Bilan carbone, quand les mathématiques se mettent au service du développement durable.

Les études statistiques sont devenues un outil désormais incontournable de notre société. Si elles ont envahi le monde économique, politique ou social et qu’elles inondent régulièrement l’actualité, elles sont aussi très présentes dans les différents secteurs du monde scientifique, des sciences physiques aux sciences humaines en passant par les sciences biologiques.

Après en avoir eu quelques approches mathématiques dans les classes précédentes, les élèves de la classe de première découvrent les caractéristiques de position et de dispersion d’une série statistique à une variable.

Les caractéristiques de position ont pour nom le mode, la médiane et la moyenne. Cette dernière est d’ailleurs bien connue de tous les élèves. Les caractéristiques de dispersion ont pour nom l’étendue, l’écart interquartile ou interdécile, voire intercentile si les données de la série sont nombreuses, et l’écart-type. N’ayez aucune crainte, nous n’entrerons pas dans l’explication de la signification de ces caractéristiques, ni dans l’élaboration des formules que ces élèves de première apprennent à manipuler. Si vous voulez en savoir davantage, il vous faudra suivre le cours de la classe de première pour en comprendre toute la portée.

Mais, pour en mesurer l’ampleur, les élèves de la classe de première S1 de l’année 2009-2010 ont été amenés à réaliser une étude statistique à grande échelle. Après avoir rencontré un spécialiste de la consommation énergétique, ils ont élaboré un questionnaire simple de dix questions, dont les réponses étaient préformées, sur la pratique des modes de transport que chaque élève du collège et du lycée avait l’usage d’utiliser. Un groupe de pilotage de quatre élèves a mis en forme ledit questionnaire et a supervisé l’organisation générale. Un groupe de quatre élèves s’est vu confier la récolte des données et a produit, à l’aide d’un logiciel de calcul, les fameuses caractéristiques dont nous avons parlé plus haut. Les autres élèves ont, par groupe de deux, été missionnés dans chaque classe de la sixième à la terminale pour aller interroger tous les élèves du collège et du lycée, soit quelque 800 personnes.

Cette enquête à grande échelle a permis à tous ces élèves de première S1 d’aborder plus concrètement ce nouvel outil statistique dont ils venaient de découvrir quelques secrets. Le résumé de leur travail a été transmis au spécialiste qui était venu leur présenter l’intérêt d’une telle démarche. Celui-ci leur a ensuite fait part de ses conclusions.

Citons parmi ces conclusions, le bon emploi des transports en commun et des bus scolaires, mais, dans le même temps, l’absence de covoiturage pour les élèves qui ne les emploient pas. Précisons aussi que le transport aérien, utilisé lors des vacances et très grand consommateur d’énergie, reste anecdotique.

Outre l’intérêt pédagogique de ce projet pour les élèves, l’établissement s’est doté d’une analyse concrète lui permettant de mesurer l’impact de ses différentes activités en faveur de la protection de l’environnement. Certes, l’enquête est restée ciblée sur les différents modes de transport et n’a pas analysé les attitudes éco-responsables de chacun dans la pratique quotidienne :

–          l’usage modéré de l’électricité ;

–          la vigilance à éteindre les lumières en quittant une salle de classe ;

–          la précaution à fermer les fenêtres d’une salle afin d éviter un gaspillage énergétique ;

–          la bonne pratique d’élimination des déchets recyclables comme le papier.Il n’en demeure pas moins que cette première enquête révèle déjà une prise de conscience plus grande de la part de beaucoup de la nécessité de préserver l’environnement.

Forts de cette première initiative, les élèves devraient reconduire cette enquête lors des deux prochaines années afin de mesurer encore mieux l’évolution des pratiques de chacun d’entre nous et l’ajustement des actions incitatives que l’établissement envisage de prendre.

Rendez-vous donc, dans une prochaine édition afin de vous communiquer les résultats qu’auront produits les nouveaux élèves de cette première S1 de l’année 2010-2011 !

Gérard Plantefève, professeur de mathématiques

 

 

 

Résultats et analyse du bilan carbone « transport » pour l’année 2009/2010.

Interprétation réalisée par les élèves de 1ère S et par Thierry MANCEAU, conseiller-énergies et responsable des programmes d’animation  à l’HESPUL

 

 

Récapitulatif :

Pour les 6èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne). Ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2 km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 2 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 700 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 700 km x 0,18 kgco2 = 126 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

126 / 2 = 63 kgCO2/an

Par élève de 6ème, c’est égal à environ 63 kgCO2/an.

Pour les 5èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 3 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 1 050 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 1 050 km x 0,18 kgco2 = 189 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais, pour chaque élève, les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

189 / 2 = 94,5 kgCO2/an

Par élève de 5ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 4èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que pour les 5èmes.

Par élève de 4ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 3èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 5 et 10 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 8 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 2 800 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 2800 km x 0,18 kgco2 = 504 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

504 / 2 = 252 kgCO2/an

Par élève de 3ème, c’est égal à environ 252 kgCO2/an.

Pour les 2des : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent  à une distance de plus de 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 5 250 km x 0,18 kgco2 = 945 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

945 / 2 = 427,5 kgCO2/an

Par élève de 2de, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour les 1ères : en majorité ils viennent à Mongré en car, leurs parents possèdent une voiture de taille moyenne. Ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance de plus de 15km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne trois trajets et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Pour chaque élève les émissions d’un transport en commun sont 0,025 kgco2/passagers soit : 5 250 x 0,025 = 131,25 kgCO2/an

Par élève de 1ère, c’est égal à environ 132 kgCO2/an.

Pour les Terminales : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 10 et 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que les 2des.

Par élève de terminal, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour tous les élèves de Mongré : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année pour partir en vacances.

Conclusion générale de Thierry MANCEAU

« C’est une enquête très intéressante qui,  je l’espère, pourra être valorisée et poursuivie par les élèves.

Nous sommes bien évidement sur des estimations très approximatives à partir de ratios d’émission de carbone.

Les 6ème ont une grosse marge de manœuvre car la majorité des élèves pourrait venir à pied ou à vélo.

Le total des élèves de 6ème pourrait alors s’approcher du zéro émission de gaz à effet de serre pour les trajets domicile-Mongré.

Pour les 5èmes , une amélioration est possible pour les distances s’approchant de 2 km et en améliorant le covoiturage avec 4 passagers.

C’est la même chose pour les 4°.

Pour les 3èmes,  un programme spécial d’animation pourrait être mis en place pour apprendre à conduire un vélo en sécurité sur la route, faciliter la fourniture de matériel de sécurité, (casque, gilet, lumière) et des ateliers de réparation vélo. Des distances de 5 à 10 km sont facilement réalisables s’il n’y a pas de pente trop importante. Le bilan carbone pourrait alors être bien amélioré et s’approcher du zéro émission.

Ou bien un service de covoiturage plus efficace pour remplir 4 passagers par voiture et descendre au environ de 126 kgco2/an/ élève.

Pour les 2des, il faut vraiment mettre en place un système de covoiturage efficace. Les distances ne permettent pas d’utiliser le vélo sinon pour les plus sportifs.

Ce sont les élèves qui ont de gros progrès à faire pour s’approcher des 236 kgco2/an/ élève.

Les 1ères ont optimisés les déplacements par l’usage du car.

Il faut maintenant convaincre les autres à prendre le car ou faire davantage de covoiturage.

Les terminales sont dans la même situation que les 2des

Le point positif pour l’ensemble des usagers de Mongré, c’est que l’usage de l’avion reste anecdotique et ne viendra pas alourdir considérablement le bilan carbone « transport » des élèves. »

Une journée entre éco-délégués à la Région

Le séminaire se déroulait à Lyon, dans les bâtiments du siège de la Région Rhône-Alpes.

Nous avons tout d’abord été accueillis avec un grand buffet empli de gourmandises gracieusement fournies par  Artisans du Monde.  Ce réseau associatif nous a donc proposé de délicieux chocolats de Colombie, ou encore des mangues du Burkina Faso. Ces produits sont issus de l’agriculture biologique, et permettent  aux pays les plus pauvres de se développer ; en effet, cette association défend une vision engagée du commerce équitable.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle du Conseil régional pour y écouter, entre autre, Jean-Jack Queyranne , président du Conseil Régional Rhône-Alpes, député du Rhône et ancien ministre ; Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée aux lycées ; Benoît Leclair, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes délégué à l’énergie et au climat. Nous avons pu d’abord relever  des informations concernant la consommation de fluides dans les lycées, ainsi que des chiffres concernant les établissements scolaires de la région.

Le séminaire a aussi été accompagné musicalement par les élèves de terminale » Option Musique » du lycée Lumière de Lyon. Ces jeunes artistes ont introduit la conférence avec  une petite représentation musicale qui a enchanté toute l’assemblée.

Différents lycées nous ont ensuite fait part de leur engagement, de leurs actions et de leurs projets.  Certains grands lycées ont installé des panneaux photovoltaïques, d’autres ont misé sur la sensibilisation des lycéens.

Certains ont participé au concours Fluid’Art. L’objectif pour les lycéens était de créer de véritables sculptures animées dans le but de sensibiliser les élèves au gaspillage dans les lycées, de manière créative et amusante. La Cité scolaire Aragon-Picasso (Givors, 69) a réalisé un arbre qui changeait de couleur suivant le taux de gaspillage de fluides (chaleur, eau, électricité) et où logeait un oiseau changeant aussi de couleur en fonction des résultats des jours précédents.

Par exemple, lorsque le lycée avait  gaspillé beaucoup d’eau dans la journée, l’arbre prenait une couleur rouge ;  mais si le lendemain, les résultats avaient baissé, l’oiseau prenait alors une couleur verte.  L’objectif est d’atteindre une couleur verte sur toute la sculpture le plus souvent possible. Cette invention spectaculaire et très artistique a remporté le trophée Fluid’Art.

Nous avons pu voir également la fleur du lycée Blaise Pascal (Charbonnières-les-Bains, 69) qui se referme et s’ouvre suivant le gaspillage de fluides au sein du lycée. L’objectif est de consommer l’énergie raisonnablement et de pouvoir admirer la fleur totalement ouverte.

32 lycées ont participé à ce concours, et tous ont certifié avoir été ravis de cette expérience. Ils n’ont pas considéré le concours  Fluid’Art comme une compétition  mais comme un projet commun aux lycées de la région.

Après la remise du trophée aux vainqueurs,  nous avons pu nous restaurer avec d’autres éco-délégués impliqués, afin de partager nos idées, et d’apporter à Mongré des projets pour l’établissement. Durant d’après-midi, nous avons participé à une réunion concernant la mise en place d’un club énergie au sein d’un établissement scolaire. Encore une fois, beaucoup d’idées ont émergé pendant la discussion. Cette journée nous a permis d’en savoir plus sur le rôle que nous devons jouer au lycée, et nous avons pu voir que beaucoup de lycées sont impliqués dans ce mouvement, ce qui nous motive encore plus dans notre démarche de lycéens éco-responsables à Mongré. »

Maxime Boyer

La consommation énergétique

La Région Rhône-Alpes a organisé le jeudi 2 décembre un séminaire destiné aux établissements éco-responsables sur le thème de l’énergie.
Accompagnés de Mme Dumas, responsable des éco-déléguée du lycée, nous nous sommes donc rendus à Charbonnières-les-Bains. Le thème étudié lors de cette journée était plus précisément celui des fluides, c’est-à-dire la consommation d’eau, de carburant, de gaz et d’électricité.

Quels sont les enjeux liés à l’énergie?

L’enjeu à l’échelle globale est celui du changement climatique: l’objectif est de limiter le réchauffement climatique à +2°C. Il faut pour cela diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050… Un défi qui se révèle difficile à relever !

L’enjeu à l’échelle des lycées est de réduire la consommation de fluides, et la consommation d’énergies, avec l’aide du Conseil Régional.

Les ressources dont nous disposons sont : le gaz, le pétrole, les énergies fossiles, nucléaires et renouvelables. En France, les deux tiers de l’énergie consommée sont d’origine fossile!

Nous sommes cependant confrontés à un problème, celui de la pénurie de pétrole d’ici 30 à 40 ans, qui provoquera une crise pétrolière très sérieuse.

Il faut donc, dès à présent, faire un maximum d’économies d’énergie et enfin développer les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne ou l’énergie hydraulique par exemple.

Lors de ce séminaire, nous avons appris par exemple, que le chauffage d’une maison demande 20 00 kWh/an, et que 10 km en voiture demandent 5 kWh/an, alors que l’ énergie fournie par un organisme humain, prenons un homme de 65 kg, ne produit que 0,5 kWh d’énergie fossile en parcourant 3000 m de dénivelé ! Nous avons eu connaissance d’une expérience réalisée par la BBC: soixante hommes doivent pédaler énergiquement pour obtenir 30 litres d’eau chaude nécessaires à une douche de 5 minutes. Pour chauffer un site moyen, nous aurions alors besoin de 8000 esclaves énergétiques!

La consommation énergétique des lycées

Les lycées continuent de consommer de l’énergie (1/3 de leur consommation annuelle) alors qu’ils sont inoccupés !

Se pose alors la question : Comment peut-on limiter toutes ces consommations énergétiques ?

–   En limitant les usages énergétiques (mettre en place un système de veille automatique, éteindre  les lumières en sortant d’une salle, couper les ventilations, changer les plages horaires, régler les températures du chauffage à 19°C dans une salle de cours, 13-17°C la nuit et le week-end; et enfin 10°C pendant les vacances scolaires.) ;

–  en augmentant l’efficacité énergétique (optimiser les réglages, faire des travaux, plus ou moins importants d’isolation, mettre des ampoules basse consommation.) ;

– en connaissant nos consommations (relevés périodiques de consommation sur les compteurs du lycée, utilisation des outils en ligne mis en place par la Région).

Témoignages de lycées éco-responsables en matière d’énergie

–         Au lycée Jean Monnet à Annemasse, une mobilisation a été organisée dans le cadre de l’ECJS. Les représentants de ce lycée ont souligné que 30% de l’énergie consommée dans un lycée est due au réseau informatique. Ils ont également installé des éclairages à détecteur de mouvements dans les couloirs afin de limiter la consommation d’électricité.

–         Le  lycée Lacassagne à Lyon a installé du triple vitrage et a créé un jardin pédagogique.

–         Le lycée Grésivaudan  à Meylan a installé des interrupteurs automatiques et des stores dans les salles de classe. Ces derniers permettent d’économiser de l’énergie car avant, quand le soleil gênait les élèves, on fermait les volets et donc on allumait les lumières ! De plus, une centrale solaire, avec des panneaux photovoltaïques permet d’économiser 5 % d’énergie.
Cette journée a été très enrichissante car elle a permis d’entrevoir des expériences différentes avec des réalisations concrètes dans des établissements au contexte  mais aussi aux moyens matériels et humains très différents du nôtre. L’échange qui en a résulté s’est révélé fort stimulant et dynamisant et nous a donné des astuces, des outils pour améliorer notre approche du développement durable à l’échelle de Mongré.

Karine Koné et Maxime Boyer 1ES1

 

Exposition sur le commerce équitable

Les organisations de commerce équitable se sont entendues en 2001 sur une définition commune du commerce équitable :
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés.»

Les 5èmes de Melle Martin ont, dans le cadre du programme d’histoire et d’éducation civique, travaillé sur ce thème.Ils ont effectué des recherches documentaires au CDI, réalisé des panneaux et diaporama et monté une exposition très éducative qui a été inaugurée en présence de Monsieur Jaillard.

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

Les déchets et le recyclage.

Par an, chaque humain produit environ 360 kg de déchets, ce qui représente 7 kg par semaine,  soit environ 1 kg par jour.

Notre société est basée sur la consommation : on achète, on consomme et on jette. Les produits sont de moins en moins solides, de plus en plus emballés et nous les jetons de plus en plus vite. Alors, nos poubelles débordent de plus en plus ! Pourtant, nous devons limiter ces déchets car les ressources naturelles sont limitées et précieuses. Il ne faut pas les gâcher ! Tous les déchets ne sont pas triés, il faut donc traiter ce qui n’est pas recyclé. Or, traiter les déchets demande des usines d’incinération et des centres de stockage de plus en plus grands, de plus en plus chers et qui sont mauvais pour notre environnement et notre santé.

Une intervenante de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature), Diane Aurine est venue à notre rencontre, le jeudi 4 novembre. Elle nous a clairement exposé les problèmes liés aux déchets, ainsi que toutes les solutions pour y remédier. Pour ce faire, elle nous a montré plusieurs photos qui ont été l’objet de nombreux échanges. On en a conclu que, face au gaspillage, nous avons les solutions suivantes : choisir ce que l’on consomme (ce qui équivaut à réduire nos déchets), réutiliser nos produits usagés ainsi que recycler les emballages.

Ensuite, nous avons étudié en détail toutes les filières permettant de fabriquer une brique de jus d’orange. Voir ces multitudes d’étapes fut très étonnant et surtout inattendu !

Par la suite, nous nous sommes répartis sur 4 ateliers très ludiques. Le premier était une formation afin de mieux savoir où recycler nos déchets.  Le deuxième nous expliquait les significations ainsi que les définitions des différents labels. Le troisième portait sur les matières premières renouvelables (leur définition et l’estimation de la quantité restante sur terre). Pour finir, le quarième atelier proposait différents objets, le but était de décrire leurs compositions.

Les chiffres donnés par les deux derniers ateliers étaient plutôt surprenants; il est estimé qu’il ne reste sur terre plus que 30 ans d’uranium ! Pour conclure, nous avons visualisé un diaporama nous montrant les déchets générés et recyclés dans le monde, ainsi que des photos de différents consommateurs à divers endroits du globe.

Les contrastes sont très frappants : en Ethiopie, une famille mange en moyenne pour 31 dollars par semaine et leurs aliments ne sont pratiquement pas emballés, alors qu’en Allemagne, une famille mange en moyenne pour 500 dollars par semaine ce qui représente énormément d’emballages !

A la suite de cette prise de conscience, nous sommes désormais  décidés à agir ; Mongréens, mobilisez-vous, mettez vos gants en caoutchouc, la guerre contre les déchets est bel et bien déclarée !

Thibault André et Clara Pereyron

Botanic, un paradis vert

M. Bertail, du magasin Botanic de Villefranche Sur Saône, a activement participé à la fête de l’écologie qui s’est déroulée le 6 avril 2010 à Mongré. Il a franchi dès 7h30 les portes de l’établissement muni d’un grand nombre de plantes et d’arbustes destinés à orner les lieux du rassemblement.

Botanic est un exemple en matière d’écologie depuis 1995 et certains éco-délégués ont interviewé son directeur sur la démarche éco-responsable du célèbre magasin d’horticulture.

–          M. Bertail, vous travaillez depuis 14 ans pour Botanic, pouvez-vous nous dire quand cette enseigne a commencé à développer des actions en faveur du développement  durable ?

–          Cela fait maintenant 10 ans que le magasin entreprend des actions en faveur de la protection de l’environnement

–          Quelles sont ces actions ?

–          Le magasin a commencé par mettre en place la réduction et le tri de ses déchets en s’équipant, notamment, de nombreuses bennes. Ensuite, depuis 3 ans, Botanic a installé des détecteurs de mouvement afin que certaines lampes  ne soient pas allumées inutilement. De plus, l’enseigne a arrêté de se servir de produits chimiques pour son jardin et l’entretien de ses plantes. Nous savions que les pesticides et autres produits chimiques de synthèse utilisés par les jardiniers amateurs représentaient 7 % de la pollution des terres en France. Nous avons donc décidé de les supprimer de tous nos magasins. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’être les seuls distributeurs, spécialistes du marché du jardin, à proposer uniquement des produits 100% écologiques. Nous ne négligeons pas non plus les emballages ; la  vente de plants se fait uniquement dans des godets de « fibre de coco »par exemple.

–          En quelle année tous les magasins de l’enseigne sont-ils  rentrés dans cette démarche ?

–          En 1995

–          Pouvez-vous nous parler d’une action importante que Botanic  aurait effectuée pour la planète ?

–          Il y a 4 ans, Botanic a choisi d’implanter sa nouvelle plateforme logistique  dans le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain. Situé au barycentre des magasins Botanic, ce site bénéficie d’une localisation géographique permettant à l’enseigne de réduire son empreinte écologique (émission de CO², consommation d’énergies fossiles). La mise en place de notre entrepôt a permis de réduire le nombre de trajets et d’améliorer le remplissage des camions. Cela a engendré une diminution moyenne de 15 % des kilomètres parcourus. De plus, cette plateforme est reliée au réseau ferroviaire.

–          Vous commercialisez du mobilier de jardin en bois ; cela n’a-t-il pas un impact négatif sur les forêts ?

–          Non, nous sommes bien sûr sensibilisés au problème de la déforestation (disparition de l’équivalent de la forêt française par an dans le monde) et nous ne vendons que des produits certifiés FSC* ou garantis TFT**. Nous pouvons garantir l’origine légale et le contrôle de la filière pour tout notre mobilier de jardin en bois tropical.

–           Botanic a-t-il de nouveaux projets pour améliorer encore ses actions ?

–          Oui, le magasin possède de nombreux autres projets, notamment celui de la récupération des eaux.

–          Bravo  et merci d’avoir participé à notre journée éco-citoyenne et de nous avoir prêté tant d’arbustes !

*Le FSC (Forest Stewardship Council) est une organisation non gouvernementale composée de propriétaires forestiers, d’entreprises de gestion et d’exploitations forestières et d’associations environnementales. Le FSC a mis en place le système de certification FSC qui définit des exigences mondiales en matière d’exploitation durables des forêts FSC.

**TFT (Forest Trust) est une association internationale à but non lucratif d’industriels et de distributeurs de produits en bois tropicaux. Les experts TFT apportent sur le terrain une aide technique et une surveillance de la filière bois, de la gestion des forêts à la fabrication du produit fini.

Propos recueillis par Floriane Vincent

La controverse des départements

Dans le cadre d’un travail d’ECJS, nous avons essayé de travailler, par différentes entrées, sur la question de l’aménagement du territoire en France : est-il possible de concilier la  compétitivité et le développement durable ?

Pour entrer dans le sujet, nous avons réfléchi à la question de la suppression des départements dans le cadre du projet de la réforme territoriale en France. Cela nous a amené à penser que l’aménagement passe par la cohésion qui est un premier pas vers la compétitivité et le développement durable. En effet, la France est à ce jour un pays dont l’aménagement est en construction. Or, aujourd’hui, l’un des points les plus importants de cette réforme est une cohésion au niveau national qui doit aussi s’intégrer dans l’Union Européenne. La France est subdivisée en de nombreuses collectivités territoriales et, de ce fait, diffère des pays voisins dont leur nombre est réduit. La réforme territoriale vise alors à rendre ce « millefeuille » administratif moins complexe et, par la même occasion, soulève les enjeux du développement durable, qui ne sont pas seulement environnementaux mais aussi économiques et sociaux. La France doit également rester compétitive et un équilibre doit être trouvé pour pouvoir concilier compétitivité, cohésion et développement durable. En effet, les différentes régions françaises ne sont pas équilibrées économiquement et démographiquement parlant. C’est pour cela qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire est nécessaire. Cette nouvelle organisation de la France lui permettra ainsi de mieux s’insérer dans l’Union Européenne et d’être plus compétitive.

Marème Diop, Alexandra Ortega 2nde5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie

 

Le recyclage textile

Le recyclage textile est, contrairement à ce que l’on croit, étendu sur divers secteurs.  Nous allons  présenter le recyclage démuni de son masque…

Voyons ce qu’est le recyclage industriel.

Des entreprises récupèrent les textiles que nous jetons à la benne (vêtements, serviettes, etc.). Elles les trient selon la matière et la couleur (Il faut savoir que certains textiles ne se recyclent pas comme le satin), ensuite elles les font fondre, effilent les tissus délicats…puis vous retrouvez votre tee-shirt bleu marine sous la forme d‘une ravissante bâche de piscine !

Moins connu,  le recyclage social du textile nous concerne tous de plus près que le recyclage industriel qui peut paraître distant.

Par définition le recyclage permet une nouvelle utilisation d’un bien (papier, verre…). Lorsque nous donnons des vêtements à des associations telles Emmaüs, Oasis, nous offrons une nouvelle vie aux textiles, à l’instar de tout autre objet recyclé. Afin d’approfondir nos recherches, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec une personne travaillant à Oasis.

Voici l’interview:

Où sont récoltés les vêtements que vous revendez ?

Salariée de l’Oasis: Les donateurs déposent tout ce qu’ils ne veulent plus, directement à Oasis.

– Y a-t-il un tri dans les vêtements reçus ?

– Oui mais il n’est pas très élaboré. Nous trions les vêtements et accessoires revendables et éliminons ceux qui sont trop usés ou démodés.  Enfin, nous séparons les vêtements d’hiver de ceux d’été que nous stockons selon la saison. Ce n’est pas comme Emmaüs qui trie par nature du textile, couleurs…Nous donnons également des couvertures aux associations pour les plus démunis et des vêtements pour le théâtre.

– Quelles démarches entreprenez-vous après le tri ?

– Nous vendons les vêtements récupérés. Ces sont de très petits prix : il y a des pantalons à 1,90 euro. Nous ne faisons pas  donations de vêtements, excepté pour le théâtre.

– Combien de kilogrammes de vêtements recevez-vous chaque année ?

– Nous recevons aux environs de cent-quatre-vingt tonnes par an.

Quels intérêts tirez-vous de cette démarche ?

– C’est une contribution au développement de l’association. Nous ne jetons pas, donc nous participons au recyclage. C’est le thème majeur de cette action. Nous faisons bénéficier les familles qui n’ont pas de grands moyens. Cela permet une activité supplémentaire pour Oasis et grâce à cela, trente hommes ont un emploi.

– Votre travail est rémunéré,  mais y a-t-il des bénévoles dans l’association ?

– C’est un travail d’insertion pour plusieurs personnes. Nous sommes sept salariés et une trentaine d’hommes touchent un pécule. Beaucoup de personnes participent bénévolement.

– Personnellement,  qu’est-ce que cette activité vous apporte ?

– Pour moi c’est un travail mais heureusement que les bénévoles aident.

Vos vêtements ne deviennent plus une ravissante bâche de piscine bleue mais servent à d’autres familles moins aisées. C’est une manière de recycler beaucoup plus généreuse. C’est agréable de penser que nos vêtements préférés seront réutilisés tels quels et donc resserviront à d’autres. C’est une raison plutôt sentimentale de favoriser cette forme de recyclage !

Esther GRESLIN avec Laura LEROUX et Soukina KHAZZAR 2nde2

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé des œuvres à partir de déchets. Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par N. Mergoux (ECJS), C. Blanc (Français), C. Giraud (Arts plastiques) et C. Lecocq-Hubert (Documentation)

La politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise

Aménager et développer les territoires en France : comment concilier compétitivité, cohésion et développement durable des territoires ?

 En ECJS, nous avons travaillé sur la politique de la ville dans l’agglomération lyonnaise.

Nos recherches nous ont permis de voir que l’agglomération lyonnaise présente de fortes disparités. En effet, celle-ci  doit compter avec des espaces présentant de nombreux indicateurs de précarité sociale et elle n’arrive pas à former un territoire homogène, cohérent. On remarque que Lyon présente de forts écarts entre les sous-ensembles urbains et le reste du territoire. Il y a une dissymétrie qui oppose une moitié Ouest plus aisée et une moitié Est plus précaire.

Cependant, la politique de la ville regroupe des outils juridiques et des moyens financiers pour s’efforcer de réduire ces écarts. Ces dispositifs agissent à travers l’urbanisme et l’architecture (rénovation des logements, requalification des espaces publics).

Nous pouvons évoquer deux exemples :

–          Premièrement, celui de la rénovation de la cité de la Duchère. Les travaux visent à sortir le quartier de son isolement. Ce projet a pour but aussi de répondre à la crise du logement en favorisant la mixité sociale.

–           Deuxièmement, la rénovation de la presqu’île de Lyon, entre Saône et Rhône permettrait d’accueillir 3000 nouveaux habitants à la fin des travaux. Un bassin, un pôle de loisirs, des logements sociaux et haut de gamme y seront construits. Ce projet se veut exemplaire en termes de développement durable et de mixité sociale.

Mais est-ce suffisant ? Il reste donc à inventer encore et à articuler bien d’autres outils dont certains en lien avec la lutte contre l’exclusion et la promotion de l’égalité des chances pour voir un jour ces fractures urbaines se résorber.

 Baloche Eugénie 2°5

Ce travail a été effectué en ECJS avec M. Dumas, professeur d’histoire/géographie