Œuvrer pour la biodiversité

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Les éco délégués « apiculteurs » et les adultes référents ont découvert l’univers des abeilles,  accompagnés d’un spécialiste : Serge Gyurkovics.

Différentes activités théoriques ont permis de mieux connaitre la vie et l’organisation des abeilles dans une ruche : recherches documentaires, réalisation d’affiches, projection de vidéos, présentation d’une exposition à la fête de l’école de juin 2016.

En pratique, les élèves ont pu découvrir une ruche pédagogique, se familiariser avec les quelques outils indispensables (enfumoir, combinaisons) à l’entretien d’une ruche.

Après commande d’un essaim (une reine et sa colonie soit 10 000 individus) et du matériel nécessaire, une ruche fut installée en mai 2016 au 1er étage sur la coursive est de Mongré.

Une autorisation préfectorale a été délivrée, accompagnée du numéro d’API, réglementairement indispensable.

Au cours de l’été 2016, la première récolte a fourni 15kg de miel. En septembre 2016, 3kg de miellat ont été recueillis, à la plus grande joie du groupe d’éco délégués Apiculteurs, qui les déguste à chaque rencontre.

Les éco délégués « jardiniers », se sont retrouvés en novembre 2016 pour désherber les parcelles et planter les bulbes qui se développeront au printemps.

Bravo à cette équipe de collégiens, qui, après quelques instants d’hésitation et de retenue, osent se mettre à genoux, les mains dans la terre malgré le froid.

 

La biodiversité à Mongré en 6ème !

La biodiversité à Mongré en 6ème

En début d’année scolaire, notre professeure, madame Carpentier nous a présenté le programme de SVT. Elle nous a expliqué que nous allions travailler sur l’environnement afin de comprendre comment il est peuplé, comment et avec quelle matière sont composés les êtres vivants et comment l’homme intervient sur la nature afin de satisfaire ses besoins.
Ensuite, nous avons visité notre parc de 11 hectares composés d’un potager biologique, d’une oasis-nature, d’un hôtel à insectes et d’une spirale aromatique, mis en place par les éco-délégués les années précédentes. Il faut dire que nous avons la chance d’être élèves d’un établissement éco-responsable. A l’occasion de cette sortie, madame Carpentier, nous a beaucoup parlé de la biodiversité.
Le 16 octobre, nous avons, comme tous les Mongréens, participé à la journée 0 déchet au self et notre professeur nous a parlé du but de cette journée mondiale contre le gaspillage alimentaire. Elle nous a expliqué comment la matière se dégrade et se recycle. Nous avons pu également assister à la mise en place du premier compost à côté de la cuisine de la cantine.
Début février, nous sommes retournés nous promener dans le parc. Nous avons regardé dans les tas de feuilles tombées cet hiver, ce qu’il s’y passait, s’il y avait des animaux : lesquels ? Nous avons essayé d’imaginer ce qu’ils faisaient dans ces feuilles : ils mangent ? Ils se cachent ?
Puis nous sommes allés regarder dans le compost (remplis des épluchures des fruits et légumes par les personnes qui travaillent aux cuisines) Nous nous sommes posé les mêmes questions : y-t-il des êtres vivants ? Lesquels ? Que font-ils ? Que deviennent les épluchures ?
Nous n’avons pas trouvé toutes les réponses ou trop d’hypothèses un peu farfelues ont été avancées….mais notre enseignante nous aidera prochainement à trouver les solutions dans le chapitre qui explique l’origine de la matière organique et sa transformation !

La classe de 6ème 1 (groupe A)

Les sols agricoles

Le sol joue un rôle de filtration et d’épuration et régule les événements climatiques extrêmes comme les inondations. Il est source de matières premières (sable, argile), contribue à notre environnement physique et culturel (paysage), nourrit les populations, héberge un immense patrimoine génétique et limite l’émission des gaz à effet de serre (Co2, méthane). Ce patrimoine est toutefois menacé. En effet, l’ONU estimait en 2011 que dans le monde, 20 millions d’hectares de sols agricoles sont convertis chaque année pour l’expansion urbaine et industrielle, ce qui représente plus que la surface de terre arable de la France (19 millions d’hectares). En France, entre 2002 et 2009, on a perdu l’équivalent de la surface moyenne d’un département. Cependant, ce processus est en décélération. Il n’empêche qu’il s’agit là d’un phénomène irréversible qui s’effectue à 90% aux dépens des terres agricoles en majorité les plus fertiles, à l’exemple des 2 230 hectares qui ont été attribués à Disneyland dans les années 80.

Les sols agricoles
Pour compenser ces pertes de surfaces agricoles et nourrir une population toujours croissante, l’agriculture cherche à augmenter ses rendements par l’apport de stimulants. L’épandage d’engrais nutritifs (azote, phosphate, potassium) ou d’amendements calcaires (ajout de chaux sur tous les sols agricoles non calcaires) vise à développer les cultures. De même la dispersion de produits phytosanitaires, doit protéger la plante contre les ravageurs et les maladies. Or la mise en œuvre de ces techniques de fertilisation et de protection des végétaux devrait se faire de manière contrôlée et raisonnée, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, par exemple, on retrouve dans les sols, de fortes concentrations de cuivre d’origine agricole en Bretagne et dans les vignobles de toute la France du fait de l’usage de la « bouillie bordelaise » aux vertus anti-mildiou.
De ce fait, on peut se demander comment concilier agriculture et qualité des sols ?
La conciliation de l’agriculture et de la qualité des sols semble, au stade actuel, très compliquée à réaliser et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, l’histoire de l’agriculture est liée au mode de consommation de masse (toujours plus et plus beau) et à un manque de sensibilité de la part du consommateur. Ensuite, se rajoutent également des difficultés culturelles, sociologiques et économiques qui ne facilitent pas la reconversion des agriculteurs vers des modes de production plus durables. Ces agriculteurs ne sont pas, par ailleurs, les uniques décideurs de leurs pratiques agricoles : celles-ci dépendent aussi fortement des attentes des acheteurs et des conseils de leurs partenaires professionnels souvent liés à l’industrie chimique. Selon l’INSEE, l’industrie chimique représente 6.2 % du chiffre d’affaires de l’industrie française, et emploie près de 220 000 salariés à temps plein. Il parait donc difficile pour l’économie française d’abandonner totalement la branche de l’industrie chimique liée à l’activité agricole.
Pour concilier agriculture et qualité des sols, on peut imaginer de former et d’informer mieux les agriculteurs par des organismes indépendants, afin que ces agriculteurs deviennent des chefs d’entreprise responsables qui agissent en connaissance de cause de manière raisonnée et prennent également en compte l’entretien du paysage, en plus de la survie de leurs exploitations.
Il est possible d’imaginer de réglementer les pratiques agricoles par des textes et de promouvoir des incitations avec des aides partielles et temporaires. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le rythme de l’activité agricole est plus lent que celui des décisions. De nombreux agriculteurs ont déjà changé de pratiques mais essentiellement (et malheureusement) uniquement pour des raisons économiques.
Produire mieux et produire plus, pour nourrir les 9 milliards d’habitants attendus pour 2050, produire des matériaux pour l’énergie et pour la chimie verte, tels sont les enjeux agricoles dès demain. Sans doute les solutions passeront-elles par des changements profonds de mentalités, des modes de consommation et d’une refonte complète des exploitations agricoles qui devront être incitées et responsabilisées pour une production plus respectueuse de l’environnement et de la gestion des ressources (raréfaction du phosphore par exemple).
Quant aux sols, ils recèlent à eux seuls le quart de la biodiversité de la terre : un gramme de sol contient un milliard de bactéries.
Contrairement à ce que disent quelques pédologues médiatiques, les sols ne sont pas « morts », mais il existe de réelles menaces pour la biodiversité. En France, cohabitent des régions où les sols sont en bonne santé et des zones où la situation est plus critique. Va-t-on prendre conscience des futurs risques majeurs comme l’érosion, l’artificialisation, la contamination par des polluants, l’accaparement des terres, la désertification ? Ces questions restent ouvertes et il devient urgent et important qu’elles soient traitées lors de la conférence de Paris sur le Climat fin 2015.

Amandine Chamey, Xénia Lorentz et Nathan Greslin, 1ère S2
Ce travail a été réalisé dans le cadre des TPE.

Les araignées, ces « mal aimées »

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Avec un titre pareil, il y a déjà eu des cris et des exclamations, rien qu’à l’annonce du thème !
J’ai fait le pari que mes élèves changeraient d’avis au bout des 3 heures !

C’est Hugues Mouret, fondateur de l’association ARTHROPOLOGIA , qui est venu ce lundi matin-là (le 19 mai 2014).
Pendant 3 heures avec une seule pause à 10h, nous sommes restés « scotchés « devant ces photos superbes et très nombreuses, ces dessins au tableau, ces réponses….car nous avons posé beaucoup de questions !

Tout d’abord, quelques chiffres :

Il y a en France : 35 espèces d’amphibiens / 6000 dans le monde,
39 espèces de reptiles / 7000 dans le monde,
150 espèces de mammifères / 5000 dans le monde,
400 espèces d’oiseaux / 10000 dans le monde,
400000 espèces d’insectes / 1000000 dans le monde !
ET…….. 1700 espèces d’araignées en France sur 42000 dans le monde

Comment les classer ?

Les araignées appartiennent
– au groupe des arthropodes : arthro=articulé + pode=pied.
(Les arthropodes regroupent les arachnides, les insectes, les mille- pattes et les crustacés).
– au groupe des arachnides comme les scorpions et les acariens.
Elles sont apparues il y a 4 à 500 millions d’années !!!!
Elles sont présentes dans tous les milieux !
Elles vivent de quelques mois à 35 ans !

Seules certaines sont venimeuses (neurotoxine injectée par leurs 2 crochets) et aucune n’est mortelle en France !

Les araignées sont sacrées dans la plupart des religions juives, chrétiennes et musulmanes.

A quoi servent –elles ?

Elles sont prédatrices et dévorent des centaines de millions de tonnes d’insectes par jour…

Comment sont- elles faites ?

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2 parties pour le corps : le céphalothorax et l’abdomen ;
4 paires de pattes soit 8 portées par la partie antérieure ;
2 palpes maxillaires, 2 mandibules ;
Jamais d’ailes, pas de vaisseau sanguin, un cœur ouvert !

Alimentation et chasse :

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Elles sont insectivores mais certaines peuvent manger de petits rongeurs et d’autres se mangent entre elles.
Leurs techniques de chasse peuvent être très différentes :
– grâce à la toile tissée sur laquelle se collent les insectes ;
– à l’affut et elles sautent sur leurs proies ;
– au filet (de soie) jeté sur les proies.
Souvent, les proies sont emmaillotées par des fils de soie pour les immobiliser et les conserver.
La toile, quand elle existe, est faite de fils de soie, sécrétés par des glandes situées à l’extrémité de l’abdomen ; la soie liquide à sa sortie durcit au contact de l’air. Sur une toile, il y a des fils constructeurs piliers, un fil qui s’enroule en spirale et des fils qui restent collants pour assurer la capture.

Reproduction :

Plusieurs stratégies sont mises en place par les mâles pour attirer les femelles : faire un cadeau (mouche ou moustique ou caillou !!!), danse nuptiale, vibrations de la toile….
Lors de l’accouplement, le mâle doit déposer son sperme et le récolter sur ses bulbes copulatoires, renflements situés sur les pédipalpes, ces derniers devront s’insérer dans la fente génitale de la femelle.
Les femelles pondent des œufs, le plus souvent protégés par un cocon de soie, celui-ci peut être abandonné dans la nature ou transporté sur son dos en attendant l’éclosion.

Il y aurait encore beaucoup à raconter …. Ce qui est sûr, c’est que désormais, nous ne regarderons plus les araignées de la même façon !

La classe de 6°1 accompagnée par B. Carpentier

 

 

Les cabanes dans les arbres : le retour à la nature

Les cabanes dans les arbres1

                Le site des cabanes dans les arbres se trouve à Saint Paul de Varax, dans la Dombes. La Dombes est l’un des pays du département de l’Ain. Région naturelle et historique, elle est célèbre pour ses étangs et la richesse de sa biodiversité.

Le domaine de la Dombes que nous avons visité comprend deux catégories de cabanes : celles dans les arbres (pouvant contenir jusqu’à 5 personnes) dont les Lov’nid (petites cabanes de forme sphérique pour 2 personnes) et celles sur l’eau. Les cabanes perchées sont situées entre 2 et 9 m de hauteur, équipées de toilettes sèches avec sciure renouvelée chaque jour, d’une petite terrasse et d’un chauffage d’appoint à pétrole en cas de besoin en période hivernale. Le moyen d’accès est le plus souvent un escalier mais certaines sont équipées de passerelles en corde. Séjourner au sein de ces cabanes permet de découvrir une faune et une flore très présentes. Un parcours d’accrobranche a également été installé avec une tyrolienne survolant l’étang. Chaque jour, le petit déjeuner est servi grâce à mini-voiture électrique sauf lorsque les routes sont impraticables (la livraison est alors assurée a pieds) ou à l’aide d’une barque pour les cabanes sur l’eau. Un système de poulie avec de petits paniers est installé sur chaque cabane perchée afin de  remonter le petit déjeuner composé de produits principalement issus de fermes locales.

Les cabanes dans les arbres2

Le prix moyen de la construction de ces cabanes est d’environ 30 000 euros, hormis pour les 2 cabanes comportant une double isolation en matière naturelle qui coûtent un peu plus cher. Le coût des cabanes ne sera rentabilisé qu’en 5 ans.

Les propriétaires n’ont pas fait de demande pour avoir le label écologique car le site n’existe que depuis 8 mois, mais le jeune couple n’exclut pas de rentrer un jour dans une démarche plus éco-responsable si leur situation économique le permet. La première finalité de ce beau projet est déjà de sensibiliser un maximum de personnes à la beauté de la nature et au respect de l’environnement en général. « C’est chouette de penser que les enfants peuvent passer plusieurs jours sans ordinateur, console de jeux et télévision et être très contents de leur séjour au vert» nous dit la responsable des lieux. L’éducation au développement durable doit être progressive car 80% des clients sont des citadins voulant seulement  rompre avec le quotidien et n’ayant aucune sensibilité écologique.

Beaucoup d’entre eux n’utilisent pas les toilettes sèches et ne trient pas leurs déchets.

Cette idée de proposer un hébergement dans des cabanes en bois est née chez le couple propriétaire après un voyage au Costa Rica. Deux ans de recherche ont été nécessaires pour trouver alors le site approprié au projet. Notre guide est partie un an en Australie et a un BTS tourisme. Son mari, quant à lui, possède un master en communication.

Actuellement, dans la mesure où le camping traditionnel rencontre moins de succès que les cabanes, le couple réfléchit à l’installation de yourtes ou de tipis.

Pour conclure, nous vous conseillons vivement de découvrir ces cabanes dans la Dombes et de côtoyer la nature de très près !

Le Domaine de la Dombes

Chemin de Verfey 
01240 Saint-Paul-de-Varax | Tel : 04 74 30 32 32

http://domainedeladombes.com/

Les cabanes dans les arbres 3

Antoine Vargas, seconde 4. Cette visite a été réalisée dans le cadre d’un travail sur le tourisme durable en ECJS

Conférence sur la biodiversité

« Est-ce que vous connaissez réellement la définition de la biodiversité ? »
Voici la première question que nous a posée Gilles Pipien, inspecteur général au ministère de l’Ecologie et du Développement durable et représentant de l’association d’Hubert Reeves « Humanité et biodiversité ».

Le 15 avril 2013, Gilles Pipien nous a fait l’honneur d’inaugurer notre oasis-nature et, à  l’issue de cette inauguration, il nous a expliqué, lors d’une conférence de deux heures, l’origine et  la finalité de cette association. Il a également  insisté sur notre propre capacité d’action en faveur de la biodiversité,  à notre échelle et au sein de notre environnement quotidien.

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La biodiversité, pour faire simple, qu’est-ce que c’est ?

D’abord, c’est un terme global qui a mis 5 ans  avant d’être défini et redéfini de la meilleure façon car on a longtemps pensé que l’ensemble des êtres vivants formait un ensemble stable et que tout changement était imputable à l’homme. Or, le vivant évolue continuellement.

Ce concept désigne alors l’ensemble de la diversité des êtres qui  vivent dans un milieu naturel, l’homme y compris, ainsi que  leurs interrelations.  La biodiversité est une entité évolutive qui régule les processus nécessaires à la vie, elle conditionne la perpétuation et l’adaptation du vivant. Elle est aussi fonctionnelle  car elle régule les processus nécessaires à la vie (les cycles de l’eau et des éléments chimiques, le climat, le renouvellement des sols etc.). Ainsi, au cours de sa vie, un même individu peut jouer des rôles différents dans son écosystème. Nous savions que la biodiversité nous rendait bien des services, que ce soit pour notre alimentation ou notre santé, mais nous avons appris que nous pouvions faire une estimation économique des services rendus par les écosystèmes en tenant compte, par exemple de la régulation climatique, de la composition atmosphérique, de la fourniture et de la régulation de l’eau, de la pollinisation etc.

La biodiversité menacée

La biodiversité est en crise depuis un certain nombre d’années et cela est dû à un certain nombre de facteurs comme : la destruction des habitats (urbanisation, déforestation), la segmentation des habitats (infrastructures linéaires), l’agriculture intensive (uniformisation, pesticides), la chasse et la surexploitation (surpêche …), les espèces invasives, les perturbations (tourisme, bruit, lumière …), la modification ou cessation de pratiques humaines. Certaines mesures ont été prises afin de lutter contre l’extinction des espèces. En France, par exemple, 9 parcs nationaux, 150 réserves naturelles ont été crées mais cela reste insuffisant car moins de 2% du territoire national est protégé. Aussi certaines espèces encore très présentes il y a quelques années, comme la perdrix grise, l’hirondelle ou le moineau sont en train de disparaitre.

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Quel est l’intérêt des oasis-nature ?

Tout d’abord, Gilles Pipien nous a expliqué ce qu’est une oasis-nature. C’est un lieu délimité dont l’homme n’a pas le contrôle et dans lequel  la nature « reprend ses droits ». À l’intérieur vont cohabiter différentes espèces.  Cela a différents buts, plus ou moins directs : le premier, le plus important, est de recréer des liens entre la nature et l’homme ; ensuite, ces espaces ont pour but de promouvoir la biodiversité : de plus, c’est aussi  un cadre de vie agréable.  Ces oasis peuvent être implantées partout : au sein d’une  entreprise, un Collège/Lycée, ou même, dans son propre jardin. Par exemple, le Siège Social de Norauto dans le Nord a mis en place une oasis et nous pouvons en trouver une également dans le parc de la Villette à Paris. Ce qu’il faut savoir, c’est que, depuis deux ans, plus de 265 oasis-nature  ont été aménagées sur plus de 1424 hectares protégés dans toute la France.

Ce qu’il faut retenir de cela, c’est que la biodiversité assure la vie prochaine de l’humanité ; sa préservation et la garantie de la capacité d’évolution future des espèces dépendent de nous. C’est un enjeu qui  revêt une dimension  politique, économique et culturelle.

Nathan Touchard

Une Oasis-nature en construction

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Les éco-délégués , tous les vendredis à midi, ont mesuré, scié, cloué, vissé des morceaux de bois afin de réaliser des nichoirs et un hôtel à insectes.

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Ils ont utilisé des chutes, gentiment données par Jérôme Sillans (directeur de la scierie Rossi dans l’Ain) car « rien ne se perd, tout se transforme »,  et quand on est éco-citoyen, on essaye d’être cohérent et de s’inscrire dans une démarche globale. Ainsi, c’est chouette de penser que de vieux bouts de bois, destinés au feu, auront une seconde vie et serviront de maisons pour les oiseaux !

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La barrière qui sert à délimiter notre Oasis-nature a été, elle aussi, construite avec des branches récupérées à la suite d’un élagage par Pierre-Jean Poncet, paysagiste. Elle est composée de bois morts mais aussi de jeunes pousses de saules.

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Reste donc à accrocher les nichoirs dans les arbres. En règle générale, ils sont placés à l’automne afin que les oiseaux les utilisent comme gîtes durant l’hiver mais en mars ou en avril, il n’est pas trop tard. La pose se fait entre 1,50m et 6m de hauteur et il faut diriger, chaque fois que cela sera possible, l’ouverture vers le sud ou le sud-est. Celle-ci ne doit pas être exposée aux vents dominants et elle doit pencher légèrement vers le bas afin d’éviter que la pluie y pénètre.
Dans tous les cas, les nichoirs ne devront pas être exposés toute la journée au grand soleil ou à l’ombre permanente.

Il nous faut également garnir notre hôtel à insectes.

Mais quels matériaux utiliser et pour quels insectes ?

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Comme nous avons suivi une conférence de la FRAPNA et avons bénéficié des conseils d’Aurélie, notre animatrice, nous savons que:

  • la paille pourrait accueillir les jolies chrysopes, dont les larves se nourrissent de bien des parasites : pucerons, cochenilles farineuse, aleurodes (ou mouches blanches), thrips ou œufs d’acariens ;
  • des pots de fleurs retournés et remplis de foin pourraient attirer les perce-oreilles qui aiment les nuisibles comme les pucerons ;
  • des bûches percées deviendront un abri très apprécié de nombreux pollinisateurs bien utiles comme les abeilles et guêpes solitaires, dont les larves se nourrissent de pucerons ;
  • quelques fagots de tiges à moelle, comme le rosier ou le sureau, offriront des abris idéaux pour les syrphes et autres hyménoptères ;
  • des planchettes rapprochées seront bénéfiques pour les coccinelles qui viendront y passer l’hiver. Leurs larves consomment énormément de pucerons ;
  • des briques  et des tiges de bambous serviront d’abri aux osmies, des abeilles solitaires qui pollinisent les premières fleurs des arbres fruitiers, dès le mois de mars.

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Demain, 05 avril, la météo annonce de la pluie mais qu’importe ! Nous nous retrouverons dans le parc afin d’avancer dans la réalisation de notre Oasis. Le temps presse…son inauguration « officielle » est prévue le 15 avril.

C.L

Pourquoi des « oasis-nature » ?

Pourquoi des « oasis nature »

Gilles Pipien, ingénieur au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et membre actif de l’association « Humanité et Biodiversité » d’Hubert Reeves nous éclaire sur la finalité des « oasis-nature ».

Gilles Pipien travaille au ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Son parcours de haut fonctionnaire l’a amené en responsabilité dans diverses grandes agglomérations françaises, dont Lyon de 1987 à 1992. Il s’est davantage engagé en faveur de l’environnement lorsqu’il a pris la responsabilité de la direction régionale de l’environnement pour la région Provence -Alpes -Côte d’Azur, avant celle du cabinet de la ministre de l’Écologie et du Développement Durable, Roselyne Bachelot, à partir de mai 2002. Il a plus récemment élargi son expérience comme conseiller environnement de la Banque Mondiale en Méditerranée, pilotant le tout récent rapport international « vers une croissance verte en Méditerranée ».
Dès 2004, Hubert Reeves l’accueille au sein de l’association Ligue ROC, qu’avait créée dans les années 1970, Théodore Monod, contre les abus de la chasse. Hubert Reeves souhaite faire évoluer cette association dans un éco-humanisme à la rencontre du vivant, de la biodiversité. Dès lors, un groupe de réflexion est mis en place pour repenser notre relation au patrimoine naturel, à la biodiversité. Ces différents membres, de diverses origines, écologues, juristes, économistes, ingénieurs, philosophes… considèrent qu’il ne faut pas aborder la nature comme un objet à mettre sous cloche, pour la contemplation des humains. Les hommes font partie du vivant. Le vivant est une continuelle dynamique. La biodiversité est une qualité des innombrables inter-relations entre cellules, individus, milieux, etc. Préserver le vivant, c’est donc préserver cette dynamique. Et le vivant est partout, pas uniquement dans tel beau paysage ou dans tel bel oiseau.
La Ligue ROC produira ainsi successivement deux manifestes pour la biodiversité, dont le second s’intitule « Humanité et Biodiversité » et explore plus précisément des champs reliant notre société à la biodiversité : entreprises et biodiversité, foncier et biodiversité, santé et biodiversité… Ces réflexions influenceront fortement les débats puis les conclusions du Grenelle de l’environnement, en particulier le grand projet de « Trame verte et bleue ».

« La Trame verte et bleue » est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.
L’humanité a besoin d’un vivant sain en pleine dynamique. Il nous faut aider aux capacités d’évolution de la biodiversité, et ceci s’appuie sur deux choses importantes : les continuités écologiques (afin de permettre justement les relations entre espèces sur le territoire), l’hétérogénéité des paysages, des milieux.

Dès lors, chacun peut agir à son niveau pour la biodiversité : c’est d’ailleurs l’enjeu et la philosophie des « oasis-nature ».

Une Oasis Nature est un lieu de vie et de paix où l’homme est en harmonie avec un environnement riche.
Une Oasis Nature c’est un jardin, c’est un parc, mais pourquoi pas une terrasse, où la nature est respectée et peut se développer.
C’est un espace non chassé où l’on favorise la faune et la flore. Et la nature, ingénieuse, vous étonnera : quelques mètres carrés suffisent à l’apparition d’une flore et d’une faune riches et diversifiées !

Dans un petit coin de notre Terre, en évitant les actions chimiques perturbantes, en accompagnant le vivant, on peut aider à créer des bases de reconquête d’où bactéries, insectes, plantes… vont pouvoir essaimer alentour, et nous faire profiter de leurs multiples services écologiques. Car la nature est bonne fille, la vie nous donnant en sus de l’eau, de l’air, de la nourriture, de la beauté, des moyens de lutte contre les maladies, …
Que « l’oasis-nature » soit petite (avec quelques bacs sur un balcon) ou très grande (comme une grande ferme de 200 hectares), elle va jouer son rôle de germe de vivant.
Alors, beaucoup d’ « oasis nature », c’est un grand espoir pour le vivant, donc pour nous.
Aujourd’hui, notre association est allée au bout de sa logique et porte fièrement son nouveau nom « Humanité et Biodiversité ».
Pour en savoir plus: http://humanite-biodiversite.fr/qu-est-ce-que-les-oasis-nature

A noter que Gilles Pipien nous fera l’honneur de sa visite le lundi 15 avril, à l’occasion de l’exposition organisée au CDI, toute cette semaine, sur les thèmes de la biodiversité et des abeilles.

Charte des Oasis-nature

Mon Oasis-nature est un espace propice à la préservation de la biodiversité et qui concourt à recréer des liens entre humanité et nature.

Spontanéité : Je laisse la nature trouver sa place dans cette oasis où l’on ne chasse pas

Naturel : Mon Oasis-nature est un espace sans produits chimiques, où je privilégie des techniques de jardinage doux

Diversité : Je mets en place des lieux d’accueil diversifiés favorables au développement de la faune et de la flore

Sélectivité
: Je préfère les plantes locales, pour les espèces décoratives comme pour les variétés potagères ou fruitières, j’évite les espèces invasives

Sobriété : Je limite l’éclairage nocturne et modère ma consommation d’eau

Solidarité : Mon Oasis-nature est une contribution, modeste mais indispensable, au bien-être et à la santé de tous, et je m’engage à en parler autour de moi

Matinée de sensibilisation au développement durable pour les éco-délégués du lycée

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Les éco-délégués du lycée ont assisté, le 13 Novembre 2012, à une réunion d’informations.

D’abord, Vincent Claire a présenté la politique environnementale en action dans la gestion de Mongré. Ensuite, une intervenante, membre de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) est intervenue sur le thème de la nature en ville. Cette  problématique a été au préalable choisie et validée par le comité de pilotage des éco-délégués.

Mongré tente depuis plusieurs années de mettre en place une gestion HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’une démarche, comportant 14 cibles, visant une construction et une gestion des bâtiments plus éco-responsables. Mongré répond à certains de ces critères et fait de son mieux pour améliorer sa politique écologique. On peut donner en exemple : le recyclage des piles, du carton, des papiers, des cartouches d’encre, des ordinateurs etc.

L’établissement répond aussi au critère du choix des produits. Ainsi, on peut désormais voir au menu du self des produits biologiques locaux. Le mobilier scolaire, quant à lui, est peu à peu remplacé par des chaises et des tables répondant aux normes françaises « environnement », c’est-à-dire sans composés organiques volatiles (COV). Prêtez attention aussi à la moquette du self ! C’est elle qui est responsable du confort acoustique et visuel dans notre cantine. En effet, le confort visuel, olfactif, esthétique etc. entre également en ligne de compte dans les normes HQE.

Un autre point sur lequel Mongré travaille activement est la réduction de sa consommation d’énergie. Depuis l’été 2011, le système de chauffage de l’établissement est relié à l’incinérateur de Villefranche s/Saône ; il est donc devenu indépendant de son ancien système de chauffage datant de 1950. On cherche aussi à remplacer l’éclairage actuel par des détecteurs de présences et des éclairages LED, ce qui permettra à terme de réduire la consommation électrique de 25%. Des doubles vitrages sont en cours de pose pour améliorer l’isolation et les salles seront bientôt équipes de régulateurs thermiques.

L’établissement a également pour projet d’installer un « oasis nature » dans le parc à côté du  potager biologique qui a déjà porté ses fruits (au sens propre et figuré!).

Cette année les éco-délégués vont s’investir pleinement dans le projet covoiturage amorcé l’an dernier et vont mener des sondages dans les classes de primaire et maternelle pour mettre sur pied un réseau efficace.

L’aventure écologique continue !

Constance Sagnole, Camille Zaniwiecki, terminale L

Initiation à la découverte de la Biodiversité

Le lundi 5 Mars, pendant une partie de l’après-midi, toute la classe de 2nde5 du lycée Notre-Dame de Mongré est allée en bord de Saône près de Saint-Bernard sur le sentier de Bordelan.

La classe était accompagnée de deux professeurs de sciences, du responsable du niveau de seconde et de deux animatrices faisant partie de la ligue de protection des oiseaux (LPO). La sortie, qui était en relation avec le cours de SVT a permis aux élèves d’aller « sur le terrain » et de pouvoir réaliser autre chose que les TP habituels. Cette façon d’apprendre permet de mieux comprendre la théorie du cours. Le but de la sortie était donc de découvrir de façon pratique un espace de biodiversité et de remplir un questionnaire afin de laisser une trace de l’excursion dans le cours.

Tout d’abord, les animatrices nous ont expliqué que l’endroit n’était pas complètement naturel mais parfois modifié par l’homme. En effet, à notre arrivée, la classe a pu observer que le pont achevé en 1850 qui rejoignait les deux rives était une trace de l’intervention humaine. Des digues ont aussi été construites afin d’empêcher le fleuve de déborder dans sa période de crue.

La biodiversité de l’espace.

Nous avons observé de nombreux arbres, notamment des saules blancs très appréciés des lapins et des peupliers noirs utilisés principalement pour le feu dans l’ancien temps. Effectivement le bois est très souple et brûle facilement. On peut aussi modeler ce bois et parfois lui donner des formes très surprenantes ! Cependant, les arbres étaient parfois couverts de parasites comme le gui (qui attire notamment certains oiseaux qui raffolent des boules qu’il renferme) ou au contraire de lierre qui se sert juste de l’arbre comme support mais qui ne l’étouffe pas. La terre dans laquelle nous marchions était du limon qui était une terre très riche qui permet de faire pousser facilement certaines sortes de végétaux.

Étude des oiseaux.

Nous étions bien entourés grâce aux animatrices de la LPO ! Il faisait un temps printanier ce qui a permis à l’ensemble de la classe d’entendre et d’observer un grand nombre d’oiseaux mâles qui cherchaient l’âme sœur ! En effet, nous avons rencontré des pics verts, des pics épeiches, les pigeons ramiers.

Nous nous sommes davantage intéressés aux pics-verts et épeiches. Nous avons pu voir les trous qu’ils faisaient dans les arbres à force de taper contre eux.

Après toutes ces observations, nos deux guides nous ont montré les différentes différences entre les deux pics: le pic vert a un bec plus petit que le pic épeiche et est obligé de taper dans les arbres pour empêcher son bec de pousser. On pourrait donc se demander comment cet animal fait pour frapper à longueur de journée dans un arbre sans avoir mal au cerveau et pourquoi il ne reçoit pas de projectiles dans les yeux. Les deux animatrices nous ont donc expliqué qu’ils possédaient des petites protections qui recouvraient leurs yeux et que leur cerveau était entouré par leur langue qui faisait plus de 25 centimètres !

Nous avons ensuite suivi un sentier aménagé cette fois-ci par l’homme. On pouvait voir des panneaux à l’entrée nous interdisant d‘utiliser des véhicules motorisés qui détruisent les chemins et les zones de préservations de la nature. On voyait nettement à certains endroits la présence de l’homme : on pouvait en effet observer des espaces de loisirs, des digues, une plage et la permission de pêcher (bien que le lieu soit protégé !).

Les animatrices nous ont expliqué que certaines fois, nous pouvions voir le butor étoilé qui est une espèce menacée en Europe mais nous ne l’avons malheureusement pas vu.

Finalement nous avons observé une ancienne cabane abandonnée où vit la dame blanche (Chouette-Effraie). Fut un temps, cet oiseau fut chassé car, comme son nom l’indique, il effrayait. Tout cela n’était bien sûr qu’une superstition ! Aujourd’hui cette espèce est protégée et a la particularité de ne pas faire de bruit quand elle vole la nuit.

A la fin de l’excursion, nous avons (pour les volontaires) goutté des larves ayant le goût de noisettes afin de finir la sortie comme il se devait,  bon appétit !

Thibault Danaguezian – Maxime Rouilhac

Cette sortie a été organisée dans le cadre des cours de SVT par C. Larcher.