Marée noire dans le Golfe du Mexique

Dans « Le Figaro » du 30 mai 2010, l’article nommé « USA, la pire marée noire » considère que la marée noire qui souille le Golfe du Mexique depuis cinq semaines est un désastre écologique et une des pires catastrophes enregistrées aux Etats-Unis. Carol Browner, la conseillère du président Obama sur l’environnement livre à la NBC que, malgré cette catastrophe, elle reste optimiste sur le fait qu’il y a davantage de pétrole dans cette région qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire. BP (British petroleum) estime qu’il y a des centaines de milliers de  tonnes de pétrole dans le Golfe depuis l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, le 20 avril. Cet article nous montre bien l’optimisme des américains sur les grandes catastrophes !

L’article de Stéphanie de Fontenoy du journal « La Croix » pose la question de la maîtrise de cette catastrophe écologique. Celle-ci entraîne de graves conséquences sur les animaux marins et sur les oiseaux. Par exemple, les américains ont publié des images-chocs dans la presse à commencer par celle d’un pélican souillé de pétrole, figé au sol ; cet animal étant le symbole de l’Etat de Louisiane. L’article publie également de grands titres qui dénoncent la catastrophe comme :

« De nouvelles règles pour le forage en mer », « Obama de plus en plus critiqué » et « L’Amérique pas prête à se passer de son addiction à l’or noir ». Cet article dénonce donc l’inefficacité et le manque d’investissements des Etats-Unis dans cette affaire.

L’article du journal « Le Monde » écrit par Gaëlle Dupont publié le 22 Juin nommé,  Mark Benfield, professeur en océanographie regrette qu’il n’y ait pas plus de renseignements sur les dégâts. Cet article dénonce encore une fois comme dans  La Croix  le manque d’investissement des USA et pointe du doigt les aides insuffisantes face à cette catastrophe.

En conclusion, les Etats-Unis, aux yeux des journalistes français, sont victimes mais aussi responsables de cette catastrophe écologique. Les américains, eux, jugés trop gourmands par les autres pays, restent toujours optimistes sur l’avenir.

Clément Lonchanbon et Thimothé Favier.

Cette revue de presse a été réalisée au CDI.

Les tornades aux USA

Les Etats-Unis ont été victimes la semaine du 25 avril du passage de nombreuses tornades qui ont dévasté le sud du pays et fait plus de 300 victimes. L’état d’urgence à été décrété dans 7 états du fait de la puissance de la tempête et des dégâts considérables. Ce sont près de 250 tornades qui ont frappé une dizaine d’états différents. D’énormes dispositifs de sauvetage ont été déployés pour retrouver d’éventuels survivants bloqués sous les débris.

Comme nous le fait remarquer la radio RFI et le magazine Paris Match, Barack Obama s’est immédiatement déplacé pour affirmer son soutien aux victimes de cette terrible catastrophe.

Libération du 29 avril 2011 souligne le fait que de tels événements ne se sont pas produits depuis plus de 80 ans, et que les dégâts sont estimés à plus de 4milliards de dollars ; on apprend également que la plus grosse tornade observée avait des vents d’environ 350km/h et que dans certaines villes, des quartiers ont été totalement rasés.

Tous les journaux relatent l’histoire de familles ayant échappé de peu aux tornades mais qui ont tout perdu. On dénombre dans les zones les plus touchées plus de 100 000 personnes sans domicile, plus d’un million de personnes privées d’électricité et quelque 1800 blessés.

Pour l’instant, peu de données ont été officiellement confirmées mais les journaux ont d’assez bonnes sources et le nombre de sinistrés est effectivement très élevé.

On peut redouter, avec le réchauffement climatique, que le nombre de tornades ne cesse d’augmenter dans certaines régions du monde.

Journaux : RFI, Libération, Paris Match                 Date : 29avril 2011

 

William Bosse

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI.

Le marché bio : une nouvelle tendance ?

Entre 2008 et 2010, 1600 nouveaux produits et boissons alimentaires ont été commercialisés avec un argument environnemental, nous déclare Aglaé Chalus dans Le Monde du 31 mars 2011. Les produits « verts » sont décidément à la mode et rapportent de plus en plus gros : les produits alimentaires bio ont rapportés 3,3 milliards d’euros en 2010 soit 10% de plus qu’en 2009. Nous apprenons dans Le Figaro du 28 mars 2011 que l’époque où l’écologie ne s’imposait que par la contrainte et la culpabilité est révolue : se faire plaisir devient un élément moteur du développement durable.

Pourtant, agir pour le développement durable ne se résume pas à fermer le robinet d’eau en se lavant les dents, se battre avec les écolabels ou faire attention à l’électricité consommée, mais la consommation écologiquement correcte concerne aussi la construction avec l’utilisation de matériaux naturels, l’équipement ménager en remplaçant les ampoules normales par des ampoules à basse consommation, le recyclage. Tous ces conseils peuvent être retrouvés dans Le Figaro du 28 mars 2011.

L’objectif du Grenelle de l’environnement qui est supposé être atteint d’ici 2012 est que 6% de la surface agricole soit biologique. Mais cela ne devrait pas être une grosse difficulté puisque ce marché est en plein développement et de plus en plus d’agriculteurs se convertissent au bio, nous affirme Audrey Chauvet le 3 février dans le 20 minutes.

Du côté des consommateurs, le bio est toujours en progression et la vente a été « boostée » notamment par les jus de fruits en grandes surface, par les légumes et produits frais et enfin par l’épicerie telle que les compotes ou encore les soupes.

Si les ménages se convertissent à ce nouveau mode de consommation c’est avant tout pour leur santé ou pour la saveur de ces produits ; le lait est également un élément déclencheur d’une alimentation issue de l’agriculture biologique plus particulièrement lors de l’arrivée d’un bébé dans une famille, nous déclare le 20 minutes.

La cosmétique bio se construit en douceur, ayant rapporté 270 millions d’euros en 2010 nous informe Le Monde. De plus, on peut jouer avec les matériaux, les matières ou textures, les produits recyclés pour intégrer le design et la décoration dans la notion de durabilité sans pour autant sacrifier le côté esthétique. Tout cela donne l’impression d’une écologie modernisée, sortie de l’adolescence et qui n’a plus besoin de montrer à quel point elle est différente, nous affirment Christophe Doré et Caroline Sallé dans Le Figaro.

Serge Papin, PDG de Système U explique au quotidien Le Monde que « les clients du bio ne sont pas que des bobos », ce qui sous-entend que consommer des produits bio peut être accessible à tous et non pas seulement aux personnes et familles les plus riches.

Clémentine Morateur, Camile Ravaux, Perrine Bringer et Charlotte Micheau.

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

 

La pollution de la mer Méditerranée.

D’ après le monde du 30/12/2010 « 250 milliards de fragments de plastique polluent la Méditerranée ». Ce qui sont des déchets minuscules avalés par les planctons eux-mêmes mangés par les poissons et qui pourraient finir dans nos assiettes .La valeur extrapolée de déchets serait d’environ 500 tonnes pour la mer Méditerranée.

Des micro- fragments de plastique.

Libération du 30/12/2010 estime que les mers et océans sont en danger. Le journal compare les 500 tonnes de micro-fragments de la mer méditerranée aux 1100 tonnes que contiendrait un gigantesque tourbillon formé de courants marins dans l’Atlantique. Autrement dit l’océan Atlantique serait 2 fois plus pollué que la mer Méditerranée.

De plus, l’océan Pacifique est lui aussi très touché. L’Express du 20/12/2010 le qualifie de « Poubelle flottante » et affirme que  cet océan contient 1 million de déchets non biodégradables au kilomètre carré dont 80% d’origine terrestre.

L’essentiel du commerce passe par la voie des mers et il existe des zones d’accumulation où de nombreux animaux périssent par ingestion de plastique.

Selon Greenpeace, 267 espèces seraient ainsi touchées.

La tortue en est un exemple car chaque année des tortues meurent d’étouffement après avoir ingéré des sacs en plastique qu’elles confondent avec des méduses.

Une méduse

Des éthologues ont noté que des animaux marins ingèrent une trentaine d’objets en plastique contre une douzaine dans les années 1980. On peut donc en conclure que les espaces marins sont beaucoup plus pollués qu’auparavant.

La colonisation de ces micros fragments se fait aussi par les algues et modifie ainsi l’écosystème.

D’après l’article du Point du 21/06/2010 intitulé « Le retour des tortues », l’eau se réchauffe et cela incite donc les habitants des fonds marins à venir peupler les côtes. Des tortues ont été ainsi aperçues tout au long de l’hiver, un fait exceptionnel.

Clarisse Ormezzano et clémence Brunel.

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

L’engagement écologique de la Chine


Le 14 mars 2011, quelques jours après la catastrophe nucléaire au Japon, la Chine semble prendre conscience des problèmes écologiques. La situation environnementale est en effet, très  préoccupante dans ce pays et les dirigeants politiques vont tenter d’y remédier.

Le journal Tribune consacre un article sur cet engagement. Durant une conférence de presse, le vice-ministre de l’environnement Zhang Liqun a déclaré à la réunion annuelle du Parlement « Notre croissance économique rapide n’a fait que nous amener des problèmes environnementaux ». Le journal Le Monde précise la présence du premier ministre, Wen Jiabao qui a insisté sur« L’opportunité d’ajuster le mode de développement économique et de régler les déséquilibres, le manque de coordination et de durabilité qui ont prévalu en Chine depuis longtemps ».

Il a également rappelé les objectifs environnementaux de la Chine, dont celui de réduire la consommation d’énergie de 20 % entre 2006 en 2010, dernier plan non atteint. Zhang Liqun s’est engagé à ce que son pays  réduise cette année de 1,5 % les émissions de ses principaux polluants, dont le dioxyde de souffre.

Il est vrai que l’environnement est un des piliers dans l’équilibre d’un pays (pilier économique, social et environnemental).

Le magazine Le Point  précise que « le développement de la Chine s’adapte à la situation chinoise, pas à un modèle ».

Est-ce vraiment un plan ambitieux ?

Ce plan est jugé très ambitieux en matière d’environnement mais, malgré les efforts de Pékin, le gouvernement central pourrait sûrement avoir des problèmes d’application au niveau local. Le vice-ministre de l’environnement en a conscience, c’est pour cela qu’il précise que les gouvernements locaux seront fortement impliqués.

Y’a-t-il d’autres défis pour les Chinois ?

Oui, car le véritable défi du pays reste sa dépendance au charbon, principal émetteur de CO2. La consommation de charbon va continuer à augmenter, et d’après les estimations, elle comptera encore en  2015 plus de 60 % de la consommation totale d’énergie !

Le véritable challenge selon Le Monde est donc de ne pas reproduire les mêmes erreurs jugées trop lourdes. D’ailleurs Monsieur Zhang le confirme  « Nous nous opposerons à de nouvelles coupures, ces incidents sont lourds de conséquences sur la société ».

JENNIFER GAMEL et CELINE AKOUM  2NDE 4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Du bio mais pas du faux !

 Comment distinguer le vrai du faux ?  : Trop de publicités de nos jours abusent du label Bio.

Afin d’argumenter notre point de vue, nous avons analysé deux publicités élaborées par les grandes surfaces  Carrefour et Auchan.

Carrefour

« Agir Bio », c’est bien mais c’est quoi ?

Carrefour en a fait une de ses gammes. L’enseigne a même conçu une publicité pour un jus de fruit qui nous est présenté sur fond blanc. On peut y voir le ventre arrondi d’une future maman. Le titre placé en haut au centre « Carrefour Agir Bio  Agir pour les générations futures » nous suggère que la gamme respecte la conception même du développement durable qui est : «  un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » d’où l’utilisation dans leur slogan de «  générations futures ». L’affiche insiste lourdement sur la vie, la naissance, on peut ainsi y voir une campagne destinée aux femmes puisqu’elles constituent la majorité des clientes. La pub attire donc le regard des mamans qui veulent le meilleur pour leurs enfants. De plus, Carrefour s’engage dans une politique en faveur de l’environnement : « Une fabrication respectueuse des Hommes et de la planète. » Comme ici, ce jus de fruit « bio » ne montre aucune trace de pesticides, insecticides et d’engrais chimiques. Toute la fabrication est contrôlée par des producteurs convertis en agriculture biologique.

Cependant, si un étranger venait à voir cette campagne de Carrefour, il pourrait alors penser que Carrefour est une grande surface de vente de produits biologiques telle que « la Vie Claire » (magasin consacré à l’écologie). Or, si l’on s’intéresse de plus près à la quantité de produits biologiques sur l’ensemble des gammes Carrefour, nous remarquerons alors que les produits respectueux de l’environnement n’occupent qu’une infime partie de la surface de vente.  Carrefour vante ses produits « bio » comme il vante ses produits discounts (carrefour discount) or cette gamme est critiquée par des associations de consommateurs qui pointent du doigt des produits de moins bonne qualité nutritionnelle.

Les consommateurs s’intéressent de plus en plus aux produits écologiques;  il est donc important pour eux de trouver un grand nombre de ces produits dans leurs grandes surfaces.

Vous pouvez continuer à faire vos courses en faveur de l’environnement sans vous préoccuper des publicités mensongères grâce au Greenwashing ; ce terme est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les entreprises abusant du label bio : www.greenwashingindex.com

Avis des jeunes expertes : 3/5

Malgré une affiche attendrissante et un slogan intéressant, Carrefour devrait élargir sa gamme « agir Bio »….

 

Pauline Le Quellec & Estelle Thouny 1ère S3

Auchan    

  

Face à la demande de plus en plus croissante de produits « bio » de la part des consommateurs. Auchan a décidé de créer sa propre marque écologique : « Mieux vivre bio ». Il a également mis en place une politique qui consiste à vendre des produits, pour la plupart, issus de l’agriculture biologique française afin de limiter les gaz à effet de serre. Ces produits sont vendus à des tarifs relativement bas afin que chaque consommateur puisse y avoir accès.

Nous pouvons « découper » la publicité en trois parties. Dans la première nous pouvons voir une image, en haut au centre ; ainsi Auchan a choisi d’illustrer sa pub avec quatre personnes, deux enfants et deux adultes, nous pouvons donc penser à une famille. Ils portent un tee-shirt avec le slogan « Auchan développement durable » et arborent un large sourire. Ce qui peut nous faire penser qu’Auchan joue sur le bonheur et le rayonnement de cette famille. Les enfants représentent la génération future. C’est l’idée principale du développement durable : protéger les générations futures ; ainsi Auchan joue sur la sensibilité des gens avec le sous-entendu : si vous achetez bio, vos enfants seront en bonne santé.

Analysons le slogan lui-même «agir pour la planète c’est bien, en faisant des économies  c’est mieux ». A travers, celui-ci Auchan nous prouve une nouvelle fois qu’il s’adresse à tous les consommateurs grâce à des tarifs compétitifs. En 2010, Auchan s’est engagé à mettre en rayon 50 produits « bio » à moins d’un euro. De plus, ces produits « bio » sont utilisés au quotidien (comme la pâte à tarte). A travers ce slogan, Auchan joue sur l’argent, grande préoccupation des consommateurs en temps de crise. En effet, il incite à faire des économies en faisant acheter des produits : c’est donc une publicité lucrative.

Dans la partie inférieure de la publicité, nous voyons qu’Auchan joue sur trois thèmes du développement durable. La première concerne la nature en général avec les pastilles de lave-vaisselle. Ensuite, pour l’économie d’énergie grâce à des prises programmées ne laissant passer le courant qu’à certaines heures. La troisième concerne l’eau avec une photo d’un terreau biologique. Ainsi Auchan joue sur tous les plans. Il montre qu’il est entièrement bénéfique d’acheter des produits écologiques et que, pour cette grande surface, l’écologie est une priorité. Mais peut-on leur faire confiance? Il suffit de regarder les rayons de grandes surfaces pour s’apercevoir que les produits écologiques représentent un moindre pourcentage.

En conclusion nous pouvons dire qu’Auchan joue sur la jeunesse et le destin des générations futures afin de persuader la population d’acheter « bio ». Néanmoins, nous pouvons voir une certaine limite à l’efficacité de ses publicités puisque seulement 15.57% des personnes interrogées lors d’un sondage déclarent acheter des produits éco-responsables cette année. Vu la crise écologique mondiale actuelle, ce pourcentage paraît dérisoire.

Avis des jeunes expertes : 2/5

Malgré un slogan très accrocheur, le reste de la publicité reste terne et donc peu attrayant. De plus, on peut y voir un message implicite : acheter écolo pour faire des économies. Cela montre bien que l’enseigne cherche avant tout à faire des bénéfices. La protection de la nature n’est pas la finalité recherchée…

Fausse pub

Mélanie Martin& Amandine Salembier 1ère s3

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert dans le cadre des cours d’ECJS

                                                                                                                                                            

Un déo dit « bio»

D’après la dernière campagne de publicité d’Ushuaïa, leurs déodorants sont certifiés « bio ». Mais le sont-ils vraiment ?

Gel douche bio-truc, déo bio-machin, le nouveau marché du bio n’a pas fini de nous en faire voir. En France, il n’existe actuellement aucune réglementation pour encadrer l’usage du terme bio en cosmétique. Ce qui peut paraître contradictoire puisque dans le domaine de l’alimentation les réglementations sont très strictes. En 2006, la direction générale de la concurrence de la consommation de la répression des fraudes (DGCCRF) a testé 47 produits prétendus naturels ou biologiques mais 6 d’entre eux ne rentraient pas dans les normes écologiques.

C’est pourquoi nous avons décidé de nous pencher sur la fiabilité d’une publicité concernant les déodorants biologiques Ushuaïa.

Des composants fiables ? :

A première vue, tout converge pour nous prouver l’aspect naturel de ce produit. Sur la publicité on retrouve tous les items « bio » : couleurs, fleurs, fruits, plantes … Par ailleurs, nous pouvons voir le logo « cosmétique bio, charte cosmébio ». Après vérification, nous avons constaté que ce produit labélisé par cosmébio est certifié par écocert (cosmébio est une référence en cosmétique naturelle, écologique et biologique ; écocert, lui, délivre une certification pour les produits issus de l’agriculture biologique, les cosmétiques écologiques et biologiques). Le soutien de ces deux labels à la gamme de ce produit n’est pas anodine, ni négligeable. Il représente un atout pour la vente du produit. Pour approfondir la critique de ce cosmétique, nous nous sommes intéressées aux composants de ce déodorant Ushuaia. Ainsi, il est certain que les ingrédients sont 100% naturels. Si l’on prend l’exemple de l’aloe vera, on apprend qu’il est d’origine bio. Cependant, les ingrédients provenant de l’agriculture biologique ne représentent que 20% du produit. De plus, certaines substances naturelles comme l’inaloeol, lemonere, benzyle, alcool …sont potentiellement allergisantes pour des personnes sensibles.

Les limites de l’emballage :

Le déodorant contient parallèlement ce qui peut être à l’origine d’irritation. Concernant l’emballage, il est réalisé en polypropylène qui d’après U est recyclable à un très bon point mais Le magazine Terra Economica de novembre 2008 affirme que l’emballage des déodorants en plastique pose problème, car il ne se recycle seulement que s’il est composé exclusivement d’aluminium, d’acier ou de verre. En effet, seules deux sortes de plastique trouvent une seconde vie. Or le paquet de ce produit ne fait pas partie de cette catégorie. Si nous comparons l’emballage de ce produit avec d’autres emballages en plastique, nous constatons qu’il est possible d’obtenir des solutions plus écologiques. Volvic, par exemple, a crée la première bouteille éco-conçue  (20% de plastique végétal issu de canne à sucre et 25% de plastique recyclé). En outre Ushuaïa aurait pu aller plus loin en proposant des emballages rechargeables comme de nombreuses marques l’ont déjà fait.

Pour conclure, on ne peut pas parler de publicité mensongère pour les déodorants Ushuaïa car le produit respecte quelques exigences écologiques. Malgré cela, nous pourrions nous attendre à plus d’efforts de la part cette marque reconnue. Il faut tout de même garder une certaine vigilance face aux publicités de cosmétiques dits biologiques.

Fausse pub

Clémence Vignon, Pauline Radix, Pauline Reynaud et Eléonore Pahaut (1ère S3).

 Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Le Greenwashing ? Comment décrypter les faux produits écolos ?

On a de très nombreux cas de Greenwashing, scandales courants de l’actualité. Ainsi, tout comme Le chat vert « éco-efficacité », ou encore le fameux K2R écologique dont le slogan « dur avec les taches, pas avec la nature » insiste très lourdement sur des propriétés écologiques en fait irréelles et pousse le consommateur à choisir le produit pour ses qualités environnementales qu’il ne possède pas entièrement. Il s’agit donc bien d’une arnaque écologique !

Il est courant de trouver des publicités concernant des lessives vantant leurs qualités écologiques. On doit donc se méfier des différents slogans publicitaires divulgués de nos jours puisqu’on remarque après étude que peu d’entre elles répondent réellement à tous les critères proclamés par les labels écologiques.

Qu’est-ce qu’une lessive écologique ? En existe-t-il vraiment ? La réponse donnée par les professionnels est, sans le moindre doute, non. En effet, une « lessive écologique » serait un produit sans le moindre impact sur l’environnement. Une étude de 60 millions de consommateurs nous confirme « l’écotoxicité de l’eau de lavage de toutes les lessives ». Il n’existe donc pas de lessive écologique.

Cependant, par leurs composants plus ou moins biodégradables, par le niveau de toxicité de l’eau de lessive, etc., il existe des lessives plus ou moins écologiques souvent reconnaissables à des labels officiels (labels verts, labels européens…)

Ici, on étudiera un cas de Greenwashing avéré, la campagne publicitaire du Chat éco efficacité.

Dans ce cas précis, on a une habile utilisation de l’emballage, de l’étiquette du flacon de lessive, dans le but d’induire le client en erreur. Ainsi, le Chat éco efficacité ® va fortement jouer sur la couleur verte afin de « renforcer la dimension écologique ». De la même manière, les mentions du produit sont précédées de diverses affirmations (« tensio-actifs d’origine végétale et la présence d’aucun rejet polluant au fil du temps dans la nature » ainsi que « efficace même en eau froide ») ainsi que de sigles graphiques, signes ambigus, simples signes esthétiques, mais rappelant au client les écolabels officiels, sans pour autant que le produit en possède, et toujours en jouant, auprès du client, sur la confusion, et le manque de précision.

On retrouve aussi ce manque de précision avec les affirmations de la marque, sans la moindre preuve à l’appui (labels…), telles que « Lessive écologique », « éco », « 100% biodégradables ». Ce dernier label prouve que le produit ne comporte aucune substance nuisible à la nature, mais qu’en est-il réellement ? Il s’agit donc ici d’une publicité mensongère.

De plus, alors que les allégations du produit restent vagues et non prouvées, le consommateur se trouve dans l’impossibilité de se renseigner sur ses réelles qualités. En effet, il ne pourra trouver sur son site www.lechatecoefficacite.fr,  aucune indication concrète sur la nature du produit. On nous indique sur le site de l’observatoire  de la publicité, OIP (observatoiredelapublicite.fr), que « Les lessives dites vertes ou écologiques qui respectent l’éco-label sont celles qui imposent une limitation des substances dangereuses, une biodégradabilité accrue et une réduction des produits issus de la pétrochimie pour un lavage efficace. Même s’il n’est pas parfait, ce label officiel permet de faire la différence entre un produit qui tente de réduire réellement son impact sur l’environnement et les autres. A la lecture des points précédents, on voit que Le Chat est nettement dans la « surpromesse » publicitaire »

Enfin, le produit conduit directement le lecteur à la confusion en sous-entendant que la composition du produit le rend tout à fait écologique. Or, les tensio-actifs d’origine « 100% végétale » n’en font pas pour autant un produit entièrement écologique et biodégradable

Le Chat, avec ce produit, n’a pas de comportement particulièrement contraire à un comportement écologique (ce produit pollue du fait des émissions de dioxyde de carbone puisque sa production est centrée à Nemours, en France…), mais la campagne de publicité étudiée reste un cas de Greenwashing, en raison de l’accumulation de sous-entendus, d’approximations, de mensonges par omission.

Nous avons donc pu voir que la publicité vantant les qualités écologiques du Chat Vert n’était pas réellement véridique. A l’inverse de ce produit très médiatisé, nous avons découvert une nouvelle substance dont les critères écologiques sont vérifiés: les noix indiennes de lavage. En effet, ce détergent naturel ne nécessite pas de transformation ou de production industrielle, c’est pourquoi il est biodégradable et hypoallergénique. De plus, le sac de coton dans lequel les noix sont vendues, est également écologique. Néanmoins ce produit, tout à fait naturel, vient de pays asiatiques. Ainsi la longue distance séparant le lieu de fabrication du pays de consommation induit un transport coûteux, et peu écologique du fait des émissions de CO2.

Cependant la récolte et l’entretien de ce produit entraînent la création de nouveaux emplois dans la région et permettent de développer le commerce équitable. Pourtant ce moyen de lavage montre encore quelques inconvénients liés à une origine naturelle; effectivement, certaines noix commercialisées peuvent être inefficaces à cause d’une mauvaise récolte, de mauvaises pluies  ou encore un mauvais séchage.

De par sa méconnaissance dans les pays développés, ces noix indiennes sont peu commercialisées. De plus, on peut supposer qu’elles sont peu utilisées du fait de l’absence d’odeur après le lavage. En effet, nous sommes attachés à la bonne odeur qui se dégage de notre linge propre !

En observant ces deux types de lessives : le Chat Vert et les Noix Indiennes, on constate que le premier type de lessive n’est en aucun cas écologique comme le prétend la publicité. En effet, cela s’explique  par les substances qui la composent, les moyens utilisés pour son exportation (transports…), etc. Tandis que le caractère écologique de ces noix ne fait pas de doute, hormis en ce qui concerne les transports polluants (CO2.). On peut donc dire que ce type de lessive est quasiment écologique. Ainsi, l’essentiel est de tenter d’adopter un comportement le plus écologique possible, sans se vanter de qualités environnementales factices.

Claire-Marie Maignet, Augustin Metge, Axel-Corentin Rongère et Yoann Revol, 1ère S3.

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

La Fiat 500 Twinair, un moteur révolutionnaire ?


Le moteur de cette voiture est présenté comme étant « révolutionnaire » et « le moteur-essence le plus propre au monde » dans un spot publicitaire télévisé. Mais qu’en est-il vraiment ?

Fiat a dévoilé les caractéristiques de sa voiture, équipée du nouveau moteur Twinair, dans une publicité conçue pour toucher une clientèle ciblée. En effet, le spot commence par une énumération des avantages de ce nouveau moteur qui réduit les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 15% et qui a des performances augmentées de 25% ; le mot victoire est répété de nombreuses fois dans la publicité. Les personnes filmées sont relativement jeunes (elles représentent la clientèle-cible) et elles font toutes le « V » de la victoire.

Le spot se termine par un slogan Fiat 500 Twinair, Révolutionnair avec un jeu de rimes entre les deux mots, mettant en valeur ce que ce moteur a de révolutionnaire. La voiture est ensuite présentée sur fond blanc, ce qui représente la pureté et la légèreté, et le texte « Le moteur-essence le plus propre au monde » s’affiche à l’écran. Cette publicité est-elle fiable ?

Selon des analyses du moteur, celui-ci n’émet en effet que 95 g de CO2 par km et sa consommation est faible (seulement 4 L aux 100 km). La voiture est équipée d’un système Stop & Start, et le moteur permet même la visualisation de statistiques de conduite sur un ordinateur. Elle a une vitesse maximale de 173 km/h et une puissance comprise entre 65 et 105 ch. Enfin, la voiture possède une touche « ECO » rendant la voiture plus écologique mais moins performante, ce mode est adapté pour une utilisation en ville. Cependant, la fiabilité des propos de cette publicité a des limites.

En effet, le spot précise en petits caractères à côté de l’annotation « Le moteur-essence le plus propre au monde » que ceci n’est valable que pour les émissions de CO2, qui n’est pas le seul gaz à effet de serre existant (il y a par exemple les oxydes d’azotes du type NOx pouvant provoquer des maladies respiratoires). En outre, le moteur n’est pas réellement le plus propre au monde puisqu’il existe des moteurs électriques ou hybrides qui émettent moins, voire pas de CO2. La publicité n’est toutefois pas mensongère car elle précise qu’il s’agit du moteur-essence le plus propre au monde, même si ce n’est certainement pas le plus écologique de ceux-ci (la publicité est hyperbolique). Enfin, le moteur n’est pas réellement révolutionnaire, car les moteurs bicylindres de ce type existaient déjà au temps de la Citroën 2CV. C’est leur réintégration à la place des moteurs modernes qui est « novatrice ».

Ainsi, cette publicité n’est pas mensongère car les caractéristiques annoncées sont vraies. Nous pouvons toutefois ajouter quelques remarques : d’une part, la voiture n’est certainement pas aussi révolutionnaire que l’annonce le spot télévisé ; d’autre part, nous devons aussi réfléchir sur nos habitudes de consommation que nous devrions changer. En Ile-de-France, on avait 1 voiture par ménage en moyenne en 2001, si les foyers indiens et chinois en avaient autant, ce serait un désastre pour la planète !

Maxence SOUCHON et Nicolas PELAZZO (1ère S3).

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.