SOS portable !

Sos portable 1
Comme chaque année, les éco-délégués ont suivi une matinée de formation et de sensibilisation dans le cadre de l’éducation au Développement Durable.
Cette année, nous avons accueilli un « éco-infirmier », Philippe Perrin, qui est venu nous parler de l’effet du portable sur notre santé. Son intervention s’inscrivait dans le cadre d’une préparation à la Journée sans Portable, prévue à Mongré le 6 février. Pour commencer son intervention, M Perin nous a cité Paul Valéry, « Ce qui est simple est toujours faux, ce qui ne l’est pas est inutilisable ».
Cette phrase illustre bien la relation que nous entretenons avec le téléphone portable dans notre société. Nous souhaitons tous un téléphone portable facile à utiliser, sans contraintes et sans prise de tête sans nous rendre compte de toutes les conséquences de son utilisation.

Sos portable 2
En effet, comme nous l’a présenté Philippe Perrin, le portable peut, par son rayonnement radioactif (même s’il est minime !), enclencher une perturbation du système immunitaire. Avec toutes les différentes radio-fréquences qui nous entourent (Télévision, WIFI, téléphone…), l’environnement a été modifié. M Perrin nous a parlé de « Blocage de l’évolution », c’est-à-dire que nous avons le même organisme que l’homo-sapiens mais dans un environnement de vie totalement différent. C’est pourquoi nous connaissons de nouvelles maladies contre lesquelles, notre système immunitaire ne peut pas toujours lutter. P. Perrin a bien insisté sur le fait que nous avons des connaissances de l’action du portable sur le plan biologique (décollement des tissus…) cependant, nous n’avons pour l’instant aucune preuve au niveau sanitaire (donc la santé des utilisateurs). En revanche, il y a quelques inquiétudes sur les risques de tumeur dus à une utilisation excessive du portable (plus de 20 heures de communication par mois). Par rapport à ce risque de cancer, 1500 études ont été publiées pour prouver ce fait ! Même si nous n’avons pas de preuves formelles de la responsabilité du portable dans les risques de cancers, nous avons de moins en moins d’incertitudes. De plus, nous savons que l’aluminium est un facteur de la maladie d’Alzheimer, et chaque portable est construit avec un certain pourcentage d’aluminium. Nous sommes tous exposés à l’aluminium donc, tous susceptibles d’être touchés par la maladie d’Alzheimer! Pour continuer avec toutes les bonnes perspectives que peut ouvrir le portable, voici une liste des autres risques suspectés par l’utilisation du portable : une perturbation de la barrière hémato-encéphalique (trop d’afflux de sang au cerveau qui peut entrainer des migraines fortes), une cataracte précoce, des troubles de la mémoire/concentration/sommeil. Et, pour les garçons, un risque de détérioration de la qualité du sperme due à une malformation, donc, à terme, un risque de stérilité. Voilà de quoi donner envie d’avoir un téléphone portable !
Les populations les plus à risques sont les enfants et les fœtus car ils ont une absorption plus importante des radio-fréquences. Une exposition pré-natale est particulièrement dangereuse ! Les baby-phones sont également dangereux pour l’enfant car les basses fréquences peuvent causer une malformation du cortex cérébral. De plus, ces baby-phones génèrent un stress et une angoisse permanents chez les parents de l’enfant. M Perrin conseille de privilégier les baby-phones qui se déclenchent au bruit. Nous avons également appris que notre portable opère une localisation permanente et émet donc même éteint ! Et que 1/3 de la population est prête à limiter la quantité et la qualité de son alimentation pour s’acheter un nouveau téléphone portable ! Un état de dépendance totale s’installe entre l’utilisateur et le portable, je vous laisse trouver qui est dépendant de qui…
De plus, nous sommes chaque jour énormément exposés aux radiations multiples. Les compagnies de téléphone font preuve de beaucoup d’imagination pour cacher leurs antennes relais ! Ces dernières sont cachées dans de faux arbres, des buissons en plastique, de faux étages d’appartements et même, des clochers d’église.
Pour finir sur une note, tout de même un peu rassurante, je vous dirais que, malgré tous ces risques et ces problèmes, nous pouvons les réduire avec une utilisation raisonnable. Il faut se protéger ! Il faut éloigner le plus possible le téléphone des zones sensibles, c’est-à-dire, la tête et le bas ventre. Le kit main-libre et l’utilisation du haut-parleur sont des solutions. Plus de portable dans les poches ! Nous devons limiter notre temps d’utilisation et éviter au maximum de nous déplacer en téléphonant. La sensibilisation et la précaution vis à vis de l’utilisation du portable sont primordiales.
Vous pensez sûrement que tout ce que je viens d’annoncer et de conseiller, vous le savez déjà et que je ne fais que répéter pour la énième fois des phrases toutes préparées. C’est peut être vrai. Mais ce qui est encore plus vrai, c’est que malgré la répétition incessante de ces conseils de précautions, vous ne faites pas plus attention. Le téléphone n’est pas forcément un danger mais, il peut en devenir rapidement un si nous ne faisons pas précautionneusement attention !

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Léa Greslin, terminale L.

Le futur éco-quartier Monplaisir

Le futur éco-quartier Monplaisir

Vendredi 10 octobre, les classes de premières étaient conviées dans le cadre du programme d’histoire-géographie à une conférence sur l’éco-quartier Monplaisir.

Avant tout, il est important de rappeler ce qu’est un éco-quartier ; c’est avant tout une portion de l’espace urbain moderne, respectant l’environnement dans lequel, il est construit et, surtout, c’est un espace urbain indépendant sur le plan énergétique.
La conférence nous a été présentée par Olivier Mandon, conseiller municipal à la Mairie de Villefranche et responsable de la commission Environnement et développement durable. Un bref rappel de l’histoire de Villefranche nous a permis de constater que ce projet s’inscrivait dans une dynamique d’extension et de reconfiguration inhérente à son l’histoire depuis le Moyen-Age. Cet éco-quartier sera situé entre le viaduc de la Gare, la Rue Mon-plaisir et la rue de la Quarantaine. Ancien quartier industriel en déshérence, la requalification devenait donc nécessaire. Ce projet aura pour but « d’excentrer » le centre-ville ou l’hyper-centre jusqu’à présent cantonné sur la rue Nationale.

L’indépendance énergétique du quartier :

Le quartier exposé plein sud permettra à terme de produire sa propre électricité pas le biais de panneaux solaires et photovoltaïques. Les nombreux puits souterrains permettront d’installer un système de géothermie dans les maisons et donc, d’assurer une partie du chauffage. La partie restante du chauffage sera assurée par l’incinérateur des déchets de la ville. Cet incinérateur a déjà fait ses preuves car il chauffe notre établissement ainsi qu’une partie des bâtiments administratifs de la ville.
La répartition des bâtiments du quartier se fera autour d’un parc de 1 hectare soit 1 neuvième de la surface du quartier. Dans ce futur quartier, l’implantation d’un cinéma est prévue ainsi que des commerces. A terme, le but de ce projet est d’attirer des gens de tous âges et de toutes conditions pour créer de la mixité sociale et garantir le rapprochement intergénérationnel vers un quartier urbain sous-densifié et en perte de vitesse.

Pour finir, nous avons trouvé cette conférence enrichissante et bénéfique. Elle nous aura permis d’apporter des réponses aux nombreuses questions que l’on pouvait avoir sur ce projet largement inspiré du précédent grenoblois. Incontestablement, elle contribue aussi à notre éducation au regard porté sur notre environnement proche même si le projet n’a pas encore concrètement vu le jour, la première étape étant prévue d’ici 4 ans avec la construction du cinéma.

Vincent Gaspard (1ére ES1) et Rochas Vincent (1ére ES2).
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas et en lien avec l’EDD.

Visite de la centrale hydroélectrique de Cusset à Villeurbanne

Cusset 2
Le mardi 3 juin après midi, les élèves de 1ère S3, dans le cadre du programme de Sciences Physiques et de l’éducation au développement durable, ont pu visiter la centrale hydroélectrique de Cusset.
La visite a débuté par une présentation générale des différentes formes d’énergie qui permettent de produire de l’électricité : énergies fossiles, nucléaire et renouvelables dont fait partie l’énergie hydroélectrique.
Cette dernière est obtenue par conversion de l’énergie hydraulique des différents flux d’eau naturels en électricité. L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur.
En 2011, l’énergie hydroélectrique représentait environ 16,2 % de la production mondiale d’électricité et on peut dire qu’elle possède de nombreux atouts : c’est une énergie renouvelable, d’un faible coût d’exploitation et qui n’occasionne qu’’une faible émission de gaz à effet de serre.
Un autre aspect intéressant de ces centrales est que, l’électricité ne se stockant pas, il faut à tout moment, et en temps réel, ajuster la production à la consommation. Pour ce faire, le réseau a besoin de centrales capables de moduler leur production rapidement. Or, l’hydroélectricité est la technologie la plus rapide à démarrer en cas de besoin, et la plus facile à moduler en temps réel.

Munis d’un équipement obligatoire, nous avons, après cette conférence visité l’usine hydroélectrique. C’est une centrale française située sur le canal de Jonage entre les communes de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin.
La hauteur de chute est de 12 m. 15 turbines Kaplan produisent 415 GWh/an (équivalent de la consommation d’une ville de 100 000 habitants).
La Société lyonnaise des forces motrices du Rhône a débuté la construction du barrage et du canal de Jonage l’alimentant en 1894. 3000 personnes ont travaillé sur le chantier pour creuser les 19 km du canal et bâtir la digue. La construction s’est achevée en 1899 et la centrale hydroélectrique (d’une puissance de 7000 kW) est alors la plus puissante du monde (elle surpasse à elle seule la production des 136 centrales hydroélectriques françaises). En 2002, la concession est renouvelée à EDF pour 40 ans. Le contrat s’accompagne d’un important programme de rénovation et d’amélioration de l’ensemble de l’équipement (barrage, digue, écluse, berges…). De nombreuses phases de modernisation se sont effectuées de 1930 à 1952. Les turbines, par exemple, ne sont pas d’origine car ce sont des éléments qui s’usent beaucoup, à cause notamment des sédiments transportés par l’eau.
Cette visite fut très instructive d’un point de vue scientifique et aussi très enrichissante puisque l’usine fait actuellement partie du patrimoine industriel.

Cusset 1

Cette sortie s’est effectuée dans le cadre des cours de physique/chimie (B. Bocquet), en lien avec l’éducation au développement durable (C. Lecocq-Hubert)
La classe de 1ère S3.

Vers un monde alternatif ?

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Vers un monde alternatif ? paru en 2002 dans collection Et toc !

Vers un monde alternatif 1

Ecrit par Benoît Broyart, Mathieu de Muizon et Sylvie Muniglia, ce livre nous permet de comprendre ce qu’est vraiment le développement durable ou plutôt le développement soutenable. Il fait référence à de nombreuses associations (Attac, W.W.F etc.) et nous donne des exemples concrets d’actions éco-citoyennes.
Présenté sous forme d’abécédaire, drôle et décalé, il contient des dessins humoristiques mais aussi des parties dialoguées entre trois personnages : Gaëtan, Vanessa et Ryan.
A la fin de l’ouvrage, il y a aussi un quiz qui nous permet de revoir les points importants abordés : l’économie sociale et solidaire, la décroissance, l’éco-construction, le recyclage etc.
J’ai bien aimé ce livre car il est facile à lire et présenté de façon originale. Je le conseillerais à des adolescents d’environ 13 ans qui aiment s’informer de façon humoristique et ludique
A lire absolument !

Amandine Chamey Seconde 1

Désobéir à la voiture

Désobéir à la voitue

Dans le cadre du projet « Lire pour demain » proposé aux lycéens avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, nous avons lu Désobéir à la voiture, pamphlet co-écrit par Xavier Renou et « les désobéissants », et publié aux Editions Le passager clandestin en 2012.

Auréolée de prestige, la voiture tient une place à part dans l’imaginaire collectif. Les quatre dernières décennies ont pourtant vu éclore des formes de désobéissance à l’automobile.
Vendue comme un formidable outil de liberté, la voiture est devenue un fléau responsable de plus de quinze millions de morts et de blessés chaque année dans le monde, de la disparition accélérée des terres agricoles, de la fragmentation des espaces naturels, de la dégradation de notre environnement, de la multiplication de maladies respiratoires et de cancers, du déclenchement de guerres meurtrières pour l’accès au pétrole et de la plus grande menace actuelle pour l’espèce humaine, le réchauffement climatique. Devant l’incapacité des décideurs à sortir du tout-voiture, des militants écologistes inventent de nouvelles manières de résister, créatives, ludiques, humoristiques, ou désobéissantes.
Contester l’omniprésence de l’automobile, c’est également s’opposer aux sports mécaniques, aux infrastructures routières, aux 4×4, à la publicité, aux salons de l’automobile… Désobéir à la voiture, c’est redonner vie à l’espace public, à la proximité et à la rencontre, ferments de toute contestation.
Nous suivrons les différentes actions menées par des organisations écologiques comme Greenpeace, ainsi que les désastres sur l’environnement et le développement durable causé par l’utilisation de pétrole et son impact néfaste sur la couche d’ozone et la nature. Ensuite nous verrons différents procédés pour arrêter cette pollution et préserver notre planète de l’industrie automobile et pétrolière, comme le retour inévitable du vélo, et l’impact de la voiture sur le réchauffement écologique.
En lisant ce livre nous découvrirons surtout l’histoire de la voiture et ses différentes évolutions, ainsi que les actions menées contre cette industrie auto pétrolière. Nous verrons que les voitures électriques ne sont pas si écologiques, contrairement à ce que disent les média. Pour finir, on peut se poser cette question :
Faut-il limiter la circulation des voitures et préserver notre environnement ou faut-il continuer à privilégier ce mode de transport et détruire peu à peu notre planète ?

Les araignées, ces « mal aimées »

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Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

schéma 2

2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

toile1

Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

CHICO MENDES : « Non à la déforestation »

La classe de 6°1 accompagnée de Mme Carpentier a visité le lundi 31 mars 2014 l’exposition « Arts, littérature et écologie » et a eu la chance de rencontrer une auteure.

chico-mendes
Nous fûmes accueillis par Isabelle COLLOMBAT, écrivain, mère de 4 enfants.
Elle nous expliqua qu’elle écrivait pour sensibiliser l’opinion des jeunes aux dégâts de la déforestation.
Isabelle nous présenta son livre : CHICO MENDES : « Non à la déforestation » (Éditions Actes sud junior)
Il s’agit d’un tout petit livre, un des plus petits qu’elle ait écrits !
L’histoire se déroule dans la forêt amazonienne, en Amérique du sud.
Isabelle nous raconte la récolte du latex à partir des arbres -les hévéas- dont l’écorce est entaillée pour permettre au latex, liquide blanc de couler…il sera transformé en caoutchouc qui permettra de fabriquer pneus, ballons, semelles…..
Isabelle nous invite à réfléchir sur l’importance de la forêt, sur les dangers de la déforestation qui chasse les paysans mais aussi les oiseaux, les insectes…. (la surface d’un terrain de foot disparait chaque heure actuellement !)
L’exploitation du bois n’est pas la seule source de disparition de la forêt, il y a aussi la culture du soja et l’élevage des bovins qui entraînent la coupe des arbres.
Que fait-on de tout ce bois ?
Nous trouvons de nombreuses réponses : bois de chauffage, bois pour les meubles, bois pour la pâte à papier, bois pour le charbon de bois.
Nous parlons aussi de covoiturage, de pollution et même de Nutella !!!
L’heure a passé très vite et voici déjà la récréation ! Nous sommes plusieurs à avoir envie de lire ce livre, en voici un court résumé :
1953, Chico Mendes a 7 ans, il accompagne son papa, seringueir (nom donné aux travailleurs chargés de recueillir le latex), pour travailler dans la forêt d’arbres à caoutchouc. Quelqu’un trouvant cet enfant dégourdi lui apprend à lire, à écrire, à écouter la radio et donc à découvrir le monde… et les dangers qui guettent sa famille et les autres travailleurs du latex ! Il parle alors aux autres travailleurs, écrit des communiqués de presse, part à l’étranger pour défendre leur cause, organise des manifestations pacifiques, crée un syndicat…
Adulte, il sera kidnappé …et assassiné en 1988 devant sa famille, par un riche propriétaire terrien, éleveur de bovins.
A sa mort, sa fille continuera son combat pour défendre les droits des paysans.
En 1990, 19 ans de prison seront réclamés pour les auteurs de son assassinat; c’est une victoire car jusque là, les crimes d’opposants à la déforestation restaient impunis !

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j’ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l’humanité ». Chico MENDES

L’association Arvel à Mongré

Je dis « tourisme », on me répond : vacances, voyage, hôtels, monuments à visiter etc. Je dis « tourisme équitable », on m’ouvre de grands yeux interrogateurs : « Mais…qu’est-ce que c’est que ça ? » « Jamais entendu parler. » ou «pff ! Encore une idée des écologistes. »
La classe de seconde 1 a entendu parler pour la première fois du tourisme équitable lors d’une conférence le vendredi 23 mai à Notre Dame de Mongré. L’orateur, Pierre Vial, est directeur d’ARVEL, une association qui propose à ses clients le tourisme le plus équitable possible.
Mais en fait, c’est quoi ce tourisme équitable ?

Pour nous l’expliquer, M. Vial nous a fait une présentation qui développe différents thèmes sur la base de trois piliers récurrents :
Les impacts environnementaux du tourisme. Ils sont positifs ou négatifs. Par exemple, la surconsommation d’eau ;
les impacts économiques du tourisme. Voici des exemples positifs : la création d’emplois, la stimulation des investissements dans les infrastructures, la contribution à l’économie locale ; ou négatifs : des emplois locaux sous qualifiés, le coût des infrastructures supporté par le pays d’accueil, la tension économique vis-à-vis des actions traditionnelles, l’inflation due notamment à l’inégalité des revenus, la forte dépendance au tourisme du pays d’accueil ;
les impacts sociaux et culturels du tourisme. Des exemples positifs : la promotion de la paix, le renforcement des communautés locales, la revalorisation de la culture et des traditions, la promotion d’échanges culturels par les actions ou la mise à disposition de la population d’équipements et de services conçus pour le tourisme ou grâce à lui ; ou négatifs : la mercantilisation, l’exploitation commerciale de la culture, la perte d’authenticité, la folklorisation, l’acculturation par adaptation aux goûts du touriste ou par l’imposition de modèles culturels, les tensions sociales face à la visibilité de l’inégalité, les tensions et conflits dus aux comportements des touristes.
Le tourisme équitable est donc étroitement lié au développement durable qui, lui aussi, repose sur les trois piliers : environnemental, économique et social. Choisir ce type de tourisme, c’est être sûr que ses vacances ne nuiront pas et même profiteront à l’environnement, à l’économie, à la société et à la culture du pays d’accueil.
Nous pouvons aussi, par des gestes simples, comme vérifier que la nourriture est produite localement, ou que les produits dit « locaux » que l’on veut acheter ne sont pas Made in China ou Made in Vietnam, adopter une démarche responsable.
Le tourisme équitable permet à un pays de s’épanouir sur une base durable et équitable.
Pour mettre en place un tel tourisme, plusieurs chartes et codes on été institués au fil des années :
– Lanzarote en 1995 : une charte sur le tourisme durable ;
– OMT en 1999 : code mondial éthique du tourisme ;
– Min tourisme en 2000 : charte éthique du tourisme en France ;
– PFCE en 2002 : charte du tourisme équitable ;
– et en 2004 : charte du voyagiste et du voyageur ARVEL.

L’association Arvel

Ainsi, on se rend compte qu’un tourisme qui profite au touriste et au pays d’accueil est moins courant mais pas inaccessible. C’est donc ça le tourisme équitable !

Arvel voyages, 31 cours Emile Zola à Villeurbanne. Tel 04/78/89/58/66
http://www.arvel-voyages.com / contact@arvel-voyages.com

Ce travail a été réalisé dans la classe de seconde 1, en lien avec  l’ECJS et l’EDD (N. Mergoux et C. Lecocq-Hubert).

Léa SANTOS et Nathan GRESLIN, seconde 1

La labellisation E3D

La labellisation E3D
Notre collège avait demandé une labellisation E3D (établissement en démarche de développement durable) pour ses projets de développement durable. Sur une cinquantaine d’établissements visités par des inspecteurs et autres responsables missionnés, 27 collèges de l’académie de Lyon, dont MONGRE, ont été retenus.
Le 17 avril 2014, se sont retrouvés à Lyon au collège Gilbert Dru, les responsables DD de ces 27 collèges ainsi que des chefs d’établissements, des CPE, des gestionnaires… pour échanger sur leurs pratiques et travailler par ateliers (partenariat, communication et évaluation des projets et des élèves) sur les difficultés rencontrées lors de la mise en place de leurs projets.
Au cours de la matinée, 2 représentants de collèges ont présenté leurs actions. Par exemple, un travail d’élèves de 5° en géographie à l’éco-collège de VEAUCHE (42) ou bien un jeu de rôle mis en place en classe de SVT au collège du PILAT (42).
Au cours de l’après-midi, 3 autres intervenants ont exposé leurs expériences : un débat en classe de 3° SVT au collège international de FERNAY VOLTAIRE (38), la réalisation d’un lombricomposteur au collège de MORNANT (69) et une réflexion active sur la politique d’achats « bio » par la gestionnaire du collège des Battières (Lyon 5°).
En parallèle de ces prestations, chaque collège présentait ses réalisations sous forme de panneaux, de maquettes…
Ces labellisations de collège E3D donneront lieu, selon les départements, à des aides financières comme dans l’AIN avec des subventions de l’ordre de 5000€ ou à des aides humaines comme dans la LOIRE avec la création d’un nouveau métier « animateur 3D », un lien entre l’équipe pédagogique et l’équipe technique. Dans le RHÔNE, c’est-à-dire pour Mongré, rien n’a encore été proposé pour la rentrée de septembre 2014 …
A la fin de cette journée, nous sommes repartis avec de nouvelles pistes de travail et d’actions pour notre collège et ses éco-délégués pour la prochaine rentrée 2014 – 15:
* implication de tout le personnel de Mongré ;
* intéractions entre 4°/3° – primaire et 3° – lycée ;
* parcours pédagogique dans l’établissement avec installation de panneaux explicatifs dans le parc ;
* compostage.

Brigitte Carpentier et Nathalie Chapel

Les perturbateurs génétiques

perturbateurs génétiques

De nos jours, de plus en plus de produits chimiques sont utilisés. M Perrin, éco-infirmier, nous a alertés sur les dangers de l’utilisation des « perturbateurs génétiques ».

On constate qu’en 1930, la masse de produits de synthèse (produits créés par l’homme) est d’environ 1 million de tonnes.

En 2002, elle est de 400 millions de tonnes. On relève environ deux fois plus de cas de cancer en 2012 qu’en 1980. Environ 100000 molécules ont été fabriquées en Europe à l’heure actuelle. Beaucoup d’entre elles sont utilisées dans la vie quotidienne mais sur ce total, on ne connaît les effets que de 3 % de ces molécules, qui ne sont pas toujours positifs. Certaines sont qualifiées de CMR, à savoir d’agents « cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques ». En effet, ces agents peuvent entrainer des mutations de l’information génétique, des cancers ou même influer sur la reproduction.
Certaines parties de l’information génétique ne sont activées qu’en présence de certains facteurs, qui sont appelés facteurs épigénétiques. Ils vont modifier la conformation de l’ADN et ainsi modifier son expression. On parle d’épigénome. L’environnement dans lequel évolue un fœtus est considéré comme un facteur épigénétique : en effet, l’épigénome des enfants naissant par mère porteuse se trouve souvent légèrement modifié selon l’information génétique de la porteuse. On peut presque parler d’un troisième parent. Les facteurs épigénétiques peuvent donc faire apparaître de nouveaux caractères chez les individus, et parfois de nouvelles maladies.
D’autres molécules sont qualifiées de perturbateurs endocriniens. Celles-ci imitent la forme des hormones et prennent ainsi leur place sur les récepteurs spécifiques des cellules, ce qui altère le fonctionnement des cellules concernées. C’est notamment le cas du diabète : le taux de glycémie dépend de la présence de plusieurs hormones. Certaines permettent de faire monter ce taux tandis qu’une seule permet de le faire baisser. Lorsqu’un perturbateur endocrinien vient remplacer cette hormone, le taux de glycémie va donc irrémédiablement augmenter, ce qui provoque le diabète. Les pesticides, l’aluminium et un grand nombre de produits cosmétiques sont considérés comme perturbateurs endocriniens, et il est recommandé de les utiliser avec modération pour limiter les effets sur l’organisme.
Philippe Perrin nous a également informés des risques liés aux maladies auto immunes. Celles-ci sont dues à une mauvaise adaptation de l’organisme à certaines bactéries. Dans nos pays européens, ces maladies sont particulièrement répandues en raison d’une hygiène exagérée. Le corps ne rencontre ainsi que très peu de bactéries et ne peut pas apprendre à s’en protéger. C’est pourquoi il est particulièrement vulnérable face aux bactéries pathogènes. Il est donc bon de développer une bonne hygiène de vie, sans toutefois en abuser, pour permettre à l’organisme de se défendre contre la maladie. Il apparaît que l’accouchement par voie basse permet de protéger l’enfant de ce genre de maladie, car celui-ci est directement mis en contact avec les nombreuses bactéries situées dans le vagin, avant de rencontrer celles du monde extérieur.
De nombreux autres facteurs menacent l’organisme, auxquels il est toutefois plus difficile d’échapper. Ce sont notamment les ondes-radio émises par énormément d’objets de la vie quotidienne, comme les téléphones, la télévision, l’internet. La pollution atmosphérique est, elle aussi, un agent dangereux, car elle fragilise les muqueuses et augmente les effets des agents allergènes. Effectivement, les effets d’un quelconque perturbateur peuvent parfois se combiner avec ceux d’un autre, pour multiplier les dégâts.
Tous ces problèmes environnementaux menacent directement la survie de l’espèce humaine. On constate en effet une forte augmentation de l’infertilité au sein des couples, tout particulièrement de l’infertilité masculine. Les perturbateurs altèrent la qualité du sperme, en limitant ainsi les chances de fécondation dans un couple. De nos jours, un couple sur dix a des difficultés à avoir un enfant, et cette proportion ne cesse d’augmenter chaque année.
On peut expliquer tous ces phénomènes d’augmentation du nombre de cancers, d’infertilité, … par le fait que notre environnement a changé très rapidement durant les derniers siècles, alors que l’organisme humain n’a pas pu s’adapter aussi vite à ces changements

On peut donc en conclure que nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie, de par notre patrimoine génétique. Cependant, limiter l’exposition à certains facteurs tels que les ondes téléphoniques, la pollution atmosphérique et autres facteurs épigénétiques ou CMR peut diminuer de façon importante les risques liés à la maladie.

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT et de  l’EDD avec Mmes Larcher, Bonolis, Portelli et Lecocq-Hubert.
Pierre-Jean Lorentz , Samuel Voldoire et Gaspard Metge, première S2