Les perturbateurs génétiques

perturbateurs génétiques

De nos jours, de plus en plus de produits chimiques sont utilisés. M Perrin, éco-infirmier, nous a alertés sur les dangers de l’utilisation des « perturbateurs génétiques ».

On constate qu’en 1930, la masse de produits de synthèse (produits créés par l’homme) est d’environ 1 million de tonnes.

En 2002, elle est de 400 millions de tonnes. On relève environ deux fois plus de cas de cancer en 2012 qu’en 1980. Environ 100000 molécules ont été fabriquées en Europe à l’heure actuelle. Beaucoup d’entre elles sont utilisées dans la vie quotidienne mais sur ce total, on ne connaît les effets que de 3 % de ces molécules, qui ne sont pas toujours positifs. Certaines sont qualifiées de CMR, à savoir d’agents « cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques ». En effet, ces agents peuvent entrainer des mutations de l’information génétique, des cancers ou même influer sur la reproduction.
Certaines parties de l’information génétique ne sont activées qu’en présence de certains facteurs, qui sont appelés facteurs épigénétiques. Ils vont modifier la conformation de l’ADN et ainsi modifier son expression. On parle d’épigénome. L’environnement dans lequel évolue un fœtus est considéré comme un facteur épigénétique : en effet, l’épigénome des enfants naissant par mère porteuse se trouve souvent légèrement modifié selon l’information génétique de la porteuse. On peut presque parler d’un troisième parent. Les facteurs épigénétiques peuvent donc faire apparaître de nouveaux caractères chez les individus, et parfois de nouvelles maladies.
D’autres molécules sont qualifiées de perturbateurs endocriniens. Celles-ci imitent la forme des hormones et prennent ainsi leur place sur les récepteurs spécifiques des cellules, ce qui altère le fonctionnement des cellules concernées. C’est notamment le cas du diabète : le taux de glycémie dépend de la présence de plusieurs hormones. Certaines permettent de faire monter ce taux tandis qu’une seule permet de le faire baisser. Lorsqu’un perturbateur endocrinien vient remplacer cette hormone, le taux de glycémie va donc irrémédiablement augmenter, ce qui provoque le diabète. Les pesticides, l’aluminium et un grand nombre de produits cosmétiques sont considérés comme perturbateurs endocriniens, et il est recommandé de les utiliser avec modération pour limiter les effets sur l’organisme.
Philippe Perrin nous a également informés des risques liés aux maladies auto immunes. Celles-ci sont dues à une mauvaise adaptation de l’organisme à certaines bactéries. Dans nos pays européens, ces maladies sont particulièrement répandues en raison d’une hygiène exagérée. Le corps ne rencontre ainsi que très peu de bactéries et ne peut pas apprendre à s’en protéger. C’est pourquoi il est particulièrement vulnérable face aux bactéries pathogènes. Il est donc bon de développer une bonne hygiène de vie, sans toutefois en abuser, pour permettre à l’organisme de se défendre contre la maladie. Il apparaît que l’accouchement par voie basse permet de protéger l’enfant de ce genre de maladie, car celui-ci est directement mis en contact avec les nombreuses bactéries situées dans le vagin, avant de rencontrer celles du monde extérieur.
De nombreux autres facteurs menacent l’organisme, auxquels il est toutefois plus difficile d’échapper. Ce sont notamment les ondes-radio émises par énormément d’objets de la vie quotidienne, comme les téléphones, la télévision, l’internet. La pollution atmosphérique est, elle aussi, un agent dangereux, car elle fragilise les muqueuses et augmente les effets des agents allergènes. Effectivement, les effets d’un quelconque perturbateur peuvent parfois se combiner avec ceux d’un autre, pour multiplier les dégâts.
Tous ces problèmes environnementaux menacent directement la survie de l’espèce humaine. On constate en effet une forte augmentation de l’infertilité au sein des couples, tout particulièrement de l’infertilité masculine. Les perturbateurs altèrent la qualité du sperme, en limitant ainsi les chances de fécondation dans un couple. De nos jours, un couple sur dix a des difficultés à avoir un enfant, et cette proportion ne cesse d’augmenter chaque année.
On peut expliquer tous ces phénomènes d’augmentation du nombre de cancers, d’infertilité, … par le fait que notre environnement a changé très rapidement durant les derniers siècles, alors que l’organisme humain n’a pas pu s’adapter aussi vite à ces changements

On peut donc en conclure que nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie, de par notre patrimoine génétique. Cependant, limiter l’exposition à certains facteurs tels que les ondes téléphoniques, la pollution atmosphérique et autres facteurs épigénétiques ou CMR peut diminuer de façon importante les risques liés à la maladie.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Pierre-Jean Lorentz , Samuel Voldoire et Gaspard Metge, première S2

Prenez soin de votre génome !

Le mardi 18 mars 2014, les classes de première scientifique ont assisté à la conférence de M. Philippe Perrin, éco-infirmier.

Prenez soin

Il nous a présenté les causes et les effets de la pollution de notre génome. Il réalise de nombreuses interventions visant à sensibiliser le public sur les dangers liés à la dégradation de l’environnement. Ayant une formation à la fois d’infirmier et d’éco-conseiller, il a pu nous mettre en garde sur les perturbations éventuelles de notre génome dues à l’environnement.

Une fois les présentations faites, M. Perrin a donc entamé son exposé en se penchant sur les substances chimiques. Il est vrai que, lorsqu’on nous parle de substances chimiques, la mémoire populaire renvoie souvent aux substances industrielles; or, des substances chimiques peuvent être tout à fait naturelles et d’ailleurs celles-ci sont la plupart du temps inoffensives. En effet, notre organisme est le même depuis l’âge des cavernes ; il a donc été initialement adapté à notre environnement primordial et à ses substances chimiques naturelles. Toutefois, il se révèle que notre environnement actuel est profondément différent de celui de l’homme des cavernes, mettant en œuvre de multiples substances chimiques synthétisées, c’est-à-dire créées par l’homme. Ce sont celles-ci qui présentent un risque pour notre organisme. Lorsqu’on y réfléchit, elles sont présentes dans quasiment tout ce qui nous entoure (nourriture, produits de beauté….), ce qui laisse supposer que nous en sommes forcément imprégnés. Et le nombre de substances synthétiques ne fait qu’augmenter: en 2002, on comptabilisait 400 millions de substances synthétiques, contre 1 million en 1930. Il est aussi important de noter que la France est le deuxième producteur européen et le troisième exportateur mondial de substances chimiques synthétisées, ce qui laisse suggérer que nous sommes d’autant plus concernés. Sur ces 400 millions de substances chimiques synthétiques actuelles, moins d’un quart sont répertoriées, c’est-à-dire que l’on connaît précisément leurs effets sur l’organisme humain, à court et à long termes. Et leurs effets ne sont pas des moindres ; certaines substances sont dénommées CMR, ce qui signifie qu’elles s’avèrent cancérigènes (risques de cancer), mutagènes (altération d’un gène ou d’un chromosome) ou bien reprotoxiques (altération de l’appareil reproducteur), alors que certaines sont répertoriées comme perturbateurs endocriniens. Bien entendu, ces effets ne sont pas systématiques, mais ils existent. Une preuve saisissante de la dangerosité : de 1950 à nos jours, le nombre de spermatozoïdes dans un millilitre d’éjaculat a diminué de plus de la moitié, passant de 100 millions à 49 millions. Plus encore, le nombre de nouveaux cas de cancers par an est alarmant: en 1980, il était de 160 000; 20 ans après, en 2000, le chiffre double. A présent en 2010, il est de 365 000, ce qui représente 1000 nouveaux cas de cancers par jour. Là aussi il est important de préciser qu’une imprégnation d’une substance chimique cancérigène n’induit pas systématiquement un cancer, mais elle en augmente le risque.
Le cancer se déroule en trois étapes. La première se nomme l’initiation cellulaire, ce qui signifie que des lésions du patrimoine génétique apparaissent. Ensuite vient la promotion, qui se caractérise par l’expression de la cellule génétiquement perturbée. Une fois exprimée, la cellule perturbée va se dupliquer: cette étape se nomme la progression. Enfin la perturbation génomique peut se propager dans tout l’organisme : c’est l’invasion. Bien sûr, le traitement à temps du cancer évite cette dernière étape de se produire. De nos jours, 1000 substances chimiques sur les 400 millions existantes sont répertoriées cancérigènes. Parmi elles, de nombreuses nous entourent très fréquemment : les particules fines, le radon utilisé pour le terrassement, le benzène qui se montre un excellent solvant des graisses utilisé dans l’industrie agro-alimentaire notamment, mais aussi comme base de production de styrène, présent dans les emballages alimentaires. On peut aussi y ajouter le E150 D, colorant alimentaire très fréquent, présent notamment dans le Coca-Cola, les bonbons au caramel mais aussi le vinaigre balsamique.
Face aux substances cancérigènes, on oublie bien souvent les perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances qui se fixent sur les récepteurs endocriniens à la place des hormones et qui perturbent ainsi le système hormonal. On comptabilise aujourd’hui plus de 800 substances synthétiques considérées comme perturbatrices du système hormonal. Parmi elles, le fameux Bisphénol A (ou BPA), qui a récemment suscité l’attention. De l’emballage à l’impression de tickets de caisse, son large panel d’utilisations l’a fait devenir en 20 ans le produit phare de l’industrie. Cependant, de récentes recherches scientifiques ont démontré que le BPA se révèle être un grave perturbateur endocrinien. Pour éviter cela, une des recommandations de l’Académie de Médecine est qu’il faut réduire tout contact avec les aliments chauds et gras contenus dans les emballages plastiques, et même d’éviter de stocker longtemps et à température élevée les eaux minérales dans des bouteilles plastiques ! Des alternatives sont aussi possibles; par exemple le biberon en verre pour les nourrissons mais aussi la conservation des aliments dans du verre. Hélas, les exemples de perturbateurs du système hormonal ne manquent pas : on peut ajouter les phtalates, contenus dans certains parfums et cosmétiques, qui ne sont qu’autre que des synthèses d’œstrogènes, hormones féminines. Les produits contenant des phtalates sont à bannir chez la fillette car ils engendrent une puberté précoce, de même qu’ils ne devraient pas être utilisés par la femme enceinte.
Toutefois, il faut bien rappeler que, bien souvent, les maladies sont plurifactorielles. Ainsi, cela veut dire qu’elles ne sont pas systématiques, mais aussi qu’il vaut mieux écarter certains facteurs nocifs pour limiter les risques de contracter une maladie. Un polluant en moins c’est une chance de plus de ne pas développer de maladie. Les facteurs sont divers; ils peuvent être environnementaux (mauvaise alimentation, stress, expositions aux polluants, aux substances cancérigènes etc.) ou physiologiques (facteurs épigénétiques, âge). Ainsi, on ne peut pas lutter contre l’âge ni contre la prédisposition génétique, alors autant tenter d’améliorer les facteurs environnementaux. Par exemple, l’activité physique permet de réduire le stress. Quant au téléphone portable, il ne doit pas être transporté dans la poche ou, dans la limite du possible, le côté clavier dans la poche. Les ondes de téléphone portable ont un impact sur les modifications cellulaires des flux de calcium et font osciller les molécules d’ADN, les déforment, voire les cassent, ce qui peut favoriser le risque de cancers. Les aérosols sont à bannir eux aussi. En somme, nous vivons dans un environnement à risques.

Achetez et vivez donc intelligents, car mieux vaut prévenir que guérir, dit-on !

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et d’EDD avec Mmes Larcher, Portelli, Bonolis et Lecocq-Hubert.
Les élèves de la 1ère S1

Cancer et environnement

Cancer et environnement

En mars dernier M. Philippe Perrin, éco-infirmier a donné une conférence à Mongré sur les substances chimiques et leurs effets sur la santé afin de nous sensibiliser aux risques liés à ces substances.

Substances chimiques

Il existe différents types de substances chimiques : naturelles et artificielles.
Les substances chimiques artificielles tels les polluants sont présentes partout dans notre vie et absorbées par notre corps, qui n’est pas toujours adapté à ces produits de synthèse. Par exemple, il ne possède qu’une seule molécule permettant de faire baisser le taux de sucre dans notre sang, l’insuline, et n’est donc pas conçu pour une alimentation sucrée. Cependant, les aliments que nous consommons de nos jours contiennent de plus en plus de sucre, ce qui a un effet négatif sur notre santé, avec l’apparition du diabète de type 2 chez certaines personnes. On peut aussi mentionner l’EDP, un retardateur de flamme présent dans de nombreux objets du quotidien comme les canapés, qui est ingéré par les tissus humains et peut se montrer nocif pour la santé.
Aujourd’hui, l’homme a créé environ 100 000 molécules synthétiques, mais le risque sanitaire de 97% de ces molécules n’a pas été complètement évalué. Nous ne connaissons donc pas leurs effets sur notre santé et ces molécules envahissent pourtant notre quotidien. De plus, en 1930, un million de tonnes de molécules de synthèse ont été produites et 400 millions en 2002, augmentant considérablement les risques pour la santé. Malgré une régulation de cette production en Europe (directive Reach), la France est classée 2ème producteur de substances synthétiques en Europe et 3ème exportateur mondial, ce qui n’est pas pour améliorer la situation.

Effets sur notre corps

Il y a plusieurs agents, c’est-à-dire des substances capables de provoquer une maladie, que l’on peut classer parmi les CMR (Cancérigène, mutagène et reprotoxique) particulièrement dangereux puisqu’ils sont sources de multiples risques sanitaires.

a) Agents cancérigènes

Les agents cancérigènes entrainent une prolifération anarchique des cellules qui échappent alors au contrôle du corps. Ils agissent en quatre phases :
-Phase 1 : l’initiation cellulaire, correspondant à l’altération du code génétique.
-Phase 2 : la promotion, phase de division de la cellule altérée
-Phase 3 : la progression, marquée par de nouvelles divisions des cellules génétiquement modifiées
-Phase 4 : l’invasion, qui correspond à la perte de contrôle des cellules par l’organisme
On compte aujourd’hui 107 agents dont le caractère cancérigène a été scientifiquement prouvé (comme l’amiante, le benzène ou les sources radioactives) et plus de 700 dont on ne connait pas encore véritablement les effets. Ces agents sont classés par intensité de risque grâce à des numéros et des lettres (1, 2A, 2B, 3, 4, …). Ils seraient responsables d’environ 365 000 nouveaux cas de cancers par an en France soit la première cause de décès. La moitié des hommes et un tiers des femmes possèdent un risque plus élevé de contracter un cancer.

b) Agents mutagènes

Ces agents entraînent des mutations génétiques, qui peuvent être à l’origine de cancers si la cellule se divise car l’ADN se conserve lors de la mitose et donc la mutation qui l’a affecté se conserve aussi.

c) Agents reprotoxiques

Ces agents altèrent la reproduction et sont toxiques pour le développement du corps humain de la personne mais aussi de ses descendants. Ils peuvent aussi porter atteinte à la fertilité de l’individu.

Les perturbateurs endocriniens

Ils interfèrent avec les mécanismes hormonaux en se fixant sur les récepteurs destinés à accueillir les hormones et entraînent un dysfonctionnement des systèmes hormonaux. Au nombre de 800, ils sont notamment responsables d’allergies. Parmi eux, on peut citer le bisphénol A présent dans les plastiques (et notamment sur les tickets de caisse) et les parabènes utilisés en cosmétique.

Les maladies et l’épigénétique

On dit que la maladie est un évènement plurifactoriel, puisque plusieurs facteurs peuvent provoquer des maladies :
• La génétique
• Le stress
• L’alimentation
• L’âge
• Les polluants
La multiplication de ces facteurs à l’échelle d’un individu peut se solder par le développement d’une maladie. Il y a donc une nécessité de hiérarchiser les risques et faire attention à son mode de vie car un polluant en moins, c’est une chance en plus d’éviter la maladie.
L’épigénétique est étroitement liée à cette notion de maladie plurifactorielle et désigne l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN. Elle démontre que notre environnement et les événements survenant au cours de notre vie peuvent changer l’expression de nos gènes. Par exemple la méditation peut entraîner une modification des gènes : l’individu se montre alors capable de contrôler l’expression de ses gènes et donc acquérir de nouvelles compétences. Cela peut s’expliquer par l’expression de certaines portions d’ADN inaccessibles pour les ribosomes puisqu’elles sont enroulées et liées entre elles. L’épigénétique est une recherche de réponse à nos incompréhensions actuelles de l’ADN et des multiples expressions possibles d’un gène. Certaines maladies tirent en partie leur origine de l’épigénétique comme le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’allergie, l’asthme, l’autisme, la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer, et les facteurs exposés plus hauts permettent la fabrication de protéines cancéreuses ce qui explique la meilleure santé de l’individu lorsqu’il s’expose au minimum à ces facteurs.
L’intervenant a fini par nous expliquer que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables entraînent une mise en résonnance de l’ADN favorisant la casse ce qui est à l’origine de risques pour le génome et justifie la réticence de certains scientifiques à l’égard de ces machines.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Camille JARRY, Anaëlle SARAZIN, Victor LEGER, 1ère S3

Faut-il avoir peur du saumon d’élevage norvégien ?

Méa culpa : le gouvernement norvégien vient de reconnaître que le saumon d’élevage pouvait être dangereux non seulement pour notre santé, en particulier pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes, mais aussi pour l’environnement. La Norvège a beaucoup à perdre. Car en 2012, elle a fourni pas moins de 60 % de la production mondiale en saumon et gagne environ 29 milliards de dollars chaque année sur ces ventes.
Zoom sur cette annonce qui fait scandale au sein de la communauté internationale.

Faut-il avoir peur
Le saumon d’élevage norvégien, un danger pour la santé ?

En France, la consommation de poisson a plus que doublé en 50 ans et nous sommes les premiers importateurs mondiaux de saumon et le premier marché pour le saumon norvégien. Cette augmentation concerne particulièrement le poisson d’élevage.
Fumé, en tartare ou dans des sushis, le saumon norvégien est partout dans nos assiettes. Les Français en sont d’ailleurs les plus grands consommateurs en Europe. Depuis 2006, de nombreuses études et rapports décrivant les conditions scandaleuses d’élevage du poisson norvégien alertaient déjà les autorités. Mais malgré les recommandations émises, la Norvège en admet la dangerosité seulement aujourd’hui, soit plus de sept ans après les premiers avertissements. La Direction norvégienne de la santé a en effet émis une recommandation quant à la consommation de poisson pour les jeunes femmes et femmes enceintes : deux à trois portions de poissons par semaine, dont un maximum de deux poissons gras comme le saumon, la truite, le maquereau ou le hareng.
L’élevage intensif du saumon en Norvège serait en effet réalisé dans des conditions déplorables. Kurt Oddekow, un militant écologiste est allé dans les eaux froides. Il a vu des employés pulvériser des pesticides à grands jets sur les bassins, comme le Diflubenzuron. En 2010, le ministre de l’Agriculture français, Bruno Le Maire, avait écrit à son homologue norvégienne : « Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. » Lisbeth Berg-Hansen avait alors répondu qu’il s’agissait d’«informations fallacieuses. » Pourtant, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire indiquait en 2009 que le diflubenzuron était « hautement toxique pour les organismes aquatiques. » D’après Anne-Lise Bjorke Monsen, du laboratoire de biochimie de Bergen : « Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, ils sont associés à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse du QI». Toujours d’après Anne-Lise Bjorke Monsen : « On sait aussi que les polluants peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. De plus, ils se transmettent par l’allaitement. »
Quel est l’impact sur l’environnement ?
Ces méthodes d‘élevage ont des impacts écologiques négatifs : ils augmentent les besoins en farine et en huile du poisson, menaçant ainsi les stocks de poissons pélagiques. Les saumons d’élevage mis dans des bassins sont accusés de transférer des maladies dans l’écosystème, menaçant de ce fait la production de saumon sauvage et d’autres espèces maritimes. Ils produisent aussi des déchets organiques et inorganiques, augmentent la pollution de l’environnement aquatique et le risque d’eutrophisation du milieu, appauvrissant la flore et la faune présents sur les fonds marins.

Nourri avec des poissons malsains, vivant dans un milieu pollué, le saumon d’élevage est donc synonyme de danger pour notre la santé et l’environnement. Ce qui explique que les Français se méfient de plus en plus du saumon d’élevage : en novembre 2013, selon les chiffres Kantar Worldpanel, les ventes de frais ont chuté de 25 % en volume par rapport à l’année dernière et de 10,8 % pour le fumé, preuves de la défiance des consommateurs, alimentée en outre par des reportages qui montrent les limites de l’élevage industriel.

Christina Lièvre, Clara Mayère, Camille Bererd, seconde 5.
Ce travail a été réalisé lors des séances d’AP sur la revue de presse au CDI

Quels sont les liens entre les pesticides et notre santé ?

Quels sont les liens entre les pesticides

 

Quelles conséquences ont les pesticides sur notre santé et notre environnement ? C’est ce que Philippe PERIN, qui se définit comme un éco-infirmier, est venu nous expliquer. C’est un professionnel de la santé mais aussi de l’environnement. Il informe les gens sur le lien étroit qui existe entre la protection de l’environnement et notre santé.  Il intervient souvent dans les écoles afin de sensibiliser les générations à venir.

Qu’est-ce que la santé et quels sont les problèmes majeurs de notre époque ?

La santé est un capital sur lequel nous pouvons intervenir, c’est à nous d’en prendre soin et d’y faire attention. Comme nous ne nous en soucions guère tant qu’elle est présente, nous en abusons trop souvent sans nous rendre compte et ce capital se réduit peu à peu.

Le système médical est construit de telle manière que l’on ne soigne (prendre soin) que les personnes qui sont malades et qui vont consulter les médecins. On ne s’occupe pas des gens en bonne santé, il n’y a aucune prévention de la part de l’Etat et des médecins. « On préfère guérir que prévenir », ironise M. PERIN.

Que sont les pesticides et quelles conséquences peuvent-ils avoir sur notre santé et sur l’environnement ? Les pesticides (qui vient du latin « cida » tuer et de l’anglais « pest » nuisible) sont des substances utilisées en agriculture pour lutter contre des organismes nuisibles aux cultures. On peut classer les pesticides en quatre grandes classes bien qu’il en existe d’autres :

  • Les herbicides destinés à tuer les mauvaises herbes qui étouffent les végétaux d’intérêt ;
  • les insecticides destinés à éliminer les insectes qui se nourrissent ou pondent sur les cultures ;
  • les fongicides qui tuent les champignons microscopiques responsables de la pourriture ;
  • les parasiticides qui tuent les vers parasites.

Les pesticides sont des produits qui altèrent notre organisme, faisant apparaître des anomalies chez l’homme comme la puberté précoce, le cancer du sein et la baisse de la fertilité. 94 % des foyers français sont contaminés par les pesticides.

Des études ont montré que l’utilisation des pesticides était en lien direct avec l’augmentation de la leucémie, du diabète et de l’obésité chez les enfants. Certes, quelques campagnes de publicité ont été réalisées pour prévenir que l’abus de pesticides pouvait nuire à la santé des enfants. Cependant ce n’est pas seulement l’abus qui présente des risques mais bien l’usage des pesticides. Retirer les pesticides du marché serait la meilleure chose à faire pour préserver notre santé.

De plus, les pesticides ne sont pas seulement néfastes pour l’homme mais aussi pour l’environnement. Ils polluent l’eau et les sols. D’ailleurs, des études sur l’eau de Villefranche ont montré que celle-ci, d’un point de vue théorique, n’était pas potable à cause de la proportion de pesticides présents. Cependant ni les élus locaux ni les viticulteurs du Beaujolais (qui utilisent allégrement ces produits) ne s’en soucient !

En conclusion, notre santé est étroitement liée aux pesticides. Cependant ces produits phytosanitaires sont partout, dans les sols, dans l’eau, dans les aliments, sur les habits, dans les produits de la cosmétique… Nous sommes empoisonnés tous les jours, ce qui bien sûr, n’est mentionné ni par l’Etat, ni par les agriculteurs, ni par les entreprises d’industrie chimique.

La seule solution aujourd’hui est de faire prendre conscience aux consommateurs de la gravité de la situation. Il faut que l’Etat fasse plus de prévention et surtout qu’il subventionne et soutienne plus les agriculteurs qui veulent passer en agriculture biologique. La solution revient aussi au consommateur qui peut décider de ne plus acheter ces produits pleins de pesticides. Ce qu’il faut mettre le plus en avant, c’est bien sûr l’impact des pesticides sur la santé. Nous pensons que c’est sur cet élément que tout se jouera et que peu à peu toutes les populations prendront conscience de cette situation préoccupante.

Maëlys Sailly, Laure Muller, 2nde6.

Cette conférence s’est inscrite dans le cadre du programme de SVT (A. Portelli) et de physique- chimie (Félicie Duffez).

Un éco-infirmier en cours de SVT

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Mardi 23 janvier, Christophe PERRIN, un éco-infirmier basé en Savoie, est intervenu durant environ 1h30 dans notre classe pendant le cours de SVT, et ce afin d’aborder le thème de « cancer et environnement ».

Celui-ci nous a alors rappelé les différentes étapes d’une cancérisation dans un organisme: l’initiation, la promotion, la progression et enfin l’invasion ; mais aussi ce qu’était un cancer: les cancers sont des maladies qui peuvent affecter toute partie du corps humain.

Par ailleurs, « un cancer n’est pas le fruit du hasard ». Il est dû à une exposition du corps à des facteurs externes qui peuvent relever de substances professionnelles telles que la radioactivité dans les centrales nucléaires, l’amiante, le plomb…

En France, certes la « recherche progresse, mais le cancer aussi » ! En effet, en 1980, le nombre de nouveaux cas par an était alors de 160 000, contre 320 000 nouveaux cas en 2005, soit le double.

Un cancer peut être induit par des facteurs environnementaux qui peuvent être soit des facteurs dits non choisis comme la pollution de l’air par exemple, soit des facteurs dits choisis que l’on retrouve dans notre vie quotidienne concernant notre alimentation, notre exposition au soleil et ainsi aux rayons UV, notre sédentarité …

Il a en effet été prouvé, après une évaluation du risque qui se déroule en quatre étapes, qu’une trop forte consommation de viande rouge, au niveau de l’alimentation, augmentait le risque d’avoir un cancer du sein. Il ne tient donc qu’à nous de réduire ce risque en réduisant notre consommation de viande rouge !

L’évaluation du risque permet de dire si un produit est ou non cancérogène pour l’homme. Elle est le fruit d’une succession de nombreuses études scientifiques, toxicologiques et épidémiologiques (composées d’expériences)  qui confirment ou non l’hypothèse de dangerosité du produit concerné.

Lorsqu’un risque est décelé et découvert, c’est à l’Etat d’intervenir en établissant des normes, des plans (comme par exemple le Plan Cancer en 2003), des campagnes de sensibilisation pour prévenir la population (par exemple contre l’exposition aux rayons UV sous toutes leurs formes). Actuellement, on parle des risques liés à l’utilisation des pesticides, particulièrement pour les agriculteurs.

Pour conclure, nous pouvons réduire notre risque d’avoir un cancer à travers une succession de gestes simples dans notre vie quotidienne comme éviter de se placer dans la direction des fumées qui sont toutes cancérigènes pour l’homme, avoir une alimentation plus saine, limiter les longues expositions au soleil sans protection (crème solaire, lunettes de soleil…), se faire dépister régulièrement si les risques d’avoir un cancer, liés à nos activités, sont élevés, faire une activité physique quotidienne telle que la marche, arrêter de fumer et de boire de l’alcool de façon excessive…

Le nombre de cancer par an continue d’augmenter. A nous d’inverser la tendance en sensibilisant notre entourage aux différents gestes et mesures de protection !

EarthTalkChemicalsCancer

Marion Marduel et Ghilhem Chatelet 1ère S3.

Ce travail a été effectué dans le cadre des cours de SVT avec Mme Larcher.

La santé de l’être humain est le reflet de la Terre

Formation sur la santé et l’environnement les 5 et 6 décembre 2012

Approche globale et animation en éducation pour la santé  environnementale

Cette formation était proposée par l’ADES du Rhône  (Association Départementale d’Education pour la Santé),  animée par Lucie Supiot, chargée de projet santé/environnement et Nathalie Röbbel, ancienne consultante pour l’OMS.

La santé de l'être humain 1

QUELQUES DÉFINITIONS

La santé globale

« La santé est perçue comme une ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en avant les ressources sociales et individuelles ainsi que les capacités physiques. » Source : OMS, conférence d’Ottawa 1986

«  La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » Source : OMS, 1946

Déterminants de l’état de santé :

Les  environnements physiques, politiques et sociaux, tout comme les facteurs socio-économiques et personnels et les comportements individuels et culturels déterminent notre état de santé.

Promotion de la santé :

Processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d’améliorer celle-ci, notamment en agissant sur les déterminants sur lesquels on le peut.

L’Éducation Pour la Santé (EPS)

Les valeurs :

  • Promouvoir la qualité de vie,
  • respecter l’individu et le groupe,
  • promouvoir la responsabilité des personnes et des institutions,
  • contribuer à réduire les inégalités de santé.

Les 3 niveaux d’intervention :

  • Le savoir,
  • le savoir-faire,
  • le savoir-être.

Prenons un exemple : l’équilibre alimentaire des jeunes ou comment réduire leurs déséquilibres alimentaires et faire évoluer leurs comportements.

–          Agir sur le savoir, c’est donc améliorer leurs  connaissances sur l’alimentation et apporter des notions sur les aspects pratiques.

–          Agir sur le savoir-être, c’est s’interroger sur le rôle des médias, faire prendre conscience aux jeunes des contraintes de la vie en société.

–          Agir sur le savoir-faire, c’est faire tester aux jeunes différentes pratiques culinaires, mettre en scène des situations de repas.

La santé environnementale

« La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures »  Source :  l’OMS1994

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L’ÉDUCATION A L’ENVIRONNEMENT

Objectifs

  • Sensibiliser à la richesse et à la fragilité de la nature,
  • favoriser la compréhension des liens entre les êtres vivants,
  • susciter des interrogations sur la place de l’homme dans la nature.

Thématiques

  • La faune et la flore,
  • Les milieux,
  • L’environnement (déchets, développement durable…)

… pour une  vision  plus globale avec possible intégration de la santé :

  • Alimentation,
  • Agriculture bio,
  • Pollution
  • Espaces clos

LES ENJEUX EN RHÔNE- ALPES

Le milieu

  • L’eau : protection inégale en fonction des départements
  • L’air extérieur : 1ère région émettrice de rejet et 2ème région exposée à la nuisance sonore et à l’ambroisie.
  • L’habitat/l’air intérieur : risque saturnin et radon
  • Le sol : région avec le plus grand nombre de sites pollués

Les risques industriels

Les enjeux spécifiques aux « publics vulnérables  »

  • Inégalités liées au contexte socio-économique (saturnisme),
  • inégalités géographiques liées à l’absence d’homogénéité des altérations de l’environnement sur le territoire (Sevezo)

LES ACTEURS LOCAUX ET LEURS CHAMPS D’ACTIONS (exemples)

Les collectivités

  • Conseils Régionaux CR-RA : 1er français à nommer un vice-président santé-environnement
  • Conseils Généraux

Éducation à l’environnement, lutte contre l’ambroisie ou le saturnisme…

  • Communautés de communes et les villes

Les agences régionales de santé  (ARS)

Établissements publics de l’État à caractère administratif (Ressources de l’État et de l’Assurance maladie)

  • Compétentes sur le champ de la santé dans sa globalité : la prévention, les soins et l’offre de soins, l’accompagnement médico-social…,
  • compétentes sur le champ de la santé environnementale, souvent d’un angle curatif et parfois préventif

http://www.ars.rhonealpes.sante.fr.

Les instituts de recherche

Ex : Institut National de Recherche en Sciences et  Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (IRSTEA)

Ses objectifs concernant le domaine de l’Eau :

  • Mieux gérer la ressource en eau,
  • réduire les impacts des rejets de polluants et de toxiques sur les écosystèmes aquatiques,
  • diminuer la vulnérabilité aux risques associés au cycle de l’eau (inondations et sécheresses).

http://www.irstea.fr/linstitut/nos-centres/lyon

Associations de veille 

Ex : Associations  Agréées  pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA)
Associations associées aux services de l’État

Exemples d’associations régionales

  • L’association Santé – Environnement en Rhône-Alpes (SERA)

→ Ondes électromagnétiques, pollution de l’air

  • Le Réseau Environnement Santé Rhône-Alpes – RES RA

→ Perturbateurs endocriniens, maladies chroniques…

  • La Fédération Rhône-Alpes de Protection de la nature – FRAPNA (le RESPIR)

→ Pollution atmosphérique, PCB…

  • Le pôle thématique régional ESE animé par l’IREPS-RA et le GRAINE-RA

→ Éducation  à la santé environnementale

Autres professionnels éventuels

  • de la Petite enfance,
  • du Bâtiment
  • de l’Education nationale,  des services de l’Etat

….et vous !

La société civile

Son niveau d’implication peut déterminer le niveau de prise en compte d’un problème

–          ex de succès : Bisphénol A

–          ex d’échec : Pesticides

CHOISIR ET TROUVER L’INFORMATION …

  • Liste des ingrédients
  • Etiquettes « AB » « BIO »
  • Etiquette « AIR » : Mise en place d’un étiquetage des produits de construction et de décoration, basé sur les émissions de COV, depuis le 1er janvier 2012.

NOTRE SANTE…NOTRE RESPONSABILITE… NOTRE IMPACT SUR LA PLANETE !

 « La qualité de vie est définie comme la perception qu’un individu a de sa place dans la vie,

dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation avec ses objectifs, ses

attentes, ses normes et ses inquiétudes » Définition de l’OMS 1993

pnse

E. Novales et M. Vigier

Les champs électriques non ionisants, un danger présent.


Le 28 janvier 2011, nous avons suivi une conférence de l’association SERA (Santé Environnement Rhône-Alpes), animée par Florence Gaillard. Le sujet en était l’impact des ondes sur la santé. Nous remercions cette intervenante pour son dynamisme et la clarté de ses propos. Voici ce que nous en avons retenu.

Qu’est ce qu’un CEM ?

Le champ électromagnétique est le champ de force créée autour d’un courant. Il s’agit, en quelque sorte, des « ondes nocives » que vos ordinateurs, téléphones, micro-ondes et autres appareils électriques vous envoient. Ces ondes peuvent aussi être d’origine naturelle : la terre en produit, ainsi que le soleil, ou même les chauves-souris.

Mais ces champs naturels n’ont rien à voir quant à leur influence avec les champs alternatifs artificiels. Ces derniers sont présents partout : dans les maisons (télévision, téléphone sans fil, micro-onde, console de jeu, wifi…), dans les rues (antennes relais, transformateurs EDF….), et ils vous suivent partout à cause de votre mobile ou de votre ordinateur portable.

Les conséquences ne sont pas négligeables car les études scientifiques dévoilent des répercussions mortelles : cancers, leucémies infantiles, lourds problèmes cardiaques, troubles neurologiques, dépressions, suicides, avortements spontanés, infertilité…

C’est pourquoi des mesures doivent être prises.

Au niveau mondial, les associations telles  que le CRIIREM, Robin des Toits et Next-Up organisation luttent pour sensibiliser les pays et entreprises afin d’obtenir des changements quant aux normes et solutions mises en place.

Mais au niveau individuel, que peut-on faire ?

Il existe des solutions radicales, comme des peintures, tissus, rideaux, ou encore boites blindées (pour fils, appareillages ou prises de courant) qui neutralisent les champs électromagnétiques. Mais des gestes beaucoup plus simples sont aussi très efficaces. Pour limiter les contacts, il suffit de s’éloigner des émetteurs de wifi, des micro-ondes en marche, des batteries d’ordinateurs portables…d’un ou deux mètres ! Il est aussi important, durant son sommeil, d’être loin des téléphones fixes (les cloisons ne retiennent pas les ondes !) et portables, car c’est le moment où nous sommes le plus sensibles aux champs électromagnétiques.

Alice Le Naour

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.

Quels sont les dangers du téléphone mobile ?

De nos jours, la majorité des gens utilisent des téléphones portables mais seulement une minorité en connait les risques.

La plupart des nouvelles technologies comme les téléphones portables ou les ordinateurs émettent des charges électriques qui vibrent et qui sont liées au voltage : ce sont les champs électromagnétiques. Les champs électromagnétiques émis en grande quantité peuvent être nuisibles à l’homme. Les normes étant souples en France, nous sommes d’autant plus exposés à des risques élevés.

L’exposition élevée et régulière à ces champs peut provoquer de graves troubles comme le stress cellulaire, des pathologies cancéreuses, l’affaiblissement du système immunitaire, des leucémies, des troubles du comportement, des problèmes cardio-vasculaires, des avortements spontanés, des cassures d’ADN ou encore des problèmes neurologiques. Certains de ces troubles sont même irréversibles. Afin de limiter ces risques, certaines précautions peuvent être prises et le CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendante sur les Rayonnements Electromagnétiques) en a publié une liste dont voici un extrait :

–           Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans. Plus l’exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes.

–          Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher d’une femme enceinte un téléphone mobile en fonctionnement.

–          Ne pas porter de téléphone à hauteur de son cœur ou contre l’aisselle, la hanche ou près des parties génitales.

–          Limiter le nombre et la durée des appels.

–          Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à pied, ni à cheval, ni à vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller etc.

–          La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50 cm de votre tête.

Maintenant vous saurez  quels risques vous courez en vous exposant trop longuement aux champs électromagnétiques des téléphones mobiles et vous pourrez suivre ces quelques mesures simples.

Clara ERARD et Ariane LE ROUX 2.2

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.

Les champs électromagnétiques


Il existe trois sortes de champs :

Le champ électrique, créé par les charges qui vibrent, il peut être facilement atténué par la distance des protections ou des murs.

Le champ magnétique, créé dès qu’il y a un déplacement de charges électriques, il est lié à l’intensité et donc très difficile  à atténuer.

Le champ électromagnétique, est la combinaison des deux.

Savez-vous que nous vivons entourés de champs électromagnétiques ? Il existe des champs électromagnétiques naturels. Il y  en a dans le cosmos (infrarouges et ultra-violets) et sur la terre (champ magnétique terrestre, orages). Ils sont invisibles, inaudibles, inodores mais pourtant tellement utiles à l’homme et aux animaux (communication des dauphins, chauves-souris, abeilles.)

Mais qu’en est-il des champs électromagnétiques artificiels ? Savons-nous réellement quel est leur impact biologique ?

Certaines inventions humaines sont à l’origine de nombreuses « pollutions électromagnétiques », par exemple les lignes à haute tension, les moniteurs d’ordinateur, les fours à induction, les TV et radios FM&AM ou encore les téléphones mobiles qui utilisent une cellule avec 8 utilisateurs sur le même canal, chaque utilisateur se voit donc assigner 1/8ème  du temps (soit 217 saccades par seconde).

Nous perturbons les abeilles avec nos téléphones portables car la technologie mobile utilise des bandes de fréquences porteuses qui sont « utilisées » par les abeilles notamment pour indiquer la localisation de la nourriture !

Enfin, quels sont les effets des C.E.M sur l’organisme humain ?

Les quelques études qui ont été effectuées sur le sujet ont été financées par les opérateurs et cela suscite des doutes sur la fiabilité des résultats. Pourtant, il est très difficile de financer des études indépendantes qui seraient plus crédibles…

Dans tous les cas, 1500 études ont montré les multiples risques de maladie provoqués par les C.E.M et parmi ces résultats, quelques uns sont alarmants :

L’exposition à des champs électromagnétiques provoque des effets sur les gènes et sur l’expression des protéines, mais aussi des ruptures simples ou doubles des brins d’ADN. Cela peut aussi déclencher des processus de développement de cancers infantiles (types leucémie) ou de cancers du sein. De nombreuses études (Eger& al ; Oberfeld & al) indiquent que « la proportion de cas de cancers est significativement plus élevée pour des personnes qui ont vécu à moins de 400m d’antennes relais de téléphone » augmentant ainsi le risque de cancer par 4.

Concernant les fours à micro-ondes une étude sérieuse menée par C. Monnet et P. Le Ruz-intitulée « le syndrome des micro-ondes » détermine 3 phases de réaction corporelle :

La 1ère phase correspond à un stress biologique ;

la 2ème phase correspond à une phase de résistance de l’organisme qui dure plus ou moins longtemps selon la durée de l’exposition ;

la 3ème correspond à la maladie (anorexie, nausées, dépression, tachycardie, insomnie, eczéma etc.) l’organisme étant épuisé…

En conclusion, nous pouvons nous inquiéter de ces découvertes mais il est possible de limiter l’impact de ces ondes sur notre santé en adoptant certaines précautions. Prenons garde à ne pas trop nous exposer aux lignes haute-tension, aux antennes relais (parfois bien camouflées),  à la wifi, aux lampes fluo-compactes, et également aux bases des téléphones sans-fil (les rayonnements traversent les murs). De plus, parents, n’oubliez pas que le cerveau d’un enfant absorbe jusqu’à 50% de rayonnements en plus que celui d’un adulte.

COCHARD Dorian

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.