Envers et contre tout, en vert et pour tous !

Envers et contre 1

A l’initiative des responsables de  la Pastorale,  les élèves de Terminale ont participé le Jeudi 26 avril de 13h30 à 16h30 à un temps fort intitulé « Envers et contre tout ? En vert et pour tous ! », afin de réfléchir, partager en petits groupes,  avec des intervenants aux problématiques suivantes :

Envers et contre tous : une écologie du désespoir et de la résistance contre un monde qui consomme, se consomme, se consume et s’éteint ?

Envers et contre tout : une écologie frustrée et culpabilisante à laquelle on nous force alors qu’on veut vivre pleinement et jouir et profiter….Se restreindre malgré tout et moins vivre ?

En vert et pour tous : une écologie altruiste et solidaire, pour toi, pour moi, pour aujourd’hui et pour demain ?

En vert et pour tout : une écologie de la relation, du temps, de la nature, de l’amour, de l’art…une écologie intégrale ?

En  guise d’introduction ils ont regardé  et réagi à des extraits de Human de Yann Arthus-Bertrand.  Ensuite, ils se sont répartis dans 3 ateliers de leur choix dans au moins 3  de ces pôles :

Pôle A : S’émerveiller

Atelier A1 : « Intériorité : s’émerveiller devant la nature », animé par Sr Marie-Geneviève Poulain, religieuse de l’Assomption.

Description : dans un monde où tout va trop vite, prendre le temps de souffler, de se mettre à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de nous, de s’émerveiller devant le printemps qui surgit…

Cet atelier propose plusieurs expériences pour vivre une pleine présence à soi, à la création, aux humains.

Un temps de relaxation guidée pour apprivoiser son souffle et ses  pensées, une marche contemplative dans la nature pour s’émerveiller, une danse de bénédiction pour sentir tout cela avec notre corps.

Atelier A2 : « La Création dans la Bible, le projet de Dieu », animé par Sr Anne-Flore Chocarne, religieuse de l’Assomption.

Description : la Bible appartient au patrimoine littéraire et culturel de l’humanité. Ses histoires ont modelé le monde dans lequel nous vivons. Elle fait partie des récits fondateurs ; si elle fait sens pour les croyants, elle entre aussi en résonance avec la réflexion philosophique et anthropologique contemporaine.

Cet atelier propose d’ouvrir un espace de contemplation et de réflexion, permettant de relier entre elles les questions philosophiques et religieuses, pour se préparer à des choix de vie engagés et éclairés en cohérence avec les valeurs chrétiennes.

Pôle B : Réfléchir

Atelier B1 : « Quel monde pour demain ? », animé par Julien Grisoni, ancien élève de Mongré, élève en hypokhâgne AL, option cinéma.                                                                                                                                                           Description : à partir d’extraits du film Demain  : “Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.” A travers ces extraits, nous verrons comment la société civile prend notre avenir en main, et comment un changement est possible, à travers l’action de chacun.

Atelier B2 : « Monde ou e-monde ? », animé par Françoise Angelot, professeur d’économie  et Jean-Philippe Coumel, professeur de  philosophie.

Description : depuis quand je n’ai pas vu le monde ? Tous les jours je le vois, je le touche et je le balaie du doigt ! Le monde immatériel, l’e-monde ? L’immonde ? Quand la technologie se fait envahissante, quelle place encore pour l’homme dans le travail, la relation, le temps ? A partir d’un dialogue économico-philosophique, nous débattrons de ce qui fait notre monde.

Pôle C : Rencontrer des acteurs de demain

Atelier C1 : « Stratégie d’une collectivité en matière de développement durable »,  animé par Marie-Line Dumas, professeur de Géographie et Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon, en charge du Plan Climat.

Description : plan climat, éco-quartier, plan de recyclage et de traitement des déchets, plans de déplacements…autant de projets que les collectivités peuvent mener, avec un objectif : améliorer les conditions de vie des habitants, dans une perspective de développement durable. Pendant cet atelier, nous découvrirons un projet de ce type mené près de chez nous.

Atelier C2 : « Un projet d’habitat partagé » : l a Bénisson-Dieu »,  animé par François Nollé et Antoine Scherrer, fondateurs de cet éco-hameau.

Description : vivons-nous mieux aujourd’hui qu’avant ? La technologie est-elle mauvaise ? Les réseaux sociaux sont-ils sociaux ? Faut-il arrêter de manger de la viande et de prendre l’avion ? Les énergies renouvelables se renouvellent-elles ? Faut-il sauver les bébés phoques ? La maison de retraite, une solution pour les vieux ? Qu’est-ce que l’écologie intégrale ?

Atelier C3 : « Alimentation et territoire », animé par Marion Mazille, ancienne élève et protagoniste du film Regards Sur Nos Assiettes.

Description : « L’alimentation est un sujet qui nous concerne tous. L’acte de manger qui paraît en soi anodin impacte beaucoup ce qui se passe autour de nous. » Où a été produit ce que je mange ? Dans quelles conditions cela a-t-il été produit ? Que raconte le paysage autour de moi sur l’alimentation produite ici ? Comment mon alimentation impacte-t-elle mon environnement ?  A partir d’extraits du film Regards Sur Nos Assiettes, nous nous interrogerons et nous tenterons de comprendre les relations entre notre alimentation et le territoire qui nous entoure.

Pôle D : S’entraîner

Atelier D1 : « L’écologie de nos relations », animé par Véronique Mille et Muriel Blanc, animatrices en pastorale.

Description : atelier sur la communication non violente (CNV) : écoute, bienveillance, empathie, expression de ses besoins et demandes en « Je ».

Nous découvrirons en quoi consiste cette technique à travers un jeu nous mettant en action pour vivre des relations vraies et apaisées.

Atelier D2 : « Vers une écologie du débat ? », animé par Mathieu Guillermin, Ucly

Description : un avis personnel c’est bien…Une conscience globale du problème c’est mieux.

Doit-on sauver toutes les espèces en danger ? Doit-on sauver la nature seulement car elle nous permet de vivre ?… Formez des équipes et marquez des points en trouvant des arguments en faveur d’une position ou d’une autre…Faites des combos d’arguments contradictoires pour multiplier vos points…

Atelier D3 : « Mongré, un lycée éco-responsable », animé par les éco-déléguées de 1ère  et Elisabeth Novales et Anne-laure Clément,  documentalistes.

Description : l’équipe développement durable de Mongré vous présente les projets pédagogiques menés à l’échelle de l’établissement et qui ont permis d’obtenir le label “éco-responsable” au niveau Expert.  Les éco-délégués vous présenteront aussi les motivations de leur engagement.

Atelier D4 : « Ecologie et art de vivre chrétien », animé par le père Arnaud Alibert, prêtre accompagnate.

Description : la presse parle de « mur écologique », un mur qu’il va nous falloir franchir sinon notre monde ira vers des temps de plus en plus difficiles, en particulier pour les peuples les plus vulnérables. C’est l’occasion pour chacun de changer de vie. La foi chrétienne appelle à ce changement et propose des manières précises  de le réaliser en conciliant notre devoir écologique et les attendus de notre religion. Cet atelier propose de faire découvrir les aspects écologiques pratiques de l’enseignement de l’Eglise.

Envers et contre 2

En qualité d’éco-déléguées, nous avions comme mission de présenter un  des ces ateliers  « Mongré,  un établissement éco-responsable ». Voici le contenu de notre intervention auprès de 3 groupes :

Présentation  du projet d’établissement : Etre un lycée éco-responsable, c’est quoi au juste ?  C’est un établissement  qui forme ses élèves, futurs citoyens, aux problématiques du développement durable, aussi bien dans le cadre des enseignements et de la vie scolaire, que par son fonctionnement et sa gestion. Il nécessite l’implication de l’ensemble des personnels et des élèves au service de la construction et de la mise en œuvre d’un projet collectif qui se traduit en actions concrètes valorisées et évaluées dans la durée.

–          Mongré,  engagé depuis 10 ans  dans cette démarche, a obtenu  officiellement  le  label  « établissement éco-responsable », décerné par le Rectorat de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes

o   Une première fois  en 2008 ;

o    renouvelé au niveau EXPERT en 2015 pour 3 ans  (Collège et Lycée).

–          Mongré s’engage donc, moyennant des subventions de la Région,  à atteindre sur 3 ans des objectifs en conformité avec les objectifs du développement durable.

Les actions s’articulent autour de :

o   La gestion des déchets : récupération, tri et recyclage du papier à tous les niveaux (salles de classes, bureaux administratifs, salle des professeurs, salles des DS) ;

o   les pratiques alimentaires : introduction à la cantine  de produits bio  et issus de l’agriculture raisonnée dans le cadre des circuits courts ;

o   les économies d’énergie : installation d’ampoules basse consommation et raccordement de l’établissement à l’incinérateur de déchets de Villefranche. Les économies réalisées, ajoutées aux subventions de la Région, permettent de réaliser des travaux d’isolation.

–          Les pratiques pédagogiques à Mongré :

o   Chaque classe compte 2 éco-délégués choisis sur la base du volontariat en début d’année scolaire ;

o   un comité de pilotage présidé par le Chef d’établissement réunit 3 fois par an les  « Super éco –délégués » de Première et de Terminale,  les professeurs  référents du collège et du lycée, les autres acteurs  impliqués dans cette démarche tels que des professeurs, le gestionnaire, le chef cuisinier, chacun apportant sa contribution et ses idées ;

o   des temps forts sont organisés plusieurs fois dans l’année : repas zéro déchets (tri et pesée des déchets) / journée sans portable (sensibilisation aux effets néfastes sur la santé du téléphone portable))/ participation à la fête de l’environnement à Villefranche /Semaine du développement durable ;

o   participation à des sorties  scolaires, à des conférences, des séminaires et  à des concours académiques en lien avec l’Education au Développement Durable ;

o   participation au programme triennal  Erasmus + avec un lycée belge et un lycée allemand autour de nos pratiques éco-citoyennes (2016/2017- 2017/2018- 2018/2019)

o   aménagement du parc :

– un potager et une ruche entretenus essentiellement par les éco-délégués du Collège «  Jardiniers » et » Apiculteurs »avec leurs professeurs référents ;

– une spirale d’aromatiques : ce parterre surélevé en spirale fut inventé par les Anglais pour créer des conditions nécessaires à l’introduction de plantes aromatiques dans leurs jardins et ainsi lutter contre le climat humide de l’île ;

–  une « oasis nature », un lieu où l’homme laisse la nature s’installer pour favoriser la biodiversité ;

– un hôtel à insectes ;

o   réalisation d’un journal annuel « Vert Mongré » et du blog du même nom,  qui donnent à lire  les articles écrits par les élèves à l’issue de chaque action ou sortie.  Le journal  est distribué à chaque famille au mois de janvier.

Présentation de notre engagement  en tant qu’éco-déléguées  (motivations, actions menées, bénéfices…)

Présentation de la ruche et du parc

–          La ruche est entretenue par les éco-délégués « apiculteurs »  avec 3 professeurs et un apiculteur professionnel. La récolte est ensuite vendue et l’argent sert à acheter le matériel nécessaire à l’entretien de la ruche. Récolte 2016 : 19kg  / Récolte 2017 : 26 Kg.

Dans le parc :

–          Le potager est  essentiellement entretenu par les éco-délégués du Collège « Les jardiniers » entourés de professeurs, surtout à partir du printemps ! Cette année ils ont semé des graines de légumes, d’aromatiques et de fleurs Kokopelli, nom d’une association qui collecte et distribue des semences bio, reproductives et libres de droits ;

–          la spirale d’herbes aromatiques et l’hôtel à insectes construits par les collégiens  ont pour objectif de préserver la biodiversité ;

–          l’oasis nature : Pierre Rabhi, paysan philosophe, est à l’origine du concept des Oasis en Tous Lieux dans les années 90 : «  L’objet des Oasis en Tous Lieux est d’être des oasis de convivialité, d’abondance et de bien-être. Les Oasis en Tous Lieux seront des graines d’espoir dans un monde désertifié par la rupture des liens sociaux et par la séparation d’avec le milieu naturel ».

Le mouvement est organisé au niveau national  et international avec des correspondants locaux, parmi lesquels Hubert Reeves et son association Humanité et Biodiversité, qui intervient dans les instances parlementaires.

Installée en 2012 dans le parc de Mongré, nous avons pris le temps d’en expliquer l’intérêt aux élèves.

Envers et contre 3

Qu’est-ce qu’une Oasis Nature ?

Une Oasis Nature, c’est un jardin, un parc, un domaine, un lieu où la nature est respectée et peut se développer. Dans tous les cas, c’est un espace où la biodiversité s’épanouit. Quelques fleurs suffisent pour faire revenir coccinelles, abeilles et papillons. Alors finis les pesticides et la chasse…

Elle permet ainsi  l’apparition d’une flore et d’une faune riches et variées ! Et la multiplication de ces lieux d’accueil est une contribution certaine à la sauvegarde de la biodiversité pour le plus grand bien de la nature mais aussi pour le nôtre ! C’est là que nous avons  d’ailleurs installé notre hôtel à insectes !

Pourquoi créer une Oasis Nature ?

–          Parce que l’urbanisation va croissante et s’ajoute aux méfaits des pollutions ;

–          pour enrayer la dégradation de la biodiversité locale ;

–          pour assurer les continuités et les proximités entre les milieux naturels;

–          pour permettre aux espèces de circuler et d’interagir,  et aux écosystèmes de fonctionner.

En résumé, «  les Oasis Nature sont des lieux de vie proposant des alternatives de mode de vie  dans tous les domaines : habitat, énergies, gestion de l’eau et de la terre, santé, éducation) et visant une autonomie fondée sur la Terre nourricière, la pluriactivité et les échanges favorables à la reconstitution du lien social et à la coopération ville/campagne. Elles favorisent les pratiques écologiques  alternatives (agroécologie, permaculture),  solidaires et intergénérationnelles ».  http://www.humanite-biodiversite.fr

Nous avons été très contentes d’apporter notre contribution à ce temps fort et espérons que les élèves que nous avons accueillis garderont de  Mongré  un souvenir durable !

Envers et contre4

Ella Godfroy (1ES1), Agathe Colletta (1ES1), Marie Rochas(1S2), Marine Dandois (1S3), Valentine Charpy(1S3), éco-déléguées de 1ére.

Oh rage !

Une brise légère passait dans la forêt
Un ciel de nuages couvert annonçait un orage d’été
Un grondement se fit entendre
Puis plus rien…on ne peut pas comprendre.
Une lumière soudain jaillit
Mais d’un éclair cela n’est pas dit
Un oiseau du haut de son nid
Vit des monstres dont le moteur vrombit
Puis l’orage se déchaîna
Et les monstres avancèrent avec fracas
Avec leurs forces tout s’éclaira
Leur travail incendiaire commença…
Lorsque le soleil fit son apparition
Tout revint dans un calme assourdissant
Mais on remarqua alors la disparition
D’un grand nombre d’arbres si réconfortants.

Seconde 1- Lire pour demain
Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Il est venu le temps du dernier soupir…

Il est venu le temps

Il est venu le temps du dernier soupir…
Il est venu le temps du dernier soupir
Petit ours blanc qui va bientôt mourir
Seul sur son petit bout de glace
Il attend lentement que les heures passent.
Repensant à toutes les joies qu’il a partagées
Ces derniers temps sur ses monts glacés
Vous, petits hommes de la cité.
Pensez à ces heures tant aimées que vous avez gâchées.
Dans votre monde fermé à la discussion
Vous ne pensez pas que votre pollution
Peut changer le cours d’une existence.
Il est à terre, son poids l’emmenant à la mort
Volant sa vie, son précieux trésor…
Il est venu le temps de son dernier soupir

 

Seconde 1- Lire pour demain
Cet article a été écrit par la classe de seconde 1 dans le cadre de l’EDD (E. Novales) et en lien avec les cours de français d’E. Néau

Lorsque la couture s’allie à la nature…

Depuis une demi-dizaine d’années, l’écologie a pris une place importante au sein de notre habitat. En effet, afin de préserver notre planète, des dispositifs ont été mis en place : économiser l’eau et l’énergie, trier les déchets, manger « bio ». Ce sont de petits gestes du quotidien qui s’accompagnent de plus en plus de plus grandes initiatives comme l’installation de panneaux solaires sur les toits ou le remplacement des tuiles rouges par de l’herbe bien verte. Cependant, l’écologie n’est pas souvent présente dans les magazines de mode, et donc dans nos placards.

L’ « écolo-chic », peut-il exister ? La haute-couture peut-elle être écologique ?

Cette « mode écologique » a été tentée, tout d’abord par Maroussia Rebecq ; elle a lancée l’agence de création Andrea Crews en 2001. Cette agence mêle le prêt-à-porter à l’art et à l’écologie. En effet, de jeunes artistes sont sollicités afin de redonner à de vieux vêtements une nouvelle vie. C’est ainsi que les vêtements ne sont plus jetés dans des poubelles mais sont recyclés.

Ekyog s’est aussi lancé ce défit en 2003. A l’époque l’idée de créer une marque entièrement écologique était presque inconcevable, car l’écologie n’avait pas encore sa place dans la société de consommation. « Ekyog prouve qu’il est possible, non seulement de penser le monde autrement mais surtout de FAIRE le monde autrement… Il est possible de produire un coton de la plus grande qualité en respectant la terre, sa santé, celle de sa famille, et en gagnant plus décemment sa vie… » C’est cet esprit de la famille qui a poussé Nathalie et Louis-Marie Vautier à créer cette « marque de Mode Biologique ».

Le jour de leur mariage, toutes les femmes rêvent d’une robe magnifique, qui fasse de cet évènement un moment exceptionnel. Maud Weibel est une jeune styliste qui se consacre  justement aux robes de mariée. Cependant, vous ne trouverez pas chez elle des robes « ordinaires » en soie et dentelles… Cette jeune créatrice a décidé d’explorer une nouvelle mode : les robes en papiers. C’est ainsi une manière d’être la plus belle mariée tout en préservant notre planète.

Du reste, lors de  l’année 2009, la ville de Lyon a accueilli une exposition de vêtements en papier réalisés par Isabelle Borchgrave sensibilisant ainsi les visiteurs à la beauté du travail effectué avec du papier « kraft, bulle »…

Mais dans les sphères de la haute-couture, un homme, Karl Lagerfield, a récemment placé (inconsciemment), Chanel sur le devant de la scène écologique ou plus précisément, sur la banquise. Un défilé a eu lieu le 9 mars 2010, au Grand Palais de Paris, transformé pour l’occasion en une scène polaire, on pouvait y voir des mannequins défiler avec des fourrures. « Ce n’est pas de la vraie fourrure, même si je déteste ce terme de fausse. Autrefois la fausse fourrure était hideuse, on a fait des progrès énormes« , a expliqué M. Lagerfeld. Néanmoins, il faut préciser que ce défilé n’était pas vraiment «  écolo » car, certes, des fourrures synthétiques ont été utilisées, mais trop de dioxyde de carbone a été rejeté dans l’air pour l’importation du décor.

Toutefois, ces progrès dont parle Karl Lagerfiel peuvent intéresser d’autres couturiers. Si bien que certains pourraient s’en inspirer et, qui sait, créer du Vuitton, du Dior ou encore du Prada en fausse fourrure, faux cuir. Cela  pourrait peu à peu sauver des espèces en voie de disparition…

Amélie Rochard, Camille Antoine et Eva Baffert, 1ère L

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert.

Mongré obtient le label de Lycée Eco-Responsable

La Région Rhône-Alpes, les Académies de Lyon et de Grenoble et la DRAFF (La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes) viennent d’attribuer à Mongré le label « lycée éco-responsable ». Celui-ci s’applique par extension à toute la cité scolaire.

Il s’agit là d’une véritable reconnaissance de tout le travail effectué depuis de nombreuses années par les enseignants dans l’éducation au respect de l’environnement. Certains professeurs n’ont pas attendu, en effet, l’heure du « développement durable » pour mettre en place, il y a bien longtemps, des gestes écologiques. Je pense notamment à Brigitte Carpentier (SVT), Jean-Marc Chapel (Technologie), Jeanine Laur (Documentation) mais il y en a bien d’autres.

Ce label nous incite également à poursuivre nos efforts quant à une administration plus responsable de l’établissement. Vincent Claire (gestionnaire) et Franck Segretain (comptable) s’efforcent au quotidien de concilier la gestion des comptes et le respect de l’environnement (légumes biologiques à la cantine, économies d’énergie…). Denis Jaillard, directeur de l’établissement, fait de cette démarche écologique une de ses priorités.

Notre défi, à présent, est de rallier toute la communauté éducative à cette grande et belle cause : vivre et nous développer sans sacrifier une autre partie de l’humanité (rapport Nord/Sud), sans détruire une partie du vivant (biodiversité) et sans compromettre l’existence des générations à venir.

Cécile Lecocq Hubert, documentaliste et professeur de philosophie.

Brits go green !

Quatre élèves de 1èreS2 ont réalisé un film dans lequel elles caricaturent le comportement des Britanniques en matière de développement durable.

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

Carole-Line, Charlotte, Marie-Eugénie et Fanny

La scène se déroule lors de l’émission « Eco-News » dans laquelle une journaliste (Charlotte) interviewe une représentante du gouvernement nommée Mrs. Turner (Carole-Line), une star du show business, Diana Smith (Marie-Eugénie) et le leader du groupe Radiohead, Thom Yorke (Fanny).

La première invitée nous dévoile toutes les mesures du gouvernement Brown pour sauver « la planète bleue ».

Notre starlette anglaise quant à elle, explique qu’elle ne porte que des vêtements fabriqués en coton organique achetés chez Dorothy Perkins et ne se maquille qu’avec des produits « bio » non testés sur les animaux (merci The Body Shop) car « l’écologie, c’est super-important ! ». La nuit, elle ne sort que dans une boîte de nuit écologique (et select) de Londres.

Ensuite, le chanteur de « Radiohead » (Fanny) nous sensibilise à sa tournée écolo au cours de laquelle ne seront utilisés que des bus hybrides et des ampoules à basse consommation. Les pochettes des CD seront fabriquées en plastique recyclé et les concerts auront lieu en centre ville afin que les fans puissent venir à vélo.

Ce sketch s’est déroulé dans la bonne humeur et les fous rires. Il était important pour les élèves de montrer que le développement durable ne doit pas être rattaché systématiquement à un discours culpabilisateur. L’humour est aussi un bon moyen de communiquer en faveur de la protection de l’environnement.

Ce travail a été réalisé lors des séances d’ECJS avec C. Lecocq-Hubert.

La ferme du futur, d’abord écologique

ferme 1

L’agriculture biologique est, pour commencer, un mode de production excluant les Organismes Génétiquement modifiés (OGM) ainsi que l’usage de fertilisants de synthèse et autres produits chimiques (comme les pesticides). Elle favorise la rotation des cultures, le recyclage des matières premières naturelles et privilégie surtout le respect de l’environnement tout en améliorant les rendements.

L’Agriculture Biologique : phénomène de mode ?Logo_AB_fr

Depuis quelques années, le phénomène « Bio » prend de l’ampleur (on entend de plus en plus souvent parler de produits certifiés « bio »). Mais à quoi cela est-il dû ? Sans aucun doute à la très forte médiatisation .Avez-vous déjà eu connaissance de l’existence de ces produits sans passer par la publicité ?

De nos jours, l’écologie est un enjeu mondial. C’est en effet le seul moyen de limiter la trop grande pollution sévissant en particulier dans les pays industrialisées ou en voie de développement. On peut bien évidemment en conclure que, malgré de nombreuses campagnes publicitaires, il ne s’agit pas d’un phénomène de mode mais bien d’une préoccupation légitime.

Pourquoi l’écologie doit-elle  être notre préoccupation ?

Devant les enjeux d’un monde en mouvement permanent, créer un développement, à la fois efficace aussi bien sur le plan économique que sur le plan environnemental, est un défi digne d’être relevé. Cela constitue le principe le plus important de l’agriculture biologique et du développement durable en général. Adopter l’écologie permet de prouver que l’on peut vivre très bien,  tout en limitant les gaspillages. Et cela est valable pour l’agriculture.

Quelques chiffres :

  • Cette année, 48% des Français ont consommé un produit Bio au moins une fois par mois,  soit une hausse de 2% par rapport à l’année précédente.
  • 86% des Français pensent que l’Agriculture Biologique doit être développée.
  • 4 Français sur 10 trouvent normal de payer ces produits plus cher.
  • 77% des Français pensent que l’Agriculture Biologique est un excellent moyen pour lutter contre les problèmes environnementaux.

Et notre visite ? :

De plus en plus d’infrastructures écologiques apparaissent chaque année en France. La « Ferme du Chapi » en est un exemple.

Elle illustre parfaitement l’harmonie entre protection de l’environnement et bons rendements. En revanche, l’Agriculture Biologique ne se limite pas seulement aux infrastructures,  mais aussi à un mode de fonctionnement.

Blandine et Pascal Jourdain préparent une piscine écologique

Blandine et Pascal Jourdain préparent un bassin d'assainissement des eaux usées de la maison.

Respecter la nature, c’est avant tout proscrire l’usage des produits dangereux et donc la protéger au mieux. Cela garantit au final un produit de qualité et surtout totalement naturel.

Arthus Sibille, Romain Turin, Jean-Baptiste Gourdin, François Vincenot. 2de 4

Ce travail a été réalisé lors des cours d’ECJS avec Mlle Martin en collaboration avec Mme Novales (documentaliste)

Merci la FRAPNA !

Grâce à Julie, une représentante de la Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature (FRAPNA),  la classe de 2°5 s’est « instruite » le 18 mars 2009 sur les gestes à adopter pour protéger l’environnement.

La conférence se composait d’ateliers et d’un diaporama. Les quatre ateliers sur l’eau (domaine spécifique de l’intervenante) nous (ré)apprirent comment fonctionne le cycle de l’eau, quelle est la quantité d’eau sur Terre, quelle utilisation on en fait etc.

C’est avec un puzzle, des quizz et des pipettes que l’on a tous appris en s’amusant.

Saviez-vous que l’eau destinée aux activités humaines représente 0,01% de la quantité terrestre ? Frapna 1

Qu’en se brossant les dents (environ 3 min) sans fermer le robinet nous dépensons 15L d’eau ?

Nous non plus, rassurez-vous !

Après une pause bien méritée, Julie a lancé son diaporama pour nous parler du développement durable et de ses grandes thématiques ainsi que de l’éco-citoyenneté.

Qu’est-ce qu’un écosystème ? Que signifie être écocitoyen ? Depuis quand parle-t-on de développement durable ? Comment peut-on aider à la protection de l’environnement ? Julie a répondu à ces questions pendant ces deux heures.

L’air, l’eau, les énergies renouvelables et les déchets sont les principales préoccupations de cette association créée en 1971. Indépendante de tout mouvement politique, elle est agréée par le Ministère de l’Environnement depuis 1978 et reconnue d’utilité publique depuis 1984.

La FRAPNA est membre de France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.

C’est avec un grand sourire et un grand merci à Julie que nous repartîmes en cours de math sans oublier d’éteindre la lumière avant de sortir de la salle…

Eva Baffert 2°5

Cette conférence a eu lieu dans le cadre des cours d’ECJS avec Mme Lefebvre en partenariat avec les documentalistes.

Peut-on faire l’économie de la Nature ?

Nous sommes allés à une conférence d’Éloi Laurent, un économiste de l’OFCE, qui portait sur la nécessité de donner ou non un prix à la nature. Quatre thèmes ont été présentés tour à tour…

Photo FSEG

Photo FSEG

  • La valeur de la nature

Peut-on donner un prix à la nature ? Et donner un prix, est-ce nécessaire au développement durable ?

Éloi Laurent pense effectivement que cela est possible et est nécessaire. Selon lui, on peut valoriser la nature dans le sens où l’on peut valoriser une ressource naturelle, lui assigner un prix. Il a donné notamment l’exemple de l’eau, car elle est une ressource difficile à transporter  qui crée beaucoup d’activité économique ; il a aussi évoqué la forêt, un véritable espace économique car il abrite à la fois des activités de sylviculture (ayant une valeur économique) et une biodiversité (avec une valeur écologique).

M. Laurent considère que cette valorisation de la nature pourrait avoir lieu dans le cas d’un changement de théorie économique, d’une redéfinition du dogme économique actuel. Il estime dans cette perspective que la crise économique existante pourrait parfaitement servir à ce changement en réconciliant économie et nature.

L’économiste affirme, de plus, que « les générations futures doivent être incluses dans les négociations ». D’après M. Laurent, les questions environnementales sont des questions éthiques ; on ne peut pas simplement résonner en termes d’utilité. D’ailleurs certains chiffres parlent d’eux-mêmes : en 30 ans (1970 – 2006) le niveau de vie monétaire des français avait doublé tandis que la biodiversité mondiale chutait de 30% (soit 1/3 d’espèces naturelles en moins sur la planète)… (Source INSEE et WWF).

  • La fiscalité verte

Faut-il introduire une fiscalité verte ? Quelles sont les activités imposables, jugées malsaines pour l’environnement ? Dans quelle mesure une fiscalité verte, peut-elle être efficace ?

M. Laurent nous a d’abord parlé de l’externalité, une situation économique dans laquelle l’acte de consommation ou de production d’un agent influe négativement (ou positivement) sur la situation d’un autre agent non impliqué dans l’action. Dans l’exemple d’Éloi Laurent, il s’agit des feux de champs engendrés par le trafic ferroviaire dans l’État du Nebraska au États-Unis. M. Laurent reprend ici la théorie d’Arthur Pigou, qui fut le professeur de John Keynes, selon laquelle l’agent influant doit indemniser l’agent victime pour le préjudice. En fait c’est Pigou qui introduit le principe de « pollueur-payeur » dès la première moitié du XXème siècle, sans doute le père de l’économie de  la nature. La taxe « pigouvienne » vise donc à internaliser une externalité. Il s’agit en fait de calculer le coût de l’externalité (le coût social/environnemental), et de mettre en place une taxe de valeur équivalente afin de décourager les activités polluantes. Dans le cas du trafic automobile, on ne connaît pas le prix de l’externalité (que se soit en terme de santé ou de pollution environnementale), car il est impossible d’évaluer les dommages exacts que cause la pollution automobile.

M. Laurent nous a aussi dit que la fiscalité verte représentait en moyenne dans le monde, 3% du PIB d’un pays. Les taxes concernent le plus souvent le domaine de l’énergie. Selon lui, les écotaxes sont réellement efficaces (exemple de la Suède), mais peuvent engendrer des inégalités sociales. En effet, par exemple une taxe sur les carburants (grande partie du budget des ménages pauvres) créerait de nombreuses inégalités, ce serait donc une atteinte à la justice sociale. En outre, les taxes sur la pollution favorisent bien sûr l’environnement, mais si elles s’accompagnent de mesures visant à diminuer les taxes professionnelles, cela aura par la même un effet positif sur l’emploi et la croissance économique.

D’après Éloi Laurent, la fiscalité verte est fondamentale mais il faut savoir la doser correctement pour éviter qu’il y ait un effet contre productif dans la sphère économique. Ainsi il rejette l’idée selon laquelle les entreprises des pays taxés sur le CO2 pourraient avoir des problèmes de compétitivité à l’étranger face à des entreprises et des pays non taxés. L’idée étant de compenser la perte relative de compétitivité par une taxe CO2 sur les produits étrangers.

  • La croissance verte

Ne faut-il pas limiter la croissance, voire prôner la décroissance afin de sauvegarder l’environnement ?

Le problème qui se pose actuellement en termes de décroissance s’est déjà posé au XIXe siècle dans des termes légèrement différents, mais le raisonnement reste malgré tout équivalent. Tout d’abord, M. Laurent reprend la théorie de Thomas Malthus (économiste classique prônant la décroissance démographique afin de pouvoir nourrir l’ensemble de la population) et la compare aux économistes favorables à la décroissance mais cette fois-ci non plus pour préserver l’alimentation mais afin de préserver la nature. Or il constate que la population mondiale n’a cessé d’augmenter depuis la première moitié du XIXème siècle (environ à partir de 1820), alors que le PIB par habitant a augmenté de façon très similaire (courbe en forme d’une crosse de hockey). Cela s’explique par des gains de productivité liés au progrès technique.

Aujourd’hui, le problème du changement climatique peut être appréhendé de la même manière avec des courbes des températures suivant, elles aussi, le tracé de la crosse ; or, là encore, on peut penser que des efforts en matières d’investissements verts permettront de ralentir cette croissance exponentielle des effets négatifs sur l’environnement tout en ayant un effet bénéfique sur l’économie qui pourra ainsi entamer une nouvelle phase de croissance économique basée sur l’écologie. M. Laurent prône la création d’emplois verts dans les secteurs des transports et du bâtiment (les deux secteurs les plus pollueurs en France en 2006). Il faut investir dans ces domaines, car il n’y a actuellement que 2 millions d’emplois verts dans le monde. Il préconise donc une fiscalité verte afin d’inciter les entreprises à investir dans ce secteur.

  • La nouvelle écologie politique

Selon Éloi Laurent, le capitalisme financier autorégulé est un échec. La crise financière en est l’illustration ; c’est dans ce sens qu’il souhaite une régulation externe des marchés (à savoir une intervention des pouvoirs publics).

Sur les questions environnementales, la démocratie doit être forte, tout comme l’État. M. Laurent a fait la remarque que les pays les moins avancés sont ceux qui émettent très peu de CO2. À titre de comparaison, la Chine représente 24% des émissions de gaz carboniques mondiales alors que l’Afrique entière ne représente que 5%. Mais ce sont pourtant les pays les plus pauvres qui sont les premiers touchés et les plus fragiles face aux catastrophes naturelles.

Le principe de « pollueur-payeur » ne s’applique pas bien ici. Il y a donc, selon lui, un problème de justice internationale.

Les pays développés, les plus pollueurs, souvent situés en zone tempéré, voient leur biodiversité en légère augmentation alors que les pays pauvres, quant à eux, voient leur biodiversité en très grande diminution. Ces derniers sont souvent mal gouvernés, peu démocratiques. La déforestation est l’une des plus grosses catastrophes de notre temps, les forêts tropicales sont détruites par les firmes multinationales occidentales qui profitent des régimes politiques en place. C’est en ce sens qu’il pense que seule la démocratie comme système politique est à même de concilier croissance économique équitable et protection de l’environnement.

D’après M. Laurent, la théorie de la main invisible d’Adam Smith ne fonctionne pas en écologie. Car l’intérêt individuel ne conduit jamais à l’intérêt général ou plutôt environnemental. L’économiste considère que le développement durable doit protéger les intérêts humains (actuels et futurs) sans mettre en péril la biodiversité et l’environnement en général.

Éloi Laurent préconise aussi un changement d’instrument de mesure pour connaître la richesse environnementale (l’exemple de la Chine est frappant à ce sujet, avec une très forte croissance économique, mais un taux de pollution record et en constante évolution). La richesse d’une société ne doit pas seulement être considérée par sa richesse économique mais aussi par sa richesse écologique. Le PIB qui ne calcule que la richesse économique n’est donc pas approprié pour mesurer cela, ni même l’IDH qui mesure la richesse économique, la « richesse éducative » et la « richesse sanitaire ».

Boutry Marie, Jimbert Ella et Josse Edouard (TES2).

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de Sciences Economiques et Sociales avec Mme Mermet