Visite d’un éco-gîte à Poule-les-Echarmeaux

La classe de 1ère ES 1 est allée, dans le cadre de l’ECJS et du sujet portant sur l’éco-tourisme, visiter une maison d’hôtes à Poule les Echarmeaux.
Cette maison a été construite en 2008 avec comme objectif de respecter l’environnement et solliciter l’économie locale. Elle est composée de 4 chambres à thèmes différents (eau, air, terre, feu) et possède un système de chauffage à granulés, un procédé de récupération des eaux de pluie ainsi que des panneaux solaires.
Un cahier des charges important a été nécessaire à la construction de la maison d’hôtes.
Les critères pour une maison éco-durable sont les suivants : l’isolation phonique et thermique, l’utilisation de l’énergie solaire et la mise en place d’une chaudière à énergies renouvelables, la récupération des eaux de pluie, les volets etc. La liste n’est pas exhaustive mais montre que les critères sont variés et très précis et que la mention éco-durable est difficile à obtenir. La construction de cette maison montre concrètement ce qui, de nos jours, peut-être considéré comme éco-durable.

Pour ce qui est de l’isolation, la construction était axée sur l’utilisation de nouveaux matériaux comme la brique mono-mur qui comporte des cellules d’air optimisant la conservation de la chaleur, elle est composée de matières peu conductrices de température.
D’autre part, la façade Sud Est est construite en ossature « bois »remplie de ouate de cellulose ; plus simplement c’est un mélange de journaux, de papiers déchiquetés et injectés dans les alvéoles et les murs. Ces composants permettent une meilleure isolation qui n’est pas affectée par le temps. Entre le carrelage et les dalles étaient placés 9 cm de liège pour optimiser l’isolation thermique.
Finalement, la première année, la chaudière a consommé 6 tonnes par an de granulés de bois coutant 200€ la tonne, avec un rendement qui atteint les 90 %.

Au niveau de l’isolation phonique, l’ouate de cellulose est très efficace dans l’isolation phonique,  elle est importée d’Allemagne.

La construction a aussi eu comme but de valoriser l’économie locale. En effet, la maison d’hôtes a été construite par des artisans de la région spécialisés dans la bio-construction.
Néanmoins il faut savoir que la construction d’une maison « écolo » est  plus chère que la construction d’une maison habituelle (15 à 20 % plus cher mais il y a un gain économique sur le temps, notamment au niveau du prix de la consommation en électricité, gaz, et autres énergies).

L’utilisation de l’énergie solaire est aussi un enjeu important dans le cadre de la protection de l’environnement. Concrètement,  les capteurs solaires de la maison d’hôtes chauffent un ballon de 800 litres qui sert au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire. Lorsqu’il n’y a pas de soleil, la chaudière prend le relais.

Finalement, la maison est pourvue d’un système de récupération des eaux usées  et des eaux de pluie, elle utilise l’eau de pluie pour les lave- linges et toilettes à l’aide d’une pompe et de 2 cuves de 6000L.

Afin de confirmer leur volonté de suivre une optique éco-durable, le couple propriétaire de la maison d’hôtes a même commencé un jardin et un potager afin de se nourrir de légumes et de fruits produits à proximité. En effet, en consommant ses propres produits, le couple ne paye plus de frais de transport  et ne cautionne pas l’utilisation d’engrais chimiques.

Pour conclure et prendre de la distance face au tableau idyllique qui est fait de l’écologie et de l’éco-participation, il faut prendre en compte que cette famille qui s’est engagée dans l’éco-tourisme  ne peut pas encore vivre de son gîte et  Madame Bassy continue une autre activité professionnelle. La décision de concrétiser un engagement éco-durable doit donc être mûrement réfléchi.  Respecter la Terre nécessite souvent des sacrifices !

Merci à monsieur et madame Bassy pour la qualité de leur accueil.

Pause Nature (M. et Mme Bassy)

Poule-les Echarmeaux

04/26/74/00/02

chantal.bassy@wanadoo.fr

VICTOR ROCHE 1ère ES1
Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Le tourisme équitable grâce à Elans


Dans le cadre du projet d’ECJS, nous avons travaillé sur le concept du tourisme équitable et solidaire. Pour cela nous avons étudié un cas particulier, celui d’une association de solidarité, Elans.

Après avoir rappelé les principes du tourisme équitable et solidaire, nous allons nous concentrer sur les mesures mises en place par l’association pour respecter la charte de ce type de  tourisme.

Qu’est-ce que le tourisme équitable ?

Tourisme équitable, durable, solidaire… : Ces appellations désignent l’implication des populations locales dans les différentes phases d’un projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une implication du voyageur dans la nécessité sociale du lieu de sa destination. Il s’agit parfois de voyages en immersion avec participation aux travaux des champs où il faut donner  de son temps. Mais quel que soit le mode  (immersion, hébergement en village ou simple passage), la part des frais de séjour attribuée aux villages encourage une conservation des traditions et un développement durable. Le fait que les bénéfices de ce nouveau courant de tourisme (dans la mouvance d’une consommation responsable) soient dédiés à des micro-projets non touristiques est une opposition aux comportements complices du dérèglement planétaire. L’ouverture, dans un partage plus juste et attentif, n’est plus alors synonyme de sacrifice mais de rencontre saine.

L’association ELANS

Dans le cadre du projet d’ECJS nous nous intéresserons à une association de solidarité nommée ELANS, elle été créée en 2001 dans le but de contribuer au développement des populations de la Ménoua, dans la province de l’Ouest du Cameroun (sur le plan économique et écologique).
ELANS contribue néanmoins à éveiller les consciences des pays du Nord (ici la France) afin de mener des actions cohérentes d’échange avec le Sud (ici le Cameroun).

ELANS justifie la démarche solidaire dans son programme par :
– Un respect des droits de l’homme quelle que soit son appartenance politique, culturelle et religieuse ;
– une collaboration étroite avec  les populations locales sur le plan économique (offres d’emplois, financement de projets locaux etc.) ;

– le respect de la  vocation lucrative de l’association, ELANS ne cherche pas son propre intérêt mais celui des deux partenaires.

ELANS coopère avec la MJC d’Halluin, ils ont comme projet de favoriser les échanges Nord-Sud et ont concrétisé leurs idées en créant des infrastructures dans les deux pays proposant de multiples activités de sensibilisation. Elans travaille en étroite collaboration avec une organisation camerounaise, « Tockem », avec laquelle elle organise ses voyages.

L’action d’ELANS a permis la création d’un centre de tourisme et de forages pour un meilleur accès à l’eau potable. Des participations financières de familles françaises ont pu être perçues grâce au partenariat Tockem – Elans.

Voici des chiffres représentatifs de l’attraction croissante que représentent les voyages proposés par l’ELANS :
23 visiteurs en 2003

30 visiteurs en 2004

21 visiteurs en 2005

46 visiteurs en 2006

101 visiteurs en 2007

177 visiteurs en 2008

253 visiteurs en 2009

L’association propose des voyages à  N’Tsingbeu dans la commune de N’Gonkzem au Cameroun. Les groupes de visiteurs sont conduits dans des musées d’art local pour les sensibiliser à la particularité de la culture camerounaise. Ils visitent aussi des villages plus éloignés des villes d’accueil où ils peuvent rencontrer des populations plus isolées et échanger avec elles.

ELANS est un bon exemple d’associations de tourisme équitable proposant des voyages à l’approche plus humaine et plus représentative de la vie réelle des habitants des pays d’accueil.

Victor ROCHE, Elena LOOGIETER, Camille THOMASSET, Carlos Enrique RAMOS 1èreES1

Ce travail a été réalisé en lien avec le programme d’ECJS (N. Mergoux)

Conférence de Géologie le 20 avril 2011

            Ce Mercredi 20 avril 2011, M. ZUDDAS, chercheur à l’Université Claude Bernard, nous a fait l’honneur de venir nous présenter un exposé passionnant sur une question de grande importance : le problème des gaz à effet de serre, et plus particulièrement le Dioxyde de carbone (CO2).

Le sujet de sa conférence était « La préservation des eaux naturelles et la séquestration géologique du CO2, un défi pour le XXIème siècle?

Nous avons tout d’abord parlé de l’eau naturelle que l’on trouve dans les cours d’eau, les océans, les sous-sols, les nuages mais aussi du cycle permanent de l’eau, de son rôle vital.

Ensuite, nous avons abordé la question du CO2. Ce gaz naturel se trouve dans l’atmosphère en petite proportion (0.05%). Il est naturellement produit par les volcans, par exemple, qui en émettent lorsqu’ils sont en éveil. La biosphère, en respirant, en produit. Par contre, les végétaux chlorophylliens, en majorité dans les forêts, ont la capacité d’extraire ce CO2 pour produire du dioxygène (O2). C’est la photosynthèse, qui est la réaction inverse de la respiration.

Depuis l’industrialisation et l’utilisation du charbon, l’homme a produit en très grande quantité du CO2, notamment avec la combustion de ce charbon ou du pétrole, et aujourd’hui par l’utilisation de l’automobile ou des usines. Cela a provoqué une augmentation dans l’atmosphère de la quantité de CO2 depuis 50 ans, comme le montrent des études à Hawaï. De plus, quand la température augmente, la teneur en CO2 augmente, c’est l’effet de serre. Ce changement de température a pour impact la fonte des glaciers, le dérèglement des écosystèmes et des espèces et engendre des conditions climatiques extrêmes.

Que pouvons-nous faire pour limiter nos rejets de CO2 ?

Privilégier les moyens de transport en commun ou la marche, stopper la surconsommation, faire attention chaque jour à des détails comme éteindre la lumière, baisser le chauffage, éviter l’utilisation abusive de la climatisation etc.

Quant au CO2 présent dans l’atmosphère qui entraîne l’effet de serre, il faudrait le faire diminuer et c’est un des défis de la science. Une des idées retenues est celle du captage puis du stockage de CO2 anthropique en sous-sol. Des essais ont été réalisés aux USA, au Japon, au Canada, en Norvège et en France dans différents types de sols : des roches ou des anciennes poches de gaz et pétrole vides.

Or le CO2 réagit chimiquement et physiquement : il réagit avec les roches et fuit dans les couches supérieures. Il déplace de grandes quantités d’eau présentes en sous-sol, et la réaction entre l’eau et le CO2 provoque une augmentation de l’acidité de cette eau et la rend corrosive. De plus, le CO2 est un solvant de substances organiques chimiques qui se libèrent dans les eaux souterraines.

Les chercheurs tentent maintenant d’améliorer leur technique pour limiter l’arrivée de ces métaux lourds dans les eaux souterraines, accélérer la vitesse de stockage car, pour l’instant, celui-ci dure très longtemps à cause des énormes quantités de CO2. La préservation des eaux est le plus important car c’est une ressource vitale pour la vie.

Il sera sans doute possible, dans un certain temps, de stocker le CO2 dans les sous-sols mais il faut encore évaluer précisément les risques de fuites et leurs conséquences afin de sauvegarder la qualité des eaux souterraines.

Greg Batin et William Bosse (Seconde 4)

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT de C. Larcher

Succès de la Semaine du Commerce Equitable

Une semaine pour :

– s’informer au CDI sur le sujet en dégustant du chocolat et des jus de fruits ;
– découvrir des produits (bijoux, porte-clés, produits de beauté….) vendus à petits prix au profit de la parution du journal Vert Mongré ;

 – échanger avec les bénévoles de la Société des Missionnaires d’Afrique, les Pères Blancs ;

– écouter nos éco-délégués du lycée conter le commerce équitable aux plus jeunes.

A cette occasion, les élèves de 5.5 et de 5.7 ont réalisé des affiches très belles et originales pour expliquer l’intérêt d’acheter « équitable ». Tous les produits nous ont été fournis par Artisans du Monde.

L’évènement s’est terminé le 22 avril, Journée internationale de la terre nourricière.

La campagne choc de FNE, à la veille du salon de l’agriculture pour dénoncer l’agriculture productiviste

 A trois jours du Salon de l’Agriculture, la campagne d’affichage choc de France Nature Environnement (FNE) fait réagir jusque dans les rangs du gouvernement comme nous l’indique Le Figaro, Le Monde et Libération (mercredi 16 février).

Tout d’abord, les trois journaux cités ci-dessus rappellent bien le contexte de cette campagne et insistent par conséquent sur l’aspect provocateur de cette dernière. En effet, il est important de préciser que cette campagne a lieu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, qui se voulait comme nous le précise le quotidien Le Figaro, respectueux de l’environnement.

Le Monde et Libération ont choisi d’écrire leur article sous forme d’interview, mais avec deux personnes dont les points de vue sont totalement opposés : Bruno Genty, le président de la FNE pour Libération et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, pour Le Monde. Néanmoins, les réponses aux questions de ces personnes peuvent être complémentaires. Ainsi, Le Monde cite les paroles du ministre :« La campagne de FNE, je pèse mes termes, est un scandale et une provocation », a dit mercredi le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, à l’Assemblée nationale. « Quand est-ce que nous cesserons dans notre pays d’accabler les agriculteurs de tous les maux de notre société ? » s’est-il interrogé devant les députés. Les agriculteurs et le gouvernement français font, a-t-il dit, beaucoup d’efforts « pour concilier agriculture et environnement ».
Libération, quant à lui, interviewe le président de ces associations, qui va se défendre à la suite des paroles de Bruno Le Maire et des différentes plaintes qu’il a reçues.  « Le but de cette campagne était de toucher le plus de monde possible. Si les affiches avaient été plus nuancées, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c’est choquant, mais nous nous sommes autocensurés pour ne pas insulter la profession agricole. Et l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) nous a demandé quelques modifications ».

De plus, ce même journal rappelle que la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko- Morizet, a pour sa part défendu « le droit d’expression » des associations environnementales, estimant que « c’est un principe fondateur du Grenelle de l’environnement ». « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu choc. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de communication de l’Etat », a-t-elle déclaré à l’AFP.

De son côté, le quotidien Le Figaro n’a pas de point de vue, contrairement aux des autres qui ont choisi d’interviewer deux personnes stratégiques lors de cette campagne. Le Figaro n’a donc décidé que de décrire, à l’aide des différentes légendes données par FNE, les différentes affiches qui ont créé la polémique et de ne pas porter de jugement. Ainsi, il semblerait que c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes d’où l’affiche ci dessous.

La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.

Il rappelle aussi que différents organisations ont porté plainte contre l’association, notamment la Bretagne, qui a porté plainte pour atteinte à son image à la suite d’ une affiche où l’on distinguait clairement les côtes bretonnes tournées au ridicule (en référence au slogan « Bonnes vacances » malgré toutes les algues).


L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ».

FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».

Néanmoins, le journal s’indigne quand même contre le fait que certaines affiches n’ont pas reçu de demande d’interdiction : l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger».

Mais alors, « avec qui France Nature Environnement peut-elle dialoguer efficacement ? » s’interrogent tous les journaux cités.  Seul Libération semble apporter une réponse concrète contrairement aux autres journaux qui ont préféré contourner la question. Ainsi, ce même journal suggère de négocier avec les pouvoirs publics et propose même plusieurs solutions comme aider les agriculteurs qui ont une pratique de l’agriculture moins intensive.

Tous les journaux se rejoignent toutefois sur le même point : les problèmes environnementaux sont aussi économiques.

Aurélien Soccard 2de 7

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste

La maison bioclimatique, la maison de demain ?

Les élèves de 3ème ont réalisé dans le cadre du cours de technologie avec J.M Chapel 12 maquettes de maisons bioclimatiques. Le travail s’est organisé de la façon suivante:
Etude préalable (extérieur, isolation, eau, chauffage, éclairage, énergies)
– le choix d’un thème de travail.
– les étapes (brainstorming, recherche documentaire, dossier documentaire, présentation orale)
Recherche et détermination de solutions
– constitution de 4 groupes autour d’un thème donné (énergies, électricité, chauffage, eau, isolation, extérieur)
– montage du dossier technique (plan, outils, matériaux…)
Production
« Au cours des différentes séances de technologie, après le choix du produit fini, nous avons travaillé à la création de notre maquette. Au fil des séances, nous avons évolué avec le matériel que nous avons nous-mêmes commandé chez Technology Service ou Polydis. Nous avons totalement créé nos maquettes et elles ont été exposées au CDI ! »

A Mongré on peut aussi devenir jardinier !

Nous avons lancé le projet d’un potager, nous la classe de 6.2 avec l’aide de personnes  âgées de la Résidence Dubur et de notre professeur principal Emilie Néau. Nous avons créé un jardin « bio » avec toutes sortes de fruits et légumes.

Des employés de Mongré, et plus particulièrement Franck Segretain et Vincent Claire  nous ont préparé le terrain et, tous les jeudis nous plantons, arrosons et désherbons notre potager pendant une heure par demi-groupe.

Cécile Lecocq, documentaliste, aidée de Monsieur Bertail, directeur du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a choisi les bons outils et acheté des graines. Chacun a aussi rapporté du matériel et a participé, à son niveau, à ce projet.

Ceci dit, avant de commencer, nous nous sommes réunis pour nous poser certaines questions :   « Pourquoi cultiver bio ? », « Qu’allons-nous planter ?  », « Quels sont les légumes de saison ? »

A la fin de l’année scolaire nous avons pu ramasser et emporter nos fruits et légumes chez nous.

C’est avec grand plaisir que nous laissons à la future classe de 6ème le soin de s’en occuper.

Valentin Morin en 6.2

L’engagement écologique de la Chine


Le 14 mars 2011, quelques jours après la catastrophe nucléaire au Japon, la Chine semble prendre conscience des problèmes écologiques. La situation environnementale est en effet, très  préoccupante dans ce pays et les dirigeants politiques vont tenter d’y remédier.

Le journal Tribune consacre un article sur cet engagement. Durant une conférence de presse, le vice-ministre de l’environnement Zhang Liqun a déclaré à la réunion annuelle du Parlement « Notre croissance économique rapide n’a fait que nous amener des problèmes environnementaux ». Le journal Le Monde précise la présence du premier ministre, Wen Jiabao qui a insisté sur« L’opportunité d’ajuster le mode de développement économique et de régler les déséquilibres, le manque de coordination et de durabilité qui ont prévalu en Chine depuis longtemps ».

Il a également rappelé les objectifs environnementaux de la Chine, dont celui de réduire la consommation d’énergie de 20 % entre 2006 en 2010, dernier plan non atteint. Zhang Liqun s’est engagé à ce que son pays  réduise cette année de 1,5 % les émissions de ses principaux polluants, dont le dioxyde de souffre.

Il est vrai que l’environnement est un des piliers dans l’équilibre d’un pays (pilier économique, social et environnemental).

Le magazine Le Point  précise que « le développement de la Chine s’adapte à la situation chinoise, pas à un modèle ».

Est-ce vraiment un plan ambitieux ?

Ce plan est jugé très ambitieux en matière d’environnement mais, malgré les efforts de Pékin, le gouvernement central pourrait sûrement avoir des problèmes d’application au niveau local. Le vice-ministre de l’environnement en a conscience, c’est pour cela qu’il précise que les gouvernements locaux seront fortement impliqués.

Y’a-t-il d’autres défis pour les Chinois ?

Oui, car le véritable défi du pays reste sa dépendance au charbon, principal émetteur de CO2. La consommation de charbon va continuer à augmenter, et d’après les estimations, elle comptera encore en  2015 plus de 60 % de la consommation totale d’énergie !

Le véritable challenge selon Le Monde est donc de ne pas reproduire les mêmes erreurs jugées trop lourdes. D’ailleurs Monsieur Zhang le confirme  « Nous nous opposerons à de nouvelles coupures, ces incidents sont lourds de conséquences sur la société ».

JENNIFER GAMEL et CELINE AKOUM  2NDE 4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Mongré : un label éco-responsable

2010-2011 : que s’est-il passé chez les éco-délégués du collège ?

  • ECO-DELEGUES … Qui sont-ils ?

L’éco-délégué est une personne « relais » entre sa classe et le comité de pilotage (personnels de Mongré). Il s’intéresse à l’environnement et au développement durable, il est volontaire et source de propositions, il est « élu » pour l’année par ses camarades de classe (octobre).

  • COMITE DE PILOTAGE … Que fait-il ?

Le label éco-responsable a été obtenu en 2009 pour une durée de 3 ans. Le comité s’est engagé donc à mener des actions pour maintenir ce label au sein de l’établissement. Cette année, les actions concrètes concernent une diminution :

– de 5% de la consommation de papier,

– de 5% de l’énergie (chauffage, électricité…),

du gaspillage du pain au self.

  • FORMATION DES ECODELEGUES … En quoi consiste-t-elle ?

Le 22/11/10 se sont retrouvés les éco-délégués du collège soit à 8h, 36 éco-délégués de 6° et 5°, et à 10h, 34 éco-délégués de 4° et 3° accompagnés de leurs enseignants référents.

3 bénévoles de l’association Artisans du Monde sont venus animer cette matinée dont le thème était la sensibilisation des jeunes à l’inégale répartition des richesses dans le monde.

2 jeux ont été proposés : le jeu de la baguette et le jeu des chaises.

Ces 2 heures de formation se sont terminées par un goûter-dégustation à base de produits issus du commerce équitable (spéculos, chocolats, confitures, jus de fruits…).

  • ACTIONS DU COLLEGE…

–          A propos du papier : le ramassage du papier dans les boîtes se poursuit au rythme d’une fois par trimestre.

–          A propos du pain :   constat de pain gaspillé mis à la poubelle chaque jour au self,

campagne de sensibilisation par affiches confectionnées par les éco-délégués.

–    A propos de la semaine sur le commerce équitable : participation de certains éco-délégués aux stands buvette et vente de produits Artisans du monde.

Pour que toutes ces actions se poursuivent et que d’autres actions innovantes se mettent en place, nous comptons sur vous, élèves de l’an prochain.

Rejoignez-nous et engagez-vous dans le développement durable et le label éco-responsable de Mongré.

B.Carpentier et N.Chapel

Comment «Penser global, Agir local »?(1)

Bilan d’une année scolaire

S’occuper de la formation et de l’accompagnement des éco-délégués au lycée, c’est rendre les élèves acteurs autour de projets dont ils ont l’initiative, c’est aussi les sensibiliser au sein même de leur établissement aux enjeux du développement durable, fil rouge des nouveaux programmes de géographie. Seulement, le développement durable  n’est pas l’écologie, pas davantage la seule protection de la nature. Ce concept est à l’interface de trois piliers conformément à la définition du rapport Brundtland. Il doit être envisagé dans toute sa complexité et intégrer le développement économique, la justice sociale et la qualité environnementale.

Cette approche globale du concept a été éclairée puis discutée, débattue à l’issue d’une demi-journée de formation des éco-délégués initiée à Mongré par une intervenante  mandatée par la FRAPNA dès le retour des vacances de la Toussaint . Ce temps de formation s’est prolongée pour les éco-délégués, membres du Comité de pilotage, par un séminaire consacré aux énergies, organisé par La Région. Ils ont ainsi pu mesurer combien le développement durable est devenu un objet politique dont la mise en œuvre dépend largement des choix politiques de l’Etat, des régions en l’occurrence.

A l’issue de ces périodes de formation et de réflexion, les éco-délégués ont opéré des choix d’action à Mongré, validés par le comité de pilotage :

–          Sensibiliser leurs camarades au self-lycée sur le gaspillage du pain. Ils ont réalisé des panneaux exposés dans l’enceinte du self sur le thème de la faim dans le monde, les inégalités autour de l’accès à la nourriture.  Pendant une semaine, sur les temps de repas, ils se sont relayés afin d’expliciter leur projet. Dans un deuxième temps et pendant un mois, ils ont effectué quotidiennement la pesée  du pain récupéré afin d’évaluer l’efficacité de leur action. Au-delà des résultats statistiques plus ou moins probants, cette expérience a été pour eux l’occasion de communiquer, d’échanger avec leurs pairs. Cette initiative  a permis aussi d’associer activement les élèves éco-délégués  de seconde, jusque-là un peu rétifs, dans le sillage de leurs aînés de première et de terminale.

–          Organiser un temps fort d’une semaine autour du commerce équitable en association avec Artisans du Monde  et les Pères Blancs. Les enjeux étaient multiples. D’abord pédagogiques puisqu’une exposition prêtée par Artisans du Monde renseignait et explicitait les mécanismes du commerce équitable. Les Pères Blancs et les bénévoles de leur association ont apporté un éclairage culturel et humain en  témoignant de leur action auprès des populations africaines et en exposant également des objets d’art africain particulièrement appréciés par les élèves découvrant une culture qui nous est guère familière. Enfin, la vente de produits d’Artisans du Monde (bijoux, encens, produits de beauté, goûters bio.. ) à permis de réaliser un bénéfice qui servira à pérenniser la publication du Vert Mongré dans sa quatrième édition.

L’ensemble de ces actions conduit aura sans doute  aussi contribué de manière active à l’éducation de futurs citoyens éco-responsables.

(1)   Citation de René Dubos au premier  sommet sur  l’environnement en 1972.

Marie-Line Dumas, professeur d’Histoire-géographie, responsable de la formation des éco-délégués lycée.