La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

L’engagement écologique de la Chine


Le 14 mars 2011, quelques jours après la catastrophe nucléaire au Japon, la Chine semble prendre conscience des problèmes écologiques. La situation environnementale est en effet, très  préoccupante dans ce pays et les dirigeants politiques vont tenter d’y remédier.

Le journal Tribune consacre un article sur cet engagement. Durant une conférence de presse, le vice-ministre de l’environnement Zhang Liqun a déclaré à la réunion annuelle du Parlement « Notre croissance économique rapide n’a fait que nous amener des problèmes environnementaux ». Le journal Le Monde précise la présence du premier ministre, Wen Jiabao qui a insisté sur« L’opportunité d’ajuster le mode de développement économique et de régler les déséquilibres, le manque de coordination et de durabilité qui ont prévalu en Chine depuis longtemps ».

Il a également rappelé les objectifs environnementaux de la Chine, dont celui de réduire la consommation d’énergie de 20 % entre 2006 en 2010, dernier plan non atteint. Zhang Liqun s’est engagé à ce que son pays  réduise cette année de 1,5 % les émissions de ses principaux polluants, dont le dioxyde de souffre.

Il est vrai que l’environnement est un des piliers dans l’équilibre d’un pays (pilier économique, social et environnemental).

Le magazine Le Point  précise que « le développement de la Chine s’adapte à la situation chinoise, pas à un modèle ».

Est-ce vraiment un plan ambitieux ?

Ce plan est jugé très ambitieux en matière d’environnement mais, malgré les efforts de Pékin, le gouvernement central pourrait sûrement avoir des problèmes d’application au niveau local. Le vice-ministre de l’environnement en a conscience, c’est pour cela qu’il précise que les gouvernements locaux seront fortement impliqués.

Y’a-t-il d’autres défis pour les Chinois ?

Oui, car le véritable défi du pays reste sa dépendance au charbon, principal émetteur de CO2. La consommation de charbon va continuer à augmenter, et d’après les estimations, elle comptera encore en  2015 plus de 60 % de la consommation totale d’énergie !

Le véritable challenge selon Le Monde est donc de ne pas reproduire les mêmes erreurs jugées trop lourdes. D’ailleurs Monsieur Zhang le confirme  « Nous nous opposerons à de nouvelles coupures, ces incidents sont lourds de conséquences sur la société ».

JENNIFER GAMEL et CELINE AKOUM  2NDE 4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Boues toxiques en Hongrie

Lundi 4 octobre 2010, à la suite d’un accident industriel, des boues toxiques se sont propagées en Hongrie. Très vite, ces boues ont touché le Danube, le deuxième plus grand fleuve d’Europe.

Aujourd’hui en France, datant du 8 octobre, nous parle de la façon dont une retraitée a compris que le Danube avait fini par être touché,  en voyant « des poissons-chats remonter à la surface ». Les conséquences de ces boues se répandant rapidement inquiètent les habitants : « la population craint pour ses poumons et pour la faune et la flore ». L’article mentionne aussi les pêcheurs qui, désormais, ne peuvent plus travailler. Le témoignage d’un habitant de Kolontar nous montre la souffrance et le drame vécu par le village. Certains habitants ont malheureusement perdu beaucoup de leurs biens, certains ne pourront même plus vivre à nouveau dans leur maison où « la boue s’est immiscée partout ». Le plus dur pour les habitants reste la mort des personnes qu’ils ont connues.

Le journal La Croix du 08/10/10 s’empare du sujet en tant que question du jour et se concentre sur la dangerosité de ces boues toxiques et les conséquences sur l’environnement, qui risquent de se faire sentir « à long terme ». La Croix nous indique que la toxicité de ces boues est très élevée, le taux alcalin a atteint un ph de 12, ce qui rend l’environnement non « viable pour les plantes et les animaux ».

Le Monde du 07/10/10, quant à lui, explique les moyens mis en œuvre pour « atténuer la catastrophe » et note que les pays riverains du Danube comme la Serbie ou la Roumanie s’inquiètent  aussi et contrôlent régulièrement la qualité de l’eau du fleuve.

Aujourd’hui en France et le Monde mentionnent tous les deux l’impact sur les investisseurs de l’usine Mal, usine qui a causé cette « catastrophe écologique ».

Les 3 journaux nous informent surtout que cette catastrophe a fait malheureusement 4 morts, plus de 120 blessés et 3 disparus.

Julie Bui, Charlotte Magnien et Bestien Bourlier, secondes 4 et 5

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

La Pomme de terre O.G.M. autorisée dans l’U.E.

Le 2 mars 2010, la Commission européenne,  par la voix du commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, John Dalli, nous apprend à Bruxelles qu’elle a décidé d’autoriser la culture de la pomme de terre transgénique qui s’appelle Amflora et qui a été créée par le groupe allemand BASF.  Libération du 2 mars 2010 nous apprend que la pomme de terre est destinée à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale, car elle est renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Elle contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques et donc beaucoup de personnes s’inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature. Mais la Commission a aussi autorisé la culture de plusieurs variétés du maïs MON 863 de la firme Monsanto, qui est particulièrement critiquée en France et en Italie. La dernière fois que la Commission européenne avait autorisé une culture remonte à 1998, il y a 12 ans, avec le maïs OGM (Organisme Génétiquement Modifié) de Monsanto, le MON 810. Cependant, la Commission européenne essaie de nous rassurer en disant que chaque État est libre d’autoriser ou non la culture de cet OGM  et  aussi que l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé même si elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Toutefois, les défenseurs de l’environnement estiment que les avis de l’AESA doivent être pris avec précaution.

Le Monde du 2mars 2010, quant à lui, retransmet ce que disent certaines personnalités. Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, la décision de la Commission est une mauvaise nouvelle et elle demande au gouvernement de ne pas l’appliquer car on ignore les conséquences que les OGM pourraient avoir sur l’organisme. José Bové demande à la Commission d’« entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM ».

En Autriche, le gouvernement a indiqué qu’il interdirait ce produit .En Italie, le ministère de l’agriculture, Luca Zaia, est également contre la culture de cet OGM.

GÖZCÜ Hüseyin

Une heure pour la planète

Les faits…

Cette année, 125 pays ont participé à l’opération « une heure pour la planète », soit 37 de plus qu’en 2009. A Paris, le palais de l’Élysée et plus de 240 monuments et bâtiments ont éteint, samedi, leurs lumières pendant une heure et la Tour Eiffel pendant cinq minutes dans le cadre de l’opération «une heure pour la planète» : Earth Hour, organisée par le WWF : Fonds mondial pour la nature. A 20h30 précises, les lumières de l’Elysée se sont éteintes, tout comme l’éclairage extérieur de plus de 240 monuments et bâtiments parisiens : le Louvre, l’Hôtel de Ville, Notre Dame, le Panthéon, les Invalides, la place de la Concorde, l’Opéra Garnier, les ponts parisiens, les mairies d’arrondissement etc. Mais aussi dans de nombreux monuments symboliques et importants des différents pays du Monde participant à cette action. Le mouvement est né à Sydney en 2007 lorsque 2,2 millions de personnes avaient plongé la ville dans le noir pendant une heure afin de sensibiliser l’opinion à la  consommation excessive d’électricité et à la pollution au dioxyde de carbone.

…Vu par différents journaux

Le Parisien, le 27 mars 2010

D’après le journal, cette opération qui est organisée à l’initiative du Fonds mondial pour la nature aurait pris une dimension mondiale en 2008 et serait destinée à promouvoir la  lutte contre le dérèglement climatique. De plus cela permettrait de sensibiliser les populations à leur hausse de consommation d’électricité et à la pollution de la planète avec les rejets de dioxyde de carbone. Pour le journal, rien n’est plus essentiel que de faire réagir toutes les populations du monde entier

Le Monde, le 28 mars 2010

Cette action est pour le journal destinée plutôt à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré une augmentation de 37 pays qui ont participé à cette action, cela ne suffit pas, il faudrait que tous les pays soient solidaires et actifs pour la planète. Le journal nous dit que pour sa quatrième édition, trois mois après l’échec du sommet sur le climat de Copenhague, 125 pays avaient promis de participer  à cette opération, contre 88 l’an dernier, selon les organisateurs.

⇨ Nous pouvons alors en conclure que les avis sont plutôt semblables dans tous les journaux étudiés. Cette action organisée chaque année, devrait être prise en compte par tous les pays du monde sans exception, pour plus d’impact, malgré une augmentation de pays participants cette année par rapport à l’année dernière. Les journaux sont donc pour cette organisation qui sert à faire réagir et prendre en compte le problème d’environnement.

Pauline Reynaud

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

L’appel de Rio pour des villes durables et plus justes

Les faits…

Refonder l’univers urbain : c’est l’objectif de la Campagne urbaine mondiale, lancée par l’ONU-Habitat, le  vendredi 26 mars, lors de la clôture du 5e  Forum urbain mondial, à Rio de Janeiro. C’est aussi le but de la Déclaration de Rio pour le droit à la ville, la démocratie et la justice sociale.  Sonnant à la mobilisation générale, la Campagne urbaine mondiale  veut réunir tous les acteurs intéressés par la croissance des politiques publiques et des investissements privés,  elle offrira une  plate-forme de discussion à des gens qui, normalement, ne se rencontrent pas, comme les habitants des bidonvilles et les grands groupes privés. Siemens et Veolia font partie des premiers signataires.  Les points de vue de chaque ville s’exprimeront et les politiques urbaines seront analysées collectivement pour comprendre les processus d’évolution vers un urbanisme durable, et partager en temps réel les expériences et les apprentissages. Parmi les premières engagées, des villes du Sud, comme Bombay (Inde), Rabat (Maroc), Alep (Syrie) ou Cotonou (Bénin), mais aussi quelques cités du Nord, comme Alicante (Espagne) ou Philadelphie (Etats-Unis).

…Vu par différents journaux

Le Monde, Le 27 mars 2010

Selon le journal, les deux initiatives du forum urbain social s’opposent sur le rôle dévolu au peuple des villes dans cette révolution urbaine. Selon Le Monde, l’appel de Rio traduit une réalité dramatique : tantôt livrée à l’anarchie, tantôt laissée à un marché sans garde-fous, l’urbanisation des pays en développement a tourné au cauchemar. Un milliard de citadins croupissent dans des bidonvilles honteux, et  chaque mois, la population de ces taudis s’accroît de 500 000 habitants. Est-ce une fatalité ? Le  journal pense que non, un défaut de gouvernance et de régulation, dénonce l’agence : « La fracture spatiale ne reflète pas seulement les inégalités de revenus, elle est aussi le produit dérivé des marchés foncier et immobilier déficients, de mécanismes financiers inefficaces et d’une mauvaise planification urbaine. » Il ne suffit pas d’améliorer l’habitat. Le Forum urbain social ne dit pas autre chose, la déclaration adoptée par l’ONU-Habitat sous la pression de cet encombrant voisin paraît bien édulcorée.

Aucun autre journal n’a vraiment repris ce grand titre, seulement l’un d’eux nommé :  L’actu Verte, La revue de presse des informations liées à l’environnement et au développement durable, a repris elle aussi les mêmes avis que le journal  Le Monde, c’est un moyen de mieux faire passer le message et qui permet de concerner un plus grand nombre de la population. Selon ce journal, il faut intervenir sans plus tarder puisque les conditions de ces populations qui vivent dans ces affreux bidonvilles sont inacceptables par rapport à toutes ces sociétés riches et aussi développées qui nous entourent. L’ONU-Habitat ne pouvait plus accepter de telles conditions pour ces personnes et a décidé de faire bouger les choses, il ne manque plus que la solidarité de  la part des sociétés qui peuvent tout faire changer.

⇨ L’appel des Nations unies à tisser de nouveaux partenariats entre autorités publiques, société civile et secteur privé , qui vient conclure une semaine de conférences et d’ateliers qui ont vu près de 14 000 fonctionnaires, ministres, maires, professionnels, chercheurs ou militants « plancher » sur « la réduction de la fracture urbaine ». Deux voies divergentes pour une même urgence sont apparues dans les villes du Sud qui devront accueillir près de 3 milliards d’habitants supplémentaires d’ici à 2050. La quasi-totalité de la croissance de la population mondiale. Les avis des diffèrents journaux s’entrechoquent, puisque les villes du Sud sont beaucoup plus nombreuses à s’être engagées à l’appel de Rio, ce qui n’est pas normal, étant donné que les villes du Sud sont les moins développées et les moins riches du Globe. « Il est important que les pauvres soient les acteurs des interventions, et non seulement leur objet », affirme la déclaration finale rédigée par l’ONU, à Rio.

Pauline Reynaud

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E.  Novales, documentaliste.

L’Europe veut interdire la pêche au thon rouge

« La commercialisation internationale du thon rouge pourrait être interdite dès 2011 en Europe. », nous informe le journal Le Parisien du 22/02/10. Le thon rouge, victime de surpêche, devient une espèce en voie d’extinction et certains pays veulent changer cela mais d’autres ne sont pas du même avis: « En Europe, la position est loin d’être unanime. L’Espagne, la Grèce, Chypre et Malte continuent de s’y opposer. », nous explique toujours le même journal, et même d’autres pays ne faisant pas partie de l’Europe s’opposent fortement à cette réforme: « Nous faisons ce que nous pouvons pour qu’elle ne soit pas adoptée», a déclaré le Japon au journal Le Parisien du 22/02/10. En effet, le commerce du thon rouge est un commerce international « très apprécié des Japonais », nous fait remarquer le journal Le Figaro du 22/02/10.

La France, elle, n’est pas du même avis que ces pays et soutient l’idée d’interdire le commerce du thon rouge et elle n’est pas toute seule: « Nous n’avons pas d’autre choix que d’agir maintenant et de proposer l’interdiction du commerce international du thon rouge », a déclaré, au journal Le Parisien du 22/02/10, le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potocnik. De plus, une vague d’optimisme et d’espoir naît : « Si les gouvernements de l’UE approuvent la recommandation de la Commission et si cette proposition est entérinée par la CITES, alors cela équivaudra de facto à interdire la pêche de ce thonidé victime d’une pêche excessive. », nous explique encore le journal Le Parisien du 22/02/10.

Mais (particulièrement en France) les pêcheurs, eux, espèrent le contraire : qu’ils pourront encore pêcher et vendre leurs thons rouges, menaçant même le gouvernement de « se tourner vers des modes d’action moins pacifiques», ont-ils déclaré, notamment au journal Libération du 03/02/10. Devant cet obstacle, la France a trouvé un compromis: « L’idée d’accorder un délai de «mise en œuvre» de 18 mois (soit encore deux saisons de pêche) avant d’appliquer la mesure a (…) été retenue. », informe le journal Libération du 03/02/10. Et ce sont maintenant les écologistes qui tapent du pied : « La France a «plié devant les pêcheurs», a déclaré Greenpeace, jugeant que cela revenait à «attendre qu’il n’y ait plus de thons rouges pour agir», «On nous dit en substance : sauvons l’espèce, mais pas tout de suite !».Les écologistes ne sont pas satisfaits et trouvent tout cela absurde.

«  Si la position française était si attendue, c’est qu’elle sera déterminante pour faire basculer celle de l’Union européenne. » a écrit le journal Libération du 03/02/10. C’est pour cela qu’un grand nombre de personnes prend autant à cœur les décisions de cet État.

Nous verrons où cette polémique aboutira.

Sources:

-(le journal Le Parisien du 22/02/10) : http://www.leparisien.fr/environnement/l-europe-veut-interdire-le-commerce-du-thon-rouge-22-02-2010-825130.php

-(le journal Libération du 03/02/10) : http://www.liberation.fr/terre/0101617169-thon-rouge-la-france-se-prononce-pour-l-interdiction-du-commerce

-(le journal Le Figaro du 22/02/10) : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/22/01011-20100222FILWWW00588-thon-rouge-l-ue-pour-l-interdiction.php

Cassandre HOUVER

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Le niveau des océans

Le Monde dossiers et documents: Sciences mars 2009

Depuis 2003, il semblerait que l’océan se réchauffe mois vite qu’entre 1993 et 2003. Ce qui induit une dilatation thermique moindre. Le niveau des eaux monterait donc moins vite bien que les glaciers et calottes polaires fondent plus rapidement. Mais ces résultats ne sont que provisoires car le retour, probable, au rythme précédent du réchauffement provoquerait une brusque accélération de la montée des eaux. Par conséquent ces chiffres ne sont pas rassurants pour les glaciologues qui ne savent pas quand le réchauffement des eaux reprendra sont rythme « normal ».

Terra Economica : « Déménagement pour cause de fonte des glaces » 07 octobre 2004

Ce drame se déroule en Alaska. Un village esquimau est obligé de déménager à cause de la fonte des glaces. Les vagues géantes ont déjà détruit pour plus de 100 000 dollars de digues et bateaux. Ces Esquimaux sont les premiers réfugiés américains du réchauffement climatique. Ce déménagement de quinze kilomètres vers l’intérieur des terres coûtera un millions de dollars par habitant. D’après les Esquimaux, les responsables payeront ; c’est-à-dire « les Blancs ».

Le Figaro : « Pôle Nord, Pôle Sud : La fonte des glaces s’accélère » 14 avril 2009

La fonte des glaces inquiète les glaciologues car la banquise est un frein qui ralentit l’écoulement des glaciers dans l’océan. Ce phénomène intervient quinze ans plus tôt que prévu. Le niveau des océans augmente car l’eau des glaciers arrive plus rapidement accompagnée de la banquise fondue. Quand des voix s’élèvent pour protéger les Pôles, d’autres y voient un intérêt économique et énergétique !

En conclusion

Le Monde affirme que malgré la fonte des glaces de la banquise, le niveau des océans reste stable depuis 2003. A l’inverse Le Figaro à l’instar de Terra Economica soutient le fait que les catastrophes océaniques sont déjà en cours. Terra Economica cite l’exemple d’un village inuit obligé de déménager à la suite  de vagues géantes provenant de la fonte des glaces. Pour Le Monde, le niveau des océans peut brutalement augmenter alors que Le Figaro et Terra Eco préfèrent ne pas se prononcer sur la question. Le Figaro dénonce même l’attitude de certains qui refusent même d’agir pour sauver les Pôles, ne cherchant que leurs avantages, qu’ils perdront le jour où les océans les submergeront. Les journaux retranscrivent les divers avis sur la question de la montée des eaux, qui suscite nombre de débats à travers le monde. Nous citerons le sommet de Copenhague qui n’a pas réussi à aboutir à des projets concrets.

Greslin Esther 2nde 2

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E. Novales, documentaliste.

Le sommet contre le réchauffement climatique : 41 000 tonnes de Co2 !

Le lundi 7 décembre 2009 s’ouvrait un sommet à Copenhague, qui rassemblait des représentants venus de tous les continents afin de s’allier pour combattre  et trouver des solutions contre le réchauffement climatique.

Copenhague a accueilli 50 000 visiteurs, dont 98 chefs d’Etats et 15 000 délégués et fonctionnaires, et 5 000 journalistes. De plus, nous pouvions compter sur la présence de quelques associations écologistes comme Greenpeace.

Selon Les Echos, tous attendent beaucoup de ce sommet où s’ouvre une négociation complexe autour de trois questions :

-les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre;

-le financement de la révolution énergétique;

-la volonté ou non des Etats d’accepter des mesures contraignantes.

Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention sur les changements climatiques, espère qu’il marquera un tournant dans la lutte internationale contre le réchauffement de la planète : « La science le réclame, le monde économique l’encourage, et les futures générations l’exigent », répète-t-il aux chefs d’Etats qui doivent s’accorder sur le futur du protocole de Kyoto.

Le magasine Terra Economica de décembre 2009 nous explique quels sont les enjeux de la conférence, les principaux acteurs, les projets de financement et les coûts du réchauffement. De plus, nous constatons que la Chine est le plus gros pollueur avec une émission de CO2  de 6,1 milliards de tonnes en 2006. Ensuite viennent les Etats-Unis avec 5,75 milliards de tonnes de CO2 puis l’Union Européenne avec 3,91 milliards de tonnes,  mais qui baisse d’année en année de 2,2%.

Contrairement aux grandes puissances qui polluent énormément la planète, les pays en développement sont prêts à prendre beaucoup  d’engagements mais seulement avec l’aide des pays du Nord au niveau financier et technologique.

Résultat de ce remue ménage, The Telegraph du 5 décembre 2009 a l’honneur de nous annoncer que 1200 limousines, plus de 400 jets privés, du caviar à volonté et des hôtels de luxe ont été mis à contribution pour émettre 41000 tonnes de CO2 en l’espace de onze jours. Pour finir, ils sont revenus bredouilles de ce sommet où ils auraient dû « sauver le monde ».

Selon les organisateurs, ces 41 000 tonnes de dioxyde de carbone sont équivalentes à la quantité produite par une ville de 140 000 habitants en une dizaine de jours.

Le Saviez-vous ?

Le logo du sommet est composé de 192 lignes qui représentent les 192 états membres de l’ONU, et leur nœuds symbolisent les connections entre les Etats.

Marène Diop et Coralie Baudouy 2nde 5

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Revue de presse sur Copenhague

« Climat : Copenhague s’achève sur un échec »

(Le Monde, 19.12.09)

La conférence de Copenhague a été la 15e « Conférence des parties » de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009.

Pas d’Organisation mondiale du climat ni d’objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre : le sommet de Copenhague sur le climat est un échec. Seule avancée, au terme de 12 jours de négociations, un accord à l’arraché annoncé vendredi soir par Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui n’a pas été formellement adopté faute de consensus entre les pays, mais dont la Conférence des Nations Unies a «pris acte».

Vendredi soir, plusieurs chefs d’Etat de pays du Nord, dont Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont annoncé la conclusion d’un accord minimaliste. Longue d’à peine trois pages, cette déclaration politique, proposée par 26 pays industrialisés, dont la Chine, n’était pas à la hauteur des ambitions du sommet. Elle se contente de confirmer l’objectif d’une limitation à 2°C de la hausse des températures, sans fixer de seuil à 2020 ou 2050, notamment dans la baisse des émissions de CO2, ni instaurer d’Organisation mondiale de l’environnement, comme le souhaitait l’Europe.

Pour Nicolas Hulot, le résultat de Copenhague est «affligeant» et «consternant». Selon lui, «Garder l’espoir, ça va devenir un acte de bravoure», alors que le monde a «manqué une occasion historique». «C’est de l’improvisation, cela faisait deux ans qu’on travaillait pour arriver à ce résultat», a-t-il déclaré. Pour lui, dans ce processus, la France a cependant été «digne et agressive». Certains, comme les Verts français, estiment qu’il s’agit d’un « lamentable fiasco ».

Pour la plupart des participants, il faut maintenant attendre l’an prochain et une nouvelle conférence, à Mexico, pour espérer faire avancer la lutte contre le réchauffement.

 

« Climat: l’Union Européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de Copenhague »

(Le Parisien, 16.01.10)

 

L’Union européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de la conférence sur le climat de Copenhague et veut maintenir son offre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% en 2020 pour arracher un accord contraignant en décembre 2010 au Mexique. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume Uni et l’Allemagne se sont prononcés en ce sens samedi au cours d’une réunion informelle des ministres de l’Environnement de l’UE à Séville.

Ces prises de position ont été rendues nécessaires par le débat ouvert au sein de l’UE sur l’opportunité d’un tel geste alors que les Etats-Unis campent sur leur refus de tout engagement contraignant et font des offres de réduction jugées très faibles. La Pologne et l’Italie veulent que l’UE se limite à son engagement de réduire ses émissions de 20% en 2020, comme décidé en décembre 2008 lors de l’adoption de son plan d’action pour lutter contre le réchauffement du climat et abandonne son offre de porter cet effort à 30%.

« Nous devons maintenir notre offre à 30%. C’est une offre conditionnelle mais son maintien est un signal très important », a affirmé le Britannique Ed Miliband.

« 30% serait un signal fort, mais cela ne veut pas dire qu’il faille le faire maintenant », a pour sa part estimé l’Allemand Norbert Röttgen.
« La France pousse au maximum pour aller à 30%, mais il n’est pas question de faire exploser l’Europe pour ça », a expliqué le Français Jean-Louis Borloo.

Le Commissaire à l’Environnement sortant Stavros Dimas, qui participait samedi à sa dernière réunion de l’UE, a rappelé que « la proposition initiale de la Commission était une réduction des émissions de l’UE de 30%, parce que cela serait bénéfique pour les entreprises et l’emploi avec le développement des technologies vertes ».
Tous les pays développés doivent soumettre leurs engagements de réduction pour le 31 janvier, conformément aux promesses faites à Copenhague.

Mais selon la Commission européenne, les offres annoncées par les autres pays développés ne permettent pas pour le moment à l’UE de porter son engagement à 30%.

CLAUDE Camille et NEYRA Antoinette 2°4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E.  Novales, documentaliste.