La ville à énergie positive

Une ville à énergie  positive est une ville qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.  Pour atteindre cet objectif il faut  une énergie plus efficace, renouvelable et économisée. Il faut aussi rénover les bâtiments en les isolant pour diminuer la perte énergétique.

Les facteurs qui permettront à la ville de produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme par exemple pour le cas de Perpignan sont :

-l’éolien ;

-le thermique ;

-le solaire (le photovoltaique, fermes solaires) ;

-un programme d’économie d’énergie.

Ces facteurs sont très utiles mais difficiles à mettre en place. L’installation de tous ces systèmes est souvent compliquée pour des raisons techniques mais aussi des raisons pratiques comme les contraintes générées par les anciens habitats, où les surfaces et les orientations des toitures ne sont pas adaptées par exemple à l’installation des panneaux .

Créer ou transformer une ville en une ville à énergie positive  n’est pas simple.

Trouver des solutions et les mettre en place dépend de facteurs techniques, pratiques et économiques.

En France, de nombreuses collectivités, territoires et acteurs se mettent aussi en mouvement : ils se sont constitués en réseau pour accélérer et renforcer leur démarche.

 

Léa Baudot, Meryem Karaca et Noëmie Fayard

 Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD

(A. L. Clément et E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Visite de la centrale hydroélectrique de Cusset à Villeurbanne

Cusset 2
Le mardi 3 juin après midi, les élèves de 1ère S3, dans le cadre du programme de Sciences Physiques et de l’éducation au développement durable, ont pu visiter la centrale hydroélectrique de Cusset.
La visite a débuté par une présentation générale des différentes formes d’énergie qui permettent de produire de l’électricité : énergies fossiles, nucléaire et renouvelables dont fait partie l’énergie hydroélectrique.
Cette dernière est obtenue par conversion de l’énergie hydraulique des différents flux d’eau naturels en électricité. L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur.
En 2011, l’énergie hydroélectrique représentait environ 16,2 % de la production mondiale d’électricité et on peut dire qu’elle possède de nombreux atouts : c’est une énergie renouvelable, d’un faible coût d’exploitation et qui n’occasionne qu’’une faible émission de gaz à effet de serre.
Un autre aspect intéressant de ces centrales est que, l’électricité ne se stockant pas, il faut à tout moment, et en temps réel, ajuster la production à la consommation. Pour ce faire, le réseau a besoin de centrales capables de moduler leur production rapidement. Or, l’hydroélectricité est la technologie la plus rapide à démarrer en cas de besoin, et la plus facile à moduler en temps réel.

Munis d’un équipement obligatoire, nous avons, après cette conférence visité l’usine hydroélectrique. C’est une centrale française située sur le canal de Jonage entre les communes de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin.
La hauteur de chute est de 12 m. 15 turbines Kaplan produisent 415 GWh/an (équivalent de la consommation d’une ville de 100 000 habitants).
La Société lyonnaise des forces motrices du Rhône a débuté la construction du barrage et du canal de Jonage l’alimentant en 1894. 3000 personnes ont travaillé sur le chantier pour creuser les 19 km du canal et bâtir la digue. La construction s’est achevée en 1899 et la centrale hydroélectrique (d’une puissance de 7000 kW) est alors la plus puissante du monde (elle surpasse à elle seule la production des 136 centrales hydroélectriques françaises). En 2002, la concession est renouvelée à EDF pour 40 ans. Le contrat s’accompagne d’un important programme de rénovation et d’amélioration de l’ensemble de l’équipement (barrage, digue, écluse, berges…). De nombreuses phases de modernisation se sont effectuées de 1930 à 1952. Les turbines, par exemple, ne sont pas d’origine car ce sont des éléments qui s’usent beaucoup, à cause notamment des sédiments transportés par l’eau.
Cette visite fut très instructive d’un point de vue scientifique et aussi très enrichissante puisque l’usine fait actuellement partie du patrimoine industriel.

Cusset 1

Cette sortie s’est effectuée dans le cadre des cours de physique/chimie (B. Bocquet), en lien avec l’éducation au développement durable (C. Lecocq-Hubert)
La classe de 1ère S3.

Origine et exploitation des combustibles fossiles : problèmes liés à leur utilisation

Avant les vacances de Printemps, le mardi 22 avril 2014, la classe de 2°4 a eu la chance d’assister à une conférence sur les combustibles. Celle-ci fut présentée par M. Davide Olivero, géologue, professeur à la faculté de Lyon 1 de Villeurbanne, qui est intervenu pendant 2h.

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Il a commencé par nous expliquer que lorsque l’on parle de combustibles, on pense directement au mot « problème ». En effet, ce sont la plupart du temps des énergies non renouvelables qui polluent fortement (en utilisant ces combustibles, en 2011 la Chine, les Etats-Unis et l’Europe ont rejeté 34 076 327 382 tonnes de CO2) et sont donc néfastes pour l’environnement. Ce renvoi de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmente la production de gaz à effet de serre et donc entraîne une augmentation de la température. D’ici 2100, les hausses de température varieront entre 0,3 et 4,8 °C, ce qui débouchera sur une fonte des glaces et donc la hausse du niveau des mers et océans.
Les combustibles fossiles sont des hydrocarbures, contenant du carbone et de l’hydrogène, ce sont des ressources naturelles localisées parmi les roches sédimentaires du sous-sol. Ils se présentent sous des formes diversifiées : le pétrole, le gaz naturel et le charbon.
M. Olivero nous a expliqué leur formation : de l’accumulation de la matière organique à sa transformation en hydrocarbures, puis leur migration à travers les couches géologiques jusqu’à la formation des gisements exploitables.
Pétrole, gaz naturel et charbon, énergies non renouvelables, représentent 89% de la consommation humaine contre seulement 11% pour les énergies renouvelables comme la biomasse, l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire ainsi que la géothermie, jugés peu efficaces.
Parmi les énergies non renouvelables utilisées par l’homme, on trouve aussi le gaz de schiste, qui est un gaz non conventionnel. Celui-ci est piégé dans les roches sédimentaires et ne subit pas de migration primaire (où des fluides s’échappent de la roche si la pression est suffisante). L’utilisation de ce gaz aux Etats-Unis est actuellement de 14% et selon les études réalisées, celle-ci devrait passer à 45% d’ici 2030. Mais l’’exploitation du gaz de schiste n’est pas sans danger pour l’environnement : pollution des nappes phréatiques, des rivières, nombre important de puits nécessaires et impact sur les paysages…
La croissance démographique entraîne une augmentation de la consommation des énergies non renouvelables. Par exemple, depuis le 1er janvier, 2 572 398 423 tonnes de charbon ont été consommées.
Si celle-ci continue de s’accroître, dans 40 ans, le pétrole, qui représente 32% de la consommation, aura disparu, dans 60 ans le gaz sera épuisé et dans 120 ans il n’y aura plus de charbon. En résumé, d’ici un siècle, toutes les énergies non renouvelables seront épuisées si leur utilisation continue d’augmenter. De plus, en brûlant ces énergies on renvoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui modifie le cycle du carbone. Cela entraine une forte pollution, qui débouche sur un dérèglement climatique portant fortement atteinte à la faune et la flore.

C’est pour toutes ces raisons qu’il est indispensable de mettre en place des systèmes écologiques tournés vers le développement durable si nous voulons protéger notre planète.

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT (A. Portelli) dans une démarche d’éducation au développement durable (EDD).
La classe de 2nde4

Le charbon, une énergie durable ?

Le charbon, une énergie

La sortie du nucléaire, décidée par l’Allemagne en 2011 après la catastrophe de Fukushima, a encouragé la consommation de charbon et de lignite, une énergie bon marché dont l’Allemagne dispose d’importantes réserves sur son territoire. On peut aussi ajouter le prix relativement bas des émissions de CO2 comme facteur du renouveau soudain de l’énergie pourtant la plus polluante jusqu’à ce jour.

Une réponse aux questions économiques

Dans un pays en pleine transition énergétique, le charbon semble être LA solution. Bon marché, le charbon et la lignite pourraient pallier les besoins énergétiques de l’Allemagne dans l’attente d’une énergie plus verte.
De plus, ce faible coût attire plus d’investisseurs (des sociétés de production d’électricité comme RVE par exemple) que les énergies vertes qui, malgré les subventions, restent économiquement moins profitables.
En outre, le sous-sol de l’Allemagne est la seconde réserve de charbon du monde après la Russie : le gouvernement d’Angela Merkel mise donc provisoirement sur cette ressource pour assurer la transition énergétique du pays.
Mais malgré tous les efforts du gouvernement allemand, les énergies vertes (éolienne, solaire et biomasse) obtiennent une part de la production énergétique inférieure à celle du charbon et de la lignite : 23 % contre 26 % en 2013.

Le charbon : une énergie durable ?

L’utilisation de cette énergie extraite à ciel ouvert a cependant des conséquences énormes, tant naturelles que culturelles, sur l’environnement. Ainsi, l’énergie a été jugée en avril 2013 trop peu efficace par l’institut allemand pour la recherche économique (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, DIW) par rapport aux dégâts qu’elle provoque : les centrales à charbon ont un impact direct sur le réchauffement climatique par l’accroissement continu du taux de CO2.
En effet, la combustion du lignite dégage du dioxyde de carbone et des particules fines, du dioxyde de soufre ou de l’oxyde d’azote.
D’ autre part, des dizaines de villages qui ont eu le malheur d’être construits sur un sous-sol riche en lignite ou en charbon vont être rasés pour faciliter l’exploitation de la ressource. C’est donc tout un patrimoine culturel qui va être détruit pour assurer la bonne santé du marché de l’énergie en Allemagne.

Des solutions peu approuvées

Pour minimiser la dégradation de l’environnement, il faudrait recourir à la capture et au stockage du CO2 émis par les nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne n’a pas fait ce choix-là et l’utilisation de cette technique n’est envisagée pour aucune de ses centrales thermiques à charbon. Seule Vattenfall, une société de production d’énergie, s’est engagée dans la construction d’une petite centrale de démonstration de 30 MW en Brandenburg, centrale nommée « Swarze Pumpe ».

Malgré les risques environnementaux et culturels, l’État et les grandes compagnies d’électricité allemandes ne semblent pas prêts à réagir et continuent de miser sur cette énergie, ce qui devrait entraîner une forte augmentation du taux de rejet en CO2 du pays durant la prochaine décennie.

Côme De GARIDEL,  Florian GIROUD et Mickaël CARTET, seconde 2.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

 

Les voitures électriques, des voitures branchées !

L’objectif de l’Union Européenne de réduire les émissions de CO² d’ici à 2050, implique une décarbonisation à 95% des transports routiers.

En septembre 2009, l’Union Européenne et le G8 se sont mis d’accord pour réduire de 80% les émissions de CO² d’ici à 2050 afin d’en stabiliser le niveau dans l’atmosphère et pour s’assurer que le réchauffement climatique reste en dessous du seuil de sécurité de 2°C. Il faut ainsi réduire de 95% les émissions de carbone pour les transports automobiles d’ici 2050. L’utilisation des bio-carburants et l’introduction des motorisations électriques sont des solutions pour que cette décarbonisation se déroule dans de bonnes conditions.

Compte tenu de l’augmentation prévue du nombre de voitures particulières qui devrait atteindre 273 millions en Europe et 2,5 milliards dans le monde, la « décarbonisation » totale prendrait uniquement en compte des améliorations du moteur à combustion interne classique, lorsque l’utilisation de carburants alternatifs se révèle impossible. Des études comparatives des performances et des coûts entre des véhicules à motorisation alternative (Véhicules électriques à hydrogène, véhicules électriques à batterie et véhicules hybrides rechargeables) d’une part, et des véhicules classiques avec un moteur à combustion interne d’autre part, ont permis de tirer un certain nombre de conclusions.
Les effets positifs de la motorisation électrique sur la santé publique.
Les avantages des véhicules électriques vont au-delà de la décarbonisation des transports et de la sécurité énergétique pour tenter de réduire le pourcentage de pollution de l’air dans les grandes villes déjà fortement polluées. Les moteurs à combustion interne émettent non seulement du CO² mais aussi des polluants plus locaux (carbone, hydrocarbure…), tout comme les véhicules « diesel » qui émettent aussi des « suies ». Cela dégrade fortement la qualité de l’air dans les grandes métropoles et les empêche de respecter les objectifs environnementaux. Il a été prouvé que les véhicules électriques, quant à eux, ne produisent aucune émission du réservoir et ne représentent aucun danger, ni pour la planète, ni pour l’Homme.
D’autre part, le coût pour utiliser les voitures électriques serait bien moins élevé que pour les voitures à essence, si l’on compare le prix des deux sources d’énergie principales que sont l’électricité et le pétrole.
Et si les voitures électriques devenaient nos voitures de demain ?

Voiture électrique

CALLIER Marie et FONTAINE Valentine.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Ça va chauffer !

A Paris, un tiers de l’énergie consommée part en fumée. Pourquoi ne pas utiliser cette chaleur pour nous réchauffer ?

Chauffer des habitations et bureaux à l’aide de mini-centres de calculs, c’est ce que la start-up parisienne Qarnot Computing a imaginé, l’idée finale étant de chauffer gratuitement un milliers d’immeubles avec leurs ordinateurs-radiateurs.

Retour en arrière

Tout commence en 1946, lorsque le premier centre de calcul mondial, généralement construit par des grandes entreprises ou des organismes publics, est inauguré aux États-Unis. Ce dernier possédait une surface de 160m². Les centres de données sont ensuite apparus en 1998, de plein feu, avec le boom des télécoms et d’Internet.

De 10 à 20 terrains de football, soit 70 mégawatts

Aujourd’hui, les data center et centres de données fonctionnent de la même manière qu’il y a 60 ans : des milliers de serveurs alignés dans une grande salle.
Le seul changement qui a été effectué est la taille, car, de nos jours, ces centres possèdent une taille allant de 10 à 20 terrains de football. De plus, l’énergie moyenne de ces derniers ne fait qu’augmenter, actuellement, elle s’élève à 70 mégawatts. En comparaison, Villefranche Sur Saône consomme un peu moins de 40 mégawatts.
Chaque année, les centres de calculs et de données, consomment 1,1 % à 1,5 % de l’énergie mondiale.

Une révolution !

Paul Benoit a travaillé durant six ans au sein du service R&D d’une grande banque où il était chargé du développement des machines de calculs, il a ensuite travaillé chez X-Télécom en tant qu’ingénieur.
C’est en 2009 qu’il dépose le brevet de son invention, le « radiateur de calculs ».

Ça va chauffer
Que va-t-il se passer en été ? Est-ce que les machines vont continuer à chauffer ? Dans ce cas-là, nous aurons des tendances caniculaires, où bien vont-elles flâner, au bord de la piscine ? A suivre…

Hugo Martinez et Arnaud Tournaire, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Origine et exploitation des combustibles fossiles : Problèmes liés à leur utilisation

 

Sur Terre nous utilisons plusieurs sources d’énergie. Elles se divisent en « Énergies renouvelables (ENR) » et « Énergies non renouvelables ».

Les premières comprennent, entre autre et par ordre d’importance : la Biomasse, l’Hydroélectrique, l’Éolien, le Solaire et la Géothermie. Du fait de leur faible rendement, elles ne comptent actuellement que pour 11% de sources d’énergie.

Les deuxièmes comprennent l’énergie nucléaire (fission), pour environ 9%, et surtout, les combustibles fossiles, pour 80% du total.

Ce sont donc ces derniers qui produisent la grande majorité de notre énergie.

Les combustibles fossiles sont des « hydrocarbures« , des composés organiques constitués  essentiellement de Carbone et d’Hydrogène. Il s’agit du Pétrole (32% de sources d’énergie), du Gaz (21%) et du Charbon (27%).

Comment se forment ces combustibles ?

Pétrole et Gaz ont une genèse similaire. A l’origine, il s’agit de matière organique (végétale et/ou animale) qui s’est accumulée, il y a des dizaines, voire des centaines de millions d’années, au fond des océans et des mers. Au cours du temps, les sédiments qui se déposèrent par-dessus ont isolé et préservé cette matière organique. Au sein de ces sédiments, devenus roches, la fraction organique a subi une première transformation par des bactéries, avec formation d’un composé solide (kérogène), disséminé, sous la forme de petits grumeaux, dans ce que l’on appelle la « roche mère« .

Pendant des dizaines de millions d’années, le poids des sédiments a entraîné une augmentation graduelle de température. Et voilà que, à une profondeur entre 2500 et 5000 m et sous l’action des hautes températures qui y règnent (70-100°C), le kérogène s’est transformé en pétrole liquide, accompagné de gaz, essentiellement du méthane.

Par effet de la pression lithostatique, les fluides et les gaz s’échappent de la roche mère. Une partie remonte jusqu’à la surface, pour donner les sables bitumineux, les lacs et rivières de bitumes. Une autre se retrouve localement piégée dans des roches sableuses perméables, poreuses (roches réservoir), qui, si elles sont entourées de roches imperméables (contenant de l’argile) et situées sous des plis anticlinaux, permettent une accumulation de ces fluides. Ce sont là les gisements que les géologues cherchent. Il ne reste plus qu’à forer jusqu’à la roche réservoir et en extraire le pétrole et le gaz.

Origine et exploitation1

Le charbon a une histoire un peu différente, car formé par la dégradation de matière organique uniquement végétale et continentale. La formation du charbon a commencé à l’ère Paléozoïque (Carbonifère, entre  – 360 et – 295 millions d’années). Au début, une grande quantité de matière organique végétale (plantes) s’est accumulée dans des marécages, dont l’eau stagnante et peu oxygénée a permis la préservation de cette matière. Au cours de dizaines/centaines de millions d’années le poids des sédiments accumulés par-dessus a entraîné une augmentation de la température et de la pression, avec formation de composés de plus en plus riches en carbone : tourbe (50% à 55% de carbone), lignite (55% à 75%), houille (75% à 90%) et anthracite (> 90%).

Pour extraire ces matériaux, il « suffit » de creuser des mines souterraines (jusqu’à environ 1500 de profondeur) pour atteindre les gisements et ensuite les extraire.

Un cas particulier est celui du « gaz de schiste ». Il s’agit là de gaz piégé dans des sédiments argileux, donc imperméables. Creuser un trou n’est pas suffisant car par l’imperméabilité de la roche empêche le gaz de s’échapper. Il est donc nécessaire de rendre « perméable » cette roche qui ne l’est pas.

La méthode employée actuellement est celle de la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de l’eau à forte pression au sein de ces formations rocheuses, parfois situé à près de 3000 mètres de profondeur. La surpression brutale fracture, brise la roche, qui se retrouve traversée par de millions de micro fractures. L’eau est immédiatement aspirée vers la surface, entrainant sur son sillage le gaz, qui peut donc être exploité.

Ce type de réservoir renferme des volumes considérables de gaz, mais la méthode d’extraction est décriée car susceptible d’entrainer des pollutions des nappes souterraines et des remontées de fluides toxiques (on ajoute toute sorte de produits chimiques dans l’eau injectée). Mais actuellement on étudie d’autres méthodes moins nocives pour l’environnement.

Comme écrit précédemment, 80% de nos sources d’énergies sont constituées par ces combustibles fossiles. Un problème majeur est qu’il s’agit de sources NON RENOUVELABLES. Une fois épuisées, il faudrait attendre des millions d’années pour reconstituer les réserves. Autant dire que, à l’échelle de la vie humaine, c’est impossible. Cela fait plus de deux siècles que l’homme extrait et consomme ces combustibles. Au rythme actuel, il ne restera plus de pétrole exploitable dans moins de 40 ans. Pour le gaz on peut espérer 60 ans et pour le charbon, au maximum 120 ans. Mais probablement ces chiffres sont surestimés, car les besoins d’énergie augmentent de façon exponentielle chaque année du fait des pays émergents. Et alors, une fois que l’on aura tout épuisé, il  faudra trouver autre chose.

Autre problème important, et non des moindres, la pollution.

Depuis le début de la révolution industrielle, l’homme utilise massivement charbon, pétrole et gaz. Il les brûle pour produire de l’énergie, mais ce faisant, il dégage de grandes quantités de gaz renfermant du carbone, les gaz à effet de serre, principalement le Dioxyde de Carbone (CO2) et le Méthane (CH4). Et ces gaz ont la fâcheuse tendance à entraîner une augmentation de l’effet de serre, donc une augmentation de la température de l’atmosphère terrestre.

Origine et exploitation2

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la Terre que la température de la planète augmente. C’est déjà arrivé à maintes reprises. Par le passé (géologique), la température a été bien plus élevée que l’actuelle. A titre d’exemple, il y a 60 millions d’années, au début de l’ère tertiaire, la température planétaire était de 28°C, contre 15° actuellement. De même, la concentration des gaz à effet de serre a été souvent bien supérieure que maintenant. Mais ces fluctuations étaient dues uniquement à des causes naturelles (volcanisme, position des continents, cycles orbitaux terrestres, etc.). Or, depuis 200 ans, il semble que les concentrations de CO2 et de méthane aient augmenté plus rapidement qu’avant, comme si l’activité humaine avait accéléré une tendance qui, à dire vrai, avait commencé bien avant que l’on commence à polluer.

On pourrait discuter longuement sur l’impact réel de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Quelle est la part naturelle et la part humaine ? Même si on considère que les causes naturelles sont les plus importantes, on ne peut pas objectivement nier que l’homme injecte dans l’atmosphère des quantités énormes de gaz à effet de serre. Et cela doit forcément avoir des conséquences sur notre planète.

En 2011 l’activité humaine a envoyé dans l’atmosphère plus de 34 milliards de tonnes de CO2.

Et en 2013 on a vraisemblablement dépassé allègrement ce seuil.

Les plus gros pollueurs sont, et ce n’est pas une surprise, dans l’hémisphère nord. Par contre, si jusqu’au début des années 2000 c’étaient les USA les champions en la matière, actuellement c’est plutôt la Chine qui a elle seule produit plus de 30% du CO2 émis sur Terre, contre environ 15% pour les USA et 11% pour l’Europe.

Et pour le méthane les chiffres sont similaires.

Vu la croissance de la Chine et des autres pays émergents, la situation ne pourra qu’empirer.

Mais quelles peuvent être alors les résultats de ce réchauffement climatique ?

Les experts climatiques prévoient d’ici 2100 une augmentation de température entre + 1,5°C et 5,6°C.

Les conséquences possibles (mais à vérifier quand même dans le futur), sont :

–          Une augmentation plus importante des températures dans les hautes latitudes ;

–          une fonte accélérée des glaces (banquise polaire, glaces de l’Antarctique, du Groenland, des montagnes, ..) ;

–          une augmentation du niveau des mers (jusqu’à 50 cm) ;

–          une augmentation des phénomènes extrêmes (pluies, tempêtes, ouragans et typhons, ..)

Le futur nous dira si ces prévisions sont exactes. Il nous dira aussi si l’activité humaine est réellement responsable de tout cela. Ou bien s’il faut chercher plutôt parmi les causes naturelles.

Nous ne pouvons rien faire contre ces dernières. Par contre nous pouvons agir sur notre comportement et essayer de trouver d’autres façons de vivre, moins destructrices pour notre environnement (et il ne faut pas se focaliser uniquement sur le réchauffement climatique, car nous polluons de bien d’autres manières).

Cela ne pourra faire que du bien à notre planète !

Davide OLIVERO, géologue, maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1.

M. Olivero est intervenu auprès d’une classe de seconde le 24 mai 2013.

Les biocarburants : un avenir certain ?

Les biocarburants

Le quotidien La Croix ainsi que la revue bimestrielle Energie & Développement Durable ont publié des articles concernant les biocarburants, sujet d’actualité et dont la fabrication et  l’utilisation   ne font  pas toujours l’unanimité.

L’article « La durabilité des biocarburants » publié en octobre/novembre 2010 par le magazine Energie & Développement Durable  évoquait déjà certains inconvénients et l’on apprend que la Commission européenne préconise par conséquent,  depuis juin 2010,  que les biocarburants ne soient pas fabriqués à partir de matières premières provenant de forêts tropicales, de zones récemment déboisées ou encore de zones abritant une grande biodiversité. Néanmoins elle encourage l’utilisation des biocarburants et contribuera à faire en sorte que ceux-ci soient durables et permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 35% par rapport aux combustibles fossiles.

L’article de La Croix du 10 septembre 2012 «  Les biocarburants de deuxième génération » met aussi  en avant les inconvénients majeurs de la fabrication des biocarburants dits biocarburants de deuxième génération, dont l’utilisation a été encouragée par les autorités dans  les années 2005/2006 à la suite de la flambée des prix, minimisant les dégâts environnementaux. Le coût des biocarburants étant trois fois plus élevé que celui des carburants ordinaires, les onze actionnaires se réuniront cette année afin de décider de la poursuite ou non de cette expérience  ainsi que des différents moyens pour réduire les coûts si cette expérience devait se poursuivre.

À l’inverse  en lisant l’article « Biocarburants, énergie éolienne, photovoltaïque », du magazine Energie & Développement Durable, publié celui-ci en mai/juin  2012, nous apprenons la création d’une plate-forme pour produire de l’énergie grâce aux micro-algues. La culture massive de certains micro-organismes pourrait mener à la production de biocarburants de troisième génération. L’institut d’excellence sur les énergies décarbonnées (IEED), piloté par l’INRA, souhaite réunir 200 chercheurs, ingénieurs et techniciens afin de développer, à l’horizon de 2020, des biocarburants propres et performants.

Avec un budget de 160 millions d’euros (dont 20% d’aides publiques), il s’agit de produire des molécules à haute valeur ajoutée grâce à des micro-algues utilisant les émissions de CO2 et les substances issues des rejets des activités humaines. L’INRA indique que, sans utiliser de terres arables, la filière des micro-algues s’inscrit dans une stratégie de recyclage et de valorisation des rejets issus de l’activité humaine.

Les nouvelles technologies de pointe permettront-elles de construire un modèle économique et environnemental viable ? Affaire à suivre…

                                               BIBET Anthony, BUGY Roland et DELAYE Fanny  2°7 et 2°5

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

Que reste-t-il de Fukushima ?

Que reste-t-il de Fukushima

Fukushima, nom tristement célèbre d’une centrale nucléaire japonaise qui fit la Une de tous les journaux en avril 2011, et  qui résonna à travers la planète. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Afin de répondre à cette question, nous avons cherché des informations dans  trois articles :

 « Le second anniversaire de Fukushima, les japonais dans la rue », L’Humanité, 10 mars 2013 « A l’intérieur de Fukushima », La Croix, 10 mars 2013 « La difficile vie des liquidateurs de Fukushima »,  Le Monde, 10 mars 2013

L’article de l’Humanité nous décrit le déroulement des manifestations contre l’énergie nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima. Ils étaient plus de 15.000 à défiler dans les rues  de Tokyo, en passant bien évidemment, par le Parlement et les ministères, 15.000 personnes à  scander « Halte au nucléaire! Protégez nos enfants! »,  15.000 personnes à défiler dans ces rues pour demander le démantèlement de toutes  les centrales nucléaires du pays !

Parallèlement, l’article de La Croix décrit le travail qui se déroule toujours dans la centrale : un travail titanesque effectué laborieusement par plus de 3000 « liquidateurs », comme on les appelle, qui se relaient jour et nuit pour assainir la centrale. C’est sans compter sur les effets de la radioactivité ! «La radioactivité est très élevée, dans les bâtiments et autour d’eux », précise Takeshi Takahashi.

 Le dernier article publié dans Le Monde, le confirme et décrit les conditions de travail de ces « liquidateurs », qui sont bien loin d’être excellentes. Tout d’abord, ces hommes ne sont que très peu payés. Environ 800 yens,  soit six euros  pour une heure de labeur. Ensuite, ils sont exposés à de trop grandes doses de radioactivité, bien entendu, extrêmement dangereuses. Certains ont même déjà dépassé la dose maximale admissible d’exposition à la radioactivité sur 5 ans ! Citons  les paroles d’un expert japonais qui nous ont particulièrement marqués : « Les salariés de Tepco risquent de suivre la trajectoire des vétérans de la guerre du Vietnam, qui se sont vus rejetés par la société à leur retour, ont fini sans abri, ont sombré dans l’alcoolisme et les drogues ou se sont suicidés »

Nous aimerions conclure sur les conséquences de cette catastrophe survenue 25 ans après Tchernobyl à Fukushima en disant que  si les français demandent l’arrêt de l’activité des centrales nucléaires, c’est avant tout pour des raisons de sécurité et pour éviter des pollutions radioactives. Nous pensons que  le gouvernement devrait sérieusement prendre en compte ces revendications !

 Paul Entfellner (2de1),  Guillaume Goudard 2de 6,  Charles Poillot 2de2

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste

Les énergies renouvelables, des projets en marche…

Les énergies renouvelables, des projets en marche2 

            Depuis quelques années, la question du développement durable se pose de plus en plus dans notre  quotidien. Dans ce développement durable, ils y a plusieurs domaines pour ralentir les conséquences des agissements de l’homme sur la planète; l’un d’eux étant les énergies renouvelables, sujet traité par nos trois articles de journaux :

« Plein feu sur le biogaz » du magazine Énergie et Développement Durable 037 de février-mars 2012;

« Tunnel photovoltaïque en Belgique » du magazine Énergie et Développement Durable 036 de décembre-janvier 2011-2012 ;

« L’État, mauvais payeur des bonus automobiles » du journal  Les Échos des 14 et 15 décembre 2012

Ils relèvent tous d’un sujet autour des énergies renouvelables, cependant le secteur d’activité n’est pas tout à fait le même selon les articles:

Les deux premiers cités se concentrent sur les mises en place de mesures pour favoriser les énergies propres: l’un traite les panneaux photovoltaïques pour la consommation électrique, l’autre parle d’un gaz alternatif aux gaz actuels, souvent source de pollution.

Le troisième critique l’État, qui incite à passer des voitures fonctionnant à l’essence aux voitures hybrides ou électriques, mais qui n’est pas prêt à en assumer les conséquences.

En effet, dans l’article intitulé « Plein feu sur le biogaz »,  nous apprenons que le ministère de l’Écologie est prêt à soutenir de nouvelles mesures de mise en activation d’un gaz dans le réseau de gaz usant de la méthanisation. La méthanisation incite à produire une énergie renouvelable à partir de matières organiques comme les déjections animales, permettant de réduire et traiter ces dernières et de produire une énergie verte renouvelable tant qu’il y aura des animaux sur cette terre. Les producteurs de ce biogaz bénéficieront d’une réduction sur la consommation d’électricité ainsi que d’une aide financière pour le développement des entreprises, leur permettant de produire ce type spécifique de gaz.

Ensuite, l’article « Tunnel photovoltaïque en Belgique » nous explique qu’un tunnel va être recouvert de 16 000 panneaux photovoltaïques, produisant chacun 245W, soit un total de 3300MWh. Cette puissance électrique sera nécessaire pour l’alimentation des infrastructures ferroviaires ainsi que certains trains. Cette action permettrait de « réduire les émissions de CO2 de 2 400 tonnes par an » et de donner l’exemple pour permettre le développement de projets similaires, comme c’est le cas en Angleterre (avec le recouvrement d’un pont entier de 4 000 panneaux photovoltaïques). Cependant ce projet demande une certaine organisation car le développeur Enfinity est en collaboration avec l’opérateur ferroviaire belge Infrabel, les municipalités et les organismes de financement.

Enfin, en lisant l’article « L’État, mauvais payeur des bonus automobiles » nous apprenons  que depuis août et pendant quatre mois, l’Etat a refusé de rembourser aux concessionnaires les bonus écologiques pour favoriser l’achat des voitures hybrides et électriques. Cela lui a permis d’économiser 20 millions d’euros, manque à gagner pour les fabricants automobiles. Les plus touchés sont sans doute Toyota et Peugeot, dominants du marché des voitures propres en France. La cause des agissements de l’État est l’augmentation du montant des bonus écologiques  (passant de 5 000 à 7000 euros pour les électriques et de 2 000 à 4000 pour les hybrides) ainsi que l’augmentation des malus écologiques: cela va inciter à changer de voiture pour des véhicules propres, augmentant le coût des bonus pour l’État et la réduction  de malus, créant un déficit budgétaire (1,45 milliard entre 2008 et 2011).

Les énergies renouvelables, des projets en marche2 (1)

Pour conclure, de nombreux projets favorisant le développement des énergies renouvelables sont en marche (comme nous avons pu le voir avec le biogaz et le tunnel photovoltaïque) ; cependant, nous avons vu que, sans soutien de l’État, ces projets perdront vite leur intérêt (les concessionnaires ont maintenant peur de vendre des voitures électriques sur le marché français à cause de ce non-remboursement).

Pierre Fromont, Jean-Baptiste Gabory, Mehmet Ersoy, seconde 5