Des albums pour le Togo

Des albums pour le Togo1
Comme vous le supposez peut-être, les enfants du Togo n’ont pas les mêmes possibilités que nous de s’instruire et de bénéficier d’un enseignement de qualité.
Notre classe de seconde 1, qui a pris le relais de l’échange commencé il y a deux ans avec le Togo, a donc décidé de collecter et d’envoyer des albums (livres à couverture souple) aux enfants de Notsé.
Le but étant de les aider dans l’apprentissage de la langue française. C’est pourquoi nous avons mis à contribution tout l’établissement lors d’une grande collecte organisée par le CDI.
A l’occasion de celle-ci, nous avons créé des affiches, inventé des slogans, utilisé des photos prises par par les religieuses du village de Notsé.
Ces affiches ont été exposées dans tout l’établissement afin de sensibiliser les élèves de toutes les classes, de la maternelle à la terminale. Nous avions deux semaines pour collecter un maximum d’ouvrages.
Pour être sincère, dans un premier temps, notre récolte n’a pas été très fructueuse. Nous avons donc décidé de lancer un défi inter-classes autour de ce projet et là le succès fut au rendez-vous !
Nous avons collecté, en effet, 986 albums. Cécile Lecocq, professeur- documentaliste, a sélectionné les plus adaptés aux togolais et Sœur Catherine a commencé à les acheminer en Afrique.

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Les magazines non exploitables par les enseignants de Notsé ont été donnés aux Restos du cœur de Villefranche. Monique, la responsable de l’association, a été très reconnaissante de ce don : « Nous avons récupéré toutes les revues mises à notre disposition ! Aussitôt reçues, des bénévoles ont trié et classé pour les ranger et les mettre en attente pour notre prochain arbre de Noël. Les restaurants du coeur vous REMERCIENT très SINCEREMENT pour cette initiative. »
Comme quoi, les solidarités internationale et locale ne sont pas en concurrence !

Chloé Cheynet, Pauline Jacquet, Gauthier Hamy et Mayssa Naït-Idir, seconde 1
Cet article a été écrit dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert), des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en lien avec la pastorale (C. Liénard)

Lycéens Mongréens : engagés ou pas ?

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Le 10 décembre 2014, pour la septième fois, Mongré a organisé, sous la direction de Caroline Aubourg, son évènement solidaire envers les Restos du Cœur. Cette année, la collecte de produits pour bébés a battu un nouveau record : plus de trois tonnes de denrées alimentaires et hygiéniques. Où sont passés tous ces produits ? À qui ont-ils bénéficié ? Nous avons souhaité aller à la rencontre des plus démunis et des plus engagés.

Chaque année, Mongré organise son évènement de solidarité, les Bébés du Cœur. Le Conseil Des Lycéens (CDL) choisit un thème pour l’occasion, puis organise sur plusieurs semaines la collecte faite par chaque classe, ainsi que l’après-midi et le repas spécial Bébés du Cœur.
Durant une après-midi, élèves et professeurs peuvent assister ou contribuer à des prestations artistiques, mais aussi à des activités. Une buvette tenue par les élèves du CDL est à leur disposition.
Avant d’assister aux représentations, tous les élèves ont réalisé cette année un slalom géant en lien avec le thème : Les Bronzés font du ski. À cette occasion, nous avons interviewé de nouveaux élèves pour connaître leur ressenti sur cette après-midi, dont Alexia qui témoigne : « Je ne connaissais pas du tout. Mais organiser une après-midi solidaire en s’amusant, c’est génial ! »
Chaque classe devait collecter le plus de produits pour bébés possible en quelques semaines. Ces produits furent donnés aux Bébés du Cœur de Villefranche-sur-Saône. La classe de 2nde3 est allée voir où sont stockés les produits donnés.
Le stockage
Nous nous sommes rendus dans le local de stockage des produits collectés. Le local est divisé en plusieurs secteurs, l’un d’eux étant pour les bébés où l’on a pu voir les produits collectés lors de la journée des Bébés du cœur de Mongré. Nous avons rencontré le chef du stock qui nous en a expliqué le fonctionnement. Toute la marchandise collectée est triée par les bénévoles et stockée sur des palettes pour des raisons sanitaires.
L’organisation

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Les produits sont classés en catégories, les fruits et légumes, la boucherie, l’épicerie et les desserts et en sous-catégories comme pour le pain : le pain de la veille, le pain frais et le pain congelé. Il nous a aussi précisé que l’ensemble des produits reçus doit être répertorié dans des classeurs, gardés pendant 5 ans, où sont notées des informations précises telles que le jour de livraison, le numéro de lot, la date de péremption, la quantité, la date de distribution et même la température du camion réfrigéré lors de l’arrivée des denrées, afin de vérifier si la chaîne du froid a bien été respectée.
Nous avons également vu le déroulement de la distribution. Les bénévoles contrôlent la concordance entre les points des bénéficiaires et les aliments demandés. Le nombre de points est déterminé en fonction du poids du produit.
Les enfants
Les bébés pris en charge ont moins de 18 mois. À Villefranche, 200 sont aidés. L’aide donnée aux bébés n’est pas seulement alimentaire, mais aussi vestimentaire grâce aux habits collectés pendant l’hiver. Les distributions vestimentaires et alimentaires ne peuvent pas avoir lieu en même temps, c’est la raison pour laquelle les habits sont distribués le jeudi matin. Pendant que les parents sont à la distribution, une garderie est mise en place pour les enfants de moins de 3 ans, et plus durant les vacances.
L’engagement lycéen
Nous avons interviewé deux bénévoles sur l’engagement des lycées, seuls les élèves de Mongré à Villefranche et ceux de Saint-Georges de Reneins font une collecte annuelle au profit des Restos du Cœur. Pour Mongré, le contact se fait grâce au gérant qui communique les dates des collectes.
En seulement deux heures, nous avons donc pu ressentir toute la solidarité entre les bénévoles et les bénéficiaires, un esprit convivial et détendu malgré la difficulté pour les bénéficiaires d’exprimer leurs besoins.

Laure Valenchon et Sophie Bernard.
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).

Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les services du Cœur

Les services du Cœur
Nous avons rencontré des bénévoles de l’association des Restos du cœur à Villefranche-sur-Saône, avec notre classe, afin de comprendre le fonctionnement de cette association si médiatisée. Nous avons ainsi pu approcher de près le monde caritatif et en comprendre le fonctionnement.

L’association
Le Lien, le local des Restos du cœur, se situe au 190 rue Gantillon depuis deux ans. La mairie a mis à disposition de l’association ce local bien plus grand. Les Restos du cœur comptent uniquement des bénévoles et, comme nous l’a confié l’un d’eux, François, « tout le monde est bénévole, n’importe qui peut venir en tant que tel aux Restos ». Cependant, malgré toute l’aide apportée, en périodes de vacances, leur nombre diminue ; l’association est alors à la recherche de personnes pouvant aider. Elle fait alors appel à des organismes de jeunes comme l’Engagement Citoyen de Villefranche. Les bénévoles peuvent ensuite suivre des formations pour avoir un rôle spécifique, comme inscripteur ou chargé des stocks. Lorsque nous demandons à ces personnes pourquoi elles donnent de leur temps pour l’association, toutes nous disent que c’est pour venir en aide aux gens dans le besoin. Comme en témoigne Arielle : « Cette envie de donner de sa personne pour les autres est très présente et puis il y a une bonne équipe, il fait bon être bénévole ici, alors on revient ».
De grosses collectes, mais pas suffisantes
Comme tout organisme, même à but caritatif, les Restos du cœur ont une hiérarchie. La responsable, Monique Lucchini, est aidée de deux personnes coresponsables et d’autres, dirigeant différents services. Ce qui n’empêche pas tous les bénévoles d’avoir un droit d’expression et de proposition et sont tous égaux. L’organisme des Restos de Villefranche ne reçoit pas directement d’aides de l’État, mais de l’Union Européenne. De nombreuses démarches auprès des boulangers, des producteurs, mais aussi des magasins de produits alimentaires sont nécessaires afin de collecter les produits. Cependant, il arrive que ces démarches ne soient pas suffisantes et que les dons se fassent grâce au bouche-à-oreille, car les gens sont sensibles à cette cause. Par ailleurs, de nombreux partenariats sont en cours avec des grandes surfaces. Plusieurs collectes sont organisées, celle de novembre par exemple est plus spécifique aux produits pour bébés. Les dons sont souvent des conserves, les produits frais ne sont pas une priorité. Malheureusement, ces collectes ne sont encore pas suffisantes. Une équipe est chargée de collecter des produits toute la semaine, que ce soit sur les marchés, auprès des grandes surfaces ou même auprès des petits producteurs locaux. C’est de là que proviennent les produits frais. Tous ces produits sont ensuite mis sous palettes en fonction de leurs dates de péremption et sont par la suite rangés dans le stock.

Les services du Cœur 2
La distribution
La distribution est assurée par les bénévoles qui ont en main la fiche détaillée de ce à quoi le bénéficiaire pris en charge a droit : des légumes aux laitages en passant par la boulangerie et les féculents. Cette fiche, le bénévole la récupère lorsque les personnes bénéficiant de l’aide des Restos se présentent à l’accueil avec leur carte de bénéficiaire. Cette carte est obtenue lors de l’inscription.
Plusieurs services
Le service de l’aide alimentaire est le plus connu des services des Restos, mais ce n’est pas le seul. Un service de coiffure/manucure est également proposé aux Restos, ainsi qu’un pôle santé (en partenariat avec l’association « Solidarité hospitalière » dirigée par le Docteur Peillon), un service de restauration avec plats chauds, mais aussi un service de microcrédits. Ce service mis en place en partenariat avec plusieurs banques, permet aux personnes dans le besoin d’emprunter au maximum 3000 euros, remboursables en 18 mois, pour retrouver un emploi (permis de conduire, transports…). Les Restos servent uniquement d’intermédiaire avec les banques. Il n’y a pas beaucoup de bénéficiaires, mais ils font le maximum pour les aider. Ce service existe depuis 3 ans. Le service cinéma a été mis en place il y a 6 ans. Il a pour but d’aider les enfants des bénéficiaires à avoir accès au cinéma pendant les périodes de vacances scolaires, en accord avec le cinéma Les 400 coups, qui offre gratuitement des places de cinéma (environ 500). Depuis peu, les responsables de ce service tentent aussi de le mettre en place avec le théâtre, mais les places étant plus coûteuses, le procédé est plus compliqué et plus long.

Chloé Martinengo
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

De l’aide alimentaire au soutien émotionnel

Aujourd’hui, en cette période de difficultés, ceux qui fréquentent les Restos du cœur de Villefranche s’y sentent bien. Non seulement parce qu’ils satisfont leurs besoins alimentaires, mais aussi parce que cela favorise les liens sociaux.

Tous les jours, la pauvreté est de plus en plus évoquée par les médias. Cependant, tout le monde ne s’imagine pas qu’elle puisse se trouver si près de chez nous ou qu’elle puisse toucher nos proches. Dans le local des Restos du Cœur, les bénévoles s’activent de part et d’autre afin de réapprovisionner les rayons, servir les personnes dans le besoin, mais aussi trier les aliments…

De l'aide alimentaire

Les difficultés rencontrées
Les demandeurs ont pour la plupart eu du mal à se décider à s’inscrire dans l’association. Certains sont salariés, et ne conçoivent pas que, dans une société comme la nôtre, des personnes qui travaillent ne puissent pas assumer entièrement leurs besoins. Les soucis de santé, la perte de son conjoint et le chômage sont les principaux problèmes auxquels les bénéficiaires sont confrontés. Certains ont aussi eu du mal à s’inscrire car ils avaient peur du regard des autres.

Les Restos du cœur une grande famille…
Néanmoins, aujourd’hui, c’est une décision qu’ils ne regrettent absolument pas, et pour cause, les Restos du Cœur sont une véritable famille pour eux. Les bénévoles sont toujours à l’écoute et certains entretiennent de liens particuliers avec les bénéficiaires.
Comme en témoigne une jeune femme qui, tous les vendredis, est heureuse d’aller aux Restos du Cœur, car c’est un endroit où elle est toujours bien accueillie. Les bénévoles sont prêts à tout pour améliorer le quotidien de leurs bénéficiaires. Les Restos du cœur essayent aussi d’atténuer un autre fléau touchant de plus en plus de personnes pauvres : l’isolement. Les bénévoles ont ainsi une autre mission qui est celle de divertir ; le jour de Mardi gras, par exemple, ils se sont déguisés pour les faire rire !
Ils essaient, en outre, d’aider et de soutenir les bénéficiaires dans leurs projets de carrière.

La convivialité et le soutien sont ainsi les maîtres mots de cette association. « Tous les jours, je remercie Coluche pour tout ce qu’il a fait pour nous ». nous a confié Hannah, une bénévole.

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Julien Grisoni, Tiphaine Mai, Laura Deck, Lorraine de Varax

Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les Restos du cœur : des bénévoles au centre de la distribution.

Le 6 mars 2015, notre classe de 2° 3 est allée aux Restos du Cœur à Villefranche-sur-Saône pour interviewer les bénévoles sur le fonctionnement de la distribution de l’association.

Les Restos du cœur 1
Dès notre arrivée, nous avons découvert un endroit propre, spacieux, agréable et ordonné, où l’on pouvait sentir les odeurs succulentes des repas en préparation pour les bénévoles et certains bénéficiaires, cuisinés avec les moyens du bord par les cuisinières et leurs petites mains. Pendant notre visite, nous avons pu découvrir la façon de travailler de quelques bénévoles présents ce jour-là. Certains bénévoles ont été questionnés et la classe a eu droit à une visite guidée de l’enceinte de l’association, mêlée à l’odeur de l’entrepôt qui stocke les denrées alimentaires en masse. L’accueil fut chaleureux. Les bénévoles, toujours souriants et actifs, travaillaient tout en nous décrivant leurs conditions de travail. Il y avait entre les bénévoles cette ambiance familiale, comme avec les Enfoirés…
734 bénéficiaires inscrits cet hiver

Les Restos du cœur 2
Nous avons eu la chance d’interviewer deux bénévoles : Florence et Elizabeth. Florence s’occupe des inscriptions, du tri et de la distribution des poissons et des yaourts. Elizabeth s’occupe de l’accueil informatique et remet les fiches de distribution propres à chaque bénéficiaire (suivant le nombre de membres de sa famille, et la situation de travail de l’individu).
« Durant la campagne d’hiver, il y a eu 734 personnes inscrites aux Restos du Cœur de Villefranche-sur-Saône» nous a confié Florence, « les chiffres de bénéficiaires ont augmenté, mais ça ne veut pas dire que les chiffres de marchandises ont augmenté. »
Une distribution très organisée
La distribution fonctionne de manière bien organisée, chaque bénéficiaire est accompagné par un bénévole qui va s’occuper des aliments qu’il peut prendre en fonction de ses points. Par exemple, Florence s’occupait de la distribution de la viande, du poisson et des œufs. Selon le nombre de points, les bénéficiaires prennent 6 ou 10 œufs, de la viande ou du poisson, et s’ils ont encore des points, ils bénéficient de conserves.

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Aux Restos, on distribue du lait, des légumes frais et en conserve, des pâtes, du riz, des produits d’hygiène et d’entretien, des desserts, des fruits frais, des crèmes dessert, des gâteaux, du poisson, de la viande, des œufs, des yaourts, des fromages et du pain. Pour les bébés, on donne des couches, des petits pots et des desserts.
Les familles qui profitent des Restos du Cœur viennent de Villefranche-sur-Saône, Jassans, Liergues, Anse, Gleizé, Limas, Montmerle, St George, Saint-Étienne des Oullières.
Nous ne nous attendions pas à une telle chaleur de la part des bénévoles et, après de très agréables rencontres, nous avons pu contribuer à cet élan de solidarité en proposant notre aide aux bénévoles…

Les élèves de seconde 3
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les bénévoles : les Restos ont besoin d’œufs

Les bénévoles 1

Chaque année, les familles accueillies aux Restos du cœur sont plus nombreuses. Ce qui nécessite plus de personnes pour l’organisation. Nous avons rencontré ceux sans qui rien de tout cela ne serait possible.

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Nous avons été accueillis dans les locaux de l’association, situés à Villefranche-sur-Saône, un jour de distribution et d’inscription, c’est-à-dire en pleine activité. Nous avons été surpris par le nombre de bénévoles et de bénéficiaires présents. Chaque année, la structure accueille 6 % de bénéficiaires en plus. Cette année, les Restos du cœur de Villefranche-sur-Saône ont accueilli 734 familles dans les différents services proposés par l’association. La distribution est le plus important d’entre eux. Il existe des partenariats avec les supermarchés, qui leur donnent les produits en date limite de vente. Généralement, ce sont aux Restos du cœur de faire les démarches, mais il arrive aux producteurs de venir d’eux-mêmes. Mais aussi, chaque semaine, les bénévoles vont chercher des produits en équipe. Pour cela, ils possèdent une liste de produits de première nécessité incluant huile, farine, féculents, conserves et produits frais. Ces collectes, faites plutôt en hiver, permettent de tenir tout l’été.

L’association différencie deux « saisons » : l’été, s’étendant d’avril jusqu’à fin juin, et du 1er septembre à fin octobre. En été seuls les gens en grande précarité accèdent à l’aide des Restos du cœur. Il y a donc plus de demandes en hiver. Ces bénéficiaires ont un quota de nourriture organisé en nombre de points valant chacun un repas. Le nombre de points est défini en fonction du nombre de personnes dans la famille et du revenu dont dispose le foyer.

Les Restos du cœur de Villefranche disposent d’une cafétéria où les bénévoles cuisinent et proposent un service de restauration les mardis et vendredis. Cette année, de nouveaux services, dont nous ignorions l’existence, ont vu le jour, tels que la coiffure, la manucure ou encore l’infirmerie. Les bénéficiaires ont également la possibilité de consulter un médecin ou un psychologue. Il existe aussi un service de microcrédits passant par l’intermédiaire de banques et pouvant aller jusqu’à 3000 euros remboursables en deux ans. Ces microcrédits sont utilisés essentiellement pour acheter une voiture, une moto ou pour passer le permis de conduire dans le but de travailler et également des appareils ménagers tels que réfrigérateurs, machines à laver etc.. Malheureusement les demandes sont très peu acceptées. Enfin un service cinéma est mis en place pour les enfants de 6 à 12 ans pendant les vacances scolaires grâce à un accord avec le cinéma « Les 400 coups » de Villefranche. On pourrait se demander pourquoi ces bénévoles ont décidé de s’investir dans cette association. En effet, le bénévolat est presque un travail à temps complet, cela demande beaucoup de temps et d’implication. La réponse est simple, c’est par envie d’aider son prochain.

Les élèves de seconde 3
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

La collecte ne suffit plus

La collecte des Restos du Cœur est-elle suffisante pour un nombre de demandes grandissant chaque année ? Le vendredi 6 mars, la classe de 2° 3 est allée au cœur des locaux de l’association pour trouver des réponses à cette question.

La collecte 1

Quels produits collectés ?
Les Restos du Cœur collectent leurs produits dans des magasins, tels que Carrefour, Géant Casino, Simply Market, Lidl et d’autres grandes enseignes. La structure multiplie les partenariats avec la ville, des lycées et le marché couvert de Villefranche notamment. Nombreux sont les particuliers qui donnent régulièrement à la collecte. Les produits recherchés par la structure sont principalement des produits de base, comme les pâtes, la farine, l’huile, le chocolat, les boites de conserve, etc. Les Restos du Cœur sont également aidés par les Enfoirés et l’Union Européenne.

La collecte 2
Plus de demandes avec des ressources limitées.
La demande de produits ne cesse d’augmenter en cours d’année, mais nous pouvons aussi remarquer que les dons augmentent ; toutefois, ils restent toujours insuffisants pour nourrir les bénéficiaires. Évidemment, les associations ne disposent pas des fonds nécessaires à l’achat de biens alimentaires et vestimentaires. C’est pour cela que les Restos du Cœur comptent sur les donateurs pour faire tourner l’association. Il en faut toujours plus !

La collecte 3
Aujourd’hui, beaucoup de bénévoles sont déployés dans les magasins chaque semaine afin de subvenir aux différents besoins des bénéficiaires. Cette collecte doit permettre de remplir les stocks, surtout l’hiver où le nombre de bénéficiaires est multiplié par trois. Les Restos du Cœur font absolument tout pour économiser le stock et pour le remplir. Chaque matin, l’association passe dans les boulangeries afin de récupérer le pain de la veille qui est toujours consommable. Chaque morceau de pain est important et une personne de plus peut voir ses besoins comblés.

Thomas Dubet, Hélène Boutry, Valentin Pugi, seconde3
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).

Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Un séminaire sur la solidarité à la Région

Le mercredi 20 février 2013, deux élèves de seconde 4, Matthieu Boutry et Thomas Aubert, ont assisté au séminaire des lycées éco-responsables présidé par Jean-jack Queyranne, président du conseil régional et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente du conseil régional et déléguée aux lycées. Organisé par le conseil régional et sur le thème de la solidarité locale et la coopération internationale, ce séminaire s’est déroulé à l’hôtel de la Région dans le quartier de Confluence à Lyon ; il avait pour but de partager et de capitaliser la démarche des lycées éco-responsables.

Dans le cadre de l’ECJS, la classe de 2°4 réalise un projet de solidarité internationale en coopération avec une communauté éducative de l’Assomption installée à Notsé, au Togo. Les trois axes de ce projet portent sur :
le domaine éducatif, avec la création d’un échange  entre nos classes du primaire et l’école de Notsé. Nous savons que là-bas, les conditions d’enseignement sont très difficiles ; l’accès à l’école est, par exemple, impossible lors d’intempéries alors que la construction d’un pont permettrait  aux élèves de surmonter ce problème ;
le développement du jardin potager du village qui reste, à ce jour, très rudimentaire ;
la création d’un foyer destiné aux adolescents en difficulté.
Nous avons choisi ces trois pôles dans la mesure où, à Mongré, nous possédons une école primaire, un potager pédagogique biologique et un foyer des lycéens.

C’est donc dans l’optique de recevoir des conseils utiles à notre projet que nous avons assisté à ce séminaire qui dura toute la journée. Le matin, tout d’abord,  nous avons pu suivre une conférence dans l’amphithéâtre sur les enjeux et la définition de la solidarité. La grande question était : comment ces projets permettent-ils l’engagement des jeunes ?
Tout d’abord, dans sa dimension culturelle, la solidarité est la découverte de l’autre et de sa problématique, le moyen de traiter un problème au travers d’autres cultures peut être source de découvertes. Elle peut se « pratiquer » avec des personnes proches de nous géographiquement ou dans le cadre d’une coopération plus lointaine. Dans ce cas, la Solidarité est souvent entendue dans un axe Nord-Sud, en  effet l’académie de Grenoble travaille avec trois académies du Sénégal, mais la solidarité se pratique aussi dans un axe Ouest-Est, avec des actions en Russie par exemple.
La Solidarité est pensée, de nos jours, dans l’optique du développement durable et de l’écologie, car notre planète Terre, foyer de l’Humanité est un bien commun, fragile et il faut donc en prendre soin. On remarque d’ailleurs, que les populations les plus démunies sont les premières victimes de la dégradation de la planète ; beaucoup de pays occidentaux, par exemple, entreposent leurs déchets chez leurs voisins du Sud !
Mais peut-on parler de la solidarité ou des solidarités ?
La solidarité est le lien entre les êtres, ce qui les unit. C’est un sentiment qui nous pousse à aller vers l’autre, basé sur l’empathie. Si l’autre va mal, je vais mal, tel est le principe de la solidarité. Elle a une valeur humaine et se rapporte donc à l’humanisme. La Solidarité se vit souvent mieux dans une expérience à l’étranger dans la mesure où celui qui veut aider, se sent lui-même étranger.
Mais quels bénéfices tire-t-on à être solidaire ? Tout d’abord, on gagne une satisfaction personnelle, c’est le premier « moteur » de l’action ; agir avec les autres fait que l’on se sente mieux. Il est vrai que lorsqu’on part à l’étranger, par exemple, on peut se demander si on le fait pour nous ou pour autrui ! On  le fait pour les deux et l’altruisme pur est sans doute un idéal mais l’essentiel est de s’engager. On pourrait dire qu’« être solidaire, c’est être égoïste tous ensemble ».
Cela dit, pour éviter ces effets pervers, celui qui monte un projet solidaire a donc besoin d’être bien au clair avec lui-même. De plus, le projet doit être durable sinon il sera stérile.  Le montage d’un projet solidaire par des élèves reste délicat car ils ne sont ni le personnel d’un ministère ni les membres d’une association.

Vers 11h a eu lieu une table ronde avec différents lycées éco-responsables ou associations (Croix rouge, Lycée Roanne, Chervé, Noirétable…) où chacun présenta ses actions dans le cadre de la solidarité, pas forcément à l’étranger. Nous avons alors pu constater, qu’au sein des lycées éco-responsables, Mongré n’était pas le seul à monter des projets de grande envergure.
Ensuite fut remis le trophée Fluid’ Art. Les gagnants sont les élèves d’un lycée technique ayant réalisé une machine, fonctionnant à l’électricité, imitant un visage et capable de sourire et de parler !

L’après-midi, fut consacré à différents ateliers :

  • Comment créer un lien durable dans un projet solidaire ?

Le point de départ d’un projet de solidarité est le travail en réseau (ici), en partant de ce qui existe déjà au sein et autour du lycée. S’inscrire au minimum dans une dynamique existante permet de créer des liens durables, notamment en s’appuyant sur son environnement proche. On ne travaille pas seul. Durabilité ne veut pas forcément dire continuité ; de plus, les partenaires du Sud attendent d’être pris au sérieux, il ne faut pas seulement apporter de l’aide sans rien attendre en retour. On cherchera une relation bilatérale. Il faut, en plus, se baser sur ce que l’on sait faire et travailler avec les compétences dont on dispose. Il est nécessaire de profiter de la volonté de chacun et de s’organiser en visualisant bien notre objectif premier.
Comment monter un projet local solidaire ?
La méthodologie du projet est capitale. Là aussi il est nécessaire d’identifier l’idée et d’inscrire le projet dans un contexte. Ensuite il faut déterminer les objectifs du projet. Où veut-on  arriver ? On repère l’ensemble des ressources disponibles (ressources humaines, matérielles et financières) et on établit un retro-planning (gestion du temps), très important pour un suivi efficace du projet, il est nécessaire de veiller à programmer l’organisation des tâches et leur ordonnancement.

  • Comment donner au lieu de jeter ?

Différents organismes relatifs à des opérations de dons de nourriture  provenant de restes dans des cantines témoignent. Ils conseillent ceux qui auraient pour idée de suivre cette voie. Ici aussi la méthodologie est très importante, comme dans tout projet il est indispensable de s’organiser et ne pas hésiter à faire appel à des partenaires, pour être aidé. Le don de restes alimentaires est délicat du fait des exigences, par rapport aux dates limites de consommation ; en effet, il est en général interdit d’utiliser les restes, et les cantines scolaires essaient un maximum d’adapter leur production à la demande pour éviter les pertes. L’association La Cantine Savoyarde Solidarité, représentée par son directeur Alain Destournelle, récupère ces surplus de nourriture non servie de 15 établissements scolaires et en fait profiter les plus démunis en France. L’association ne fut jamais responsable d’incident sanitaire depuis sa création il y a 30 ans. Elle travaille en partenariat avec des écoles maternelles et lycées en période scolaire et avec des organismes comme les Restos du Cœur ou la Banque Alimentaire pendant les vacances.
Face au problème du gâchis, les objectifs sont de limiter les excédents de production.

  • Comment renforcer le dispositif des lycées éco-responsables ?

Suite aux difficultés identifiées telles que la mobilité des personnes dans les établissements, le manque de temps ou l’utilisation pertinente des moyens financiers (subvention de la Région), cet atelier est mené pour pérenniser le dispositif des lycées éco-responsables. Ci-dessous quelques-unes des propositions, destinées aux établissements et aux équipes éducatives  pour pérenniser la démarche :
– considérer l’engagement dans le dispositif « lycées éco-responsables » comme un engagement politique de l’établissement ;
– mieux communiquer sur le dispositif en interne, évaluer systématiquement les projets conduits ;
–  mutualiser sur ce point ;
– renouveler les approches avec les élèves, par rapport à la méthode de discussion…

  • Comment monter un  projet à l’international ?

Cet atelier est animé par M. Charbonnier  dont  l’établissement de formation d’apprentis, l’AFPM,  travaille à l’international depuis 2006, notamment au Burkina-Faso, au Mali et aujourd’hui au Laos où les élèves bâtissent un château d’eau. Pour monter un  projet à l’international,  il est nécessaire de bien connaître le pays (politique, conditions…). On peut aussi très bien monter des projets dans des pays occidentaux. Dans tous les cas, il est très important de développer un réseau, on a besoin de partenaires afin d’obtenir des fonds ou de l’aide. La région Rhône-Alpes peut financer ce projet mais pas seulement ; il est nécessaire de s’interroger sur sa propre ville ; peut-être certaines entreprises, associations accepteraient d’apporter leur aide ?

A partir de 16h, le compte-rendu de chaque atelier fut exposé avant la clôture du séminaire.

Matthieu Boutry et Thomas Aubert, seconde 4

Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours d’ECJS (N. Mergoux) et en partenariat avec le CDI (C.Lecocq)