Oh rage !

Une brise légère passait dans la forêt
Un ciel de nuages couvert annonçait un orage d’été
Un grondement se fit entendre
Puis plus rien…on ne peut pas comprendre.
Une lumière soudain jaillit
Mais d’un éclair cela n’est pas dit
Un oiseau du haut de son nid
Vit des monstres dont le moteur vrombit
Puis l’orage se déchaîna
Et les monstres avancèrent avec fracas
Avec leurs forces tout s’éclaira
Leur travail incendiaire commença…
Lorsque le soleil fit son apparition
Tout revint dans un calme assourdissant
Mais on remarqua alors la disparition
D’un grand nombre d’arbres si réconfortants.

Seconde 1- Lire pour demain
Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Il est venu le temps du dernier soupir…

Il est venu le temps

Il est venu le temps du dernier soupir…
Il est venu le temps du dernier soupir
Petit ours blanc qui va bientôt mourir
Seul sur son petit bout de glace
Il attend lentement que les heures passent.
Repensant à toutes les joies qu’il a partagées
Ces derniers temps sur ses monts glacés
Vous, petits hommes de la cité.
Pensez à ces heures tant aimées que vous avez gâchées.
Dans votre monde fermé à la discussion
Vous ne pensez pas que votre pollution
Peut changer le cours d’une existence.
Il est à terre, son poids l’emmenant à la mort
Volant sa vie, son précieux trésor…
Il est venu le temps de son dernier soupir

 

Seconde 1- Lire pour demain
Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Dame Nature

Jeunes humains, apprenez à respecter la Nature Variante obligatoire de la conception de notre futur Prenez le temps d’observer ce qui nous entoure Et scrutez ce qu’on appelle les alentours. La biodiversité est fascinante Parée de millions d’espèces étincelantes Pourquoi gâcher ces petits bouts de vie Pour quelques villes de plus, ça n’en vaut pas le prix ! Respectez votre milieu Si beau et mélodieux Ne cherchez plus le bonheur Il est ancré au fond de notre cœur

Seconde 1- Lire pour demain Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Vers un monde alternatif ?

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Vers un monde alternatif ? paru en 2002 dans collection Et toc !

Vers un monde alternatif 1

Ecrit par Benoît Broyart, Mathieu de Muizon et Sylvie Muniglia, ce livre nous permet de comprendre ce qu’est vraiment le développement durable ou plutôt le développement soutenable. Il fait référence à de nombreuses associations (Attac, W.W.F etc.) et nous donne des exemples concrets d’actions éco-citoyennes.
Présenté sous forme d’abécédaire, drôle et décalé, il contient des dessins humoristiques mais aussi des parties dialoguées entre trois personnages : Gaëtan, Vanessa et Ryan.
A la fin de l’ouvrage, il y a aussi un quiz qui nous permet de revoir les points importants abordés : l’économie sociale et solidaire, la décroissance, l’éco-construction, le recyclage etc.
J’ai bien aimé ce livre car il est facile à lire et présenté de façon originale. Je le conseillerais à des adolescents d’environ 13 ans qui aiment s’informer de façon humoristique et ludique
A lire absolument !

Amandine Chamey Seconde 1

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Arts, littérature et écologie

Lors de la SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE qui se déroulait du 31 MARS AU 04 AVRIL 2014,

le CDI a organisé une exposition/rencontres sur les thèmes :

« Arts, littérature et écologie ».

Affiche expo

Diverses classes ont préparé et participé à cet évènement dont voici le contenu :

Seconde 1 : salon du livre engagé en faveur de l’écologie. Rencontre de trois auteurs :

ISABELLE COLLOMBAT pour son livre Chico Mendès, non à la déforestation le 31 mars de 09h à 12h et de 13h30 à 14h30

Arts, littérature et écologie2
SYLVIE MUNIGLIA pour son livre Vers un monde alternatif le 31 mars de 13h30 à 17h30 et le 01 avril de 08h à 12h

Arts, littérature et écologie3
XAVIER RENOU pour son livre Désobéir à la voiture le 03 avril de 11h à 12h et de 13h30 à 17h30
Arts, littérature et écologie4
Seconde Ulis : présentation de la BD Niourk le 03 et 04 avril de 10h à 11h

Arts, littérature et écologie5

Seconde option Arts : exposition d’œuvres sur le thème de l’écologie.

Arts, littérature et écologie6

Arts, littérature et écologie7

Première L/ES2 : exposition en anglais sur le thème de la surconsommation.

Arts, littérature et écologie8

Première L/ES2 : exposition sur l’aménagement du territoire à la manière du fauvisme.

Arts, littérature et écologie9
Troisième 1 : réalisation d’un électro-totem avec l’aide de l’association « Science et art »

Arts, littérature et écologie10

Arts, littérature et écologie11

Le début de la fin

Le début de la fin

Jeudi 23 juin 2046
Une catastrophe. Le début de la fin. Nous avions été prévenus longtemps à l’avance, mais à force d’ignorer les avertissements, les forces de la nature se sont rebellées. Le terrible tsunami qui a ravagé la moitié de l’Europe il y a maintenant deux semaines s’est enfin retiré. Les eaux sont maintenant complètement polluées, l’eau potable diminue à vue d’œil et va bientôt disparaitre. La faune marine a succombé. D’autres effets secondaires, toujours plus terribles les uns que les autres, apparaîtront d’un moment à l’autre.

Vendredi 24 juin 2046
Nous avons désormais des chiffres quant au temps qu’il nous reste avant l’épuisement des réserves d’eau potable. Dans trois semaines, les plus faibles s’en iront, et la vie disparaitra doucement de la terre. Des rations ont été mises en place, la guerre de l’eau a commencé. Dans la panique naissent de nombreuses émeutes, les blessés sont nombreux et les ressources pour les soigner sont épuisées. Nous courons vers une nouvelle catastrophe. Dans les pires moments où les humains devraient user de compassion, amour et entraide, ils ne connaissent que violence, haine et égoïsme. L’instinct animal se sera perpétué durant toute l’existence de l’Homme.

Dimanche 26 Juin 2046
Ma sœur s’est empoisonnée avec de l’eau de pluie polluée. Nous avons fait le choix de nous priver d’eau pour elle malgré les mises en garde et reproches des autres habitants. Ils prétendent qu’elle finira par mourir, que nous réduisons notre vie en gaspillant de l’eau. Je continue à espérer. Un miracle peut encore arriver. Son état s’aggrave d’heure en heure. L’eau manque. Je ne sais plus que faire : la sauver et risquer de mourir ou l’abandonner, son cas étant soi disant désespéré.

Mardi 28 Juin 2046
Cette nuit, ma tendre petite sœur s’en est allée de cette terre. Nous la pleurons, mais savons que nous ne tarderons pas à la rejoindre. L’eau diminue à vue d’œil et la nourriture commence à manquer. L’air est humide, sale. Tout moisit. Le sol est boueux. L’homme paye enfin le prix du saccage qu’il a fait de la nature. Le désespoir s’empare de la population et nous apprenons de nombreux suicides. Je continue à espérer. C’est un véritable carnage, nos ancêtres n’auraient jamais pu imaginer ça.
Ce journal a été retrouvé en France à Billom. Ce petit village se situe à 20 Km à l’est de Clermont Ferrand.
En effet, en juin 2046, un tsunami ravageant la France et l’Europe avait causé la perte de nombreuses personnes. Comme on peut le voir dans cet extrait, la survie des humains était remise en cause à ce moment là : les catastrophes naturelles ne faisaient que s’enchainer, provoquant des catastrophes nucléaires, pollution de l’eau liée aux usines… Heureusement ce phénomène inexplicable finit par s’arrêter en janvier 2047 sans aucune explication.
Cet extrait de journal découvert en avril 2083 est aujourd’hui conservé au musée de la nature à Ottawa au Canada. La reconstruction des villes et villages est un travail énorme. Les prévisions de l’accroissement démographique ont été chamboulées : 11 milliards avaient été prévus pour 2100, 740 millions pour l’Europe, la population européenne a quasiment été rayée de la liste… Le tsunami a beau s’être retiré, le niveau de l’eau a tellement augmenté qu’une partie de l’Europe est devenue océan, la seule partie de l’Angleterre encore émergente n’est plus que marais.
Les politiques espèrent une avancée technologique rapide pour arrêter la fonte de l’Arctique, autrement la catastrophe européenne ne va qu’empirer.

Lorentz Xénia, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature (E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

Naya, la guerre de l’eau

Naya, la guerre de l'eau

Nous sommes en 2124.

Les problèmes causés par le manque d’eau potable sur Terre n’ont cessé de s’aggraver. Aujourd’hui, la quantité d’eau non polluée sur la planète est infime, la population a été divisée par quatre et ne cesse de diminuer, l’espérance de vie moyenne est de 25ans et la fin du monde approche à grand pas.
Naya est une petite fille âgée de 9 ans, mais, malgré son jeune âge, sa peau est ridée comme celle d’une très vieille personne, ses cheveux sont presque inexistants, elle est extrêmement faible, tout le temps malade, elle est à la fin de sa vie. Cette misère touche toute la population mondiale, à l’exception de quelques élites qui ont encore accès au peu d’eau potable restant. Naya n’a droit qu’à un verre d’eau par jour, eau non assainie, non purifiée, porteuse souvent de maladies en tous genres. Sa famille n’a pourtant pas toujours vécu dans de telles conditions, puisqu’elle est l’arrière- arrière- arrière- petite- fille d’un Président des États Unis. Sur Terre, il n’y a presque plus de nourriture et les gens s’entretuent pour quelques gouttes d’eau ou pour quelques légumes. C’est le chaos total. Nous ne parlons plus de conditions de vie mais de survie. Une femme sur deux meurt à l’accouchement, les commerces ne fonctionnent presque plus, et un tiers de la population dort dans la rue. Tout est pollué, l’eau, l’air, à tel point que plus personne ne sort sans masque de protection. Toutes les villes sont recouvertes de nuages de pollution permanents, comme un brouillard constant, extrêmement nocif. La NASA envisage d’envoyer des hommes sur une autre planète, mais d’ici le moment où ils auront trouvé le moyen d’en rendre une habitable, les statistiques affirment qu’il n’y aura plus de vie sur Terre. Des centaines d’espèces d’animaux ont déjà disparu, c’est un désastre. Hommes, femmes, chaque être humain est terrorisé par son avenir, le nombre de suicides dans le monde chaque jour se compte maintenant en dizaines de milliers.
Ce matin-là, à son réveil, Barack Obama n’était plus tout à fait le même. Il savait qu’il devrait user de tout son pouvoir et de toute son influence politique pour que ce cauchemar ne devienne jamais une réalité. Il voulait désormais renforcer les actions de sensibilisation au développement durable, et prendre ce sujet très au sérieux. L’eau est loin d’être un simple moyen d’hydratation, c’est un élément essentiel pour la planète.

Mélissa Clar et Elsa Depaw, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature ( E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

L’exposition « Arts, littérature et écologie » médiatisée par Le Progrès

Article paru dans Le Progrès du 4 avril 2014

Progrès

Les soupirs du monde

Les soupirs du monde
Alors qu’Octus buvait une gorgée de café, les premiers résultats apparurent. S’ils étaient convaincants, il obtiendrait sûrement le prix Nobel ! Tandis que l’écran affichait des lignes de code, le jeune scientifique imagina les immenses progrès que l’être humain ferait en téléphonie. Finis les décalages entre le son et l’image. Finis les décalages entre le présentateur-télé et le journaliste. Finis les décalages entre les utilisateurs de Skype… L’onde qu’il avait découverte ouvrait de nouvelles possibilités presque infinies ! Elle ne traversait pas seulement la matière, elle traversait aussi les barrières physiques qui séparaient notre dimension à une autre, hors du temps.
Il lança le traitement informatique. Après un chargement qui lui sembla durer une éternité, un grésillement résonna dans la salle d’expérience. Il monta le son. Personne ne pouvait l’entendre de toute façon, il était en plein milieu d’une plaine perdue du Pôle Nord. Après maints calculs, tests et expériences, il s’était révélé que c’était l’endroit où l’onde s’était le plus manifestée.
Octus lança la restauration du fichier-audio. Ces interférences étaient bon signe. Il captait quelque chose. Il attendit quelques minutes puis lança la lecture du fichier :
« Tout se passe exactement comme je me l’étais dit, enfin… je crois que c’était moi, l’homme de la radio ! AHHRG ! JE DEVIENS FOU !!! Le monde dehors ne vaut plus rien. Depuis l’Effondrement, tout est allé si vite ! Les catastrophes naturelles, les catastrophes artificielles provoquées par les guerres, les attentats… je ne sais plus qui je suis…ni ce que je suis… NOTRE FIN EST PROCHE ! L’humain s’est détruit ! L’HUMAIN S’EST TU ! CETTE BANDE DE LARVES QUI PARESSAIT DANS LE CANAPE PENDANT QUE LA PLANETE DEVENAIT PUTRIDE. J’en ai marre ! JE CRAQUE ! » Octus entendit des sanglots étouffés. Après quelques minutes, une voix enrouée finit par se faire entendre : « Tu peux encore tout changer…toi…moi je n’ai pas prêté attention aux quatre autres messages… je n’avais vu que l’aspect scientifique de la chose… mais toi… il te reste encore quelques jours… notre monde a parlé…et… nous ne l’avons pas écouté»
Le scientifique ouvrait et refermait la bouche, abasourdi. Etait-ce possible ? Un message du futur. Cela lui rappelait les livres de science-fiction qu’il lisait étant adolescent. Non, en fait, ce qui le stressait le plus était le fait que le message semblait lui être adressé…
Mais la science avant tout ! Il diminua la puissance de l’impulsion et relança un appel. Après trois interminables minutes, il capta quelque chose. Il refit les manipulations nécessaires et démarra la lecture du fichier :
« Il est vingt-trois heures, j’ai faim, j’ai froid. Je n’ai pas réussi à réparer le chauffage. Les groupes électrogènes sont morts. Je ne peux plus sortir pour chasser le peu de phoques ou d’ours qu’il reste. A cause des 1,5C° pris en sept ans, de la surconsommation et des marais noirs, la banquise est devenue une soupe immonde de déchets et de pétrole. Ce qui a rendu mon terrain de chasse impraticable et mes proies très agressives. En plus, la fonte des pôles a provoqué de grandes inondations et des tsunamis démesurés un peu partout dans le monde. Miami, New York et toutes les îles tropicales de l’Indonésie ne sont plus que de vieux souvenirs. Et en parlant de tropiques : l’extension imprévue de la zone tropicale a provoqué de nombreuses épidémies incontrôlées. Les fidèles extrémistes du « Grand Renouveau », eux, continuent leurs attentats. Bien qu’ils semblent s’être calmés, ils affirment que la fin de la « Purge humaine » approche. Ils n’ont pas tort. D’après mes estimations, encore cinq ans et on ne verra plus un humain vivant à la surface de la terre. NOTRE MONDE HURLE, POURQUOI PERSONNE NE L’ÉCOUTE ??? »
C’était la même voix que dans le premier message. Il en était sûr. Mais…quelque chose d’étrange imprégnait cette voix…quelque chose qui lui était… familier… trop familier. Une idée germa dans son esprit. Était-ce possible ? Après tout, il s’agissait du temps. Peut-être que cette dimension censée être hors du temps était La dimension du temps…
Il devait en avoir le cœur net. Il effectua le même protocole et lança la lecture :
« Le ravitaillement s’est arrêté il y a quatre semaines. Des semaines ou des années, quelle importance ? Je me suis préparé à ça. Je me suis rationné et j’ai construit du matériel de chasse. Je peux encore survivre quelque temps. Les théoriciens du « Grand Renouveau » on enfin était arrêtés. Mais cela n’empêchera pas les plus fidèles au mouvement de continuer leur croisade, leur foutue « Purge humaine ». Et puis les guerres de l’eau et du pétrole sont bien plus efficaces. On se balance des bombes nucléaires sans penser une seconde que ça pervertit les ressources qui sont source des conflits. D’après la radio, les catastrophes naturelles s’enchaînent : des tremblements de terre provoqués par tous les forages effectués pour récupérer des énergies fossiles, toujours plus profondément ; des tsunamis et ras de marées provoqués par la fonte des glaces et ainsi de suite. Non, le pire, ce sont les catastrophes artificielles, les fléaux : au lieu de se pencher sur des méthodes de préservation de la nature et de l’humanité, les scientifiques et les chimistes ont fabriqué des armes de destruction massive. Des tornades de flammes, des pluies toxiques, des invasions de sauterelles mortelles pour les plantes et les hommes, et des microbes de tous types. Notre monde crie, il faut qu’on l’écoute ! »
Octus réfléchissait. Il n’y avait plus de doute possible. Il en était sûr. Il connaissait l’homme qui parlait. Il le connaissait très bien !
Il baissa considérablement la puissance de l’impulsion. Il capta, traita et écouta le fichier audio. Les premiers mots confirmèrent sa pensée :
« Journal de bord du docteur Pélinar Octus. Cela fait maintenant neuf mois qu’il y a eu l’Effondrement. Neuf mois pendant lesquels les humains se sont entretués pour leur argent. Les guerres nucléaires ont réduit le monde en poussière mêlée de sang. Neuf mois que j’écoute toutes ces horreurs à la radio. Les partisans du « Grand Renouveau » ont de nouvelles cibles… c’est…horrible…ils visent les enfants. D’après eux, les enfants représentent l’espoir de fertilité… Et eux, tout ce qu’ils veulent c’est l’éradication complète de l’espèce humaine. Les autorités de chaque pays chassent ces illuminés. Hier encore, ces malades ont fait exploser un train plein de jeunes entre quatre et neuf ans qui fuyaient un Paris en flammes. En plus, les catastrophes naturelles s’enchaînent et d’après mes calculs, ça va aller de mal en pis. Le monde gémit, et ils ne l’entendent pas ! »
Un grand silence suivit ce message. Ainsi, Octus écoutait des messages envoyés par lui-même ! Une version de sa personnalité future ! Mais le premier message qu’il avait écouté, celui qui était le plus loin dans le temps lui était adressé ! Pourquoi ? Etait-ce une boucle ? Et puis cela ressemblait à un avertissement. Mais un avertissement de quoi ? Qu’est-ce que pouvait bien être l’Effondrement ?
Il diminua au minimum la puissance de l’impulsion, capta et lança une dernière fois la lecture du fichier reçu :
« Journal de bord du docteur Pélinar Octus. Depuis l’effondrement de la bourse, tout s’accélère. En effet, depuis que l’argent n’a plus de valeur, tout le monde veut avoir le sien en liquide. Un simple bug informatique sur les ordinateurs de la bourse et le monde prend fin. L’homme n’a toujours vécu que pour sa richesse personnelle sans penser à la richesse collective. Ils vont pourrir l’environnement pour préserver leur argent…Ils sont pathétiques. Les hackers et les terroristes profitent de la situation. En plus de cela des vagues de suicides bien plus importantes que celles de la crise de 1929 secouent le monde. Apparemment, de nouveaux groupes d’illuminés se sont formés. Les pires semblent être les partisans du « Grand Renouveau ». Ils disent pratiquer la « Purge humaine ». Ces fous furieux font des attentats pour tuer le maximum de personnes. Ce serait pour soi-disant « purifier le monde, pour que la terre mère puisse se recréer sans l’activité humaine ». Quelle bande de crétins !
Ainsi, l’argent est bien la cause de tous les maux. C’est le déclin de notre civilisation. Le monde soupire, il faut l’écouter, c’est notre seule chance de survie… »
« Notre seule chance de survie…» murmura Octus. Cela sonnait vraiment comme un avertissement. Il réfléchissait à toute vitesse. Il était un brillant physicien détenteur d’un doctorat. Il pourrait facilement et avec précision calculer les dates de chaque message.
Il se mit aussitôt au travail et au bout de quelques minutes, cinq dates s’affichèrent à l’écran :
03/02/ 2022
24/09/2021
15/01/2021
Octus sursauta en lisant les deux dernières dates. Il devait il y avoir une erreur de calcul. Il vérifia, en tremblant, le calendrier pour savoir quel jour il était : lundi 16 juin 2014. Il posa encore une fois les yeux sur les deux dernières suites de nombres puis il s’évanouit :
08/02/2015
21/05/2014

Nathan Greslin 2.1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature avec Mmes Néau et Novales et en lien avec le prix « Lire pour demain ».