Le sommet contre le réchauffement climatique : 41 000 tonnes de Co2 !

Le lundi 7 décembre 2009 s’ouvrait un sommet à Copenhague, qui rassemblait des représentants venus de tous les continents afin de s’allier pour combattre  et trouver des solutions contre le réchauffement climatique.

Copenhague a accueilli 50 000 visiteurs, dont 98 chefs d’Etats et 15 000 délégués et fonctionnaires, et 5 000 journalistes. De plus, nous pouvions compter sur la présence de quelques associations écologistes comme Greenpeace.

Selon Les Echos, tous attendent beaucoup de ce sommet où s’ouvre une négociation complexe autour de trois questions :

-les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre;

-le financement de la révolution énergétique;

-la volonté ou non des Etats d’accepter des mesures contraignantes.

Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention sur les changements climatiques, espère qu’il marquera un tournant dans la lutte internationale contre le réchauffement de la planète : « La science le réclame, le monde économique l’encourage, et les futures générations l’exigent », répète-t-il aux chefs d’Etats qui doivent s’accorder sur le futur du protocole de Kyoto.

Le magasine Terra Economica de décembre 2009 nous explique quels sont les enjeux de la conférence, les principaux acteurs, les projets de financement et les coûts du réchauffement. De plus, nous constatons que la Chine est le plus gros pollueur avec une émission de CO2  de 6,1 milliards de tonnes en 2006. Ensuite viennent les Etats-Unis avec 5,75 milliards de tonnes de CO2 puis l’Union Européenne avec 3,91 milliards de tonnes,  mais qui baisse d’année en année de 2,2%.

Contrairement aux grandes puissances qui polluent énormément la planète, les pays en développement sont prêts à prendre beaucoup  d’engagements mais seulement avec l’aide des pays du Nord au niveau financier et technologique.

Résultat de ce remue ménage, The Telegraph du 5 décembre 2009 a l’honneur de nous annoncer que 1200 limousines, plus de 400 jets privés, du caviar à volonté et des hôtels de luxe ont été mis à contribution pour émettre 41000 tonnes de CO2 en l’espace de onze jours. Pour finir, ils sont revenus bredouilles de ce sommet où ils auraient dû « sauver le monde ».

Selon les organisateurs, ces 41 000 tonnes de dioxyde de carbone sont équivalentes à la quantité produite par une ville de 140 000 habitants en une dizaine de jours.

Le Saviez-vous ?

Le logo du sommet est composé de 192 lignes qui représentent les 192 états membres de l’ONU, et leur nœuds symbolisent les connections entre les Etats.

Marène Diop et Coralie Baudouy 2nde 5

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Revue de presse sur Copenhague

« Climat : Copenhague s’achève sur un échec »

(Le Monde, 19.12.09)

La conférence de Copenhague a été la 15e « Conférence des parties » de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009.

Pas d’Organisation mondiale du climat ni d’objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre : le sommet de Copenhague sur le climat est un échec. Seule avancée, au terme de 12 jours de négociations, un accord à l’arraché annoncé vendredi soir par Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui n’a pas été formellement adopté faute de consensus entre les pays, mais dont la Conférence des Nations Unies a «pris acte».

Vendredi soir, plusieurs chefs d’Etat de pays du Nord, dont Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont annoncé la conclusion d’un accord minimaliste. Longue d’à peine trois pages, cette déclaration politique, proposée par 26 pays industrialisés, dont la Chine, n’était pas à la hauteur des ambitions du sommet. Elle se contente de confirmer l’objectif d’une limitation à 2°C de la hausse des températures, sans fixer de seuil à 2020 ou 2050, notamment dans la baisse des émissions de CO2, ni instaurer d’Organisation mondiale de l’environnement, comme le souhaitait l’Europe.

Pour Nicolas Hulot, le résultat de Copenhague est «affligeant» et «consternant». Selon lui, «Garder l’espoir, ça va devenir un acte de bravoure», alors que le monde a «manqué une occasion historique». «C’est de l’improvisation, cela faisait deux ans qu’on travaillait pour arriver à ce résultat», a-t-il déclaré. Pour lui, dans ce processus, la France a cependant été «digne et agressive». Certains, comme les Verts français, estiment qu’il s’agit d’un « lamentable fiasco ».

Pour la plupart des participants, il faut maintenant attendre l’an prochain et une nouvelle conférence, à Mexico, pour espérer faire avancer la lutte contre le réchauffement.

 

« Climat: l’Union Européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de Copenhague »

(Le Parisien, 16.01.10)

 

L’Union européenne refuse de se laisser abattre par l’échec de la conférence sur le climat de Copenhague et veut maintenir son offre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% en 2020 pour arracher un accord contraignant en décembre 2010 au Mexique. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume Uni et l’Allemagne se sont prononcés en ce sens samedi au cours d’une réunion informelle des ministres de l’Environnement de l’UE à Séville.

Ces prises de position ont été rendues nécessaires par le débat ouvert au sein de l’UE sur l’opportunité d’un tel geste alors que les Etats-Unis campent sur leur refus de tout engagement contraignant et font des offres de réduction jugées très faibles. La Pologne et l’Italie veulent que l’UE se limite à son engagement de réduire ses émissions de 20% en 2020, comme décidé en décembre 2008 lors de l’adoption de son plan d’action pour lutter contre le réchauffement du climat et abandonne son offre de porter cet effort à 30%.

« Nous devons maintenir notre offre à 30%. C’est une offre conditionnelle mais son maintien est un signal très important », a affirmé le Britannique Ed Miliband.

« 30% serait un signal fort, mais cela ne veut pas dire qu’il faille le faire maintenant », a pour sa part estimé l’Allemand Norbert Röttgen.
« La France pousse au maximum pour aller à 30%, mais il n’est pas question de faire exploser l’Europe pour ça », a expliqué le Français Jean-Louis Borloo.

Le Commissaire à l’Environnement sortant Stavros Dimas, qui participait samedi à sa dernière réunion de l’UE, a rappelé que « la proposition initiale de la Commission était une réduction des émissions de l’UE de 30%, parce que cela serait bénéfique pour les entreprises et l’emploi avec le développement des technologies vertes ».
Tous les pays développés doivent soumettre leurs engagements de réduction pour le 31 janvier, conformément aux promesses faites à Copenhague.

Mais selon la Commission européenne, les offres annoncées par les autres pays développés ne permettent pas pour le moment à l’UE de porter son engagement à 30%.

CLAUDE Camille et NEYRA Antoinette 2°4

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec E.  Novales, documentaliste.

Revue de presse sur les algues vertes en Bretagne

Algues vertes : les agriculteurs bretons en colère contre le préfet

D’après le Figaro du 22.10.2009

Une note du préfet des Côtes-d’Armor destinée au Premier ministre et divulguée mardi soir par la presse locale a fait réagir vertement hier les agriculteurs bretons qui se sentent particulièrement visés dans ce document prônant un changement « profond » de leurs pratiques. La profession agricole « n’est pas prête » à accepter le « changement profond des pratiques » qui serait nécessaire pour aboutir à « une diminution visible et notable » du phénomène des algues vertes, constate-t-il. Le phénomène ne peut donc que « perdurer » faute de « révolution » des pratiques agricoles et d’un « changement complet du modèle économique existant » dans les bassins versants concernés, poursuit le texte.

Régulièrement pointés du doigt dans la prolifération des algues vertes en Bretagne du fait de l’apport en nitrates, les agriculteurs bretons ont dit leur colère hier. « Je suis très choqué, révolté », a déclaré Jacques Jaouen, président de la chambre d’agriculture de Bretagne. « Si l’Etat écrit de telles choses, qu’il vienne sur le terrain dire aux agriculteurs de partir !», s’est-il exclamé. « On a enrichi la Bretagne et se faire salir de cette manière, c’est inadmissible », a-t-il poursuivi. Hier, la préfecture temporisait, précisant que le document résultait de réunions « internes » et que les appréciations formulées « reflètent une évaluation de l’état des esprits en juin 2009 et nullement la position définitive de l’Etat sur ce point».

Le rapport sur les algues vertes qui accuse les agriculteurs bretons

D’après L’Express du 21.10.2009

Son rapport au Premier ministre devait rester confidentiel: le préfet des Côtes d’Armor met en cause les agriculteurs bretons dans la prolifération des algues vertes.

Le phénomène des algues vertes en Bretagne ne peut que « perdurer » car la profession agricole « n’est pas prête » à « accepter un changement profond des pratiques », écrit le préfet des Côtes d’Armor, Jean-Louis Fargeas, dans une note révélée par Le Télégramme et Ouest-France.

Cette note « confidentielle », datée du 4 septembre, publiée par les sites Internet des deux quotidiens, a été adressée au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et à la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

« La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n’est pas prête à accepter pour le moment », s’inquiète le préfet. Le phénomène des algues vertes, apparu dans les années 70, est dû à l’apport de nitrates issus de l’agriculture.

« Il s’agit de révolutionner sur ces secteurs (…) les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant, prescrit la note. Cette évolution n’est pas envisageable pour le moment ».

Afin d’éviter que l’Etat soit de nouveau mis en cause (il a été condamné par le tribunal administratif en 2007, NDLR) et pour obtenir des résultats en la matière, « il importe néanmoins d’afficher une politique volontariste pérenne pour stabiliser ou limiter ce phénomène », a ajouté le préfet.

Pointés du doigt depuis des années, les agriculteurs bretons ont récemment redit qu’ils refusaient d’être les seuls « boucs émissaires » et insistent sur l’évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés.

Une mission inter-ministérielle sur la prolifération des algues vertes est en cours et devra remettre ses conclusions à François Fillon en décembre.

Une décision prise après la confirmation, fin août, dans un rapport, que l’hydrogène sulfuré, un gaz qui émane notamment des algues vertes en décomposition, pouvait être « mortel » en cas de concentration importante. Ce rapport faisait suite à la mort d’un cheval fin juillet sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor).

L’Express et le Figaro nous font transparaître dans leur article un point de vue neutre et nous font seulement part des faits, ils ne prennent pas part au débat entre les agriculteurs et l’Etat, le lecteur doit donc se forger une opinion seul.

Notons qu’à l’heure actuelle, une instruction est en cours afin de déterminer les causes exactes du décès de Thierry Morfoisse. Cet homme de 48 ans a succombé le 22 juillet à Lantic, en baie de St-Brieuc, alors qu’il avait transporté à deux reprises des algues vertes en décomposition vers la plate-forme de stockage. Est-il mort d’une crise cardiaque « naturelle » ou a-t-il été intoxiqué par une concentration importante en hydrogène sulfuré ?

Pamela Boulanger et Marine Molière, 2nde 2

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Quelles conséquences au réchauffement climatique ?

Nous avons rencontré M. Darpheuil de l’association Naturama, le vendredi 17 décembre 2009.

Cette intervention s’est déroulée pendant le sommet sur l’environnement à Copenhague, qui avait pour but de mettre les pays les plus riches face à leurs responsabilités quant aux émissions de CO2. Nous avons alors réalisé que la surconsommation était un réel problème pour l’environnement.

Mais pourquoi le superflu nous semble t-il  nécessaire ?

Révisons un peu… Le réchauffement climatique provoque l’accélération de la fonte des glaces qui fait monter le niveau des eaux et créera de graves inondations dans quelques années.

Au Pôle Nord, il fait à l’heure actuelle -16°C, à l’Equateur 27°C et au Pôle Sud -52°C. Ce qui donne une température moyenne d’environ 15°C pour notre planète Terre qui augmente de 3°C avec l’effet de serre.

Le Gulfstream est un courant marin qui n’a pas d’inter-saison. C’est un peu la climatisation de notre planète. Le réchauffement climatique va petit à petit nous donner des étés très chauds et des hivers très froids… La climatisation planétaire est « cassée » !

Le réchauffement climatique dérègle également l’effet de serre qui ressemblait à une bulle transparente et qui maintenant se transforme au fur et à mesure en une passoire géante !

Mais qu’a-t-il bien pu se passer ?

Il y a d’abord les causes naturelles : la rotation de l’axe de la Terre varie, les éruptions volcaniques changent la température, l’inclinaison de la Terre, l’activité solaire…

Mais les humains, eux aussi, ont provoqué le réchauffement de leur planète : les activités industrielles, les transports et le chauffage des habitations, l’élevage et l’agriculture intensifs !

L’Âge industriel fut le véritable révélateur de cette crise environnementale : en moins de 1000 ans le CO2 a augmenté de plus de 30%, l’oxyde d’azote de plus de 15% et le méthane a doublé dans l’atmosphère.

De plus, l’enterrement des déchets encombrants n’arrange pas le sort de notre planète. Tout reste sous des bâches maintenues par des pneus.

Scénario prévu pour 2100 : une augmentation de 3 à 6°C et la montée des eaux…

Les conséquences du réchauffement climatique sont les suivantes :

–          Une réduction de l’enneigement due  à la fonte des glaciers, la solution ne peut pas être les canons à neige car ils sont très polluants ;

–          la fonte du pergélisol (Sol ou roche qui se maintient à une température égale ou inférieur à 0°C pendant au moins deux ans), ce qui rend les sols instables et accélère la libération du méthane ;

–          les lacs de montagne grossissent (déversement possible) ;

–          un niveau des eaux bien plus haut ;

–          la salinisation de la Méditerranée ;

–          des conséquences sur les aménagements côtiers ;

–           des problèmes pour la pêche, la pisciculture et les activités aquacoles et conchylicoles ;

–          le mode de vie traditionnel des Indiens menacé ;

–          l’augmentation du paludisme à cause de la chaleur ;

–          de plus en plus de problèmes naturels : ouragans, sècheresses, inondations ;

–          50% des espèces auront disparu d’ici 2100

–          les périodes de migrations changent, certains oiseaux se sédentarisent et les périodes de reproductions sont plus précoces ;

–           répartition différente des espèces due à l’augmentation de la température des mers ;

–          l’écosystème de l’Atlantique menacé ;

–         la disparition progressive du corail donc les poissons ont moins de protection ;

–          27 à 40% des plantes d’Europe pourrait disparaître d’ici 2080 ;

–          davantage de sècheresse dans les pays du Sud ;

–          le développement des parasites.

Pauline GRANGETTE 2nde 1

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)

Ca chauffe !

Nous avons pu assister à une conférence concernant le réchauffement climatique et ses conséquences, animée par un représentant de Naturama.

Le discours était uniquement scientifique et le conférencier n’a pas abordé la dimension politique et économique du problème. Il n’a donc pas laissé place à la polémique et au débat,  et nous pouvons le regretter.

Avant de commencer, Monsieur Darpheuil,  ainsi que quelques élèves ont rappelé la finalité des discussions entretenues au sommet de Copenhague.

La problématique principale a alors été soulevée : « Comment réduire les émissions de CO2 afin de diminuer les effets du réchauffement climatique? »

Le conférencier a expliqué et démontré à l’aide d’exemples quelles seraient et quelles sont déjà les conséquences du réchauffement climatique pour la faune et la flore, ainsi que pour la population mondiale : la perte de la biodiversité, la dégradation des sols et l’insuffisance de l’approvisionnement alimentaire, des problèmes de santé publique causés par le manque d’eau et sa dégradation …

Un tableau très intéressant et relativement complet a été présenté à la fin de la conférence ; il montrait la répartition des émissions de gaz à effet de serre. Cette conférence nous a fait beaucoup réfléchir sur ce qui pourrait nous arriver si nous n’agissions pas. Chacun a pu se fonder sa propre opinion en prenant du recul, ou en étant encore plus pessimiste…

Victor CHAUVILLE 2nde1

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)

Le réchauffement climatique : l’homme va devoir s’adapter…

Le 4 décembre 2009, la classe de 2°1 a assisté à une conférence animée par l’association Naturama sur la biodiversité, le réchauffement climatique et les diverses pollutions.

Guidés par un diaporama, les élèves ont pu découvrir ou se remémorer les causes et conséquences du réchauffement climatique. Monsieur Darpheuil a exploité de nombreux exemples et données.

Grâce à différents schémas produits pour la plupart par le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), nous avons compris les origines multiples de la pollution.

Un exemple ? Les centres d’enfouissement technique où sont regroupés les déchets encombrants.

Ceux-ci produisent des substances toxiques par l’intermédiaire de ces ordures enterrées. Le «lixivia» (ou percolat) est le liquide résiduel qui provient de l’imprégnation progressive de l’eau à travers un matériau. Il vient de l’adjectif latin « lixivius », qui signifie « de lessive », « eau qui sert à laver ». Ce terme est aussi utilisé pour nommer les « jus de décharge ». Ces polluants coulent dans les sols et rejoignent les nappes phréatiques. Tout le cycle de l’eau est ainsi encrassé.

Les descriptions et exemples donnés par l’animateur nous ont permis de comprendre que les efforts à fournir pour trier nos déchets, réduire la pollution, restreindre les rejets de CO² sont inférieurs au prix à payer pour réparer les dégâts.

Du point de vue de l’inévitable, la montée des eaux en cours causera et cause déjà des mouvements de réfugiés climatiques. La faune et la flore vont évoluer ; certains animaux réussiront à s’adapter, d’autres risquent de disparaître. L’homme aussi, en tant qu’animal évolué, va devoir s’adapter.

Il faut garder en tête que la surconsommation des pays riches est incompatible avec l’augmentation de la population mondiale. La somme de ces deux problématiques montre qu’il faudrait réorganiser entièrement les habitudes de vie humaines. L’impact de l’homme sur la nature et le changement climatique en route sont à accepter comme des vérités mondiales. Malgré le fait qu’une seule partie des hommes soit responsable de ces bouleversements, tous vont avoir à en payer le prix.

Cette conférence nous a permis d’aborder les notions du programme liées au réchauffement climatique d’un point de vue moins scolaire.

Christelle Laplanche

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)

Comment une vieille bretonne réussit à sauver Belle-Ile

Belle-Ile en Mer…

Elle représente pour lui tant de choses maintenant, à commencer par sa nature si sauvage, si entière, parsemée de champs et de petits vallons improbables dans lesquels se nichent des villages.

Reine des marées, Princesse des vents, Perle de la mer, elle expose sans repos, depuis des siècles, aux intempéries, au souffle des tempêtes, à l’assaut des vagues, son dos et ses flancs si profondément imprégnés de l’histoire de ses habitants.

Lorsqu’il débarqua pour la première fois au Palais, il n’avait pourtant pas le moindre sentiment pour cette île.

Il était envoyé par une grande firme américaine, afin de racheter un maximum de maisons et de vider les restantes, pour que cette société puisse tout raser puis construire une sorte de gros loft pour personnes richissimes et débilitantes.

C’était une affaire qui allait rapporter gros pour tout le monde et c’est en s’efforçant de ne penser à rien et de ne rien voir d’autre que son travail qu’il arriva, tel un âne aveugle doté d’œillères.

Il s’installa dans une petite maisonnette, dans un village tout aussi minuscule, situé dans un de ces surprenants vallons, tout fleuri de boutons d’or à cette époque.

Il commença ses opérations : il avait déjà réussi à racheter trois ou quatre petites propriétés lorsque sa voisine, qui le surveillait de loin depuis son arrivée, commença à soupçonner quelque chose.

Elle faisait partie de ces petites vieilles qui portent la coiffe traditionnelle et continuent de cultiver leur potager, entourées d’innombrables animaux, possédant l’intelligence du cœur et la sagesse de l’âge.

Elle vint un matin sonner à sa porte en lui disant :

«  Cher monsieur, avant de commettre la moindre erreur irréparable, laissez-moi vous montrer notre Belle-Ile. »

Il n’eut alors le loisir de résister : elle le prit par la main, et le tirant hors de chez lui, le mena devant une bicyclette, celle avec laquelle il allait par la suite visiter tout le pays.

Valentine (car c’était son nom) l’emmena alors partout.

Armés de cannes à pêche, ils descendirent jusqu’à la cime des vagues pour pêcher le bar, perchés sur la falaise tels les goélands dont ils voyaient les nids à cinquante mètres à peine d’eux.

Pédalant sur leurs vélos, ils traversèrent la lande couverte de genêts dans tous les sens, elle lui fit découvrir des villages cachés au milieu de leurs champs plus charmants les uns que les autres, et ils déjeunèrent dans de merveilleuses brasseries, dotées de patronnes incroyablement « vraies », belles, vivantes, douces et bavardes.

Valentine l’emmena un jour au Palais, visiter le fort-étoile de Vauban, dans lequel il apprit toute l’histoire de l’île, et après quoi elle lui raconta son histoire à elle, celle de son enfance, celle d’une époque presque révolue mais encore un peu présente, l’époque des sabots au pieds, des tabliers et des coiffes des femmes, du dur labeur des champs, des pêcheurs, que pour certains, on ne mettait jamais en terre, car avalés trop tôt par la mer, époque aussi des histoires bretonnes au coin de l’âtre, une fois la nuit tombée, pendant lesquelles les yeux émerveillés des enfants luisaient dans la pénombre. Histoires fantastiques peuplées de Korrigans, de fées, de sorcières et de magiciens, et de la terrible menace de l’Ankou…

Tout en lui racontant son histoire, son époque, ses coutumes et ses souvenirs, ils entrèrent dans une boulangerie où ils s’offrirent toutes les spécialités pâtissières, du Far au Kouign-Aman en passant par les galettes bretonnes et de délicieuses brioches jaunes de beurre.

Lorsqu’il rentra dans sa petite maison ce soir-là, le vent s’était mis à souffler très fort. Dans l’après-midi effectivement, Valentine, en regardant le ciel, avait décrété qu’une tempête arrivait, et elle l’avait prévue pour la nuit.

Il fut réveillé une ou deux fois par le bruit du vent rugissant contre sa fenêtre. Les deux fois il se leva, et, l’ouvrant toute grande, prit le plaisir d’observer le somptueux spectacle de la toute puissance de la tempête déferlant sur la lande, maltraitant les champs et la végétation alentour, renforcé par le bruit terrible des vagues se fracassant contre les récifs, telles leurs ancêtres qui firent périr nombre de marins avant elles.

Et quand il frappa vers dix heures le lendemain matin à la porte de son amie, personne ne lui répondit. Il interrogea alors le voisinage et un enfant lui apprit qu’elle était partie tôt sur la côte sauvage. Le vent soufflait encore très fort, et, pris de panique, il gagna le bord de mer le plus vite possible.

En arrivant sur la côte, le bruit était assourdissant, encore renforcé par le mugissement du vent.

Le pire était qu’il n’y avait pas trace de Valentine…

Il se mit alors à hurler son nom, à la chercher frénétiquement, imaginant toutes sortes de choses plus horribles les unes que les autres : avait-elle été emportée par une lame de fond plus forte que les autres? Ou avait-elle trébuché et était alors tombée dans la gueule fracassante de la mer ? Était-elle morte à présent, noyée au fond de l’eau ou gravement blessée et agonisant dans un trou?

Il comprenait enfin la puissance des hommes, leur danger, leur pouvoir de tuer de la même façon qu’on claquerait des doigts. Nous, Hommes, avons la vanité de croire que nous pouvons domestiquer la nature, de la même façon que nous essayons de domestiquer des tigres. Et nous avons aussi la bêtise d’ignorer son pouvoir, son droit de vie ou de mort…

C’est alors qu’il entendit, confondu dans le vent, le cri tant espéré de sa chère Valentine. Suivant les bribes de voix éparpillées dans le vent, il finit par la retrouver coincée dans un trou plutôt profond. Son bras était replié sous elle selon un angle bizarre et son visage était perlé de sueur tant elle devait avoir mal.

Elle lui expliqua alors rapidement qu’elle s’était levée tôt pour aller voir le reste de tempête sur la mer, qu’elle avait trébuché et était tombée dans ce trou caché par des touffes de genêts. Elle se trouvait idiote!!! Et surtout elle avait horriblement mal…

Il dut faire appel à toute sa délicatesse pour l’extirper de là, puis à tout son sang-froid pour la conduire jusqu’à l’hôpital de Quiberon. On la plâtra et ils n’eurent pas de mal à rentrer chez elle.

C’est alors qu’un énorme problème se posa : qui allait lui faire la cuisine, le ménage, s’occuper de son potager, de nourrir ses animaux?

Il reçut exactement, à ce moment là de leurs réflexions respectives, un coup de fil urgent de sa société et il eut un déclic. Il se rendit tout d’un coup compte qu’il était tombé amoureux de ce pays, qu’il y avait trouvé une belle (qui certes avait dix ans de plus que lui, mais quelle importance ?) et il fit alors la chose la plus compliquée du monde le plus simplement : il donna sa démission.

Zoé Bietrix, Seconde 4

Ce travail a été réalisé à la suite de l’intervention d’une conteuse au CDI avec Madame Neau (professeur de français) et Madame Lecocq (documentaliste).

Babacar et les hommes de la ville

Ce matin-là, des hommes arrivèrent de la ville. Babacar, qui travaillait avec ses compagnons dans les champs depuis le lever du soleil, les avait vus arriver au loin. Ils voyageaient dans de gros véhicules tout-terrain dont le moteur ronflait alors qu’ils progressaient à vive allure sur l’unique piste de terre qui permettait l’accès au village. Lorsqu’ils ralentirent et atteignirent les premières cases, Babacar avait déjà rejoint les habitants qui, abandonnant leurs occupations, s’étaient tous rassemblés sur la petite place où avaient généralement lieu les grandes réunions, curieux d’apprendre ce qui amenait ces gens par ici.

C’était en effet un simple village d’Afrique équatoriale, sans grand intérêt – du moins pour les citadins qui se considéraient, semblait-il, bien plus développés qu’eux. Les habitants y étaient peu nombreux, mais Babacar aimait cette ambiance chaleureuse qui y régnait. Il était né dans ce village et y avait grandi en apprenant à vivre avec les autres, à respecter la nature. En grandissant, il avait pris l’habitude de travailler aux champs, et c’était pour lui naturel de labourer, planter, arroser, moissonner, chaque jour dès que les oiseaux entamaient leurs chants mélodieux, tout comme il jugeait évident que les femmes préparassent le repas et que les enfants cueillissent les fruits ou chassassent pour avoir de la viande : c’était essentiel au bon fonctionnement de la vie au village.

Le travail était certes parfois difficile, quand la fatigue se faisait sentir ou que le temps devenait pluvieux, mais Babacar savait que, si cette petite parcelle de terre que possédait le village n’était pas exploitée, il manquerait de céréales et il ne pourrait plus nourrir ni sa femme, ni ses deux fils.

Ces hommes, donc, arrivaient de la ville la plus proche, et ils demandèrent à s’entretenir avec le chef du village. Après plusieurs minutes de discussion, ils expliquèrent à l’ensemble du village qu’ils étaient venus leur proposer des produits efficaces pour l’agriculture et qu’ils trouvaient intéressant d’en propager l’utilisation jusque dans les petites cultures indépendantes. Ces engrais et pesticides – car c’est ainsi qu’ils les avaient nommés – devaient éliminer tous les petits obstacles au développement des céréales, et donner des légumes plus gros, qui mûrissaient beaucoup plus vite que ceux qu’ils faisaient pousser. L’idée enchanta immédiatement Babacar, et il constata que ses compagnons étaient du même avis. Ils acceptèrent la proposition à l’unanimité.

Le village n’étant pas très riche, les citadins firent d’abord cadeau d’une partie de leur marchandise aux habitants, afin qu’ils puissent tester eux-mêmes leurs produits. Les essais furent très concluants, et très vite on racheta engrais chimiques et insecticides. Les productions de céréales étaient désormais facilitées par la disparition des insectes, les légumes poussaient plus vite, et bientôt les hommes se rendirent compte qu’ils n’avaient plus besoin de passer autant de temps aux champs. Les enfants de Babacar étaient mieux nourris, semblaient se porter en meilleure santé qu’avant, et pouvaient passer beaucoup de temps avec leur père qui leur apprenait à devenir des hommes. On mettait tous ces changements positifs sur le compte des engrais, et régulièrement le chef prenait contact avec les gens de la ville pour que de nouveaux produits leur fussent livrés.

Les premiers mois passèrent, et tout semblait aller pour le mieux, lorsque le fils cadet de Babacar tomba malade. Il consulta le médecin, qui conseilla au garçon de rester allongé et de surtout bien se nourrir. Or, au lieu de s’améliorer son état empira, jusqu’à ce qu’il ne fût plus capable de ne boire que de l’eau. Son père, inquiet, apprit alors que d’autres enfants étaient pris de fièvre et d’une même douleur à l’estomac. On se demanda ce qui se passait, d’où venait cette épidémie. Il sembla que les oiseaux, qu’on avait l’habitude de manger aux repas de midi, avaient désormais un arrière-goût étrange, et même l’eau n’était plus la même. Ce qu’ils ignoraient, c’est que les oiseaux, se nourrissant des céréales produites par les champs, avaient été contaminés par les pesticides et autres engrais chimiques dissous dans les cultures. Les enfants, de santé plus fragile que les adultes, avaient également été affectés par ce mal, et même l’eau, que Babacar allait tirer du puits pour son fils malade, était chargée de produits chimiques nocifs pour la nature et le corps humain. Sans le savoir, tout le village avait contribué à la dégradation progressive de l’environnement, leur environnement.

Antoinette Neyra seconde 4

Ce travail a été réalisé, suite à l’intervention d’une conteuse au CDI avec Madame Neau (professeur de français) et Madame Lecocq (documentaliste).

Conter la nature

En lien avec notre programme de Français (Mme Néau)  et le thème de l’environnement auquel Mongré est fortement attaché, nous avons eu l’occasion de rencontrer au CDI (le 05 Octobre 2009) une conteuse partisane du respect de la planète. Madame Resche-Rigon  est en effet non seulement une passionnée des contes mais aussi la directrice de la  FRAPNA* de Villeurbanne.

Après avoir rappelé quelques notions sur la nouvelle, la conteuse nous en raconté trois dans un silence de cathédrale. Tout le monde a été captivé.

A la fin des récits, nous avons pu échanger et débattre sur ce que nous avons entendu et compris ; essayer de trouver des significations, et les relations que l’on peut établir avec l’écologie. Conter la protection de l’environnement est une autre façon (moins courante que les conférences) de nous sensibiliser à ce sujet. Le conte touche à la fois la  raison mais aussi le domaine des sens et des émotions.

Puis, nous avons abordé le conte d’un point de vue plus scolaire : quelles sont ses caractéristiques ? Quelle est sa structure ? Quels sont les différents types de contes ?

La conteuse nous a accordé ensuite une dernière nouvelle et nous a proposé pour finir un exercice d’écriture.

Cette expérience fut à l’unanimité très intéressante pour notre classe.

* FRAPNA : Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature.

Etienne de Varax 2°4

Portrait d’éco-délégués dans le Patriote

Franck Chapolard, journaliste au Patriote Beaujolais, est venu interviewer trois élèves de terminale ES sur leur engagement en tant qu’éco-délégués.

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Cet article est paru le 12 novembre 2009 et nous a permis de nous faire connaître localement, notamment auprès de la mairie de Villefranche sur Saône.

Merci au Patriote Beaujolais et plus particulièrement à Franck Chapolard de son soutien !

Cécile Lecocq-Hubert