Coup de chaud sur la terre : les réfugiés climatiques

Coup de chaud sur la terre

Pour commencer, qu’est-ce qu’un réfugié climatique ?
C’est un individu qui est contraint de quitter sa résidence en raison de l’environnement qui lui-même dysfonctionne ou bien est dégradé par le changement climatique.
Cependant, d’après le magazine Population et société de mai 2015, cette façon de qualifier les migrants est inappropriée car elle fait un parallèle implicite avec les réfugiés politiques. Concernant ces derniers, il existe un statut juridique alors qu’aucun dispositif légal n’est prévu pour ceux que nous devrions appeler « des migrants environnementaux ».
22 millions de réfugiés climatiques en 2013, autant que la population de Côte d’Ivoire
L’année dernière, le nombre de personnes déplacées à cause des catastrophes naturelles a été trois fois supérieur au nombre de réfugiés liés à la guerre, indique l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) dans un rapport publié mercredi 17 septembre. Dans le détail, en ce qui concerne les déplacés à cause de catastrophes naturelles, 31% ont dû quitter leur domicile à cause de désastres hydrologiques (inondations) et 69% à cause de catastrophes météorologiques (tempêtes, ouragans, typhons).
Les catastrophes naturelles ont créé 32 millions de réfugiés dans 82 pays.
Les principales régions touchées sont l’Asie du Sud-est et l’Afrique sub-saharienne. Les indiens de l’Arctique sont, eux, concernés par la détérioration de leur environnement. On prévoit pour 2050, près de 250 millions de réfugiés climatiques liés aux dégradations de l’environnement.
Comment prévoir le nombre de réfugiés climatiques ?
On ne peut pas prévoir le nombre de réfugiés climatiques mais cela dépend des politiques de lutte et d’adaptation aux changements climatiques et du niveau des émissions des gaz à effet de serre.

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Pourquoi notre planète se réchauffe –t-elle ?
L’effet de serre piège une partie des rayons solaires, qui, comme la serre d’un jardinier, restent dans l’atmosphère et réchauffent la Terre. Sans lui, la température sur notre planète serait de -18 degrés et la vie n’existerait pas. Mais aujourd’hui l’effet de serre est trop important à cause des gaz polluants.
les températures sur la Terre ne cessent de croître. Les scientifiques estiment que ce réchauffement de la Terre est causé par les hommes. Le freiner prendra beaucoup de temps…
De 1901 à 1912, la température moyenne de notre planète s’est élevée de 0,89°C.
Il y a de nombreuses conséquences comme le niveau des océans qui est en train de monter à cause de la fonte des glaces polaires et de la dilatation de l’eau sous l’effet de la chaleur.
Les hommes sont-ils responsables ?
Les scientifiques sont sûrs que les activités humaines sont la cause principale du réchauffement. Certains pays se sont engagés à réduire les émissions de gaz responsables de ce phénomène mais faudra plusieurs dizaines d’années pour vérifier si les hommes sont capables de limiter le réchauffement de la Terre.
Quelles sont les conséquences climatiques ?
– Désertification et sécheresse : près de la moitié de la population du continent africain est aujourd’hui menacée par la désertification et le phénomène devrait s’accentuer dans les trente prochaines années. La plupart des déserts verront leur température augmenter d’au moins 5 degrés avant la fin du siècle et leur précipitation chuter d’environ 10% à 20%, selon un rapport des Nations-Unies. Le phénomène peut aussi se produire à l’intérieur d’un même pays : en Chine, environ 30% du territoire en souffre ;
– risque d’ouragans : l’élévation des températures pourrait produire, selon les climatologues, une augmentation de la fréquence et de l’intensité de certains phénomènes comme les ouragans. Environ 250 millions d’individus doivent faire face chaque année à des catastrophes naturelles. Selon une étude, la communauté internationale a dépensé près de 2,7 milliards de dollars depuis 1992 afin de réparer les dégâts causés par les ouragans, les raz-de-marée ou les inondations.
– fonte des glaces : en Arctique les températures ont grimpé de 1,4 degré en un seul siècle, précipitant la fonte des glaces. En juillet, le satellite de la NASA a évalué pour la première fois l’ampleur de la fonte des glaces de l’océan Arctique, elles ont perdu 70cm d’épaisseur entre 2004 et 2008. Le secrétaire général de l’ONU a déclaré : « La glace pourrait y avoir disparu en 2030. »
– crues et montées des eaux : Si les températures augmentent de 4 degrés d’ici la fin du siècle, le niveau des océans pourrait monter de plus d’un mètre et ainsi menacer jusqu’à un quart de la population mondiale. L’impact serait alors trop fort notamment dans les pays du sud-est asiatique, Shangaï, Tokyo, etc… Aujourd’hui, 634 millions vivent le long des côtes à moins de 10 mètres au dessus du niveau de la mer.

Environ une personne toutes les secondes déménage dans le monde pour des raisons climatiques…

Mayssa Nait Idir, Clara Allot, Elisa Bodin
Cet article a été rédigé lors des A.P de seconde au CDI

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Le charbon, une énergie durable ?

Le charbon, une énergie

La sortie du nucléaire, décidée par l’Allemagne en 2011 après la catastrophe de Fukushima, a encouragé la consommation de charbon et de lignite, une énergie bon marché dont l’Allemagne dispose d’importantes réserves sur son territoire. On peut aussi ajouter le prix relativement bas des émissions de CO2 comme facteur du renouveau soudain de l’énergie pourtant la plus polluante jusqu’à ce jour.

Une réponse aux questions économiques

Dans un pays en pleine transition énergétique, le charbon semble être LA solution. Bon marché, le charbon et la lignite pourraient pallier les besoins énergétiques de l’Allemagne dans l’attente d’une énergie plus verte.
De plus, ce faible coût attire plus d’investisseurs (des sociétés de production d’électricité comme RVE par exemple) que les énergies vertes qui, malgré les subventions, restent économiquement moins profitables.
En outre, le sous-sol de l’Allemagne est la seconde réserve de charbon du monde après la Russie : le gouvernement d’Angela Merkel mise donc provisoirement sur cette ressource pour assurer la transition énergétique du pays.
Mais malgré tous les efforts du gouvernement allemand, les énergies vertes (éolienne, solaire et biomasse) obtiennent une part de la production énergétique inférieure à celle du charbon et de la lignite : 23 % contre 26 % en 2013.

Le charbon : une énergie durable ?

L’utilisation de cette énergie extraite à ciel ouvert a cependant des conséquences énormes, tant naturelles que culturelles, sur l’environnement. Ainsi, l’énergie a été jugée en avril 2013 trop peu efficace par l’institut allemand pour la recherche économique (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, DIW) par rapport aux dégâts qu’elle provoque : les centrales à charbon ont un impact direct sur le réchauffement climatique par l’accroissement continu du taux de CO2.
En effet, la combustion du lignite dégage du dioxyde de carbone et des particules fines, du dioxyde de soufre ou de l’oxyde d’azote.
D’ autre part, des dizaines de villages qui ont eu le malheur d’être construits sur un sous-sol riche en lignite ou en charbon vont être rasés pour faciliter l’exploitation de la ressource. C’est donc tout un patrimoine culturel qui va être détruit pour assurer la bonne santé du marché de l’énergie en Allemagne.

Des solutions peu approuvées

Pour minimiser la dégradation de l’environnement, il faudrait recourir à la capture et au stockage du CO2 émis par les nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne n’a pas fait ce choix-là et l’utilisation de cette technique n’est envisagée pour aucune de ses centrales thermiques à charbon. Seule Vattenfall, une société de production d’énergie, s’est engagée dans la construction d’une petite centrale de démonstration de 30 MW en Brandenburg, centrale nommée « Swarze Pumpe ».

Malgré les risques environnementaux et culturels, l’État et les grandes compagnies d’électricité allemandes ne semblent pas prêts à réagir et continuent de miser sur cette énergie, ce qui devrait entraîner une forte augmentation du taux de rejet en CO2 du pays durant la prochaine décennie.

Côme De GARIDEL,  Florian GIROUD et Mickaël CARTET, seconde 2.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

 

Et si on agissait contre le réchauffement climatique ?

Et si on agissait

Le réchauffement climatique est dû à un fort taux de pollution dans l’air, qui entraîne à son tour une hausse de la température et la destruction de la couche d’ozone. Pour ralentir le réchauffement climatique, il faudrait par exemple utiliser les carburants bio et ainsi réduire les gaz à effet de serre que rejette la voiture, et donc limiter la consommation de pétrole qui a un impact négatif sur la planète.
Toujours dans le domaine de l’automobile, il faudrait réduire le nombre de véhicules dans les grandes villes pour limiter les pollutions excessives et nocives pour l’environnement. On devrait utiliser davantage les transports en commun (bus, métro, tramway…) qui rouleraient avec du carburant bio ou bien se déplacer en vélo le plus souvent possible en aménageant des pistes cyclables.
Qui dit réchauffement climatique dit aussi usine nucléaire. En effet, il est urgent de de détruire les déchets nucléaires toxiques plutôt que les laisser détruire notre planète peu a peu, et favoriser les panneaux solaires ou les éoliennes pour produire de l’électricité.
L’agriculture est très importante dans le développement d’un pays et nourrit une grande partie de la planète. Malheureusement l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques pollue notre planète en détruisant nos sols. Il faut passer d’une agriculture productiviste à une agriculture biologique, utilisant des engrais naturels et des techniques comme le push-pul,l par exemple, qui empêche les nuisibles d’attaquer le maïs.
Beaucoup d’actions sont et ont déjà été entreprises par différentes organisations écologiques comme Greenpeace qui lutte contre ce qu’elle estime être les plus grandes menaces pour l’environnement et la biodiversité sur la planète.
Mais il y a aussi des intellectuels, des écrivains qui sensibilisent, s’engagent…
Et si nous voulons préserver notre planète et empêcher la progression du réchauffement climatique, il faudrait, comme eux, se sentir concerné et réagir…rapidement !

Béranger O’Kelly et Corentin Rouvière, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature avec Mmes Néau et Novales et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

 

Les guerres du réchauffement climatique

Les guerres du réchauffement (1)

Aujourd’hui les guerres sont nombreuses mais la plupart d’entre elles sont liées au réchauffement climatique.

En effet le climat commence à se modifier à cause du réchauffement (climatique) et cette transformation prend différentes formes selon les pays. Il subsiste des pays dans lesquels les populations ne sont pas sédentarisées et dont la survie dépend  de la stabilité du climat. De ce fait, les variations climatiques poussent certaines populations à migrer, d’autres à se sédentariser et cela provoque des conflits interethniques.

Dans son livre  Les guerres du climat, Harald Welzer répond promptement à la question d’actualité : « Pourquoi fait-on la guerre ? ». Les conflits actuels tournent autour « des classes, des convictions et des ressources ». L’auteur dénonce en effet les problèmes écologiques,  le manque de liberté individuelle et collective. Il est vrai que les problèmes écologiques débouchent souvent sur des problèmes d’acquisition de ressources. On peut constater que les flux migratoires provoquent l’augmentation de camps de réfugiés, qui s’entassent dans des conditions déplorables, comme au Darfour.  Dans ces zones, les besoins en ressources croissent de façon considérable, ce sont ce que Harald Welzer appelle des phénomènes « éco-sociaux ».

L’auteur était pessimiste quant à l’avenir de la population. Son avis se rapprochait de la théorie de Malthus qui défend l’idée d’un manque inévitable de ressources pour les générations futures car la population mondiale ne cesse d’augmenter.

C’était sans compter sur les progrès réalisés après sa mort, grâce notamment à la gouvernance (démocratie participative). Certaines personnes sont plus optimistes car certaines décisions pourraient être prises comme la limitation des naissances par exemple ou une éducation plus active au développement.

Au regard de certains progrès en matière de protection de la planète et de lutte contre le réchauffement climatique (exemple de la Suède), ne pouvons-nous pas, nous aussi, croire ou espérer en l’efficacité d’une gouvernance de l’environnement à l’échelle mondiale ?

rechauffement-climatique (1)

Erwan Gicquel et Coline Daronnat- Picard (Seconde 3).

Cet article a été écrit à la suite de la rencontre (en novembre 2012) avec Harald Welzer et Nnimmo Bassey organisée par la Villa Gillet. Ce festival des idées avait pour thème : « Comment raconter un conflit ? ».

Le réchauffement climatique : constats, prévisions et propositions de solutions

Les trois journaux, Terra Eco, Sciences et Vie Junior et Libération, abordent le thème du réchauffement climatique, en étudiant ses conséquences, mais de trois manières différentes. En effet, l’article de Terra Eco intitulé « 2050 : la France lance son compte à rebours » et daté de novembre 2009 nous indique quelles conséquences économiques pourrait avoir le réchauffement climatique en France d’ici la fin de ce siècle. De même « 50 ans pour sauver les coraux ! », article tiré de Sciences et Vie Junior datant de mars 2009, nous indique de manière prospective également (c’est-à-dire en faisant des prévisions) les conséquences néfastes du réchauffement climatique, mais cette fois sur l’environnement, et avec un exemple précis : les coraux. Enfin, l’article de Libération, beaucoup plus récent puisqu’il date du 10 décembre 2012, nommé « A bord des archipels de Noé », va plus loin puisque, après avoir exposé rapidement l’un des problèmes occasionnés par le réchauffement de la planète, il nous expose les solutions envisagées.

Nous pouvons donc tout d’abord prendre connaissance grâce à Terra Eco de chiffres précis, comme par exemple l’augmentation en France de 0,95 degré de la température moyenne annuelle entre 1901 et 2000, puis d’estimations quant à ses conséquences en 2050, en France dans différents domaines, avec en premier lieu la question de l’eau : « l’eau devrait connaître un déficit de 2 milliards de mètres cube par an d’ici à 2050. Alors, « agriculture, faune et flore, production hydroélectrique : quelle sera la priorité ? ». Pas de réponse….

Coral at Fakarawa Beach

L’article de Sciences et Vie Junior est lui aussi prospectif, mais s’intéresse aux conséquences écologiques du réchauffement climatique sur les coraux. Après avoir présenté les problèmes rencontrés actuellement par les coraux, tels que les eaux usées, le limon ou les intrants rejetés dans la mer ou entrainés par des cours d’eau qui polluent l’eau des océans, le magazine nous montre les conséquences bien plus dramatiques que risque de causer le réchauffement climatique d’ici cinquante ans. En effet, « les micro-algues vitales pour les coraux ne peuvent survivre dans une eau à plus de 29°C ». Nous apprenons que, par exemple aux Caraïbes en 2005, un tiers des coraux sont morts à cause d’un réchauffement de l’eau ayant duré plusieurs semaines. Cependant, on ne trouve pas non plus ici de solution précise pour sauver les coraux, même si ce genre d’article permet de sensibiliser les gens aux conséquences de leurs actes sur l’environnement.

Enfin, le journal Libération fait lui, le choix de nous expliquer l’une des conséquences du réchauffement de la planète : la montée des eaux et donc le manque de place sur la terre ferme, et nous présente plusieurs projets de villes flottantes. Par exemple celle d’un groupe d’étudiants de Compiègne, « un concept d’îles hexagonales et extensibles : les « Polyv’îles » ».

Sur Polyv?îles, l?habitat est logé au c?ur de la na

On découvre aussi d’autres projets plus anciens, tels que celui de Paul Maymont en 1959, ou encore celui de Vincent Callebaut. Le point commun à tous ces projets est l’écologie : « La coques de ces villes sera forgée dans des matériaux composites », « le principe d’îlots flottants est viable à long terme et permet de ne pas coloniser les terres agricoles et de ne pas polluer les fonds marins ». De plus, les dimensions économiques et sociales sont également prises en compte : « La cité flottante devient un prétexte pour ranimer les notions de partage, de bien public et de lien social ».

Ainsi nous découvrons que ce concept peut être qualifié de durable, car il suit les trois piliers du développement durable. Cette solution, qui nous est présentée comme viable, nous permet de ne pas nous alarmer de la montée des eaux. Les deux précédents articles recherchaient l’effet inverse : sensibiliser le lecteur en lui montrant les conséquences désastreuses du réchauffement climatique sur l’homme et son environnement. Nous avons donc vu que les trois journaux traitaient différemment ce sujet, à différentes échelles spatiales et temporelles. Cependant, on remarque finalement qu’ils incitent tous trois d’une manière ou d’une autre à réfléchir à cette question d’avenir, où l’homme risque d’être à court de solution s’il n’en recherche pas rapidement !

Marie Bonolis, Aksel Dutel, Valentin Soccard. Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

Fonte des glaciers : Danger !

 Fonte des glaciers

On vous l’a dit, l’activité humaine est un danger pour les glaciers. Le réchauffement climatique entraîne leur fonte progressive. Ce que l’on vous dit moins cependant, c’est que la fonte des glaciers est un danger pour l’humanité. Ces dernières décennies, les accidents liés aux divers effets de la fonte des glaces se sont multipliés, sans parler des effets à long terme de la fonte de quelques millions de milliards de m3 d’eau, actuellement stockés sur les continents sous forme de glace.

La fonte des glaciers en régions montagneuses a de graves conséquences : le réchauffement fragilise le glacier, provoquant la chute d’énormes blocs de glace. Ces blocs de plusieurs tonnes entraînent bien souvent dans leur chute une part du manteau neigeux dans des avalanches destructrices.

Un autre danger majeur lié au recul des glaciers est l’apparition, de plus en plus fréquente, de poches d’eau et de lacs glaciaires. Une poche d’eau se forme lorsque l’eau de fonte ne peut s’écouler naturellement ; les eaux peuvent alors s’infiltrer et former une poche d’eau dans une zone de vide dans la glace, ou entre la roche et la glace, ou bien encore s’accumuler en surface, formant des lacs retenus uniquement par un fragile barrage de moraines (gravats charriés par l’avancée des glaciers) ou de glace.

Soit la poche d’eau est pourvue d’un exutoire naturel, soit l’eau s’accumule progressivement jusqu’à ce que la pression fasse céder la glace et que l’eau se déverse alors en de brefs instants, créant le plus souvent une vague de plusieurs mètres de haut, plus communément appelée lave torrentielle : un mélange d’eau, de graviers, de rocs, de terre et d’arbres qui emporte tout sur son passage. En France le glacier le plus dangereux pour ses ruptures de poches est certainement celui de Tête Rousse, situé à 3200 mètres d’altitude au pied du Mont-Blanc. Le 12 juillet 1892, la rupture brutale d’une importante poche d’eau sous-glaciaire provoqua une lave torrentielle qui dévala la vallée de Saint-Gervais dévastant tout sur son passage, et faisant près de 175 victimes. Depuis, la poche s’est reformée et a été vidangée artificiellement a plusieurs reprises, mais malgré ces efforts, la poche menace encore la vallée du Mont Blanc.

Le danger majeur de la fonte des glaces reste celui de la montée du niveau des mers, qui entraînerait la perte d’une importante superficie côtière et surtout la disparition des villes et des habitations de ces territoires. Des pays entiers tel que les Pays-Bas se retrouveraient menacés. Le plus grand danger vient des inlandsis de l’Antarctique et du Groenland, ces immenses calottes glacières (un inlandsis fait plus de 50 000 km2 et mesure en moyenne 2000m d’épaisseur) qui couvre la quasi-totalité des terres polaires. A la différence de la banquise, dont la fonte n’accroît pas le niveau de la mer car elle est compensée par la baisse de la poussé Archimède, la fonte des inlandsis apporterait l’équivalent de millions de km3 d’eau aux océans. Par exemple, si les 2,85 millions de km3 de glace de l’inlandsis du Groenland fondaient, ils causeraient à eux seuls une élévation du niveau moyen de la mer de 7,2 mètres. Les conséquences d’une telle montée des mers seraient dévastatrices.

Si l’homme est dangereux pour les glaciers, il ne devrait pas oublier que le glacier l’est autant pour lui. Gare au Feed-back !

Andréanne Varet, Terminale S

Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme de SVT (Mme Berger-Limone) et en lien avec l’éducation au développement durable (CDI).

Le grand dégel

Les glaciers sont à la une de l’actualité: marqueurs les plus évidents d’un réchauffement climatique aux conséquences potentiellement dramatiques, ils sont désormais l’objet de toutes les attentions. On sait maintenant que l’homme a vécu par le passé sous des climats plus chauds qu’aujourd’hui, avec des glaciers plus réduits. Mais aussi qu’à des périodes plus anciennes, d’immenses étendues glaciaires ont recouvert la planète.

L.Moreau

Dans le cadre de notre programme d’enseignement de spécialité de SVT, le mercredi 19 décembre 2012, nous avons pu assister à une conférence concernant les climats et leur influence sur les glaciers. C’est Luc Moreau, glaciologue, qui fut l’animateur de cette conférence fort intéressante. Luc Moreau est un glaciologue, docteur en géographie alpine, membre associé de l’équipe de recherche du Laboratoire CNRS Environnement et Dynamique des Territoires de Montagne ou EDYTEM, associé au laboratoire THEMA CNRS de Besançon et rattaché au projet EF1DIR. Depuis 1987, il étudie et mesure le glissement du glacier d’Argentière sur son lit rocheux, massif du Mont-blanc, pour le compte d’une société franco-suisse. Ses recherches et ses surveillances de l’hydrologie glaciaire s’appliquent à l’hydroélectricité mais aussi à la connaissance fondamentale et au risque des poches d’eau. Il travaille aussi depuis quelques années à placer des appareils photo automatiques pour mieux comprendre par l’image les dynamiques glaciaires.

Un glacier est une masse de glace plus ou moins étendue qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. Écrasée sous son propre poids, la neige expulse l’air qu’elle contient, se soude en une masse compacte et se transforme en glace.

Dans un premier temps, Luc Moreau nous a expliqué comment se formaient les glaciers et quels étaient les deux grands types de glaciers. La formation de ceux-ci est complexe, le glacier se forme dans une zone au dessus de 3000 mètres, où l’accumulation de la neige l’emporte sur la fonte. Au dessus de 400 mètres, la fonte n’existe pas, la neige et le glacier restent secs et froids, collés au rocher.

Il existe actuellement deux types de glaciers. En effet, la dynamique glaciaire est étroitement dépendante du régime thermique du glacier. La température de la glace est contrôlée par trois facteurs principaux, qui sont : les échanges thermiques avec l’atmosphère (contrôle climatique), le flux géothermique (contrôle géologique) et la pression de la glace et la friction (contrôle glaciologique). En fonction du régime thermique, on distingue deux catégories de glaciers :

* Le glacier tempéré :

Il a une température partout proche du point de fusion, sauf à la surface, où la température fluctue selon la saison ; à la base, il est travaillé par l’eau de fonte, dont la présence rend son glissement possible et plus rapide selon la saison.

* Le glacier froid :

Il a une température située partout en dessous du point de fusion ; il est donc gelé à sa base (pas d’écoulements d’eau). Le glacier froid se rencontre en altitude (supérieure à 4000 m dans les Alpes) ou aux latitudes très basses. Sa température est entièrement négative, ce qui influe sur son comportement : il adhère à son lit rocheux, ce qui lui permet de tenir sur des pentes bien plus raides qu’un glacier tempéré.

Les glaciers sont également révélateurs de notre climat. La mer de glace est le plus grand glacier du monde, avec 11 km de longueur !

Comme les autres glaciers alpins, la mer de glace a subi des modifications à cause des différentes variations climatiques (notamment le réchauffement actuel). De puis 1830, et sachant que nous n’avons pas connu de période glaciaire depuis 10 000 ans, le glacier a perdu plus de 160 m d’épaisseur et 2300 mètres de longueur ! La mer de glace est donc en retrait.

Mais les glaciers sont également une ressource en eau ! Les glaciers représentent en volume les deux tiers de l’eau douce sur terre. En tant que ressource en eau, on les utilise aujourd’hui pour la production d’énergie, pour l’irrigation, voir pour la glace, elle-même, dans son usage premier : le rafraîchissement ! Aujourd’hui, les nombreuses inquiétudes sur les changements climatiques, la diminution des ressources en eau douce par rapport à l’augmentation de la population, placent les glaciers au centre de l’attention et de l’intérêt du monde.

Toutefois, attention, les glaciers, sources de nombreuses rivières et de vie sont en diminution avec parfois des eaux polluées. En Himalaya par exemple, cette réduction de l’eau solide inquiète certaines populations venant puiser à la source. De plus, la ressource en eau solide est mal repartie sur terre, à tel point que certaines solutions de transport d’iceberg ont été envisagées pour les pays en manque d’eau.

Dans un second temps, Luc Moreau nous a expliqué quel lien existait entre les glaciers et les climats.

En effet, on remarque depuis quelques années déjà, que les glaciers fondent de plus en plus. Ceci est d’ailleurs bien visible sur les glaces de mer, qui, lorsque le climat est chaud, se transforment en eau qui coule directement dans les océans. Cette fonte des glaciers est d’autant plus amplifiée par le fait que les glaciers, blancs, renvoient les rayons du soleil et les océans, sombres, au contraire, absorbent ces rayons. Ce phénomène permet alors le réchauffement des eaux marines dont le contact avec les glaces implique la fonte des ces dernières.

En milieu alpin, il est possible de mesurer la quantité de glace fondue chaque été en effectuant un bilan de masse. Pour ce faire, il suffit d’insérer une sonde dans la glace pour voir de combien de mètres celle-ci fond pendant l’été.

Enfin, les glaciers permettent aussi de nous fournir des informations sur les climats antérieurs mais aussi sur la composition de l’atmosphère au cours de différentes périodes. En effet, la glace, en se formant, emprisonne des bulles d’air ancien enfermant ainsi les composants de l’atmosphère présente durant cette époque. D’autre part, si l’on étudie le rapport isotopique 180/160 sur une même couche de glace, il est possible de déterminer si cette glace a été formée durant une période froide ou plutôt au cours d’une période chaude, si la valeur de ce rapport est élevée ou faible. Plus ce rapport est important, plus la température présente lors de la formation de la glace est élevée. De cette façon, l’homme a pu reconstituer la composition de l’atmosphère primitive ainsi que les climats qui se sont succédé au cours des 800 000 dernières années. Il est possible de remarquer une évolution cyclique et périodique du climat, puisque tous les 100 000 ans, une glaciation s’opère.

Cette conférence, au final, nous a apporté de nombreuses nouvelles informations intéressantes et enrichissantes. Ainsi Luc Moreau nous a présenté son domaine professionnel en nous montrant de nombreux documents, tout en répondant à nos questions. Cela nous a permis de recueillir quelques connaissances avant d’étudier le sujet en classe.

Clémence Brunel et Jean-Christophe Bozetto / Terminale S

Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme de SVT (Mme Berger-Limone) et en lien avec l’éducation au développement durable (CDI).

Le réchauffement climatique

Il y a une vingtaine d’années, de nombreux scientifiques s’interrogeaient sur l’existence ou non d’un « réchauffement climatique » avéré. Les observations et mesures effectuées ces dernières années ont levé le doute sur cette question : augmentation lente, supérieure à 0,6°C en un siècle, des températures moyennes enregistrées par les stations météorologiques du monde entier, diminution de l’étendue et de l’épaisseur de la banquise arctique, recul des glaciers, augmentation significative du niveau de la mer, autant d’indices sont venus confirmer la réalité du réchauffement climatique. Nous verrons alors les causes naturelles de ce réchauffement climatique et l’implication de l’Homme dans ce phénomène.

Tout d’abord, la Terre reçoit une énergie lumineuse provenant du Soleil. Une fraction de cette énergie est renvoyée dans l’espace par les nuages et par le sol. L’énergie restante est accumulée par l’atmosphère et la surface terrestre. Cette dernière émet un rayonnement infrarouge, partiellement absorbé par l’atmosphère et la surface terrestre, dont la fraction qui s’échappe dans l’espace compense exactement l’énergie solaire accumulée, de façon à stabiliser la température moyenne de la Terre. Si l’atmosphère absorbe davantage le rayonnement infrarouge, la Terre rayonne moins d’énergie qu’elle n’en absorbe et se réchauffe, ce qui augmente son rayonnement, jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre soit atteint, à une température supérieure à la température initiale. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre. Bien que ce phénomène soit souvent hâtivement désigné comme responsable du réchauffement climatique, il s’agit en réalité d’un phénomène naturel lié à la présence de gaz atmosphériques. En effet tous les gaz absorbant le rayonnement infrarouge sont des gaz à effet de serre, les principaux étant le dioxyde de carbone, la vapeur d’eau, le méthane, le protoxyde d’azote mais aussi l’ozone. Leur efficacité dépend à la fois de leur capacité d’absorption par molécule et de leur concentration.

Cependant, depuis un siècle, activité industrielle et expansion démographique ont concouru à modifier la composition de l’air. Imperceptiblement pour nous et sans effets nocifs apparents, la concentration de certains composants mineurs de l’atmosphère augmente. Mais ces gaz ne sont pas pour autant inactifs. Ils piègent le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et contribuent ainsi à l’effet de serre. Cet accroissement résulte des activités humaines. En effet, le dioxyde de carbone est produit en très grande quantité lors de la combustion des hydrocarbures qui constituent l’essentiel des carburants utilisés dans les centrales thermiques, pour les transports routiers, aériens et maritimes. Actuellement 87% de l’énergie produite proviennent des combustibles fossiles. C’est cet effet de serre additionnel induit par les activités humaines qui est responsable du réchauffement climatique observé depuis quelques années. Ceci a conduit les scientifiques à estimer qu’il y a « une influence perceptible de l’homme sur le climat global ».

En conclusion, les causes à l’origine du réchauffement climatique sont multiples : c’est à la fois le résultat de l’effet de serre, dû à la présence naturelle de certains gaz dans l’atmosphère terrestre mais aussi les émissions de gaz supplémentaires liées à des activités humaines tel que l’usage de combustible fossile. Ainsi les conséquences d’un réchauffement climatique dont on sait maintenant qu’il risque de s’amplifier et de se prolonger risquent d’être lourdes pour l’humanité.

Cet article a été rédigé à la suite de la conférence de Monsieur Davide OLIVERO, maître de conférences à l’Université Claude Bernard à Lyon, le vendredi 30 mars dans le cadre du cours de SVT.

Davide Olivero

Hadjeras Kenza & Jacquet Mélanie  (2nde 7)

Aide humanitaire et lutte contre le réchauffement climatique : même combat pour les élèves de 5ème 8

« C’est souvent l’image d’un ours polaire hagard sur un pan de glace rétréci qui symbolise l’impact  des changements climatiques. Comme si, hélas les hommes n’étaient pas eux aussi, et au premier chef, affectés par ce phénomène… Parce qu’ils agissent sur les causes fondamentales de la malnutrition (l’insécurité alimentaire, l’accès à l’eau réduit), les changements climatiques viennent grossir les rangs des victimes de la malnutrition. Résultat : on estime que la sous-nutrition infantile sera de 20% supérieure à ce qu’elle aurait été en l’absence de changement climatique d’ici 2050. Aujourd’hui, la sous-nutrition tue 10 000 enfants par jour. Combien seront-ils demain si nous ne faisons rien aujourd’hui ? »

Nous avons trouvé ces mots sur le site d’Action contre la faim : http://www.actioncontrelafaim.org et avons décidé d’agir concrètement pour aider les gens qui souffrent de la faim en récoltant de l’argent mais aussi en sensibilisant nos concitoyens au réchauffement climatique dont les pays en voie de développement sont les premières victimes.

« Au cours de la dernière décennie, le nombre de personnes exposées aux catastrophes dites « naturelles » a triplé. Les pays en voie de développement sont les plus touchés, tant par la fréquence de ces désastres que par le nombre de victimes. Une personne sur 19 est affectée dans ces pays, contre 1 personne sur 1500  dans les pays riches ! D’ailleurs, ce sont souvent les pays ou populations qui émettent le moins de carbone  qui, injustement, souffrent le plus des changements climatiques. »

Dès l’automne, les élèves de 5ème 8 se sont mis à l’action.

« En novembre 2011, nous avons eu le projet de réaliser des cartes de vœux. Sur du papier recyclé, nous avons illustré des slogans que nous avions recherchés sur le thème du développement durable et de l’entraide. En voici quelques-uns : « partageons nos cadeaux, partageons nos richesses », « préservons la nature notre plus beau cadeau » ou encore « la terre est lourde, portons là ensemble ». Nous avons vendu ces cartes au marché de Noël écolo, bio et équitable et avons récolté une belle somme d’argent (169,44 €) que nous avons décidé d’envoyer à Action contre la faim. Pourquoi avons-nous choisi cette association ? Parce qu’elle explique bien le lien entre la dégradation de l’environnement et l’augmentation de la sécheresse et de la malnutrition. Nous avons d’ailleurs travaillé sur cela dans notre programme d’histoire-géographie. Envoyer ce chèque à Action contre la faim est une façon pour nous de soutenir leur engagement et de les remercier. »