Succès de la semaine du développement durable au CDI

Les expositions sur Darwin, la biodiversité et le réchauffement climatique prêtées par l’université de Lyon étaient très belles et instructives.

Celle sur les abeilles comprenait des panneaux pédagogiques, des ruches en carton mais aussi tout le matériel nécessaire à l’apiculture.  C’est avec beaucoup de passion que M. Gyurkovics  a expliqué  aux jeunes le rôle essentiel  des abeilles dans la nature.

Vive l’happy culture !

En tout, 30 groupes d’élèves ont visité ces expositions avec leurs enseignants. Merci à tous ceux qui ont participé à cet évènement.

Le réchauffement climatique de la Terre


Vendredi 5 mars, nous avons assisté à une conférence présentée par Monsieur OLIVIERO sur le réchauffement climatique de la Terre.

Voici ce que nous en avons retenu :

Depuis 800 000 ans, le climat terrestre connaît plusieurs cycles de glaciation et de réchauffement brutal suivi d’une période chaude de 10 000 à 20 000 ans environ, appelée période interglaciaire.

Cette période est suivie par un refroidissement progressif et l’installation d’une ère glaciaire. A la fin de la glaciation, un réchauffement brutal amorce un nouveau cycle.

Nous vivons actuellement depuis plus de 10 000 ans dans une période interglaciaire.

Durant des millions d’années, le climat de la Terre a subi bien des modifications dues à divers phénomènes d’origine naturelle (soleil, éruptions volcaniques …). Mais depuis quelques décennies, c’est l’influence de l’homme qui commence à modifier sensiblement le climat de la planète.

La température de l’air a en effet augmenté en moyenne de 0,6° Celsius au cours du 20ème siècle.

Cela peut sembler très faible et pourtant seulement 7°C séparaient la période glaciaire qu’a connue notre planète il y a 20 000 ans, de celle la plus chaude qu’elle a connue il y a 7 000 ans.

Aujourd’hui, quasiment tous les scientifiques s’accordent à dire que l’essentiel de cette évolution sur les dernières décennies du 20ème siècle est causé essentiellement par l’émission de gaz à effet de serre produits par les activités humaines.

 

Merci à Monsieur OLIVIERO  pour cette conférence très enrichissante qui nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement climatique de la Planète.

 

Bastien BOURLIER et Tristan ROLLET

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.

Les glaciations quaternaires

Depuis la création de la Terre, il y a eu de nombreuses glaciations. La plus récente, qui a débuté il y a plus d’un million d’années, est appelée quaternaire. Durant cette période, quatre ères glaciaires ont eu lieu mais il y a tellement longtemps (- 600 000 ans), que nous possédons peu d’informations. Les deux plus récentes, plus proches de notre époque, nous permettent de mieux comprendre l’ampleur de ce phénomène.

Ainsi lors de la période RISS (de -180 000 à 100 000 ans), les glaciers, beaucoup plus étendus qu’aujourd’hui, s’étendaient jusqu’à Lyon, où les températures étaient alors extrêmement froides : -45°C en été.

L’ère glaciaire qui a suivi, appelée WURM est la plus récente. Elle a commencé il y a plus de 70 000 ans après environ 30 000 ans d’ère interglaciaire, et s’est terminée il y a 10 000 ans. A cette époque, le niveau de la mer était beaucoup plus élevé. La banquise arrivait alors jusqu’au Portugal et les États-Unis étaient entièrement couverts de glace. En fait, tout l’hémisphère Nord était gelé.

Nous nous trouvons depuis 10 000 ans dans une période interglaciaire comme il en existe, de durée plus ou moins longue, après chaque période glaciaire.

Toutefois ces glaciations sont inévitables, et on peut affirmer que dans une durée indéterminée, la Terre en subira une nouvelle. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ces refroidissements extrêmes.

Parmi eux, citons notamment la disparition progressive du Golf Stream, qui protège pour l’instant l’Europe. Si cela se produit, les températures en France chuteraient jusqu’à atteindre celles de la Sibérie actuelle.

Le film « Le jour d’après » met en scène le scénario-catastrophe qui pourrait se produire lors d’une glaciation. Toutefois, il est impossible que ce phénomène se produise si soudainement, en effet il faut toujours plusieurs milliers d’années pour cela.

Certes nous ne pouvons éviter la future période glaciaire, mais des études ont prouvé que l’activité humaine a des répercussions et accélère, notamment avec les gaz à effet de serre, l’arrivée dune prochaine glaciation.

 

Marion LAVAL – Marion JORBA

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.

Les combustibles fossiles : pour combien de temps encore ?

Les énergies renouvelables sont en développement alors que les combustibles fossiles sont en phase d’épuisement.

« Réduire notre consommation d’énergie, c’est un défi de tous les jours », voilà ce que pensent les écologistes ou encore ceux qui contrôlent les réserves de combustibles fossiles.

Si on utilisait l’intégralité des combustibles fossiles, avec quelle énergie pourraient s’alimenter les générations futures ?

Monsieur Davide OLIVERO, géologue et maître de conférence à l’université Lyon I, nous a présenté les nouvelles énergies qui remplaceraient les combustibles fossiles, c’est à dire le pétrole, le charbon ou encore le gaz. Ces énergies seraient les énergies renouvelables déjà présentes, mais en très faible quantité. Ces technologies comme les panneaux solaires, les éoliennes ou encore la construction de barrages sont pour l’instant limitées. Les combustibles fossiles représentent aujourd’hui 87 % de notre énergie mais justement, à cause de ce pourcentage élevé et compte tenu du fait que ces ressources sont limitées, ces énergies viennent à disparaître. Selon les spécialistes, il ne restera plus de charbon dans 180 ans, de  gaz dans 60 ans et de pétrole dans seulement 40 ans.

Face à ce constat, les chercheurs essaient de trouver de nouvelles énergies renouvelables et de développer des énergies disponibles. Les plus gros consommateurs comme l’Asie, qui utilise 8,4 % des énergies présentes, ou l’Amérique du Nord, qui en utilise 18%, doivent réduire leur consommation et passer aux énergies renouvelables. Cette  surconsommation énergétique entraîne, de plus, de graves  problèmes environnementaux comme le réchauffement climatique (causé par le CO2 rejeté dans l’air).

Alors, si l’utilisation des énergies non renouvelables utilisées par l’homme ne cesse pas, que se passera-t-il ?

Charlotte GILLON, Mylème LALANNE et Louise FRANCK

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.

Cancún, la conférence sur le climat


La conférence de Cancun sur le climat s’est déroulée du 29 novembre au 10 décembre 2010. Un grand nombre de journaux ont émis leurs sentiments sur ce sommet à venir. Quels sont-ils ? Quels étaient les enjeux de cette conférence ?

Emmanuelle Réju pour La Croix, Hervé Kempf pour Le Monde et Agnes Sinaï pour le journal internet actu-environnement.com ont analysé cet évènement très attendu par les protecteurs de l’environnement.

Les trois journaux s’accordent sur le fait que Cancún ne doit pas se dérouler comme Copenhague en 2009. C’est-à-dire qu’il faut éviter un nouveau « fiasco », un « échec », une « immense déception ».

Les trois journaux évoquent les problèmes que les premiers ministres présents à la conférence devront soulever et essayer de résoudre. Ils sont tous d’accord sur le fait que le lourd sujet de la déforestation sera abordé et sérieusement discuté. D’après Le Monde, c’est «  de loin le dossier le plus mûr », et actu-environnement.com confirme que c’est «  le volet qui apparaît le plus avancé dans la négociation climatique. La Croix déclare que « lutter contre la déforestation, c’est donc lutter contre le réchauffement et protéger la biodiversité ».

Ils s’accordent également sur le sujet des réductions et limitations des émissions de gaz à effet de serre (GES). Actu-environnement.com déclare que les différents pays ont eu « une véritable prise de conscience de l’enjeu crucial qu’est la stabilisation des gaz à effet de serre ». La Croix affirme que la concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère explique une grande partie du réchauffement climatique. Le Monde ajoute que les États doivent respecter leur engagement « de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre ».

Le Monde, contrairement à La Croix et actu-environnement.com, ne mentionne pas l’enjeu de la température. En effet, ces derniers affirment que la Terre doit gagner au moins deux degrés d’ici la fin du siècle. Mais les engagements pris pour ralentir ce réchauffement sont d’après La Croix « insuffisants ».

La Croix et Le Monde nous mettent au courant de l’engagement des pays industrialisés à verser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour aider les pays pauvres à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, mener à bien leurs « projets en faveur du climat ». Cet engagement est nommé le « Fond Vert ».

D’après actu-environnement.com, il faudra trouver à Cancún « une boussole commune qui reflète la communauté de destin de l’humanité sur une planète en voie de réchauffement rapide ». A.Sinaï est sceptique quant à l’issue de cette conférence qu’elle qualifie d’ « incertaine ». Le Monde déclare qu’il faut que les pays qui se réunissent doivent montrer qu’ils sont « encore capables de faire un pas en commun pour construire un accord mondial sur le climat ».

La conférence de Cancùn sur le climat a donc une issue très incertaine, et les premiers ministres qui se réunissent pour y trouver une solution ont beaucoup de sujets sur lesquels débattre, beaucoup de problèmes à résoudre.

Aline Petazzi, Anne Deligny et Sandrine Laplanche

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Les tornades aux USA

Les Etats-Unis ont été victimes la semaine du 25 avril du passage de nombreuses tornades qui ont dévasté le sud du pays et fait plus de 300 victimes. L’état d’urgence à été décrété dans 7 états du fait de la puissance de la tempête et des dégâts considérables. Ce sont près de 250 tornades qui ont frappé une dizaine d’états différents. D’énormes dispositifs de sauvetage ont été déployés pour retrouver d’éventuels survivants bloqués sous les débris.

Comme nous le fait remarquer la radio RFI et le magazine Paris Match, Barack Obama s’est immédiatement déplacé pour affirmer son soutien aux victimes de cette terrible catastrophe.

Libération du 29 avril 2011 souligne le fait que de tels événements ne se sont pas produits depuis plus de 80 ans, et que les dégâts sont estimés à plus de 4milliards de dollars ; on apprend également que la plus grosse tornade observée avait des vents d’environ 350km/h et que dans certaines villes, des quartiers ont été totalement rasés.

Tous les journaux relatent l’histoire de familles ayant échappé de peu aux tornades mais qui ont tout perdu. On dénombre dans les zones les plus touchées plus de 100 000 personnes sans domicile, plus d’un million de personnes privées d’électricité et quelque 1800 blessés.

Pour l’instant, peu de données ont été officiellement confirmées mais les journaux ont d’assez bonnes sources et le nombre de sinistrés est effectivement très élevé.

On peut redouter, avec le réchauffement climatique, que le nombre de tornades ne cesse d’augmenter dans certaines régions du monde.

Journaux : RFI, Libération, Paris Match                 Date : 29avril 2011

 

William Bosse

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI.

Conférence de Géologie le 20 avril 2011

            Ce Mercredi 20 avril 2011, M. ZUDDAS, chercheur à l’Université Claude Bernard, nous a fait l’honneur de venir nous présenter un exposé passionnant sur une question de grande importance : le problème des gaz à effet de serre, et plus particulièrement le Dioxyde de carbone (CO2).

Le sujet de sa conférence était « La préservation des eaux naturelles et la séquestration géologique du CO2, un défi pour le XXIème siècle?

Nous avons tout d’abord parlé de l’eau naturelle que l’on trouve dans les cours d’eau, les océans, les sous-sols, les nuages mais aussi du cycle permanent de l’eau, de son rôle vital.

Ensuite, nous avons abordé la question du CO2. Ce gaz naturel se trouve dans l’atmosphère en petite proportion (0.05%). Il est naturellement produit par les volcans, par exemple, qui en émettent lorsqu’ils sont en éveil. La biosphère, en respirant, en produit. Par contre, les végétaux chlorophylliens, en majorité dans les forêts, ont la capacité d’extraire ce CO2 pour produire du dioxygène (O2). C’est la photosynthèse, qui est la réaction inverse de la respiration.

Depuis l’industrialisation et l’utilisation du charbon, l’homme a produit en très grande quantité du CO2, notamment avec la combustion de ce charbon ou du pétrole, et aujourd’hui par l’utilisation de l’automobile ou des usines. Cela a provoqué une augmentation dans l’atmosphère de la quantité de CO2 depuis 50 ans, comme le montrent des études à Hawaï. De plus, quand la température augmente, la teneur en CO2 augmente, c’est l’effet de serre. Ce changement de température a pour impact la fonte des glaciers, le dérèglement des écosystèmes et des espèces et engendre des conditions climatiques extrêmes.

Que pouvons-nous faire pour limiter nos rejets de CO2 ?

Privilégier les moyens de transport en commun ou la marche, stopper la surconsommation, faire attention chaque jour à des détails comme éteindre la lumière, baisser le chauffage, éviter l’utilisation abusive de la climatisation etc.

Quant au CO2 présent dans l’atmosphère qui entraîne l’effet de serre, il faudrait le faire diminuer et c’est un des défis de la science. Une des idées retenues est celle du captage puis du stockage de CO2 anthropique en sous-sol. Des essais ont été réalisés aux USA, au Japon, au Canada, en Norvège et en France dans différents types de sols : des roches ou des anciennes poches de gaz et pétrole vides.

Or le CO2 réagit chimiquement et physiquement : il réagit avec les roches et fuit dans les couches supérieures. Il déplace de grandes quantités d’eau présentes en sous-sol, et la réaction entre l’eau et le CO2 provoque une augmentation de l’acidité de cette eau et la rend corrosive. De plus, le CO2 est un solvant de substances organiques chimiques qui se libèrent dans les eaux souterraines.

Les chercheurs tentent maintenant d’améliorer leur technique pour limiter l’arrivée de ces métaux lourds dans les eaux souterraines, accélérer la vitesse de stockage car, pour l’instant, celui-ci dure très longtemps à cause des énormes quantités de CO2. La préservation des eaux est le plus important car c’est une ressource vitale pour la vie.

Il sera sans doute possible, dans un certain temps, de stocker le CO2 dans les sous-sols mais il faut encore évaluer précisément les risques de fuites et leurs conséquences afin de sauvegarder la qualité des eaux souterraines.

Greg Batin et William Bosse (Seconde 4)

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT de C. Larcher

Bilan carbone, quand les mathématiques se mettent au service du développement durable.

Les études statistiques sont devenues un outil désormais incontournable de notre société. Si elles ont envahi le monde économique, politique ou social et qu’elles inondent régulièrement l’actualité, elles sont aussi très présentes dans les différents secteurs du monde scientifique, des sciences physiques aux sciences humaines en passant par les sciences biologiques.

Après en avoir eu quelques approches mathématiques dans les classes précédentes, les élèves de la classe de première découvrent les caractéristiques de position et de dispersion d’une série statistique à une variable.

Les caractéristiques de position ont pour nom le mode, la médiane et la moyenne. Cette dernière est d’ailleurs bien connue de tous les élèves. Les caractéristiques de dispersion ont pour nom l’étendue, l’écart interquartile ou interdécile, voire intercentile si les données de la série sont nombreuses, et l’écart-type. N’ayez aucune crainte, nous n’entrerons pas dans l’explication de la signification de ces caractéristiques, ni dans l’élaboration des formules que ces élèves de première apprennent à manipuler. Si vous voulez en savoir davantage, il vous faudra suivre le cours de la classe de première pour en comprendre toute la portée.

Mais, pour en mesurer l’ampleur, les élèves de la classe de première S1 de l’année 2009-2010 ont été amenés à réaliser une étude statistique à grande échelle. Après avoir rencontré un spécialiste de la consommation énergétique, ils ont élaboré un questionnaire simple de dix questions, dont les réponses étaient préformées, sur la pratique des modes de transport que chaque élève du collège et du lycée avait l’usage d’utiliser. Un groupe de pilotage de quatre élèves a mis en forme ledit questionnaire et a supervisé l’organisation générale. Un groupe de quatre élèves s’est vu confier la récolte des données et a produit, à l’aide d’un logiciel de calcul, les fameuses caractéristiques dont nous avons parlé plus haut. Les autres élèves ont, par groupe de deux, été missionnés dans chaque classe de la sixième à la terminale pour aller interroger tous les élèves du collège et du lycée, soit quelque 800 personnes.

Cette enquête à grande échelle a permis à tous ces élèves de première S1 d’aborder plus concrètement ce nouvel outil statistique dont ils venaient de découvrir quelques secrets. Le résumé de leur travail a été transmis au spécialiste qui était venu leur présenter l’intérêt d’une telle démarche. Celui-ci leur a ensuite fait part de ses conclusions.

Citons parmi ces conclusions, le bon emploi des transports en commun et des bus scolaires, mais, dans le même temps, l’absence de covoiturage pour les élèves qui ne les emploient pas. Précisons aussi que le transport aérien, utilisé lors des vacances et très grand consommateur d’énergie, reste anecdotique.

Outre l’intérêt pédagogique de ce projet pour les élèves, l’établissement s’est doté d’une analyse concrète lui permettant de mesurer l’impact de ses différentes activités en faveur de la protection de l’environnement. Certes, l’enquête est restée ciblée sur les différents modes de transport et n’a pas analysé les attitudes éco-responsables de chacun dans la pratique quotidienne :

–          l’usage modéré de l’électricité ;

–          la vigilance à éteindre les lumières en quittant une salle de classe ;

–          la précaution à fermer les fenêtres d’une salle afin d éviter un gaspillage énergétique ;

–          la bonne pratique d’élimination des déchets recyclables comme le papier.Il n’en demeure pas moins que cette première enquête révèle déjà une prise de conscience plus grande de la part de beaucoup de la nécessité de préserver l’environnement.

Forts de cette première initiative, les élèves devraient reconduire cette enquête lors des deux prochaines années afin de mesurer encore mieux l’évolution des pratiques de chacun d’entre nous et l’ajustement des actions incitatives que l’établissement envisage de prendre.

Rendez-vous donc, dans une prochaine édition afin de vous communiquer les résultats qu’auront produits les nouveaux élèves de cette première S1 de l’année 2010-2011 !

Gérard Plantefève, professeur de mathématiques

 

 

 

Résultats et analyse du bilan carbone « transport » pour l’année 2009/2010.

Interprétation réalisée par les élèves de 1ère S et par Thierry MANCEAU, conseiller-énergies et responsable des programmes d’animation  à l’HESPUL

 

 

Récapitulatif :

Pour les 6èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne). Ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2 km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 2 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 700 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 700 km x 0,18 kgco2 = 126 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

126 / 2 = 63 kgCO2/an

Par élève de 6ème, c’est égal à environ 63 kgCO2/an.

Pour les 5èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 3 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 1 050 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 1 050 km x 0,18 kgco2 = 189 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais, pour chaque élève, les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

189 / 2 = 94,5 kgCO2/an

Par élève de 5ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 4èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que pour les 5èmes.

Par élève de 4ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 3èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 5 et 10 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 8 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 2 800 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 2800 km x 0,18 kgco2 = 504 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

504 / 2 = 252 kgCO2/an

Par élève de 3ème, c’est égal à environ 252 kgCO2/an.

Pour les 2des : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent  à une distance de plus de 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 5 250 km x 0,18 kgco2 = 945 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

945 / 2 = 427,5 kgCO2/an

Par élève de 2de, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour les 1ères : en majorité ils viennent à Mongré en car, leurs parents possèdent une voiture de taille moyenne. Ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance de plus de 15km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne trois trajets et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Pour chaque élève les émissions d’un transport en commun sont 0,025 kgco2/passagers soit : 5 250 x 0,025 = 131,25 kgCO2/an

Par élève de 1ère, c’est égal à environ 132 kgCO2/an.

Pour les Terminales : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 10 et 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que les 2des.

Par élève de terminal, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour tous les élèves de Mongré : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année pour partir en vacances.

Conclusion générale de Thierry MANCEAU

« C’est une enquête très intéressante qui,  je l’espère, pourra être valorisée et poursuivie par les élèves.

Nous sommes bien évidement sur des estimations très approximatives à partir de ratios d’émission de carbone.

Les 6ème ont une grosse marge de manœuvre car la majorité des élèves pourrait venir à pied ou à vélo.

Le total des élèves de 6ème pourrait alors s’approcher du zéro émission de gaz à effet de serre pour les trajets domicile-Mongré.

Pour les 5èmes , une amélioration est possible pour les distances s’approchant de 2 km et en améliorant le covoiturage avec 4 passagers.

C’est la même chose pour les 4°.

Pour les 3èmes,  un programme spécial d’animation pourrait être mis en place pour apprendre à conduire un vélo en sécurité sur la route, faciliter la fourniture de matériel de sécurité, (casque, gilet, lumière) et des ateliers de réparation vélo. Des distances de 5 à 10 km sont facilement réalisables s’il n’y a pas de pente trop importante. Le bilan carbone pourrait alors être bien amélioré et s’approcher du zéro émission.

Ou bien un service de covoiturage plus efficace pour remplir 4 passagers par voiture et descendre au environ de 126 kgco2/an/ élève.

Pour les 2des, il faut vraiment mettre en place un système de covoiturage efficace. Les distances ne permettent pas d’utiliser le vélo sinon pour les plus sportifs.

Ce sont les élèves qui ont de gros progrès à faire pour s’approcher des 236 kgco2/an/ élève.

Les 1ères ont optimisés les déplacements par l’usage du car.

Il faut maintenant convaincre les autres à prendre le car ou faire davantage de covoiturage.

Les terminales sont dans la même situation que les 2des

Le point positif pour l’ensemble des usagers de Mongré, c’est que l’usage de l’avion reste anecdotique et ne viendra pas alourdir considérablement le bilan carbone « transport » des élèves. »

Quelles conséquences au réchauffement climatique ?

Nous avons rencontré M. Darpheuil de l’association Naturama, le vendredi 17 décembre 2009.

Cette intervention s’est déroulée pendant le sommet sur l’environnement à Copenhague, qui avait pour but de mettre les pays les plus riches face à leurs responsabilités quant aux émissions de CO2. Nous avons alors réalisé que la surconsommation était un réel problème pour l’environnement.

Mais pourquoi le superflu nous semble t-il  nécessaire ?

Révisons un peu… Le réchauffement climatique provoque l’accélération de la fonte des glaces qui fait monter le niveau des eaux et créera de graves inondations dans quelques années.

Au Pôle Nord, il fait à l’heure actuelle -16°C, à l’Equateur 27°C et au Pôle Sud -52°C. Ce qui donne une température moyenne d’environ 15°C pour notre planète Terre qui augmente de 3°C avec l’effet de serre.

Le Gulfstream est un courant marin qui n’a pas d’inter-saison. C’est un peu la climatisation de notre planète. Le réchauffement climatique va petit à petit nous donner des étés très chauds et des hivers très froids… La climatisation planétaire est « cassée » !

Le réchauffement climatique dérègle également l’effet de serre qui ressemblait à une bulle transparente et qui maintenant se transforme au fur et à mesure en une passoire géante !

Mais qu’a-t-il bien pu se passer ?

Il y a d’abord les causes naturelles : la rotation de l’axe de la Terre varie, les éruptions volcaniques changent la température, l’inclinaison de la Terre, l’activité solaire…

Mais les humains, eux aussi, ont provoqué le réchauffement de leur planète : les activités industrielles, les transports et le chauffage des habitations, l’élevage et l’agriculture intensifs !

L’Âge industriel fut le véritable révélateur de cette crise environnementale : en moins de 1000 ans le CO2 a augmenté de plus de 30%, l’oxyde d’azote de plus de 15% et le méthane a doublé dans l’atmosphère.

De plus, l’enterrement des déchets encombrants n’arrange pas le sort de notre planète. Tout reste sous des bâches maintenues par des pneus.

Scénario prévu pour 2100 : une augmentation de 3 à 6°C et la montée des eaux…

Les conséquences du réchauffement climatique sont les suivantes :

–          Une réduction de l’enneigement due  à la fonte des glaciers, la solution ne peut pas être les canons à neige car ils sont très polluants ;

–          la fonte du pergélisol (Sol ou roche qui se maintient à une température égale ou inférieur à 0°C pendant au moins deux ans), ce qui rend les sols instables et accélère la libération du méthane ;

–          les lacs de montagne grossissent (déversement possible) ;

–          un niveau des eaux bien plus haut ;

–          la salinisation de la Méditerranée ;

–          des conséquences sur les aménagements côtiers ;

–           des problèmes pour la pêche, la pisciculture et les activités aquacoles et conchylicoles ;

–          le mode de vie traditionnel des Indiens menacé ;

–          l’augmentation du paludisme à cause de la chaleur ;

–          de plus en plus de problèmes naturels : ouragans, sècheresses, inondations ;

–          50% des espèces auront disparu d’ici 2100

–          les périodes de migrations changent, certains oiseaux se sédentarisent et les périodes de reproductions sont plus précoces ;

–           répartition différente des espèces due à l’augmentation de la température des mers ;

–          l’écosystème de l’Atlantique menacé ;

–         la disparition progressive du corail donc les poissons ont moins de protection ;

–          27 à 40% des plantes d’Europe pourrait disparaître d’ici 2080 ;

–          davantage de sècheresse dans les pays du Sud ;

–          le développement des parasites.

Pauline GRANGETTE 2nde 1

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)

Ca chauffe !

Nous avons pu assister à une conférence concernant le réchauffement climatique et ses conséquences, animée par un représentant de Naturama.

Le discours était uniquement scientifique et le conférencier n’a pas abordé la dimension politique et économique du problème. Il n’a donc pas laissé place à la polémique et au débat,  et nous pouvons le regretter.

Avant de commencer, Monsieur Darpheuil,  ainsi que quelques élèves ont rappelé la finalité des discussions entretenues au sommet de Copenhague.

La problématique principale a alors été soulevée : « Comment réduire les émissions de CO2 afin de diminuer les effets du réchauffement climatique? »

Le conférencier a expliqué et démontré à l’aide d’exemples quelles seraient et quelles sont déjà les conséquences du réchauffement climatique pour la faune et la flore, ainsi que pour la population mondiale : la perte de la biodiversité, la dégradation des sols et l’insuffisance de l’approvisionnement alimentaire, des problèmes de santé publique causés par le manque d’eau et sa dégradation …

Un tableau très intéressant et relativement complet a été présenté à la fin de la conférence ; il montrait la répartition des émissions de gaz à effet de serre. Cette conférence nous a fait beaucoup réfléchir sur ce qui pourrait nous arriver si nous n’agissions pas. Chacun a pu se fonder sa propre opinion en prenant du recul, ou en étant encore plus pessimiste…

Victor CHAUVILLE 2nde1

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)