Le Citeau, la station d’épuration du futur !

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Citeau : Centre  Intercommunal  De Traitement  de l’Eau

SAÔNE-BEAUJOLAIS -BELLEVILLE

Un peu d’histoire

L’être humain ne s’est intéressé que très tard au traitement des eaux puisqu’ après l’Antiquité les systèmes d’égouts qui existaient ont vite été abandonnés.

À partir du Moyen-Âge,  les excréments étaient jetés directement dans des caniveaux.

Il faudra attendre 1854,  après l’épidémie de choléra à Londres,  pour réintégrer des égouts sous-terrains. Cependant,  le traitement des eaux n’existait toujours pas,  mais grâce aux progrès de la microbiologie au XXème siècle, des scientifiques anglais mirent au point en 1914 précisément,   le premier système de bassin, dans lequel des bactéries traitaient les eaux insalubres.

C’est ainsi que les premières stations d’épuration virent le jour dans les années 40.

La station d’épuration de Belleville, hier et aujourd’hui

L’ancienne station de Belleville créée en 1969 fut mise en service en 1971, traitant les eaux usées de Belleville-sur-Saône, de Saint-Jean-D’Ardières  et de Taponas.  La station se retrouva vite saturée  car  la population passa  d’environ 7 000 habitants en 1975 à 26 000 habitants dès 2010. Au même moment, l’Union européenne  décidait   de taxer les Etats d’Europe ayant des stations d’épuration qui ne répondaient plus aux normes de dépollution. Belleville faisait partie des 22 stations françaises les plus mal évaluées.

Une station d’épuration éco-responsable

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Dès lors d’importants travaux de rénovation ont commencé. Le but étant de construire une station éco-responsable. La station a été rebaptisée  Centre  Intercommunal du Traitement des Eaux.  La station se situe proche du centre –ville, fait inhabituel, certes, mais qui se justifie par le fait qu’elle se situe en amont d’un  bassin versant : grâce à l’inclinaison de la pente, l’eau provenant des maisons s’écoule de manière naturelle jusqu’à la station, ce qui permet d’amener l’eau jusqu’à la station sans avoir besoin d’intervenir. Il est évident que cette technique est moins coûteuse pour l’environnement. La localisation est restée la même, malgré les risques d’inondation dus  à sa proximité avec la Saône.  Mais lors de la rénovation de la station, le site a été surélevé, afin d’éviter tout désagrément.

On peut parler de  station autonome et éco-responsable  car elle est installée devant un verger pollinisé par des abeilles. La première récolte a permis d’obtenir de 26 kg de miel en 2015. L’entretien des espaces verts qui entourent la station sont à la charge de deux poneys brouteurs, Khaleesi et Epona,  réduisant  ainsi la consommation d’énergie fossile. Ils sont suivis régulièrement par un vétérinaire, et sont en bonne santé !

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Le site comporte aussi un toit végétalisé, afin  de garder la chaleur et d’isoler des bruits extérieurs.. Ce toit est parsemé de puits de lumière permettant à la station de ne pas utiliser d’éclairage artificiel en journée.

Sous la station, nous avons aussi un bassin d’orage : c’est un bassin de 2000 m3 qui absorbe les premières pluies -soit la première demi-heure- pour récupérer la pollution présente sur le sol,  tels que l’hydrocarbure, le gazoil, l’huile, etc. qui polluent les fleuves, rivières et nappes phréatiques. Ces pluies sont ensuite réinsérées dans le processus du traitement des eaux de la station.

L’idée de venir habiter juste à côté d’une station d’épuration n’est pas très attirante, mais cette station a été conçue pour s‘intégrer à la ville.  Une  paroi en verre inclinée, autour des bassins, cache totalement les bassins même du haut des immeubles du programme immobilier Villa Durabo.  Pas de mauvaises odeurs non plus : une salle désodorisante a été installée pour capturer les odeurs venant des boues, rendant impossible la propagation des mauvaises odeurs.   Des nez ont mené  une enquête et confirmé que  la station est inodore. De plus, un éclairage composé de néons tout autour de la paroi la rend plutôt esthétique et permet de limiter les éclairages, coûteux pour l’environnement.

Pour ce qui est de l’église romane qui est tout près, les architectes des bâtiments de France ont accepté le projet : la proximité avec l’église n’était pas problématique. Le Conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement du Rhône (CAUE), organisme d’intérêt public, qui a pour objectif de promouvoir la qualité de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement dans le territoire départemental, a qualifié le CITEAU d’exemplaire.

Le CITEAU est une station d’épuration classique à 85% : elle suit le même processus de traitement des eaux que les autres stations d’épuration. Ce qui change,  c’est bien sûr la tenue éco-responsable du site mais aussi l’utilisation d’énergies dites « fatales ». L’énergie fatale, comme l’énergie solaire ou éolienne. est une énergie naturelle qui est perdue si elle n’est pas utilisée au bon moment L’énergie utilisée par la station est présente dans les boues actives. Ce sont des boues comportant des bactéries,  qui en traitant les eaux, créent  de la chaleur dans un bassin de décantation. Le CITEAU utilise ces effluents pour chauffer  en hiver et rafraichir en été les 88 logements de la Villa Durabo et prochainement un complexe médical et commercial. Les effluents utilisés sont traités et ne sont donc pas dangereux. Une fois le cycle terminé,  ils sont réinsérés dans le processus du traitement des eaux puis rejetés dans la Saône.

D-autre part, La station utilise un système d’eau glycolée, technique qui capture et conduit les calories dans les sols des appartements. Ce système à un taux de couverture de 80%,  ce qui permet de réduire par trois le bilan carbone du bâtiment. Les 20% restants sont assurés par un secours au gaz.

Le CITEAU est la seule station d’épuration en France à posséder ce système de chauffage.  Les travaux on débuté  en 2011 et se sont terminés  au printemps 2014. Le projet a été subventionné par  le groupe SAUR. C’est un ensemble d’entreprises qui accompagne les collectivités locales et les industriels dans leurs projets d’aménagement principalement liés à l’eau. Le coût  total du projet est de 9,9 millions d’euros. Le programme immobilier Villa Durabo offre aussi des logements sociaux, le but étant de renforcer le pilier social du développement durable.  Le chauffage est ici  5% moins cher  que le chauffage traditionnel. A l’avenir l’écart de prix entre l’énergie fournie par le CITEAU et les énergies fossiles devrait se creuser davantage,  d’autant plus  que les énergies fossiles sont de plus en plus rares.

Le CITEAU a également pensé à utiliser tout ce qui pouvait  être recyclé  lors du traitement de l’eau afin d’optimiser le rendement. Par exemple,  les boues sont envoyées en usine de compostage et seront ensuite transformées  en engrais ; 1400 tonnes de boue par an sont valorisées à travers le compostage.  De plus les eaux traitées sont parfois remplies de terre et de sable, alors elles passent dans un  dégrilleur. Le dégrillage consiste à piéger les matières plus ou moins volumineuses contenues dans l’eau traitée pour permettre leur extraction, ce qui sépare le sable et l’eau. Ce sable est ensuite vendu pour servir dans les chantiers. Une partie des eaux épurées est réutilisée en passant dans des tuyaux sous rayons ultra-violets  et ne possèdent  donc plus de bactéries. Elle est ensuite réutilisée pour nettoyer le bâtiment et tout son équipement, ce qui permet d’économiser environ 2500 m3 d’eau potable par mois. Sachant que 1m3  d’eau coute 3 euros, on économise 7500 euros par mois. Pour la réalisation de ces projets,  la station a reçu en décembre 2013 la Marianne d’or qui est un prix d’excellence des municipalités en France.

Un autre projet vient d’être lancé : un concours dans une école d’architecture pour des  étudiants qui proposeront la maquette d’un projet pour mettre en avant cette  station éco responsable.  Ne voulant pas s’arrêter là, la station veut aussi devenir  précurseur dans le développement d’un nouveau processus consistant à éliminer les antibiotiques et hormones non assimilés par l’homme et rejetés dans les excréments, qui impactent  et modifient  la biodiversité comme le sexe des poissons. Les bactéries utilisées aujourd’hui ne peuvent remplir ce rôle. Mais rien ne peut se faire sans l’accord de l’Union européenne…

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Cet article a été réalisé dans le cadre de nos recherches en TPE. Capucine Thiou, Pierre Gaudriot, Victor Droin-Roussel ( 1ère ES2)

Le stress hydrique et l’hccessibilité à l’eau en France : une répartition inégale

Le Stress Hydrique
En France, les territoires et les populations concernées par le « stress hydrique » sont inégalement répartis sur le territoire mais en augmentation…
Dans les habitations, l’eau sert principalement à l’hygiène corporelle et aux tâches ménagères. Dans l’agriculture, elle est surtout utilisée pour irriguer la terre. Elle est aussi indispensable à l’industrie.
On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus élevée que la quantité disponible pendant une période ou lorsque l’usage de l’eau est limité à cause de sa mauvaise qualité.
Actuellement, la France est un pays qui n’est pas en situation de pénurie, mais elle verra sa disponibilité en eau en douce diminuer de 12% d’ici 2030. Certaines régions, comme la Vendée, se tournent déjà vers la désalinisation de l’eau de mer,  qui consiste à extraire le sel de cette eau afin de la rendre potable.
Les ressources d’eau en France sont réparties inégalement et varient en fonction des saisons. Cela explique les difficultés de certaines régions en période de sécheresse. D’autre part, la qualité de l’eau varie selon les régions. Le Sud-Ouest de la France a un risque de sécheresse élevé. A Paris, la demande en eau n’est pas satisfaite car la Seine est de plus en plus polluée.
La France n’est donc pas à l’abri du stress hydrique, ce qui appelle à une réflexion globale sur des usages plus raisonnés de l’eau.

Julie Boaretto, Lisa Brunel et Tiphaine Bourricand, 2nde 3
Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de M.L. Dumas et de l’EDD (A. L. Clément et
E. Novales) en lien avec la Villa Gillet.

Conférence de Philippe Perrin sur l’eau

Le 5 février dernier, un éco-infirmier est venu faire une conférence de deux heures auprès d’une classe de seconde au CDI. Le thème était l’eau.

Conférence de Philippe
M. Perrin est un éco-infirmier, un des seuls de France. Il est à la fois infirmier et conseiller en environnement. Il met tout en œuvre pour que les personnes en bonne santé le restent.
Tout d’abord, il nous a parlé des sources d’eau. Les principales sources d’eau sont situées en Amérique du Sud, au Canada, en Russie, en Afrique et en Océanie. Cela se comprend par leur situation géographique : leur relief montagneux ou forestier.
Il a ensuite évoqué les volumes d’eau. Sachez qu’il y a 4 300 000 000 milliards de litres d’eau sur Terre : 97% de cette partie sont de l’eau salée et 3% de l’eau douce. L’eau douce est principalement issue des glaciers et des nappes souterraines. Malheureusement on dit que seulement 1% de l’eau douce est accessible contre 99% qui ne le sont pas. En moyenne, un Américain des Etats-Unis, consomme 300 à 400 litres d’eau par jour contre 120 à 150 litres par jour pour un européen, et 20 à 30 litres pour un africain sub-saharien.
Nous avons par ailleurs été informés sur notre consommation d’eau. Le corps humain est constitué, en moyenne, de 66% d’eau. Il a un apport de 2,5 litres d’eau par jour environ mais il en perd la même quantité quotidiennement, sachant que le minimum vital d’eau par jour et par habitant est de 2700 litres* soit 1000 mètres cube. On consommerait en moyenne plus de 10 000 mètres cube d’eau par an et par habitant. Tout ce que l’on consomme provient et est constitué de molécules qui sont elles-mêmes constituées d’eau.
*Cette quantité correspond à la consommation d’eau pour se nourrir, s’habiller, etc.
Il fut aussi question d’eau et d’hygiène. Toutes les 20 secondes, un enfant meurt à cause d’un manque d’hygiène. Ce qui fait un total par an de 1,5 milliards de vies d’enfants qui s’éteignent. On peut regretter que 4,1 milliards de personnes dans le monde n’aient pas accès à une installation sanitaire. Seuls 2,6 milliards de personnes en bénéficient. De plus, 900 millions de personnes boivent une eau insalubre et 3,3 milliards de personnes ne bénéficient pas d’une eau propre, accessible et abordable.
La répartition de l’eau dans le monde :
– 70 à 80% pour l’agriculture ;
– 14 à 20% pour l’industrie ;
– 6 à 10% pour les individus.
La répartition de l’eau en France :
– 58% pour l’énergie,
– 19% pour l’eau potable,
– 14% pour l’irrigation,
– 11% pour l’industrie.

En conclusion, face aux menaces du réchauffement climatique et de la production intensive, on se rend compte souvent trop tard de la valeur de l’eau. Alors préservons- la et économisons- la le plus longtemps possible !

Tristan Ferreira Rocha, 3°8 (stagiaire au CDI)

L’or bleu, sources de conflits.

L’or bleu, sources de conflits.

Bien qu’étant source de vie ultime, l’élément constitutif des écosystèmes et la ressource la plus précieuse, l’eau est malmenée par les usages multiples et les besoins croissants de l’homme. Le problème du partage inégal de l’eau provoque des conflits transfrontaliers mais aussi des conflits d’usage au sein des Etats.
Plusieurs mises en situation s’imposent pour cibler précisément les causes de ces problèmes : « Ne s’est-on jamais réveillé le matin avec une coupure d’eau ? » nous dit l’éco-infirmier, Monsieur Philippe Perrin, venu donner une conférence à notre classe au CDI. L’eau est un luxe, une chance à laquelle, certaines populations du globe ne peuvent avoir accès normalement ou alors dans des conditions sanitaires déplorables.
Chaque année, 1,5 million d’enfants meurent dans le monde à cause d’une eau impropre à la consommation. Au total, ce sont quelque 2,6 milliards d’individus touchés par l’absence d’installations sanitaires. En termes de chiffres, la terre dispose de 1,4 milliard de kilomètres cubes d’eau, 97,2% d’eau salée et 2,8 % d’eau douce. Malgré ces disponibilités colossales, des conflits se forment en Syrie et en Irak pour l’Euphrate et le Tigre, dont les sources respectives sont localisées sur le territoire turc. Ou encore, le conflit autour du Bassin du Mékong qui naît dans les hauts-plateaux de l’Himalaya et qui irrigue la Chine où il a fait l’objet d’aménagements monumentaux sous forme de barrages réduisant ainsi le débit des pays situés en aval. Ainsi, les populations de Birmanie, du Viet Nam, de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge se trouvent maintenues dans une situation défavorisée sur le plan économique faute d’un accès suffisant à l’eau du fleuve.
On trouve une situation similaire en Egypte où la question de l’accès à l’eau du Nil se pose avec acuité. Ce long fleuve de 6000 km prend sa source dans les grands lacs africains, traverse neuf pays avant de se jeter dans la Méditerranée en formant un vaste delta. Là encore, son cours est ralenti par des aménagements hydrauliques en amont qui pénalisent l’Egypte.
Toutes ces tensions évoluent en conflits géopolitiques qui s’accompagnent de vaines tentatives d’accords pour déterminer un droit de prélèvement qui serait équitable entre les états riverains. La difficulté résulte dans le fait que l’état situé en amont s’octroie des droits exorbitants prétextant que la source du fleuve se trouve sur son territoire.
Outre les conflits géostratégiques, la production de denrées alimentaires ou de biens destinés à la consommation requiert des volumes d’eau importants : 80 à 70% de l’eau douce sont destinés à l’agriculture, 18 à 20% à l’industrie et, le peu qui reste suffit aux usages domestiques. Par ailleurs, les besoins insoupçonnés en eau que l’on appelle « eau virtuelle » c’est-à-dire, la quantité d’eau nécessaire que le consommateur ignore pour l’élaboration d’un produit, interpellent fortement. Ainsi, pour un litre de bière, 25 litres d’eau sont nécessaires ; pour un kilo d’aluminium, 1250 litres sont utilisés ou encore, pour un kilo d’antibiotiques, 4 millions de litres d’eau partiront dans la fabrication, il nous reste donc à imaginer ce qu’une voiture pourrait coûter en litres.
Alors, une question s’impose : l’eau constitue-t-elle un bien privé que l’on peut marchander ou un patrimoine commun qui serait régi par un droit international ?
Avec la croissance démographique et l’accroissement des besoins alimentaires, certaines tensions pourraient s’intensifier à l’avenir. Selon les Nations Unies, l’eau pourrait devenir d’ici à 2050, un bien plus précieux que le pétrole.

Christophe Karam.

Cet article a été écrit dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas

Le début de la fin

Le début de la fin

Jeudi 23 juin 2046
Une catastrophe. Le début de la fin. Nous avions été prévenus longtemps à l’avance, mais à force d’ignorer les avertissements, les forces de la nature se sont rebellées. Le terrible tsunami qui a ravagé la moitié de l’Europe il y a maintenant deux semaines s’est enfin retiré. Les eaux sont maintenant complètement polluées, l’eau potable diminue à vue d’œil et va bientôt disparaitre. La faune marine a succombé. D’autres effets secondaires, toujours plus terribles les uns que les autres, apparaîtront d’un moment à l’autre.

Vendredi 24 juin 2046
Nous avons désormais des chiffres quant au temps qu’il nous reste avant l’épuisement des réserves d’eau potable. Dans trois semaines, les plus faibles s’en iront, et la vie disparaitra doucement de la terre. Des rations ont été mises en place, la guerre de l’eau a commencé. Dans la panique naissent de nombreuses émeutes, les blessés sont nombreux et les ressources pour les soigner sont épuisées. Nous courons vers une nouvelle catastrophe. Dans les pires moments où les humains devraient user de compassion, amour et entraide, ils ne connaissent que violence, haine et égoïsme. L’instinct animal se sera perpétué durant toute l’existence de l’Homme.

Dimanche 26 Juin 2046
Ma sœur s’est empoisonnée avec de l’eau de pluie polluée. Nous avons fait le choix de nous priver d’eau pour elle malgré les mises en garde et reproches des autres habitants. Ils prétendent qu’elle finira par mourir, que nous réduisons notre vie en gaspillant de l’eau. Je continue à espérer. Un miracle peut encore arriver. Son état s’aggrave d’heure en heure. L’eau manque. Je ne sais plus que faire : la sauver et risquer de mourir ou l’abandonner, son cas étant soi disant désespéré.

Mardi 28 Juin 2046
Cette nuit, ma tendre petite sœur s’en est allée de cette terre. Nous la pleurons, mais savons que nous ne tarderons pas à la rejoindre. L’eau diminue à vue d’œil et la nourriture commence à manquer. L’air est humide, sale. Tout moisit. Le sol est boueux. L’homme paye enfin le prix du saccage qu’il a fait de la nature. Le désespoir s’empare de la population et nous apprenons de nombreux suicides. Je continue à espérer. C’est un véritable carnage, nos ancêtres n’auraient jamais pu imaginer ça.
Ce journal a été retrouvé en France à Billom. Ce petit village se situe à 20 Km à l’est de Clermont Ferrand.
En effet, en juin 2046, un tsunami ravageant la France et l’Europe avait causé la perte de nombreuses personnes. Comme on peut le voir dans cet extrait, la survie des humains était remise en cause à ce moment là : les catastrophes naturelles ne faisaient que s’enchainer, provoquant des catastrophes nucléaires, pollution de l’eau liée aux usines… Heureusement ce phénomène inexplicable finit par s’arrêter en janvier 2047 sans aucune explication.
Cet extrait de journal découvert en avril 2083 est aujourd’hui conservé au musée de la nature à Ottawa au Canada. La reconstruction des villes et villages est un travail énorme. Les prévisions de l’accroissement démographique ont été chamboulées : 11 milliards avaient été prévus pour 2100, 740 millions pour l’Europe, la population européenne a quasiment été rayée de la liste… Le tsunami a beau s’être retiré, le niveau de l’eau a tellement augmenté qu’une partie de l’Europe est devenue océan, la seule partie de l’Angleterre encore émergente n’est plus que marais.
Les politiques espèrent une avancée technologique rapide pour arrêter la fonte de l’Arctique, autrement la catastrophe européenne ne va qu’empirer.

Lorentz Xénia, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature (E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

Naya, la guerre de l’eau

Naya, la guerre de l'eau

Nous sommes en 2124.

Les problèmes causés par le manque d’eau potable sur Terre n’ont cessé de s’aggraver. Aujourd’hui, la quantité d’eau non polluée sur la planète est infime, la population a été divisée par quatre et ne cesse de diminuer, l’espérance de vie moyenne est de 25ans et la fin du monde approche à grand pas.
Naya est une petite fille âgée de 9 ans, mais, malgré son jeune âge, sa peau est ridée comme celle d’une très vieille personne, ses cheveux sont presque inexistants, elle est extrêmement faible, tout le temps malade, elle est à la fin de sa vie. Cette misère touche toute la population mondiale, à l’exception de quelques élites qui ont encore accès au peu d’eau potable restant. Naya n’a droit qu’à un verre d’eau par jour, eau non assainie, non purifiée, porteuse souvent de maladies en tous genres. Sa famille n’a pourtant pas toujours vécu dans de telles conditions, puisqu’elle est l’arrière- arrière- arrière- petite- fille d’un Président des États Unis. Sur Terre, il n’y a presque plus de nourriture et les gens s’entretuent pour quelques gouttes d’eau ou pour quelques légumes. C’est le chaos total. Nous ne parlons plus de conditions de vie mais de survie. Une femme sur deux meurt à l’accouchement, les commerces ne fonctionnent presque plus, et un tiers de la population dort dans la rue. Tout est pollué, l’eau, l’air, à tel point que plus personne ne sort sans masque de protection. Toutes les villes sont recouvertes de nuages de pollution permanents, comme un brouillard constant, extrêmement nocif. La NASA envisage d’envoyer des hommes sur une autre planète, mais d’ici le moment où ils auront trouvé le moyen d’en rendre une habitable, les statistiques affirment qu’il n’y aura plus de vie sur Terre. Des centaines d’espèces d’animaux ont déjà disparu, c’est un désastre. Hommes, femmes, chaque être humain est terrorisé par son avenir, le nombre de suicides dans le monde chaque jour se compte maintenant en dizaines de milliers.
Ce matin-là, à son réveil, Barack Obama n’était plus tout à fait le même. Il savait qu’il devrait user de tout son pouvoir et de toute son influence politique pour que ce cauchemar ne devienne jamais une réalité. Il voulait désormais renforcer les actions de sensibilisation au développement durable, et prendre ce sujet très au sérieux. L’eau est loin d’être un simple moyen d’hydratation, c’est un élément essentiel pour la planète.

Mélissa Clar et Elsa Depaw, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature ( E. Néau) au CDI et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

Quels sont les liens entre les pesticides et notre santé ?

Quels sont les liens entre les pesticides

 

Quelles conséquences ont les pesticides sur notre santé et notre environnement ? C’est ce que Philippe PERIN, qui se définit comme un éco-infirmier, est venu nous expliquer. C’est un professionnel de la santé mais aussi de l’environnement. Il informe les gens sur le lien étroit qui existe entre la protection de l’environnement et notre santé.  Il intervient souvent dans les écoles afin de sensibiliser les générations à venir.

Qu’est-ce que la santé et quels sont les problèmes majeurs de notre époque ?

La santé est un capital sur lequel nous pouvons intervenir, c’est à nous d’en prendre soin et d’y faire attention. Comme nous ne nous en soucions guère tant qu’elle est présente, nous en abusons trop souvent sans nous rendre compte et ce capital se réduit peu à peu.

Le système médical est construit de telle manière que l’on ne soigne (prendre soin) que les personnes qui sont malades et qui vont consulter les médecins. On ne s’occupe pas des gens en bonne santé, il n’y a aucune prévention de la part de l’Etat et des médecins. « On préfère guérir que prévenir », ironise M. PERIN.

Que sont les pesticides et quelles conséquences peuvent-ils avoir sur notre santé et sur l’environnement ? Les pesticides (qui vient du latin « cida » tuer et de l’anglais « pest » nuisible) sont des substances utilisées en agriculture pour lutter contre des organismes nuisibles aux cultures. On peut classer les pesticides en quatre grandes classes bien qu’il en existe d’autres :

  • Les herbicides destinés à tuer les mauvaises herbes qui étouffent les végétaux d’intérêt ;
  • les insecticides destinés à éliminer les insectes qui se nourrissent ou pondent sur les cultures ;
  • les fongicides qui tuent les champignons microscopiques responsables de la pourriture ;
  • les parasiticides qui tuent les vers parasites.

Les pesticides sont des produits qui altèrent notre organisme, faisant apparaître des anomalies chez l’homme comme la puberté précoce, le cancer du sein et la baisse de la fertilité. 94 % des foyers français sont contaminés par les pesticides.

Des études ont montré que l’utilisation des pesticides était en lien direct avec l’augmentation de la leucémie, du diabète et de l’obésité chez les enfants. Certes, quelques campagnes de publicité ont été réalisées pour prévenir que l’abus de pesticides pouvait nuire à la santé des enfants. Cependant ce n’est pas seulement l’abus qui présente des risques mais bien l’usage des pesticides. Retirer les pesticides du marché serait la meilleure chose à faire pour préserver notre santé.

De plus, les pesticides ne sont pas seulement néfastes pour l’homme mais aussi pour l’environnement. Ils polluent l’eau et les sols. D’ailleurs, des études sur l’eau de Villefranche ont montré que celle-ci, d’un point de vue théorique, n’était pas potable à cause de la proportion de pesticides présents. Cependant ni les élus locaux ni les viticulteurs du Beaujolais (qui utilisent allégrement ces produits) ne s’en soucient !

En conclusion, notre santé est étroitement liée aux pesticides. Cependant ces produits phytosanitaires sont partout, dans les sols, dans l’eau, dans les aliments, sur les habits, dans les produits de la cosmétique… Nous sommes empoisonnés tous les jours, ce qui bien sûr, n’est mentionné ni par l’Etat, ni par les agriculteurs, ni par les entreprises d’industrie chimique.

La seule solution aujourd’hui est de faire prendre conscience aux consommateurs de la gravité de la situation. Il faut que l’Etat fasse plus de prévention et surtout qu’il subventionne et soutienne plus les agriculteurs qui veulent passer en agriculture biologique. La solution revient aussi au consommateur qui peut décider de ne plus acheter ces produits pleins de pesticides. Ce qu’il faut mettre le plus en avant, c’est bien sûr l’impact des pesticides sur la santé. Nous pensons que c’est sur cet élément que tout se jouera et que peu à peu toutes les populations prendront conscience de cette situation préoccupante.

Maëlys Sailly, Laure Muller, 2nde6.

Cette conférence s’est inscrite dans le cadre du programme de SVT (A. Portelli) et de physique- chimie (Félicie Duffez).

Conférence de Géologie le 20 avril 2011

            Ce Mercredi 20 avril 2011, M. ZUDDAS, chercheur à l’Université Claude Bernard, nous a fait l’honneur de venir nous présenter un exposé passionnant sur une question de grande importance : le problème des gaz à effet de serre, et plus particulièrement le Dioxyde de carbone (CO2).

Le sujet de sa conférence était « La préservation des eaux naturelles et la séquestration géologique du CO2, un défi pour le XXIème siècle?

Nous avons tout d’abord parlé de l’eau naturelle que l’on trouve dans les cours d’eau, les océans, les sous-sols, les nuages mais aussi du cycle permanent de l’eau, de son rôle vital.

Ensuite, nous avons abordé la question du CO2. Ce gaz naturel se trouve dans l’atmosphère en petite proportion (0.05%). Il est naturellement produit par les volcans, par exemple, qui en émettent lorsqu’ils sont en éveil. La biosphère, en respirant, en produit. Par contre, les végétaux chlorophylliens, en majorité dans les forêts, ont la capacité d’extraire ce CO2 pour produire du dioxygène (O2). C’est la photosynthèse, qui est la réaction inverse de la respiration.

Depuis l’industrialisation et l’utilisation du charbon, l’homme a produit en très grande quantité du CO2, notamment avec la combustion de ce charbon ou du pétrole, et aujourd’hui par l’utilisation de l’automobile ou des usines. Cela a provoqué une augmentation dans l’atmosphère de la quantité de CO2 depuis 50 ans, comme le montrent des études à Hawaï. De plus, quand la température augmente, la teneur en CO2 augmente, c’est l’effet de serre. Ce changement de température a pour impact la fonte des glaciers, le dérèglement des écosystèmes et des espèces et engendre des conditions climatiques extrêmes.

Que pouvons-nous faire pour limiter nos rejets de CO2 ?

Privilégier les moyens de transport en commun ou la marche, stopper la surconsommation, faire attention chaque jour à des détails comme éteindre la lumière, baisser le chauffage, éviter l’utilisation abusive de la climatisation etc.

Quant au CO2 présent dans l’atmosphère qui entraîne l’effet de serre, il faudrait le faire diminuer et c’est un des défis de la science. Une des idées retenues est celle du captage puis du stockage de CO2 anthropique en sous-sol. Des essais ont été réalisés aux USA, au Japon, au Canada, en Norvège et en France dans différents types de sols : des roches ou des anciennes poches de gaz et pétrole vides.

Or le CO2 réagit chimiquement et physiquement : il réagit avec les roches et fuit dans les couches supérieures. Il déplace de grandes quantités d’eau présentes en sous-sol, et la réaction entre l’eau et le CO2 provoque une augmentation de l’acidité de cette eau et la rend corrosive. De plus, le CO2 est un solvant de substances organiques chimiques qui se libèrent dans les eaux souterraines.

Les chercheurs tentent maintenant d’améliorer leur technique pour limiter l’arrivée de ces métaux lourds dans les eaux souterraines, accélérer la vitesse de stockage car, pour l’instant, celui-ci dure très longtemps à cause des énormes quantités de CO2. La préservation des eaux est le plus important car c’est une ressource vitale pour la vie.

Il sera sans doute possible, dans un certain temps, de stocker le CO2 dans les sous-sols mais il faut encore évaluer précisément les risques de fuites et leurs conséquences afin de sauvegarder la qualité des eaux souterraines.

Greg Batin et William Bosse (Seconde 4)

Ce travail a été réalisé en lien avec les cours de SVT de C. Larcher

Le réchauffement climatique : l’homme va devoir s’adapter…

Le 4 décembre 2009, la classe de 2°1 a assisté à une conférence animée par l’association Naturama sur la biodiversité, le réchauffement climatique et les diverses pollutions.

Guidés par un diaporama, les élèves ont pu découvrir ou se remémorer les causes et conséquences du réchauffement climatique. Monsieur Darpheuil a exploité de nombreux exemples et données.

Grâce à différents schémas produits pour la plupart par le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), nous avons compris les origines multiples de la pollution.

Un exemple ? Les centres d’enfouissement technique où sont regroupés les déchets encombrants.

Ceux-ci produisent des substances toxiques par l’intermédiaire de ces ordures enterrées. Le «lixivia» (ou percolat) est le liquide résiduel qui provient de l’imprégnation progressive de l’eau à travers un matériau. Il vient de l’adjectif latin « lixivius », qui signifie « de lessive », « eau qui sert à laver ». Ce terme est aussi utilisé pour nommer les « jus de décharge ». Ces polluants coulent dans les sols et rejoignent les nappes phréatiques. Tout le cycle de l’eau est ainsi encrassé.

Les descriptions et exemples donnés par l’animateur nous ont permis de comprendre que les efforts à fournir pour trier nos déchets, réduire la pollution, restreindre les rejets de CO² sont inférieurs au prix à payer pour réparer les dégâts.

Du point de vue de l’inévitable, la montée des eaux en cours causera et cause déjà des mouvements de réfugiés climatiques. La faune et la flore vont évoluer ; certains animaux réussiront à s’adapter, d’autres risquent de disparaître. L’homme aussi, en tant qu’animal évolué, va devoir s’adapter.

Il faut garder en tête que la surconsommation des pays riches est incompatible avec l’augmentation de la population mondiale. La somme de ces deux problématiques montre qu’il faudrait réorganiser entièrement les habitudes de vie humaines. L’impact de l’homme sur la nature et le changement climatique en route sont à accepter comme des vérités mondiales. Malgré le fait qu’une seule partie des hommes soit responsable de ces bouleversements, tous vont avoir à en payer le prix.

Cette conférence nous a permis d’aborder les notions du programme liées au réchauffement climatique d’un point de vue moins scolaire.

Christelle Laplanche

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT (Mme Larcher)

Merci la FRAPNA !

Grâce à Julie, une représentante de la Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA),  la classe de 2°5 s’est « instruite » le 18 mars 2009 sur les gestes à adopter pour protéger l’environnement.

La conférence se composait d’ateliers et d’un diaporama. Les quatre ateliers sur l’eau (domaine spécifique de l’intervenante) nous (ré)apprirent comment fonctionne le cycle de l’eau, quelle est la quantité d’eau sur Terre, quelle utilisation on en fait etc.

C’est avec un puzzle, des quizz et des pipettes que l’on a tous appris en s’amusant.

Saviez-vous que l’eau destinée aux activités humaines représente 0,01% de la quantité terrestre ? Frapna 1

Qu’en se brossant les dents (environ 3 min) sans fermer le robinet nous dépensons 15L d’eau ?

Nous non plus, rassurez-vous !

Après une pause bien méritée, Julie a lancé son diaporama pour nous parler du développement durable et de ses grandes thématiques ainsi que de l’éco-citoyenneté.

Qu’est-ce qu’un écosystème ? Que signifie être écocitoyen ? Depuis quand parle-t-on de développement durable ? Comment peut-on aider à la protection de l’environnement ? Julie a répondu à ces questions pendant ces deux heures.

L’air, l’eau, les énergies renouvelables et les déchets sont les principales préoccupations de cette association créée en 1971. Indépendante de tout mouvement politique, elle est agréée par le Ministère de l’Environnement depuis 1978 et reconnue d’utilité publique depuis 1984.

La FRAPNA est membre de France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.

C’est avec un grand sourire et un grand merci à Julie que nous repartîmes en cours de math sans oublier d’éteindre la lumière avant de sortir de la salle…

Eva Baffert 2°5

Cette conférence a eu lieu dans le cadre des cours d’ECJS avec Mme Lefebvre en partenariat avec les documentalistes.