Visite d’un éco-quartier en compagnie d’élèves belges et allemands

Pendant la semaine du 6 au 10 mars, dans le cadre du projet Erasmus+, Mongré a reçu des élèves Belges et Allemands. En leur compagnie, nous nous sommes rendus le jeudi 9 mars à Villefranche afin de nous intéresser à l’évolution du futur éco-quartier de Montplaisir- La Quarantaine.

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Nous avions rendez-vous à 9h à l’Hôtel de ville pour une présentation du projet. Celle-ci s’est déroulée dans la salle du conseil municipal où un responsable de l’environnement de la mairie de Villefranche, M. Mandon, nous a expliqué l’histoire de Villefranche à l’aide d’un diaporama. Nous avons donc appris que la ville médiévale était protégée par des remparts et entourée de vignes. Orientée selon un axe nord-sud, la ville offre une structure longitudinale avec une entrée au nord, la porte de Belleville, et une au sud, la porte d’Anse. C’est au XIXéme siécle que la ville devient industrielle.

Ensuite, la présentation s’est axée sur le projet de l’éco-quartier Montplaisir. Pour réaliser ce quartier de plus de 9 ha, des usines ont été délocalisées afin de faire place à un quartier comprenant des logements mixtes, des commerces de détail ou encore un cinéma multiplex. La ville de Villefranche doit respecter, en vertu de la loi SRU, un quota de 20% de logements sociaux. De plus, les nouveaux bâtiments auront une prescription environnementale forte et une toiture végétale. Le parking sera en silo pour stopper le bruit des trains et le recours à des énergies renouvelables est prévu. Cet éco-quartier est inspiré d’un autre se trouvant à Berlin. La fin des travaux est prévue pour 2029 car le projet se fait progressivement et par étapes. En effet, il faut d’abord acquérir des terrains qui n’appartiennent pas à la ville. Des négociations sont en cours depuis 2010 car Villefranche ne veut pas exporter, ni imposer le projet mais le réaliser avec les habitants dans le cadre d’une ZAC. De plus, le site autour de la voie ferrée appartient à une entreprise d’énergie et non à la ville.

Visite d_un éco-quartier en compagnie 1

Enfin, après cette présentation, nous nous sommes rendus sur place afin de voir les débuts du projet et, plus particulièrement, l’emplacement du futur complexe cinématographique dont la réalisation est fixée fin décembre 2017. Nous avons vu également les prochains bâtiments à raser qui vont être remplacés par un grand parc de près d’un hectare.

Visite d_un éco-quartier en compagnie

Villefranche sur Saône est une ville en recomposition qui se reconstruit sur elle-même et s’inscrit ainsi dans une logique de la ville durable soucieuse de lutter contre la péri-urbanisation et l’avancée du front urbain.

Ducroux Louise et Garnier Juliette, première ES1.

Les Restos du Cœur ou l’apprentissage de la solidarité en 3ème

La démarche

Cette année 2015-2016 est marquée pour la classe de 3e7 du sceau de la solidarité ! Nous le savons, la réforme du collège replace en effet au cœur des enseignements dispensés l’enseignement moral et civique (EMC). Aussi l’enjeu est-il de lui (re)donner sens, en l’articulant autour de deux grandes dimensions : une dimension d’enseignement proprement dite, et une dimension « vie de la classe », qui met en acte les valeurs et les principes républicains. Sous l’impulsion du professeur principal de la classe, un projet de vie de classe s’est donc monté autour de la découverte de la vie associative, venue enrichir le contenu et la pédagogie de l’EMC. Axée sur la notion « d’engagement », cette initiative place donc l’association locale des Restos du Cœur au centre du projet de classe.

La mise en œuvre en 4 temps

Fin octobre – Découverte de l’association des Restos du Cœur
Cette première étape s’appuie sur un travail de recherche individuel guidé, sur internet, à l’appui d’un questionnaire réalisé par le professeur, et qui répond à 3 objectifs :
• découvrir le site internet des Restos du Cœur ;
• comprendre le fonctionnement et les actions d’une association caritative en France ;
• être capable d’expliquer le principe fondamental républicain de « FRATERNITÉ »

Sources : Site internet des Resto du Cœur, supports vidéo sélectionnés par le professeur pour mettre en avant les témoignages de bénévoles, mais aussi de bénéficiaires.

Novembre – 1ère prise de contact
Avec le soutien de Caroline AUBOURG, un contact est pris avec l’association de Villefranche-sur-Saône. La venue à Mongré de deux responsables Monique LUCCHINI et Florence DUMONT, remerciées ici chaleureusement, offre à l’ensemble des classes de 3e l’occasion d’échanger sur l’expérience de bénévoles, et de découvrir plus précisément la réalité des besoins de l’association localement, à Villefranche-sur-Saône.

Décembre – Des paroles aux actes (acte 1)
En s’intégrant dans le projet d’établissement de la journée des « BB du Cœur » coordonné par Caroline AUBOURG, les élèves participent à la collecte géante de produits pour bébés. Cette année, 5 343 produits ont été collectés soit 1 tonne 278 kg lors d’une chaîne humaine ! En amont, un travail de réalisation d’affiches est mené par les élèves pour soutenir les dons au sein de l’établissement. Ces dernières sont alors exposées dans l’atrium et dans les couloirs au premier étage des collégiens.

les restos du coeur

Février – Des paroles aux actes (acte 2)
En coordination avec Monique LUCCHINI et Florence DUMONT, les élèves se rendent pendant une matinée à l’association des Restos du Cœur de Villefranche. Une visite du centre est d’abord proposée (bureaux administratifs, entrepôt, cafétéria-restaurant, lieu de distribution des produits). Puis vient le moment « d’aider » : par petits groupes ; les élèves sont répartis auprès des bénévoles, au regard bienveillant, et chacun participe à la vie de l’association ! Chloé et Augustin préparent le service du midi à la cafétéria, Gabin sert le repas, Martin accueille les bénéficiaires, Anna les accompagne dans le choix de leurs produits, ou encore Mattéo et Benoît aident à la réception de la dernière livraison de produits frais du matin, …. Nos deux accompagnateurs Karine VOLAGE et Jacky GEUDUNS sont également vivement remerciés.

Les restos du coeur2
Le visage enjoué des élèves à l’issue de cette dernière visite suffit à mesurer la richesse de l’expérience ! « Se sentir utile », voilà le maître-mot qui ressort alors le plus chez les élèves … À ce moment précis, naît le « sentiment » républicain.

Sandrine Garnier, professeur d’histoire-géographie et d’EMC

Lycéens Mongréens : engagés ou pas ?

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Le 10 décembre 2014, pour la septième fois, Mongré a organisé, sous la direction de Caroline Aubourg, son évènement solidaire envers les Restos du Cœur. Cette année, la collecte de produits pour bébés a battu un nouveau record : plus de trois tonnes de denrées alimentaires et hygiéniques. Où sont passés tous ces produits ? À qui ont-ils bénéficié ? Nous avons souhaité aller à la rencontre des plus démunis et des plus engagés.

Chaque année, Mongré organise son évènement de solidarité, les Bébés du Cœur. Le Conseil Des Lycéens (CDL) choisit un thème pour l’occasion, puis organise sur plusieurs semaines la collecte faite par chaque classe, ainsi que l’après-midi et le repas spécial Bébés du Cœur.
Durant une après-midi, élèves et professeurs peuvent assister ou contribuer à des prestations artistiques, mais aussi à des activités. Une buvette tenue par les élèves du CDL est à leur disposition.
Avant d’assister aux représentations, tous les élèves ont réalisé cette année un slalom géant en lien avec le thème : Les Bronzés font du ski. À cette occasion, nous avons interviewé de nouveaux élèves pour connaître leur ressenti sur cette après-midi, dont Alexia qui témoigne : « Je ne connaissais pas du tout. Mais organiser une après-midi solidaire en s’amusant, c’est génial ! »
Chaque classe devait collecter le plus de produits pour bébés possible en quelques semaines. Ces produits furent donnés aux Bébés du Cœur de Villefranche-sur-Saône. La classe de 2nde3 est allée voir où sont stockés les produits donnés.
Le stockage
Nous nous sommes rendus dans le local de stockage des produits collectés. Le local est divisé en plusieurs secteurs, l’un d’eux étant pour les bébés où l’on a pu voir les produits collectés lors de la journée des Bébés du cœur de Mongré. Nous avons rencontré le chef du stock qui nous en a expliqué le fonctionnement. Toute la marchandise collectée est triée par les bénévoles et stockée sur des palettes pour des raisons sanitaires.
L’organisation

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Les produits sont classés en catégories, les fruits et légumes, la boucherie, l’épicerie et les desserts et en sous-catégories comme pour le pain : le pain de la veille, le pain frais et le pain congelé. Il nous a aussi précisé que l’ensemble des produits reçus doit être répertorié dans des classeurs, gardés pendant 5 ans, où sont notées des informations précises telles que le jour de livraison, le numéro de lot, la date de péremption, la quantité, la date de distribution et même la température du camion réfrigéré lors de l’arrivée des denrées, afin de vérifier si la chaîne du froid a bien été respectée.
Nous avons également vu le déroulement de la distribution. Les bénévoles contrôlent la concordance entre les points des bénéficiaires et les aliments demandés. Le nombre de points est déterminé en fonction du poids du produit.
Les enfants
Les bébés pris en charge ont moins de 18 mois. À Villefranche, 200 sont aidés. L’aide donnée aux bébés n’est pas seulement alimentaire, mais aussi vestimentaire grâce aux habits collectés pendant l’hiver. Les distributions vestimentaires et alimentaires ne peuvent pas avoir lieu en même temps, c’est la raison pour laquelle les habits sont distribués le jeudi matin. Pendant que les parents sont à la distribution, une garderie est mise en place pour les enfants de moins de 3 ans, et plus durant les vacances.
L’engagement lycéen
Nous avons interviewé deux bénévoles sur l’engagement des lycées, seuls les élèves de Mongré à Villefranche et ceux de Saint-Georges de Reneins font une collecte annuelle au profit des Restos du Cœur. Pour Mongré, le contact se fait grâce au gérant qui communique les dates des collectes.
En seulement deux heures, nous avons donc pu ressentir toute la solidarité entre les bénévoles et les bénéficiaires, un esprit convivial et détendu malgré la difficulté pour les bénéficiaires d’exprimer leurs besoins.

Laure Valenchon et Sophie Bernard.
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).

Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les services du Cœur

Les services du Cœur
Nous avons rencontré des bénévoles de l’association des Restos du cœur à Villefranche-sur-Saône, avec notre classe, afin de comprendre le fonctionnement de cette association si médiatisée. Nous avons ainsi pu approcher de près le monde caritatif et en comprendre le fonctionnement.

L’association
Le Lien, le local des Restos du cœur, se situe au 190 rue Gantillon depuis deux ans. La mairie a mis à disposition de l’association ce local bien plus grand. Les Restos du cœur comptent uniquement des bénévoles et, comme nous l’a confié l’un d’eux, François, « tout le monde est bénévole, n’importe qui peut venir en tant que tel aux Restos ». Cependant, malgré toute l’aide apportée, en périodes de vacances, leur nombre diminue ; l’association est alors à la recherche de personnes pouvant aider. Elle fait alors appel à des organismes de jeunes comme l’Engagement Citoyen de Villefranche. Les bénévoles peuvent ensuite suivre des formations pour avoir un rôle spécifique, comme inscripteur ou chargé des stocks. Lorsque nous demandons à ces personnes pourquoi elles donnent de leur temps pour l’association, toutes nous disent que c’est pour venir en aide aux gens dans le besoin. Comme en témoigne Arielle : « Cette envie de donner de sa personne pour les autres est très présente et puis il y a une bonne équipe, il fait bon être bénévole ici, alors on revient ».
De grosses collectes, mais pas suffisantes
Comme tout organisme, même à but caritatif, les Restos du cœur ont une hiérarchie. La responsable, Monique Lucchini, est aidée de deux personnes coresponsables et d’autres, dirigeant différents services. Ce qui n’empêche pas tous les bénévoles d’avoir un droit d’expression et de proposition et sont tous égaux. L’organisme des Restos de Villefranche ne reçoit pas directement d’aides de l’État, mais de l’Union Européenne. De nombreuses démarches auprès des boulangers, des producteurs, mais aussi des magasins de produits alimentaires sont nécessaires afin de collecter les produits. Cependant, il arrive que ces démarches ne soient pas suffisantes et que les dons se fassent grâce au bouche-à-oreille, car les gens sont sensibles à cette cause. Par ailleurs, de nombreux partenariats sont en cours avec des grandes surfaces. Plusieurs collectes sont organisées, celle de novembre par exemple est plus spécifique aux produits pour bébés. Les dons sont souvent des conserves, les produits frais ne sont pas une priorité. Malheureusement, ces collectes ne sont encore pas suffisantes. Une équipe est chargée de collecter des produits toute la semaine, que ce soit sur les marchés, auprès des grandes surfaces ou même auprès des petits producteurs locaux. C’est de là que proviennent les produits frais. Tous ces produits sont ensuite mis sous palettes en fonction de leurs dates de péremption et sont par la suite rangés dans le stock.

Les services du Cœur 2
La distribution
La distribution est assurée par les bénévoles qui ont en main la fiche détaillée de ce à quoi le bénéficiaire pris en charge a droit : des légumes aux laitages en passant par la boulangerie et les féculents. Cette fiche, le bénévole la récupère lorsque les personnes bénéficiant de l’aide des Restos se présentent à l’accueil avec leur carte de bénéficiaire. Cette carte est obtenue lors de l’inscription.
Plusieurs services
Le service de l’aide alimentaire est le plus connu des services des Restos, mais ce n’est pas le seul. Un service de coiffure/manucure est également proposé aux Restos, ainsi qu’un pôle santé (en partenariat avec l’association « Solidarité hospitalière » dirigée par le Docteur Peillon), un service de restauration avec plats chauds, mais aussi un service de microcrédits. Ce service mis en place en partenariat avec plusieurs banques, permet aux personnes dans le besoin d’emprunter au maximum 3000 euros, remboursables en 18 mois, pour retrouver un emploi (permis de conduire, transports…). Les Restos servent uniquement d’intermédiaire avec les banques. Il n’y a pas beaucoup de bénéficiaires, mais ils font le maximum pour les aider. Ce service existe depuis 3 ans. Le service cinéma a été mis en place il y a 6 ans. Il a pour but d’aider les enfants des bénéficiaires à avoir accès au cinéma pendant les périodes de vacances scolaires, en accord avec le cinéma Les 400 coups, qui offre gratuitement des places de cinéma (environ 500). Depuis peu, les responsables de ce service tentent aussi de le mettre en place avec le théâtre, mais les places étant plus coûteuses, le procédé est plus compliqué et plus long.

Chloé Martinengo
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

De l’aide alimentaire au soutien émotionnel

Aujourd’hui, en cette période de difficultés, ceux qui fréquentent les Restos du cœur de Villefranche s’y sentent bien. Non seulement parce qu’ils satisfont leurs besoins alimentaires, mais aussi parce que cela favorise les liens sociaux.

Tous les jours, la pauvreté est de plus en plus évoquée par les médias. Cependant, tout le monde ne s’imagine pas qu’elle puisse se trouver si près de chez nous ou qu’elle puisse toucher nos proches. Dans le local des Restos du Cœur, les bénévoles s’activent de part et d’autre afin de réapprovisionner les rayons, servir les personnes dans le besoin, mais aussi trier les aliments…

De l'aide alimentaire

Les difficultés rencontrées
Les demandeurs ont pour la plupart eu du mal à se décider à s’inscrire dans l’association. Certains sont salariés, et ne conçoivent pas que, dans une société comme la nôtre, des personnes qui travaillent ne puissent pas assumer entièrement leurs besoins. Les soucis de santé, la perte de son conjoint et le chômage sont les principaux problèmes auxquels les bénéficiaires sont confrontés. Certains ont aussi eu du mal à s’inscrire car ils avaient peur du regard des autres.

Les Restos du cœur une grande famille…
Néanmoins, aujourd’hui, c’est une décision qu’ils ne regrettent absolument pas, et pour cause, les Restos du Cœur sont une véritable famille pour eux. Les bénévoles sont toujours à l’écoute et certains entretiennent de liens particuliers avec les bénéficiaires.
Comme en témoigne une jeune femme qui, tous les vendredis, est heureuse d’aller aux Restos du Cœur, car c’est un endroit où elle est toujours bien accueillie. Les bénévoles sont prêts à tout pour améliorer le quotidien de leurs bénéficiaires. Les Restos du cœur essayent aussi d’atténuer un autre fléau touchant de plus en plus de personnes pauvres : l’isolement. Les bénévoles ont ainsi une autre mission qui est celle de divertir ; le jour de Mardi gras, par exemple, ils se sont déguisés pour les faire rire !
Ils essaient, en outre, d’aider et de soutenir les bénéficiaires dans leurs projets de carrière.

La convivialité et le soutien sont ainsi les maîtres mots de cette association. « Tous les jours, je remercie Coluche pour tout ce qu’il a fait pour nous ». nous a confié Hannah, une bénévole.

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Julien Grisoni, Tiphaine Mai, Laura Deck, Lorraine de Varax

Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les Restos du cœur : des bénévoles au centre de la distribution.

Le 6 mars 2015, notre classe de 2° 3 est allée aux Restos du Cœur à Villefranche-sur-Saône pour interviewer les bénévoles sur le fonctionnement de la distribution de l’association.

Les Restos du cœur 1
Dès notre arrivée, nous avons découvert un endroit propre, spacieux, agréable et ordonné, où l’on pouvait sentir les odeurs succulentes des repas en préparation pour les bénévoles et certains bénéficiaires, cuisinés avec les moyens du bord par les cuisinières et leurs petites mains. Pendant notre visite, nous avons pu découvrir la façon de travailler de quelques bénévoles présents ce jour-là. Certains bénévoles ont été questionnés et la classe a eu droit à une visite guidée de l’enceinte de l’association, mêlée à l’odeur de l’entrepôt qui stocke les denrées alimentaires en masse. L’accueil fut chaleureux. Les bénévoles, toujours souriants et actifs, travaillaient tout en nous décrivant leurs conditions de travail. Il y avait entre les bénévoles cette ambiance familiale, comme avec les Enfoirés…
734 bénéficiaires inscrits cet hiver

Les Restos du cœur 2
Nous avons eu la chance d’interviewer deux bénévoles : Florence et Elizabeth. Florence s’occupe des inscriptions, du tri et de la distribution des poissons et des yaourts. Elizabeth s’occupe de l’accueil informatique et remet les fiches de distribution propres à chaque bénéficiaire (suivant le nombre de membres de sa famille, et la situation de travail de l’individu).
« Durant la campagne d’hiver, il y a eu 734 personnes inscrites aux Restos du Cœur de Villefranche-sur-Saône» nous a confié Florence, « les chiffres de bénéficiaires ont augmenté, mais ça ne veut pas dire que les chiffres de marchandises ont augmenté. »
Une distribution très organisée
La distribution fonctionne de manière bien organisée, chaque bénéficiaire est accompagné par un bénévole qui va s’occuper des aliments qu’il peut prendre en fonction de ses points. Par exemple, Florence s’occupait de la distribution de la viande, du poisson et des œufs. Selon le nombre de points, les bénéficiaires prennent 6 ou 10 œufs, de la viande ou du poisson, et s’ils ont encore des points, ils bénéficient de conserves.

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Aux Restos, on distribue du lait, des légumes frais et en conserve, des pâtes, du riz, des produits d’hygiène et d’entretien, des desserts, des fruits frais, des crèmes dessert, des gâteaux, du poisson, de la viande, des œufs, des yaourts, des fromages et du pain. Pour les bébés, on donne des couches, des petits pots et des desserts.
Les familles qui profitent des Restos du Cœur viennent de Villefranche-sur-Saône, Jassans, Liergues, Anse, Gleizé, Limas, Montmerle, St George, Saint-Étienne des Oullières.
Nous ne nous attendions pas à une telle chaleur de la part des bénévoles et, après de très agréables rencontres, nous avons pu contribuer à cet élan de solidarité en proposant notre aide aux bénévoles…

Les élèves de seconde 3
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Les bénévoles : les Restos ont besoin d’œufs

Les bénévoles 1

Chaque année, les familles accueillies aux Restos du cœur sont plus nombreuses. Ce qui nécessite plus de personnes pour l’organisation. Nous avons rencontré ceux sans qui rien de tout cela ne serait possible.

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Nous avons été accueillis dans les locaux de l’association, situés à Villefranche-sur-Saône, un jour de distribution et d’inscription, c’est-à-dire en pleine activité. Nous avons été surpris par le nombre de bénévoles et de bénéficiaires présents. Chaque année, la structure accueille 6 % de bénéficiaires en plus. Cette année, les Restos du cœur de Villefranche-sur-Saône ont accueilli 734 familles dans les différents services proposés par l’association. La distribution est le plus important d’entre eux. Il existe des partenariats avec les supermarchés, qui leur donnent les produits en date limite de vente. Généralement, ce sont aux Restos du cœur de faire les démarches, mais il arrive aux producteurs de venir d’eux-mêmes. Mais aussi, chaque semaine, les bénévoles vont chercher des produits en équipe. Pour cela, ils possèdent une liste de produits de première nécessité incluant huile, farine, féculents, conserves et produits frais. Ces collectes, faites plutôt en hiver, permettent de tenir tout l’été.

L’association différencie deux « saisons » : l’été, s’étendant d’avril jusqu’à fin juin, et du 1er septembre à fin octobre. En été seuls les gens en grande précarité accèdent à l’aide des Restos du cœur. Il y a donc plus de demandes en hiver. Ces bénéficiaires ont un quota de nourriture organisé en nombre de points valant chacun un repas. Le nombre de points est défini en fonction du nombre de personnes dans la famille et du revenu dont dispose le foyer.

Les Restos du cœur de Villefranche disposent d’une cafétéria où les bénévoles cuisinent et proposent un service de restauration les mardis et vendredis. Cette année, de nouveaux services, dont nous ignorions l’existence, ont vu le jour, tels que la coiffure, la manucure ou encore l’infirmerie. Les bénéficiaires ont également la possibilité de consulter un médecin ou un psychologue. Il existe aussi un service de microcrédits passant par l’intermédiaire de banques et pouvant aller jusqu’à 3000 euros remboursables en deux ans. Ces microcrédits sont utilisés essentiellement pour acheter une voiture, une moto ou pour passer le permis de conduire dans le but de travailler et également des appareils ménagers tels que réfrigérateurs, machines à laver etc.. Malheureusement les demandes sont très peu acceptées. Enfin un service cinéma est mis en place pour les enfants de 6 à 12 ans pendant les vacances scolaires grâce à un accord avec le cinéma « Les 400 coups » de Villefranche. On pourrait se demander pourquoi ces bénévoles ont décidé de s’investir dans cette association. En effet, le bénévolat est presque un travail à temps complet, cela demande beaucoup de temps et d’implication. La réponse est simple, c’est par envie d’aider son prochain.

Les élèves de seconde 3
Ce travail a été effectué dans le cadre de l’EDD (C. Lecocq-Hubert) et des cours d’ECJS (N. Mergoux).
Un grand merci au Bondy Blog et à la Région Rhône-Alpes pour leur implication dans la réalisation de ce projet.

Le futur éco-quartier Monplaisir

Le futur éco-quartier Monplaisir

Vendredi 10 octobre, les classes de premières étaient conviées dans le cadre du programme d’histoire-géographie à une conférence sur l’éco-quartier Monplaisir.

Avant tout, il est important de rappeler ce qu’est un éco-quartier ; c’est avant tout une portion de l’espace urbain moderne, respectant l’environnement dans lequel, il est construit et, surtout, c’est un espace urbain indépendant sur le plan énergétique.
La conférence nous a été présentée par Olivier Mandon, conseiller municipal à la Mairie de Villefranche et responsable de la commission Environnement et développement durable. Un bref rappel de l’histoire de Villefranche nous a permis de constater que ce projet s’inscrivait dans une dynamique d’extension et de reconfiguration inhérente à son l’histoire depuis le Moyen-Age. Cet éco-quartier sera situé entre le viaduc de la Gare, la Rue Mon-plaisir et la rue de la Quarantaine. Ancien quartier industriel en déshérence, la requalification devenait donc nécessaire. Ce projet aura pour but « d’excentrer » le centre-ville ou l’hyper-centre jusqu’à présent cantonné sur la rue Nationale.

L’indépendance énergétique du quartier :

Le quartier exposé plein sud permettra à terme de produire sa propre électricité pas le biais de panneaux solaires et photovoltaïques. Les nombreux puits souterrains permettront d’installer un système de géothermie dans les maisons et donc, d’assurer une partie du chauffage. La partie restante du chauffage sera assurée par l’incinérateur des déchets de la ville. Cet incinérateur a déjà fait ses preuves car il chauffe notre établissement ainsi qu’une partie des bâtiments administratifs de la ville.
La répartition des bâtiments du quartier se fera autour d’un parc de 1 hectare soit 1 neuvième de la surface du quartier. Dans ce futur quartier, l’implantation d’un cinéma est prévue ainsi que des commerces. A terme, le but de ce projet est d’attirer des gens de tous âges et de toutes conditions pour créer de la mixité sociale et garantir le rapprochement intergénérationnel vers un quartier urbain sous-densifié et en perte de vitesse.

Pour finir, nous avons trouvé cette conférence enrichissante et bénéfique. Elle nous aura permis d’apporter des réponses aux nombreuses questions que l’on pouvait avoir sur ce projet largement inspiré du précédent grenoblois. Incontestablement, elle contribue aussi à notre éducation au regard porté sur notre environnement proche même si le projet n’a pas encore concrètement vu le jour, la première étape étant prévue d’ici 4 ans avec la construction du cinéma.

Vincent Gaspard (1ére ES1) et Rochas Vincent (1ére ES2).
Ce travail a été réalisé dans le cadre des cours de géographie de Mme Dumas et en lien avec l’EDD.

Protéger, prévenir et respecter.

Protéger, prévenir et respecter.1 

Le 14 novembre dernier, à Mongré a eu lieu la traditionnelle demi-journée de formation des lycéens éco-délégués. Cette formation s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves sur les différentes priorités d’un établissement éco-responsable  engagé dans une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Afin que cette formation soit la plus complète, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) était présente dans les murs de Mongré. Ainsi, Aurélie, intervenante de l’association a pu nous dresser un portrait des principaux enjeux environnementaux de notre région.

Qu’est-ce donc qu’un environnement ?

L’environnement ne se limite pas à notre cadre de vie ou à la nature comme on peut le penser mais se définit également par notre cadre de vie, des éléments objectifs (tels que le temps) ou subjectifs  (tels que les sentiments), par le contexte social et psychologique ou encore, par les éléments abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) qui nous entourent. Autant vous dire qu’il est nécessaire de le préserver car cela nous affecte directement.

AIR

Protéger, prévenir et respecter.2

Aurélie, intervenante de l’association,  nous a exposé dans premier temps le thème de la qualité de l’air dans la région Rhône-Alpes. Saviez vous que notre région est connue pour être la championne de France  dans les émissions de CO2 et la seconde à être exposée aux nuisances sonores ainsi qu’à  la prolifération de l’ambroisie. ? Les principaux polluants étant le monoxyde d’azote et le dioxyde de soufre, ces émissions représentent donc un grave problème de santé publique car cette pollution de l’air touche plus particulièrement les personnes fragiles telles que les enfants et les femmes enceintes.

On observe que l’air est plus pollué à l’intérieur  de nos habitats qu’à l’extérieur en raison des meubles contenant divers produits chimiques (colles, résines, produits d’entretien, etc.). Les personnes deviennent alors plus sujettes aux allergies et à l’asthme. De plus, il est important de bien entretenir nos ventilations ainsi que nos systèmes de chauffage surtout en hiver afin de conserver un air sain pour notre intérieur. La pollution de l’air dans les villes est aussi un problème majeur et des solutions existent telles que le covoiturage, l’utilisation des transports en commun ou dits « doux » (vélo, marche à pied, etc.) afin de réduire la mise en circulation de véhicules.

  EAU

Après le thème de l’air, nous avons abordé  la question de l’eau. En effet, la qualité de l’eau dans le Beaujolais n’est pas des meilleures. Nous avons appris que, dans le classement des eaux les moins bonnes de France, la CAVIL (Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône) arrive dans les premières places.

Protéger, prévenir et respecter.2

Cette mauvaise qualité de l’eau est due aux nombreuses exploitations viticoles et sites industriels chimiques. Les rejets de ces activités se retrouvent dans l’eau, ce qui  la détériore profondément.  On retrouve  ainsi  la présence de pesticides et autres produits chimiques dans les réserves d’eau en plus des traces de médicaments qui échappent aux filtres. Le tout cumulé provoque un « effet cocktail » (mélange de plusieurs produits chimiques) qui constitue un réel risque pour les personnes fragiles.

Pour lutter contre cela, il est nécessaire d’adopter une démarche locale pour inciter les utilisateurs de ces produits à réduire leur usage et limiter leurs rejets.

ONDES

antenne relais

A peine, avons-nous fini de comprendre les risques et les conséquences de nos modes de vies sur l’environnement qu’apparait un nouveau risque jusqu’ alors insoupçonné car invisible à nos yeux et pourtant tout autour de nous, ce sont les ondes. Dans la dernière partie de son intervention, Aurélie nous a fait comprendre que, de nos jours, les ondes étaient présentes partout même dans les campagnes reculées.0r, que savons-nous sur les conséquences à long terme de ces ondes sur notre corps ? Malheureusement, les études faites à ce sujet concluent sur des « risques soupçonnés » mais non suffisants pour interdire cela par principe de précaution.

Il est donc nécessaire de faire des recherches pour comprendre, évaluer les risques réels auxquels nous sommes exposés pour agir de façon  responsable afin de préserver non seulement notre environnement mais également notre capital santé.

Remi Demir TES1, Lucie Karam TES1

Comprendre l’impact de l’homme sur le territoire

Ce mardi 1er octobre, notre classe de 1ère L-ES2 s’est rendue, accompagnée de Mme Dumas, professeure d’Histoire-géographie, Mme Lecocq, responsable du développement durable, Mme Carron, professeure d’arts plastiques et M. Bergeron, professeur de littérature, sur les hauteurs de Pommiers dans le cadre d’une sortie dont la thématique était : l’urbanisation et l’aménagement du territoire.

Comprendre l'impact 1

Ce projet avait pour but de nous faire découvrir l’histoire du territoire et ses aménagements par l’analyse d’un paysage. Pour cela, Mme Lecocq fit appel à Anaïs de l’association SeA (Science et Art). Afin de nous aider à mettre en relation les arts (perspective/fauvisme/cadrage) et les sciences (ici la géographie), cette dernière nous fit faire différents exercices. Le premier consistait à se mettre dos avec un partenaire ; celui qui était face au paysage devait le décrire afin que l’autre puisse le représenter. Puis, nous inversions les rôles. Cet exercice fut très intéressant car, en regardant les résultats, nous pouvions observer que la façon de décrire le même paysage était différente pour chaque personne. Comme nous l’a expliqué Anaïs, nous accordons chacun de l’importance à un détail que quelqu’un d’autre n’aurait peut-être même pas remarqué. Nous avons donc chacun notre propre vision des choses qui n’est pas du tout la même que celle de notre voisin.

Comprendre l'impact 2

Ensuite, en groupe, nous devions trouver les définitions de deux mots liés à l’environnement et au paysage. Si nous ne connaissions pas les termes tirés au sort, nous pouvions inventer une définition originale. Certains groupes trouvèrent des définitions très amusantes  comme « Super Commune Originale et Tentatrice pour le mot SCOT ! Cet exercice fut d’autant plus intéressant que,  à côté de son côté ludique, nous avons appris beaucoup de mots que nous ne connaissions pas du tout. Je peux citer par exemple la « ripisylve » qui est la végétation située près des courants d’eau ou « crinoïde » qui sont des débris de petits animaux marins. Cependant, nous avons également appris la signification de certains mots que nous utilisons tous les jours mais dont nous ne savons pas la nature. Par exemple, saviez-vous que le mot Beaujolais venait de la ville de Beaujeu qui était l’ancienne capitale de notre région ?

En dernier lieu, nous devions choisir un cadrage du paysage, puis, tracer sur notre feuille de dessin les trois lignes de force que nous voyions. Puis, pour répondre au thème de cette sortie qui reposait sur l’interdisciplinarité entre l’art et la géographie, nous devions colorer ce paysage à la manière des fauvistes, un mouvement artistique du début XXème siècle. Comme nous l’a expliqué Anaïs, les fauvistes représentaient le monde à travers leurs yeux, c’est-à-dire, qu’ils ne peignaient jamais un arbre en vert ou un soleil en jaune. Chaque couleur a une signification et représente un état d’humeur. Nous avons donc représenté nos propres paysages avec pour seuls outils des craies grasses. Les résultats furent convaincants, les dessins étaient très colorés et même beaux ! Une exposition de ses dessins sera prochainement organisée au CDI. Vous pourrez donc venir admirer nos chefs d’œuvre !

Comprendre l'impact 3

Pour conclure, je dirais simplement que cette sortie était une expérience intéressante et j’irais même jusqu’à dire unique car j’ai, pour ma part, appris beaucoup de choses auxquelles je n’aurais pas pensé autrement. Le fait d’observer un paysage, de chercher à différencier différentes zones (urbanisées, rurales) et d’expliquer ces différences, comme nous l’a appris Mme Dumas, m’a aidée à mieux comprendre notre environnement et à porter un regard critique sur les changements qui se sont opérés sur le paysage au fil des ans.

Je peux assurer que maintenant, après cette sortie, je ne regarderai plus un paysage de la même façon !

Léa Greslin, première L/ES2.