Les champs électriques non ionisants, un danger présent.


Le 28 janvier 2011, nous avons suivi une conférence de l’association SERA (Santé Environnement Rhône-Alpes), animée par Florence Gaillard. Le sujet en était l’impact des ondes sur la santé. Nous remercions cette intervenante pour son dynamisme et la clarté de ses propos. Voici ce que nous en avons retenu.

Qu’est ce qu’un CEM ?

Le champ électromagnétique est le champ de force créée autour d’un courant. Il s’agit, en quelque sorte, des « ondes nocives » que vos ordinateurs, téléphones, micro-ondes et autres appareils électriques vous envoient. Ces ondes peuvent aussi être d’origine naturelle : la terre en produit, ainsi que le soleil, ou même les chauves-souris.

Mais ces champs naturels n’ont rien à voir quant à leur influence avec les champs alternatifs artificiels. Ces derniers sont présents partout : dans les maisons (télévision, téléphone sans fil, micro-onde, console de jeu, wifi…), dans les rues (antennes relais, transformateurs EDF….), et ils vous suivent partout à cause de votre mobile ou de votre ordinateur portable.

Les conséquences ne sont pas négligeables car les études scientifiques dévoilent des répercussions mortelles : cancers, leucémies infantiles, lourds problèmes cardiaques, troubles neurologiques, dépressions, suicides, avortements spontanés, infertilité…

C’est pourquoi des mesures doivent être prises.

Au niveau mondial, les associations telles  que le CRIIREM, Robin des Toits et Next-Up organisation luttent pour sensibiliser les pays et entreprises afin d’obtenir des changements quant aux normes et solutions mises en place.

Mais au niveau individuel, que peut-on faire ?

Il existe des solutions radicales, comme des peintures, tissus, rideaux, ou encore boites blindées (pour fils, appareillages ou prises de courant) qui neutralisent les champs électromagnétiques. Mais des gestes beaucoup plus simples sont aussi très efficaces. Pour limiter les contacts, il suffit de s’éloigner des émetteurs de wifi, des micro-ondes en marche, des batteries d’ordinateurs portables…d’un ou deux mètres ! Il est aussi important, durant son sommeil, d’être loin des téléphones fixes (les cloisons ne retiennent pas les ondes !) et portables, car c’est le moment où nous sommes le plus sensibles aux champs électromagnétiques.

Alice Le Naour

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.

Les champs électromagnétiques


Il existe trois sortes de champs :

Le champ électrique, créé par les charges qui vibrent, il peut être facilement atténué par la distance des protections ou des murs.

Le champ magnétique, créé dès qu’il y a un déplacement de charges électriques, il est lié à l’intensité et donc très difficile  à atténuer.

Le champ électromagnétique, est la combinaison des deux.

Savez-vous que nous vivons entourés de champs électromagnétiques ? Il existe des champs électromagnétiques naturels. Il y  en a dans le cosmos (infrarouges et ultra-violets) et sur la terre (champ magnétique terrestre, orages). Ils sont invisibles, inaudibles, inodores mais pourtant tellement utiles à l’homme et aux animaux (communication des dauphins, chauves-souris, abeilles.)

Mais qu’en est-il des champs électromagnétiques artificiels ? Savons-nous réellement quel est leur impact biologique ?

Certaines inventions humaines sont à l’origine de nombreuses « pollutions électromagnétiques », par exemple les lignes à haute tension, les moniteurs d’ordinateur, les fours à induction, les TV et radios FM&AM ou encore les téléphones mobiles qui utilisent une cellule avec 8 utilisateurs sur le même canal, chaque utilisateur se voit donc assigner 1/8ème  du temps (soit 217 saccades par seconde).

Nous perturbons les abeilles avec nos téléphones portables car la technologie mobile utilise des bandes de fréquences porteuses qui sont « utilisées » par les abeilles notamment pour indiquer la localisation de la nourriture !

Enfin, quels sont les effets des C.E.M sur l’organisme humain ?

Les quelques études qui ont été effectuées sur le sujet ont été financées par les opérateurs et cela suscite des doutes sur la fiabilité des résultats. Pourtant, il est très difficile de financer des études indépendantes qui seraient plus crédibles…

Dans tous les cas, 1500 études ont montré les multiples risques de maladie provoqués par les C.E.M et parmi ces résultats, quelques uns sont alarmants :

L’exposition à des champs électromagnétiques provoque des effets sur les gènes et sur l’expression des protéines, mais aussi des ruptures simples ou doubles des brins d’ADN. Cela peut aussi déclencher des processus de développement de cancers infantiles (types leucémie) ou de cancers du sein. De nombreuses études (Eger& al ; Oberfeld & al) indiquent que « la proportion de cas de cancers est significativement plus élevée pour des personnes qui ont vécu à moins de 400m d’antennes relais de téléphone » augmentant ainsi le risque de cancer par 4.

Concernant les fours à micro-ondes une étude sérieuse menée par C. Monnet et P. Le Ruz-intitulée « le syndrome des micro-ondes » détermine 3 phases de réaction corporelle :

La 1ère phase correspond à un stress biologique ;

la 2ème phase correspond à une phase de résistance de l’organisme qui dure plus ou moins longtemps selon la durée de l’exposition ;

la 3ème correspond à la maladie (anorexie, nausées, dépression, tachycardie, insomnie, eczéma etc.) l’organisme étant épuisé…

En conclusion, nous pouvons nous inquiéter de ces découvertes mais il est possible de limiter l’impact de ces ondes sur notre santé en adoptant certaines précautions. Prenons garde à ne pas trop nous exposer aux lignes haute-tension, aux antennes relais (parfois bien camouflées),  à la wifi, aux lampes fluo-compactes, et également aux bases des téléphones sans-fil (les rayonnements traversent les murs). De plus, parents, n’oubliez pas que le cerveau d’un enfant absorbe jusqu’à 50% de rayonnements en plus que celui d’un adulte.

COCHARD Dorian

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de physique  (Mme Castellon) et de SVT (Mme Berger) et en partenariat avec les documentalistes.