Le calvaire du nucléaire

L’expansion du nucléaire à outrance a abouti à une aberration écologique. La mauvaise gestion des déchets a provoqué des catastrophes sans précédent. La sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps mais il semblerait que personne ne l’entende…


L’énergie nucléaire massivement développée depuis les années 50 afin de  remplacer les anciennes énergies comme le charbon ou le bois, se propose de répondre aux besoins énergétiques des pays. C’est un procédé thermique (par le biais de la fission du noyau atomique) qui permet une production massive à moindre coût. Encensée à ses débuts, elle apparaissait comme la solution durable et économique aux besoins énergétiques mondiaux et croissants. Face à la rareté des énergies non-renouvelables, tel le pétrole, elle se présentait comme alternative incontournable au développement économique. De plus, les adeptes du  nucléaire affirment que cette énergie est « propre » puisqu’elle ne participe pas au réchauffement climatique.

Cependant, cette vision énergétique à court terme avait occulté les conséquences à long terme car, il demeure un inconvénient majeur. En effet, l’uranium, utilisé comme combustible soulève des polémiques constantes. La question principale concerne la gestion des déchets : leur traitement et/ou leur élimination engendre des affrontements permanents quant à leur impact sur l’environnement.

On s’interroge aujourd’hui sur la nocivité des déchets.

En effet, ils constituent l’un des aspects les plus problématiques de l’énergie nucléaire. En dépit de décennies de recherche active dans ce domaine, il n’existe toujours aucune technique permettant de garantir une méthode de stockage sûre qui n’aura aucune nocivité. Les divers procédés d’élimination tels que l’enfouissement sont tous dénoncés  comme ayant des conséquences désastreuses sur la planète. Initialement, les déchets étaient enfouis à faible profondeur ou alors étaient stockés dans des fûts étanches au fond des mers. Pendant très longtemps, l’on ne s’est pas intéressé aux conséquences, principalement au caractère dangereux de la radioactivité. Aujourd’hui, cette gestion des déchets est remise en question et l’on s’interroge sur le devenir de ces résidus passablement oubliés.

L’association Greenpeace, fer de lance de cette lutte, milite au niveau mondial pour ramener sur la scène publique les nombreuses questions que l’on a longtemps ignorées.

Monsieur ALLARD, membre de l’association, que nous avons rencontré, nous a souligné que le nucléaire était pour eux un des sujets prédominants en France en raison de son passage sous silence. A l’initiative d’actions spectaculaires, « coup de poing », l’association se concentre sur l’évacuation des déchets. En bloquant leur acheminement sur mer comme sur route, elle tente d’attirer l’attention sur cette énergie dangereuse. Ainsi, les membres actifs se retrouveront bloquant un navire  tel le Kapitan Kuroptev ou s’enchaînant sur les rails comme à Cherbourg en janvier 2010 pour saboter le transfert des résidus non désirables à destination de la Russie. Ils dénoncent l’émergence des « pays poubelles » qui récupèrent ces déchets nocifs pour des raisons économiques en les stockant dans des terrains vagues à proximité de la population. L’association Greenpeace française pointe l’Etat français comme Etat empoisonneur, au mépris du « principe de précaution ». Depuis les années 70, cette association tente d’alerter l’opinion publique au regard de la gravité de la situation.

A ce jour, l’interpellation constante des pouvoirs politiques n’a pu apporter aucune réponse efficace. Les pays pollueurs, et plus particulièrement la France font la sourde oreille à l’alternative d’énergies propres. L’association dénonce la recherche du profit à l’encontre d’un développement écologique. Elle ne cesse de dénoncer une politique économique au détriment de la préservation de la planète. Elle s’interroge quant à l’état de la planète que nous lèguerons à nos enfants. Elle point du doigt la responsabilité politique en ce qui concerne les choix énergétiques. Greenpeace soutient un programme de développement d’énergies durables qui préserverait l’environnement. Elle incite chacun à la réduction de la consommation d’énergie. Elle propose un traitement des déchets plus sûr bien que plus coûteux, qui se révèlera cependant être plus rentable dans les années à venir.

Selon nous, ce débat mériterait une transparence sur le réel impact de ces déchets ; une information claire et objective aux citoyens est indispensable pour qu’ils puissent juger et réagir. Les catastrophes passées, à l’image de Tchernobyl, devraient nous inciter à nous montrer plus méfiants ; l’impact sanitaire a été d’une rare violence et les conséquences s’en font encore sentir comme les nombreuses malformations d’enfants nés de mères contaminées…

Il est urgent de s’intéresser au traitement des déchets car il est indéniable qu’il aura une incidence dans le futur. On ne peut polluer notre planète sans vergogne sans ignorer le retour de bâton… Privilégier l’aspect économique conduit irrémédiablement à une catastrophe écologique. Il serait temps de s’unir pour faire émerger une solution durable et propre. Le citoyen peut recycler ses déchets ménagers mais il est toutefois primordial d’insister sur la responsabilité de l’Etat dans la gestion du nucléaire ! Le domaine de l’énergie a perdu toute éthique car la course au profit est devenue prioritaire. Economie et écologie soient-elles antinomiques ? Il apparait alors primordial de se questionner sur la responsabilité de chacun quant à la protection de notre environnement et notre consommation d’énergie.

Qu’allons-nous donc laisser aux générations futures ? Des fûts radioactifs ?

Cylia Mansouri, Marine Méjean, Charlène Munch et Elsa Thollet, 1ère S1

Ce travail a été effectué lors des séances d’ECJS  avec Mme Lecocq Hubert

 

Lettre ouverte : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité

Aujourd’hui, le développement durable commence à prendre de plus en plus d’importance aux yeux des Français.

En effet, on en parle beaucoup et pour certains, cela devient même un phénomène de mode.

Il ne faut pas oublier pourtant que c’est la planète entière qui est en jeu !lettre-ouverte-1

On remarque bien les conséquences du réchauffement climatique comme la fonte des glaces, les espèces qui disparaissent et les perturbations climatiques. Tout cela ne cessera d’empirer si on n’agit pas.

Il faut aussi prendre en compte les énergies polluantes consommées par la population (gaz, pétrole, charbon, etc.).

L’effet de serre est un phénomène naturel qui consiste à retenir les rayons solaires pour réchauffer l’atmosphère, mais à cause de nos divers faits et gestes, il ne cesse d’augmenter.

Notre mode de vie moderne a et aura des conséquences négatives sur l’avenir de notre planète et cela est dû à un mauvais comportement.

D’abord, il faudrait commencer par de simples gestes comme réduire notre consommation d’eau car nous avons tendance à la gaspiller comme, par exemple, avec le nettoyage des voitures ou l’arrosage automatique dans les jardins. De même, il faut préférer les douches aux bains. Consommez moins !

Ensuite, l’énergie nucléaire, qui représente 85% de l’énergie française fait polémique dans notre pays à cause de l’irradiation et de la production des déchets radioactifs qui mettent plusieurs milliers d’années à se stabiliser.

C’est pourquoi, en tant que citoyens, nous avons le devoir et la responsabilité de respecter et de protéger notre planète. Il est essentiel de faire des efforts car nous sommes en train de la détruire.

Il existe des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, géothermique, hydraulique, éolienne et biomasse. Utilisez-les ! Elles sont inépuisables et ne contribuent pas au réchauffement climatique.

De petits gestes quotidiens sont accessibles à tous et peuvent tout changer, par exemple :

  • baisser son chauffage,
  • isoler son habitation,
  • éteindre les lumières superflues,
  • préférer le vélo à la voiture,
  • acheter des produits biologiques à des producteurs locaux,
  • réduire sa consommation de viande.

De grandes initiatives ont déjà été prises comme le protocole de Kyoto qui vise à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre mais certains pays ne l’ont pas ratifié (par exemple les USA).

Ne pourrait-il pas y avoir plus de réunions, d’initiatives politiques et de mobilisation afin de sauver notre planète bleue ?lettre-ouverte-2

Il y a encore du travail à fournir alors, réagissez et courage ! Aidez-nous à sauver notre planète !

Stéphane B., Clémence B., Natacha V., Thérèse V., Claire-Marie M.

Ce travail a été réalisé au CDI dans le cadre de la semaine du développement durable avec Annie Rigo (professeur de français) et Elisabeth Novales (documentaliste).