Le Greenwashing ? Comment décrypter les faux produits écolos ?

On a de très nombreux cas de Greenwashing, scandales courants de l’actualité. Ainsi, tout comme Le chat vert « éco-efficacité », ou encore le fameux K2R écologique dont le slogan « dur avec les taches, pas avec la nature » insiste très lourdement sur des propriétés écologiques en fait irréelles et pousse le consommateur à choisir le produit pour ses qualités environnementales qu’il ne possède pas entièrement. Il s’agit donc bien d’une arnaque écologique !

Il est courant de trouver des publicités concernant des lessives vantant leurs qualités écologiques. On doit donc se méfier des différents slogans publicitaires divulgués de nos jours puisqu’on remarque après étude que peu d’entre elles répondent réellement à tous les critères proclamés par les labels écologiques.

Qu’est-ce qu’une lessive écologique ? En existe-t-il vraiment ? La réponse donnée par les professionnels est, sans le moindre doute, non. En effet, une « lessive écologique » serait un produit sans le moindre impact sur l’environnement. Une étude de 60 millions de consommateurs nous confirme « l’écotoxicité de l’eau de lavage de toutes les lessives ». Il n’existe donc pas de lessive écologique.

Cependant, par leurs composants plus ou moins biodégradables, par le niveau de toxicité de l’eau de lessive, etc., il existe des lessives plus ou moins écologiques souvent reconnaissables à des labels officiels (labels verts, labels européens…)

Ici, on étudiera un cas de Greenwashing avéré, la campagne publicitaire du Chat éco efficacité.

Dans ce cas précis, on a une habile utilisation de l’emballage, de l’étiquette du flacon de lessive, dans le but d’induire le client en erreur. Ainsi, le Chat éco efficacité ® va fortement jouer sur la couleur verte afin de « renforcer la dimension écologique ». De la même manière, les mentions du produit sont précédées de diverses affirmations (« tensio-actifs d’origine végétale et la présence d’aucun rejet polluant au fil du temps dans la nature » ainsi que « efficace même en eau froide ») ainsi que de sigles graphiques, signes ambigus, simples signes esthétiques, mais rappelant au client les écolabels officiels, sans pour autant que le produit en possède, et toujours en jouant, auprès du client, sur la confusion, et le manque de précision.

On retrouve aussi ce manque de précision avec les affirmations de la marque, sans la moindre preuve à l’appui (labels…), telles que « Lessive écologique », « éco », « 100% biodégradables ». Ce dernier label prouve que le produit ne comporte aucune substance nuisible à la nature, mais qu’en est-il réellement ? Il s’agit donc ici d’une publicité mensongère.

De plus, alors que les allégations du produit restent vagues et non prouvées, le consommateur se trouve dans l’impossibilité de se renseigner sur ses réelles qualités. En effet, il ne pourra trouver sur son site www.lechatecoefficacite.fr,  aucune indication concrète sur la nature du produit. On nous indique sur le site de l’observatoire  de la publicité, OIP (observatoiredelapublicite.fr), que « Les lessives dites vertes ou écologiques qui respectent l’éco-label sont celles qui imposent une limitation des substances dangereuses, une biodégradabilité accrue et une réduction des produits issus de la pétrochimie pour un lavage efficace. Même s’il n’est pas parfait, ce label officiel permet de faire la différence entre un produit qui tente de réduire réellement son impact sur l’environnement et les autres. A la lecture des points précédents, on voit que Le Chat est nettement dans la « surpromesse » publicitaire »

Enfin, le produit conduit directement le lecteur à la confusion en sous-entendant que la composition du produit le rend tout à fait écologique. Or, les tensio-actifs d’origine « 100% végétale » n’en font pas pour autant un produit entièrement écologique et biodégradable

Le Chat, avec ce produit, n’a pas de comportement particulièrement contraire à un comportement écologique (ce produit pollue du fait des émissions de dioxyde de carbone puisque sa production est centrée à Nemours, en France…), mais la campagne de publicité étudiée reste un cas de Greenwashing, en raison de l’accumulation de sous-entendus, d’approximations, de mensonges par omission.

Nous avons donc pu voir que la publicité vantant les qualités écologiques du Chat Vert n’était pas réellement véridique. A l’inverse de ce produit très médiatisé, nous avons découvert une nouvelle substance dont les critères écologiques sont vérifiés: les noix indiennes de lavage. En effet, ce détergent naturel ne nécessite pas de transformation ou de production industrielle, c’est pourquoi il est biodégradable et hypoallergénique. De plus, le sac de coton dans lequel les noix sont vendues, est également écologique. Néanmoins ce produit, tout à fait naturel, vient de pays asiatiques. Ainsi la longue distance séparant le lieu de fabrication du pays de consommation induit un transport coûteux, et peu écologique du fait des émissions de CO2.

Cependant la récolte et l’entretien de ce produit entraînent la création de nouveaux emplois dans la région et permettent de développer le commerce équitable. Pourtant ce moyen de lavage montre encore quelques inconvénients liés à une origine naturelle; effectivement, certaines noix commercialisées peuvent être inefficaces à cause d’une mauvaise récolte, de mauvaises pluies  ou encore un mauvais séchage.

De par sa méconnaissance dans les pays développés, ces noix indiennes sont peu commercialisées. De plus, on peut supposer qu’elles sont peu utilisées du fait de l’absence d’odeur après le lavage. En effet, nous sommes attachés à la bonne odeur qui se dégage de notre linge propre !

En observant ces deux types de lessives : le Chat Vert et les Noix Indiennes, on constate que le premier type de lessive n’est en aucun cas écologique comme le prétend la publicité. En effet, cela s’explique  par les substances qui la composent, les moyens utilisés pour son exportation (transports…), etc. Tandis que le caractère écologique de ces noix ne fait pas de doute, hormis en ce qui concerne les transports polluants (CO2.). On peut donc dire que ce type de lessive est quasiment écologique. Ainsi, l’essentiel est de tenter d’adopter un comportement le plus écologique possible, sans se vanter de qualités environnementales factices.

Claire-Marie Maignet, Augustin Metge, Axel-Corentin Rongère et Yoann Revol, 1ère S3.

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

La Fiat 500 Twinair, un moteur révolutionnaire ?


Le moteur de cette voiture est présenté comme étant « révolutionnaire » et « le moteur-essence le plus propre au monde » dans un spot publicitaire télévisé. Mais qu’en est-il vraiment ?

Fiat a dévoilé les caractéristiques de sa voiture, équipée du nouveau moteur Twinair, dans une publicité conçue pour toucher une clientèle ciblée. En effet, le spot commence par une énumération des avantages de ce nouveau moteur qui réduit les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 15% et qui a des performances augmentées de 25% ; le mot victoire est répété de nombreuses fois dans la publicité. Les personnes filmées sont relativement jeunes (elles représentent la clientèle-cible) et elles font toutes le « V » de la victoire.

Le spot se termine par un slogan Fiat 500 Twinair, Révolutionnair avec un jeu de rimes entre les deux mots, mettant en valeur ce que ce moteur a de révolutionnaire. La voiture est ensuite présentée sur fond blanc, ce qui représente la pureté et la légèreté, et le texte « Le moteur-essence le plus propre au monde » s’affiche à l’écran. Cette publicité est-elle fiable ?

Selon des analyses du moteur, celui-ci n’émet en effet que 95 g de CO2 par km et sa consommation est faible (seulement 4 L aux 100 km). La voiture est équipée d’un système Stop & Start, et le moteur permet même la visualisation de statistiques de conduite sur un ordinateur. Elle a une vitesse maximale de 173 km/h et une puissance comprise entre 65 et 105 ch. Enfin, la voiture possède une touche « ECO » rendant la voiture plus écologique mais moins performante, ce mode est adapté pour une utilisation en ville. Cependant, la fiabilité des propos de cette publicité a des limites.

En effet, le spot précise en petits caractères à côté de l’annotation « Le moteur-essence le plus propre au monde » que ceci n’est valable que pour les émissions de CO2, qui n’est pas le seul gaz à effet de serre existant (il y a par exemple les oxydes d’azotes du type NOx pouvant provoquer des maladies respiratoires). En outre, le moteur n’est pas réellement le plus propre au monde puisqu’il existe des moteurs électriques ou hybrides qui émettent moins, voire pas de CO2. La publicité n’est toutefois pas mensongère car elle précise qu’il s’agit du moteur-essence le plus propre au monde, même si ce n’est certainement pas le plus écologique de ceux-ci (la publicité est hyperbolique). Enfin, le moteur n’est pas réellement révolutionnaire, car les moteurs bicylindres de ce type existaient déjà au temps de la Citroën 2CV. C’est leur réintégration à la place des moteurs modernes qui est « novatrice ».

Ainsi, cette publicité n’est pas mensongère car les caractéristiques annoncées sont vraies. Nous pouvons toutefois ajouter quelques remarques : d’une part, la voiture n’est certainement pas aussi révolutionnaire que l’annonce le spot télévisé ; d’autre part, nous devons aussi réfléchir sur nos habitudes de consommation que nous devrions changer. En Ile-de-France, on avait 1 voiture par ménage en moyenne en 2001, si les foyers indiens et chinois en avaient autant, ce serait un désastre pour la planète !

Maxence SOUCHON et Nicolas PELAZZO (1ère S3).

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Halte au gaspillage !

La notion de développement durable va au-delà des simples préoccupations environnementales et se décline selon les 3 volets : économique, environnemental et social.

Préserver la planète, c’est économiser nos ressources en évitant la surconsommation et, dans le même temps, lutter contre les inégalités entre ceux qui manquent de nourriture et ceux qui en ont trop.

Nous constatons qu’à la cantine, une certaine quantité de pain est gaspillée chaque jour.

Certes, les tranches non consommées sont récupérées par le personnel et données aux poules mais n’était-il pas urgent, dans un établissement éco-responsable de sensibiliser les élèves au problème du gaspillage ?

France Nature Environnement a réalisé avec le soutien de l’ADEME un dossier sur le gaspillage alimentaire que vous pouvez consulter sur : http://preventiondechets.fne.asso.fr

Cette étude nous apprend que gaspiller un pain est équivalent en terme d’impact sur l’effet de serre à :

–       rouler en voiture sur 2 km environ ;

–       allumer une lampe (60 W) pendant 32 heures ;

–       faire 2 cycles de lave-vaisselle.

De plus, gaspiller du pain, c’est gaspiller de l’eau puisqu’il faut 1000 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de farine.

D’une façon générale, un quart de la nourriture mondiale va à la poubelle alors que toutes les quatre secondes, une personne meurt de faim dans le monde !

Les éco-délégués et leurs responsables ont décidé de lancer une campagne afin de s’attaquer, à leur niveau, au gaspillage du pain à la cantine.

  • Du 14 au 18 février, ils ont mis en place des  poubelles « spécial pain » et veillé à ce que les élèves jettent leurs tartines au bon endroit
  • A partir du 21 février, ils ont commencé à peser le pain gaspillé.
  • A partir du 14 mars, une grande campagne de sensibilisation et de communication sera lancée et les éco-délégués pourront alors évaluer si le gaspillage a diminué.

Mongré reversera alors à une association caritative la somme correspondant au pain non gaspillé.

C.L.

Bilan carbone, quand les mathématiques se mettent au service du développement durable.

Les études statistiques sont devenues un outil désormais incontournable de notre société. Si elles ont envahi le monde économique, politique ou social et qu’elles inondent régulièrement l’actualité, elles sont aussi très présentes dans les différents secteurs du monde scientifique, des sciences physiques aux sciences humaines en passant par les sciences biologiques.

Après en avoir eu quelques approches mathématiques dans les classes précédentes, les élèves de la classe de première découvrent les caractéristiques de position et de dispersion d’une série statistique à une variable.

Les caractéristiques de position ont pour nom le mode, la médiane et la moyenne. Cette dernière est d’ailleurs bien connue de tous les élèves. Les caractéristiques de dispersion ont pour nom l’étendue, l’écart interquartile ou interdécile, voire intercentile si les données de la série sont nombreuses, et l’écart-type. N’ayez aucune crainte, nous n’entrerons pas dans l’explication de la signification de ces caractéristiques, ni dans l’élaboration des formules que ces élèves de première apprennent à manipuler. Si vous voulez en savoir davantage, il vous faudra suivre le cours de la classe de première pour en comprendre toute la portée.

Mais, pour en mesurer l’ampleur, les élèves de la classe de première S1 de l’année 2009-2010 ont été amenés à réaliser une étude statistique à grande échelle. Après avoir rencontré un spécialiste de la consommation énergétique, ils ont élaboré un questionnaire simple de dix questions, dont les réponses étaient préformées, sur la pratique des modes de transport que chaque élève du collège et du lycée avait l’usage d’utiliser. Un groupe de pilotage de quatre élèves a mis en forme ledit questionnaire et a supervisé l’organisation générale. Un groupe de quatre élèves s’est vu confier la récolte des données et a produit, à l’aide d’un logiciel de calcul, les fameuses caractéristiques dont nous avons parlé plus haut. Les autres élèves ont, par groupe de deux, été missionnés dans chaque classe de la sixième à la terminale pour aller interroger tous les élèves du collège et du lycée, soit quelque 800 personnes.

Cette enquête à grande échelle a permis à tous ces élèves de première S1 d’aborder plus concrètement ce nouvel outil statistique dont ils venaient de découvrir quelques secrets. Le résumé de leur travail a été transmis au spécialiste qui était venu leur présenter l’intérêt d’une telle démarche. Celui-ci leur a ensuite fait part de ses conclusions.

Citons parmi ces conclusions, le bon emploi des transports en commun et des bus scolaires, mais, dans le même temps, l’absence de covoiturage pour les élèves qui ne les emploient pas. Précisons aussi que le transport aérien, utilisé lors des vacances et très grand consommateur d’énergie, reste anecdotique.

Outre l’intérêt pédagogique de ce projet pour les élèves, l’établissement s’est doté d’une analyse concrète lui permettant de mesurer l’impact de ses différentes activités en faveur de la protection de l’environnement. Certes, l’enquête est restée ciblée sur les différents modes de transport et n’a pas analysé les attitudes éco-responsables de chacun dans la pratique quotidienne :

–          l’usage modéré de l’électricité ;

–          la vigilance à éteindre les lumières en quittant une salle de classe ;

–          la précaution à fermer les fenêtres d’une salle afin d éviter un gaspillage énergétique ;

–          la bonne pratique d’élimination des déchets recyclables comme le papier.Il n’en demeure pas moins que cette première enquête révèle déjà une prise de conscience plus grande de la part de beaucoup de la nécessité de préserver l’environnement.

Forts de cette première initiative, les élèves devraient reconduire cette enquête lors des deux prochaines années afin de mesurer encore mieux l’évolution des pratiques de chacun d’entre nous et l’ajustement des actions incitatives que l’établissement envisage de prendre.

Rendez-vous donc, dans une prochaine édition afin de vous communiquer les résultats qu’auront produits les nouveaux élèves de cette première S1 de l’année 2010-2011 !

Gérard Plantefève, professeur de mathématiques

 

 

 

Résultats et analyse du bilan carbone « transport » pour l’année 2009/2010.

Interprétation réalisée par les élèves de 1ère S et par Thierry MANCEAU, conseiller-énergies et responsable des programmes d’animation  à l’HESPUL

 

 

Récapitulatif :

Pour les 6èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne). Ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2 km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 2 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 700 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 700 km x 0,18 kgco2 = 126 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

126 / 2 = 63 kgCO2/an

Par élève de 6ème, c’est égal à environ 63 kgCO2/an.

Pour les 5èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 3 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 1 050 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 1 050 km x 0,18 kgco2 = 189 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais, pour chaque élève, les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

189 / 2 = 94,5 kgCO2/an

Par élève de 5ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 4èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que pour les 5èmes.

Par élève de 4ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 3èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 5 et 10 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 8 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 2 800 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 2800 km x 0,18 kgco2 = 504 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

504 / 2 = 252 kgCO2/an

Par élève de 3ème, c’est égal à environ 252 kgCO2/an.

Pour les 2des : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent  à une distance de plus de 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 5 250 km x 0,18 kgco2 = 945 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

945 / 2 = 427,5 kgCO2/an

Par élève de 2de, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour les 1ères : en majorité ils viennent à Mongré en car, leurs parents possèdent une voiture de taille moyenne. Ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance de plus de 15km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne trois trajets et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Pour chaque élève les émissions d’un transport en commun sont 0,025 kgco2/passagers soit : 5 250 x 0,025 = 131,25 kgCO2/an

Par élève de 1ère, c’est égal à environ 132 kgCO2/an.

Pour les Terminales : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 10 et 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que les 2des.

Par élève de terminal, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour tous les élèves de Mongré : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année pour partir en vacances.

Conclusion générale de Thierry MANCEAU

« C’est une enquête très intéressante qui,  je l’espère, pourra être valorisée et poursuivie par les élèves.

Nous sommes bien évidement sur des estimations très approximatives à partir de ratios d’émission de carbone.

Les 6ème ont une grosse marge de manœuvre car la majorité des élèves pourrait venir à pied ou à vélo.

Le total des élèves de 6ème pourrait alors s’approcher du zéro émission de gaz à effet de serre pour les trajets domicile-Mongré.

Pour les 5èmes , une amélioration est possible pour les distances s’approchant de 2 km et en améliorant le covoiturage avec 4 passagers.

C’est la même chose pour les 4°.

Pour les 3èmes,  un programme spécial d’animation pourrait être mis en place pour apprendre à conduire un vélo en sécurité sur la route, faciliter la fourniture de matériel de sécurité, (casque, gilet, lumière) et des ateliers de réparation vélo. Des distances de 5 à 10 km sont facilement réalisables s’il n’y a pas de pente trop importante. Le bilan carbone pourrait alors être bien amélioré et s’approcher du zéro émission.

Ou bien un service de covoiturage plus efficace pour remplir 4 passagers par voiture et descendre au environ de 126 kgco2/an/ élève.

Pour les 2des, il faut vraiment mettre en place un système de covoiturage efficace. Les distances ne permettent pas d’utiliser le vélo sinon pour les plus sportifs.

Ce sont les élèves qui ont de gros progrès à faire pour s’approcher des 236 kgco2/an/ élève.

Les 1ères ont optimisés les déplacements par l’usage du car.

Il faut maintenant convaincre les autres à prendre le car ou faire davantage de covoiturage.

Les terminales sont dans la même situation que les 2des

Le point positif pour l’ensemble des usagers de Mongré, c’est que l’usage de l’avion reste anecdotique et ne viendra pas alourdir considérablement le bilan carbone « transport » des élèves. »

Une journée entre éco-délégués à la Région

Le séminaire se déroulait à Lyon, dans les bâtiments du siège de la Région Rhône-Alpes.

Nous avons tout d’abord été accueillis avec un grand buffet empli de gourmandises gracieusement fournies par  Artisans du Monde.  Ce réseau associatif nous a donc proposé de délicieux chocolats de Colombie, ou encore des mangues du Burkina Faso. Ces produits sont issus de l’agriculture biologique, et permettent  aux pays les plus pauvres de se développer ; en effet, cette association défend une vision engagée du commerce équitable.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle du Conseil régional pour y écouter, entre autre, Jean-Jack Queyranne , président du Conseil Régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre ; Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée aux lycées ; Benoît Leclair, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat. Nous avons pu d’abord relever  des informations concernant la consommation de fluides dans les lycées, ainsi que des chiffres concernant les établissements scolaires de la région.

Le séminaire a aussi été accompagné musicalement par les élèves de terminale » Option Musique » du lycée Lumière de Lyon. Ces jeunes artistes ont introduit la conférence avec  une petite représentation musicale qui a enchanté toute l’assemblée.

Différents lycées nous ont ensuite fait part de leur engagement, de leurs actions et de leurs projets.  Certains grands lycées ont installé des panneaux photovoltaïques, d’autres ont misé sur la sensibilisation des lycéens.

Certains ont participé au concours Fluid’Art. L’objectif pour les lycéens était de créer de véritables sculptures animées dans le but de sensibiliser les élèves au gaspillage dans les lycées, de manière créative et amusante. La Cité scolaire Aragon-Picasso (Givors, 69) a réalisé un arbre qui changeait de couleur suivant le taux de gaspillage de fluides (chaleur, eau, électricité) et où logeait un oiseau changeant aussi de couleur en fonction des résultats des jours précédents.

Par exemple, lorsque le lycée avait  gaspillé beaucoup d’eau dans la journée, l’arbre prenait une couleur rouge ;  mais si le lendemain, les résultats avaient baissé, l’oiseau prenait alors une couleur verte.  L’objectif est d’atteindre une couleur verte sur toute la sculpture le plus souvent possible. Cette invention spectaculaire et très artistique a remporté le trophée Fluid’Art.

Nous avons pu voir également la fleur du lycée Blaise Pascal (Charbonnières-les-Bains, 69) qui se referme et s’ouvre suivant le gaspillage de fluides au sein du lycée. L’objectif est de consommer l’énergie raisonnablement et de pouvoir admirer la fleur totalement ouverte.

32 lycées ont participé à ce concours, et tous ont certifié avoir été ravis de cette expérience. Ils n’ont pas considéré le concours  Fluid’Art comme une compétition  mais comme un projet commun aux lycées de la région.

Après la remise du trophée aux vainqueurs,  nous avons pu nous restaurer avec d’autres éco-délégués impliqués, afin de partager nos idées, et d’apporter à Mongré des projets pour l’établissement. Durant d’après-midi, nous avons participé à une réunion concernant la mise en place d’un club énergie au sein d’un établissement scolaire. Encore une fois, beaucoup d’idées ont émergé pendant la discussion. Cette journée nous a permis d’en savoir plus sur le rôle que nous devons jouer au lycée, et nous avons pu voir que beaucoup de lycées sont impliqués dans ce mouvement, ce qui nous motive encore plus dans notre démarche de lycéens éco-responsables à Mongré. »

Maxime Boyer

La consommation énergétique

La Région Rhône-Alpes a organisé le jeudi 2 décembre un séminaire destiné aux établissements éco-responsables sur le thème de l’énergie.
Accompagnés de Mme Dumas, responsable des éco-déléguée du lycée, nous nous sommes donc rendus à Charbonnières-les-Bains. Le thème étudié lors de cette journée était plus précisément celui des fluides, c’est-à-dire la consommation d’eau, de carburant, de gaz et d’électricité.

Quels sont les enjeux liés à l’énergie?

L’enjeu à l’échelle globale est celui du changement climatique: l’objectif est de limiter le réchauffement climatique à +2°C. Il faut pour cela diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050… Un défi qui se révèle difficile à relever !

L’enjeu à l’échelle des lycées est de réduire la consommation de fluides, et la consommation d’énergies, avec l’aide du Conseil Régional.

Les ressources dont nous disposons sont : le gaz, le pétrole, les énergies fossiles, nucléaires et renouvelables. En France, les deux tiers de l’énergie consommée sont d’origine fossile!

Nous sommes cependant confrontés à un problème, celui de la pénurie de pétrole d’ici 30 à 40 ans, qui provoquera une crise pétrolière très sérieuse.

Il faut donc, dès à présent, faire un maximum d’économies d’énergie et enfin développer les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne ou l’énergie hydraulique par exemple.

Lors de ce séminaire, nous avons appris par exemple, que le chauffage d’une maison demande 20 00 kWh/an, et que 10 km en voiture demandent 5 kWh/an, alors que l’ énergie fournie par un organisme humain, prenons un homme de 65 kg, ne produit que 0,5 kWh d’énergie fossile en parcourant 3000 m de dénivelé ! Nous avons eu connaissance d’une expérience réalisée par la BBC: soixante hommes doivent pédaler énergiquement pour obtenir 30 litres d’eau chaude nécessaires à une douche de 5 minutes. Pour chauffer un site moyen, nous aurions alors besoin de 8000 esclaves énergétiques!

La consommation énergétique des lycées

Les lycées continuent de consommer de l’énergie (1/3 de leur consommation annuelle) alors qu’ils sont inoccupés !

Se pose alors la question : Comment peut-on limiter toutes ces consommations énergétiques ?

–   En limitant les usages énergétiques (mettre en place un système de veille automatique, éteindre  les lumières en sortant d’une salle, couper les ventilations, changer les plages horaires, régler les températures du chauffage à 19°C dans une salle de cours, 13-17°C la nuit et le week-end; et enfin 10°C pendant les vacances scolaires.) ;

–  en augmentant l’efficacité énergétique (optimiser les réglages, faire des travaux, plus ou moins importants d’isolation, mettre des ampoules basse consommation.) ;

– en connaissant nos consommations (relevés périodiques de consommation sur les compteurs du lycée, utilisation des outils en ligne mis en place par la Région).

Témoignages de lycées éco-responsables en matière d’énergie

–         Au lycée Jean Monnet à Annemasse, une mobilisation a été organisée dans le cadre de l’ECJS. Les représentants de ce lycée ont souligné que 30% de l’énergie consommée dans un lycée est due au réseau informatique. Ils ont également installé des éclairages à détecteur de mouvements dans les couloirs afin de limiter la consommation d’électricité.

–         Le  lycée Lacassagne à Lyon a installé du triple vitrage et a créé un jardin pédagogique.

–         Le lycée Grésivaudan  à Meylan a installé des interrupteurs automatiques et des stores dans les salles de classe. Ces derniers permettent d’économiser de l’énergie car avant, quand le soleil gênait les élèves, on fermait les volets et donc on allumait les lumières ! De plus, une centrale solaire, avec des panneaux photovoltaïques permet d’économiser 5 % d’énergie.
Cette journée a été très enrichissante car elle a permis d’entrevoir des expériences différentes avec des réalisations concrètes dans des établissements au contexte  mais aussi aux moyens matériels et humains très différents du nôtre. L’échange qui en a résulté s’est révélé fort stimulant et dynamisant et nous a donné des astuces, des outils pour améliorer notre approche du développement durable à l’échelle de Mongré.

Karine Koné et Maxime Boyer 1ES1

 

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

Botanic, un paradis vert

M. Bertail, du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a activement participé à la fête de l’écologie qui s’est déroulée le 6 avril 2010 à Mongré. Il a franchi dès 7h30 les portes de l’établissement muni d’un grand nombre de plantes et d’arbustes destinés à orner les lieux du rassemblement.

Botanic est un exemple en matière d’écologie depuis 1995 et certains éco-délégués ont interviewé son directeur sur la démarche éco-responsable du célèbre magasin d’horticulture.

–          M. Bertail, vous travaillez depuis 14 ans pour Botanic, pouvez-vous nous dire quand cette enseigne a commencé à développer des actions en faveur du développement  durable ?

–          Cela fait maintenant 10 ans que le magasin entreprend des actions en faveur de la protection de l’environnement

–          Quelles sont ces actions ?

–          Le magasin a commencé par mettre en place la réduction et le tri de ses déchets en s’équipant, notamment, de nombreuses bennes. Ensuite, depuis 3 ans, Botanic a installé des détecteurs de mouvement afin que certaines lampes  ne soient pas allumées inutilement. De plus, l’enseigne a arrêté de se servir de produits chimiques pour son jardin et l’entretien de ses plantes. Nous savions que les pesticides et autres produits chimiques de synthèse utilisés par les jardiniers amateurs représentaient 7 % de la pollution des terres en France. Nous avons donc décidé de les supprimer de tous nos magasins. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’être les seuls distributeurs, spécialistes du marché du jardin, à proposer uniquement des produits 100% écologiques. Nous ne négligeons pas non plus les emballages ; la  vente de plants se fait uniquement dans des godets de « fibre de coco »par exemple.

–          En quelle année tous les magasins de l’enseigne sont-ils  rentrés dans cette démarche ?

–          En 1995

–          Pouvez-vous nous parler d’une action importante que Botanic  aurait effectuée pour la planète ?

–          Il y a 4 ans, Botanic a choisi d’implanter sa nouvelle plateforme logistique  dans le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain. Situé au barycentre des magasins Botanic, ce site bénéficie d’une localisation géographique permettant à l’enseigne de réduire son empreinte écologique (émission de CO², consommation d’énergies fossiles). La mise en place de notre entrepôt a permis de réduire le nombre de trajets et d’améliorer le remplissage des camions. Cela a engendré une diminution moyenne de 15 % des kilomètres parcourus. De plus, cette plateforme est reliée au réseau ferroviaire.

–          Vous commercialisez du mobilier de jardin en bois ; cela n’a-t-il pas un impact négatif sur les forêts ?

–          Non, nous sommes bien sûr sensibilisés au problème de la déforestation (disparition de l’équivalent de la forêt française par an dans le monde) et nous ne vendons que des produits certifiés FSC* ou garantis TFT**. Nous pouvons garantir l’origine légale et le contrôle de la filière pour tout notre mobilier de jardin en bois tropical.

–           Botanic a-t-il de nouveaux projets pour améliorer encore ses actions ?

–          Oui, le magasin possède de nombreux autres projets, notamment celui de la récupération des eaux.

–          Bravo  et merci d’avoir participé à notre journée éco-citoyenne et de nous avoir prêté tant d’arbustes !

*Le FSC (Forest Stewardship Council) est une organisation non gouvernementale composée de propriétaires forestiers, d’entreprises de gestion et d’exploitations forestières et d’associations environnementales. Le FSC a mis en place le système de certification FSC qui définit des exigences mondiales en matière d’exploitation durables des forêts FSC.

**TFT (Forest Trust) est une association internationale à but non lucratif d’industriels et de distributeurs de produits en bois tropicaux. Les experts TFT apportent sur le terrain une aide technique et une surveillance de la filière bois, de la gestion des forêts à la fabrication du produit fini.

Propos recueillis par Floriane Vincent

La controverse des départements

Dans le cadre d’un travail d’ECJS, nous avons essayé de travailler, par différentes entrées, sur la question de l’aménagement du territoire en France : est-il possible de concilier la  compétitivité et le développement durable ?

Pour entrer dans le sujet, nous avons réfléchi à la question de la suppression des départements dans le cadre du projet de la réforme territoriale en France. Cela nous a amené à penser que l’aménagement passe par la cohésion qui est un premier pas vers la compétitivité et le développement durable. En effet, la France est à ce jour un pays dont l’aménagement est en construction. Or, aujourd’hui, l’un des points les plus importants de cette réforme est une cohésion au niveau national qui doit aussi s’intégrer dans l’Union Européenne. La France est subdivisée en de nombreuses collectivités territoriales et, de ce fait, diffère des pays voisins dont leur nombre est réduit. La réforme territoriale vise alors à rendre ce « millefeuille » administratif moins complexe et, par la même occasion, soulève les enjeux du développement durable, qui ne sont pas seulement environnementaux mais aussi économiques et sociaux. La France doit également rester compétitive et un équilibre doit être trouvé pour pouvoir concilier compétitivité, cohésion et développement durable. En effet, les différentes régions françaises ne sont pas équilibrées économiquement et démographiquement parlant. C’est pour cela qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire est nécessaire. Cette nouvelle organisation de la France lui permettra ainsi de mieux s’insérer dans l’Union Européenne et d’être plus compétitive.

Marème Diop, Alexandra Ortega 2nde5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie

 

La politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise

Aménager et développer les territoires en France : comment concilier compétitivité, cohésion et développement durable des territoires ?

 En ECJS, nous avons travaillé sur la politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise.

Nos recherches nous ont permis de voir que l’agglomération lyonnaise présente de fortes disparités. En effet, celle-ci  doit compter avec des espaces présentant de nombreux indicateurs de précarité sociale et elle n’arrive pas à former un territoire homogène, cohérent. On remarque que Lyon présente de forts écarts entre les sous-ensembles urbains et le reste du territoire. Il y a une dissymétrie qui oppose une moitié Ouest plus aisée et une moitié Est plus précaire.

Cependant, la politique de la ville regroupe des outils juridiques et des moyens financiers pour s’efforcer de réduire ces écarts. Ces dispositifs agissent à travers l’urbanisme et l’architecture (rénovation des logements, requalification des espaces publics).

Nous pouvons évoquer deux exemples :

–          Premièrement, celui de la rénovation de la cité de la Duchère. Les travaux visent à sortir le quartier de son isolement. Ce projet a pour but aussi de répondre à la crise du logement en favorisant la mixité sociale.

–           Deuxièmement, la rénovation de la presqu’île de Lyon, entre Saône et Rhône permettrait d’accueillir 3000 nouveaux habitants à la fin des travaux. Un bassin, un pôle de loisirs, des logements sociaux et haut de gamme y seront construits. Ce projet se veut exemplaire en termes de développement durable et de mixité sociale.

Mais est-ce suffisant ? Il reste donc à inventer encore et à articuler bien d’autres outils dont certains en lien avec la lutte contre l’exclusion et la promotion de l’égalité des chances pour voir un jour ces fractures urbaines se résorber.

 Baloche Eugénie 2°5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie