La formation des éco-délégués du Collège 2011-2012

Le jeudi 3 novembre 2011 de 15h30 à 16h30, élèves du collège, nous nous sommes rendus à une formation des éco-délégués, première réunion de l’année. Nous sommes arrivés dans le CDI où un goûter bio nous attendait, il y avait des produits issus du commerce équitable.

Le commerce équitable est un commerce assurant un revenu correct aux producteurs des pays du Sud afin de développer leur activité durablement. Ce commerce concerne aujourd’hui les produits alimentaires et artisanaux, mais pourrait s’appliquer aux produits industriels.

D’abord, une intervenante de la FRAPNA est venue nous sensibiliser à la notion d’empreinte écologique. C’est la surface de terrain correspondante produite par la population et répondant aux besoins, activités et assimilations de déchets*. Pour la calculer (travail par 2 sur ordinateur), on évalue quelle surface productive de terre est nécessaire pour obtenir les matières premières, l’énergie et tout  ce que nous consommons. Nous avons obtenu un chiffre qui traduit le nombre de planètes nécessaire si l’ensemble de la population mondiale avait le même mode de vie que nous. Nous, collégiens de Mongré, avons été surpris du constat suivant : nous avons besoin de 2 à 4 planètes.

Dans un deuxième temps, nous avons répondu à des questions, par table de 4. Ces questions portaient :

  • Sur la nourriture : «  je mange des plats surgelés ou en conserve » Réponse : toujours / le plus souvent possible / de temps en temps / rarement / jamais / je ne sais pas ;
  • sur l’habitat : « comment est chauffé votre maison ? » ;
  • sur les moyens de transport : « comment allez-vous au collège ? » ;
  • sur la consommation et la gestion des déchets «  votre famille pratique-t-elle le tri sélectif ? ».

A la fin, selon nos réponses, nous avons obtenu un score, là aussi élevé. Plus il est élevé, moins c’est bon pour la planète.

Enfin, M. Claire, gestionnaire de Mongré, est venu nous expliquer, à l’aide d’un diaporama,  comment est chauffé notre établissement scolaire (incinérateur de Villefranche et chaudière) et nous détailler les actions concrètes d’économie d’énergie (fenêtres, isolations…). Cette présentation rentre dans le cadre d’une démarche HQE **, commencée il y a 3 ans avec le label éco-responsable…

Voilà comment s’est déroulée cette première réunion des éco-délégués du Collège.

* Définition de l’empreinte écologique de William REES, un des pères de ce concept :

« L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productrice et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l’assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète. »

** Démarche HQE (HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE) : politique environnementale qui en 14 points permet d’obtenir des bâtiments confortables et respectueux de l’environnement. »

Adama 4°3

La question du Nucléaire et des énergies renouvelables en France

Je vous rappelle que depuis l’accident nucléaire dans la centrale de Fukushima-Daiichi (Japon) le 11 mars 2011, la polémique sur le nucléaire en France qui avait déjà été soulevée a vigoureusement refait  surface, et est aujourd’hui également alimentée par les annonces successives de sortie du nucléaire de l’Italie, de la Suisse et de l’Allemagne.

Tout d’abord, ce problème environnemental a soulevé un aspect majeur : la question de l’emploi. Dans le magazine Acteurs de l’économie, paru en octobre 2O11 à l’occasion du 10ème anniversaire de la société Aréva, la question de la pérennité du nucléaire, qui implique les nombreux employés du secteur, est posée. Dans cet article sont interviewés des salariés, cadres et ingénieurs, qui travaillent pour la société : ceux-ci sont désabusés par l’absence des

emplois qui avaient été promis. Selon eux les « politiques naviguent à vue », et ils voient une nette cassure entre l’ « avant » et l’« après » Fukushima. Au contraire, le chef de la division lyonnaise de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) se montre extrêmement positif quant à l’avenir du nucléaire. Le Figaro publié le 3 janvier 2012 évoque aussi ce problème social : l’arrêt des parcs de production engendrerait des centaines de milliers de pertes d’emplois.

L’enjeu financier, relié à l’enjeu écologique, est également primordial dans le débat. Dans Le Figaro, on parle de « l’énergie nucléaire et du bon sens ». Les travaux de précaution pour permettre aux centrales de fonctionner sont annoncés comme très onéreux, on se demande donc s’il est bien fondé d’investir dans des renforcements de la sécurité des centrales ou si les milliards d’euros engagés ne devraient pas plutôt servir au développement de nouvelles énergies. Le Figaro annonce que le Grenelle de l’environnement n’a pas atteint l’essor annoncé pour de nouvelles énergies mais que la responsabilité en revient au gouvernement et aux militants écologistes qui empêchent par exemple de découvrir les possibilités du gaz de schiste, et non à la filière du nucléaire (le journal la défend d’ailleurs vigoureusement, étant contre un arrêt brutal des réacteurs).

Selon Acteurs de l’économie, le prix de démantèlement du parc n’est « absolument pas maîtrisé » et le budget nucléaire n’est pas compatible avec le Grenelle de l’environnement dont le budget de développement doit servir à atteindre 23%  d’énergies renouvelables en 2020. Le Figaro, lui, annonce un coût de 500 milliards d’euros. De plus, même si on apprend dans Acteurs de l’économie que dans la région du Tricastin la taxe foncière versée par Areva et EDF s’élève à 12 millions d’euros (et il y a en tout 58 réacteurs en France), le magazine insiste également sur le coût du nucléaire à long terme. Dans Le Monde, François Brottes (environnement, parti-socialiste) regrette que l’ASN ne donne pas beaucoup de chiffres dans son rapport, et estime même au vu des surcoûts annoncés par EDF que « la sûreté n’a pas de prix ».

Du côté de la politique et du gouvernement, la faute semble partagée : les avis divergent. Alors que Le Figaro dénonce la mauvaise gestion du gouvernement (pour le développement de nouvelles énergies) et la pression des écologistes, les journaux Le Monde du 3,4 et 5 janvier se penchent sur la politique du nucléaire et nous exposent les avis de plusieurs bords politiques. En effet, les écologistes avec Eva Joly se sentent victorieux suite au rapport de l’ASN (3 janvier 2012) qui fait tomber le « tabou du coût du nucléaire » et ouvre le débat des aspects économiques du nucléaire. A gauche, François Hollande est pour une transition énergétique, mais surtout pour le renforcement de la sécurité (formation de personnels plus qualifiés, normes plus strictes, interdiction dela sous-traitance…), dans le cadre de son alliance avec Europe Ecologie-Les Verts. A droite, Nicolas Sarkozy est pour la poursuite du « tout-nucléaire ».

Finalement, quelles mesures sont-elles prises ? L’Autorité de Sûreté Nucléaire, après avoir effectué un audit des installations nucléaires françaises, ne demande aucun arrêt immédiat de réacteurs nous annonce Le Monde du mercredi 4 janvier dans son entretien avec son président, André-Claude Lacoste. Seules les mises aux normes européennes et les mesures de sécurité sont à l’ordre du jour. Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Proglio, interviewés, sont également partisans de la non-fermeture des centrales : ce dernier fait confiance à EDF pour sa capacité financière et  la ministre chargée de la sûreté nucléaire refuse « toute position idéologique » sur la question.

Pourtant, le directeur de l’Institut de Radio protection de Sûreté Nucléaire (l’IRSN) assure aux journalistes du Monde que les risques d’accidents sont sous-estimés par EDF et nous rappelle ainsi que le nucléaire n’est pas une « technologie parfaite ».

Ainsi, la polémique du nucléaire est au cœur des débats qui alimentent les élections présidentielles à venir (en mai 2012) étant donné la complexité du problème, comme nous le montrent Le Monde, Le Figaro et Acteurs de l’économie. On voit également une confusion quant aux chiffres annoncés, et on remarque que les aspects financiers et sociaux sont aussi importants que l’aspect environnemental. Faut-il sortir du nucléaire ? Comment ? Voilà les deux interrogations autour desquelles les différents bords politiques s’affrontent, sans toutefois avoir encore trouvé une réponse.

Laurie Saladino, Antonella Mazzitelli et Elisa Soyer-Chaudun, (seconde 7).

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

Qu’en est-il de l’après Fukushima ?

Repères : Le 11 mars 2011, l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon, est l’une des conséquences d’un séisme sur la côte Pacifique, ayant déclenché un tsunami faisant plus de 20 000 morts.

Le Monde HS (décembre2011 janvier 2012)  nous relate les inquiétudes des personnes vivant à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi, craignant d’être intoxiquées par les particules néfastes qui se baladent encore dans l’air. Onze mois après, il n’est pas possible de faire un bilan humain sur la catastrophe, puisque nombreux sont les disparus. De plus, plusieurs interrogations technologiques se posent, comme en Allemagne, pays de l’Union Européenne qui a décidé l’arrêt de la totalité de ses centrales nucléaires en 2022. Néanmoins, la position nucléaire Française pose problème, car 74% de sa production d’électricité est fournie par des centrales nucléaires. En effet, cette situation inquiète les Français.

La revue Rhône-Alpes d’octobre 2011 nous confie, au travers d’une interview, que la catastrophe nucléaire de Fukushima n’a fait seulement que 2 morts, tandis que le séisme en aurait fait 20 000, comme indiqué auparavant. La personne interviewée par la revue annonce que le problème des énergies fossiles est remis en cause, et que dans ce cas-là, une reconversion énergétique est nécessaire. Cependant, il ajoute qu’abolir le nucléaire, « c’est augmenter le CO2 ». Ce spécialiste affirme ensuite qu’il faudrait économiser l’énergie en augmentant les prix, puisqu’ « on ne peut pas se contenter des seules énergies renouvelables ».

Nous pouvons ainsi conclure qu’en dénonçant le manque de technologies que le Japon n’a pas su combler, Le Monde rejoint quelque part la revue Science et  Vie de novembre 2011 qui, elle, récuse le manque de technologies mais aussi le manque de dépenses que la centrale n’a pas faites  pour éviter un drame qui était à prévoir puisque la centrale était en lieu sismique. La revue Rhône Alpes, elle, publie l’interview d’un homme qui dit clairement : « il y a eu bien plus de peur que de mal ». Cette revue atténue largement le drame mais porte tout de même un jugement sur les préconisations à fournir.

Augustin BALME

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

Un exemple de formation de combustible fossile : le gaz naturel

On appelle combustible fossile un combustible riche en carbone, issu de la décomposition d’êtres vivants, morts et enfouis dans le sol depuis plusieurs millions d’années. Il s’agit du pétrole, du charbon et du gaz naturel. Ces sources d’énergie ne sont pas renouvelables car elles demandent des millions d’années pour se reformer et parce qu’elles sont utilisées beaucoup plus rapidement que le temps nécessaire à les reformer.

Le gaz naturel est en fait un mélange d’hydrocarbures, essentiellement constitué de méthane.

Il y a quelques dizaines de millions d’années, des restes fossilisés de végétaux aquatiques se sont accumulés au fond des océans. Au cours du temps, des couches de sédiments se sont déposées au-dessus de cette « strate riche ».  Les ères défilent : le nombre de ces couches s’amplifie et elles s’épaississent. Des bactéries s’y glissent et se chargent d’effectuer les transformations qui engendreront la formation d’un composé solide appelé kérogène, alors encore sous forme de petits grumeaux. Ce kérogène se mélange aux sédiments, afin de créer la roche mère. Ceci représente une couche de la composition de la croûte terrestre. Puis, ces épaisseurs de kérogène se multiplient et la température augmente. On constate qu’entre 2500 et 5000 mètres de profondeur, et sous l’action des températures en hausse, le kérogène se transforme en gaz accompagné de pétrole liquide. Dès 4000 mètres, on trouve exclusivement du gaz (méthane en particulier).

L’expulsion du gaz et du pétrole s’opère lors de la migration primaire. Celle-ci se caractérise par une pression très forte en partie due à la température. La roche mère reste avec les grumeaux, tandis que les gaz sont éjectés.

                                                                       Céline DIONIZIO & Morgan SARRY (2nde 7)

Article rédigé à la suite de la  conférence de Monsieur Davide OLIVERO, maître de conférences à l’Université Claude Bernard à Lyon, le vendredi 30 mars dans le cadre du cours de SVT.

Séminaire organisé par la Région à Cibeins sur le thème de la réduction des déchets et des économies d’énergie

Durant la matinée du jeudi 3 mai 2012, deux éco-délégués de terminale, Alix BOUGAIN et Maxime BOYER, accompagnés du gestionnaire M. Claire, se sont rendus au lycée agricole Edouard Herriot de Cibeins, afin d’assister à un séminaire de Lycée Eco-Responsable. Comme c’est le cas de 120 établissements de Rhône –Alpes, le lycée de Mongré possède le label éco-responsable lui permettant d’obtenir une aide financière de la région pour développer ses projets « écologiques ». Grâce à cette organisation, Mongré a pu organiser des temps forts, des sorties pour les élèves, mais aussi l’impression des journaux « Vert Mongré ».  Ce séminaire était principalement porté sur le thème  des déchets au sein du lycée. Il était important pour Mongré d’y assister, car sa gestion des déchets n’est pas encore totalement « éco-responsable ». Il fallait donc recueillir certaines idées pour pouvoir gérer au mieux les déchets de notre lycée. De plus, cette réunion était l’occasion de rencontrer d’autres lycées du même label, afin de partager nos expériences.

Les membres de la société GIRUS ont effectué une étude sur les déchets dans les lycées, et nous ont présenté leurs travaux. D’après leur  étude, un élève produit 52kg de déchets chaque année. De plus, le coût de traitement des déchets est de plus en plus élevé : une tonne de déchets équivaut à 220€ de taxe. L’objectif dans les lycées est donc de produire le moins de déchets possible. Ce qui a le plus surpris la société GIRUS lors de son étude, c’est la présence importante de plastique non-recyclable et de textile sanitaire (essuie-tout) dans les poubelles du lycée. Des techniques comme le compostage électromécanique, ou le compostage naturel ont été proposées. La lyophilisation est aussi un bon moyen de réduire ses déchets. Beaucoup de lycées éco-responsables pratiquent déjà le tri des feuilles de papier, dont Mongré. En revanche, certains vont plus loin dans la démarche du tri, comme par exemple le lycée de Cibeins qui possède des poubelles pour les emballages, les cartons, le verre, pour le compost, et pour les déchets recyclables, et non-recyclables. Il utilise le pain jeté pour nourrir la volaille dont le lycée dispose.

Enfin, ce séminaire nous a permis de recueillir des idées pour de nouveaux projets à Mongré. Dans un premier temps, des petites actions écologiques : l’utilisation de réducteurs de débit, de douches économes dans les vestiaires, la mise en veille des photocopieurs… Dans un second temps, des idées pour des projets plus pédagogiques ont été apportées. Comme par exemple la mise à disposition du jeu vidéo « Planète Lycée » au CDI, qui a été très apprécié dans les autres lycées labélisés, et dont Mongré ne dispose pas encore. Ensuite, certains ont proposé l’idée du jumelage entre 2 classes de lycées éco-responsables différents, qui travailleraient sur un projet commun, comme c’est actuellement le cas entre une classe de Trévoux et une classe du lycée de Cibeins, menant ensemble un projet sur les quartiers écologiques.

Mongré est très actif dans sa démarche écologique (notamment grâce à la formidable installation du chauffage relié à l’incinérateur de Villefranche ayant permis d’arrêter de chauffer Mongré au fuel), et parvient à sensibiliser les élèves aux contraintes environnementales. Cette réunion nous a permis de constater que nous n’étions pas seuls à faire des efforts dans notre lycée, et que beaucoup d’actions éco-responsables peuvent encore être faites dans notre école pour continuer dans cette voie…

                                                                                  Alix Bougain  et Maxime Boyer TES

Quelles énergies pour l’avenir ?

Aujourd’hui il est indéniable que le réchauffement climatique est présent, et il progresse à une vitesse supérieure à celle attendue. D’après un article de Libération paru le 30 Décembre 2011, de Sylvestre Huet, « le risque d’un dérapage climatique devient de plus en plus probable ». Deux journaux, Le Monde et L’Humanité nous confrontent à deux points de vue très différents quand aux énergies qui permettraient de  ralentir ce dérapage climatique.

L’article du Monde, paru le 30 janvier 2012, nous indique que « l’ONU se positionne pour une croissance verte ». Pour l’ONU, les énergies vertes et le développement durable sont une « réalité pratique et quotidienne » puisqu’ils permettent au monde entier de maintenir des conditions de vie potable. Mais ce que nous rappelle Le Monde, c’est que « D’ici 2030, le monde aura besoin au moins de 50% de plus de nourriture, de 45% de plus d’énergie et de 30% de plus d’eau […] nous devons résoudre le dilemme du développement durable, sinon, nous courons le risque de condamner jusqu’à trois milliards de personnes à une vie de pauvreté endémique ». Il est donc essentiel d’après Le Monde de combiner les énergies vertes avec le développement durable pour que la vie puisse perdurer.

Cependant, Marie-Noëlle Bertrand met en évidence dans son article paru dans L’Humanité le 27 Janvier 2012 que toutes les énergies vertes ne sont pas toutes aussi durables qu’on le pense. Elle met notamment en avant les agro carburants qui « n’ont à ce jour rapporté d’autres bénéfices que ceux perçus par les industriels ». Ils n’ont donc pas eu d’impact significatif sur l’environnement, puisqu’ils ne  sont pas aussi compétitifs que les autres carburants comme le gazole ou l’essence, puisque ces derniers « permettent de parcourir 100 kilomètres,  le biodiesel  n’en autorise que 89 et le bioéthanol que 69. »
Ces agro carburants ne répondent donc pas à tous les critères du développement durable, puisqu’ils ne s’intègrent pas dans la partie économique de ce dernier.

Grace au Monde et à l’Humanité, on peut conclure qu’il y a des énergies vertes et des énergies « soi-disant » vertes, qui ne n’ont aucun impact (négatif ou positif) sur l’environnement. Au contraire, elles coûtent très cher et ne sont pas accessibles à la majorité de la population qui n’est pourtant pas désintéressée du sort de sa planète.

CORNELIS Morgane, COURTIAL Fanny (2°5)

Cette revue de presse a été réalisée au CDI dans le cadre des A.P de seconde.

Politique pour l’environnement à Mongré (1950 élèves)

1- Économies d’énergie

Mongré s’est lancé depuis une dizaine d’année dans une politique d’investissements pour économiser l’énergie (surface utile du bâtiment 13 000 m2) :

– Mise en place de 9 régulations-horaires différentes ;

– recours aux planchers chauffants (actuellement 900 m2) ;

– diversification des moyens de chauffage (gaz) ;

– changement des fenêtres (double vitrage) ;

– travaux d’isolation des conduites de chauffage, des plafonds et des murs.

 

Pour la consommation électrique :

– Suppression des éclairages halogènes ;

– remplacement des minuteries par de la détection de présence ;

– rénovation complète de l’installation électrique ;

– recours à l’éclairage de type « ballast électronique » depuis 2001 et l’éclairage « leds » depuis 2009.

Ces travaux nous ont permis, malgré des augmentations de coûts unitaires, de conserver un budget « fluides » stable en volume et en % du budget total de l’établissement.

Évolution en euros :

 

2- Tri des déchets :

– Depuis 2002  collecte de tous les cartons par l’association « Le Transit » ;

– mise en place du tri sélectif avec la CAVIL depuis 2002  (Bacs jaunes et verre) ;

– récupération du papier avec des bacs dans les classes + administratif puis collecte par « La Corbeille ;

à papier » pour recyclage depuis 2005 ;

– mise en place de récupérateurs de piles avec le Conseil général depuis 2003.

3 -Achats :

– Papier 100% recyclé pour tous les achats de papier à Mongré ;

– depuis 2005  le légume du plat chaud servi au restaurant scolaire (1100 repas/jour) est issu de l’agriculture biologique ;

– le mobilier scolaire possède le label NF ENVIRONNEMENT : Entreprise SIMIRE (Macon) et récemment RODET certifiée iso 14001 ;

– achats divers avec CAMIF certifiée iso 14001 ;

– acoustique :

* Les chaises des salles de classes sont fabriquées selon un système breveté (Lauréat du décibel d’or 8ème édition) avec une réduction de 10 db(A) par rapport à une chaise traditionnelle ;

* Traitement acoustique du nouveau restaurant des lycéens (300m2) avec notamment la mise en place d’une moquette FLOTEX classée ESA4 et ESA3 selon NRA200 (niveau élevé d’isolation phonique).

4 -Travaux :

Démarche HQE intégrée dans les travaux :

– Gestion des déchets de chantier ;

– gestion de l’énergie ;

– intégration des notions de qualité acoustique et de qualité de l’air pour l’accueil des élèves.

5 -Objectifs :

– Valider ce travail par une certification ISO ou NF qui permettra la pérennisation et le développement de nos actions pour préserver l’environnement ;

– étudier la mise en place de covoiturage pour les familles ;

– connexion au réseau de chaleur de Villefranche s/s

– sensibiliser les élèves et le personnel par des actions.

Vincent CLAIRE, gestionnaire de Mongré.

A Mongré, que de changements !

Le jeudi 3 Novembre, les éco-délégués du lycée se sont réunis en présence de Vincent Claire, gestionnaire à Mongré et de Thierry Manceau de l’association HESPUL afin de  recevoir une formation sur l’écologie.

M. Claire a tout d’abord présenté les actions effectuées par Mongré dans le cadre de la démarche HQE. Cette démarche Haute Qualité Environnementale a 14 objectifs, qui ont pour but le développement écologique et sanitaire des infrastructures, ainsi que la sauvegarde du milieu. Depuis 2002 Mongré s’engage aux côtés de nombreuses associations pour la collecte de cartons, de piles, de papier ou encore de matériel électronique.

Ensuite les éco-délégués, sous l’impulsion de l’intervenant ont réagi par groupes sur des questions en rapport avec les transports. Ces réflexions ont abouti à un échange très enrichissant pour les élèves.

T. Manceau a sensibilisé les éco-délégués à l’écologie par rapport aux transports. Ce thème est d’ailleurs l’axe d’efforts des éco-délégués cette année.

A l’image de tout ce qui à été fait à Mongré depuis 2002, les éco-délégués et l’équipe pédagogique agissent en faveur de l’environnement.

Le tri sélectif en association avec la CAVIL ou encore le recyclage des déchets électroniques en 2009 sont autant de gestes quotidiens qui concrétisent la démarche écologique de Mongré.

De plus, des applications écologiques sont visibles au quotidien :

  • L’arrivée progressive des aliments certifiés AB à la cantine (pain biologique au levain, légumes et féculents) ;
  • l’achat d’un mobilier scolaire fabriqué selon les normes NF (les chaises, récompensées par leur silence avec le décibel d’or en 2002) ;
  • la rénovation des installations électroniques avec l’installation de LEDs en 2009 ;
  • le raccordement du système de chauffage à la centrale d’incinération des déchets de Villefranche (arrêt des 6 chaudières au fioul de Mongré).

Mais tout cela ne suffit pas et nous devons continuer dans cette voie.

Notre prochain chantier sera la mise en place du covoiturage et une politique de sensibilisation à l’utilisation des transports en commun.

Selon l’HESPUL, le bus ne rejette que 25 grammes de Co2 /Km/par personne contre  60 pour l’utilisation d’une voiture.

Il faut donc persévérer et instaurer des projets durables pour réduire l’émission de CO2 !

PRAT François-Guillaume  TS3

Mongré chauffé par l’incinérateur de déchets de Villefranche

Depuis mardi 10 janvier, les chaudières-fioul  sont arrêtées. Mongré est désormais chauffé par l’incinérateur des déchets de Villefranche, relayé par la combustion de copeaux de bois. C’est au total 70 000 à 80 000 litres qui ne sont plus brûlés et c’est autant de pollution en moins. Les chaudières sont encore conservées pendant trois ans.

L’eau arrive à 100°c dans les tuyaux et Mongré  en utilise à hauteur de 80°c.

Prochain défi ? Le bâtiment de Mongré de 150 ans d’âge est classé entre C et B en termes de bilan énergétique (sur un système qui s’étire de A à D). Le but est d’améliorer encore ces performances. Avec les économies réalisées grâce à la réduction de la facture énergétique, la prochaine tranche de travaux vise à un rééquilibrage de l’installation avec :

– Une régulation d’ambiance au deuxième étage autour de 20°c grâce à un système de vannes sur les radiateurs qui se bloquent une fois la température voulue atteinte (montant estimé : 10 000 euros) ;

– la poursuite des travaux d’isolation pour les salles du rez-de-chaussée et du premier étage, l’équipement en fenêtres avec double vitrage ;

– la régulation par la domotique de la température dans les salles : le principe repose sur la remontée d’informations salle par salle sur ordinateur à l’aide de capteurs. Ainsi, dans les salles vacantes, le chauffage pourra être réduit.

Cette démarche s’inscrit financièrement dans le long terme mais s’accompagne d’une rentabilité immédiate concernant le confort de chacun.

Informations recueillies par Mme Dumas auprès de V. Claire

Les combustibles fossiles : pour combien de temps encore ?

Les énergies renouvelables sont en développement alors que les combustibles fossiles sont en phase d’épuisement.

« Réduire notre consommation d’énergie, c’est un défi de tous les jours », voilà ce que pensent les écologistes ou encore ceux qui contrôlent les réserves de combustibles fossiles.

Si on utilisait l’intégralité des combustibles fossiles, avec quelle énergie pourraient s’alimenter les générations futures ?

Monsieur Davide OLIVERO, géologue et maître de conférence à l’université Lyon I, nous a présenté les nouvelles énergies qui remplaceraient les combustibles fossiles, c’est à dire le pétrole, le charbon ou encore le gaz. Ces énergies seraient les énergies renouvelables déjà présentes, mais en très faible quantité. Ces technologies comme les panneaux solaires, les éoliennes ou encore la construction de barrages sont pour l’instant limitées. Les combustibles fossiles représentent aujourd’hui 87 % de notre énergie mais justement, à cause de ce pourcentage élevé et compte tenu du fait que ces ressources sont limitées, ces énergies viennent à disparaître. Selon les spécialistes, il ne restera plus de charbon dans 180 ans, de  gaz dans 60 ans et de pétrole dans seulement 40 ans.

Face à ce constat, les chercheurs essaient de trouver de nouvelles énergies renouvelables et de développer des énergies disponibles. Les plus gros consommateurs comme l’Asie, qui utilise 8,4 % des énergies présentes, ou l’Amérique du Nord, qui en utilise 18%, doivent réduire leur consommation et passer aux énergies renouvelables. Cette  surconsommation énergétique entraîne, de plus, de graves  problèmes environnementaux comme le réchauffement climatique (causé par le CO2 rejeté dans l’air).

Alors, si l’utilisation des énergies non renouvelables utilisées par l’homme ne cesse pas, que se passera-t-il ?

Charlotte GILLON, Mylème LALANNE et Louise FRANCK

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.