LOVE FOOD, HATE WASTE

photo gaspillage alimentaire

Ces trois articles nous montrent les problèmes de gaspillage  autant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord. Le premier problème qui apparaît est la conservation de la nourriture. Le second gros problème apparaît  lors de la distribution. Enfin, les consommateurs, eux aussi, sont en partie responsables du gaspillage puisqu’ils  ils gaspillent en moyenne un tiers de leurs achats chaque année.

Le Monde du 12 décembre 2009  : « Pourquoi le monde gaspille autant de nourriture »

Cet article nous montre que le gaspillage est un problème des pays du Nord mais aussi du Sud. Dans les pays du Nord les pertes varient en fonction de critères esthétiques et des marges de sécurité sur les dates limites de consommation, surtout dans la grande distribution ; dans les pays développés, 30 à 40% des denrées sont jetés. Les ménages jettent 25%  des aliments qu’ils achètent : en général ce sont des fruits et légumes, de la viande ou du poisson et les produits de la boulangerie.

Dans les pays pauvres, entre 10 et 60% des récoltes sont perdues à cause des mauvaises conditions de récolte, de transport, et de stockage mais aussi à cause d’une formation insuffisante sur les méthodes de conservation des aliments. Or,  dans ces pays, on cherche à augmenter la production pour nourrir les hommes alors qu’il faudrait commencer par arrêter le gaspillage.

Sciences et vie Junior de mai 2010 : « Le grand gâchis alimentaire »

Les causes principales du gaspillage sont, selon cet article, tout d’abord les problèmes de conservation. En effet, pendant le trajet, les produits pourrissent, ils peuvent aussi subir des attaques d’insectes. Le problème de conservation est aussi présent sur les marchés locaux car les produits ne sont pas conditionnés pour durer longtemps, mais surtout dans les supermarchés, car les aliments sont commandés en trop grosse quantité pour que les rayons soient toujours pleins, mais comme tout ne peut pas être vendu avant la date de péremption,  les aliments sont jetés.

L’autre cause est le consommateur lui-même : il jette en moyenne un tiers de ses achats. 4.8millions de tonnes d’aliments sont jetés par les ménages chaque année. L’idéal serait de manger les aliments dans l’ordre. Un ménage anglais jette en moyenne 575€ de nourriture par an. De plus, les déchets entrainent beaucoup de pollution : en effet si on arrêtait de gaspiller, cela aurait le même effet que si on enlevait un cinquième des voitures du monde. Et, pour résoudre le problème de la faim, il ne sert à rien d’augmenter les rendements si on ne se préoccupe pas de réduire les pertes.

Dossier de l’actualité  de décembre 2011 : « Le grand gâchis alimentaire »

Dans le monde, des millions de personnes meurent de faims alors que d’autres remplissent des poubelles avec de la nourriture perdue. Ainsi ce dossier expliquait déjà que pour réduire la faim dans le monde, peut être faudrait-il que toutes les denrées finissent dans un estomac humain ; or plus de la moitié n’y finit pas. Mais le gaspillage ne se produit pas que dans les pays riches ; en effet dans les pays pauvres 40% des denrées périssables sont jetées. Ces pertes sont dues à la mauvaise conservation, surtout pendant les trajets qui sont de plus en plus longs à cause de l’urbanisation, aux routes mal entretenues et aux camions non réfrigérés. Lors de la distribution en marchés ou en  grandes surfaces, des produits sont perdus à cause des dates de péremption ou parce qu’ils ne sont pas conditionnés pour durer longtemps.

Une autre incohérence est mise en avant : les pays cherchent à produire plus sans régler le problème du gaspillage alors que la faim dans le monde est omniprésente. Les déchets entrainent un rejet de CO2 qui correspond à celui d’un cinquième des voitures de la planète.

Des solutions sont néanmoins mises en avant : des formations sont proposées aux agriculteurs, ils peuvent aussi installer des réservoirs, équiper leurs camions… Des associations se battent  aussi et mènent des campagnes pour inciter les populations à avoir un comportement plus responsable envers la nourriture comme l’association Love food, hate waste.

Estelle Tramontina 2nd4, Caroline Martinez 2nd5 et Maëlis Bernard 2nd5

Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste

Halte au gaspillage !

La notion de développement durable va au-delà des simples préoccupations environnementales et se décline selon les 3 volets : économique, environnemental et social.

Préserver la planète, c’est économiser nos ressources en évitant la surconsommation et, dans le même temps, lutter contre les inégalités entre ceux qui manquent de nourriture et ceux qui en ont trop.

Nous constatons qu’à la cantine, une certaine quantité de pain est gaspillée chaque jour.

Certes, les tranches non consommées sont récupérées par le personnel et données aux poules mais n’était-il pas urgent, dans un établissement éco-responsable de sensibiliser les élèves au problème du gaspillage ?

France Nature Environnement a réalisé avec le soutien de l’ADEME un dossier sur le gaspillage alimentaire que vous pouvez consulter sur : http://preventiondechets.fne.asso.fr

Cette étude nous apprend que gaspiller un pain est équivalent en terme d’impact sur l’effet de serre à :

–       rouler en voiture sur 2 km environ ;

–       allumer une lampe (60 W) pendant 32 heures ;

–       faire 2 cycles de lave-vaisselle.

De plus, gaspiller du pain, c’est gaspiller de l’eau puisqu’il faut 1000 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de farine.

D’une façon générale, un quart de la nourriture mondiale va à la poubelle alors que toutes les quatre secondes, une personne meurt de faim dans le monde !

Les éco-délégués et leurs responsables ont décidé de lancer une campagne afin de s’attaquer, à leur niveau, au gaspillage du pain à la cantine.

  • Du 14 au 18 février, ils ont mis en place des  poubelles « spécial pain » et veillé à ce que les élèves jettent leurs tartines au bon endroit
  • A partir du 21 février, ils ont commencé à peser le pain gaspillé.
  • A partir du 14 mars, une grande campagne de sensibilisation et de communication sera lancée et les éco-délégués pourront alors évaluer si le gaspillage a diminué.

Mongré reversera alors à une association caritative la somme correspondant au pain non gaspillé.

C.L.