Lorsque la couture s’allie à la nature…

Depuis une demi-dizaine d’années, l’écologie a pris une place importante au sein de notre habitat. En effet, afin de préserver notre planète, des dispositifs ont été mis en place : économiser l’eau et l’énergie, trier les déchets, manger « bio ». Ce sont de petits gestes du quotidien qui s’accompagnent de plus en plus de plus grandes initiatives comme l’installation de panneaux solaires sur les toits ou le remplacement des tuiles rouges par de l’herbe bien verte. Cependant, l’écologie n’est pas souvent présente dans les magazines de mode, et donc dans nos placards.

L’ « écolo-chic », peut-il exister ? La haute-couture peut-elle être écologique ?

Cette « mode écologique » a été tentée, tout d’abord par Maroussia Rebecq ; elle a lancée l’agence de création Andrea Crews en 2001. Cette agence mêle le prêt-à-porter à l’art et à l’écologie. En effet, de jeunes artistes sont sollicités afin de redonner à de vieux vêtements une nouvelle vie. C’est ainsi que les vêtements ne sont plus jetés dans des poubelles mais sont recyclés.

Ekyog s’est aussi lancé ce défit en 2003. A l’époque l’idée de créer une marque entièrement écologique était presque inconcevable, car l’écologie n’avait pas encore sa place dans la société de consommation. « Ekyog prouve qu’il est possible, non seulement de penser le monde autrement mais surtout de FAIRE le monde autrement… Il est possible de produire un coton de la plus grande qualité en respectant la terre, sa santé, celle de sa famille, et en gagnant plus décemment sa vie… » C’est cet esprit de la famille qui a poussé Nathalie et Louis-Marie Vautier à créer cette « marque de Mode Biologique ».

Le jour de leur mariage, toutes les femmes rêvent d’une robe magnifique, qui fasse de cet évènement un moment exceptionnel. Maud Weibel est une jeune styliste qui se consacre  justement aux robes de mariée. Cependant, vous ne trouverez pas chez elle des robes « ordinaires » en soie et dentelles… Cette jeune créatrice a décidé d’explorer une nouvelle mode : les robes en papiers. C’est ainsi une manière d’être la plus belle mariée tout en préservant notre planète.

Du reste, lors de  l’année 2009, la ville de Lyon a accueilli une exposition de vêtements en papier réalisés par Isabelle Borchgrave sensibilisant ainsi les visiteurs à la beauté du travail effectué avec du papier « kraft, bulle »…

Mais dans les sphères de la haute-couture, un homme, Karl Lagerfield, a récemment placé (inconsciemment), Chanel sur le devant de la scène écologique ou plus précisément, sur la banquise. Un défilé a eu lieu le 9 mars 2010, au Grand Palais de Paris, transformé pour l’occasion en une scène polaire, on pouvait y voir des mannequins défiler avec des fourrures. « Ce n’est pas de la vraie fourrure, même si je déteste ce terme de fausse. Autrefois la fausse fourrure était hideuse, on a fait des progrès énormes« , a expliqué M. Lagerfeld. Néanmoins, il faut préciser que ce défilé n’était pas vraiment «  écolo » car, certes, des fourrures synthétiques ont été utilisées, mais trop de dioxyde de carbone a été rejeté dans l’air pour l’importation du décor.

Toutefois, ces progrès dont parle Karl Lagerfiel peuvent intéresser d’autres couturiers. Si bien que certains pourraient s’en inspirer et, qui sait, créer du Vuitton, du Dior ou encore du Prada en fausse fourrure, faux cuir. Cela  pourrait peu à peu sauver des espèces en voie de disparition…

Amélie Rochard, Camille Antoine et Eva Baffert, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert.

Le jour d’après : entre réalité et science-fiction

Une catastrophe écologique résultant de l’insouciance de l’homme.

La première partie du film, lieu de tous les désastres, est une claque dans la figure de tous les spectateurs avec raz de marées, tornades et averses d’énormes grêlons… Rien ne nous est épargné et les effets spéciaux sont très réussis puisque le but recherché est de nous faire peur. Les célèbres lettres du panneau Hollywood à Los Angeles sont envolées par la tornade qui dévaste la ville ou encore la statue de la liberté est engloutie sous le raz de marée ravagera bientôt les rues de New York.

 

POUR :

 

Le jour d’après de Roland Emmerich est, pour la presse, le premier film hollywoodien écologiste. Il a réussi à terroriser le public par le spectacle dévastateur d’un bouleversement climatique majeur causé par l’activité  humaine. Ce succès est dû au film lui-même, basé uniquement sur des phénomènes naturels, mais aussi à la campagne publicitaire tout aussi monumentale qui l’a entouré. Ce film visait une prise de conscience des problèmes environnementaux chez le spectateur. Emmerich, le réalisateur du film, arrive à nous tenir en haleine par cette tempête et toutes ces catastrophes pouvant surgir à tout moment. Il arrive aussi à attaquer la politique environnementale de Bush et mentionne la non-ratification des accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre. Le jour d’après est un grand divertissement, à la fois palpitant, grandiose et plein de bon sens. Il est également fondé sur des hypothèses scientifiques sérieuses et la théorie développée par le film se tient et pourrait s’avérer plausible.

CONTRE :

 

A y regarder de plus près, on peut toutefois douter que ce film suffise à satisfaire les attentes qu’il éveille. Au-delà de la question souvent débattue de savoir si les effets climatiques désastreux sont scientifiquement vraisemblables, c’est la façon dont la population mondiale est traitée qui pose problème dans Le jour d’après. Les différentes cultures ou ethnies font défaut à l’écran. Après quelques plans introductifs aux quatre coins du monde suggérant une catastrophe planétaire, la quasi-totalité des protagonistes s’avère blanche, mis à part la météorologue asiatique, un policier noir qui n’écoutant pas Sam, le personnage principal, mène une grande partie des survivants vers une mort certaine et enfin un pittoresque clochard new-yorkais. La montée des mers suivie d’une soudaine glaciation ne touche que l’hémisphère Nord du globe excluant ainsi le reste du monde. De plus, les scénaristes ont été très créatifs mais les catastrophes semblent trop brutales et exagérées étant donné que les évènements se déroulent dans un délai de quelques jours alors que les scientifiques prévoient ces changements climatiques sur plusieurs années voire plusieurs siècles.

Pour conclure, bien que certains évènements montrés dans ce film soient plausibles et envisageables dans le futur, il faut tout de même constater que d’autres sont sensiblement de la science fiction. La finalité recherchée par le réalisateur est de pousser les hommes à modifier leurs comportements et à agir de façon plus respectueuse de l’environnement. Le moyen utilisé pour y parvenir est la peur.

GIRONDE Morgane, SCHLEIDT Angélique, 1ereL.

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

La Terre : conceptrice de matériaux depuis plus de 4,5 milliards d’années.

Depuis sa création notre planète consomme et produit d’énormes quantités de matières et grâce aux mouvements tectoniques et à l’activité volcanique en surface, ces matériaux émergent, recouvrent le sol de la terre et s’accumulent depuis 4,5 milliards d’années.

Ces matériaux, de part leur composition chimique variée, offrent une grande diversité d’utilisation. Ainsi, depuis la nuit des temps, l’homme a appris à s’en servir. On peut, par exemple,  penser au silex utilisé par les hommes préhistoriques, aux pierres ayant servi à la construction des pyramides, ou encore aux pierres précieuses qui servent de valeurs sûres à l’économie.

Chaque pierre à son usage et ses propres caractéristiques.

Lors de notre sortie au musée de Saint-Jean-des-Vignes nous avons pu nous rendre compte de la diversité d’usages des pierres de la région, principalement dans le domaine de la construction comme peuvent en témoigner les maisons en pierres dorées avoisinantes. Cette zone du beaujolais comporte l’une des plus grandes variétés de roches différentes, ce qui permet d’en faire un usage plus large, comme par exemple dans la voirie ou dans les combustibles.

Pour extraire ces pierres, d’immenses carrières ont été creusées à flanc de montagne, mais les filons ne sont pas éternels et, tôt ou tard, la veine s’épuisera. Les entreprises exploitantes sont donc tenues de réhabiliter les zones d’exploitation en réintégrant de la végétation pour ne pas laisser un trou béant au beau milieu du paysage.

La zone est ainsi réaménagée suivant des critères écologiques profitables à la faune et à la flore.

Grâce à ces interventions, l’homme peut profiter des ressources de notre planète mais il est tenu de faire quelque chose en retour pour la protéger.

Louise Chevrier, Cyndy Haar, Estelle Steiner  1ère S3.

Ce travail a été effectué en relation avec les cours de SVT de C. Larcher et cet article fait suite à une visite de la classe aux « Pierres Folles » de Saint-Jean-Des-Vignes.

 

L’écologie s’invite dans l’art

Depuis quelques années,  l’écologie et l’art (particulièrement l’art brut et autres land arts) se rejoignent.

L’Art brut regroupe des œuvres réalisées par des non-professionnels de l’art, sans aucune culture artistique académique, œuvrant en dehors des normes esthétiques. Ce terme fut créé par Dubuffet, peintre, sculpteur et plasticien français. Les artistes d’art brut pouvaient être des pensionnaires d’asiles psychiatriques, des autodidactes isolés, des prisonniers etc.

Dubuffet entendait que cet art soit un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarches académiques. Ainsi, il explique : « Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part. Nous assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non, celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe. » Jean Dubuffet,  L’art brut préféré aux arts culturels, 1949.

L’art brut créé donc par Dubuffet, existe depuis l’année 1945. Il constitue une collection d’œuvres, appelée aujourd’hui Collection de l’Art Brut.

Œuvre de Pascal Maisonneuve

A partir de l’art brut se développe la mouvance de « l’art écologique ». Elle se présente sous une autre forme : le land art. Le land art est une tendance de l’art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rochers, …). Le plus souvent, les œuvres sont à l’extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle ; ainsi certaines ont disparu et il ne reste d’elles que leurs souvenirs photographiques. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l’ouest  américain à la fin des années 1960. Dans le Land Art, les artistes travaillent non pas à représenter la nature mais font « corps avec elle ». Les œuvres sont souvent imposantes et les artistes, pour les réaliser, déplacent, transportent et parfois même plantent de nouvelles espèces végétales.

L’art brut et sa déviance, le Land Art, ont été crées pour satisfaire le besoin d’un art ne répondant pas aux normes académiques. Mais depuis quelques années, « l’art écologique » se concentre plus sur une vision pessimiste du monde et particulièrement du monde créé par les Hommes. Ainsi, il dénonce simultanément la pollution grandissante du monde par les hommes, l’arrivée de nouvelles technologies non propices à la préservation de la nature, le gaspillage et la consommation excessive de produits nocifs à l’environnement.

L’art brut et le Land Art répondent donc à deux visions, celle de créer des œuvres ne répondant pas aux normes académiques et celle de créer des œuvres dénonçant le non-respect de la nature par l’espèce humaine.

Lucie BOUVARD et Christina MORRA, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

L’architecture durable, l’appel de la nature.

Dans un monde urbain, à l’heure où nous perdons nos repères vis-à-vis de la nature, une architecture qui dialogue avec son environnement est essentielle.

Alors que nous adaptons nos vies aux principes écologiques, l’architecture résidentielle continue d’entraîner de grands gaspillages d’énergie.

Cependant, le XXe siècle a vu naître une prise de conscience internationale sur le réchauffement climatique.

Désormais, les technologies neutres sont un impératif, après que l’accumulation des technologies domestiques traditionnelles telles que le chauffage et les appareils électroménagers ont fait redoubler la consommation d’électricité. L’habitat éco-responsable, quant a lui, s’efforce de se passer de l’air conditionné dans les régions chaudes, et de produire de l’énergie thermique sans matières premières dans les zones tempérées et froides.

Mais comment éviter le gaspillage d’énergie chez soi ?

Eh bien c’est simple, vous pouvez très bien transformer votre vieille demeure en une maison éco-responsable. Tout d’abord, l’orientation  par rapport au soleil joue un rôle fondamental. La distribution des ouvertures sur les façades est la clé. Des grandes fenêtres au sud captent les rayons incidents, et les matériaux massifs (comme le béton), que vous placerez derrière, stockeront la chaleur sur de longues périodes. De grands avant-toits ou des stores fixes donnent de l’ombre aux ouvertures en été, mais laissent pénétrer les rayons du soleil d’hiver, plus bas dans le ciel. Ce type de maison dotée de pièges à soleil, d’une épaisse couche d’isolation et d’une technologie de récupération de l’énergie est ce que l’on appelle une « maison passive ».

L’objectif de l’économie d’énergie est complété par l’objectif de durabilité, et les matériaux de constructions recyclés ouvrent de nouvelles possibilités esthétiques. Les matériaux durables qui sont utilisés pour l’isolation sont des denims recyclés, en laine de verre, la paille, le bois, la peau et la laine de mouton et la ouate de cellulose. En dehors de l’isolation, d’autres matériaux sont aussi importants dans le cadre d’une utilisation durable tels que les peintures et les colles non toxiques.

Cependant, c’est le bois qui occupe la position d’honneur parmi les matériaux écologiques. En effet, il absorbe de grandes quantités de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre, et ce, même lorsqu’il est transformé. C’est un matériau chaud, qui se prête bien à l’isolation, surtout sous forme de fibres de chutes de bois, c’est à dire de produit recyclé.

Quant à la gestion des déchets, il est conseillé d’incorporer des systèmes tels que des systèmes d’arrosage de plates-bandes avec de l’eau grise, et des toilettes sèches pour réduire les eaux usées. Ces méthodes, si elles sont combinées au compostage et au tri des ordures, peuvent réduire les déchets domestiques en une petite quantité de déchets d’emballage.

Pour conclure, aujourd’hui nous savons que ce n’est pas seulement la performance énergétique d’une maison finie qui contribue à son empreinte carbone, mais aussi l’ensemble de son cycle de vie, de sa construction  à son recyclage. Tous les matériaux, ainsi que l’énergie consommée par le traitement, entrent dans le calcul de l’efficience énergétique.

Sonia et Julie, 1èreL

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec C. Lecocq Hubert

Des « pierres folles » mais précieuses !

Les pierres géologiques de St-Jean-des-Vignes nous ont éblouies par leurs diverses utilisations toutes plus frappantes les unes que les autres. Leur diversité peu commune en font des pierres incontournables dans la création de bijoux architecturaux de tous types…

St-Jean-des-Vignes, petit village situé dans le département du Rhône et la Région Rhône-Alpes ,  se trouve dans l’ancienne région historique du Beaujolais ;  l’Espace « Pierres folles » propose une rétrospective de l’histoire du Beaujolais à travers la géologie,  les fossiles, le sol et les ressources naturelles de la région. Une visite guidée s’impose pour découvrir l’étonnante richesse géologique que l’on retrouve en application constante dans l’architecture de ce village  haut en couleurs.

La découverte du musée géologique-paléontologique se révèle incontournable dans l’approche des différentes structures rocheuses présentes dans le sous sol de cette région. Leur diversité est frappante ; on découvrira qu’elles se distinguent en trois catégories : les roches sédimentaires, les roches métamorphiques et les roches ignées dite volcaniques. Ce musée, tel un écrin de pierres, se présente comme la vitrine de ce qui nous attend aux détours des villages.  Toutes plus « précieuses » les unes que les autres, elles se retrouveront utilisées, transformées puis sublimées dans la création de divers ouvrages.

La plus réputée des roches sédimentaires, la fameuse « Pierre Dorée » se retrouvera ciselée et parfaitement intégrée dans des constructions typiques de la région. Voilà comment une ressource géologique va créer  l’identité d’un village… On citera aussi le fameux calcaire oolithique divinement mis en valeur dans la construction de monuments  à l’image de la Collégiale Notre-Dame des Marais et la Cathédrale St-Jean à Lyon. Ainsi, voilà comment les « Pierre Folles » se retrouvent juchées  sur un symbole spirituel.

Les roches sédimentaires, majoritairement utilisées pour la construction, peuvent cependant se retrouver dans la production de céramique grâce à l’argile ; certes cette exploitation moins « tape à l’œil » mais non moins essentielle, est transformée dans la région par les usines Lafarge, figure emblématique du fleuron industriel régional. Une multitude de « cailloux » se prêtent à bien d’autres utilisations notamment dans la construction de marches d’escaliers, de dallages, de lavoirs… c’est dire si elles se révèlent prolifiques…

Les roches métamorphiques, issues de la mise en place du granite  trouveront elles aussi une application magistrale dans l’architecture régionale. Attribuons une « mention spéciale » au microgranite largement présent dans le Haut Beaujolais pour la construction du musée d’Amplepuis ou encore l’église de Thizy.

Enfin, les roches volcaniques (rhyolite, basalte…)  se retrouveront dans l’élaboration du matelas routier et du ballast de chemins de fer, étalés et offerts à la vue de chacun.

Force est de constater que la typologie des sous sol va sculpter l’aspect des constructions… Des ressources naturelles données vont donc configurer le patrimoine architectural.

Ces « Pierres Folles », le sont-elles vraiment ?  Si elles le sont, c’est dans leurs extravagantes exploitations!

Cylia Mansouri,  Charlène Munch, Marine Mejean et Elsa Thollet. (1èreS3)

Ce travail a été effectué en relation avec les cours de SVT de C.  Larcher et cet article fait suite à une visite de la classe aux « Pierres Folles » de Saint-Jean-Des-Vignes.

L’écologie dans la musique : des artistes s’engagent…

Tryo, Sting, U2, Christophe Maé ; ils sont désormais nombreux à être « Ecolozic’ ».

L’écologie est-elle devenue une préoccupation pour les artistes d’aujourd’hui ?

Depuis quelques années, les mentalités changent. En effet, nous avons pu constater une prise de conscience de la part des artistes, en particulier des musiciens. Car nous ne sommes pas sans savoir qu’à long terme l’existence humaine est menacée sur notre planète et qu’aujourd’hui déjà des hommes souffrent de la pollution et des perturbations climatiques. Mettant à profit leur célébrité, ces artistes commencent donc à composer, écrire, chanter pour ce qu’ils considèrent être une cause vitale : la protection de la planète.

De nos jours, nous assistons à une recrudescence de chansons engagées, citons par exemple « L’Hymne de nos campagnes » du groupe TRYO, véritable éloge de la nature et de ses richesses. Les paroles jouent un rôle déterminant dans la musique engagée reflétant les pensées des artistes. Cette chanson au succès retentissant, aborde notamment le sujet de l’eau ressource essentielle à l’homme tout comme la végétation, poumon de notre planète : « Assieds-toi près d’un vieux chêne Et compare le à la race humaine, L’oxygène et l’ombre qu’il t’amène Mérite-t-il les coups de hache qui le saignent ? »

Cette chanson dénonce également le phénomène de la déforestation qui menace diverses espèces, animales et végétales.

Les artistes se sont donc aperçus qu’ils pouvaient utiliser leur popularité, leur célébrité pour sensibiliser leurs « fans ». D’autant plus qu’ils disposent de moyens adaptés pour mener à bien leurs objectifs : se faire entendre mais surtout se faire comprendre de leurs concitoyens. La musique constitue donc une approche plus agréable pour sensibiliser les mélomanes.

Ainsi, la musique n’est pas seulement un moyen de se distraire et de se détendre, elle sert également à faire passer des messages importants afin que l’on prenne conscience de la valeur de ce que nous offre notre planète et que l’on participe à sa sauvegarde pour le bien des générations futures.

Cependant, nous pouvons nous interroger quant à l’honnêteté de certains groupes dits « écolos » et sur leur motivations réelles dans cette démarche de sauvegarde de la planète. Toutefois, ces opportunistes représentent une minorité comparée au plus grand nombre d’artistes qui sont, eux, fidèles aux messages qu’ils prônent.

Estelle et Thibault, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

L’Age de glace 2

L’Age de glace 2, le rire au service de l’écologie ou l’écologie au service du rire ?

 

Avec la fin de l’ère glaciaire, Sid, Manny et Diego se régalent dans un paradis de jeux d’eau et de geysers. Mais les trois amis découvrent que derrière les plaisirs aquatiques de leur nouveau monde se cache un désastre imminent : un barrage de glace est sur le point de rompre à cause du réchauffement climatique et avec lui, un risque d’inondation menace leur vallée. La seule chance de survie pour les animaux est d’entamer un voyage périlleux à travers la banquise pour tenter de fuir cette catastrophe. Mais ce qui s’annonce surtout, c’est un déluge de gags et un raz-de-marée d’actions…

CONTRE :

 

Nos premières réflexions envers ce film ne sont sûrement pas celles attendues.

Le scénario de L’Age de Glace 2 fait ostensiblement écho à la catastrophe écologique qui menace la planète aujourd’hui.  La fonte glacière est un sujet actuel lié à nos craintes du réchauffement climatique. Or ici, les animaux ne font que subir le phénomène.  Ils n’ont aucune action sur leur environnement et sont plutôt résignés à la fuite en avant.

Nous pouvons douter d’une totale implication en faveur de la protection de l’environnement, du fait que le décor, l’histoire ainsi que les personnages sont purement fictifs et hilarants. L’argument central du film est certes écologiste, mais en revanche, on peut penser que les frasques de la nature sont ici uniquement des prétextes à une avalanche de gags.

La dégradation du climat et la survie des espèces menacées sont des sujets sérieux peu compatibles avec le côté comique du film.

De plus, on sait du réalisateur lui-même, Carlos Saldanha que son objectif n’était pas de faire passer un message écologiste.

D’une façon générale, nous pensons que les thèmes de l’écologie et plus particulièrement du réchauffement climatique sont à la mode, et que c’est pour cette raison que beaucoup de réalisateurs  ont fait le choix d’en parler, de manière implicite ou explicite.

POUR :

 

Ce film est sans aucun doute une bonne façon de faire réfléchir tous les  spectateurs, les enfants mais aussi les parents. Le discours n’est pas alarmiste mais il montre ce qui pourrait arriver si l’homme n’enraye pas le réchauffement climatique.

De plus,  le ton humoristique a permis à l’Age de glace 2 de réaliser beaucoup d’entrées et d’obtenir un franc succès. Les films trop sérieux font fuir les spectateurs !

Le documentaire  Une vérité qui dérange d’Al Gore a conquis les critiques et le public adulte parce qu’il est très instructif mais les adolescents l’ont trouvé très scientifique et trop complexe.

Pour en revenir à L’Age de glace 2, ce film vise principalement les enfants, puisqu’on sait que ceux-ci sont particulièrement fascinés par la nature ainsi que par les animaux.  Or les enfants d’aujourd’hui seront les éco-citoyens de demain et leur sensibilisation à la question environnementale est fondamentale.

Laura & Maité, 1ère L.

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

Exposition ‘Arts et Déchets’

La classe de seconde 2 a travaillé toute cette année scolaire sur le thème du recyclage.

Dans le cadre de l’ECJS, les élèves ont réalisé des recherches documentaires, visité une usine de recyclage du plastique opaque, écrit des articles pour Vert  Mongré et réalisé ces œuvres à partir de déchets.

Tous les membres de l’établissement ont pu visiter cette exposition « Arts et Déchets » au CDI du 20 au 28 mai 2010.

Ce travail interdisciplinaire  a été orchestré par M. Mergoux (ECJS), Mme Blanc (Français), Mme Giraud (Arts plastiques) et les documentalistes.

Cette mise en valeur plastique des déchets a eu beaucoup de succès, particulièrement la pièce maîtresse, une pyramide réalisée en capsules « Nesspresso ».

L’exposition a obtenu, également , une critique positive de la presse locale.

Patriote du 27 mai 2010

Le progrès,  le 30 mai 2010

Le calvaire du nucléaire

L’expansion du nucléaire à outrance a abouti à une aberration écologique. La mauvaise gestion des déchets a provoqué des catastrophes sans précédent. La sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps mais il semblerait que personne ne l’entende…


L’énergie nucléaire massivement développée depuis les années 50 afin de  remplacer les anciennes énergies comme le charbon ou le bois, se propose de répondre aux besoins énergétiques des pays. C’est un procédé thermique (par le biais de la fission du noyau atomique) qui permet une production massive à moindre coût. Encensée à ses débuts, elle apparaissait comme la solution durable et économique aux besoins énergétiques mondiaux et croissants. Face à la rareté des énergies non-renouvelables, tel le pétrole, elle se présentait comme alternative incontournable au développement économique. De plus, les adeptes du  nucléaire affirment que cette énergie est « propre » puisqu’elle ne participe pas au réchauffement climatique.

Cependant, cette vision énergétique à court terme avait occulté les conséquences à long terme car, il demeure un inconvénient majeur. En effet, l’uranium, utilisé comme combustible soulève des polémiques constantes. La question principale concerne la gestion des déchets : leur traitement et/ou leur élimination engendre des affrontements permanents quant à leur impact sur l’environnement.

On s’interroge aujourd’hui sur la nocivité des déchets.

En effet, ils constituent l’un des aspects les plus problématiques de l’énergie nucléaire. En dépit de décennies de recherche active dans ce domaine, il n’existe toujours aucune technique permettant de garantir une méthode de stockage sûre qui n’aura aucune nocivité. Les divers procédés d’élimination tels que l’enfouissement sont tous dénoncés  comme ayant des conséquences désastreuses sur la planète. Initialement, les déchets étaient enfouis à faible profondeur ou alors étaient stockés dans des fûts étanches au fond des mers. Pendant très longtemps, l’on ne s’est pas intéressé aux conséquences, principalement au caractère dangereux de la radioactivité. Aujourd’hui, cette gestion des déchets est remise en question et l’on s’interroge sur le devenir de ces résidus passablement oubliés.

L’association Greenpeace, fer de lance de cette lutte, milite au niveau mondial pour ramener sur la scène publique les nombreuses questions que l’on a longtemps ignorées.

Monsieur ALLARD, membre de l’association, que nous avons rencontré, nous a souligné que le nucléaire était pour eux un des sujets prédominants en France en raison de son passage sous silence. A l’initiative d’actions spectaculaires, « coup de poing », l’association se concentre sur l’évacuation des déchets. En bloquant leur acheminement sur mer comme sur route, elle tente d’attirer l’attention sur cette énergie dangereuse. Ainsi, les membres actifs se retrouveront bloquant un navire  tel le Kapitan Kuroptev ou s’enchaînant sur les rails comme à Cherbourg en janvier 2010 pour saboter le transfert des résidus non désirables à destination de la Russie. Ils dénoncent l’émergence des « pays poubelles » qui récupèrent ces déchets nocifs pour des raisons économiques en les stockant dans des terrains vagues à proximité de la population. L’association Greenpeace française pointe l’Etat français comme Etat empoisonneur, au mépris du « principe de précaution ». Depuis les années 70, cette association tente d’alerter l’opinion publique au regard de la gravité de la situation.

A ce jour, l’interpellation constante des pouvoirs politiques n’a pu apporter aucune réponse efficace. Les pays pollueurs, et plus particulièrement la France font la sourde oreille à l’alternative d’énergies propres. L’association dénonce la recherche du profit à l’encontre d’un développement écologique. Elle ne cesse de dénoncer une politique économique au détriment de la préservation de la planète. Elle s’interroge quant à l’état de la planète que nous lèguerons à nos enfants. Elle point du doigt la responsabilité politique en ce qui concerne les choix énergétiques. Greenpeace soutient un programme de développement d’énergies durables qui préserverait l’environnement. Elle incite chacun à la réduction de la consommation d’énergie. Elle propose un traitement des déchets plus sûr bien que plus coûteux, qui se révèlera cependant être plus rentable dans les années à venir.

Selon nous, ce débat mériterait une transparence sur le réel impact de ces déchets ; une information claire et objective aux citoyens est indispensable pour qu’ils puissent juger et réagir. Les catastrophes passées, à l’image de Tchernobyl, devraient nous inciter à nous montrer plus méfiants ; l’impact sanitaire a été d’une rare violence et les conséquences s’en font encore sentir comme les nombreuses malformations d’enfants nés de mères contaminées…

Il est urgent de s’intéresser au traitement des déchets car il est indéniable qu’il aura une incidence dans le futur. On ne peut polluer notre planète sans vergogne sans ignorer le retour de bâton… Privilégier l’aspect économique conduit irrémédiablement à une catastrophe écologique. Il serait temps de s’unir pour faire émerger une solution durable et propre. Le citoyen peut recycler ses déchets ménagers mais il est toutefois primordial d’insister sur la responsabilité de l’Etat dans la gestion du nucléaire ! Le domaine de l’énergie a perdu toute éthique car la course au profit est devenue prioritaire. Economie et écologie soient-elles antinomiques ? Il apparait alors primordial de se questionner sur la responsabilité de chacun quant à la protection de notre environnement et notre consommation d’énergie.

Qu’allons-nous donc laisser aux générations futures ? Des fûts radioactifs ?

Cylia Mansouri, Marine Méjean, Charlène Munch et Elsa Thollet, 1ère S1

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert