Le Greenwashing ? Comment décrypter les faux produits écolos ?

On a de très nombreux cas de Greenwashing, scandales courants de l’actualité. Ainsi, tout comme Le chat vert « éco-efficacité », ou encore le fameux K2R écologique dont le slogan « dur avec les taches, pas avec la nature » insiste très lourdement sur des propriétés écologiques en fait irréelles et pousse le consommateur à choisir le produit pour ses qualités environnementales qu’il ne possède pas entièrement. Il s’agit donc bien d’une arnaque écologique !

Il est courant de trouver des publicités concernant des lessives vantant leurs qualités écologiques. On doit donc se méfier des différents slogans publicitaires divulgués de nos jours puisqu’on remarque après étude que peu d’entre elles répondent réellement à tous les critères proclamés par les labels écologiques.

Qu’est-ce qu’une lessive écologique ? En existe-t-il vraiment ? La réponse donnée par les professionnels est, sans le moindre doute, non. En effet, une « lessive écologique » serait un produit sans le moindre impact sur l’environnement. Une étude de 60 millions de consommateurs nous confirme « l’écotoxicité de l’eau de lavage de toutes les lessives ». Il n’existe donc pas de lessive écologique.

Cependant, par leurs composants plus ou moins biodégradables, par le niveau de toxicité de l’eau de lessive, etc., il existe des lessives plus ou moins écologiques souvent reconnaissables à des labels officiels (labels verts, labels européens…)

Ici, on étudiera un cas de Greenwashing avéré, la campagne publicitaire du Chat éco efficacité.

Dans ce cas précis, on a une habile utilisation de l’emballage, de l’étiquette du flacon de lessive, dans le but d’induire le client en erreur. Ainsi, le Chat éco efficacité ® va fortement jouer sur la couleur verte afin de « renforcer la dimension écologique ». De la même manière, les mentions du produit sont précédées de diverses affirmations (« tensio-actifs d’origine végétale et la présence d’aucun rejet polluant au fil du temps dans la nature » ainsi que « efficace même en eau froide ») ainsi que de sigles graphiques, signes ambigus, simples signes esthétiques, mais rappelant au client les écolabels officiels, sans pour autant que le produit en possède, et toujours en jouant, auprès du client, sur la confusion, et le manque de précision.

On retrouve aussi ce manque de précision avec les affirmations de la marque, sans la moindre preuve à l’appui (labels…), telles que « Lessive écologique », « éco », « 100% biodégradables ». Ce dernier label prouve que le produit ne comporte aucune substance nuisible à la nature, mais qu’en est-il réellement ? Il s’agit donc ici d’une publicité mensongère.

De plus, alors que les allégations du produit restent vagues et non prouvées, le consommateur se trouve dans l’impossibilité de se renseigner sur ses réelles qualités. En effet, il ne pourra trouver sur son site www.lechatecoefficacite.fr,  aucune indication concrète sur la nature du produit. On nous indique sur le site de l’observatoire  de la publicité, OIP (observatoiredelapublicite.fr), que « Les lessives dites vertes ou écologiques qui respectent l’éco-label sont celles qui imposent une limitation des substances dangereuses, une biodégradabilité accrue et une réduction des produits issus de la pétrochimie pour un lavage efficace. Même s’il n’est pas parfait, ce label officiel permet de faire la différence entre un produit qui tente de réduire réellement son impact sur l’environnement et les autres. A la lecture des points précédents, on voit que Le Chat est nettement dans la « surpromesse » publicitaire »

Enfin, le produit conduit directement le lecteur à la confusion en sous-entendant que la composition du produit le rend tout à fait écologique. Or, les tensio-actifs d’origine « 100% végétale » n’en font pas pour autant un produit entièrement écologique et biodégradable

Le Chat, avec ce produit, n’a pas de comportement particulièrement contraire à un comportement écologique (ce produit pollue du fait des émissions de dioxyde de carbone puisque sa production est centrée à Nemours, en France…), mais la campagne de publicité étudiée reste un cas de Greenwashing, en raison de l’accumulation de sous-entendus, d’approximations, de mensonges par omission.

Nous avons donc pu voir que la publicité vantant les qualités écologiques du Chat Vert n’était pas réellement véridique. A l’inverse de ce produit très médiatisé, nous avons découvert une nouvelle substance dont les critères écologiques sont vérifiés: les noix indiennes de lavage. En effet, ce détergent naturel ne nécessite pas de transformation ou de production industrielle, c’est pourquoi il est biodégradable et hypoallergénique. De plus, le sac de coton dans lequel les noix sont vendues, est également écologique. Néanmoins ce produit, tout à fait naturel, vient de pays asiatiques. Ainsi la longue distance séparant le lieu de fabrication du pays de consommation induit un transport coûteux, et peu écologique du fait des émissions de CO2.

Cependant la récolte et l’entretien de ce produit entraînent la création de nouveaux emplois dans la région et permettent de développer le commerce équitable. Pourtant ce moyen de lavage montre encore quelques inconvénients liés à une origine naturelle; effectivement, certaines noix commercialisées peuvent être inefficaces à cause d’une mauvaise récolte, de mauvaises pluies  ou encore un mauvais séchage.

De par sa méconnaissance dans les pays développés, ces noix indiennes sont peu commercialisées. De plus, on peut supposer qu’elles sont peu utilisées du fait de l’absence d’odeur après le lavage. En effet, nous sommes attachés à la bonne odeur qui se dégage de notre linge propre !

En observant ces deux types de lessives : le Chat Vert et les Noix Indiennes, on constate que le premier type de lessive n’est en aucun cas écologique comme le prétend la publicité. En effet, cela s’explique  par les substances qui la composent, les moyens utilisés pour son exportation (transports…), etc. Tandis que le caractère écologique de ces noix ne fait pas de doute, hormis en ce qui concerne les transports polluants (CO2.). On peut donc dire que ce type de lessive est quasiment écologique. Ainsi, l’essentiel est de tenter d’adopter un comportement le plus écologique possible, sans se vanter de qualités environnementales factices.

Claire-Marie Maignet, Augustin Metge, Axel-Corentin Rongère et Yoann Revol, 1ère S3.

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Une Audi qui soigne vos problèmes de bronches

Un 4×4 qui agit sur les bronches des bébés, Audi ne pouvait pas trouver mieux comme slogan qui incite à l’indignation.

Comment un 4×4 peut il être bénéfique pour la santé et l’environnement ?

Depuis son entrée dans les concessions, le nouveau 4×4 Q7 d’Audi crée la polémique, non pas pour son design et ses performances irréprochables mais pour sa campagne publicitaire orientée sur l’écologie.

Audi affirme : « Difficultés respiratoires, hyperréactivité des bronches, bronchiolites infantiles. On continue à ne rien faire ou on se décide à agir ? ».

LAudi Q7 est dotée de la nouvelle technologie Clean Diesel, qui retient les particules d’échappements a leur sortie à l’aide d’un filtre. Ce système permet de diminuer de 90% les rejets d’oxyde d’azote. Audi s’appuie sur ce gadget pour affirmer que le 4×4 est non polluant. Néanmoins, on ne peut pas limiter la pollution de l’air aux seules émissions d’oxyde d’azote.

En effet, en focalisant l’attention sur la baisse des émissions d’oxyde d’azote, Audi fait habilement l’impasse sur ses émissions de CO2, alors que ce véhicule émet près de 234 g de CO2/KM (marqué tout en bas en très petit), soit 90 grammes de plus que la moyenne du parc automobile en 2009. Elle est donc tout sauf un modèle écologique et est une insulte pour les entreprises qui font des efforts pour réduire leur émission de CO2.

Cette publicité nous induit donc en erreur par les termes qu’elle emploie mais aussi par la composition graphique utilisée. Elle est très bien mise en valeur dans un décor de blancheur, qui donne une impression clinique, de propreté. Cela évoque l’hygiène et la santé. Mais encore une fois, Audi nous présente là un 4×4 qui émet une quantité importante de CO2, et donc tout sauf un modèle de propreté.

L’Audi Q7 semble donc être une publicité  mensongère, car les caractéristiques de ce véhicule ne sont pas à la hauteur de l’affirmation annoncée. Bien plus que de mentir à sa clientèle cible, Audi semble clairement se moquer d’elle, en affirmant dans une publicité osée, des choses ahurissantes.

 Thomas Monnery et William Steiner

FAUSSE PUB


La carrosserie est en bâtons de réglisse, les essuie-glaces sont des poireaux, les phares sont des pommes de terre, le pare-chocs est une carotte, l’antenne une asperge, les poignées de portes sont des bananes, et les roues sont des pastèques.

Thomas MONNERY, Nicolas PELAZZO, Maxence SOUCHON et William STEINER (1ère S3).

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.