La biodiversité à Mongré en 6ème !

La biodiversité à Mongré en 6ème

En début d’année scolaire, notre professeure, madame Carpentier nous a présenté le programme de SVT. Elle nous a expliqué que nous allions travailler sur l’environnement afin de comprendre comment il est peuplé, comment et avec quelle matière sont composés les êtres vivants et comment l’homme intervient sur la nature afin de satisfaire ses besoins.
Ensuite, nous avons visité notre parc de 11 hectares composés d’un potager biologique, d’une oasis-nature, d’un hôtel à insectes et d’une spirale aromatique, mis en place par les éco-délégués les années précédentes. Il faut dire que nous avons la chance d’être élèves d’un établissement éco-responsable. A l’occasion de cette sortie, madame Carpentier, nous a beaucoup parlé de la biodiversité.
Le 16 octobre, nous avons, comme tous les Mongréens, participé à la journée 0 déchet au self et notre professeur nous a parlé du but de cette journée mondiale contre le gaspillage alimentaire. Elle nous a expliqué comment la matière se dégrade et se recycle. Nous avons pu également assister à la mise en place du premier compost à côté de la cuisine de la cantine.
Début février, nous sommes retournés nous promener dans le parc. Nous avons regardé dans les tas de feuilles tombées cet hiver, ce qu’il s’y passait, s’il y avait des animaux : lesquels ? Nous avons essayé d’imaginer ce qu’ils faisaient dans ces feuilles : ils mangent ? Ils se cachent ?
Puis nous sommes allés regarder dans le compost (remplis des épluchures des fruits et légumes par les personnes qui travaillent aux cuisines) Nous nous sommes posé les mêmes questions : y-t-il des êtres vivants ? Lesquels ? Que font-ils ? Que deviennent les épluchures ?
Nous n’avons pas trouvé toutes les réponses ou trop d’hypothèses un peu farfelues ont été avancées….mais notre enseignante nous aidera prochainement à trouver les solutions dans le chapitre qui explique l’origine de la matière organique et sa transformation !

La classe de 6ème 1 (groupe A)

Happy culture à Mongré !

Happy culture
Les éco-délégués « apiculteurs » ont rencontré Serge Gyurkovics, ancien directeur de l’école primaire et apiculteur passionné les jeudis 28/1 et 11/2/16 au CDI.
Lors de la première séance, il nous a présenté la ruche et ses différentes parties. Il avait apporté sa combinaison, une ruche et une ruchette (petite ruche servant à aller chercher un essaim d’abeilles dans la nature). Il nous a montré le fonctionnement d’une ruche, son installation et nous a expliqué comment on l’entretient. Nous avons découvert l’habitat des abeilles et nous avons appris beaucoup de choses notamment sur la vie des abeilles en été (les sorties, les activités royales, l’approvisionnement en nourriture) et en hiver (le maintien dans la ruche).
La deuxième séance consistait en un jeu de mémorisation. Chaque élève apiculteur avait une étiquette qu’il devait poser sur une partie de la ruche. Au cours du jeu, Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique et Serge Gyurkovics répondaient à nos nombreuses questions. Nous pouvions en même temps regarder un diaporama d’un photographe professionnel sur ces insectes extraordinaires.
Nos prochaines rencontres permettront d’approfondir nos connaissances notamment sur l’anatomie de l’abeille, les différents individus, les produits de la ruche etc.
Nous sommes enthousiastes car bientôt Mongré accueillera deux ruches ! Mais où et quand seront-elles installées ? Quelle quantité de miel pourra-t-on espérer obtenir ?
Vous connaitrez les réponses dans un prochain article …

Alexandra 5°5, Alexis 6°9 et Ilan 4°3, écodélégués.

L’éducation au développement durable en classe blanche

L’éducation au développement durable
Comme chaque année, des élèves de classe de 5° sont partis durant quatre jours de suite en classe blanche.
Cette année, les élèves ont suivi une sensibilisation au respect de l’environnement ainsi qu’aux indices de vie des animaux. Nous avons travaillé sur l’importance de la découverte de l’écosystème montagnard et des espèces animales qui y vivent. En effet, la nature est un beau livre, ouvert au regard de tout le monde ; malheureusement, peu le lisent et encore moins le comprennent.
C’est en participant à des activités de sport d’hiver que les élèves ont été éduqués à développer le respect de l’environnement.
Dans ce contexte est intervenue une accompagnatrice de montagne, mettant en avant ses compétences et connaissances pour rendre attrayante la promenade en raquettes. Les jeunes ont alors pu découvrir de nombreux indices de vie des animaux : des empreintes, des restes de repas, des lieux de repos etc. En cheminant ensemble sur les sentiers sinueux des montagnes de Saint-Gervais, nos objectifs étaient de permettre aux jeunes d’être acteurs de leur éco-citoyenneté.
En aval, une activité plus théorique leur a permis de faire un rappel de leur vécu et de leurs connaissances.
Enfin, certains élèves ont réalisé un moulage d’empreinte de loup en plâtre, souvenir qu’ils ont rapportéchez eux.
C’est avec plaisir que nous avons vu de nombreux jeunes s’épanouir lors de cette classe blanche et réfléchir aux impacts des sports d’hiver sur l’environnement.

Gabriel Réa, jeune volontaire en service civique et animateur des éco-délégués du collège

Les sols agricoles

Le sol joue un rôle de filtration et d’épuration et régule les événements climatiques extrêmes comme les inondations. Il est source de matières premières (sable, argile), contribue à notre environnement physique et culturel (paysage), nourrit les populations, héberge un immense patrimoine génétique et limite l’émission des gaz à effet de serre (Co2, méthane). Ce patrimoine est toutefois menacé. En effet, l’ONU estimait en 2011 que dans le monde, 20 millions d’hectares de sols agricoles sont convertis chaque année pour l’expansion urbaine et industrielle, ce qui représente plus que la surface de terre arable de la France (19 millions d’hectares). En France, entre 2002 et 2009, on a perdu l’équivalent de la surface moyenne d’un département. Cependant, ce processus est en décélération. Il n’empêche qu’il s’agit là d’un phénomène irréversible qui s’effectue à 90% aux dépens des terres agricoles en majorité les plus fertiles, à l’exemple des 2 230 hectares qui ont été attribués à Disneyland dans les années 80.

Les sols agricoles
Pour compenser ces pertes de surfaces agricoles et nourrir une population toujours croissante, l’agriculture cherche à augmenter ses rendements par l’apport de stimulants. L’épandage d’engrais nutritifs (azote, phosphate, potassium) ou d’amendements calcaires (ajout de chaux sur tous les sols agricoles non calcaires) vise à développer les cultures. De même la dispersion de produits phytosanitaires, doit protéger la plante contre les ravageurs et les maladies. Or la mise en œuvre de ces techniques de fertilisation et de protection des végétaux devrait se faire de manière contrôlée et raisonnée, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, par exemple, on retrouve dans les sols, de fortes concentrations de cuivre d’origine agricole en Bretagne et dans les vignobles de toute la France du fait de l’usage de la « bouillie bordelaise » aux vertus anti-mildiou.
De ce fait, on peut se demander comment concilier agriculture et qualité des sols ?
La conciliation de l’agriculture et de la qualité des sols semble, au stade actuel, très compliquée à réaliser et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, l’histoire de l’agriculture est liée au mode de consommation de masse (toujours plus et plus beau) et à un manque de sensibilité de la part du consommateur. Ensuite, se rajoutent également des difficultés culturelles, sociologiques et économiques qui ne facilitent pas la reconversion des agriculteurs vers des modes de production plus durables. Ces agriculteurs ne sont pas, par ailleurs, les uniques décideurs de leurs pratiques agricoles : celles-ci dépendent aussi fortement des attentes des acheteurs et des conseils de leurs partenaires professionnels souvent liés à l’industrie chimique. Selon l’INSEE, l’industrie chimique représente 6.2 % du chiffre d’affaires de l’industrie française, et emploie près de 220 000 salariés à temps plein. Il parait donc difficile pour l’économie française d’abandonner totalement la branche de l’industrie chimique liée à l’activité agricole.
Pour concilier agriculture et qualité des sols, on peut imaginer de former et d’informer mieux les agriculteurs par des organismes indépendants, afin que ces agriculteurs deviennent des chefs d’entreprise responsables qui agissent en connaissance de cause de manière raisonnée et prennent également en compte l’entretien du paysage, en plus de la survie de leurs exploitations.
Il est possible d’imaginer de réglementer les pratiques agricoles par des textes et de promouvoir des incitations avec des aides partielles et temporaires. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le rythme de l’activité agricole est plus lent que celui des décisions. De nombreux agriculteurs ont déjà changé de pratiques mais essentiellement (et malheureusement) uniquement pour des raisons économiques.
Produire mieux et produire plus, pour nourrir les 9 milliards d’habitants attendus pour 2050, produire des matériaux pour l’énergie et pour la chimie verte, tels sont les enjeux agricoles dès demain. Sans doute les solutions passeront-elles par des changements profonds de mentalités, des modes de consommation et d’une refonte complète des exploitations agricoles qui devront être incitées et responsabilisées pour une production plus respectueuse de l’environnement et de la gestion des ressources (raréfaction du phosphore par exemple).
Quant aux sols, ils recèlent à eux seuls le quart de la biodiversité de la terre : un gramme de sol contient un milliard de bactéries.
Contrairement à ce que disent quelques pédologues médiatiques, les sols ne sont pas « morts », mais il existe de réelles menaces pour la biodiversité. En France, cohabitent des régions où les sols sont en bonne santé et des zones où la situation est plus critique. Va-t-on prendre conscience des futurs risques majeurs comme l’érosion, l’artificialisation, la contamination par des polluants, l’accaparement des terres, la désertification ? Ces questions restent ouvertes et il devient urgent et important qu’elles soient traitées lors de la conférence de Paris sur le Climat fin 2015.

Amandine Chamey, Xénia Lorentz et Nathan Greslin, 1ère S2
Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE.

Les tourbières

Les tourbières1
Le lundi 4 mai, nous nous sommes rendus dans la commune de St Nicolas Des Biefs pour visiter la Tourbière de la Verrerie. Arrivés sur les lieux, nous avons rencontré mme Suter, spécialiste en tourbières au sein de l’association Madeleine Environnement. Elle nous a expliqué et fait analyser les caractéristiques physico-chimiques et la flore d’une tourbière.
Ce type de milieu est souvent localisé dans les milieux montagnards car ils sont humides et riches en courants d’eau douce et pauvres en oxygène. La tourbière de la Verrerie est située à 1164 mètres d’altitude et requiert plus de 1000 mm de précipitations par an.
A l’origine, une tourbière se forme sur un sol pauvre où des plantes pionnières forment un radeau et dont le pH est acide (généralement inférieur à 6,6). La matière organique s’accumule et bombe la tourbière d’un sol nommé la tourbe. La biocénose doit donc se modifier pour s’adapter aux nouvelles conditions. Le bilan hydrique doit être positif, c’est-à-dire qu’il doit y avoir plus d’eau qui rentre qu’il n’en sort. C’est pour cela qu’il est très facile de s’enfoncer dans la tourbe imbibée d’eau. Une tourbière ne peut exister sans eau.
Lors de notre visite, nous avons dû nous séparer en trois groupes afin d’analyser et explorer la composition de la tourbière. Cette dernière présente de nombreuses espèces végétales (sphaigne, linaigrette, herbes) dont certaines sont rares car elles remontent à la période glaciaire. Elle est composée aussi d’espèces animales telles que des grenouilles, des libellules ou des lézards. Cela forme la faune et la flore de type hydrophile.
Il existe plusieurs types de tourbières tels que soligène, topogène, limogène ou fluviogène. Celle de la Verrerie est ombrogène.
Les tourbières sont hélas menacées par la pollution et le réchauffement climatique qui entraînent la sécheresse, des glissements de terrains, des risques d’incendie ou encore l’extraction de la tourbe.

Les tourbières2
A la suite de cette sortie, le lundi 19 mai, mme Suter s’est rendue au lycée afin de nous apporter des informations supplémentaires sur les tourbières. Lors de cette conférence, nous avons alors appris qu’une tourbière présente un intérêt pour la médecine grâce à sa flore. C’est aussi une réserve de carbone et d’eau douce.

Les tourbières3
Pour conclure, une tourbière est un plateau préservé et humide, colonisé par la végétation présentant un réel intérêt mais hélas menacé par de nombreux facteurs.
Nous tenons à remercier mme Suter de nous avoir transmis ses connaissances sur les Tourbières mais aussi C. Larcher et N. Côte Collisson de nous avoir accompagnés durant cette sortie.

LAMOUR Marie et GEROUDET Anaïs, seconde 4
Ce travail a été réalisé en lien avec l’EDD et les cours de SVT de C. Larcher.

A la découverte des tourbières

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Pour commencer, une tourbière est une zone humide caractérisée par l’accumulation progressive de tourbe, un sol caractérisé par sa forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d’origine végétale. C’est un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font une sorte de puits de carbone (au moins 20 %). Véritable roche végétale fossile, la tourbe est donc un sol organique issu de la dégradation incomplète de débris végétaux dans un milieu saturé en eau.
Auparavant il y avait peu de tourbières car comme on y trouve du bois de chauffe de bonne combustion, le déboisement était très pratiqué.
Les tourbières se situe principalement dans les milieux montagnards, comme le Massif Central, les Pyrénées, les Alpes ou encore le Jura. Le sol de la tourbière est appelé la tourbe, la tourbe est saturée, l’eau stagne car le sol est imperméable, ce qui donne un air comportant peu d’oxygène. L’eau de la tourbière que nous observons est acide car son ph est inférieur à 7 alors que l’eau du robinet à un ph de 8 et une rivière en bas de la tourbière, appelée le Renaison, à un ph de 9.
Ce que l’on trouve principalement sur la tourbe s’appelle la sphaigne. C’est une sorte de mousse qui peut absorber de l’eau ; par exemple une sphaigne qui pèse 10 g pèsera 4 g si on l’essore. Les sphaignes ont donc une capacité de rétention de 2.5. Elles peuvent absorber de l’eau grâce à leurs cellules, ces cellules sont des hydrocytes.
Quelles sont les conditions indispensables à la formation d’une tourbière ?
– De l’eau de ruissellement et de l’eau de précipitation supérieures à l’évaporation ;
– un sol pauvre et acide ;
– une cuvette imperméable ;
– une évaporation et une évapotranspiration ;
– un bilan hydrique positif et un micro climat frais et humide.
Quelles sont les étapes de formation de la tourbière ?
– Un plan d’eau libre suite à dépression topographique ;
– un radeau formé par des plantes pionnières ;
– l’accumulation de matière organique ;
– le remplissage complet de pièce d’eau originelle (la tourbière doit se bomber sous la croissance des sphaignes)
Cette formation durera des millénaires étant donné qu’une tourbière augmente d’un millimètre par an, elle augmentera jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau et la tourbière laissera place à la forêt. Le sol de la tourbière, la tourbe, se constitue selon différentes couches selon la profondeur :
– tout d’abord en haut nous avons de la sphaigne ;
– un peu plus profond, il y a de la tourbe blonde ;
– ensuite de la tourbe brune ;
– après du charbon ;
– et enfin du pétrole.
Ainsi, il existe six types de tourbières : il y a le type soligène, topogène, limogène, fluviogène, limogène et ombrogène.

A la découverte des tourbières2
En général la faune se compose de grenouilles rousses, de lézards vivipares et de libellules et la flore de linaigrette, canneberge, laîche et sphaigne.
En conclusion une tourbière est remplie d’eau, de beaucoup de végétation rare mais aussi d’une faune variée. La tourbière possède un écosystème rare et fragile qui peut être rapidement détruit ; les tourbières sont différentes les unes des autres et prennent des millénaires à se former.

Matthieu Desbenoit et Théophile Chatelet 2°4
Ce travail a été réalisé en lien avec l’EDD et les cours de SVT de C. Larcher.

Formation des éco-délégués du collège

Formation des éco-délégués

Les éco-délégués de 6ème et 5ème se sont retrouvés à 13h30 au CDI le 16 octobre 2014
Après une présentation des projets d’éducation au développement durable de l’année 2014-2015, un membre de l’association « ARTHROPOLOGIA » est intervenu afin de nous renseigner sur ce qu’est la biodiversité.
Nous connaissons très mal le monde des petites bêtes, nous en avons souvent très peur….et pourtant, non seulement la plupart sont inoffensives mais nombreuses sont celles qui rendent service à l’humanité soit en tant que pollinisateurs, soit en tant que décomposeurs ou encore en tant que répulsifs.
Nous avons donc observé de nombreuses photos d’arthropodes dans la nature: animaux à carapace externe et pattes articulées. Ils colonisent tous les milieux ; il y a les arachnides, les millepattes et les insectes qui, à eux seuls représentent les 3 /4 des espèces animales actuellement connues ! Il existe par exemple plus de 1000 espèces d’abeilles dont la plus grosse fait 3 cm et la plus petite 3 mm ; le miel fabriqué est bien sûr dégusté mais il peut aussi être utilisé comme cicatrisant, anesthésiant.
Si les abeilles disparaissaient, nous récolterions beaucoup moins de fruits et légumes car la pollinisation par les insectes prend en charge environ 60% des fécondations concernant les plantes de l’alimentation humaine !
Puis nous avons abordé le problème des déchets toujours plus abondants : en 2008, nous comptions plus de 29 tonnes de déchets en constante augmentation or 30% de nos poubelles correspondent à de la nourriture consommable !! Là encore, retour aux petites bêtes : avec les décomposeurs qui transforment la matière organique en décomposition en sels minéraux, réutilisables dans le sol !
Puis nous avons observé huit plaques mettant en scène les insectes autour et à l’intérieur d’un arbre, les insectes pollinisateurs et les différentes abeilles sauvages.
Enfin, nous nous sommes quittés après la dégustation d’un goûter issu du commerce équitable.
Les éco-délégués de 4ème et 3ème ont alors pris le relais à 15h30.
Leur formation était moins descriptive et davantage tournée vers une réflexion plus globale sur les problématiques « l’avenir des animaux est-il garanti ?» et « comment diminuer les déchets ménagers ? ».

Ils ont visionné un extrait du film Le mystère de la disparition des abeilles (ARTE). Ce documentaire traite des pratiques de production à grande échelle avec la pollinisation forcée aux États-Unis.

Mathurine et Jehanne de 6ème 4 et 6ème 9

Les araignées, ces « mal aimées »

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Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

schéma 2

2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

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Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

Une spirale d’herbes aromatiques

Une spirale d’herbes 4

Les éco-délégués volontaires du collège ont construit une spirale aromatique pour favoriser la biodiversité dans le parc de Mongré, en complément de l’hôtel à insectes dans l’oasis nature installé en 2012-13.

Historiquement …

Ce parterre surélevé en spirale fut inventé par les anglais pour créer des conditions nécessaires à l’introduction de plantes aromatiques dans leurs jardins et ainsi lutter contre le climat humide de l’île.

Quelques chiffres …

Un diamètre de 3m et une hauteur au centre de 80 cm environ, 2,5 t de pierres dorées, de la terre, du terreau et des plançons de fleurs et d’aromates.

Une spirale d’herbes

Une bonne situation …

Nous avons installé la spirale dans un endroit privilégié, le jardin potager. Nous avons laissé un espace suffisant pour circuler autour et nous avons veillé à la pente principale côté sud, ce qui crée différents microclimats de l’intérieur vers l’extérieur.

Une spirale d’herbes 1

Des plantes utiles …

Nous avons choisi des végétaux bien particuliers, soit par leurs qualités aromatiques soit par intérêt mellifère (nectar et pollen) pour coloniser la spirale. Mais où les planter ?
* en haut, la terre est plus sèche : lavande, hysope, sarriette, thym, romarin, fenouil… comme toutes les plantes méditerranéennes ;
* tout au long de la pente : pimprenelle, bourrache, millepertuis, origan, persil, oseille, angélique…
* au pied de la structure, la terre est humide et fraîche : aneth, basilic, ciboulette, menthe, mélisse…
Certaines plantes vivaces repousseront dans l’avenir, les autres, annuelles, devront être replantées.
Le mur en pierres devient un superbe biotope où de nombreux invertébrés (insectes, gastéropodes) et petits vertébrés tels que les lézards du parc de Mongré pourront s’installer comme à l’hôtel… à insectes !

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Un trois étoiles, autant pour la flore que pour la faune, qui ravira les sens de tous les jardiniers en herbe ou expérimentés !

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Brigitte Carpentier et Nathalie Chapel

Les éco-délégués du collège en stage !

La formation se déroula le jeudi 14 novembre 2013 au CDI, de 13h30 à 15h30 pour les 6ème /5ème et de 15h30 à 17h30 pour les 4ème /3ème.

À la fin de la formation, un goûter nous attendait. Il était constitué de cookies et de jus de fruits biologiques produits en France.

Nous nous sommes installés et les professeurs, Mmes Chapel, Carpentier et Lecocq nous ont expliqué le programme des deux heures que nous allions passer ensemble.

Puis, M. Vincent Claire, gestionnaire, nous a expliqué les éco-gestes mis en place au sein de l’établissement  mais aussi à Villefranche. Nous avons appris que Mongré était chauffé par l’incinérateur d’ordures ménagères de la ville. De plus, de nombreux travaux d’isolation ont été effectués au niveau des fenêtres, permettant ainsi de moins consommer.

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Ensuite, Aurélie, animatrice à la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes Protection de la Nature), s’est brièvement présentée. Nous sommes allés tous ensemble à l’oasis-nature, située près des terrains de sport et nous avons observé ce qui s’y trouvait. L’oasis a été mise en place l’année dernière par les éco-délégués. Ils y ont installé des nichoirs, des tas de pierres et de branches pour les couleuvres et les hérissons ainsi qu’un hôtel à insectes. Les professeurs nous ont expliqué qu’une spirale aromatique allait être installée dans l’Oasis dès 2014 ainsi que deux ruches dans les prochaines années.

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A notre retour au CDI, Aurélie nous a transmis de nombreuses connaissances sur les abeilles et sur leur rôle primordial dans la pollinisation. En effet, 80% des plantes à fleurs sauvages et 70 % des plantes à fleurs cultivées dépendent des pollinisateurs pour se reproduire. Les abeilles, papillons, coléoptères, guêpes, mouches, oiseaux, chauves-souris etc. sont des pollinisateurs. Ces animaux sont attirés par la couleur, l’odeur, le nectar des plantes. Cela dit, les reines de la pollinisation ce sont les abeilles ! Il existe 1000 espèces d’abeilles sauvages en France, 2500 en Europe et 20000 dans le monde. L’abeille domestique n’en est qu’une seule espèce parmi toutes les autres ! L’abeille sauvage est solitaire, elle fait son nid dans la terre ou divers trous et ne produit pas de miel à la différence de l’abeille domestique qui elle, vit en colonie.

Nous nous sommes interrogés sur les causes de leur disparition qui sont nombreuses : elles souffrent de la monoculture, des fauches précoces, de l’artificialisation des sols, des pesticides et de certaines espèces invasives etc.

Enfin, nous avons réfléchi au moyen de les protéger et nous sommes contents, nous autres, éco-délégués à Mongré, de pouvoir contribuer un peu à leur survie grâce à notre actuel oasis-nature et à notre future spirale aromatique.

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Nous avons passé un moment très agréable et instructif.

 

Lucie Decailloz & Kelly Yambogaza

Éco-déléguées de 4ème3