La santé de l’être humain est le reflet de la Terre

Formation sur la santé et l’environnement les 5 et 6 décembre 2012

Approche globale et animation en éducation pour la santé  environnementale

Cette formation était proposée par l’ADES du Rhône  (Association Départementale d’Education pour la Santé),  animée par Lucie Supiot, chargée de projet santé/environnement et Nathalie Röbbel, ancienne consultante pour l’OMS.

La santé de l'être humain 1

QUELQUES DÉFINITIONS

La santé globale

« La santé est perçue comme une ressource de la vie quotidienne et non comme le but de la vie ; il s’agit d’un concept positif mettant en avant les ressources sociales et individuelles ainsi que les capacités physiques. » Source : OMS, conférence d’Ottawa 1986

«  La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » Source : OMS, 1946

Déterminants de l’état de santé :

Les  environnements physiques, politiques et sociaux, tout comme les facteurs socio-économiques et personnels et les comportements individuels et culturels déterminent notre état de santé.

Promotion de la santé :

Processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d’améliorer celle-ci, notamment en agissant sur les déterminants sur lesquels on le peut.

L’Éducation Pour la Santé (EPS)

Les valeurs :

  • Promouvoir la qualité de vie,
  • respecter l’individu et le groupe,
  • promouvoir la responsabilité des personnes et des institutions,
  • contribuer à réduire les inégalités de santé.

Les 3 niveaux d’intervention :

  • Le savoir,
  • le savoir-faire,
  • le savoir-être.

Prenons un exemple : l’équilibre alimentaire des jeunes ou comment réduire leurs déséquilibres alimentaires et faire évoluer leurs comportements.

–          Agir sur le savoir, c’est donc améliorer leurs  connaissances sur l’alimentation et apporter des notions sur les aspects pratiques.

–          Agir sur le savoir-être, c’est s’interroger sur le rôle des médias, faire prendre conscience aux jeunes des contraintes de la vie en société.

–          Agir sur le savoir-faire, c’est faire tester aux jeunes différentes pratiques culinaires, mettre en scène des situations de repas.

La santé environnementale

« La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures »  Source :  l’OMS1994

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L’ÉDUCATION A L’ENVIRONNEMENT

Objectifs

  • Sensibiliser à la richesse et à la fragilité de la nature,
  • favoriser la compréhension des liens entre les êtres vivants,
  • susciter des interrogations sur la place de l’homme dans la nature.

Thématiques

  • La faune et la flore,
  • Les milieux,
  • L’environnement (déchets, développement durable…)

… pour une  vision  plus globale avec possible intégration de la santé :

  • Alimentation,
  • Agriculture bio,
  • Pollution
  • Espaces clos

LES ENJEUX EN RHÔNE- ALPES

Le milieu

  • L’eau : protection inégale en fonction des départements
  • L’air extérieur : 1ère région émettrice de rejet et 2ème région exposée à la nuisance sonore et à l’ambroisie.
  • L’habitat/l’air intérieur : risque saturnin et radon
  • Le sol : région avec le plus grand nombre de sites pollués

Les risques industriels

Les enjeux spécifiques aux « publics vulnérables  »

  • Inégalités liées au contexte socio-économique (saturnisme),
  • inégalités géographiques liées à l’absence d’homogénéité des altérations de l’environnement sur le territoire (Sevezo)

LES ACTEURS LOCAUX ET LEURS CHAMPS D’ACTIONS (exemples)

Les collectivités

  • Conseils Régionaux CR-RA : 1er français à nommer un vice-président santé-environnement
  • Conseils Généraux

Éducation à l’environnement, lutte contre l’ambroisie ou le saturnisme…

  • Communautés de communes et les villes

Les agences régionales de santé  (ARS)

Établissements publics de l’État à caractère administratif (Ressources de l’État et de l’Assurance maladie)

  • Compétentes sur le champ de la santé dans sa globalité : la prévention, les soins et l’offre de soins, l’accompagnement médico-social…,
  • compétentes sur le champ de la santé environnementale, souvent d’un angle curatif et parfois préventif

http://www.ars.rhonealpes.sante.fr.

Les instituts de recherche

Ex : Institut National de Recherche en Sciences et  Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (IRSTEA)

Ses objectifs concernant le domaine de l’Eau :

  • Mieux gérer la ressource en eau,
  • réduire les impacts des rejets de polluants et de toxiques sur les écosystèmes aquatiques,
  • diminuer la vulnérabilité aux risques associés au cycle de l’eau (inondations et sécheresses).

http://www.irstea.fr/linstitut/nos-centres/lyon

Associations de veille 

Ex : Associations  Agréées  pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA)
Associations associées aux services de l’État

Exemples d’associations régionales

  • L’association Santé – Environnement en Rhône-Alpes (SERA)

→ Ondes électromagnétiques, pollution de l’air

  • Le Réseau Environnement Santé Rhône-Alpes – RES RA

→ Perturbateurs endocriniens, maladies chroniques…

  • La Fédération Rhône-Alpes de Protection de la nature – FRAPNA (le RESPIR)

→ Pollution atmosphérique, PCB…

  • Le pôle thématique régional ESE animé par l’IREPS-RA et le GRAINE-RA

→ Éducation  à la santé environnementale

Autres professionnels éventuels

  • de la Petite enfance,
  • du Bâtiment
  • de l’Education nationale,  des services de l’Etat

….et vous !

La société civile

Son niveau d’implication peut déterminer le niveau de prise en compte d’un problème

–          ex de succès : Bisphénol A

–          ex d’échec : Pesticides

CHOISIR ET TROUVER L’INFORMATION …

  • Liste des ingrédients
  • Etiquettes « AB » « BIO »
  • Etiquette « AIR » : Mise en place d’un étiquetage des produits de construction et de décoration, basé sur les émissions de COV, depuis le 1er janvier 2012.

NOTRE SANTE…NOTRE RESPONSABILITE… NOTRE IMPACT SUR LA PLANETE !

 « La qualité de vie est définie comme la perception qu’un individu a de sa place dans la vie,

dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel il vit, en relation avec ses objectifs, ses

attentes, ses normes et ses inquiétudes » Définition de l’OMS 1993

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E. Novales et M. Vigier

Pourquoi des « oasis-nature » ?

Pourquoi des « oasis nature »

Gilles Pipien, ingénieur au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et membre actif de l’association « Humanité et Biodiversité » d’Hubert Reeves nous éclaire sur la finalité des « oasis-nature ».

Gilles Pipien travaille au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Son parcours de haut fonctionnaire l’a amené en responsabilité dans diverses grandes agglomérations françaises, dont Lyon de 1987 à 1992. Il s’est davantage engagé en faveur de l’environnement lorsqu’il a pris la responsabilité de la direction régionale de l’environnement pour la région Provence -Alpes -Côte d’Azur, avant celle du cabinet de la ministre de l’Écologie et du Développement Durable, Roselyne Bachelot, à partir de mai 2002. Il a plus récemment élargi son expérience comme conseiller environnement de la Banque Mondiale en Méditerranée, pilotant le tout récent rapport international « vers une croissance verte en Méditerranée ».
Dès 2004, Hubert Reeves l’accueille au sein de l’association Ligue ROC, qu’avait créée dans les années 1970, Théodore Monod, contre les abus de la chasse. Hubert Reeves souhaite faire évoluer cette association dans un éco-humanisme à la rencontre du vivant, de la biodiversité. Dès lors, un groupe de réflexion est mis en place pour repenser notre relation au patrimoine naturel, à la biodiversité. Ces différents membres, de diverses origines, écologues, juristes, économistes, ingénieurs, philosophes… considèrent qu’il ne faut pas aborder la nature comme un objet à mettre sous cloche, pour la contemplation des humains. Les hommes font partie du vivant. Le vivant est une continuelle dynamique. La biodiversité est une qualité des innombrables inter-relations entre cellules, individus, milieux, etc. Préserver le vivant, c’est donc préserver cette dynamique. Et le vivant est partout, pas uniquement dans tel beau paysage ou dans tel bel oiseau.
La Ligue ROC produira ainsi successivement deux manifestes pour la biodiversité, dont le second s’intitule « Humanité et Biodiversité » et explore plus précisément des champs reliant notre société à la biodiversité : entreprises et biodiversité, foncier et biodiversité, santé et biodiversité… Ces réflexions influenceront fortement les débats puis les conclusions du Grenelle de l’environnement, en particulier le grand projet de « Trame verte et bleue ».

« La Trame verte et bleue » est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.
L’humanité a besoin d’un vivant sain en pleine dynamique. Il nous faut aider aux capacités d’évolution de la biodiversité, et ceci s’appuie sur deux choses importantes : les continuités écologiques (afin de permettre justement les relations entre espèces sur le territoire), l’hétérogénéité des paysages, des milieux.

Dès lors, chacun peut agir à son niveau pour la biodiversité : c’est d’ailleurs l’enjeu et la philosophie des « oasis-nature ».

Une Oasis Nature est un lieu de vie et de paix où l’homme est en harmonie avec un environnement riche.
Une Oasis Nature c’est un jardin, c’est un parc, mais pourquoi pas une terrasse, où la nature est respectée et peut se développer.
C’est un espace non chassé où l’on favorise la faune et la flore. Et la nature, ingénieuse, vous étonnera : quelques mètres carrés suffisent à l’apparition d’une flore et d’une faune riches et diversifiées !

Dans un petit coin de notre Terre, en évitant les actions chimiques perturbantes, en accompagnant le vivant, on peut aider à créer des bases de reconquête d’où bactéries, insectes, plantes… vont pouvoir essaimer alentour, et nous faire profiter de leurs multiples services écologiques. Car la nature est bonne fille, la vie nous donnant en sus de l’eau, de l’air, de la nourriture, de la beauté, des moyens de lutte contre les maladies, …
Que « l’oasis-nature » soit petite (avec quelques bacs sur un balcon) ou très grande (comme une grande ferme de 200 hectares), elle va jouer son rôle de germe de vivant.
Alors, beaucoup d’ « oasis nature », c’est un grand espoir pour le vivant, donc pour nous.
Aujourd’hui, notre association est allée au bout de sa logique et porte fièrement son nouveau nom « Humanité et Biodiversité ».
Pour en savoir plus: http://humanite-biodiversite.fr/qu-est-ce-que-les-oasis-nature

A noter que Gilles Pipien nous fera l’honneur de sa visite le lundi 15 avril, à l’occasion de l’exposition organisée au CDI, toute cette semaine, sur les thèmes de la biodiversité et des abeilles.

Charte des Oasis-nature

Mon Oasis-nature est un espace propice à la préservation de la biodiversité et qui concourt à recréer des liens entre humanité et nature.

Spontanéité : Je laisse la nature trouver sa place dans cette oasis où l’on ne chasse pas

Naturel : Mon Oasis-nature est un espace sans produits chimiques, où je privilégie des techniques de jardinage doux

Diversité : Je mets en place des lieux d’accueil diversifiés favorables au développement de la faune et de la flore

Sélectivité
: Je préfère les plantes locales, pour les espèces décoratives comme pour les variétés potagères ou fruitières, j’évite les espèces invasives

Sobriété : Je limite l’éclairage nocturne et modère ma consommation d’eau

Solidarité : Mon Oasis-nature est une contribution, modeste mais indispensable, au bien-être et à la santé de tous, et je m’engage à en parler autour de moi

Réflexion sur la mise en place d’une « Oasis-nature » à Mongré lors de la formation des éco-délégués

Réflexion sur la mise en place 1

Pour la première fois des délégués de CM1 et CM2 étaient présents avec notre groupe  le mardi 13 novembre, bienvenue aux primaires !

Dans un premier temps, Vincent Claire – gestionnaire de Mongré- nous a expliqué pour quelles raisons notre établissement était depuis quelques années éco responsable : en effet, à Mongré le papier jeté est recyclé, celui utilisé pour les photocopies provient en partie de pâte à papier recyclé, plusieurs salles ont été rénovées (plafonds refaits et rabaissés, éclairage basse consommation, doubles vitrages, chaises changées pour faire moins de bruit…..), la cantine propose des légumes bio, du pain bio également, le chauffage est produit par la récupération de la chaleur de l’incinérateur…

Dans un deuxième temps, Aurélie, de la FRAPNA (organisme de protection de la nature) nous a présenté l’ »Oasis-nature » grâce à de nombreuses photos, en lien avec l’association Humanisme et biodiversité dont voici le site : Humanite-Biodiversite.fr, que vous pouvez consulter pour en découvrir davantage !

Une « Oasis-nature » est un lieu où l’homme laisse la nature s’installer. Ce projet : créer une « Oasis nature » dans le parc, est celui de Mongré et des éco-délégués pour cette année 2012-2013.

Après avoir pris connaissance du sens du mot biodiversité, elle nous a parlé des foyers pour les oiseaux et les insectes. En effet, les activités humaines rendent de plus en plus rares les sites où les oiseaux et invertébrés peuvent se reproduire (vieux arbres, cavités…) pour maintenir la chaîne alimentaire. Elle nous a montré ensuite les hôtels à insectes contenant de la paille, des briques, des tiges, des petits morceaux de bois… que nous pourrions fabriquer avec différents matériaux naturels ou de récupération.

Réflexion sur la mise en place 2

Puis elle termina avec la notion de friche : zone laissée sans culture ni pesticide où l’herbe ne sera coupée qu’une fois par an.

La formation s’est conclue avec un goûter (gâteaux, chocolat et jus de fruits) issu du commerce équitable.

Lucie Decailloz et Léa Debize

Qui est Nnimmo BASSEY ?

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Nnimmo Bassey a grandi au Nigeria et a vu de grandes sociétés pétrolières causer de nombreuses pollutions. Cela a  beaucoup influencé sa vie et il a  décidé de défendre les droits de l’homme et de l’environnement, les deux étant intimement liés. C’est un poète, un écrivain et on peut le qualifier d’activiste  dans la mesure où ses activités sont militantes.

Il pense que la situation de l’Afrique n’est pas désespérée et que les populations peuvent encore réagir. Ses actions sont très vastes : il échange avec les villageois touchés par la pollution et la pauvreté afin de partager ses connaissances et organiser une résistance.

Beaucoup de défis l’attendent : combattre les multinationales et les gouvernements corrompus (il a parfois fait de la prison ou été interdit de voyage) ainsi que la violence. Beaucoup de jeunes, en effet, combattent les répressions policières par la violence mais ce n’est pas une solution à long terme. Il croit que seul le dialogue peut apporter une solution durable.

Concernant les multinationales, la communication est extrêmement difficile (surtout avec les entreprises pétrolières). Par exemple, en 1995, des militaires britanniques incendièrent un village entier pour pouvoir garder le monopole de l’exportation de l’huile de palme. De plus, il critique les « fausses solutions » des gouvernements qui ne font que repousser la prise de décisions.  Les vraies solutions ne peuvent venir que des forces civiles, qu’elles soient locales ou internationales. Dans cette perspective, il construit actuellement des groupes communautaires pour l’environnement et les droits de l’homme.

Quelles sont ses actions en cours ?

  • Afin de lutter contre la faim dans le monde, il préconise l’obtention d’une indépendance alimentaire ;
  • il tente de lutter contre la première cause du réchauffement climatique : les énergies fossiles (transports, usines…). Il faut que les gouvernements investissent dans les énergies renouvelables, que les étudiants/chercheurs inventent de nouvelles solutions…. L’être humain a les moyens de faire cela ;
  •  il demande aussi aux actionnaires des grandes sociétés comme Shell ou Total de vendre leurs actions afin de montrer qu’ils s’opposent à leurs pratiques.

En quoi ses actions ont-elles conduit à une prise de conscience écologique ?

  • Beaucoup de formations, d’actions pédagogiques sont organisées dans les villes et villages afin d’informer et prévenir les populations. Des campagnes sont menées  auprès des gouvernements pour stopper  la contrebande et les  vols de barils (+ de 400 000 par jour) ;  il faut aussi surveiller les  pipe-lines et les frontières ;
  •   depuis 20 ans, il a ainsi pu noter de grands changements dans le comportement des gens. Certains, même les plus pauvres et les plus faibles osent parler, partager leurs connaissances, témoigner lors de procès, dire non, car lorsque l’eau est polluée, cela devient pour eux une question de vie ou de mort !

Sait-on  qui a proposé sa nomination au Prix Nobel Alternatif ?

Non, car il y a beaucoup de personnes et de  très bons projets parfois méconnus et c’est très difficile de choisir. Il y a quatre gagnants par an : le 1er obtient le titre, ce qui l’aide à valider ses projets et les trois autres reçoivent 50.000 euros.

Il en est très fier mais sa plus grande victoire reste l’engagement des plus démunis.

Les prix qu’il reçoit ne sont pas une reconnaissance personnelle, il pense à tous ceux qui se battent aussi avec courage. Cependant, grâce à ses actions il y a des progrès avec les tribunaux, ils écoutent et prennent plus souvent leur défense qu’auparavant. Ses paroles ont plus de poids.

De plus, Nnimmo Bassey possède beaucoup d’amis dans le monde qui l’aident et le soutiennent malgré les menaces quotidiennes.

Enfin, des événements comme le festival Mode d’emploi sont très importants car ils permettent de faire avancer les choses. A l’inverse, la télévision (la publicité notamment) est un outil de mondialisation qui a un mauvais effet en créant une césure générationnelle : les jeunes sont attirés par les villes, lieux de consommation, donc de pollution et rêvent d’une vie meilleure, qu’ils ne pourront jamais avoir.

 

Anaïs Martin  2de3

 

Rencontre avec un homme d’exception : Nnimmo Bassey

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Il est impressionnant de rencontrer quelqu’un d’aussi important que Nnimmo Bassey. D’une part, à cause de sa taille imposante mais surtout parce qu’on ne rencontre pas souvent un homme ayant reçu le prix Nobel alternatif (en 2010) ! Un homme qui s’est dressé contre les multinationales (comme Shell contre laquelle il a remporté un procès en 2010) et contre son propre pays dont les dirigeants sont corrompus et où il est difficile d’exprimer son opinion. En effet, au Nigeria, ce sont plus les exploitants européens qui sont au pouvoir que les Nigériens eux-mêmes. C’est une des choses que Nnimmo Bassey dénonce dans ses livres.

A la médiathèque de Villefranche, c’est une étudiante qui menait la conférence. Nnimmo Bassey, assisté par une traductrice car il ne parle pas français, a sympathiquement répondu à toutes les questions que nous avons pu lui poser. Voici maintenant, un petit résumé de celles-ci et de ses réponses.

Il est activiste, écrivain et poète et ces trois fonctions sont liées pour lui. Il agit à travers ses livres et ses actions humanitaires. A ses yeux, l’environnement est une question  politique et il dénonce le fait que les politiciens ne la prennent pas assez au sérieux. Mais M. Bassey souligne bien le fait que «  l’Afrique n’est pas une situation désespérée ». Cet homme parle en connaissance de cause. Ce n’est pas un théoricien,  il a vécu certaines des atrocités décrites dans son livre  To cook a continent et il a déjà fait de la prison pour ses propos jugés trop véhéments. On pourrait le comparer à Gandhi non seulement pour cette raison mais aussi parce qu’il nous a dit que la violence ne faisait en rien avancer les choses et que la non-violence était la meilleure des solutions.

Il pense également que les conférences sur l’environnement comme celle qui a eu lieu à Copenhague en 2009 sont inutiles car elles n’apportent aucune solution (c’est d’ailleurs une idée qui est revenue le lendemain quand nous l’avons revu au festival Mode d’Emploi à l’hôtel de la Région à Lyon).

L’écrivain nous a aussi appris que nous, en tant qu’occidentaux, pouvons agir en faisant comprendre aux sociétés comme Shell que nous ne sommes pas d’accord avec les procédés honteux de ces multinationales car « parler amène le progrès ».

Quant à sa plus grande victoire, elle est morale. Constater que des gens qui n’osaient pas s’exprimer peuvent à présent vaincre leur peur et s’opposer engendre une joie supérieure à celle ressentie lors du procès gagné contre Shell au tribunal de La Haye en 2010. Peu avant la fin de la conférence, il nous confia que les problèmes de droits humains sont liés à des changements climatiques et que nous ne surpassons en rien la nature. Au contraire, nous lui devons le respect, et  il ne faut pas oublier que la planète a des droits. C’est sur cette note juste et poétique que Nnimmo Bassey mit fin à conférence.

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Mais avant de partir et, à la demande de notre professeur d’anglais Mme Chapuis, il nous a lu en rythme un de ses poèmes, en nous demandant d’en chanter le refrain. En voici quelques extraits:

The heavens are open

Above our heads

Toasted dreams in

In a scrambled sky

A million black holes

In a burnt out sky

Their pipes may burst

But our dreams won’t burst

We thought it was oil

But it was blood

They may kill all

But the blood will speak

They may gain all

But the soil will RISE

…………………

We are the living

Long sacrificed

We thought it was oil

But it was blood

A méditer donc…

Samuel Voldoire (seconde 3). Cette rencontre s’est effectuée dans le cadre des cours d’ECJS (M.L.Dumas) et d’anglais (S. Chapuis) en collaboration avec le CDI.

 

 

 

L’empreinte écologique : rencontre avec un auteur

L’empreinte écologique

Le lundi 26 novembre, un docteur en science et génie de l’environnement, conseiller et chercheur indépendant, spécialiste des indicateurs alternatifs comme l’empreinte écologique, est venu faire une conférence devant notre classe. Il est le co-auteur, avec  Natacha Gondran, d’un livre paru en 2009 et intitulé L’empreinte écologique.

Aurélien Boutaud nous a tout d’abord défini l’empreinte écologique. Il s’agit d’un indicateur de durabilité qui évalue la surface totale requise par notre mode de vie pour produire les ressources que nous utilisons (nourriture, vêtements, biens et services) pour répondre à nos besoins en énergie ou l’absorption de nos déchets.

A l’aide d’exemples concrets et de graphiques détaillés, il nous a sensibilisés à l’importance intergénérationnelle qui consiste à léguer aux générations futures de quoi répondre à leurs besoins. Il nous a montré l’empreinte écologique  de chaque continent. On voit ainsi que l’Amérique arrive en tête et nécessiterait 7.5 planètes pour répondre à ses besoins durablement.

Nous avons également eu l’occasion de calculer l’empreinte écologique d’un élève volontaire afin de réaliser notre impact personnel sur l’environnement. La surface bio-productive (surface capable de rendre les services écologiques : ressources renouvelables et assimilation des déchets) nécessaire à sa vie quotidienne équivaut à quatre terrains de football.

Pour conclure, cette intervention nous a fait prendre conscience de l’importance de la préservation du capital-ressources. En d’autres termes, ne pas utiliser plus de ressources que la nature n’en donne et ne pas produire davantage de déchets que l’atmosphère ne peut en absorber.

Margaux Reynaud Seconde 5

Cette conférence a eu lieu dans le cadre des cours de géographie avec Mme Dumas.

 

 

Expérience de culture hors-sol à Mongré

L’hydro-culture est un mode de culture où l’on n’utilise pas de terre mais une solution aqueuse comme support. Cette solution doit contenir des éléments nutritifs essentiels pour nourrir les plantes dans ce milieu. Ces éléments sont l’azote, le potassium et le phosphore, mais les plantes ont également besoin d’oligo-éléments comme le fer pour survivre dans ce milieu. Les racines puisent également de l’oxygène dans l’eau

L’idée de culture hors-sol naturelle n’est pas nouvelle. Elle apparaît avec les jardins suspendus de Babylone. Les peuples vivant au bord de lacs de hautes montagnes du Pérou comme le Titicaca, cultivaient leurs potagers à la surface de l’eau. Les Aztèques quant à eux s’établirent dans les marécages proches de la future ville de Mexico et conçurent des sortes de radeaux sur lesquelles les agriculteurs jardinaient. Les racines des plantes plongeaient dans l’eau des lacs. La culture hors-sol que l’on connaît de nos jours est née au XIXe siècle en Allemagne. Elle fut découverte dans le cadre de recherches scientifiques sur la nutrition des plantes. Depuis, des essais ont prouvé la viabilité de la technique, ainsi que son potentiel économique et environnemental.
Aujourd’hui, la culture hors-sol est pratiquée en agriculture sur des millions d’hectares dans le monde. Un grand nombre de légumes frais comme la tomate, le concombre, la courgette, la laitue, etc. sont issus de cultures hors-sol, et, c’est également le cas de la majorité des fleurs coupées que l’on retrouve chez les fleuristes.

Monsieur Tran, surveillant à Mongré  et « cultivateur biologique », a décidé de tester ce mode de culture:

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Expérience de culture hors-sol2 (1)

« J’ai récupéré des récipients en plastique. J’ai percé dans leurs couvercles deux trous d’un diamètre permettant de poser deux gobelets (à noter que ce sont des matières de récupération faciles à trouver). Sur ces deux  gobelets, j’ai réalisé de petits trous afin que les racines des plantes puissent  passer pour s’alimenter.  Ensuite, j’ai réparti le mélange « eau / engrais biologique » dans les seaux  et j’ai enveloppé les jeunes pousses de tomate avec de  la laine de verre. Quelque temps après, les tomates ont grandi et ont donné des fruits ! »

Expérience de culture hors-sol 3

Quels sont les avantages écologiques de la culture hors-sol ?

–       Ce mode de culture permet de lutter contre le réchauffement climatique dans la mesure où les légumes sont consommés sur place (réduction des transports).

–       Elle pourrait être une solution au fait que les terres de moins en moins fertiles doivent nourrir une population en pleine croissance.

–       Ce type de projet permet la requalification de zones urbaines reléguées. La banlieue devient  un verger !

L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

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L’aménagement de l’éco-quartier Monplaisir à Villefranche.

L’étude de l’aménagement d’un territoire de proximité exigée en début d’année par le programme de première en géographie a porté cette année sur le projet d’éco-quartier Monplaisir-La Quarantaine à Villefranche Sur Saône, territoire délimité  au nord, par la Rue Schumann, au sud par la rue de la Quarantaine, à l’est par le Rue Michel Picard et enfin, à l’ouest par la Rue Monplaisir.

EcoQuartier - plan

Cet aménagement en est encore au stade de projet. Néanmoins,  son  étude est pertinente car il permet de mettre en lumière :

  •  qui réfléchit et agit pour aménager cette portion de territoire urbain ;
  •  dans quel esprit, il s’inscrit ;
  • quelles peuvent être les résistances à sa genèse.

Par ailleurs, notre établissement étant labellisé éco-responsable, cette étude de cas, s’inscrit  parfaitement dans le champ de la réflexion sur les enjeux du développement durable. En réalité, à travers le prisme de cet aménagement, c’est aussi une réflexion plus globale sur l’espace urbain qui s’impose, à savoir :

  • ses dynamiques avec la recomposition de son centre ;
  • son accessibilité ;
  • les moyens de transport ;
  • la requalification des friches industrielles.

Il s’agit également de tenir compte des héritages du passé et de mettre en valeur des bâtiments ou des façades qui revêtent une dimension patrimoniale. Enfin, cet aménagement s’inscrit dans un  contexte : celui de la densification voulue, planifiée de Villefranche pour mettre un frein à l’avancée du front urbain et à la péri-urbanisation, responsable d’un véritable mitage des espaces agricoles environnants. Ainsi, le SCOT du Pays Beaujolais (1), révisé en 2009, au vu de la croissance démographique jusqu’en 2030, a estimé  nécessaire d’édifier plus de 40 000 logements. Quant au PLH (2) de Villefranche, il prévoit de construire 1 0 000 logements  avec 20% de sites requalifiés.

C’est à ce titre que le quartier  Monplaisir-La Quarantaine a été classé « territoire à enjeu » par le PLU(3) (au même titre que le quartier de la gare, La zone Ampère, les Halles ou site de Blédina qui devrait migrer d’ici 15 à 20 ans hors du centre). Le PLU a pour objectif d « étendre le centre-ville et de valoriser le patrimoine urbain au-delà des voûtes du viaduc de la voie ferrée ». « Il s’agit également de recomposer  un véritable quartier mixte accueillant de nouveaux habitants, des équipements associés et des services, notamment des activités tertiaires, de loisirs et de commerce ».

Ce quartier semble avoir été  longtemps honni  et marginalisé comme en témoigne la toponymie. D’abord, espace de relégation pour les pestiférés au XVIème siècle, date à laquelle, il a accueilli un hôpital érigé  en dehors des murailles de la ville et ce, jusqu’en 1728. Ensuite, l’hôpital se délabre avant d’être cédé au dénommé Etienne Tournier qui y fonde une blanchisserie. A la fin du XVIIIème et début XXème, ce quartier est coupé de l’hypercentre par l’implantation de la voie ferrée qui constitue une césure dans l’espace urbain, un axe de dissymétrie. C’est alors un quartier  à vocation productive, industrielle et artisanale qui accueille des ateliers mécaniques,  textiles notamment l’entreprise Marduel, centenaire, puis, l’usine à gaz d’EDF,  ou encore, les cartonnages de l’entreprise Fedry.

–          Pourquoi changer aujourd’hui de regard sur  l’avenir de ce quartier ?

Incontestablement, c’est sa faible densité d’occupation, la présence d’espace disponible, de bâtiments désaffectés  à un moment où la ville cherche à se re-densifier, la volonté d’étendre le centre et ses commerces hors du centre historique, la proximité du pôle d’échange autour de la gare et la volonté de promouvoir des modes de transport doux. En outre, conformément au plan Environnement de Villefranche (Agenda 21) ou plus précisément, l’engagement n°2, il s’agit de mettre en œuvre « des politiques de développement, d’aménagement et de l’habitat durables ».

Ainsi, d’ici dix ans, ce quartier une fois dépollué, cédera la place à un éco-quartier d’une surface approximative de 9 ha articulé autour d’un parc urbain permettant de réduire les surfaces imperméabilisées, des logements privatifs et locatifs avec une servitude de 20% de logements sociaux conformément à la loi SRU . Les énergies renouvelables seront largement mobilisées grâce au cahier des charges des constructions. Les fonctions de ce quartier seront mixtes habitat/emploi/ loisirs. Un multiplex cinématographique mais aussi l’implantation de bureaux et de commerces au rez-de-chaussée des bâtiments résidentiels devraient créer une centaine d’emplois. La diversité des programmes d’habitat vise l’accueil de personnes âgées et de revenus variés. Enfin, la gouvernance du projet est censée permettre la prise en compte des avis des habitants et des riverains actuels puisque la mairie a voulu que ce soit une zone d’aménagement concertée.

Néanmoins, si les trois piliers du développement durable semblent en théorie parfaitement intégrés, il reste encore bien des zones d’ombre dans ce projet : à l’heure actuelle, son coût n’est pas encore définitivement estimé et des résistances subsistent quant au déménagement des occupants actuels des logements  qui se sont réunis en collectif. Le transfert notamment de la mosquée située rue de la Quarantaine n’est pas possible faute de place disponible ailleurs. ..Il semblerait que le pilier social ait du mal à s’harmoniser avec les deux autres ! Affaire à suivre.

Mme Dumas, professeur d’histoire géographie au lycée.

SCOT : schéma de cohérence territoriale

PLH : plan local d’habitat.

PLU : Plan local d’urbanisme qui remplace depuis 2000 le POS (plan d’occupation du sol)

Matinée de sensibilisation au développement durable pour les éco-délégués du lycée

Une

Les éco-délégués du lycée ont assisté, le 13 Novembre 2012, à une réunion d’informations.

D’abord, Vincent Claire a présenté la politique environnementale en action dans la gestion de Mongré. Ensuite, une intervenante, membre de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) est intervenue sur le thème de la nature en ville. Cette  problématique a été au préalable choisie et validée par le comité de pilotage des éco-délégués.

Mongré tente depuis plusieurs années de mettre en place une gestion HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’une démarche, comportant 14 cibles, visant une construction et une gestion des bâtiments plus éco-responsables. Mongré répond à certains de ces critères et fait de son mieux pour améliorer sa politique écologique. On peut donner en exemple : le recyclage des piles, du carton, des papiers, des cartouches d’encre, des ordinateurs etc.

L’établissement répond aussi au critère du choix des produits. Ainsi, on peut désormais voir au menu du self des produits biologiques locaux. Le mobilier scolaire, quant à lui, est peu à peu remplacé par des chaises et des tables répondant aux normes françaises « environnement », c’est-à-dire sans composés organiques volatiles (COV). Prêtez attention aussi à la moquette du self ! C’est elle qui est responsable du confort acoustique et visuel dans notre cantine. En effet, le confort visuel, olfactif, esthétique etc. entre également en ligne de compte dans les normes HQE.

Un autre point sur lequel Mongré travaille activement est la réduction de sa consommation d’énergie. Depuis l’été 2011, le système de chauffage de l’établissement est relié à l’incinérateur de Villefranche s/Saône ; il est donc devenu indépendant de son ancien système de chauffage datant de 1950. On cherche aussi à remplacer l’éclairage actuel par des détecteurs de présences et des éclairages LED, ce qui permettra à terme de réduire la consommation électrique de 25%. Des doubles vitrages sont en cours de pose pour améliorer l’isolation et les salles seront bientôt équipes de régulateurs thermiques.

L’établissement a également pour projet d’installer un « oasis nature » dans le parc à côté du  potager biologique qui a déjà porté ses fruits (au sens propre et figuré!).

Cette année les éco-délégués vont s’investir pleinement dans le projet covoiturage amorcé l’an dernier et vont mener des sondages dans les classes de primaire et maternelle pour mettre sur pied un réseau efficace.

L’aventure écologique continue !

Constance Sagnole, Camille Zaniwiecki, terminale L

Du beaujolais, oui mais du bio !

Jeudi  24 mai, la chanceuse classe de seconde 4 a eu l’occasion de quitter l’établissement pour effectuer une visite et, ce jour-là, les manuels scolaires ont été remplacés par un apprentissage grandeur nature !
Nous nous sommes rendus, en bus, dans un  vignoble « bio » de vingt hectares entretenu par la famille Pérol qui nous a dévoilé ses secrets de production. Fondé sous l’Empire, le domaine est entré dans la famille Pérol un siècle plus tard, en 1912. Ce n’est que depuis 2005 que le vignoble est converti en agriculture biologique.  Il est implanté dans le hameau de la Colletière situé face au village médiéval de Châtillon d’Azergues.

En plein cœur des pierres dorées, le vignoble est composé de quatre cépages :

Pour les AOC :

–           Le gamay noir à jus blanc pour les vins rouges,

–           Le chardonnay pour les vins blancs et le crémant.

Pour les vins de Pays :

–           La syrah pour les vins rouges,

–           Le viognier pour les vins blancs.

Le vignoble biologique ne représente que 0.5% de la production viticole de la région beaujolaise.
La classe de seconde a appris les différentes manières de désherber le sol granitique sur lequel poussent les vignes. Certaines quantités de soufre et de cuivre sont autorisées pour traiter les vignes et les immuniser des différentes maladies comme le bien connu mildiou. La famille Pérol n’utilise par ailleurs que des insecticides naturels.

Comme l’entreprise familiale possède un élevage de vaches Salers converti en agriculture biologique depuis une quinzaine d’années, le fumier laissé par les animaux devient du compost naturel pour les vignes. Les engrais chimiques sont ainsi évités et cela constitue une des une des nombreuses différences entre vignoble bio et vignoble classique.

Le troupeau est élevé en plein air, les vaches peuvent paître et se balader en pleine nature comme elles le veulent. De plus, comme en agriculture biologique rien ne se perd, la paille récoltée dans les champs sert de litière aux vaches durant l’hiver.

Toutefois, il est clair que l’agriculture biologique nécessite de nombreux efforts. Le travail est plus difficile à cause du désherbage exclusivement manuel et la conversion au « bio » coûte cher. Il faut suivre différentes formations, acheter du nouveau matériel et durant les quatre années de transition, l’agriculteur ne touche pas beaucoup d aides de  l’Etat. De même, le viticulteur n’a pas droit à l’erreur puisque son domaine est sous la surveillance d’inspecteurs mandatés par l’Etat. Ces derniers font des prélèvements à l’improviste afin de détecter la présence éventuelle de produits chimiques.

Mais le jeu en vaut la chandelle puisque l’agriculteur n’est plus exposé aux pesticides et autres produits toxiques, et le vin Pérol, à l’époque où le beaujolais a perdu de son prestige, se vend très bien !

Après toutes ces explications les élèves et leurs professeurs ont dégusté un formidable jus de raisin !

Une fois de plus,  l’établissement éco-responsable a rempli sa mission : sensibiliser les élèves à la nécessité  de réduire l’impact de l’homme sur la nature.

 

Léonard Marcelin et Anaëlle Vicat