Et si on agissait contre le réchauffement climatique ?

Et si on agissait

Le réchauffement climatique est dû à un fort taux de pollution dans l’air, qui entraîne à son tour une hausse de la température et la destruction de la couche d’ozone. Pour ralentir le réchauffement climatique, il faudrait par exemple utiliser les carburants bio et ainsi réduire les gaz à effet de serre que rejette la voiture, et donc limiter la consommation de pétrole qui a un impact négatif sur la planète.
Toujours dans le domaine de l’automobile, il faudrait réduire le nombre de véhicules dans les grandes villes pour limiter les pollutions excessives et nocives pour l’environnement. On devrait utiliser davantage les transports en commun (bus, métro, tramway…) qui rouleraient avec du carburant bio ou bien se déplacer en vélo le plus souvent possible en aménageant des pistes cyclables.
Qui dit réchauffement climatique dit aussi usine nucléaire. En effet, il est urgent de de détruire les déchets nucléaires toxiques plutôt que les laisser détruire notre planète peu a peu, et favoriser les panneaux solaires ou les éoliennes pour produire de l’électricité.
L’agriculture est très importante dans le développement d’un pays et nourrit une grande partie de la planète. Malheureusement l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques pollue notre planète en détruisant nos sols. Il faut passer d’une agriculture productiviste à une agriculture biologique, utilisant des engrais naturels et des techniques comme le push-pul,l par exemple, qui empêche les nuisibles d’attaquer le maïs.
Beaucoup d’actions sont et ont déjà été entreprises par différentes organisations écologiques comme Greenpeace qui lutte contre ce qu’elle estime être les plus grandes menaces pour l’environnement et la biodiversité sur la planète.
Mais il y a aussi des intellectuels, des écrivains qui sensibilisent, s’engagent…
Et si nous voulons préserver notre planète et empêcher la progression du réchauffement climatique, il faudrait, comme eux, se sentir concerné et réagir…rapidement !

Béranger O’Kelly et Corentin Rouvière, seconde 1
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de littérature avec Mmes Néau et Novales et en lien avec le prix « Lire pour demain ».

 

Origine et exploitation des combustibles fossiles : Problèmes liés à leur utilisation

 

Sur Terre nous utilisons plusieurs sources d’énergie. Elles se divisent en « Énergies renouvelables (ENR) » et « Énergies non renouvelables ».

Les premières comprennent, entre autre et par ordre d’importance : la Biomasse, l’Hydroélectrique, l’Éolien, le Solaire et la Géothermie. Du fait de leur faible rendement, elles ne comptent actuellement que pour 11% de sources d’énergie.

Les deuxièmes comprennent l’énergie nucléaire (fission), pour environ 9%, et surtout, les combustibles fossiles, pour 80% du total.

Ce sont donc ces derniers qui produisent la grande majorité de notre énergie.

Les combustibles fossiles sont des « hydrocarbures« , des composés organiques constitués  essentiellement de Carbone et d’Hydrogène. Il s’agit du Pétrole (32% de sources d’énergie), du Gaz (21%) et du Charbon (27%).

Comment se forment ces combustibles ?

Pétrole et Gaz ont une genèse similaire. A l’origine, il s’agit de matière organique (végétale et/ou animale) qui s’est accumulée, il y a des dizaines, voire des centaines de millions d’années, au fond des océans et des mers. Au cours du temps, les sédiments qui se déposèrent par-dessus ont isolé et préservé cette matière organique. Au sein de ces sédiments, devenus roches, la fraction organique a subi une première transformation par des bactéries, avec formation d’un composé solide (kérogène), disséminé, sous la forme de petits grumeaux, dans ce que l’on appelle la « roche mère« .

Pendant des dizaines de millions d’années, le poids des sédiments a entraîné une augmentation graduelle de température. Et voilà que, à une profondeur entre 2500 et 5000 m et sous l’action des hautes températures qui y règnent (70-100°C), le kérogène s’est transformé en pétrole liquide, accompagné de gaz, essentiellement du méthane.

Par effet de la pression lithostatique, les fluides et les gaz s’échappent de la roche mère. Une partie remonte jusqu’à la surface, pour donner les sables bitumineux, les lacs et rivières de bitumes. Une autre se retrouve localement piégée dans des roches sableuses perméables, poreuses (roches réservoir), qui, si elles sont entourées de roches imperméables (contenant de l’argile) et situées sous des plis anticlinaux, permettent une accumulation de ces fluides. Ce sont là les gisements que les géologues cherchent. Il ne reste plus qu’à forer jusqu’à la roche réservoir et en extraire le pétrole et le gaz.

Origine et exploitation1

Le charbon a une histoire un peu différente, car formé par la dégradation de matière organique uniquement végétale et continentale. La formation du charbon a commencé à l’ère Paléozoïque (Carbonifère, entre  – 360 et – 295 millions d’années). Au début, une grande quantité de matière organique végétale (plantes) s’est accumulée dans des marécages, dont l’eau stagnante et peu oxygénée a permis la préservation de cette matière. Au cours de dizaines/centaines de millions d’années le poids des sédiments accumulés par-dessus a entraîné une augmentation de la température et de la pression, avec formation de composés de plus en plus riches en carbone : tourbe (50% à 55% de carbone), lignite (55% à 75%), houille (75% à 90%) et anthracite (> 90%).

Pour extraire ces matériaux, il « suffit » de creuser des mines souterraines (jusqu’à environ 1500 de profondeur) pour atteindre les gisements et ensuite les extraire.

Un cas particulier est celui du « gaz de schiste ». Il s’agit là de gaz piégé dans des sédiments argileux, donc imperméables. Creuser un trou n’est pas suffisant car par l’imperméabilité de la roche empêche le gaz de s’échapper. Il est donc nécessaire de rendre « perméable » cette roche qui ne l’est pas.

La méthode employée actuellement est celle de la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de l’eau à forte pression au sein de ces formations rocheuses, parfois situé à près de 3000 mètres de profondeur. La surpression brutale fracture, brise la roche, qui se retrouve traversée par de millions de micro fractures. L’eau est immédiatement aspirée vers la surface, entrainant sur son sillage le gaz, qui peut donc être exploité.

Ce type de réservoir renferme des volumes considérables de gaz, mais la méthode d’extraction est décriée car susceptible d’entrainer des pollutions des nappes souterraines et des remontées de fluides toxiques (on ajoute toute sorte de produits chimiques dans l’eau injectée). Mais actuellement on étudie d’autres méthodes moins nocives pour l’environnement.

Comme écrit précédemment, 80% de nos sources d’énergies sont constituées par ces combustibles fossiles. Un problème majeur est qu’il s’agit de sources NON RENOUVELABLES. Une fois épuisées, il faudrait attendre des millions d’années pour reconstituer les réserves. Autant dire que, à l’échelle de la vie humaine, c’est impossible. Cela fait plus de deux siècles que l’homme extrait et consomme ces combustibles. Au rythme actuel, il ne restera plus de pétrole exploitable dans moins de 40 ans. Pour le gaz on peut espérer 60 ans et pour le charbon, au maximum 120 ans. Mais probablement ces chiffres sont surestimés, car les besoins d’énergie augmentent de façon exponentielle chaque année du fait des pays émergents. Et alors, une fois que l’on aura tout épuisé, il  faudra trouver autre chose.

Autre problème important, et non des moindres, la pollution.

Depuis le début de la révolution industrielle, l’homme utilise massivement charbon, pétrole et gaz. Il les brûle pour produire de l’énergie, mais ce faisant, il dégage de grandes quantités de gaz renfermant du carbone, les gaz à effet de serre, principalement le Dioxyde de Carbone (CO2) et le Méthane (CH4). Et ces gaz ont la fâcheuse tendance à entraîner une augmentation de l’effet de serre, donc une augmentation de la température de l’atmosphère terrestre.

Origine et exploitation2

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la Terre que la température de la planète augmente. C’est déjà arrivé à maintes reprises. Par le passé (géologique), la température a été bien plus élevée que l’actuelle. A titre d’exemple, il y a 60 millions d’années, au début de l’ère tertiaire, la température planétaire était de 28°C, contre 15° actuellement. De même, la concentration des gaz à effet de serre a été souvent bien supérieure que maintenant. Mais ces fluctuations étaient dues uniquement à des causes naturelles (volcanisme, position des continents, cycles orbitaux terrestres, etc.). Or, depuis 200 ans, il semble que les concentrations de CO2 et de méthane aient augmenté plus rapidement qu’avant, comme si l’activité humaine avait accéléré une tendance qui, à dire vrai, avait commencé bien avant que l’on commence à polluer.

On pourrait discuter longuement sur l’impact réel de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Quelle est la part naturelle et la part humaine ? Même si on considère que les causes naturelles sont les plus importantes, on ne peut pas objectivement nier que l’homme injecte dans l’atmosphère des quantités énormes de gaz à effet de serre. Et cela doit forcément avoir des conséquences sur notre planète.

En 2011 l’activité humaine a envoyé dans l’atmosphère plus de 34 milliards de tonnes de CO2.

Et en 2013 on a vraisemblablement dépassé allègrement ce seuil.

Les plus gros pollueurs sont, et ce n’est pas une surprise, dans l’hémisphère nord. Par contre, si jusqu’au début des années 2000 c’étaient les USA les champions en la matière, actuellement c’est plutôt la Chine qui a elle seule produit plus de 30% du CO2 émis sur Terre, contre environ 15% pour les USA et 11% pour l’Europe.

Et pour le méthane les chiffres sont similaires.

Vu la croissance de la Chine et des autres pays émergents, la situation ne pourra qu’empirer.

Mais quelles peuvent être alors les résultats de ce réchauffement climatique ?

Les experts climatiques prévoient d’ici 2100 une augmentation de température entre + 1,5°C et 5,6°C.

Les conséquences possibles (mais à vérifier quand même dans le futur), sont :

–          Une augmentation plus importante des températures dans les hautes latitudes ;

–          une fonte accélérée des glaces (banquise polaire, glaces de l’Antarctique, du Groenland, des montagnes, ..) ;

–          une augmentation du niveau des mers (jusqu’à 50 cm) ;

–          une augmentation des phénomènes extrêmes (pluies, tempêtes, ouragans et typhons, ..)

Le futur nous dira si ces prévisions sont exactes. Il nous dira aussi si l’activité humaine est réellement responsable de tout cela. Ou bien s’il faut chercher plutôt parmi les causes naturelles.

Nous ne pouvons rien faire contre ces dernières. Par contre nous pouvons agir sur notre comportement et essayer de trouver d’autres façons de vivre, moins destructrices pour notre environnement (et il ne faut pas se focaliser uniquement sur le réchauffement climatique, car nous polluons de bien d’autres manières).

Cela ne pourra faire que du bien à notre planète !

Davide OLIVERO, géologue, maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1.

M. Olivero est intervenu auprès d’une classe de seconde le 24 mai 2013.

Les guerres du réchauffement climatique

Les guerres du réchauffement (1)

Aujourd’hui les guerres sont nombreuses mais la plupart d’entre elles sont liées au réchauffement climatique.

En effet le climat commence à se modifier à cause du réchauffement (climatique) et cette transformation prend différentes formes selon les pays. Il subsiste des pays dans lesquels les populations ne sont pas sédentarisées et dont la survie dépend  de la stabilité du climat. De ce fait, les variations climatiques poussent certaines populations à migrer, d’autres à se sédentariser et cela provoque des conflits interethniques.

Dans son livre  Les guerres du climat, Harald Welzer répond promptement à la question d’actualité : « Pourquoi fait-on la guerre ? ». Les conflits actuels tournent autour « des classes, des convictions et des ressources ». L’auteur dénonce en effet les problèmes écologiques,  le manque de liberté individuelle et collective. Il est vrai que les problèmes écologiques débouchent souvent sur des problèmes d’acquisition de ressources. On peut constater que les flux migratoires provoquent l’augmentation de camps de réfugiés, qui s’entassent dans des conditions déplorables, comme au Darfour.  Dans ces zones, les besoins en ressources croissent de façon considérable, ce sont ce que Harald Welzer appelle des phénomènes « éco-sociaux ».

L’auteur était pessimiste quant à l’avenir de la population. Son avis se rapprochait de la théorie de Malthus qui défend l’idée d’un manque inévitable de ressources pour les générations futures car la population mondiale ne cesse d’augmenter.

C’était sans compter sur les progrès réalisés après sa mort, grâce notamment à la gouvernance (démocratie participative). Certaines personnes sont plus optimistes car certaines décisions pourraient être prises comme la limitation des naissances par exemple ou une éducation plus active au développement.

Au regard de certains progrès en matière de protection de la planète et de lutte contre le réchauffement climatique (exemple de la Suède), ne pouvons-nous pas, nous aussi, croire ou espérer en l’efficacité d’une gouvernance de l’environnement à l’échelle mondiale ?

rechauffement-climatique (1)

Erwan Gicquel et Coline Daronnat- Picard (Seconde 3).

Cet article a été écrit à la suite de la rencontre (en novembre 2012) avec Harald Welzer et Nnimmo Bassey organisée par la Villa Gillet. Ce festival des idées avait pour thème : « Comment raconter un conflit ? ».

Le réchauffement climatique : constats, prévisions et propositions de solutions

Les trois journaux, Terra Eco, Sciences et Vie Junior et Libération, abordent le thème du réchauffement climatique, en étudiant ses conséquences, mais de trois manières différentes. En effet, l’article de Terra Eco intitulé « 2050 : la France lance son compte à rebours » et daté de novembre 2009 nous indique quelles conséquences économiques pourrait avoir le réchauffement climatique en France d’ici la fin de ce siècle. De même « 50 ans pour sauver les coraux ! », article tiré de Sciences et Vie Junior datant de mars 2009, nous indique de manière prospective également (c’est-à-dire en faisant des prévisions) les conséquences néfastes du réchauffement climatique, mais cette fois sur l’environnement, et avec un exemple précis : les coraux. Enfin, l’article de Libération, beaucoup plus récent puisqu’il date du 10 décembre 2012, nommé « A bord des archipels de Noé », va plus loin puisque, après avoir exposé rapidement l’un des problèmes occasionnés par le réchauffement de la planète, il nous expose les solutions envisagées.

Nous pouvons donc tout d’abord prendre connaissance grâce à Terra Eco de chiffres précis, comme par exemple l’augmentation en France de 0,95 degré de la température moyenne annuelle entre 1901 et 2000, puis d’estimations quant à ses conséquences en 2050, en France dans différents domaines, avec en premier lieu la question de l’eau : « l’eau devrait connaître un déficit de 2 milliards de mètres cube par an d’ici à 2050. Alors, « agriculture, faune et flore, production hydroélectrique : quelle sera la priorité ? ». Pas de réponse….

Coral at Fakarawa Beach

L’article de Sciences et Vie Junior est lui aussi prospectif, mais s’intéresse aux conséquences écologiques du réchauffement climatique sur les coraux. Après avoir présenté les problèmes rencontrés actuellement par les coraux, tels que les eaux usées, le limon ou les intrants rejetés dans la mer ou entrainés par des cours d’eau qui polluent l’eau des océans, le magazine nous montre les conséquences bien plus dramatiques que risque de causer le réchauffement climatique d’ici cinquante ans. En effet, « les micro-algues vitales pour les coraux ne peuvent survivre dans une eau à plus de 29°C ». Nous apprenons que, par exemple aux Caraïbes en 2005, un tiers des coraux sont morts à cause d’un réchauffement de l’eau ayant duré plusieurs semaines. Cependant, on ne trouve pas non plus ici de solution précise pour sauver les coraux, même si ce genre d’article permet de sensibiliser les gens aux conséquences de leurs actes sur l’environnement.

Enfin, le journal Libération fait lui, le choix de nous expliquer l’une des conséquences du réchauffement de la planète : la montée des eaux et donc le manque de place sur la terre ferme, et nous présente plusieurs projets de villes flottantes. Par exemple celle d’un groupe d’étudiants de Compiègne, « un concept d’îles hexagonales et extensibles : les « Polyv’îles » ».

Sur Polyv?îles, l?habitat est logé au c?ur de la na

On découvre aussi d’autres projets plus anciens, tels que celui de Paul Maymont en 1959, ou encore celui de Vincent Callebaut. Le point commun à tous ces projets est l’écologie : « La coques de ces villes sera forgée dans des matériaux composites », « le principe d’îlots flottants est viable à long terme et permet de ne pas coloniser les terres agricoles et de ne pas polluer les fonds marins ». De plus, les dimensions économiques et sociales sont également prises en compte : « La cité flottante devient un prétexte pour ranimer les notions de partage, de bien public et de lien social ».

Ainsi nous découvrons que ce concept peut être qualifié de durable, car il suit les trois piliers du développement durable. Cette solution, qui nous est présentée comme viable, nous permet de ne pas nous alarmer de la montée des eaux. Les deux précédents articles recherchaient l’effet inverse : sensibiliser le lecteur en lui montrant les conséquences désastreuses du réchauffement climatique sur l’homme et son environnement. Nous avons donc vu que les trois journaux traitaient différemment ce sujet, à différentes échelles spatiales et temporelles. Cependant, on remarque finalement qu’ils incitent tous trois d’une manière ou d’une autre à réfléchir à cette question d’avenir, où l’homme risque d’être à court de solution s’il n’en recherche pas rapidement !

Marie Bonolis, Aksel Dutel, Valentin Soccard. Cette revue de presse a été réalisée à l’occasion des A.P de seconde avec Mme Novales, documentaliste.

Fonte des glaciers : Danger !

 Fonte des glaciers

On vous l’a dit, l’activité humaine est un danger pour les glaciers. Le réchauffement climatique entraîne leur fonte progressive. Ce que l’on vous dit moins cependant, c’est que la fonte des glaciers est un danger pour l’humanité. Ces dernières décennies, les accidents liés aux divers effets de la fonte des glaces se sont multipliés, sans parler des effets à long terme de la fonte de quelques millions de milliards de m3 d’eau, actuellement stockés sur les continents sous forme de glace.

La fonte des glaciers en régions montagneuses a de graves conséquences : le réchauffement fragilise le glacier, provoquant la chute d’énormes blocs de glace. Ces blocs de plusieurs tonnes entraînent bien souvent dans leur chute une part du manteau neigeux dans des avalanches destructrices.

Un autre danger majeur lié au recul des glaciers est l’apparition, de plus en plus fréquente, de poches d’eau et de lacs glaciaires. Une poche d’eau se forme lorsque l’eau de fonte ne peut s’écouler naturellement ; les eaux peuvent alors s’infiltrer et former une poche d’eau dans une zone de vide dans la glace, ou entre la roche et la glace, ou bien encore s’accumuler en surface, formant des lacs retenus uniquement par un fragile barrage de moraines (gravats charriés par l’avancée des glaciers) ou de glace.

Soit la poche d’eau est pourvue d’un exutoire naturel, soit l’eau s’accumule progressivement jusqu’à ce que la pression fasse céder la glace et que l’eau se déverse alors en de brefs instants, créant le plus souvent une vague de plusieurs mètres de haut, plus communément appelée lave torrentielle : un mélange d’eau, de graviers, de rocs, de terre et d’arbres qui emporte tout sur son passage. En France le glacier le plus dangereux pour ses ruptures de poches est certainement celui de Tête Rousse, situé à 3200 mètres d’altitude au pied du Mont-Blanc. Le 12 juillet 1892, la rupture brutale d’une importante poche d’eau sous-glaciaire provoqua une lave torrentielle qui dévala la vallée de Saint-Gervais dévastant tout sur son passage, et faisant près de 175 victimes. Depuis, la poche s’est reformée et a été vidangée artificiellement a plusieurs reprises, mais malgré ces efforts, la poche menace encore la vallée du Mont Blanc.

Le danger majeur de la fonte des glaces reste celui de la montée du niveau des mers, qui entraînerait la perte d’une importante superficie côtière et surtout la disparition des villes et des habitations de ces territoires. Des pays entiers tel que les Pays-Bas se retrouveraient menacés. Le plus grand danger vient des inlandsis de l’Antarctique et du Groenland, ces immenses calottes glacières (un inlandsis fait plus de 50 000 km2 et mesure en moyenne 2000m d’épaisseur) qui couvre la quasi-totalité des terres polaires. A la différence de la banquise, dont la fonte n’accroît pas le niveau de la mer car elle est compensée par la baisse de la poussé Archimède, la fonte des inlandsis apporterait l’équivalent de millions de km3 d’eau aux océans. Par exemple, si les 2,85 millions de km3 de glace de l’inlandsis du Groenland fondaient, ils causeraient à eux seuls une élévation du niveau moyen de la mer de 7,2 mètres. Les conséquences d’une telle montée des mers seraient dévastatrices.

Si l’homme est dangereux pour les glaciers, il ne devrait pas oublier que le glacier l’est autant pour lui. Gare au Feed-back !

Andréanne Varet, Terminale S

Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme de SVT (Mme Berger-Limone) et en lien avec l’éducation au développement durable (CDI).

Le grand dégel

Les glaciers sont à la une de l’actualité: marqueurs les plus évidents d’un réchauffement climatique aux conséquences potentiellement dramatiques, ils sont désormais l’objet de toutes les attentions. On sait maintenant que l’homme a vécu par le passé sous des climats plus chauds qu’aujourd’hui, avec des glaciers plus réduits. Mais aussi qu’à des périodes plus anciennes, d’immenses étendues glaciaires ont recouvert la planète.

L.Moreau

Dans le cadre de notre programme d’enseignement de spécialité de SVT, le mercredi 19 décembre 2012, nous avons pu assister à une conférence concernant les climats et leur influence sur les glaciers. C’est Luc Moreau, glaciologue, qui fut l’animateur de cette conférence fort intéressante. Luc Moreau est un glaciologue, docteur en géographie alpine, membre associé de l’équipe de recherche du Laboratoire CNRS Environnement et Dynamique des Territoires de Montagne ou EDYTEM, associé au laboratoire THEMA CNRS de Besançon et rattaché au projet EF1DIR. Depuis 1987, il étudie et mesure le glissement du glacier d’Argentière sur son lit rocheux, massif du Mont-blanc, pour le compte d’une société franco-suisse. Ses recherches et ses surveillances de l’hydrologie glaciaire s’appliquent à l’hydroélectricité mais aussi à la connaissance fondamentale et au risque des poches d’eau. Il travaille aussi depuis quelques années à placer des appareils photo automatiques pour mieux comprendre par l’image les dynamiques glaciaires.

Un glacier est une masse de glace plus ou moins étendue qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. Écrasée sous son propre poids, la neige expulse l’air qu’elle contient, se soude en une masse compacte et se transforme en glace.

Dans un premier temps, Luc Moreau nous a expliqué comment se formaient les glaciers et quels étaient les deux grands types de glaciers. La formation de ceux-ci est complexe, le glacier se forme dans une zone au dessus de 3000 mètres, où l’accumulation de la neige l’emporte sur la fonte. Au dessus de 400 mètres, la fonte n’existe pas, la neige et le glacier restent secs et froids, collés au rocher.

Il existe actuellement deux types de glaciers. En effet, la dynamique glaciaire est étroitement dépendante du régime thermique du glacier. La température de la glace est contrôlée par trois facteurs principaux, qui sont : les échanges thermiques avec l’atmosphère (contrôle climatique), le flux géothermique (contrôle géologique) et la pression de la glace et la friction (contrôle glaciologique). En fonction du régime thermique, on distingue deux catégories de glaciers :

* Le glacier tempéré :

Il a une température partout proche du point de fusion, sauf à la surface, où la température fluctue selon la saison ; à la base, il est travaillé par l’eau de fonte, dont la présence rend son glissement possible et plus rapide selon la saison.

* Le glacier froid :

Il a une température située partout en dessous du point de fusion ; il est donc gelé à sa base (pas d’écoulements d’eau). Le glacier froid se rencontre en altitude (supérieure à 4000 m dans les Alpes) ou aux latitudes très basses. Sa température est entièrement négative, ce qui influe sur son comportement : il adhère à son lit rocheux, ce qui lui permet de tenir sur des pentes bien plus raides qu’un glacier tempéré.

Les glaciers sont également révélateurs de notre climat. La mer de glace est le plus grand glacier du monde, avec 11 km de longueur !

Comme les autres glaciers alpins, la mer de glace a subi des modifications à cause des différentes variations climatiques (notamment le réchauffement actuel). De puis 1830, et sachant que nous n’avons pas connu de période glaciaire depuis 10 000 ans, le glacier a perdu plus de 160 m d’épaisseur et 2300 mètres de longueur ! La mer de glace est donc en retrait.

Mais les glaciers sont également une ressource en eau ! Les glaciers représentent en volume les deux tiers de l’eau douce sur terre. En tant que ressource en eau, on les utilise aujourd’hui pour la production d’énergie, pour l’irrigation, voir pour la glace, elle-même, dans son usage premier : le rafraîchissement ! Aujourd’hui, les nombreuses inquiétudes sur les changements climatiques, la diminution des ressources en eau douce par rapport à l’augmentation de la population, placent les glaciers au centre de l’attention et de l’intérêt du monde.

Toutefois, attention, les glaciers, sources de nombreuses rivières et de vie sont en diminution avec parfois des eaux polluées. En Himalaya par exemple, cette réduction de l’eau solide inquiète certaines populations venant puiser à la source. De plus, la ressource en eau solide est mal repartie sur terre, à tel point que certaines solutions de transport d’iceberg ont été envisagées pour les pays en manque d’eau.

Dans un second temps, Luc Moreau nous a expliqué quel lien existait entre les glaciers et les climats.

En effet, on remarque depuis quelques années déjà, que les glaciers fondent de plus en plus. Ceci est d’ailleurs bien visible sur les glaces de mer, qui, lorsque le climat est chaud, se transforment en eau qui coule directement dans les océans. Cette fonte des glaciers est d’autant plus amplifiée par le fait que les glaciers, blancs, renvoient les rayons du soleil et les océans, sombres, au contraire, absorbent ces rayons. Ce phénomène permet alors le réchauffement des eaux marines dont le contact avec les glaces implique la fonte des ces dernières.

En milieu alpin, il est possible de mesurer la quantité de glace fondue chaque été en effectuant un bilan de masse. Pour ce faire, il suffit d’insérer une sonde dans la glace pour voir de combien de mètres celle-ci fond pendant l’été.

Enfin, les glaciers permettent aussi de nous fournir des informations sur les climats antérieurs mais aussi sur la composition de l’atmosphère au cours de différentes périodes. En effet, la glace, en se formant, emprisonne des bulles d’air ancien enfermant ainsi les composants de l’atmosphère présente durant cette époque. D’autre part, si l’on étudie le rapport isotopique 180/160 sur une même couche de glace, il est possible de déterminer si cette glace a été formée durant une période froide ou plutôt au cours d’une période chaude, si la valeur de ce rapport est élevée ou faible. Plus ce rapport est important, plus la température présente lors de la formation de la glace est élevée. De cette façon, l’homme a pu reconstituer la composition de l’atmosphère primitive ainsi que les climats qui se sont succédé au cours des 800 000 dernières années. Il est possible de remarquer une évolution cyclique et périodique du climat, puisque tous les 100 000 ans, une glaciation s’opère.

Cette conférence, au final, nous a apporté de nombreuses nouvelles informations intéressantes et enrichissantes. Ainsi Luc Moreau nous a présenté son domaine professionnel en nous montrant de nombreux documents, tout en répondant à nos questions. Cela nous a permis de recueillir quelques connaissances avant d’étudier le sujet en classe.

Clémence Brunel et Jean-Christophe Bozetto / Terminale S

Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme de SVT (Mme Berger-Limone) et en lien avec l’éducation au développement durable (CDI).

Le réchauffement climatique

Il y a une vingtaine d’années, de nombreux scientifiques s’interrogeaient sur l’existence ou non d’un « réchauffement climatique » avéré. Les observations et mesures effectuées ces dernières années ont levé le doute sur cette question : augmentation lente, supérieure à 0,6°C en un siècle, des températures moyennes enregistrées par les stations météorologiques du monde entier, diminution de l’étendue et de l’épaisseur de la banquise arctique, recul des glaciers, augmentation significative du niveau de la mer, autant d’indices sont venus confirmer la réalité du réchauffement climatique. Nous verrons alors les causes naturelles de ce réchauffement climatique et l’implication de l’Homme dans ce phénomène.

Tout d’abord, la Terre reçoit une énergie lumineuse provenant du Soleil. Une fraction de cette énergie est renvoyée dans l’espace par les nuages et par le sol. L’énergie restante est accumulée par l’atmosphère et la surface terrestre. Cette dernière émet un rayonnement infrarouge, partiellement absorbé par l’atmosphère et la surface terrestre, dont la fraction qui s’échappe dans l’espace compense exactement l’énergie solaire accumulée, de façon à stabiliser la température moyenne de la Terre. Si l’atmosphère absorbe davantage le rayonnement infrarouge, la Terre rayonne moins d’énergie qu’elle n’en absorbe et se réchauffe, ce qui augmente son rayonnement, jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre soit atteint, à une température supérieure à la température initiale. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre. Bien que ce phénomène soit souvent hâtivement désigné comme responsable du réchauffement climatique, il s’agit en réalité d’un phénomène naturel lié à la présence de gaz atmosphériques. En effet tous les gaz absorbant le rayonnement infrarouge sont des gaz à effet de serre, les principaux étant le dioxyde de carbone, la vapeur d’eau, le méthane, le protoxyde d’azote mais aussi l’ozone. Leur efficacité dépend à la fois de leur capacité d’absorption par molécule et de leur concentration.

Cependant, depuis un siècle, activité industrielle et expansion démographique ont concouru à modifier la composition de l’air. Imperceptiblement pour nous et sans effets nocifs apparents, la concentration de certains composants mineurs de l’atmosphère augmente. Mais ces gaz ne sont pas pour autant inactifs. Ils piègent le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et contribuent ainsi à l’effet de serre. Cet accroissement résulte des activités humaines. En effet, le dioxyde de carbone est produit en très grande quantité lors de la combustion des hydrocarbures qui constituent l’essentiel des carburants utilisés dans les centrales thermiques, pour les transports routiers, aériens et maritimes. Actuellement 87% de l’énergie produite proviennent des combustibles fossiles. C’est cet effet de serre additionnel induit par les activités humaines qui est responsable du réchauffement climatique observé depuis quelques années. Ceci a conduit les scientifiques à estimer qu’il y a « une influence perceptible de l’homme sur le climat global ».

En conclusion, les causes à l’origine du réchauffement climatique sont multiples : c’est à la fois le résultat de l’effet de serre, dû à la présence naturelle de certains gaz dans l’atmosphère terrestre mais aussi les émissions de gaz supplémentaires liées à des activités humaines tel que l’usage de combustible fossile. Ainsi les conséquences d’un réchauffement climatique dont on sait maintenant qu’il risque de s’amplifier et de se prolonger risquent d’être lourdes pour l’humanité.

Cet article a été rédigé à la suite de la conférence de Monsieur Davide OLIVERO, maître de conférences à l’Université Claude Bernard à Lyon, le vendredi 30 mars dans le cadre du cours de SVT.

Davide Olivero

Hadjeras Kenza & Jacquet Mélanie  (2nde 7)

Succès de la semaine du développement durable au CDI

Les expositions sur Darwin, la biodiversité et le réchauffement climatique prêtées par l’université de Lyon étaient très belles et instructives.

Celle sur les abeilles comprenait des panneaux pédagogiques, des ruches en carton mais aussi tout le matériel nécessaire à l’apiculture.  C’est avec beaucoup de passion que M. Gyurkovics  a expliqué  aux jeunes le rôle essentiel  des abeilles dans la nature.

Vive l’happy culture !

En tout, 30 groupes d’élèves ont visité ces expositions avec leurs enseignants. Merci à tous ceux qui ont participé à cet évènement.

Le réchauffement climatique de la Terre


Vendredi 5 mars, nous avons assisté à une conférence présentée par Monsieur OLIVIERO sur le réchauffement climatique de la Terre.

Voici ce que nous en avons retenu :

Depuis 800 000 ans, le climat terrestre connaît plusieurs cycles de glaciation et de réchauffement brutal suivi d’une période chaude de 10 000 à 20 000 ans environ, appelée période interglaciaire.

Cette période est suivie par un refroidissement progressif et l’installation d’une ère glaciaire. A la fin de la glaciation, un réchauffement brutal amorce un nouveau cycle.

Nous vivons actuellement depuis plus de 10 000 ans dans une période interglaciaire.

Durant des millions d’années, le climat de la Terre a subi bien des modifications dues à divers phénomènes d’origine naturelle (soleil, éruptions volcaniques …). Mais depuis quelques décennies, c’est l’influence de l’homme qui commence à modifier sensiblement le climat de la planète.

La température de l’air a en effet augmenté en moyenne de 0,6° Celsius au cours du 20ème siècle.

Cela peut sembler très faible et pourtant seulement 7°C séparaient la période glaciaire qu’a connue notre planète il y a 20 000 ans, de celle la plus chaude qu’elle a connue il y a 7 000 ans.

Aujourd’hui, quasiment tous les scientifiques s’accordent à dire que l’essentiel de cette évolution sur les dernières décennies du 20ème siècle est causé essentiellement par l’émission de gaz à effet de serre produits par les activités humaines.

 

Merci à Monsieur OLIVIERO  pour cette conférence très enrichissante qui nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement climatique de la Planète.

 

Bastien BOURLIER et Tristan ROLLET

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.

Les combustibles fossiles : pour combien de temps encore ?

Les énergies renouvelables sont en développement alors que les combustibles fossiles sont en phase d’épuisement.

« Réduire notre consommation d’énergie, c’est un défi de tous les jours », voilà ce que pensent les écologistes ou encore ceux qui contrôlent les réserves de combustibles fossiles.

Si on utilisait l’intégralité des combustibles fossiles, avec quelle énergie pourraient s’alimenter les générations futures ?

Monsieur Davide OLIVERO, géologue et maître de conférence à l’université Lyon I, nous a présenté les nouvelles énergies qui remplaceraient les combustibles fossiles, c’est à dire le pétrole, le charbon ou encore le gaz. Ces énergies seraient les énergies renouvelables déjà présentes, mais en très faible quantité. Ces technologies comme les panneaux solaires, les éoliennes ou encore la construction de barrages sont pour l’instant limitées. Les combustibles fossiles représentent aujourd’hui 87 % de notre énergie mais justement, à cause de ce pourcentage élevé et compte tenu du fait que ces ressources sont limitées, ces énergies viennent à disparaître. Selon les spécialistes, il ne restera plus de charbon dans 180 ans, de  gaz dans 60 ans et de pétrole dans seulement 40 ans.

Face à ce constat, les chercheurs essaient de trouver de nouvelles énergies renouvelables et de développer des énergies disponibles. Les plus gros consommateurs comme l’Asie, qui utilise 8,4 % des énergies présentes, ou l’Amérique du Nord, qui en utilise 18%, doivent réduire leur consommation et passer aux énergies renouvelables. Cette  surconsommation énergétique entraîne, de plus, de graves  problèmes environnementaux comme le réchauffement climatique (causé par le CO2 rejeté dans l’air).

Alors, si l’utilisation des énergies non renouvelables utilisées par l’homme ne cesse pas, que se passera-t-il ?

Charlotte GILLON, Mylème LALANNE et Louise FRANCK

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de SVT avec Mme Berger.