Exposition « urbanbees » au CDI

Expo urbanbees au CDI

Les abeilles sauvages fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque petite boulette ainsi constituée. La larve, une fois éclose, consomme les provisions de la mère. Le développement larvaire est de durée relativement variable, mais la nouvelle abeille ne sortira du nid que l’année suivante. En effet, le développement de la larve est stoppé  pendant de longs mois et cela permet à la jeune abeille de profiter toute la saison des plantes qui fleurissent. Si cette pause n’avait pas lieu, les abeilles ne pourraient butiner qu’en fin d’été et cela serait préjudiciable non seulement à ces insectes hyménoptères mais aussi aux plantes elles-mêmes. Il faut, en effet rappeler que sans les abeilles, il n’y aurait plus de fleurs et de fruits car les abeilles sauvages en butinant, participent au cycle des fleurs. Nous avons donc vraiment besoin d’elles car sans leur service de pollinisation, c’est toute l’économie agro-alimentaire qui serait menacée. De plus, notre alimentation serait quasi dépourvue de fruits et légumes et deviendrait très fade  et déséquilibrée. Certaines carences en vitamines ou en fibres pourraient se manifester et notre santé deviendrait bien fragile.

Préserver les 25000 espèces d’abeilles réparties dans le monde, c’est donc nous protéger nous-mêmes !

 Noëline Dreux 4°3

La disparition des abeilles sauvages

La disparition des abeilles1

Les abeilles sauvages sont majoritairement solitaires. Elles fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque boulette de pollen et nectar. 80% des abeilles creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol, les autres nichent dans des tiges creuses ou à moelle tendre, dans des branches ou souches d’arbres morts.

La larve une fois éclose consomme les provisions stockées par sa mère. Le développement de la larve est de durée variable, mais la nouvelle abeille adulte ne sort du nid que l’année suivante, lorsque fleurissent les plantes qui fournissent le nectar et le pollen dont elle se nourrit.

La disparition des abeilles2

Les abeilles disparaissent par milliards chaque année à travers le monde. Leur avenir est très gravement menacé, l’écosystème et nos ressources alimentaires aussi. Car la survie de plus de 80% des espèces végétales répertoriées sur la planète et la production de 84% d’espèces de plantes à fleurs cultivées en Europe dépendent des abeilles, soit plus de 35% des ressources alimentaires mondiales ! L’abeille est un insecte pollinisateur majeur irremplaçable, un élément essentiel de la biodiversité au cœur de la chaîne alimentaire car, si les abeilles venaient à disparaître, il n’y aurait que très peu, voire plus du tout de pollinisation, et donc plus de fruits. Il est donc urgent de se mobiliser pour sauvegarder cette espèce.

 Axel CHEDRI,  4°3.

Conférence sur la biodiversité

« Est-ce que vous connaissez réellement la définition de la biodiversité ? »
Voici la première question que nous a posée Gilles Pipien, inspecteur général au ministère de l’Ecologie et du Développement durable et représentant de l’association d’Hubert Reeves « Humanité et biodiversité ».

Le 15 avril 2013, Gilles Pipien nous a fait l’honneur d’inaugurer notre oasis-nature et, à  l’issue de cette inauguration, il nous a expliqué, lors d’une conférence de deux heures, l’origine et  la finalité de cette association. Il a également  insisté sur notre propre capacité d’action en faveur de la biodiversité,  à notre échelle et au sein de notre environnement quotidien.

IMG_7526

La biodiversité, pour faire simple, qu’est-ce que c’est ?

D’abord, c’est un terme global qui a mis 5 ans  avant d’être défini et redéfini de la meilleure façon car on a longtemps pensé que l’ensemble des êtres vivants formait un ensemble stable et que tout changement était imputable à l’homme. Or, le vivant évolue continuellement.

Ce concept désigne alors l’ensemble de la diversité des êtres qui  vivent dans un milieu naturel, l’homme y compris, ainsi que  leurs interrelations.  La biodiversité est une entité évolutive qui régule les processus nécessaires à la vie, elle conditionne la perpétuation et l’adaptation du vivant. Elle est aussi fonctionnelle  car elle régule les processus nécessaires à la vie (les cycles de l’eau et des éléments chimiques, le climat, le renouvellement des sols etc.). Ainsi, au cours de sa vie, un même individu peut jouer des rôles différents dans son écosystème. Nous savions que la biodiversité nous rendait bien des services, que ce soit pour notre alimentation ou notre santé, mais nous avons appris que nous pouvions faire une estimation économique des services rendus par les écosystèmes en tenant compte, par exemple de la régulation climatique, de la composition atmosphérique, de la fourniture et de la régulation de l’eau, de la pollinisation etc.

La biodiversité menacée

La biodiversité est en crise depuis un certain nombre d’années et cela est dû à un certain nombre de facteurs comme : la destruction des habitats (urbanisation, déforestation), la segmentation des habitats (infrastructures linéaires), l’agriculture intensive (uniformisation, pesticides), la chasse et la surexploitation (surpêche …), les espèces invasives, les perturbations (tourisme, bruit, lumière …), la modification ou cessation de pratiques humaines. Certaines mesures ont été prises afin de lutter contre l’extinction des espèces. En France, par exemple, 9 parcs nationaux, 150 réserves naturelles ont été crées mais cela reste insuffisant car moins de 2% du territoire national est protégé. Aussi certaines espèces encore très présentes il y a quelques années, comme la perdrix grise, l’hirondelle ou le moineau sont en train de disparaitre.

conférence sur la biodiversité (1)

Quel est l’intérêt des oasis-nature ?

Tout d’abord, Gilles Pipien nous a expliqué ce qu’est une oasis-nature. C’est un lieu délimité dont l’homme n’a pas le contrôle et dans lequel  la nature « reprend ses droits ». À l’intérieur vont cohabiter différentes espèces.  Cela a différents buts, plus ou moins directs : le premier, le plus important, est de recréer des liens entre la nature et l’homme ; ensuite, ces espaces ont pour but de promouvoir la biodiversité : de plus, c’est aussi  un cadre de vie agréable.  Ces oasis peuvent être implantées partout : au sein d’une  entreprise, un Collège/Lycée, ou même, dans son propre jardin. Par exemple, le Siège Social de Norauto dans le Nord a mis en place une oasis et nous pouvons en trouver une également dans le parc de la Villette à Paris. Ce qu’il faut savoir, c’est que, depuis deux ans, plus de 265 oasis-nature  ont été aménagées sur plus de 1424 hectares protégés dans toute la France.

Ce qu’il faut retenir de cela, c’est que la biodiversité assure la vie prochaine de l’humanité ; sa préservation et la garantie de la capacité d’évolution future des espèces dépendent de nous. C’est un enjeu qui  revêt une dimension  politique, économique et culturelle.

Nathan Touchard

La démarche de Mongré en faveur de la biodiversité soutenue par toute la presse locale

scan progrès

Article publié dans le journal régional  le Progrès  le 15/04/13

Patriote Oasis

Article publié dans le journal régional  le Patriote beaujolais  le 25/04/13

 

article Echo Beaujolais

Article publié par le magazine régional l’Écho beaujolais, n°220 de mai 2013

 

L’inauguration de l’oasis-nature

La biodiversité à l’honneur du 15 au 19 avril 2013

Gilles Pipien, inspecteur général au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et membre actif de l’association « Humanité et Biodiversité », a inauguré le 15 avril l’oasis- nature et les expositions du CDI. Célène Maquart, chargée de mission des lycées éco-responsables auprès de la Région, nous a également fait l’honneur de sa présence.

Après un repas biologique ou « local » servi à la cantine, nous avons procédé à la visite de l’oasis-nature dans le parc et des expositions sur la biodiversité, les abeilles et l’eau au CDI. Ensuite, les éco-délégués du lycée ont pu suivre la conférence de Gilles Pipien sur la biodiversité.

L'inauguration de l'oasis-nature 1

L'inauguration de l'oasis-nature 2

L'inauguration de l'oasis-nature 3

De nombreuses classes ont également visité ces expositions durant toute la semaine, accompagnées de leurs professeurs.

L'inauguration de l'oasis-nature 4

Si vous aussi, vous souhaitez créer une oasis-nature dans votre jardin ou sur votre balcon, rendez-vous sur le site d’Humanité et biodiversité : http://www.humanite-biodiversite.fr/

C.L.H

Une Oasis-nature en construction

Une Oasis-nature 2

Les éco-délégués , tous les vendredis à midi, ont mesuré, scié, cloué, vissé des morceaux de bois afin de réaliser des nichoirs et un hôtel à insectes.

Une Oasis-nature 1

Ils ont utilisé des chutes, gentiment données par Jérôme Sillans (directeur de la scierie Rossi dans l’Ain) car « rien ne se perd, tout se transforme »,  et quand on est éco-citoyen, on essaye d’être cohérent et de s’inscrire dans une démarche globale. Ainsi, c’est chouette de penser que de vieux bouts de bois, destinés au feu, auront une seconde vie et serviront de maisons pour les oiseaux !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La barrière qui sert à délimiter notre Oasis-nature a été, elle aussi, construite avec des branches récupérées à la suite d’un élagage par Pierre-Jean Poncet, paysagiste. Elle est composée de bois morts mais aussi de jeunes pousses de saules.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Reste donc à accrocher les nichoirs dans les arbres. En règle générale, ils sont placés à l’automne afin que les oiseaux les utilisent comme gîtes durant l’hiver mais en mars ou en avril, il n’est pas trop tard. La pose se fait entre 1,50m et 6m de hauteur et il faut diriger, chaque fois que cela sera possible, l’ouverture vers le sud ou le sud-est. Celle-ci ne doit pas être exposée aux vents dominants et elle doit pencher légèrement vers le bas afin d’éviter que la pluie y pénètre.
Dans tous les cas, les nichoirs ne devront pas être exposés toute la journée au grand soleil ou à l’ombre permanente.

Il nous faut également garnir notre hôtel à insectes.

Mais quels matériaux utiliser et pour quels insectes ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Comme nous avons suivi une conférence de la FRAPNA et avons bénéficié des conseils d’Aurélie, notre animatrice, nous savons que:

  • la paille pourrait accueillir les jolies chrysopes, dont les larves se nourrissent de bien des parasites : pucerons, cochenilles farineuse, aleurodes (ou mouches blanches), thrips ou œufs d’acariens ;
  • des pots de fleurs retournés et remplis de foin pourraient attirer les perce-oreilles qui aiment les nuisibles comme les pucerons ;
  • des bûches percées deviendront un abri très apprécié de nombreux pollinisateurs bien utiles comme les abeilles et guêpes solitaires, dont les larves se nourrissent de pucerons ;
  • quelques fagots de tiges à moelle, comme le rosier ou le sureau, offriront des abris idéaux pour les syrphes et autres hyménoptères ;
  • des planchettes rapprochées seront bénéfiques pour les coccinelles qui viendront y passer l’hiver. Leurs larves consomment énormément de pucerons ;
  • des briques  et des tiges de bambous serviront d’abri aux osmies, des abeilles solitaires qui pollinisent les premières fleurs des arbres fruitiers, dès le mois de mars.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Demain, 05 avril, la météo annonce de la pluie mais qu’importe ! Nous nous retrouverons dans le parc afin d’avancer dans la réalisation de notre Oasis. Le temps presse…son inauguration « officielle » est prévue le 15 avril.

C.L

Pourquoi des « oasis-nature » ?

Pourquoi des « oasis nature »

Gilles Pipien, ingénieur au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et membre actif de l’association « Humanité et Biodiversité » d’Hubert Reeves nous éclaire sur la finalité des « oasis-nature ».

Gilles Pipien travaille au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Son parcours de haut fonctionnaire l’a amené en responsabilité dans diverses grandes agglomérations françaises, dont Lyon de 1987 à 1992. Il s’est davantage engagé en faveur de l’environnement lorsqu’il a pris la responsabilité de la direction régionale de l’environnement pour la région Provence -Alpes -Côte d’Azur, avant celle du cabinet de la ministre de l’Écologie et du Développement Durable, Roselyne Bachelot, à partir de mai 2002. Il a plus récemment élargi son expérience comme conseiller environnement de la Banque Mondiale en Méditerranée, pilotant le tout récent rapport international « vers une croissance verte en Méditerranée ».
Dès 2004, Hubert Reeves l’accueille au sein de l’association Ligue ROC, qu’avait créée dans les années 1970, Théodore Monod, contre les abus de la chasse. Hubert Reeves souhaite faire évoluer cette association dans un éco-humanisme à la rencontre du vivant, de la biodiversité. Dès lors, un groupe de réflexion est mis en place pour repenser notre relation au patrimoine naturel, à la biodiversité. Ces différents membres, de diverses origines, écologues, juristes, économistes, ingénieurs, philosophes… considèrent qu’il ne faut pas aborder la nature comme un objet à mettre sous cloche, pour la contemplation des humains. Les hommes font partie du vivant. Le vivant est une continuelle dynamique. La biodiversité est une qualité des innombrables inter-relations entre cellules, individus, milieux, etc. Préserver le vivant, c’est donc préserver cette dynamique. Et le vivant est partout, pas uniquement dans tel beau paysage ou dans tel bel oiseau.
La Ligue ROC produira ainsi successivement deux manifestes pour la biodiversité, dont le second s’intitule « Humanité et Biodiversité » et explore plus précisément des champs reliant notre société à la biodiversité : entreprises et biodiversité, foncier et biodiversité, santé et biodiversité… Ces réflexions influenceront fortement les débats puis les conclusions du Grenelle de l’environnement, en particulier le grand projet de « Trame verte et bleue ».

« La Trame verte et bleue » est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.
L’humanité a besoin d’un vivant sain en pleine dynamique. Il nous faut aider aux capacités d’évolution de la biodiversité, et ceci s’appuie sur deux choses importantes : les continuités écologiques (afin de permettre justement les relations entre espèces sur le territoire), l’hétérogénéité des paysages, des milieux.

Dès lors, chacun peut agir à son niveau pour la biodiversité : c’est d’ailleurs l’enjeu et la philosophie des « oasis-nature ».

Une Oasis Nature est un lieu de vie et de paix où l’homme est en harmonie avec un environnement riche.
Une Oasis Nature c’est un jardin, c’est un parc, mais pourquoi pas une terrasse, où la nature est respectée et peut se développer.
C’est un espace non chassé où l’on favorise la faune et la flore. Et la nature, ingénieuse, vous étonnera : quelques mètres carrés suffisent à l’apparition d’une flore et d’une faune riches et diversifiées !

Dans un petit coin de notre Terre, en évitant les actions chimiques perturbantes, en accompagnant le vivant, on peut aider à créer des bases de reconquête d’où bactéries, insectes, plantes… vont pouvoir essaimer alentour, et nous faire profiter de leurs multiples services écologiques. Car la nature est bonne fille, la vie nous donnant en sus de l’eau, de l’air, de la nourriture, de la beauté, des moyens de lutte contre les maladies, …
Que « l’oasis-nature » soit petite (avec quelques bacs sur un balcon) ou très grande (comme une grande ferme de 200 hectares), elle va jouer son rôle de germe de vivant.
Alors, beaucoup d’ « oasis nature », c’est un grand espoir pour le vivant, donc pour nous.
Aujourd’hui, notre association est allée au bout de sa logique et porte fièrement son nouveau nom « Humanité et Biodiversité ».
Pour en savoir plus: http://humanite-biodiversite.fr/qu-est-ce-que-les-oasis-nature

A noter que Gilles Pipien nous fera l’honneur de sa visite le lundi 15 avril, à l’occasion de l’exposition organisée au CDI, toute cette semaine, sur les thèmes de la biodiversité et des abeilles.

Charte des Oasis-nature

Mon Oasis-nature est un espace propice à la préservation de la biodiversité et qui concourt à recréer des liens entre humanité et nature.

Spontanéité : Je laisse la nature trouver sa place dans cette oasis où l’on ne chasse pas

Naturel : Mon Oasis-nature est un espace sans produits chimiques, où je privilégie des techniques de jardinage doux

Diversité : Je mets en place des lieux d’accueil diversifiés favorables au développement de la faune et de la flore

Sélectivité
: Je préfère les plantes locales, pour les espèces décoratives comme pour les variétés potagères ou fruitières, j’évite les espèces invasives

Sobriété : Je limite l’éclairage nocturne et modère ma consommation d’eau

Solidarité : Mon Oasis-nature est une contribution, modeste mais indispensable, au bien-être et à la santé de tous, et je m’engage à en parler autour de moi

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Matinée de sensibilisation au développement durable pour les éco-délégués du lycée

Une

Les éco-délégués du lycée ont assisté, le 13 Novembre 2012, à une réunion d’informations.

D’abord, Vincent Claire a présenté la politique environnementale en action dans la gestion de Mongré. Ensuite, une intervenante, membre de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) est intervenue sur le thème de la nature en ville. Cette  problématique a été au préalable choisie et validée par le comité de pilotage des éco-délégués.

Mongré tente depuis plusieurs années de mettre en place une gestion HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’une démarche, comportant 14 cibles, visant une construction et une gestion des bâtiments plus éco-responsables. Mongré répond à certains de ces critères et fait de son mieux pour améliorer sa politique écologique. On peut donner en exemple : le recyclage des piles, du carton, des papiers, des cartouches d’encre, des ordinateurs etc.

L’établissement répond aussi au critère du choix des produits. Ainsi, on peut désormais voir au menu du self des produits biologiques locaux. Le mobilier scolaire, quant à lui, est peu à peu remplacé par des chaises et des tables répondant aux normes françaises « environnement », c’est-à-dire sans composés organiques volatiles (COV). Prêtez attention aussi à la moquette du self ! C’est elle qui est responsable du confort acoustique et visuel dans notre cantine. En effet, le confort visuel, olfactif, esthétique etc. entre également en ligne de compte dans les normes HQE.

Un autre point sur lequel Mongré travaille activement est la réduction de sa consommation d’énergie. Depuis l’été 2011, le système de chauffage de l’établissement est relié à l’incinérateur de Villefranche s/Saône ; il est donc devenu indépendant de son ancien système de chauffage datant de 1950. On cherche aussi à remplacer l’éclairage actuel par des détecteurs de présences et des éclairages LED, ce qui permettra à terme de réduire la consommation électrique de 25%. Des doubles vitrages sont en cours de pose pour améliorer l’isolation et les salles seront bientôt équipes de régulateurs thermiques.

L’établissement a également pour projet d’installer un « oasis nature » dans le parc à côté du  potager biologique qui a déjà porté ses fruits (au sens propre et figuré!).

Cette année les éco-délégués vont s’investir pleinement dans le projet covoiturage amorcé l’an dernier et vont mener des sondages dans les classes de primaire et maternelle pour mettre sur pied un réseau efficace.

L’aventure écologique continue !

Constance Sagnole, Camille Zaniwiecki, terminale L

Initiation à la découverte de la Biodiversité

Le lundi 5 Mars, pendant une partie de l’après-midi, toute la classe de 2nde5 du lycée Notre-Dame de Mongré est allée en bord de Saône près de Saint-Bernard sur le sentier de Bordelan.

La classe était accompagnée de deux professeurs de sciences, du responsable du niveau de seconde et de deux animatrices faisant partie de la ligue de protection des oiseaux (LPO). La sortie, qui était en relation avec le cours de SVT a permis aux élèves d’aller « sur le terrain » et de pouvoir réaliser autre chose que les TP habituels. Cette façon d’apprendre permet de mieux comprendre la théorie du cours. Le but de la sortie était donc de découvrir de façon pratique un espace de biodiversité et de remplir un questionnaire afin de laisser une trace de l’excursion dans le cours.

Tout d’abord, les animatrices nous ont expliqué que l’endroit n’était pas complètement naturel mais parfois modifié par l’homme. En effet, à notre arrivée, la classe a pu observer que le pont achevé en 1850 qui rejoignait les deux rives était une trace de l’intervention humaine. Des digues ont aussi été construites afin d’empêcher le fleuve de déborder dans sa période de crue.

La biodiversité de l’espace.

Nous avons observé de nombreux arbres, notamment des saules blancs très appréciés des lapins et des peupliers noirs utilisés principalement pour le feu dans l’ancien temps. Effectivement le bois est très souple et brûle facilement. On peut aussi modeler ce bois et parfois lui donner des formes très surprenantes ! Cependant, les arbres étaient parfois couverts de parasites comme le gui (qui attire notamment certains oiseaux qui raffolent des boules qu’il renferme) ou au contraire de lierre qui se sert juste de l’arbre comme support mais qui ne l’étouffe pas. La terre dans laquelle nous marchions était du limon qui était une terre très riche qui permet de faire pousser facilement certaines sortes de végétaux.

Étude des oiseaux.

Nous étions bien entourés grâce aux animatrices de la LPO ! Il faisait un temps printanier ce qui a permis à l’ensemble de la classe d’entendre et d’observer un grand nombre d’oiseaux mâles qui cherchaient l’âme sœur ! En effet, nous avons rencontré des pics verts, des pics épeiches, les pigeons ramiers.

Nous nous sommes davantage intéressés aux pics-verts et épeiches. Nous avons pu voir les trous qu’ils faisaient dans les arbres à force de taper contre eux.

Après toutes ces observations, nos deux guides nous ont montré les différentes différences entre les deux pics: le pic vert a un bec plus petit que le pic épeiche et est obligé de taper dans les arbres pour empêcher son bec de pousser. On pourrait donc se demander comment cet animal fait pour frapper à longueur de journée dans un arbre sans avoir mal au cerveau et pourquoi il ne reçoit pas de projectiles dans les yeux. Les deux animatrices nous ont donc expliqué qu’ils possédaient des petites protections qui recouvraient leurs yeux et que leur cerveau était entouré par leur langue qui faisait plus de 25 centimètres !

Nous avons ensuite suivi un sentier aménagé cette fois-ci par l’homme. On pouvait voir des panneaux à l’entrée nous interdisant d‘utiliser des véhicules motorisés qui détruisent les chemins et les zones de préservations de la nature. On voyait nettement à certains endroits la présence de l’homme : on pouvait en effet observer des espaces de loisirs, des digues, une plage et la permission de pêcher (bien que le lieu soit protégé !).

Les animatrices nous ont expliqué que certaines fois, nous pouvions voir le butor étoilé qui est une espèce menacée en Europe mais nous ne l’avons malheureusement pas vu.

Finalement nous avons observé une ancienne cabane abandonnée où vit la dame blanche (Chouette-Effraie). Fut un temps, cet oiseau fut chassé car, comme son nom l’indique, il effrayait. Tout cela n’était bien sûr qu’une superstition ! Aujourd’hui cette espèce est protégée et a la particularité de ne pas faire de bruit quand elle vole la nuit.

A la fin de l’excursion, nous avons (pour les volontaires) goutté des larves ayant le goût de noisettes afin de finir la sortie comme il se devait,  bon appétit !

Thibault Danaguezian – Maxime Rouilhac

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.