Maison bioclimatique : Maison du futur ?

Cette année, chaque classe de technologie de 3ème a réalisé une maquette de maison écologique, produisant de l’énergie propre. L’une d’entre elle a été présentée par quelques-uns de ses constructeurs à Mongré au stand «Maison Bioclimatique», lors de la journée du 6 avril dédiée à l’environnement. Cette habitation utilise des éléments naturels pour obtenir une autonomie électrique et fonctionne grâce à des énergies renouvelables. La maison miniature est dotée de panneaux solaires, d’une isolation thermique à l’aide de briques et de laine de verre, d’un chauffage bio- thermique (énergie du sol captée), d’une éolienne, et d’un système de récupération d’eau de pluie. L’enthousiasme des élèves présentant ce projet, mais aussi des visiteurs du stand, marque un intérêt grandissant pour ces maisons d’un genre nouveau, mais aussi pour le thème des énergies renouvelables (au programme de physique de 3ème). Nous pouvons en déduire que notre habitat est voué  à évoluer vers ce style de maison.

Carole Aguilera,  élève journaliste à la journée du 6 avril

Que mange-t-on réellement ?

Aujourd’hui en France, on mange ce que l’on nous vend. Mais cela est-il toujours bon pour la santé?

C’est ce qu’ont essayé de savoir plusieurs élèves éco-délégués (Anthony Dupont, Baptiste Jacquiller-Tambrun et Lux Mallaurie 2de4), dans le but de sensibiliser les gens sur ce qu’ils achètent et mangent, grâce à leur stand : «Que mange-t-on?».

Après une étude personnelle, ils ont pu en déduire que la plupart des aliments achetés en grande-surface proviennent de pays étrangers. Ceux-ci ont donc suscité un transport plus ou moins conséquent, et ainsi l’utilisation de carburants à base d’énergie fossile non renouvelable : le pétrole (Ouille pour le réchauffement climatique !)

L’achat de ces produits est donc indéniablement en contradiction avec l’éco-responsabilité que cette journée du 6 avril essaye de prôner.

De plus, des différences de produits selon les pays sont très visibles. En effet, en France, la consommation d’OGM est de 5%, contre 50% aux États-Unis. Soyez rassuré si vous êtes anti-OGM, car sur chaque boîte de produit est obligatoirement indiqué (de façon plus ou moins visible…) si celui-ci en contient. Les élèves ont ensuite cherché la comparaison en termes de coût. Les aliments de saison reviennent au total moins cher pour une qualité souvent semblable voire meilleure. Et acheter des produits de saison évite les importations, cela est donc éco-responsable.

Après toutes ces informations, la question reste la même : sommes-nous prêts à changer nos habitudes alimentaires ?

Carole Aguilera,  élève journaliste à la journée du 6 avril

Bio jusque dans nos verres

Depuis quatre ans, Sylvie et Frédéric Pérol ont mis leurs vignes au vert. Ce couple de viticulteurs cultive plus de dix-sept hectares de vignes sans produits chimiques pour un meilleur respect de l’environnement et une qualité toujours optimale. Leur production biologique est certifiée par le label AB. Le Domaine Pérol situé à Châtillon d’Azergues propose une grande variété de vins, mais aussi un gîte rural «3 épis». Le vignoble produit du beaujolais rosé, du beaujolais rouge, du beaujolais blanc, et du crémant de Bourgogne ainsi que du bourgogne blanc, dans une fourchette de prix allant de quatre à dix euros. C’est de cette façon que la famille Pérol a décidé de devenir éco-responsable, et de contribuer au respect de l’environnement.

Leur stand à Mongré lors de la journée développement durable du 6 avril a permis de montrer aux élèves de quelle manière ces viticulteurs ont pu associer leur travail et leur engagement éco-responsable.

Les Contacter : «Le Colletière»

69380 CHÂTILLON-D’AZERGUES

Tél.: 04 78 43 99 84

Portable: 06 89 62 17 02

Fax: 04 26 63 49 23

f.perol@numericable.co

Carole Aguilera, élève journaliste à la journée du 6 avril.

L’implication des petits et des grands dans la journée développement durable

Le 6 avril 2010, tous les éco-délégués de Mongré étaient au rendez-vous.

Du self au CDI en passant par la salle de conférence, des professionnels et des élèves présentaient leur travail et leur implication dans une dynamique écologique. Plusieurs classes de primaire ont visité les nombreux stands mis à leur disposition. Retour en arrière sur des mots d’enfants et sur l’avis final de certains intervenants.

Les élèves du primaire interrogés ont trouvé leur visite intéressante et ont appris « plein de choses sur la nature ».

Chacun a retenu plusieurs notions de sa visite, par exemple : « qu’il faut bien trier, économiser ». Beaucoup d’enfants pensent changer leur comportement : « Mettre les sacs en plastique dans les poubelles, pas dans la mer, car les méduses, elles les mangent et elles meurent ». A l’inverse de certaines personnes « écolo-sceptiques », les enfants se sentent personnellement concernés par l’impact des hommes : « On va dire à notre maman qu’il faut plus recycler, faire attention aux déchets ».Tous les enfants sondés pensent pouvoir faire aussi bien que les adultes : « Les adultes peuvent aussi se tromper ». Un enfant a affirmé au sujet de la sensibilisation d’élèves très jeunes : « C’est mieux d’apprendre quand on est petit, comme ça, quand on est grand, on sait mieux faire ! ».

Du côté des professionnels, il a semblé enrichissant que les primaires aient participé à cette journée. Même s’il fallait s’adapter à la capacité de compréhension des enfants, la sensibilisation des plus jeunes est très importante : « Plus on sensibilise jeune, mieux c’est ». Malgré les grands écarts d’âge entre les visiteurs, la majeure partie des intervenants a observé une homogénéité d’écoute et d’attention. Une prise de conscience générale est remarquable de la part des élèves. Voici l’avis d’un intervenant : « C’est intéressant de rencontrer des jeunes. C’est un échange pertinent et enrichissant. Les plus grands se positionnent de façon personnelle ».

Pour de nombreux exposants, cette journée s’est mieux déroulée que prévu.

Faire découvrir une dynamique biologique ou écologique est un concept à part entière du développement durable. Pour une personne qui travaille et qui vit de manière éco-citoyenne, il est important de diffuser cette dynamique, cette méthode de travail, ce choix de vie personnel afin de contribuer à l’amélioration du monde. C’est comme militer pour une cause internationale et prioritaire.

La sensibilisation effectuée au cours de cette journée a marqué le début d’un engagement individuel dans la protection de la nature. Les élèves ont découvert ou revu de façon plus ou moins ludique leur rôle dans la préservation de la faune et la flore terrestres.

En conclusion, cette journée a été constructive pour tous. L’implication des intervenants a été très intéressante et a permis aux élèves de voir le sujet avec un autre regard.

Merci à tous les intervenants d’avoir été présents au cours de cette journée.

Merci aux élèves des classes de CE2 et CM1 d’avoir accepté de me prêter leurs mots. Merci aux éco-délégués qui ont agi de façon concrète et intelligente.

Merci à tous les professeurs d’avoir accompagné leurs élèves à cet événement.

Enfin, merci aux élèves visiteurs pour leur attitude respectueuse et attentive.

Dans l’espoir que cette journée fructueuse se reproduira.

 

C. Laplanche; 2nd 1, éco-déléguée et élève journaliste à la journée du 6 avril

Ma destination

J’écrivais ma lettre de motivation à mon hypothétique futur patron :

« Mr Smith, je m’appelle Kévin Kart, je suis français, j’ai 21 ans et j’habite actuellement à New York. Je suis intéressé par votre proposition de formation pour devenir ingénieur aéronaval : j’ai obtenu (en France), un BAC S mention bien et j’ai eu de très bonnes appréciations de tous mes professeurs ; je travaille énormément l’anglais car, après avoir choisi d’exercer ce métier, je me rends compte de l’utilité de cette langue. Je suis passionné par les avions supersoniques et j’ai appris que votre entreprise en fabriquait ; enfin, j’aime beaucoup voyager. Lorsque je voyage, je regarde le moindre détail de l’avion dans lequel je me trouve. De plus, concevoir de la technologie moderne est une des activités qui m’intéressent le plus.

Dans l’attente d’une réponse que j’espère positive, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées. »

Je finis d’écrire cette lettre, enfin ! J’avais sommeil, il était deux heures du matin, mais je devais écrire une autre lettre de motivation pour une autre entreprise.

Le lendemain, j’allai à la poste la plus proche, je déposai les deux lettres en pensant qu’elles arriveraient à temps ; je pouvais espérer avoir enfin un poste. J’avais écrit beaucoup de lettres de motivation, personne ne m’avait jamais répondu. Les lettres avaient sûrement dû être froissées et mises à la poubelle sans que personne ne se préoccupe de mon sort. Je rentrai chez moi, épuisé : j’avais mal à la tête, au ventre et je m’endormis difficilement.

Un mois plus tard je reçus une lettre. Je regardai l’adresse de l’expéditeur et je vis qu’il s’agissait de celle de l’entreprise dans laquelle j’avais envoyé ma première lettre de motivation. Je l’ouvris très lentement, j’avais peur, peur que ma demande soit refusée. Je m’imaginais déjà réécrivant une lettre à une autre entreprise très lointaine, ce qui entraînerait un nouveau déménagement,…

Je sortis la lettre de l’enveloppe, je pris une grande inspiration et ouvris cette feuille si importante pliée en quatre.

La première phrase que je vis était :

« Mr Kévin Kart, votre demande est acceptée »

Je ne lus même pas la suite : je sautais de joie, je courais partout dans ma propre maison en criant de joie… heureusement que je n’avais pas de voisins !

Deux  ans plus tard, je devins ingénieur débutant en aéronaval. Des mois passèrent et mes collègues et moi avions mis au point une nouveauté jamais construite : un avion supersonique volant à Mach 6, c’est à dire qu’il volait à une vitesse six fois supérieur à celle du son, c’était impressionnant ! Nous construisîmes aussi plusieurs avions volant à Mach 4.

Mes collègues décollèrent avec ces nouveaux engins. J’étais déçu de ne pas être avec eux mais je n’avais pas assez d’expérience.

Le seul problème de ces avions était que, comme ils allaient à une vitesse qui dépassait la limite du mur du son, ils produisaient des explosions très bruyantes dans l’air. D’ailleurs mon père me disait que les explosions engendrées par ces avions rendaient la nature furieuse et qu’un jour, elle allait se venger ! Mais je ne croyais pas à toutes ces bêtises : comment la nature pourrait-elle se venger ? Les humains ne sont-ils pas les maîtres du monde ?!

C’était impressionnant de voir la vitesse à laquelle allaient ces avions !

Mes collègues firent plusieurs essais pendant plusieurs semaines et je les regardais avec envie chaque fois qu’ils décollaient. Les mois passèrent, puis, un jour se produisit un terrible orage, le plus violent que j’avais jamais vu et il pleuvait énormément. J’allai à mon travail quand soudain, l’alarme d’alerte retentit. Elle faisait un bruit horrible et ne s’arrêtait plus. C’était effroyable : au bout de 10 minutes à peine, tout le monde courait dans les rues ; les gens étaient paniqués et moi aussi.

Tous se posaient les mêmes questions : « Que se passe-t-il ? Il y a un tsunami ? Un ouragan ? Des terroristes ? Une bombe atomique ? Où fallait-il aller ?… »

Moi, je me dirigeai toujours vers mon entreprise en courant et en espérant trouver un de mes collègues. Au bout de quelques minutes, j’en trouvai un qui courait comme un fou vers moi. Je lui demandai :

– Que se passe t-il ?

– Il y a un cyclone qui arrive droit sur nous !

Sans me poser de questions, je suivis, comme tous les autres, la direction de l’ouest, loin de l’océan, et l’alarme ne s’arrêtait toujours pas.

Au bout de quelques minutes, mon collègue me cria :

– Non ! Arrête-toi ! Allons à l’entreprise !

– Pourquoi ?

– Prenons les avions, on ira plus vite !

– Tu as raison. Mais ne peut-on rien faire pour les autres habitants ?

– Non, on ne peut pas lutter contre la nature et puis on n’a pas le temps de sauver tout le monde, allez viens ! New-York risque sûrement d’être détruit !

– Bon, partons ! »

Et nous fîmes le chemin inverse. C’était difficile car tout le monde nous bousculait mais au bout d’une petite demi-heure, nous arrivâmes à notre entreprise. Mon collègue prit un avion supersonique, et moi, je pris un avion classique.

Je décollai en direction de la France où vivaient mes parents ; mon collègue, quant à lui, partit en Italie où il connaissait des amis. Je ne sus jamais s’il était arrivé à destination…

Au bout d’environ deux cents kilomètres, l’orage était encore plus violent qu’à New York et il pleuvait plus violemment mais je devais continuer mon vol.

Quelques minutes passèrent et je vis le cyclone. A la distance où j’étais, je voyais un mince filet noir qui s’étendait de l’océan vers le ciel noir. Puis, je vis un deuxième filet noir : y avait-il un deuxième cyclone ? Ensuite j’aperçus un troisième cyclone, puis encore un et encore un autre, … Il n’y avait pas qu’un seul cyclone, il y en avait une trentaine qui arrivaient droit sur les États Unis et le pire, c’est que je ne pouvais rien faire. Je fis un grand détour pour éviter la plus grande catastrophe que les USA allait, peut-être, jamais connaître.

Au bout de plusieurs heures effroyables pendant lesquelles la tempête ne s’arrêtait jamais, j’arrivai enfin en France.

Je retrouvai mon chez-moi, mon pays,  mon village natal… et ma maison. Je sonnais en espérant que mes parents seraient là. J’attendis et j’avais froid : j’étais trempé jusqu’aux os.

Après quelques minutes d’attente, j’entendis du bruit dans la maison, puis, mon père m’ouvrit.

Il avait l’air très grave, comme s’il n’avait pas envie de me voir. On se regarda pendant quelques secondes dans un silence le plus total. Enfin, ce fut mon père qui prit la parole le premier :

– Qu’est-ce que tu fais ici ?  me demanda-t-il.

– Je me suis enfui des États Unis : il y a plein de cyclones qui sont arrivés là-bas ; à l’heure où nous parlons, les USA ont dû subir pas mal de dégâts. Je n’ai nul part où  dormir, laisse-moi entrer.

– Non, tu dormiras dans un hôtel mais pas ici.

– Mais pourquoi ?

– Parce que je sais ce qui s’est passé aux États Unis, je regarde les informations : ils ne parlent que de ça. Imagine un peu, les États Unis n’ont pas « subi pas mal de dégâts », tout l’Est des USA est à l’heure où nous parlons sous les eaux, même New York

–  Même New York ? Quel drame !! Mais cela ne répond toujours pas à ma question : pourquoi ne puis-je pas dormir ici ? Ce n’est pas de ma faute si les États Unis ont subi des cyclones, c’est un phénomène naturel !

–  Si, c’est de ta faute : les trente-trois cyclones ne se sont pas déclenchés par hasard, ils ont été déclenchés par des explosions dans l’air et qu’est-ce qui  a provoqué, à ton avis, ces explosions ? Ce sont tes foutus avions supersoniques !

– C’est…C’est…Ce n’est pas possible !

– Si, à cause de toi et de tes collègues, la plus grande puissance mondiale est sous les eaux, ce qui provoquera la plus grande crise mondiale que le monde ait jamais connue, alors maintenant, va-t-en ! Je ne veux plus te revoir !

–  Mais attends…

Trop tard, il avait fermé la porte en me laissant seul sur le seuil.

Je partis, je ne savais même pas où…Je pleurais. Mon père avait raison, c’était de ma faute. Si je l’avais écouté, j’aurais au moins pu prévenir mes collègues de ne pas contribuer à la construction de ces avions.

J’allais dans un bar, je m’achetais deux bouteilles de whisky. Je me mis dans une ruelle entre deux immeubles, comme un clochard, et je me soûlais.

Le lendemain, je me retrouvai dans la même ruelle mais entre deux poubelles et on m’avait volé mon blouson.

Je me rappelais les évènements de ces derniers jours en m’insultant moi-même. Je ne pouvais plus vivre avec ce poids sur la conscience.

Je me dirigeais vers l’ouest de la France. Je pris mon avion une dernière fois, je décollais, j’allais le plus haut que je pus. J’avais fait une petite demi-heure de vol quand je pressai le bouton « pilote automatique », je me dirigeai vers la porte de sortie et l’ouvrit. Un grand courant d’air me frappa, je comptai jusqu’à trois, et, quand le nombre trois sortit de ma bouche, je sautai.

Je descendis à une vitesse fulgurante et tombai vers ma destination : le fond de l’océan.

Je ne paniquais pas, je n’avais même pas peur mais je descendais toujours.

Au moment où mon corps allait percuter la surface de l’eau et donc me tuer, je fermai les yeux.

Je ne sentis rien, j’étais déjà peut-être mort. Je rouvris les yeux et, au lieu de me retrouver au fond de l’océan, j’étais dans mon bureau, en sueur avec mon pyjama trempé. J’avais deux lettres de motivation devant moi, l’une déjà terminée tandis que  l’autre avait de l’encre jusqu’à la moitié de la feuille. Ce n’était donc qu’un rêve ?

Je me dirigeai vers mon lit complètement abasourdi et m’endormis.

Le lendemain, je froissai les deux lettres de motivations et en recommençai une autre mais, cette fois, elle était destinée à une association de protection de l’environnement, ce que m’avait toujours conseillé mon père.

Valentin DUROUSSIN  (2°4)

Ce travail a été réalisé, à la suite de l’intervention d’une conteuse au CDI avec Madame Neau (professeur de français) et Madame Lecocq Hubert (documentaliste).

2010, année de la biodiversité

L’organisation des Nations Unies a proclamé 2010 « année internationale de la biodiversité » afin d’alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.

Il faut dire que les chiffres sont alarmants. La liste rouge des espèces menacées à l’échelon mondial dressée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France) comporte 16 119 espèces sur un total de 40 177 espèces suivies, soit :
▪ 1 espèce sur 4 est menacée chez les mammifères,
▪ 1 sur 8 chez les oiseaux,
▪ 1 sur 3 chez les poissons ou les amphibiens.

▪ 75% des stocks de poisson sont surexploités ou à leur exploitation maximale selon la FAO (Food and Agriculture Organization, soit « Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture »)

Trois classes de 6ème ont  réalisé des affiches afin de sensibiliser leurs camarades et toute la communauté éducative au déclin de cette biodiversité.

Celles-ci ont été exposées au CDI et tous les visiteurs ont pu voter pour élire la plus belle ou la plus percutante. Le jury, quant à lui (composé de professeurs) a choisi celle qui correspondait le mieux aux critères indiqués lors des séquences pédagogiques.

François Carron s'apprête à remettre les cadeaux aux gagnants

Ainsi, le premier prix du jury et du public a été discerné à Philippine Burnichon, Hortence Gaudriot et Basile Maetz (6ème 1) pour leur affiche sur le massacre des baleines. Celle-ci va d’ailleurs concourir au niveau national pour le Kalamazoo dont le thème cette année est « l’océan mondial, notre source de vie ». Ce jeu-concours est organisé en partenariat avec l’ E.E.D.D (Education à l’Environnement pour un Développement Durable).

Le deuxième prix (du jury) a été attribué à Léonie Lemaire et Agathe Marchand (6ème2) et le 3ème prix (du public) à Sixtine De Missolz, Pauline Lonchanbon et Ilona Arens Reuther.

Ce travail a été réalisé en partenariat avec F. Carron (professeur d’Arts plastiques),  E. Novales et C. Lecocq Hubert (documentalistes).

McDo, écolo ?

Agathe Dugelay, Romane Topinard et Juliette Merle

Depuis sa création en 1961, McDonald’s n’a cessé de s’étendre à travers le monde. Aujourd’hui cette multinationale possède 31600 restaurants situés dans 120 pays différents. Elle emploie 465000 salariés. Mais dans un contexte actuel où l’écologie a de plus en plus d’influence sur la société, McDonald’s doit savoir s’adapter.

Est-ce qu’une entreprise comme McDonald’s peut être citoyenne et économiquement performante?

Il paraît difficile pour McDonald’s de concilier ces deux aspects, et ce pour diverses raisons :

tout d’abord, McDonald’s détruit la forêt amazonienne. Un hamburger détruit 17m² de forêt tropicale soit l’équivalent de 25 hectares à la minute. Au total, chaque année, c’est la taille de la Grande Bretagne qui est détruite.

McDonald’s est également le plus grand usager de bœuf au monde. Il utilise 600000 tonnes de viande par an en France. La viande fait partie intégrante de presque tous les produits proposés par McDonald’s, notamment avec le BigMac vendu chaque année à plus de 900 millions d’exemplaires dans le monde. Le méthane émis par le bétail est une cause première de l’effet de serre.

Ensuite, le menu « BigMac » qui est composé de vingt ingrédients du monde entier (par exemple, les pommes de terre d’Amérique du Sud, les oignons du Moyen-Orient, le café d’Ethiopie, la moutarde d’Inde,…) contribue au réchauffement climatique.

Enfin, la précarité des emplois et le fort turn-over des équipiers (ils quittent leurs emplois en moyenne 4 à 5 mois après avoir été embauchés) révèlent des conditions de travail difficiles où l’équipier est polyvalent et réalise à lui tout seul le travail d’une dizaine de serveurs.

Malgré tout, McDonald’s essaye d’améliorer son image :

L’environnement est une nouvelle préoccupation pour l’entreprise. McDonald’s a signé un moratoire Greenpeace contre la déforestation et s’est engagé à réduire ses émissions de CO² de 8%. Pour parvenir à ses fins, McDonald’s a installé sur certains de ses restaurants des panneaux solaires permettant une économie de 115 000 kW/h par an et par restaurant. Depuis 2005, les nouveaux McDonald’s sont équipés de pompes à chaleur ainsi que de mousseurs (économie de 30 à 35 % d’eau).

Chez McDonald’s France, il y a une réelle volonté de limiter les importations : 99,7% des produits utilisés proviennent d’Europe et 75% de France.

De plus, McDonald’s reste le premier recruteur de France avec 35000 embauches prévues pour 2010 dont 80% en CDI. Depuis 2004 le turn-over a été réduit de 30%. Une enquête interne menée par un organisme indépendant auprès de plus de 15000 salariés de McDonald’s France a conclu que 77% d’entre eux recommanderaient à leurs amis de venir travailler chez McDonald’s.

En conclusion, nous devons reconnaître que depuis dix ans, McDonald’s accorde une attention particulière à son image en matière d’environnement. D’un point de vue économique, l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’économie de l’hexagone. Elle a su s’adapter aux exigences des consommateurs français pour conserver son marché (le plus porteur après les Etats-Unis).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE par Agathe Dugelay, Juliette Merle et Romane Topinard (1ère L/ES2)

MPB, une entreprise qui recycle

Le 23 Novembre 2009, notre classe de seconde 2 accompagnée de M. Mergoux, Mmes. Blanc et Lecocq  a visité l’entreprise MPB (Matières Plastiques de Bourgogne) qui est une usine de recyclage du plastique opaque. Cette sortie à La Loyère  a été effectuée dans le cadre de l’ECJS, dont le thème de travail cette année pour notre classe est le recyclage. Pour visiter l’entreprise, la classe a été divisée en deux groupes. Pendant que le premier écoutait Mme Blond, attachée de direction, nous parler, dans une salle de conférence de l’historique de l’entreprise et du processus de recyclage, le second visitait l’usine avec le responsable de production, Monsieur Verrien.

L’entreprise se situe près de Châlons-sur-Saône,  mais son siège est à Milan. Il y a en tout huit usines de fabrication de tubes en Europe mais MPB est la seule qui s’occupe du recyclage. Le site de La Loyère a été crée en 1998, emploie 33 personnes et a réalisé en 2008 un chiffre d’affaire de 13 millions d’euros. L’usine reste ouverte en continu et traite environ 20 000 tonnes de plastique par an.

L’entreprise essaye d’être cohérente dans son fonctionnement même avec une démarche écologique globale puisque le traitement des eaux usagées se fait en circuit fermé (station d’épuration interne).

Lorsque l’usine reçoit des balles de bouteilles de plastique opaque (bidons de lessive, bouteilles de lait etc.), chacune est étiquetée.

Une balle de déchets pèse environ 400 kilogrammes. 100 camions (contenant chacun 60 à 80 balles de déchets) passent chaque mois à l’usine.

Les déchets sont analysés : il faut vérifier qu’il n’y ait que du plastique. Ensuite les lots sont défaits et les déchets sont broyés pour être réduits en flocons.

Ces derniers passent ensuite dans des bacs de lavage : le polyéthylène, qui est gardé, est séparé du reste. Un deuxième lavage est effectué avant de chauffer les flocons. On obtient alors une « pâte de chewing-gum » grise que l’on transforme ensuite en granules après avoir mis la pâte en spaghettis. La qualité des granules est ensuite vérifiée en laboratoire.

Le plastique recyclé sert à faire des tubes de canalisations, des gaines de passage et des bacs de collecte.

Cette visite a été très intéressante pour notre classe, car nous avons pu voir tout le travail que représente le recyclage, sous nos yeux et non par des photos ou des articles sur Internet. De plus, cela a pu aider certains groupes de notre classe qui travaillent sur le recyclage du plastique.

Merci à toute l’équipe de MPB pour leur accueil.

Laura Leroux (2de2)

Ce travail s’insère dans un vaste projet interdisciplinaire (ECJS, Français, Arts plastiques et Documentation) sur le recyclage

Les boîtes à papier

C’est en 2002 que Mongré a commencé, à l’initiative de deux professeurs (J.M. Chapel et B. Carpentier) et du gestionnaire (V. Claire) à recycler son papier.

Il faut dire qu’un établissement scolaire de 1800 élèves est un gros consommateur de feuilles blanches : 2200 ramettes d’A4 et 50 d’A3, soit 5,7 tonnes sont englouties chaque année. Ces chiffres font frémir, d’autant que pour fabriquer une tonne de papier, il faut 19 arbres adultes entiers. On peut donc en conclure que Mongré contribue à la destruction de 109 arbres par an.

Toutefois, sur ces 5,7 tonnes de papier usagées, 830 kg ont pu être recyclés.

Ce n’est pas beaucoup mais chaque geste compte !

On sait en effet que ce recyclage permet bien sûr de préserver les forêts, mais aussi les espèces dont la survie en dépend. En même temps, il s’agit de prévenir l’érosion des sols. De plus, la fabrication de papier à partir de fibres recyclées est moins polluante (air, eau) qu’à partir de fibres vierges. Elle est également moins consommatrice d’énergie (jusqu’à -74%) et d’eau (-58 %).

La question s’est alors posée : comment pourrions-nous faire plus ?

  • En essayant de consommer moins de papier. Un comité « Trop de papier« , composé d’enseignants et de personnel administratif s’est constitué afin de réfléchir à une limitation de l’usage du papier dans la communication interne. Un logiciel de gestion électronique des données est en cours d’installation en vue de réduire les impressions et photocopies de documents d’archives. Dans la même optique, les premiers relevés de notes numériques devraient bientôt voir le jour. Les éco-délégués, de leur côté,  ont également placardé dans leurs classes et couloirs des affiches de la Région Rhône-Alpes visant à inciter élèves et enseignants à utiliser du brouillon, à photocopier en mode recto/verso et à réfléchir avant de cliquer sur « imprimer ».
  • En n’utilisant que du papier recyclé. Franck Segretain, assistant de gestion, est en train de faire une étude comparative sur ce point.
  • En incitant d’avantage élèves et enseignants à recycler leurs feuilles usagées. Des boîtes en bois ont donc été achetées, décorées par les éco-délégués et exposées au CDI.

Certaines classes, comme celle de Françoise Chuzel en moyenne section de maternelle, sont venues les admirer. Les enfants se demandaient : « A quoi vont servir ces boîtes ? »

« A mettre des doudous ? », «des bonbons ?», « c’est pour faire beau ?». Oui, c’est pour attirer le regard et inciter les élèves à déposer leurs vieux papiers dans ces boîtes et non dans des poubelles traditionnelles car avec des feuilles usagées, on peut fabriquer du beau papier tout neuf !

Il faut se mobiliser car l’utilisation abusive de papier est une des causes majeures de la déforestation : il disparaît l’équivalent d’un terrain de foot de forêt tropicale toutes les 7 secondes.

Un concours de la plus belle boîte a été organisé et les artistes militants ont été récompensés en recevant des cadeaux : des horloges à eau pour les collégiens et des chargeurs de portables à manivelle pour les lycéens.

 

Remise des prix au CDI en présence des éco délégués

 

Premier prix : 5ème1 Marion Giraud - Deuxième prix : 5ème8 Perrine Raymond Troisième prix ex æquo : 1èreS1 Kim Yonjae et 2nde5 Emilie Papin

 

A présent, chaque boîte a retrouvé sa classe et nous espérons que l’année prochaine, les chiffres nous indiqueront une augmentation de la quantité de papier recyclé !

Cécile Lecocq-Hubert

Le niveau des océans

Le Monde dossiers et documents: Sciences mars 2009

Depuis 2003, il semblerait que l’océan se réchauffe mois vite qu’entre 1993 et 2003. Ce qui induit une dilatation thermique moindre. Le niveau des eaux monterait donc moins vite bien que les glaciers et calottes polaires fondent plus rapidement. Mais ces résultats ne sont que provisoires car le retour, probable, au rythme précédent du réchauffement provoquerait une brusque accélération de la montée des eaux. Par conséquent ces chiffres ne sont pas rassurants pour les glaciologues qui ne savent pas quand le réchauffement des eaux reprendra sont rythme « normal ».

Terra Economica : « Déménagement pour cause de fonte des glaces » 07 octobre 2004

Ce drame se déroule en Alaska. Un village esquimau est obligé de déménager à cause de la fonte des glaces. Les vagues géantes ont déjà détruit pour plus de 100 000 dollars de digues et bateaux. Ces Esquimaux sont les premiers réfugiés américains du réchauffement climatique. Ce déménagement de quinze kilomètres vers l’intérieur des terres coûtera un millions de dollars par habitant. D’après les Esquimaux, les responsables payeront ; c’est-à-dire « les Blancs ».

Le Figaro : « Pôle Nord, Pôle Sud : La fonte des glaces s’accélère » 14 avril 2009

La fonte des glaces inquiète les glaciologues car la banquise est un frein qui ralentit l’écoulement des glaciers dans l’océan. Ce phénomène intervient quinze ans plus tôt que prévu. Le niveau des océans augmente car l’eau des glaciers arrive plus rapidement accompagnée de la banquise fondue. Quand des voix s’élèvent pour protéger les Pôles, d’autres y voient un intérêt économique et énergétique !

En conclusion

Le Monde affirme que malgré la fonte des glaces de la banquise, le niveau des océans reste stable depuis 2003. A l’inverse Le Figaro à l’instar de Terra Economica soutient le fait que les catastrophes océaniques sont déjà en cours. Terra Economica cite l’exemple d’un village inuit obligé de déménager à la suite  de vagues géantes provenant de la fonte des glaces. Pour Le Monde, le niveau des océans peut brutalement augmenter alors que Le Figaro et Terra Eco préfèrent ne pas se prononcer sur la question. Le Figaro dénonce même l’attitude de certains qui refusent même d’agir pour sauver les Pôles, ne cherchant que leurs avantages, qu’ils perdront le jour où les océans les submergeront. Les journaux retranscrivent les divers avis sur la question de la montée des eaux, qui suscite nombre de débats à travers le monde. Nous citerons le sommet de Copenhague qui n’a pas réussi à aboutir à des projets concrets.

Greslin Esther 2nde 2

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E. Novales, documentaliste.