de réunions, d’initiatives politiques et de mobilisation afin de sauver notre planète bleue ?lettre-ouverte-2

Il y a encore du travail à fournir alors, réagissez et courage ! Aidez-nous à sauver notre planète !

Stéphane B., Clémence B., Natacha V., Thérèse V., Claire-Marie M.

Ce travail a été réalisé au CDI dans le cadre de la semaine du développement durable avec Annie Rigo (professeur de français) et Elisabeth Novales (documentaliste).

Semaine du développement durable : la démarche « verte » de Mongré médiatisée

Presse :

A l’occasion de la semaine du développement durable (du 1er au 7 avril 2009), un journaliste du Patriote Beaujolais, Franck Chapolard, est venu à Mongré afin de s’informer sur toutes les actions menées en matière de protection de l’environnement.

Il a ainsi interviewé des élèves de 1ère S2 qui réfléchissent actuellement sur la place de la France au sein de l’Union Européenne en matière de développement durable. Son article est paru le jeudi 2 avril 2009.

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Radio :

Le jeudi 2 avril 2009, Samuel Voldoire, Sarah Muller, Félix Motte et Benjamin Malfait se sont rendus au studio d’enregistrement de Chérie FM Villefranche et ont été interviewés par Claudine Bovet. Ce fut pour ces élèves l’occasion de sensibiliser la région caladoise à la protection de l’environnement.

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Sarah a parlé du problème de l’eau, de son exploitation excessive dans les pays occidentaux et des conflits que cela engendre.Benjamin a traité le problème de la dégradation de l’environnement d’un point de vue politique et économique. Il a notamment abordé le protocole de Kyoto.

Samuel a lui évoqué le thème de la biodiversité et des espèces animales en voie de disparition.

Félix a abordé le thème des énergies renouvelables et plus particulièrement des métiers qui s’y rapportent.

Ces interviewes ont été diffusées mardi 7 avril lors des flashes info.

Merci à Chérie FM et plus particulièrement à Claudine Bovet pour son accueil.

Interview d’un parent d’élève de Mongré : Un citoyen engagé à son niveau

–          Elèves : Depuis quelques années, l’écologie est un sujet dont tout le monde parle. Ne pensez-vous pas que le mouvement vert est devenu un phénomène de mode ?

–          Le citoyen : L’écologie est une nécessité devant l’urgence qu’il y a à agir pour sauver notre planète. Nous devrions tous être écologistes. Il est vrai que le phénomène écologique a été « récupéré » entre autres par le marketing vert qui sert plus souvent à donner bonne conscience aux gens qu’à véritablement améliorer les choses. Dans ce cas, on peut vraiment parler d’une mode. Par contre, chaque jour, il y a plus de personnes engagées sincèrement ; et là, c’est plus un mouvement de fond.

–          À force d’être médiatisé, le réchauffement climatique ne se serait-il pas banalisé dans l’esprit des gens ?

–          Le réchauffement climatique malheureusement n’échappe pas à ce phénomène. Effectivement tout phénomène surmédiatisé, quelque soit son niveau de gravité, finit par « faire partie du paysage ». Citons par exemple la guerre en Irak, la famine en Afrique ou le Sida.

–          Qu’est ce qui a déclenché chez vous l’envie de vous engager dans la protection de l’environnement ?

–          Par mes lectures et des observations de tous les jours, je me suis rendu compte de la gravité de la situation. J’ai donc décidé d’agir, en choisissant un métier utile à l’environnement.

–          Quel genre de métier exercez-vous ?

–          Je travaille dans le secteur de l’énergie éolienne. Mon travail consiste à développer des nouveaux projets éoliens.

–          Nous savons tous que la principale cause de ce phénomène est l’amplification de l’effet de serre. Comment un simple citoyen comme vous peut-il lutter contre le dérèglement climatique ?

–          Eh bien, en appliquant les « écogestes » qui commencent à être bien connus : utiliser au minimum la voiture, chauffer sa maison à 19°C maximum, prendre des douches… Cela va dans le bon sens, mais ne permettra pas de résoudre tous les problèmes.

–          Mais pensez-vous que vous faites le maximum pour l’environnement ?

–          Pas du tout. Avec mon mode de vie à l’occidentale, je continue à beaucoup trop consommer. N’oublions pas que derrière tout ce que l’on mange, chaque habit que l’on achète, par exemple, il y a une dépense énergétique. Donc la surconsommation participe à l’effet de serre. Même si je fais attention, je considère que je consomme encore beaucoup trop.

–          Pour être efficace, le mouvement écologique devrait être suivi par la quasi-totalité de la population mondiale… Arriverez-vous à convaincre votre entourage de suivre votre action ?

–          Malheureusement, non : il y a les sceptiques, les paresseux, les égoïstes, les aveugles… Mais heureusement il y en a aussi beaucoup qui sont décidés à changer leurs habitudes, même si la tâche leur paraît énorme.

–          Vous êtes donc conscient que l’idée d’une planète propre et surpeuplée est une simple vision utopique ?

–          Je crois surtout que beaucoup d’entre nous pensent que nous sommes « une goutte d’eau dans un océan ». Toutefois, il ne faut pas perdre espoir. Chacun doit être convaincu que la somme des actions individuelles finit par avoir un effet « plus ».

–          Que se passerait-il si toutes ces personnes ne se rendaient pas compte de la gravité de la situation ?

–          Il y a plusieurs hypothèses avancées par les scientifiques. L’une d’elles appelée le scénario Vénus est un emballement de l’effet de serre qui provoquerait une température de 400°C sur Terre, empêchant toute forme de vie. C’est le cas le plus extrême, mais il y a beaucoup d’autres scénarios moins radicaux mais tous aussi dramatiques.

–          La politique a-t-elle un pouvoir d’influence sur les citoyens quant au sort actuel et futur de la planète ?

–          Il est clair que le rôle des politiques est d’informer et de sensibiliser la population. Sommes-nous prêts à élire un homme politique qui nous dirait vraiment la vérité sur ce sujet ?

–          Que voulez-vous dire par là ?

–          Gagner la bataille du changement climatique nécessite des mesures draconiennes comme une forte et rapide augmentation volontaire du prix des carburants pour nous obliger à changer nos modes de vie, de production et de distribution. Aujourd’hui, un homme politique avec ce programme, pourtant nécessaire, ne dépasserait sûrement pas les 1% de votes.

–          Êtes-vous vous-même engagé politiquement contre le réchauffement climatique ?

–          Au niveau politique, non. Au niveau professionnel et quotidien, oui !

–          Vos votes sont donc influencés par votre vision écologiste…

–          Oui ! Je vote pour le candidat le plus engagé sur ce point. Mais personnellement je ne milite dans aucun mouvement politique.

–          Certaines associations, parfois soutenues par des hommes politiques, se sont formées pour défendre l’environnement. Mais est-ce indispensable d’en faire partie pour que notre action soit suivie de conséquences positives ?

–          Non, chaque individu peut agir et essayer de convaincre son entourage sans forcement appartenir à un mouvement politique. C’est également très efficace.

–          Merci de votre témoignage.

Interview réalisée par le groupe de Cynthia Pontet (Seconde 1).

Cet article a été rédigé en partenariat avec C. de Fréminville (professeur d’histoire), C. Blanc (professeur de français) et C. Lecocq (documentaliste).

Le développement durable, une obligation pour notre survie ?

Le vendredi 28 novembre à Notre Dame de Mongré eut lieu l’intervention de l’association HESPUL (http://www.hespul.org) qui réunit une vingtaine d’experts et praticiens de l’énergie. L’intervenant, M. Manceau, nous a présenté le concept négaWatt : système de mesure de l’énergie  non consommée grâce à un usage plus sobre et plus efficace de l’énergie :

– supprimer le gaspillage ;

– amélioration des transports et isolation des bâtiments ;

– augmenter la part des énergies renouvelables (énergie inépuisable et à faible impact).

le principe négaWatt

le principe négaWatt

80 négawatts !

80 négawatts !

Remplacer une ampoule classique de 100 W par une lampe basse consommation de 20 W revient à utiliser 5 fois moins d’énergie pour assurer le même niveau d’éclairage. La puissance électrique nécessaire est ainsi réduite de 80 W. En d’autres termes, le remplacement de cette lampe génère « 80 Watts en moins » : on parle alors de « production de 80 négaWatts ».

(source : association négaWatt : http://www.negawatt.org )

Est-ce vraiment une obligation pour la survie de notre planète ?

Au cours du 20ème siècle  la température de la terre a augmenté de 0,6 °C. Cette augmentation entraîne un dérèglement climatique ainsi que l’élévation du niveau des mers mais aussi un bouleversement écologique.

De plus, une personne rejette 4,5 tonnes de carbone par an, alors qu’il faudrait  arriver à  0,5. Un effort considérable reste donc à faire. Pour cela le facteur 4 peut nous y aider.

Mais qu’est-ce que le facteur 4 ?

Il s’agit de diviser les émissions des gaz polluants par 4. De nombreux domaines peuvent améliorer l’efficacité, comme l’isolation d’une maison. Un coût certes considérable au début mais très rentable sur le long terme.

De nombreuses actions sont possibles, mais ce qui nous a fait réagir, nous étudiants, c’est que pour préserver notre planète, il faut exclure « le plaisir » notamment quand M. Manceau nous a dit de ne pas utiliser les avions car ils dégagent beaucoup trop de carbone. Et là, cette question : « ne pas prendre l’avion pour partir en vacances » a suscité un vif débat entre nous. De nombreux avis ont divergé et, surtout nous nous somme rendu compte que nous avons du mal à renoncer à ce plaisir, même si nous avons conscience de l’enjeu.

Pour nous, ce qui semble être la meilleure solution serait de mettre en place des mesures financières pour rendre plus attractifs les prix des transports moins polluants. Des nombreuses petites choses ont été mises en place pour nous renseigner comme :

– l’étiquette énergie (7 classes de A à G qui nous permet de connaître la consommation énergétique du produit) ;

Etiquette énergie

Etiquette énergie

– l’étiquette climat (7 classes de A à G qui nous permet de connaître l’impact de notre  consommation sur l’effet de serre).

Etiquette climat

Etiquette climat

Mélanie Martin, Sonia Nuvolato, Tanguy Rampon, Nazmiyé Alberack, Maïté Torriero Muelas  (Seconde 1)

Cet article a été rédigé en partenariat avec C. de Fréminville (professeur d’histoire), C. Blanc (professeur de français) et C. Lecocq (documentaliste).

Catalyse et développement durable

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C’est le 20 novembre dernier que nous, élèves de terminale S du lycée Notre-Dame de Mongré, ainsi que des élèves d’autres lycées de l’académie de Lyon et des villes de Southampton, Gent et Toulouse (qui ont participé par vidéoconférence), avons pu assister à une conférence exceptionnelle sur le thème de « Catalyse et développement durable » à l’école de Chimie Physique et Electronique ( CPE Lyon ), troisième édition d’une série de conférences portant sur les thèmes « Demain… pour une chimie choisie ».

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Nous avons eu, ainsi, le plaisir de rencontrer des personnages incontournables du monde de la chimie à savoir :

Le professeur Gerhard Ertl, prix Nobel de la chimie 2007 récompensé pour ses travaux en sciences des surfaces ( qui lui ont valu le surnom de « magicien des surfaces » !) ; le professeur Yves Chauvin prix Nobel 2005 et directeur scientifique de l’institut français du pétrole ; M. Bruno Allenet, délégué GDF SUEZ et président du groupe Axéléra (chimie et environnement) ; Mlle Breme récemment titulaire du prix attribué aux jeunes chercheurs pour « Les femmes et la science »; M. Olivier Homolle, président de BASF, pour finir par M. Bastien .

Notre discussion a porté sur les préoccupations actuelles et qui font notre quotidien, telles que les avancées de la recherche en matière de développement durable, mais aussi autour du rôle prépondérant que joue la catalyse dans notre société. M. Bastien teint à préciser dès le début de la conférence que « Le monde est un monde de chimie et que les catalyseurs, étant des objets favorisant les réactions chimiques, sont des outils indispensables au monde dans lequel nous vivons ».

→ Les catalyseurs font partie intégrante de notre vie de tous les jours, notre vie entière tourne autour de la catalyse, que ce soit dans le domaine de l’industrie alimentaire, de l’industrie pharmaceutique et encore dans bien d’autres domaines.

La catalyse est présente dans toutes les transformations chimiques de l’industrie comme dans la nature, c’est un procédé que l’on rencontre tout le temps et qui est fondamental.

  • La question de l’environnement et du développement durable :

La curiosité des élèves présents se tourna vite vers la question de l’environnement et des priorités de l’industrie chimique dans ce domaine. Ce qui mena les invités à parler ouvertement de projets déjà mis en place sur la question, bien que, comme ils le précisèrent à l’unanimité, « tout est à faire et à construire » !

L’industrie chimique connaît aujourd’hui un défi majeur dans ses projets sur la protection de l’environnement. Ils doivent prendre en compte de nombreux facteurs tels que la pollution, les populations et leurs modes de vie (qu’ils ont pour but d’améliorer). L’important pour eux et pour rester compétitifs sur le marché mondial (dans un climat de mondialisation) est de développer de nouveaux produits et d’utiliser de nouvelles énergies pour pouvoir élargir les horizons. Un changement de vision des choses est nécessaire dans de nombreux domaines notamment concernant l’utilisation des « bio ressources » (molécules issues de ressources naturelles) jusqu’à présent utilisées uniquement dans un but curatif. L’industrie chimique doit se montrer plus efficace au niveau environnemental  en se penchant sur l’utilisation de nouveaux matériaux, ce qui implique alors une analyse approfondie du cycle de vie des matériaux.

Jusqu’à présent les connaissances dans certains domaines de la chimie étaient moindres et portaient les scientifiques à commettre de nombreuses erreurs notamment à l’origine de dégâts environnementaux, qu’il est aujourd’hui davantage possible d’éviter pour se pencher sur une pratique plus variée et intensive de la chimie. Les réactions sont désormais mieux connues et évitent de répéter les erreurs commises dans le passé.

Alors quelles sont les avancées de la chimie de nos jours ?

« Certaines entreprises comme GDF Suez ont déjà mis en place des objectifs à visée environnementale sur une base de dix ans », tient à préciser M. Allenet.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’industrie automobile, des progrès ont été effectués grâce à l’étude des catalyseurs. Avant, toutes les voitures rejetaient du plomb, ce qui est très toxique, alors que maintenant beaucoup de nouvelles voitures possèdent des catalyseurs réduisant leur toxicité.

  • De nouvelles énergies au service de l’environnement et du développement durable:

Jusqu’à maintenant le pétrole était une énergie fondamentale et qui dominait toutes les autres. Il y a eu de grands progrès sur le plan des énergies et de l’hydraulique. Par exemple, le vent est utilisé maintenant comme source d’énergie avec le développement des éoliennes.

On est sans arrêt à la recherche d’énergies moins polluantes (utilisation de l’énergie solaire), les économies d’énergie chez les particuliers comme dans l’industrie sont aussi capitales.

De plus il a récemment été développé un processus qui viserait à transformer le dioxyde de carbone CO2 par l’apport d’énergies extérieures : le transport du CO2 peut être une voie à développer pour l’avenir car il vise son renouvellement.

  • Et le nucléaire dans tout ça ?:

On a trop souvent tendance à assimiler le nucléaire à une science néfaste autant pour notre environnement que pour nous-mêmes qui y vivons. Mais il est une chose que nous ignorons, ou oublions souvent et que tiennent à nous rappeler les scientifiques ici présents : « rien de ce que nous connaissons dans ce monde, n’existerait en fait sans l’intervention du nucléaire ! ».En effet toute la construction du monde, tel que nous le connaissons, s’est orchestrée à travers les multiples désintégrations nucléaires directement observables dans la nature. Mais alors d’où viennent ces a priori que nous avons sur le nucléaire ? L’avantage du nucléaire, et ce qui fait qu’il n’est pas complètement incompatible avec le développement durable, est qu’il ne rejette pas de CO2. Par contre, ce qui constitue un problème majeur, ce sont les déchets émis par le nucléaire car ils sont très difficiles à prendre en charge.

Un des intervenants souligne alors que la véritable question à se poser, concernant le nucléaire, est de savoir dans quelle mesure il est dangereux et si la maîtrise des risques est bien instaurée et va dans le sens du développement durable ?

Ce problème reste à résoudre, et chimistes et physiciens ne se sont pas encore mis d’accord sur la nature des mesures à prendre pour la prise en charge des déchets. C’est un enjeu actuel dans le sens où il est absolument nécessaire de maîtriser les risques et d’en connaître les dangers. Reste la dimension géopolitique du problème étant donné le coût élevé que représente le nucléaire de nos jours et la crise financière que connaît le monde en ce moment.

  • La chimie un secteur en constante évolution et qui offre de nombreux débouchés:

Il existe des débouchés dans beaucoup de domaines qui touchent à l’industrie chimique :

–          on peut trouver des métiers dans la filière environnement étant donné qu’aujourd’hui le lien entre chimie et environnement est primordial dans la compétitivité des industries.

–          On trouve également beaucoup d’emplois dans les filières chimie et santé (toxicologie, éco toxicologie)

Il faut savoir que dans les prochaines années il va y avoir un besoin énorme de chimistes dans toutes les branches que ce soit des chercheurs (dans la recherche industrielle ou appliquée), ou des ingénieurs. Aujourd’hui on connaît notamment un déficit dans les domaines de la toxicologie et de l’éco toxicologie.

Les emplois vont aussi être nombreux chez les biologistes et physiciens qui travaillent dans des domaines à la frontière de ceux qui se rapportent à la chimie.

Dans les écoles comme CPE on est toujours à la recherche de nouveaux emplois du fait qu’il y a un besoin constant d’adapter les matières enseignées aux nouveaux sujets et enjeux de la chimie de demain.

De nos jours un nouveau secteur alliant chimie et électronique est en cours de développement également.

Il est important, en tant qu’acteurs de demain, que nous nous demandions ce que nous aspirons à faire : tout est entre nos mains et est à construire. C’est aussi à nous de faire évoluer et instaurer de nouvelles directions à prendre pour la chimie en nous penchant sur nos propres centres d’intérêts et nos passions.

  • L’industrie chimique une industrie à visée humanitaire:

Tous les scientifiques et les industriels ont un but commun, ils n’ont pas pour objectif de commercialiser le développement durable pour en faire seulement un objet médiatique ni de dire uniquement aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre. Leurs travaux et leurs ambitions vont plus loin !

Ils ont d’abord comme objectif d’apporter à tous une meilleure qualité de vie.

La recherche du développement n’est pas uniquement une histoire de business, le business vient ensuite.

  • La chimie au cœur d’un monde aux multiples contraintes:

Ce que l’on peut constater c’est que trop souvent, à défaut de préférer prendre des décisions qui rapporteront du profit à long terme, on choisit des solutions qui feront du profit immédiat, ce qui entraîne inévitablement un contournement des règles. E n conséquence, c’est l’argent, qui bien souvent, est le principal obstacle aux innovations au service du développement durable.

En règle générale les gouvernements interrogent les scientifiques (en France, l’Académie des Sciences est là pour fournir au président des rapports précis) et ceux-ci les conseillent, mais leurs décisions reposent sur beaucoup d’autres facteurs de grande influence qui ne sont pas toujours en accord avec les opinions des scientifiques. En effet, ils se préoccupent généralement beaucoup plus des questions économiques.

  • REACH: un programme à la dimension Européenne:

catalyse-3 REACH est un règlement européen qui a pour devoir de contrôler les différentes industries chimiques et met en place une régulation des activités enregistrées.

→ Aujourd’hui 30 000 substances chimiques sont répertoriées par un règlement qui est purement européen ; on cherche à se développer dans une logique de développement durable et de bien-être des sociétés, à travers un contrôle des produits mis sur le marché.

On attend des Etats-Unis qu’ils évoluent dans la même direction que l’Europe à ce niveau là.

  • La chimie verte ou chimie traditionnelle? Laquelle des deux est-il préférable de choisir?

Bien que cela puisse paraître étrange à beaucoup d’entre nous, des produits naturels peuvent être cancérigènes au même titre que des produits de synthèse. Une grande partie des produits de synthèse déclarés dangereux seront retirés du marché d’ici 11 ans grâce à la mise en application de REACH; mais il est vrai qu’il faut encore beaucoup de temps pour qu’un produit suspecté nocif soit retiré du marché.

Jusqu’à maintenant, il était difficile de mesurer la dangerosité des produits de la vie courante sur le marché. Cependant, la directrice cosmétique de REACH a déjà réussi à interdire 3000 substances qui étaient sur le marché, ce qui démontre de nombreux progrès.

L’efficacité de la chimie verte réside dans le fait qu’elle ne soit pas nocive pour la santé mais elle reste encore très chère et pas toujours accessible.

→De plus, la chimie du développement durable intervient dans le domaine de la chimie préventive et dans celui de la chimie curative.

Gerhardt Ertl

Gerhard Ertl

Yves Chauvin

Yves Chauvin


Qu’est-ce qui fait un prix Nobel ?:

« Rien dans ce monde ne s’est fait sans passion » Hegel

« L’intérêt pour ce que l’on fait est primordial ;

c’est la curiosité du chercheur qui fait une grande part de sa qualité et de son efficacité.

Il faut être intéressé par ce que l’on fait !»

« Un prix Nobel c’est le rêve de toute une vie et le meilleur aboutissement

qui soit pour les durs travaux de recherche mis en œuvre et toute l’implication qui a été fournie. »

Article rédigé par Sophie Sornet, TS2