Exposition « urbanbees » au CDI

Expo urbanbees au CDI

Les abeilles sauvages fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque petite boulette ainsi constituée. La larve, une fois éclose, consomme les provisions de la mère. Le développement larvaire est de durée relativement variable, mais la nouvelle abeille ne sortira du nid que l’année suivante. En effet, le développement de la larve est stoppé  pendant de longs mois et cela permet à la jeune abeille de profiter toute la saison des plantes qui fleurissent. Si cette pause n’avait pas lieu, les abeilles ne pourraient butiner qu’en fin d’été et cela serait préjudiciable non seulement à ces insectes hyménoptères mais aussi aux plantes elles-mêmes. Il faut, en effet rappeler que sans les abeilles, il n’y aurait plus de fleurs et de fruits car les abeilles sauvages en butinant, participent au cycle des fleurs. Nous avons donc vraiment besoin d’elles car sans leur service de pollinisation, c’est toute l’économie agro-alimentaire qui serait menacée. De plus, notre alimentation serait quasi dépourvue de fruits et légumes et deviendrait très fade  et déséquilibrée. Certaines carences en vitamines ou en fibres pourraient se manifester et notre santé deviendrait bien fragile.

Préserver les 25000 espèces d’abeilles réparties dans le monde, c’est donc nous protéger nous-mêmes !

 Noëline Dreux 4°3

La disparition des abeilles sauvages

La disparition des abeilles1

Les abeilles sauvages sont majoritairement solitaires. Elles fabriquent un nid dans lequel elles amassent des réserves de pollen et de nectar, puis elles pondent un œuf sur chaque boulette de pollen et nectar. 80% des abeilles creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol, les autres nichent dans des tiges creuses ou à moelle tendre, dans des branches ou souches d’arbres morts.

La larve une fois éclose consomme les provisions stockées par sa mère. Le développement de la larve est de durée variable, mais la nouvelle abeille adulte ne sort du nid que l’année suivante, lorsque fleurissent les plantes qui fournissent le nectar et le pollen dont elle se nourrit.

La disparition des abeilles2

Les abeilles disparaissent par milliards chaque année à travers le monde. Leur avenir est très gravement menacé, l’écosystème et nos ressources alimentaires aussi. Car la survie de plus de 80% des espèces végétales répertoriées sur la planète et la production de 84% d’espèces de plantes à fleurs cultivées en Europe dépendent des abeilles, soit plus de 35% des ressources alimentaires mondiales ! L’abeille est un insecte pollinisateur majeur irremplaçable, un élément essentiel de la biodiversité au cœur de la chaîne alimentaire car, si les abeilles venaient à disparaître, il n’y aurait que très peu, voire plus du tout de pollinisation, et donc plus de fruits. Il est donc urgent de se mobiliser pour sauvegarder cette espèce.

 Axel CHEDRI,  4°3.

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Initiation à la découverte de la Biodiversité

Le lundi 5 Mars, pendant une partie de l’après-midi, toute la classe de 2nde5 du lycée Notre-Dame de Mongré est allée en bord de Saône près de Saint-Bernard sur le sentier de Bordelan.

La classe était accompagnée de deux professeurs de sciences, du responsable du niveau de seconde et de deux animatrices faisant partie de la ligue de protection des oiseaux (LPO). La sortie, qui était en relation avec le cours de SVT a permis aux élèves d’aller « sur le terrain » et de pouvoir réaliser autre chose que les TP habituels. Cette façon d’apprendre permet de mieux comprendre la théorie du cours. Le but de la sortie était donc de découvrir de façon pratique un espace de biodiversité et de remplir un questionnaire afin de laisser une trace de l’excursion dans le cours.

Tout d’abord, les animatrices nous ont expliqué que l’endroit n’était pas complètement naturel mais parfois modifié par l’homme. En effet, à notre arrivée, la classe a pu observer que le pont achevé en 1850 qui rejoignait les deux rives était une trace de l’intervention humaine. Des digues ont aussi été construites afin d’empêcher le fleuve de déborder dans sa période de crue.

La biodiversité de l’espace.

Nous avons observé de nombreux arbres, notamment des saules blancs très appréciés des lapins et des peupliers noirs utilisés principalement pour le feu dans l’ancien temps. Effectivement le bois est très souple et brûle facilement. On peut aussi modeler ce bois et parfois lui donner des formes très surprenantes ! Cependant, les arbres étaient parfois couverts de parasites comme le gui (qui attire notamment certains oiseaux qui raffolent des boules qu’il renferme) ou au contraire de lierre qui se sert juste de l’arbre comme support mais qui ne l’étouffe pas. La terre dans laquelle nous marchions était du limon qui était une terre très riche qui permet de faire pousser facilement certaines sortes de végétaux.

Étude des oiseaux.

Nous étions bien entourés grâce aux animatrices de la LPO ! Il faisait un temps printanier ce qui a permis à l’ensemble de la classe d’entendre et d’observer un grand nombre d’oiseaux mâles qui cherchaient l’âme sœur ! En effet, nous avons rencontré des pics verts, des pics épeiches, les pigeons ramiers.

Nous nous sommes davantage intéressés aux pics-verts et épeiches. Nous avons pu voir les trous qu’ils faisaient dans les arbres à force de taper contre eux.

Après toutes ces observations, nos deux guides nous ont montré les différentes différences entre les deux pics: le pic vert a un bec plus petit que le pic épeiche et est obligé de taper dans les arbres pour empêcher son bec de pousser. On pourrait donc se demander comment cet animal fait pour frapper à longueur de journée dans un arbre sans avoir mal au cerveau et pourquoi il ne reçoit pas de projectiles dans les yeux. Les deux animatrices nous ont donc expliqué qu’ils possédaient des petites protections qui recouvraient leurs yeux et que leur cerveau était entouré par leur langue qui faisait plus de 25 centimètres !

Nous avons ensuite suivi un sentier aménagé cette fois-ci par l’homme. On pouvait voir des panneaux à l’entrée nous interdisant d‘utiliser des véhicules motorisés qui détruisent les chemins et les zones de préservations de la nature. On voyait nettement à certains endroits la présence de l’homme : on pouvait en effet observer des espaces de loisirs, des digues, une plage et la permission de pêcher (bien que le lieu soit protégé !).

Les animatrices nous ont expliqué que certaines fois, nous pouvions voir le butor étoilé qui est une espèce menacée en Europe mais nous ne l’avons malheureusement pas vu.

Finalement nous avons observé une ancienne cabane abandonnée où vit la dame blanche (Chouette-Effraie). Fut un temps, cet oiseau fut chassé car, comme son nom l’indique, il effrayait. Tout cela n’était bien sûr qu’une superstition ! Aujourd’hui cette espèce est protégée et a la particularité de ne pas faire de bruit quand elle vole la nuit.

A la fin de l’excursion, nous avons (pour les volontaires) goutté des larves ayant le goût de noisettes afin de finir la sortie comme il se devait,  bon appétit !

Thibault Danaguezian – Maxime Rouilhac

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.

Un rendez-vous avec la nature

           

Jeudi 22 mars, la classe de 2°4 du lycée Notre Dame de Mongré avait rendez vous avec la nature. En effet les bords de Saône ont remplacé les manuels scolaires.

A la sortie du bus, un animateur employé par la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) attendait les jeunes citadins afin de les aider à reconnaitre les différentes espèces. C’est ainsi que, pendant deux heures, les lycéens ont compris le rôle de chaque espèce au sein de la biodiversité.

C’est au Lac du Bordelan, ancien site d’extraction gravière réhabilité, que nos mongréens ont découvert les grimpereaux ou  les mésanges bleues, amatrices de chenilles, qui construisaient leurs nids. Et quelle surprise de découvrir le talentueux étourneau, comédien de la nature capable d’imiter tous les bruits qu’il entend pour attirer les femelles ! De plus, entre roseaux et osiers,  les élèves ont eu l’occasion d’admirer les majestueux cygnes…
Cette sortie a permis aux futurs bacheliers de se défaire de quelques idées reçues, comme celle de la disparition du castor et de la loutre dans la Saône. De même, ce sont des préjugés de penser que la corneille et le lierre sont des espèces nuisibles ou que le gui est  le « cancer de l’arbre ». Sa dispersion est en fait, essentiellement assurée par les oiseaux, et en particulier les grives et les merles qui raffolent des fruits du gui et rejettent les graines non digérées dans leurs fientes, parfois à plusieurs kilomètres, compte tenu du temps de la digestion.
L’impact des hommes sur la nature a aussi été abordé.  Il a été question des bosquets ripicoles mis en place sur les rives de la Saône sans lesquels la rivière favorite des caladois ne cesserait de s’élargir à cause de l’activité marine.
L’histoire de la « Dame Blanche » a captivé le jeune public. Cette chouette a été mise à mort à cause de l’imagination humaine qui avait tendance à la confondre avec de vils fantômes. Cela a indigné les secondes, qui ont été invités au recensement de ces dernières.
Le retour au bus fut l’instant des derniers conseils prodigués par ce passionné de la nature : il ne faut jamais donner à manger aux oiseaux pour éviter leur prolifération ou encore  laisser pourrir le bois au sol pour permettre la naissance de futures générations d’arbres.
Une fois de plus, le lycée éco-responsable nous a montré son engagement et son investissement pour former de jeunes éco-citoyens.

Lucille Salignat et Léonard Marcelin, 2°4

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.

Une sortie avec la ligue protectrice des oiseaux

Le jeudi 22 mars 2012, les élèves de Seconde 4 sont sortis observer la biodiversité sur les bords de Saône au plan d’eau du Bordelan/Colombier à côté d’Anse.

Un des 45 00 membres de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) les a accueillis afin de leur faire découvrir la biodiversité des bords de Saône. Cette Ligue est l’une des premières associations de protection de la nature en France. Elle agit au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité à partir de sa vocation de protection des oiseaux. La LPO a été créée en 1912 pour mettre un terme au massacre du macareux-moine en Bretagne, oiseau-marin devenu, depuis, son symbole. Une sortie donc pleine de découvertes…

Les bords de Saône sont des ripisylves, c’est-à-dire  des formations végétales qui se développent sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau. Elles sont constituées d’une flore particulière en raison de la présence d’eau sur des périodes plus ou moins longues : saules, aulnes, frênes en bordure, érables et ormes en hauteur, chênes et charmes sur le haut des berges… Elles sont donc constituées par niveaux :

  • Une zone à graminée ripisyle (où poussent des roseaux…) ;
  • une zone à bois tendre (buissons, aulnes, saules…), ces deux zones sont régulièrement inondées car elles se trouvent sous le niveau moyen de la rivière ;
  • une zone à bois dur (frênes, érables…) qui atteint les hautes eaux ;
  • une zone forestière  non inondée où poussent par exemple des hêtres.

Le biotope du milieu est donc assez riche, il présente plusieurs types de végétations différentes et peut donc abriter de nombreuses espèces très différentes.

Au cours de la sortie, les élèves ont été invités à être attentifs aux moindres détails révélateurs de biodiversité, comme un tronc mort percé de trous. Ce sont les pics qui les percent pour trouver leur nourriture, les insectes du bois mort. Ils ont aussi pu observer des nids de pie en haut des peupliers. Sur les bords de Saône, les peupliers abritent de nombreuses espèces d’oiseaux comme les mésanges bleues et charbonnières, les pigeons-ramiers, les pouillots ou les grimpereaux. Ces oiseaux se repèrent souvent par leur chant, il est parfois bien plus difficile de les voir.

En continuant la balade, les élèves ont pu mieux apercevoir les traces des pics, sans toutefois en voir. Les pics nichent dans les troncs d’arbres où ils creusent leurs nids. Ceux-ci ont une forme de L inversé et l’oiseau se plonge à la verticale dans le tronc pour être à l’abri des prédateurs comme la fouine (ce petit animal inoffensif doit d’ailleurs à sa mauvaise réputation d’être inscrit sur la liste des animaux nuisibles, donc d’être chassé, alors qu’il est totalement inoffensif). Les pics creusent un nid chaque année, les anciens sont donc réutilisés par d’autres oiseaux.

Cette sortie sur les bords de Saône a été une unique  occasion pour les élèves de découvrir différentes espèces de la biodiversité ainsi que d’observer leur mode de vie.

Minot Maïté, Peyrat Julie,Vicat Anaëlle

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.

Succès de la semaine du développement durable au CDI

Les expositions sur Darwin, la biodiversité et le réchauffement climatique prêtées par l’université de Lyon étaient très belles et instructives.

Celle sur les abeilles comprenait des panneaux pédagogiques, des ruches en carton mais aussi tout le matériel nécessaire à l’apiculture.  C’est avec beaucoup de passion que M. Gyurkovics  a expliqué  aux jeunes le rôle essentiel  des abeilles dans la nature.

Vive l’happy culture !

En tout, 30 groupes d’élèves ont visité ces expositions avec leurs enseignants. Merci à tous ceux qui ont participé à cet évènement.

Une étude de la biodiversité sur le terrain pour les secondes

 Toutes les classes de seconde se sont rendues sur la commune de Belleville ou plus précisément à la lône de Taponas.

 Cette sortie, avait pour but d’étudier de manière concrète la biodiversité.

Ce mercredi matin, par chance les conditions météorologiques étaient plus qu’idéales pour la saison : ciel bleu et température printanière. Dès l’arrivée au lieu-dit, le guide nommé Basile a plongé tous les élèves dans le monde de la nature en proposant l’observation d’une famille de lièvres à l’aide d’une longue-vue.

Avant de commencer toute sorte d’activité, les principales informations concernant la biodiversité furent exposées par le guide. Il a précisé que le mot biodiversité signifie la diversité de la vie et que celle-ci porte sur quatre domaines : l’écosystème, la population, l’espèce et la génétique.

La sortie était fondée sur l’étude de trois écosystèmes et un écosystème regroupant l’ensemble des relations qui existent entre les êtres et leur milieu. Cinq facteurs interviennent dans l’écosystème :

–           la flore et la faune, qui constituent la biocénose ;

–           le soleil qui a des conséquences sur la température ou la présence de végétaux chlorophylliens avec la photosynthèse ;

–           les minéraux et l’eau disponible (soit seulement 0,3% de l’hydrosphère).

La biocénose est donc l’ensemble des êtres vivants et le biotope est l’espace défini dans lequel vivent ces êtres. Tout biotope doit contenir des caractéristiques répondant aux besoins vitaux des êtres vivants, à savoir : boire, se nourrir, respirer, grandir et se reproduire.

La lône de Taponas était donc l’endroit idéal car cette lône, qui est le bras mort d’une rivière où l’eau est stagnante, regroupait trois différents écosystèmes.

L’étude de la biodiversité s’est donc fondée sur la comparaison de ces 3 écosystèmes à savoir :

–           l’agrosystème ;

–           la ripisylve (c’est-à-dire la formation végétale présente sur les bords d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau) ;

–          la haie.

Dans chacun de ces écosystèmes, nous avons étudié les caractères physico-chimiques, la faune, la flore. Pour cela étaient mis à disposition divers matériels tels que des luxmètres, des thermomètres, des livres sur les fleurs etc.

A la suite de l’étude détaillée de chacun de ces milieux, nous avons déduit que premièrement, les caractéristiques physico-chimiques, la flore et la faune sont propres à chaque écosystème et qu’ un écosystème est unique.  Cependant à lui seul, l’homme peut modifier tout un écosystème. En effet, habituellement, les végétaux chlorophylliens sont issus d’un sol qui leur permet de pousser. Ensuite ces végétaux meurent et enrichissent les sols en devenant de l’humus. Cet humus se transforme ensuite en minéraux qui jouent un rôle important dans l’alimentation des êtres vivants. Or dans le cas de l’agrosystème, en aménageant le territoire, l’homme a bouleversé le développement habituel de l’écosystème. Il n’y a plus d’humus car il est récolté. On le remplace donc par des engrais. En cherchant à n’avoir qu’un seul élément, on élimine toute flore autre que le maïs, par exemple, et par ricochet, la faune. Tout le milieu est donc modifié !

Cependant l’agrosystème n’est pas le seul écosystème à subir les conséquences néfastes de l’activité humaine. La haie, surnommée « corridor biologique » en souffre aussi. En effet, dans ce petit espace la diversité y est très importante mais avec la construction de lignes ferroviaires et les sections de territoires, des populations entières se retrouvent isolées. L’importance de la haie est souvent négligée et par là, la biodiversité également menacée.

Il est donc essentiel de préserver cet écosystème, car la haie est un axe principal dans la protection de la biodiversité ! De plus, il est temps pour l’homme de prendre conscience de la gravité de ses actes et de mettre en place des actions ayant pour objectif la protection de la faune et de la flore dans tous les milieux.

Marie Langin et Joséphine Leconte (2de4)

Cette sortie a été organisée par les professeurs de SVT, dans le cadre de leur programme de seconde.

Manque d’oxygène

Aujourd’hui, l’environnement est un sujet récurrent dans les médias du fait de l’importance croissante du développement durable.

L’état des forêts devient alarmant, mais la préservation des poumons de la terre implique de nombreux enjeux : pas facile de protéger la nature !

« Les hommes précèdent les forêts, les déserts les suivent » Chateaubriand

Les forêts du Moyen-âge représentaient près de 90% de la surface terrestre. A la suite de la révolution industrielle et  ses défriches, la forêt ne représentait plus que 15% de la planète.

Qu’est ce que la déforestation?

La déforestation est un phénomène de réduction des surfaces forestières. Elle résulte du déboisement et du défrichement des terres pour laisser une plus grande surface agricole et permettre l’exploitation des ressources minières.

Le terme “forêt” désigne les surfaces arborées d’un “couvert arboré” dépassant les 10%.

Aujourd’hui la déforestation serait responsable de près de 20% des émissions de CO2.

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization) environ treize millions d’hectares de forêts disparaissent actuellement sur terre, ce qui est équivalent à un terrain de foot par minute!

Les forêts tropicales sont les plus touchées, c’est pourquoi la FAO qualifie la déforestation actuelle comme étant “alarmante”.

La déforestation est ancienne. Elle a débuté dès la fin de la préhistoire. Le recul des forêts est lié à la densité de la population humaine même si des populations assez denses ont aussi pu localement vivre dans la forêt sans la détruire. Un cas historique étudié et médiatisé a été celui de l’île de Pâques dont la surexploitation a provoqué la chute de sa culture et de sa population. Un calcul mathématique a établi que sa population n’aurait pas dû dépasser deux cent mille habitants pour qu’ils puissent durablement survivre sur l’île sans épuiser la ressource forestière qui leur était indispensable : le palmier.

Les causes

Les causes de la destruction des forêts sont complexes. C’est un ensemble de facteurs directs et indirects, qui diffèrent selon le continent et les populations.

Les incendies et facteurs naturels

Juste derrière l’utilisation des combustibles fossiles, les incendies constituent le deuxième facteur de rejet de CO2 dans l’atmosphère. Parmi les causes directes, les feux de forêts constituent le facteur le plus connu et le plus spectaculaire! Certains forestiers pensent que c’est un moyen de maintenir l’écosystème en le renouvelant; les effets à court terme sont dévastateurs mais peuvent se révéler bénéfiques dans la durée. Toutefois, la forêt ainsi brûlée rentre dans un cycle d’incendies jusqu’à ce que l’espace soit totalement converti en savane!

Les maladies et les champignons, ainsi que la prolifération d’espèces phytophages peuvent être également extrêmement destructrices.

L’utilisation agricole des surfaces

C’est à partir des années 1990 que près de 70% des forêts ont été transformées en terres agricoles. En zone tropicale la déforestation est principalement due à trois facteurs : l’élevage de bétail, la culture du soja et la culture de palmiers à huile, ce dernier facteur étant destiné à l’industrie agro-alimentaire. Le surpâturage est également un facteur, car le bétail détruit la végétation et empêche sa régénération.

L’exploitation minière et la surexploitation du bois

Concernant l’exploitation du bois,  l’absence de plan de gestion à long terme du bois est un réel problème. L’exploitation du bois se fait à une vitesse supérieure à celle de la régénération naturelle des végétaux. Le bois est ainsi utilisé, en majeure partie comme combustible dans les pays en voie de développement (plus de 3/4) , ainsi qu’en papier ou en bois de construction pour les pays du Nord.

Les causes indirectes

D’autres facteurs, non directement liés à l’urbanisation ou au développement agricole, ne sont pas négligeables. Parmi eux on retrouve la guerre. En effet l’afflux des réfugiés nécessitait la fabrication de nombreux camps, pour la plupart construit en bois. Ensuite l’explosion démographique des pays sur consommateurs de bétail ou de volailles nécessite une plus grande surface d’élevage. Enfin, le développement des “biocarburants” est un facteur majeur de l’expansion des terres agricoles.

Les conséquences

En cinquante ans, la surexploitation du bois a décuplé la destruction des forêts tropicales! Et ces destructions ne sont pas sans conséquences.

La biodiversité

La déforestation est responsable de la destruction du cadre de vie de milliers d’espèces animales mais aussi végétales. Certaines études ont avancé, en 1998, que près de 10% des espèces d’arbres connus, soit sept mille espèces, sont menacées d’extinction ! Il en est de même pour la biodiversité avec trois espèces qui disparaissent chaque heure!


Cycle de l’eau et ruissellement

Les forêts jouent un rôle primordial sur le cycle de l’eau et le maintien des terrains. Le recul des forêts favorise les glissements de terrains, les avalanches, les coulées de boues et autres catastrophes naturelles, ce qui aboutit à une pollution des cours d’eau au détriment de la flore et de la faune aquatique.

Climat et réchauffement climatique

La déforestation implique également des changements au niveau des climats. En effet la forêt absorbe la lumière là où le sol nu renvoie l’énergie du soleil dans l’atmosphère. Ce phénomène contribue à l’augmentation des températures locales à la suite de la perturbation des pressions, et donc au réchauffement climatique. Ce dernier provoque des sécheresses, inondations et perte de biodiversité dû à la fonte des glaces. Les forêts représentent 40% de la quantité totale  du carbone de la biomasse terrestre, leur dégradation fait donc doubler le taux de CO2 de l’atmosphère

Les activités humaines

La déforestation n’améliore l’IDH des populations que temporairement. Elle est ensuite source de déclin de productivité des activités économiques à cause de l’épuisement de la ressource en bois et de la dégradation des pâturages. On note également une disparition de patrimoines culturels liés à la forêt. Des informations révèlent la disparition de quatre-vingt-dix tribus dépendantes de la forêt ainsi que leurs langues, leur savoir et leur culture. Enfin la désertification et les plantations industrielles sont source de problèmes économiques, sociaux et culturels du fait de la dégradation du cadre de vie et du tourisme qui lui est rattaché.

Les actions politiques

Les arbres nous rendent bon nombre de services. Ils n’absorbent pas seulement le CO2. C’est pourquoi aujourd’hui les gouvernements agissent face à la crise.

Contrôle de la déforestation et consommation de bois

Pour éviter la surconsommation du bois, il existe différents moyens. Tout d’abord les bois éco-certifiés garantissent une provenance de forêts gérées de manière durable. Toutefois, le boycott des bois exotiques pourrait produire l’effet inverse : la forêt, devenue non rentable, serait défrichée afin d’être transformée en terrains agricoles !

Le coût de la déforestation

De nos jours, beaucoup de personnes imaginent se faire de l’argent en transformant des espaces forestiers en espaces agricoles. Par exemple, raser un hectare de forêt au Brésil permet de gagner, par la vente du terrain, 300$. Pourtant, en coupant et en brûlant ces arbres, plus de cinq cent tonnes de CO2 sont libérées dans l’air. En appliquant la taxe carbone qui est d’environ 30 $, le coût total du terrain serait donc supérieur à 15000$. Ce genre de taxe devrait être appliqué à tous les espaces forestiers afin de les préserver durablement.

Les solutions

Pour sauver nos forêts,  il faut négocier un accord entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement afin de trouver d’autres moyens de développement, avec une “économie sans carbone”. Plusieurs pays ont déjà fait la démarche. Par exemple le Brésil a pour projet de réduire de 70% sa déforestation. Le pays le plus entreprenant est sans aucun doute la Chine, qui a déjà arrêté toute déforestation depuis dix ans. Les Chinois ont  planté plus de 5 millions d’hectares de forêt rien qu’en 2008. Une loi oblige tout citoyen de plus de onze ans, à planter trois arbres par an.

Et Greenpeace ?

En 2007, le défi de Greenpeace est d’obtenir la reconduction du moratoire sur l’extension de la coupe industrielle. Pour cela ils font  pression sur les politiques. Le 17 février 2010, Greenpeace dénonce le stockage illégal de bois dans le port d’Anvers. Des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers en Belgique, la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales. La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers…) et de meubles destinés au marché européen. Le 17 mars 2010, Greenpeace dénonce également la société Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie. Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient-il à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.

A l’heure actuelle, l’enseigne « Casino » a créé une gamme sans huile de palme à laquelle Nestlé contribue.

(http://forets.greenpeace.fr)

Des raisons d’espérer…

Si chaque habitant plantait 2 arbres par an pendant 10 ans, cela compenserait la déforestation de ces dix dernières années.

Il existe aussi d’autres moyens de préserver notre nature.

Agissez aujourd’hui pour mieux respirer demain!

Cyndy Haar, Mélanie Martin, Gabrielle Michaud

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

L’écologie de haut vol !

Prenons notre envol à travers la découverte de multitudes d’espèces d’oiseaux  présents à l’Ecopôle du Forez.

L’Avifaune* de l’Ecopôle:

Lorsque l’on évoque les richesses écologiques des gorges de la Loire, l’avifaune* vient en première place.

En effet, la diversité des milieux permet la présence de plus de 160 espèces d’oiseaux.

Les oiseaux présents dans l’Ecopôle :

Prenons l’exemple du héron cendré, de la grue huppée ou la nette rousse. D’autres espèces subsistent encore. Leur présence est due à un milieu qui offre à la fois de nombreux sites de nidification et des sources de nourriture abondantes et variées.

Héron cendré

Héron cendré

Les peuplements d’oiseaux se partagent un vaste espace de 400 hectares. On note la présence d’îlots qui favorisent la présence de la foulque macroule (variété de canards) ou de colonies de mouettes. L’ancienne carrière de sable, transformée en lac, permet la présence de nombreux poissons qui sont la principale source de nourriture du grand Cormoran.

Dans ce lac, un endroit a été aménagé pour accueillir uniquement le martin-pêcheur.

Ce magnifique lieu, adapté parfaitement à la présence de différentes variétés d’oiseaux nous rappelle à quel point la nature est une source de liberté !

Avifaune*: Le mot avifaune peut-être utilisé dans trois sens différents. Celui qui nous intéresse est : groupe d’oiseaux fréquentant un milieu spécifique.

  • avifaune aquatique
  • avifaune forestière

Ce travail a été réalisé en partenariat avec des professeurs de SVT, de français et les documentalistes.

Ulcen Emre, Rabhi Malik (2nde 2)