Le Citeau, la station d’épuration du futur !

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Citeau : Centre  Intercommunal  De Traitement  de l’Eau

SAÔNE-BEAUJOLAIS -BELLEVILLE

Un peu d’histoire

L’être humain ne s’est intéressé que très tard au traitement des eaux puisqu’ après l’Antiquité les systèmes d’égouts qui existaient ont vite été abandonnés.

À partir du Moyen-Âge,  les excréments étaient jetés directement dans des caniveaux.

Il faudra attendre 1854,  après l’épidémie de choléra à Londres,  pour réintégrer des égouts sous-terrains. Cependant,  le traitement des eaux n’existait toujours pas,  mais grâce aux progrès de la microbiologie au XXème siècle, des scientifiques anglais mirent au point en 1914 précisément,   le premier système de bassin, dans lequel des bactéries traitaient les eaux insalubres.

C’est ainsi que les premières stations d’épuration virent le jour dans les années 40.

La station d’épuration de Belleville, hier et aujourd’hui

L’ancienne station de Belleville créée en 1969 fut mise en service en 1971, traitant les eaux usées de Belleville-sur-Saône, de Saint-Jean-D’Ardières  et de Taponas.  La station se retrouva vite saturée  car  la population passa  d’environ 7 000 habitants en 1975 à 26 000 habitants dès 2010. Au même moment, l’Union européenne  décidait   de taxer les Etats d’Europe ayant des stations d’épuration qui ne répondaient plus aux normes de dépollution. Belleville faisait partie des 22 stations françaises les plus mal évaluées.

Une station d’épuration éco-responsable

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Dès lors d’importants travaux de rénovation ont commencé. Le but étant de construire une station éco-responsable. La station a été rebaptisée  Centre  Intercommunal du Traitement des Eaux.  La station se situe proche du centre –ville, fait inhabituel, certes, mais qui se justifie par le fait qu’elle se situe en amont d’un  bassin versant : grâce à l’inclinaison de la pente, l’eau provenant des maisons s’écoule de manière naturelle jusqu’à la station, ce qui permet d’amener l’eau jusqu’à la station sans avoir besoin d’intervenir. Il est évident que cette technique est moins coûteuse pour l’environnement. La localisation est restée la même, malgré les risques d’inondation dus  à sa proximité avec la Saône.  Mais lors de la rénovation de la station, le site a été surélevé, afin d’éviter tout désagrément.

On peut parler de  station autonome et éco-responsable  car elle est installée devant un verger pollinisé par des abeilles. La première récolte a permis d’obtenir de 26 kg de miel en 2015. L’entretien des espaces verts qui entourent la station sont à la charge de deux poneys brouteurs, Khaleesi et Epona,  réduisant  ainsi la consommation d’énergie fossile. Ils sont suivis régulièrement par un vétérinaire, et sont en bonne santé !

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Le site comporte aussi un toit végétalisé, afin  de garder la chaleur et d’isoler des bruits extérieurs.. Ce toit est parsemé de puits de lumière permettant à la station de ne pas utiliser d’éclairage artificiel en journée.

Sous la station, nous avons aussi un bassin d’orage : c’est un bassin de 2000 m3 qui absorbe les premières pluies -soit la première demi-heure- pour récupérer la pollution présente sur le sol,  tels que l’hydrocarbure, le gazoil, l’huile, etc. qui polluent les fleuves, rivières et nappes phréatiques. Ces pluies sont ensuite réinsérées dans le processus du traitement des eaux de la station.

L’idée de venir habiter juste à côté d’une station d’épuration n’est pas très attirante, mais cette station a été conçue pour s‘intégrer à la ville.  Une  paroi en verre inclinée, autour des bassins, cache totalement les bassins même du haut des immeubles du programme immobilier Villa Durabo.  Pas de mauvaises odeurs non plus : une salle désodorisante a été installée pour capturer les odeurs venant des boues, rendant impossible la propagation des mauvaises odeurs.   Des nez ont mené  une enquête et confirmé que  la station est inodore. De plus, un éclairage composé de néons tout autour de la paroi la rend plutôt esthétique et permet de limiter les éclairages, coûteux pour l’environnement.

Pour ce qui est de l’église romane qui est tout près, les architectes des bâtiments de France ont accepté le projet : la proximité avec l’église n’était pas problématique. Le Conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement du Rhône (CAUE), organisme d’intérêt public, qui a pour objectif de promouvoir la qualité de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement dans le territoire départemental, a qualifié le CITEAU d’exemplaire.

Le CITEAU est une station d’épuration classique à 85% : elle suit le même processus de traitement des eaux que les autres stations d’épuration. Ce qui change,  c’est bien sûr la tenue éco-responsable du site mais aussi l’utilisation d’énergies dites « fatales ». L’énergie fatale, comme l’énergie solaire ou éolienne. est une énergie naturelle qui est perdue si elle n’est pas utilisée au bon moment L’énergie utilisée par la station est présente dans les boues actives. Ce sont des boues comportant des bactéries,  qui en traitant les eaux, créent  de la chaleur dans un bassin de décantation. Le CITEAU utilise ces effluents pour chauffer  en hiver et rafraichir en été les 88 logements de la Villa Durabo et prochainement un complexe médical et commercial. Les effluents utilisés sont traités et ne sont donc pas dangereux. Une fois le cycle terminé,  ils sont réinsérés dans le processus du traitement des eaux puis rejetés dans la Saône.

D-autre part, La station utilise un système d’eau glycolée, technique qui capture et conduit les calories dans les sols des appartements. Ce système à un taux de couverture de 80%,  ce qui permet de réduire par trois le bilan carbone du bâtiment. Les 20% restants sont assurés par un secours au gaz.

Le CITEAU est la seule station d’épuration en France à posséder ce système de chauffage.  Les travaux on débuté  en 2011 et se sont terminés  au printemps 2014. Le projet a été subventionné par  le groupe SAUR. C’est un ensemble d’entreprises qui accompagne les collectivités locales et les industriels dans leurs projets d’aménagement principalement liés à l’eau. Le coût  total du projet est de 9,9 millions d’euros. Le programme immobilier Villa Durabo offre aussi des logements sociaux, le but étant de renforcer le pilier social du développement durable.  Le chauffage est ici  5% moins cher  que le chauffage traditionnel. A l’avenir l’écart de prix entre l’énergie fournie par le CITEAU et les énergies fossiles devrait se creuser davantage,  d’autant plus  que les énergies fossiles sont de plus en plus rares.

Le CITEAU a également pensé à utiliser tout ce qui pouvait  être recyclé  lors du traitement de l’eau afin d’optimiser le rendement. Par exemple,  les boues sont envoyées en usine de compostage et seront ensuite transformées  en engrais ; 1400 tonnes de boue par an sont valorisées à travers le compostage.  De plus les eaux traitées sont parfois remplies de terre et de sable, alors elles passent dans un  dégrilleur. Le dégrillage consiste à piéger les matières plus ou moins volumineuses contenues dans l’eau traitée pour permettre leur extraction, ce qui sépare le sable et l’eau. Ce sable est ensuite vendu pour servir dans les chantiers. Une partie des eaux épurées est réutilisée en passant dans des tuyaux sous rayons ultra-violets  et ne possèdent  donc plus de bactéries. Elle est ensuite réutilisée pour nettoyer le bâtiment et tout son équipement, ce qui permet d’économiser environ 2500 m3 d’eau potable par mois. Sachant que 1m3  d’eau coute 3 euros, on économise 7500 euros par mois. Pour la réalisation de ces projets,  la station a reçu en décembre 2013 la Marianne d’or qui est un prix d’excellence des municipalités en France.

Un autre projet vient d’être lancé : un concours dans une école d’architecture pour des  étudiants qui proposeront la maquette d’un projet pour mettre en avant cette  station éco responsable.  Ne voulant pas s’arrêter là, la station veut aussi devenir  précurseur dans le développement d’un nouveau processus consistant à éliminer les antibiotiques et hormones non assimilés par l’homme et rejetés dans les excréments, qui impactent  et modifient  la biodiversité comme le sexe des poissons. Les bactéries utilisées aujourd’hui ne peuvent remplir ce rôle. Mais rien ne peut se faire sans l’accord de l’Union européenne…

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Cet article a été réalisé dans le cadre de nos recherches en TPE. Capucine Thiou, Pierre Gaudriot, Victor Droin-Roussel ( 1ère ES2)

Se former à l’éco-citoyenneté

Le jeudi 5 octobre a eu lieu la formation des éco-délégués du collège.

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Les 4/3ème de 8h à 10h,  et les 6/5ème de 10h à 12h  ont été accueillis au CDI par les professeurs documentalistes et les  professeurs responsables du  développement durable.

Nous avons commencé par nous présenter ;  puis nos professeurs nous ont  demandé de choisir pour l’année scolaire une fonction : apiculteur, botaniste ou recycleur. Ensuite, ils nous  ont expliqué notre rôle et nos missions auprès de nos camarades et dans l’établissement, puis nous avons établi un calendrier des activités à mener car rappelons  que nous avons à Mongré une ruche, un potager dans le parc et que nous collectons le papier et les déchets pour les  recycler.

Dans un deuxième temps, M. Claire, le gestionnaire de l’établissement  est intervenu sur la démarche HQE, Haute Qualité Environnementale, utilisée pour  les travaux entrepris à Mongré, qui permet d’appliquer une politique environnementale à la construction ou/et la gestion de nos bâtiments. . le but est d’obtenir des bâtiments confortables, sains et plus respectueux de l’environnement.

Nous apprenons que Mongré s’est lancé depuis une dizaine d’années dans une politique d’investissements pour économiser l’énergie :

Le chauffage :

  • nous utilisons  l’énergie fournie par l‘incinérateur d’ordures ménagères de Villefranche et une chaudière bois : 99,30 % d’énergie renouvelable ; .
  • l’isolation sur les toitures et les entresols est en cours; des travaux d’isolation des conduites de chauffage, des plafonds et des murs ont été entrepris ; 89% des 465 ouvrants ont été changés durant les 20 dernières années par un double vitrage ;
  • on a installé des planchers chauffants dans les salles rénovées (actuellement 900 m2).

L’éclairage :

  • les éclairages halogènes ont été supprimés ;
  • l’installation électrique a été complètement rénovée ;
  • on utilise l’éclairage « leds » depuis 2009 ;
  • des détecteurs de présence dans les salles rénovées (extinction automatique sans présence).

La gestion des déchets :

  • l’association « Le Transit » collecte  tous les cartons ;
  • le  tri sélectif a été mis en place  avec la CAVIL depuis 2002 ; on récupère le papier dans de grandes boîtes en carton placées dans les classes et les bureaux,  puis l’entreprise  « La Corbeille  à papier » le collecte et le recycle ;
  • nous participons avec le Conseil Régional à la récupération  des piles usagées dans les collèges;
  • la Région Auvergne-Rhône-Alpes permet la collecte des huiles usagées (cuisines) et des produits chimiques des laboratoires,
  • les  déchets d’équipements électriques et électroniques  sont évacués par une entreprise spécialisée.

La politique d’achats :

Mongré  n’achète que des produits  qui ont des labels ou des normes qui répondent aux exigences environnementales :

  • pour la restauration, le légume du plat chaud, les féculents, la compote, le pain au levain doivent avoir le label AB ;
  • le mobilier scolaire possède le label « NF ENVIRONNEMENT » ;
  • tout le papier acheté est 100% recyclé, bien sûr !

Monsieur Claire a terminé son intervention très intéressante  par ces mots : « Nos efforts en terme d’environnement sont concrets et se retrouvent dans les chiffres et dans un meilleur accueil ! ».

Nous nous sommes ensuite séparés en deux groupes : le premier a suivi l’explication de deux  éco-déléguées du lycée qui nous ont  fait part de leur expérience d’apicultrices ; elles nous ont montré les différentes parties  qui constituent la ruche,  énuméré les diverses sortes d’abeilles (la reine, les ouvrières, les gardiennes, les faux-bourdons, etc.) ainsi que les objets permettant de bien s’en occuper.

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Pendant ce temps,  le second groupe s’est entraîné, grâce à un exercice pratique de reconnaissance des différents symboles présents sur les emballages, à trier correctement nos déchets au quotidien : nous avions un amas de déchets d’origines diverses, (propres bien sûr !) à placer dans la bonne poubelle, jaune ou marron.

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Nous avons interverti les groupes en milieu de séance.

Merci à Alix et Sarah, nos « super » apicultrices depuis un an et demi maintenant en Seconde, qui ont accepté de transmettre leur savoir !

Sans oublier, le goûter à 10h où nous avons  tous dégusté un goûter bio ainsi que  le miel de nos chères abeilles ! Le reste des pots de la récolte 2017 a été vendu quelques jours plus tard avec succès ! Cela nous permettra d’acheter du matériel et d’entretenir la ruche.

Jehanne Trébaol (3ème1),   Annaêlle Porterat (3ème1),  Baptiste Raymond (3ème7)

Une éco-campagne : les experts du papier

Les éco délégués du lycée – avec l’aide de leurs partenaires allemands et belges du programme ERASMUS + – ont participé au concours « Les experts du papier », organisé par l’Académie du Rhône en partenariat avec Eco folio. « Ce concours propose aux classes de s’engager en faveur du développement durable. Comment ? En créant une campagne de sensibilisation au tri et au recyclage des papiers à destination des autres élèves de l’Académie ».

Leur travail a abouti à un clip vidéo : « Kreativ Papier » ; il a été réalisé avec le soutien des professeures d’arts plastiques, des professeurs responsables du programme Erasmus + et des documentalistes.

Démarche engagée

Question de départ : Comment partager des valeurs et des pratiques éco citoyennes, à l’échelle européenne ?  Le thème de l’année : le recyclage du papier

Thématique et Support : ARTS PLASTIQUES ET PAPIER.

Dans le cadre du programme Erasmus +, les éco délégués du lycée et leurs partenaires allemands et belges ont trié et recyclé les papiers collectés pour créer et exposer des costumes et des objets, exposés ensuite au CDI.

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En plus des photos, l’idée de filmer les objets créés permet de montrer les différentes étapes du travail, de la collecte des papiers à la réalisation, la musique agrémentant le tout.

Déroulement du projet

Dans un premier temps, Les éco délégués de Mongré ont organisé la collecte de papiers.

Ensuite, lors du séjour des correspondants à Mongré,  ils ont échangé en français, en allemand et en anglais sur leurs actions de développement durable au sein de leur établissement respectif sous forme de Speed – Dating.

Ils ont réfléchi et élaboré un projet commun.

Ils ont rencontré des créateurs d’objets d’art, réalisés à partir de matériaux recyclés, qui les ont aidés à imaginer leurs propres objets.

Réalisation

  • Création de panneaux sur le thème « Art et recyclage » ;
  • confection de costumes à partir de pages de bandes dessinées, de journaux à recycler et de papier cadeau utilisé pendant les fêtes de Noël ;
  • fabrication de cadres photos et autres objets sur le même principe ;
  • photos.

Évaluation

Forte implication et coopération des élèves, qui plus est dans des langues étrangères, lors des activités et des sorties.

Lors de l’exposition finale, les échanges entre professeurs et élèves ont permis de constater une prise de conscience des nombreuses possibilités de créations à partir de papiers recyclés, de l’importance des actions mises en œuvre, même isolées, et enfin de la nécessaire coopération européenne pour agir de manière globale sur l’environnement.

Résultats du concours

Suite au comité académique Education au Développement Durable, notre lycée vient a reçu le

1er   prix académique « Les experts du papier ».

Une cérémonie de remise des prix s’est déroulée le 9 juin en présence de Madame la Rectrice.

En récompense, les éco délégués du lycée vont participer à un atelier avec un artiste, en partenariat avec Ecofolio, et créer une fresque constituée d’origamis. L’idée est de faire émerger une image ou le mot en rapport avec le recyclage du papier et l’EDD en fonction du projet des élèves.
Elle sera visible par tous dans la grande salle d’étude du lycée !

 

N’attendons plus pour être éco citoyens !

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Du 05 au 11 mars 2017  les lycéens  éco délégués ont accueilli les correspondants belges et allemands dans le cadre du programme Erasmus +.  A cette occasion ils ont participé à un programme d’activités sur le thème « N’attendons plus pour être éco citoyens !  » parmi  lesquelles une journée à Lyon, notamment sur les pentes de la Croix-Rousse et dans l’éco quartier de Confluence.

Sur les pentes de la Croix Rousse, ils ont pu échanger avec des créateurs qui recyclent différents matériaux :

– l’atelier-galerie 27 Watts vend des coléoptères à partir d’objets recyclés,

– la galerie Chasseurs d’influences récupère les objets pour créer des vitrines dans le monde entier,

– et enfin Madame des Feuillants recycle les bijoux de nos grand-mères.

A la Confluence, ils ont bénéficié d’une visite de son éco quartier, conçu pour l’écologie et autour d’elle. Cette visite fut très riche en enseignements et découvertes.  

Après  la disparition de ses activités historiques, industrielles et portuaires, les 150 ha de ce quartier ont été aménagés en visant un objectif : construire une ville intelligente et durable. L’enjeu était et est toujours de concilier les exigences environnementales tout en anticipant les besoins futurs des usagers.

  1. La Société d’Economie Mixte Lyon Confluence est nommée par le maire de Lyon, Gérard Collomb, aménageur du projet Lyon Confluence pour le compte du Grand Lyon. La ZAC 1 est créée. Les travaux débutent…

Cette mobilisation vise, depuis le lancement du projet urbain, à créer une ville sobre, innovante et créative, encourageant les mobilités douces et limitant les impacts environnementaux. Une ville accessible à tous qui sache tisser des liens forts entre l’existant et les nouvelles réalisations,  tout en favorisant le partage. Pour donner vie au projet Lyon- Confluence, et construire ou réhabiliter des bâtiments et équipements, la Métropole de Lyon a fait le choix de découper le territoire en deux zones d’aménagement concerté (ZAC).

Une zone d’aménagement concerté (ZAC) est définie par le code de l’urbanisme comme « une zone à l’intérieur de laquelle une collectivité publique, ou un établissement public y ayant vocation, décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis, ou acquerra, en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés ».

Côté Saône, la ZAC 1 est créée en 2003, l’autre côté Rhône, la ZAC 2 est créée en 2012. Ce découpage géographique et temporel permet de cibler la mobilisation sur un secteur précis du territoire et d’éviter l’éparpillement des projets et investissements.

Le  logement :

    • le quartier offre des logements variés, accessibles à l’achat ou en location sous différentes formes ;
    • près de 5 000 logements dont 1 700 logements sociaux ont été créés (34 %) ;
    • la mixité et la facilitation du parcours résidentiel sont une priorité de la politique ;
    • l’habitat social et abordable est imposé dans les cahiers des charges de Lyon Confluence ;
  • les immeubles (de 2 à 16 étages) respectent une architecture bioclimatique, à énergie positive et alimentés par des énergies renouvelables ;

 

  • l’accent est mis sur l’éco rénovation pour offrir du bâti existant proposant un niveau de confort quasi-similaire à celui du neuf ;
  • 2013 : ouverture d’une résidence pour jeunes actifs ;
  • les logements étudiants : 436 appartements seront complétés d’ici à 2019 par les 88 lits d’une résidence étudiante gérée par le Crous ;
  • l’offre intergénérationnelle : l’habitat est adapté aux besoins des personnes âgées sur l’ancien site de la prison Saint-Joseph et création d’une nouvelle résidence sur l’îlot Rinck : ces deux programmes rassemblent dans des mêmes immeubles étudiants et personnes âgées. 

L’offre culturelle 

  • le Musée des Confluences, à l’architecture originale ;
  • La Sucrière, qui accueille notamment la Biennale d’art contemporain depuis 2001 ;
  • Le Sucre, installé sur son toit, salle de concerts, reçoit régulièrement des conférences ;
  • L’Hôtel 71 qui jouxtera le Lieu Totem de la French Tech regroupera les acteurs européens du monde de la culture ;
  • Les Archives Municipales de Lyon et l’Hôtel de Région présentent un programme d’expositions ;
  • Côté cinéma, un multiplexe est accessible dans le pôle de commerces Confluence.

Des commerces variés

  • des commerces de proximité accessibles à tous les budgets ;
  • conciergeries prévues dans les îlots du quartier du Marché ;
  • pôle de commerces Confluence rassemblant restaurants et une centaine d’enseignes ;
  • marchés et distribution hebdomadaires de paniers par l’AMAP Croc’Ethic.

Partager, créer des liens

Les espaces publics doivent encourager les initiatives et partenariats et créer des liens entre les usagers (place Camille-Georges, place nautique, jardins aquatiques, jardin d’Erevan, esplanade François-Mitterrand, Rives de Saône…). Côté Rhône, Ynfluences Square et l’îlot B2 concrétisent le principe des cours jardinées, avec jardins partagés, espace de compost, aire de pique-nique et jeux pour enfants mais aussi conciergeries et crèches.

Différentes associations participent à la vie locale à travers des vide-greniers, rencontres, conférences, jeux, ateliers, fêtes, bals. C’est aussi le cas de l’association de riverains Envie Partagée qui mène des actions autour du jardin partagé et des rendez-vous ponctuels du conseil de quartier.

Se promener et se divertir

De nombreux sports et spectacles sont proposés grâce à des équipements variés.    Les aménagements des rues, des places, des quais, assurent des déplacements faciles, agréables et sécurisés aux piétons du nord au sud et d’ouest en est.

Les végétaux contribuent à la qualité de l’air. Le pont Raymond Barre offre une liaison piétonne entre La Confluence et Gerland. L’esplanade François Mitterrand relie les deux ZAC, la place nautique et le futur quartier du Marché, le Rhône et la Saône.

 Vivre, étudier et travailler dans un patrimoine préservé

La réhabilitation du quartier a permis de faire renaître le port Rambaud, qui a gardé des traces de son passé (rails, pavés, grues, façades…) tout en se transformant en Docks de la culture et de la communication (Sucrière devenu le lieu d’accueil des biennales d’art contemporain ; Le bâtiment des douanes ; les Salins…).

Au sud, les bâtiments du marché de gros ont été conservés et on changé de destination comme la halle aux fleurs réhabilitée en salles de sports,

L’Université Catholique de Lyon (UCLy) s’est installée dans l’ancienne prison Saint-Paul réhabilitée et accueille 6 000 étudiants. Confluence Institute for Innovation and Creative Strategies in Architecture d’Odile Decq dans une ancienne halle du marché gare, accueille une vingtaine d’étudiants en architecture.

Côté entreprises, le quartier accueille de grands groupes, des PME et des start-up, dans les domaines des services, des commerces, du BTP et de l’industrie ainsi que des centres d’affaires. Dès le début, les aménagements ont été pensés pour proposer des locaux idéals pour tous : grand choix de surfaces, proximité des transports en commun, deux heures d’exposition au soleil minimum, services partagés, haute qualité environnementale.

Se déplacer

Par ses aménagements, le quartier vise une maîtrise de la place de la voiture, une large offre de transport en commun et une place importante faite aux modes de déplacements doux (tram, Vélo’v, pistes cyclables…). Un véritable Vaporetto relie la Confluence à Vaise via Bellecour et Saint-Paul.

En 2010, Lyon Confluence devient le premier quartier durable en France labellisé WWF. Le Grand Lyon et son aménageur, la SPLA (Société Publique locale d’Aménagement) Lyon Confluence, ont bénéficié de l’aide de nombreux acteurs pour répondre à des exigences de performance très élevées et se sont ainsi engagés à respecter les 10 principes internationaux de durabilité préconisés par le WWF :

  • zéro carbone
  • zéro déchets
  • mobilité durable
  • matériaux locaux et durables
  • alimentation locale et durable
  • gestion durable de l’eau
  • habitats naturels et biodiversité
  • culture et patrimoine local
  • équité et développement économique
  • qualité de vie et bien-être

Les performances des quartiers, au regard de ces 10 objectifs de durabilité, seront évalués annuellement. C’est à présent aux futurs habitants de jouer pour mettre ces efforts à profit et bénéficier des économies d’énergie, car sans modes de vie durables, il n’y aura pas de quartiers durables.

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Ce projet interdisciplinaire a été mené par M. Combricon, M.L. Dumas, N. Mergoux, C. Giraud, F. Carron et les professeures documentalistes.

Les déchets du restaurant scolaire

Dans le cadre des animations « Développement Durable » du collège, un groupe d’éco délégués qualifiés de recycleurs est chargé du ramassage régulier des corbeilles à papier de l’ensemble de l’établissement (collège, lycée, bureaux). Au self, ponctuellement, 3 à 4 fois par an,  ce même groupe aide au tri des déchets alimentaires et plastiques avec une sensibilisation au gaspillage et au recyclage.

En effet, trop de nourriture reste dans les plateaux et donc est jeté ! Beaucoup de contenants (pots de yaourts) sont pour l’instant incontournables.

Les journées « zéro déchet » présentent des résultats encourageants mais variables en fonction de la composition des menus et de la quantité servie dans les assiettes.

Date Nombre de plateaux Déchets alimentaires Déchets plastiques Menu
 

01/02/16

700  

38g/plateau

7kg
Julienne de légumes
Pâtes aux petits légumes
Sauté d’agneau au curry
Saucisses de Toulouse
 

15/03/16

680  

56g/plateau

9kg
Sauté de veau aux épices
Quenelles aux olives
Petits pois au jus
Riz créole
 

01/04/16

350  

23g/plateau

4,4kg
Frites
Haricots verts
Porc à la moutarde
Filet de lieu à la tomate
 

30/05/16

655  

46g/plateau

14kg
Frites
Chipolatas
Gratin de poireaux
Filet de poisson au four
 

18/10/16

« sans sensibilisation »

1250  

37g/plateau

 

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Emincé de volaille aux épices
Filet de lieu au citron
Pommes rissolées
Blettes au jus

L’équipe s’engage à poursuivre ces actions éco citoyennes en 2016-2017.

« Adapter les quantités de nourriture à ses besoins, réaliser un tri plus performant, imaginer des solutions de remplacement au plastique » restent les préoccupations des éco délégués et du personnel de restauration dans le respect de notre engagement E3D.

Un compost à Mongré

Un compost à Mongré

Les éco-délégués recycleurs du collège ont réalisé ensemble le premier compost de Mongré en partenariat avec le self. Il sert à récupérer l’ensemble des déchets verts des cuisines (les épluchures provenant des légumes issus d’un circuit court). Le compostage revient à copier de façon condensée et rapide, un mécanisme tout à fait naturel qui vise à obtenir le meilleur humus qui soit. L’humus obtenu sera utilisé dans le potager et la spirale végétale afin de servir d’engrais naturel pour les plantes. Ce compost sert aussi à limiter les déchets incinérés de l’établissement.
Au printemps, deux nouveaux composts seront construits par les éco-délégués : un au potager et un vers l’oasis nature. Des affiches dessinées par les éco-délégués ont été accrochées afin d’informer le maximum d’élèves sur les gestes éco-responsables.
D’autres actions vont être menées afin de limiter le plus possible les déchets de Mongré : création d’un poulailler, journée zéro déchet…

Annaëlle Porterat, Jehane Trebaol, Matys Negmari , élèves de 5°4

Développement durable au self ?

développement durable au self
Le lundi 1 Février 2016, des éco-délégués recycleurs et quelques adultes dont Brigitte Carpentier et Gabriel Rea, ont aidé les élèves du collège à trier les déchets de leur plateau à la fin du repas ; essentiellement les restes de nourriture et les déchets en plastique.
Ce jour-là près de 700 repas ont été servis au self et triés.
Nous avons récupéré :
– 7 kg de plastique ;
– 27 kg de restes de nourriture ;
– 4 corbeilles de pain (environ une flûte et demie).
Ces chiffres sont presque satisfaisants mais nous devons faire mieux !
D’autres pesées auront lieu d’ici fin juin.
Merci au personnel du Self Collège pour son implication

Matys Negmari (5°4)

Repas zéro déchet à Mongré le Vendredi 16 octobre

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Coralys (société de restauration collective) se lance dans un nouveau projet de lutte contre le gaspillage alimentaire, le projet « Mange, Trie, Aime », en partenariat avec l’ADEME (agence de l’environnement et de la maitrise d’énergie).
Dans le cadre de ce projet anti-gaspillage et à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, Coralys a organisé un Repas zéro déchet le vendredi 16 octobre 2015 au restaurant scolaire de Mongré. Notre établissement est depuis 8 ans labellisé par la Région, « éco-responsable » et a reçu de l’Académie, il y a deux ans, le label E3D (Etablissement en Démarche Développement Durable). Les éco-délégués avaient déjà, en février 2011, organisé une campagne de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire au restaurant scolaire et travaillent souvent sur cette thématique.

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Dans le cadre de cette journée « zéro déchet », ces jeunes ont communiqué auprès de leur classe sur l’importance de cet évènement et certains ont même participé à l’élaboration du menu en choisissant les entrées qu’ils souhaitaient que Coralys propose. Les produits bio, locaux et frais ont été à l’honneur lors de ce repas. Vos enfants pouvaient déguster leur entrée et leur dessert dans un contenant comestible et le menu permettait de limiter les pertes alimentaires (épluchures…) et également les déchets de type emballages.

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Une pesée des déchets a été établie à la fin du repas et nous avons constaté que nous avons jeté 90g par personne. Ce chiffre n’est pas satisfaisant et nous avons conscience que nous allons devoir organiser d’autres campagnes de ce type afin que les mauvaises habitudes se perdent.

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Ce jour-là, fut également inauguré le composteur, installé par les éco-délégués recycleurs, dans le parc de l’école. Les élèves de CP de M-P Mazille y ont symboliquement déposé les premiers déchets.

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Des actions seront menées tout au long de l’année : interventions auprès des élèves, pesées des déchets régulières, formation de Pascal, notre chef de cuisine, aux méthodes de réduction du gaspillage et mise en place d’un poulailler par les éco-délégués et les éducateurs en charge du projet.

Clémence Gaillard, diététicienne et Cécile Lecocq-Hubert, référente EDD

Etre éco-citoyen au lycée

L’éco-citoyen a conscience d’avoir des droits et des devoirs à l’égard de l’environnement. Par exemple,  le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour le conserver. Ainsi, la « sensibilisation » à l’environnement contribue à faire émerger une nouvelle forme de conscience. Chaque éco-citoyen, à son niveau, a les moyens de contribuer au développement durable (développement qui répond aux besoins d’un présent sans compromettre celui des générations futures) par ses actions quotidiennes ou par ses discours en sa faveur.

Notre rôle en tant qu’éco-délégués est de guider les personnes qui nous entourent à entrer dans une démarche éco-citoyenne en leur rappelant les gestes simples et efficaces (tels qu’éteindre la lumière, baisser un peu le chauffage, limiter la consommation d’eau…) afin de limiter l’impact de l’homme sur la planète.

Ainsi l’année dernière de nombreuses actions ont été menées à Notre Dame de Mongré. Nous avons mis en place un affichage qui rappelle à tous la conduite à adopter face à une utilisation parfois excessive des énergies. La politique en matière de  recyclage du papier a été accentuée. Des boîtes à recycler ont été mises à disposition des élèves dans chaque classe. Un concours avait été organisé afin de sélectionner la plus belle ! Les élèves ont pu constater que prendre soin de sa planète est un geste simple et plaisant.

Les gobelets en plastique  

Cette année encore, nous souhaitons continuer dans le même état d’esprit. De nombreuses idées vont être récoltées par les éco-délégués afin de monter un ou plusieurs projets.

Nous avons déjà ciblé notre première action sur l’utilisation excessive des gobelets en plastique à usage unique. Comme il y a une machine à boissons à disposition de tous les lycéens, une forte consommation de ces gobelets est à déplorer.

Il faut savoir qu’à raison de deux cafés par jour, un seul élève utilise plus de 400 gobelets par an, soit 1,6L de pétrole. Il y a donc une grande sensibilisation à faire dans ce domaine là. Notre but en tant qu’éco-délégué est donc de trouver une solution à ce problème. Contrairement aux idées reçues, les gobelets en carton ne sont pas une solution car 1 seul de ces gobelets est formé à partir de 4,1g de pétrole avec un coût de revient 2,5 fois plus élevé que le gobelet en plastique. Nous avons pensé à recycler ce plastique, car une tonne de plastique recyclé représente une économie d’environ 2500 L de pétrole. Cette économie serait bénéfique à moyen terme car les estimations des ressources en pétrole ont montré que d’ici 60 ans, nous serions en pénurie de cette matière première.

Nous avons également d’autres pistes de réflexion telle que la réutilisation de verres en plastique  plus résistants, qu’il faudrait laver, en veillant bien sûr à l’économie de l’eau. Vos idées sont les bienvenues !

Si vous voulez avoir l’éco-attitude, nous vous rappelons une règle primordiale :

« Agir global, penser local ».

Gabrielle MICHAUD et Elsa THOLLET TS1

Les déchets et le recyclage.

Par an, chaque humain produit environ 360 kg de déchets, ce qui représente 7 kg par semaine,  soit environ 1 kg par jour.

Notre société est basée sur la consommation : on achète, on consomme et on jette. Les produits sont de moins en moins solides, de plus en plus emballés et nous les jetons de plus en plus vite. Alors, nos poubelles débordent de plus en plus ! Pourtant, nous devons limiter ces déchets car les ressources naturelles sont limitées et précieuses. Il ne faut pas les gâcher ! Tous les déchets ne sont pas triés, il faut donc traiter ce qui n’est pas recyclé. Or, traiter les déchets demande des usines d’incinération et des centres de stockage de plus en plus grands, de plus en plus chers et qui sont mauvais pour notre environnement et notre santé.

Une intervenante de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature), Diane Aurine est venue à notre rencontre, le jeudi 4 novembre. Elle nous a clairement exposé les problèmes liés aux déchets, ainsi que toutes les solutions pour y remédier. Pour ce faire, elle nous a montré plusieurs photos qui ont été l’objet de nombreux échanges. On en a conclu que, face au gaspillage, nous avons les solutions suivantes : choisir ce que l’on consomme (ce qui équivaut à réduire nos déchets), réutiliser nos produits usagés ainsi que recycler les emballages.

Ensuite, nous avons étudié en détail toutes les filières permettant de fabriquer une brique de jus d’orange. Voir ces multitudes d’étapes fut très étonnant et surtout inattendu !

Par la suite, nous nous sommes répartis sur 4 ateliers très ludiques. Le premier était une formation afin de mieux savoir où recycler nos déchets.  Le deuxième nous expliquait les significations ainsi que les définitions des différents labels. Le troisième portait sur les matières premières renouvelables (leur définition et l’estimation de la quantité restante sur terre). Pour finir, le quarième atelier proposait différents objets, le but était de décrire leurs compositions.

Les chiffres donnés par les deux derniers ateliers étaient plutôt surprenants; il est estimé qu’il ne reste sur terre plus que 30 ans d’uranium ! Pour conclure, nous avons visualisé un diaporama nous montrant les déchets générés et recyclés dans le monde, ainsi que des photos de différents consommateurs à divers endroits du globe.

Les contrastes sont très frappants : en Ethiopie, une famille mange en moyenne pour 31 dollars par semaine et leurs aliments ne sont pratiquement pas emballés, alors qu’en Allemagne, une famille mange en moyenne pour 500 dollars par semaine ce qui représente énormément d’emballages !

A la suite de cette prise de conscience, nous sommes désormais  décidés à agir ; Mongréens, mobilisez-vous, mettez vos gants en caoutchouc, la guerre contre les déchets est bel et bien déclarée !

Thibault André et Clara Pereyron