Un déo dit « bio»

D’après la dernière campagne de publicité d’Ushuaïa, leurs déodorants sont certifiés « bio ». Mais le sont-ils vraiment ?

Gel douche bio-truc, déo bio-machin, le nouveau marché du bio n’a pas fini de nous en faire voir. En France, il n’existe actuellement aucune réglementation pour encadrer l’usage du terme bio en cosmétique. Ce qui peut paraître contradictoire puisque dans le domaine de l’alimentation les réglementations sont très strictes. En 2006, la direction générale de la concurrence de la consommation de la répression des fraudes (DGCCRF) a testé 47 produits prétendus naturels ou biologiques mais 6 d’entre eux ne rentraient pas dans les normes écologiques.

C’est pourquoi nous avons décidé de nous pencher sur la fiabilité d’une publicité concernant les déodorants biologiques Ushuaïa.

Des composants fiables ? :

A première vue, tout converge pour nous prouver l’aspect naturel de ce produit. Sur la publicité on retrouve tous les items « bio » : couleurs, fleurs, fruits, plantes … Par ailleurs, nous pouvons voir le logo « cosmétique bio, charte cosmébio ». Après vérification, nous avons constaté que ce produit labélisé par cosmébio est certifié par écocert (cosmébio est une référence en cosmétique naturelle, écologique et biologique ; écocert, lui, délivre une certification pour les produits issus de l’agriculture biologique, les cosmétiques écologiques et biologiques). Le soutien de ces deux labels à la gamme de ce produit n’est pas anodine, ni négligeable. Il représente un atout pour la vente du produit. Pour approfondir la critique de ce cosmétique, nous nous sommes intéressées aux composants de ce déodorant Ushuaia. Ainsi, il est certain que les ingrédients sont 100% naturels. Si l’on prend l’exemple de l’aloe vera, on apprend qu’il est d’origine bio. Cependant, les ingrédients provenant de l’agriculture biologique ne représentent que 20% du produit. De plus, certaines substances naturelles comme l’inaloeol, lemonere, benzyle, alcool …sont potentiellement allergisantes pour des personnes sensibles.

Les limites de l’emballage :

Le déodorant contient parallèlement ce qui peut être à l’origine d’irritation. Concernant l’emballage, il est réalisé en polypropylène qui d’après U est recyclable à un très bon point mais Le magazine Terra Economica de novembre 2008 affirme que l’emballage des déodorants en plastique pose problème, car il ne se recycle seulement que s’il est composé exclusivement d’aluminium, d’acier ou de verre. En effet, seules deux sortes de plastique trouvent une seconde vie. Or le paquet de ce produit ne fait pas partie de cette catégorie. Si nous comparons l’emballage de ce produit avec d’autres emballages en plastique, nous constatons qu’il est possible d’obtenir des solutions plus écologiques. Volvic, par exemple, a crée la première bouteille éco-conçue  (20% de plastique végétal issu de canne à sucre et 25% de plastique recyclé). En outre Ushuaïa aurait pu aller plus loin en proposant des emballages rechargeables comme de nombreuses marques l’ont déjà fait.

Pour conclure, on ne peut pas parler de publicité mensongère pour les déodorants Ushuaïa car le produit respecte quelques exigences écologiques. Malgré cela, nous pourrions nous attendre à plus d’efforts de la part cette marque reconnue. Il faut tout de même garder une certaine vigilance face aux publicités de cosmétiques dits biologiques.

Fausse pub

Clémence Vignon, Pauline Radix, Pauline Reynaud et Eléonore Pahaut (1ère S3).

 Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Le Greenwashing ? Comment décrypter les faux produits écolos ?

On a de très nombreux cas de Greenwashing, scandales courants de l’actualité. Ainsi, tout comme Le chat vert « éco-efficacité », ou encore le fameux K2R écologique dont le slogan « dur avec les taches, pas avec la nature » insiste très lourdement sur des propriétés écologiques en fait irréelles et pousse le consommateur à choisir le produit pour ses qualités environnementales qu’il ne possède pas entièrement. Il s’agit donc bien d’une arnaque écologique !

Il est courant de trouver des publicités concernant des lessives vantant leurs qualités écologiques. On doit donc se méfier des différents slogans publicitaires divulgués de nos jours puisqu’on remarque après étude que peu d’entre elles répondent réellement à tous les critères proclamés par les labels écologiques.

Qu’est-ce qu’une lessive écologique ? En existe-t-il vraiment ? La réponse donnée par les professionnels est, sans le moindre doute, non. En effet, une « lessive écologique » serait un produit sans le moindre impact sur l’environnement. Une étude de 60 millions de consommateurs nous confirme « l’écotoxicité de l’eau de lavage de toutes les lessives ». Il n’existe donc pas de lessive écologique.

Cependant, par leurs composants plus ou moins biodégradables, par le niveau de toxicité de l’eau de lessive, etc., il existe des lessives plus ou moins écologiques souvent reconnaissables à des labels officiels (labels verts, labels européens…)

Ici, on étudiera un cas de Greenwashing avéré, la campagne publicitaire du Chat éco efficacité.

Dans ce cas précis, on a une habile utilisation de l’emballage, de l’étiquette du flacon de lessive, dans le but d’induire le client en erreur. Ainsi, le Chat éco efficacité ® va fortement jouer sur la couleur verte afin de « renforcer la dimension écologique ». De la même manière, les mentions du produit sont précédées de diverses affirmations (« tensio-actifs d’origine végétale et la présence d’aucun rejet polluant au fil du temps dans la nature » ainsi que « efficace même en eau froide ») ainsi que de sigles graphiques, signes ambigus, simples signes esthétiques, mais rappelant au client les écolabels officiels, sans pour autant que le produit en possède, et toujours en jouant, auprès du client, sur la confusion, et le manque de précision.

On retrouve aussi ce manque de précision avec les affirmations de la marque, sans la moindre preuve à l’appui (labels…), telles que « Lessive écologique », « éco », « 100% biodégradables ». Ce dernier label prouve que le produit ne comporte aucune substance nuisible à la nature, mais qu’en est-il réellement ? Il s’agit donc ici d’une publicité mensongère.

De plus, alors que les allégations du produit restent vagues et non prouvées, le consommateur se trouve dans l’impossibilité de se renseigner sur ses réelles qualités. En effet, il ne pourra trouver sur son site www.lechatecoefficacite.fr,  aucune indication concrète sur la nature du produit. On nous indique sur le site de l’observatoire  de la publicité, OIP (observatoiredelapublicite.fr), que « Les lessives dites vertes ou écologiques qui respectent l’éco-label sont celles qui imposent une limitation des substances dangereuses, une biodégradabilité accrue et une réduction des produits issus de la pétrochimie pour un lavage efficace. Même s’il n’est pas parfait, ce label officiel permet de faire la différence entre un produit qui tente de réduire réellement son impact sur l’environnement et les autres. A la lecture des points précédents, on voit que Le Chat est nettement dans la « surpromesse » publicitaire »

Enfin, le produit conduit directement le lecteur à la confusion en sous-entendant que la composition du produit le rend tout à fait écologique. Or, les tensio-actifs d’origine « 100% végétale » n’en font pas pour autant un produit entièrement écologique et biodégradable

Le Chat, avec ce produit, n’a pas de comportement particulièrement contraire à un comportement écologique (ce produit pollue du fait des émissions de dioxyde de carbone puisque sa production est centrée à Nemours, en France…), mais la campagne de publicité étudiée reste un cas de Greenwashing, en raison de l’accumulation de sous-entendus, d’approximations, de mensonges par omission.

Nous avons donc pu voir que la publicité vantant les qualités écologiques du Chat Vert n’était pas réellement véridique. A l’inverse de ce produit très médiatisé, nous avons découvert une nouvelle substance dont les critères écologiques sont vérifiés: les noix indiennes de lavage. En effet, ce détergent naturel ne nécessite pas de transformation ou de production industrielle, c’est pourquoi il est biodégradable et hypoallergénique. De plus, le sac de coton dans lequel les noix sont vendues, est également écologique. Néanmoins ce produit, tout à fait naturel, vient de pays asiatiques. Ainsi la longue distance séparant le lieu de fabrication du pays de consommation induit un transport coûteux, et peu écologique du fait des émissions de CO2.

Cependant la récolte et l’entretien de ce produit entraînent la création de nouveaux emplois dans la région et permettent de développer le commerce équitable. Pourtant ce moyen de lavage montre encore quelques inconvénients liés à une origine naturelle; effectivement, certaines noix commercialisées peuvent être inefficaces à cause d’une mauvaise récolte, de mauvaises pluies  ou encore un mauvais séchage.

De par sa méconnaissance dans les pays développés, ces noix indiennes sont peu commercialisées. De plus, on peut supposer qu’elles sont peu utilisées du fait de l’absence d’odeur après le lavage. En effet, nous sommes attachés à la bonne odeur qui se dégage de notre linge propre !

En observant ces deux types de lessives : le Chat Vert et les Noix Indiennes, on constate que le premier type de lessive n’est en aucun cas écologique comme le prétend la publicité. En effet, cela s’explique  par les substances qui la composent, les moyens utilisés pour son exportation (transports…), etc. Tandis que le caractère écologique de ces noix ne fait pas de doute, hormis en ce qui concerne les transports polluants (CO2.). On peut donc dire que ce type de lessive est quasiment écologique. Ainsi, l’essentiel est de tenter d’adopter un comportement le plus écologique possible, sans se vanter de qualités environnementales factices.

Claire-Marie Maignet, Augustin Metge, Axel-Corentin Rongère et Yoann Revol, 1ère S3.

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

La Fiat 500 Twinair, un moteur révolutionnaire ?


Le moteur de cette voiture est présenté comme étant « révolutionnaire » et « le moteur-essence le plus propre au monde » dans un spot publicitaire télévisé. Mais qu’en est-il vraiment ?

Fiat a dévoilé les caractéristiques de sa voiture, équipée du nouveau moteur Twinair, dans une publicité conçue pour toucher une clientèle ciblée. En effet, le spot commence par une énumération des avantages de ce nouveau moteur qui réduit les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 15% et qui a des performances augmentées de 25% ; le mot victoire est répété de nombreuses fois dans la publicité. Les personnes filmées sont relativement jeunes (elles représentent la clientèle-cible) et elles font toutes le « V » de la victoire.

Le spot se termine par un slogan Fiat 500 Twinair, Révolutionnair avec un jeu de rimes entre les deux mots, mettant en valeur ce que ce moteur a de révolutionnaire. La voiture est ensuite présentée sur fond blanc, ce qui représente la pureté et la légèreté, et le texte « Le moteur-essence le plus propre au monde » s’affiche à l’écran. Cette publicité est-elle fiable ?

Selon des analyses du moteur, celui-ci n’émet en effet que 95 g de CO2 par km et sa consommation est faible (seulement 4 L aux 100 km). La voiture est équipée d’un système Stop & Start, et le moteur permet même la visualisation de statistiques de conduite sur un ordinateur. Elle a une vitesse maximale de 173 km/h et une puissance comprise entre 65 et 105 ch. Enfin, la voiture possède une touche « ECO » rendant la voiture plus écologique mais moins performante, ce mode est adapté pour une utilisation en ville. Cependant, la fiabilité des propos de cette publicité a des limites.

En effet, le spot précise en petits caractères à côté de l’annotation « Le moteur-essence le plus propre au monde » que ceci n’est valable que pour les émissions de CO2, qui n’est pas le seul gaz à effet de serre existant (il y a par exemple les oxydes d’azotes du type NOx pouvant provoquer des maladies respiratoires). En outre, le moteur n’est pas réellement le plus propre au monde puisqu’il existe des moteurs électriques ou hybrides qui émettent moins, voire pas de CO2. La publicité n’est toutefois pas mensongère car elle précise qu’il s’agit du moteur-essence le plus propre au monde, même si ce n’est certainement pas le plus écologique de ceux-ci (la publicité est hyperbolique). Enfin, le moteur n’est pas réellement révolutionnaire, car les moteurs bicylindres de ce type existaient déjà au temps de la Citroën 2CV. C’est leur réintégration à la place des moteurs modernes qui est « novatrice ».

Ainsi, cette publicité n’est pas mensongère car les caractéristiques annoncées sont vraies. Nous pouvons toutefois ajouter quelques remarques : d’une part, la voiture n’est certainement pas aussi révolutionnaire que l’annonce le spot télévisé ; d’autre part, nous devons aussi réfléchir sur nos habitudes de consommation que nous devrions changer. En Ile-de-France, on avait 1 voiture par ménage en moyenne en 2001, si les foyers indiens et chinois en avaient autant, ce serait un désastre pour la planète !

Maxence SOUCHON et Nicolas PELAZZO (1ère S3).

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Une Audi qui soigne vos problèmes de bronches

Un 4×4 qui agit sur les bronches des bébés, Audi ne pouvait pas trouver mieux comme slogan qui incite à l’indignation.

Comment un 4×4 peut il être bénéfique pour la santé et l’environnement ?

Depuis son entrée dans les concessions, le nouveau 4×4 Q7 d’Audi crée la polémique, non pas pour son design et ses performances irréprochables mais pour sa campagne publicitaire orientée sur l’écologie.

Audi affirme : « Difficultés respiratoires, hyperréactivité des bronches, bronchiolites infantiles. On continue à ne rien faire ou on se décide à agir ? ».

LAudi Q7 est dotée de la nouvelle technologie Clean Diesel, qui retient les particules d’échappements a leur sortie à l’aide d’un filtre. Ce système permet de diminuer de 90% les rejets d’oxyde d’azote. Audi s’appuie sur ce gadget pour affirmer que le 4×4 est non polluant. Néanmoins, on ne peut pas limiter la pollution de l’air aux seules émissions d’oxyde d’azote.

En effet, en focalisant l’attention sur la baisse des émissions d’oxyde d’azote, Audi fait habilement l’impasse sur ses émissions de CO2, alors que ce véhicule émet près de 234 g de CO2/KM (marqué tout en bas en très petit), soit 90 grammes de plus que la moyenne du parc automobile en 2009. Elle est donc tout sauf un modèle écologique et est une insulte pour les entreprises qui font des efforts pour réduire leur émission de CO2.

Cette publicité nous induit donc en erreur par les termes qu’elle emploie mais aussi par la composition graphique utilisée. Elle est très bien mise en valeur dans un décor de blancheur, qui donne une impression clinique, de propreté. Cela évoque l’hygiène et la santé. Mais encore une fois, Audi nous présente là un 4×4 qui émet une quantité importante de CO2, et donc tout sauf un modèle de propreté.

L’Audi Q7 semble donc être une publicité  mensongère, car les caractéristiques de ce véhicule ne sont pas à la hauteur de l’affirmation annoncée. Bien plus que de mentir à sa clientèle cible, Audi semble clairement se moquer d’elle, en affirmant dans une publicité osée, des choses ahurissantes.

 Thomas Monnery et William Steiner

FAUSSE PUB


La carrosserie est en bâtons de réglisse, les essuie-glaces sont des poireaux, les phares sont des pommes de terre, le pare-chocs est une carotte, l’antenne une asperge, les poignées de portes sont des bananes, et les roues sont des pastèques.

Thomas MONNERY, Nicolas PELAZZO, Maxence SOUCHON et William STEINER (1ère S3).

Ce travail a été réalisé avec Mme Lecocq Hubert lors des séances d’ECJS.

Mongré organise à partir du 18 avril, au CDI une expo-vente sur le commerce équitable.


Venez-vous informer sur le sujet en dégustant des chocolats, biscuits et jus de fruits.

Découvrez nos bijoux, porte-clés, produits de beauté, instruments de musique et divers objets vendus à petits prix (au profit de la parution du journal Vert Mongré).

Echangez avec les bénévoles de la Société des missionnaires d’Afrique : les Pères Blancs.

L’expo-vente sera ouverte aux élèves lors des récréations et sur le temps de midi.

Les parents d’élèves seront les bienvenus de 16h30 à 17h30.

L’événement se terminera le 22 avril, journée internationale de la Terre nourricière.

« La terre nourricière, qui est notre unique demeure, est exposée à des menaces. En l’absence d’une protection durable de l’environnement, nous aurons peu de chances d’atteindre les objectifs consistant à réduire la pauvreté et la faim et à améliorer la santé et les conditions de vie de la population. »

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU (22 avril 2010).

Des algues pour un avenir meilleur

Nos voitures pourront-elles rouler aux algues ?

Voilà la question que pose Le Figaro du 30 novembre 2010 dans la rubrique sur l’environnement et le développement durable, dont le titre est : « Le biocarburant du futur ».

Tout au long de cet article, David Breger, journaliste, nous rapporte le témoignage d’Olivier Bernard qui est l’initiateur et le coordinateur du projet nommé Shamash. « C’est le premier projet en Europe  qui s’appuie sur sept laboratoires dans toute la France », nous informe le chercheur. « Nous cultivons les micro-algues dans de grands bassins en plein air ou en système fermé dans des photobioréacteurs ».

L’article « Une usine de biocarburant à base d’algues en Argentine » paru le 28 août 2010 dans Le Nouvel Observateur et signé Luis Andres Henao et Marine Pennetier montre, par ailleurs, que l’Argentine est le premier pays exportateur mondial de biocarburant. Selon Le Nouvel Observateur, la France est loin d’être la plus active dans la fabrication du biocarburant à base d’algues car à San Nicolas, une usine Oilfox vient d’ouvrir ses portes. Les micro-algues possèdent de nombreux avantages qui les caractérisent comme étant le meilleur biocarburant en cette période.

D’après Le Figaro, les micro-algues sont jusqu’à 30 fois plus productives, elles mobilisent moins de surface cultivable et leur production, hors-sol, ne rentre pas en compétition avec les cultures alimentaires. Elles ne possèdent  pas non plus de culture intensive et ne provoque aucune pollution des nappes phréatiques.

Le Journal de l’Environnement du le 12 novembre 2010 souligne, lui aussi, que l’exploitation de cette biomasse marine présente de nombreux avantages par rapport aux carburants fabriqués à partir de matière premières agricoles.

Elles retiennent mieux le CO2 que les plantes terrestres et peuvent produire jusqu’à 30 fois plus de litres d’huile par hectare et poussent deux fois plus vite !

De plus, ce nouveau biocarburant à base d’algues apparaît comme une alternative attrayante car il ne fait pas appel à des terres qui auraient pu être utilisées pour faire pousser des plantes alimentaires (on sait que l’utilisation de plantes comestibles pour produire du biocarburant est controversée). L’autre élément positif est que ces algues peuvent absorber le dioxyde de carbone émis par les usines. Le Figaro note cependant que ce projet en faveur de l’environnement et du développement durable est un projet difficile à réaliser en France car notre pays  ne bénéficie que d’un budget de 2.8 millions d’euros. Ceci explique notamment l’absence de réels engagements de la part des industriels dans le domaine des micro-algues. En Argentine ou aux Etats-Unis, les financements se comptent en milliards de dollars !

Des micro-algues miraculeuses ?

Ces micro-algues possèdent de nombreux avantages mais, malgré tout, certains chercheurs sont encore persuadés que ce nouveau type de biocombustible serait toutefois trop coûteux pour une production commerciale et nécessiterait de trop lourds investissements (Le  Figaro). De plus, comme le dit David Berger, journaliste à ce même journal, on ne peut pas faire l’impasse sur cet inconvénient car l’objectif majeur de ce nouveau biocarburant est justement d’être économique. Le but est en effet d’obtenir un carburant dont le prix est compris entre 0,50 et 1 euro ; or, actuellement, produire un litre coûte environ 10 euros.

Le Journal de l’Environnement reste, lui aussi, plutôt pessimiste quant à ce projet car il faudra encore attendre de nombreuses années avant de commercialiser ce nouveau biocarburant. Les recherches ne sont pas terminées puisqu’il faut encore étudier 200 000 espèces de ces minuscules organismes afin de trouver celle qui répondra au mieux à ce défi : être économique et utile à la préservation de l’environnement.

En conclusion, nous pensons, après l’analyse de ces trois articles, qu’il faut rester optimiste et que ce nouveau biocarburant pourrait changer notre vie et protéger la planète !

Perrine BRINGER (seconde 3), Jessica MUGUET et Clothilde EGRAZ (Seconde 1)

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

Halte au gaspillage !

La notion de développement durable va au-delà des simples préoccupations environnementales et se décline selon les 3 volets : économique, environnemental et social.

Préserver la planète, c’est économiser nos ressources en évitant la surconsommation et, dans le même temps, lutter contre les inégalités entre ceux qui manquent de nourriture et ceux qui en ont trop.

Nous constatons qu’à la cantine, une certaine quantité de pain est gaspillée chaque jour.

Certes, les tranches non consommées sont récupérées par le personnel et données aux poules mais n’était-il pas urgent, dans un établissement éco-responsable de sensibiliser les élèves au problème du gaspillage ?

France Nature Environnement a réalisé avec le soutien de l’ADEME un dossier sur le gaspillage alimentaire que vous pouvez consulter sur : http://preventiondechets.fne.asso.fr

Cette étude nous apprend que gaspiller un pain est équivalent en terme d’impact sur l’effet de serre à :

–       rouler en voiture sur 2 km environ ;

–       allumer une lampe (60 W) pendant 32 heures ;

–       faire 2 cycles de lave-vaisselle.

De plus, gaspiller du pain, c’est gaspiller de l’eau puisqu’il faut 1000 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de farine.

D’une façon générale, un quart de la nourriture mondiale va à la poubelle alors que toutes les quatre secondes, une personne meurt de faim dans le monde !

Les éco-délégués et leurs responsables ont décidé de lancer une campagne afin de s’attaquer, à leur niveau, au gaspillage du pain à la cantine.

  • Du 14 au 18 février, ils ont mis en place des  poubelles « spécial pain » et veillé à ce que les élèves jettent leurs tartines au bon endroit
  • A partir du 21 février, ils ont commencé à peser le pain gaspillé.
  • A partir du 14 mars, une grande campagne de sensibilisation et de communication sera lancée et les éco-délégués pourront alors évaluer si le gaspillage a diminué.

Mongré reversera alors à une association caritative la somme correspondant au pain non gaspillé.

C.L.

Boues toxiques en Hongrie

Lundi 4 octobre 2010, à la suite d’un accident industriel, des boues toxiques se sont propagées en Hongrie. Très vite, ces boues ont touché le Danube, le deuxième plus grand fleuve d’Europe.

Aujourd’hui en France, datant du 8 octobre, nous parle de la façon dont une retraitée a compris que le Danube avait fini par être touché,  en voyant « des poissons-chats remonter à la surface ». Les conséquences de ces boues se répandant rapidement inquiètent les habitants : « la population craint pour ses poumons et pour la faune et la flore ». L’article mentionne aussi les pêcheurs qui, désormais, ne peuvent plus travailler. Le témoignage d’un habitant de Kolontar nous montre la souffrance et le drame vécu par le village. Certains habitants ont malheureusement perdu beaucoup de leurs biens, certains ne pourront même plus vivre à nouveau dans leur maison où « la boue s’est immiscée partout ». Le plus dur pour les habitants reste la mort des personnes qu’ils ont connues.

Le journal La Croix du 08/10/10 s’empare du sujet en tant que question du jour et se concentre sur la dangerosité de ces boues toxiques et les conséquences sur l’environnement, qui risquent de se faire sentir « à long terme ». La Croix nous indique que la toxicité de ces boues est très élevée, le taux alcalin a atteint un ph de 12, ce qui rend l’environnement non « viable pour les plantes et les animaux ».

Le Monde du 07/10/10, quant à lui, explique les moyens mis en œuvre pour « atténuer la catastrophe » et note que les pays riverains du Danube comme la Serbie ou la Roumanie s’inquiètent  aussi et contrôlent régulièrement la qualité de l’eau du fleuve.

Aujourd’hui en France et le Monde mentionnent tous les deux l’impact sur les investisseurs de l’usine Mal, usine qui a causé cette « catastrophe écologique ».

Les 3 journaux nous informent surtout que cette catastrophe a fait malheureusement 4 morts, plus de 120 blessés et 3 disparus.

Julie Bui, Charlotte Magnien et Bestien Bourlier, secondes 4 et 5

Cette revue de presse  a été réalisée au CDI avec Mme Novales, documentaliste.

La répartition des richesses dans le monde


Le 22/11/10 se sont retrouvés les écodélégués du collège soit à 8h, 36 éco-délégués de 6° et 5°, et à 10h, 34 éco-délégués de 4° et 3° accompagnés de leurs enseignants référents, Mmes Carpentier et Chapel.

3 bénévoles de l’association Artisans du Monde sont venus animer cette matinée dont le thème était la sensibilisation des jeunes à l’inégale répartition des richesses dans le monde.

2 jeux ont été proposés : le jeu de la baguette et le jeu des chaises.

Jeu de la baguette

Les élèves doivent découper la baguette et la distribuer aux 6 milliards d’habitants de la Terre.

Ils étaient loin d’imaginer qu’environ 4/5 de la baguette revenaient aux 20% d’habitants les plus riches (1,2 M.) et environ 1/5 devaient subvenir aux besoins des 20% les plus pauvres.

Jeu des chaises

Dans un premier temps, les élèves se sont répartis en différentes populations du monde, sachant que 1 élève représentait 200 000 d’habitants. Après leur propre estimation, les animatrices ont corrigé leur choix. Ils se sont ensuite identifiés comme Asiatiques, Américains, agriculteurs… avec des symboles (assiettes, logos, cuillères, pantins) en utilisant tout l’espace de la S12

Dans un deuxième temps, le jeu s’est déroulé au fil des questions.

* Comment sont répartis les habitants de la terre ?

Estimation des élèves Réalité
Asie 10 18
Amérique du Sud 8 2
Afrique 5 5
Europe 3 4
Amérique du Nord 5 2

Total                                                                 31                                                     31

Les élèves prennent leur chaise et s’installent sous les panneaux des régions du monde.

* Quel est le nombre d’agriculteurs et quelle est la première céréale cultivée dans chaque région du monde ?

Estimation des élèves du nombre d’agriculteurs Réalité Type de céréales
Asie /18 13 11 Riz
Amérique du Sud /2 1.5 0.5 Maïs
Afrique /5 4 4 Millet
Europe /4 1 0.4 Blé
Amérique du Nord /2 0.5 0.2 Blé

En Asie, 11/18 sont agriculteurs, en Afrique, 4/5 et en Europe 1/10.

* En admettant que la Terre nourrit toute sa population et en considérant que la production mondiale pour 31 personnes correspond à 31 assiettes, combien d’assiettes de céréales  sont produites par les agriculteurs dans chaque région du monde ?

Nombre d’agriculteurs Estimation des élèves dunombre d’assiettes Réalité
Asie /18 11 16 14
Amérique du Sud /2 0.5 2 2
Afrique /5 4 4 2
Europe /4 0.4 3 7
Amérique du Nord /2 0.2 01 7

Nous constatons qu’en Asie, chaque personne mange à sa faim (4 assiettes produites par 11 agriculteurs pour 18 personnes). En Afrique, chaque personne ne mange pas à sa faim (2 assiettes produites par 4 agriculteurs pour 5 personnes). En Europe, nous mangeons TROP !!!

 

Comment expliquer la différence entre ces chiffres ?

En Europe, il y a plus de machines et plus de produits chimiques (engrais, pesticides, insecticides)

En Afrique, il n’y a pas de machines, le travail est manuel.

* Que deviennent les céréales produites ?

Tous les habitants devraient avoir suffisamment de céréales pour se nourrir !

Remarque : Il faut 3 kg de céréales pour nourrir un poulet.

Que fait-on avec ces céréales ? Soit on les mange, soit on nourrit les animaux (Amérique de Nord, Europe), soit, on en fait du carburant.

* Comment sont réparties les céréales ?

Une ration de 5 cuillerées/personne correspond à 2000 calories/jour.

Nombre de c/personne
Asie de 4 à 8
Amérique du Sud 6
Afrique 4
Europe 7
Amérique du Nord 8

La population de certaines régions du monde mange trop (Amérique du Nord, Europe).

Les conséquences sont les problèmes d’obésité, les maladies cardiaques, le taux de cholestérol élevé, les repas déséquilibrés (trop de sel, trop de sucre et trop de graisses) mais très variés !

Par contre en Asie, le régime alimentaire est à base de riz, de céréales, de poissons et de légumes : Varié et équilibré mais ration journalière insuffisante !

A l’issue de ces 2h, nous avons goûté quelques friandises, chocolat, pâte à tartiner, confitures de goyave et biscuits, le tout accompagné de jus de fruits bio (produits issus du commerce équitable proposés par l’association Artisans du Monde).

Paul 5°4

Bilan carbone, quand les mathématiques se mettent au service du développement durable.

Les études statistiques sont devenues un outil désormais incontournable de notre société. Si elles ont envahi le monde économique, politique ou social et qu’elles inondent régulièrement l’actualité, elles sont aussi très présentes dans les différents secteurs du monde scientifique, des sciences physiques aux sciences humaines en passant par les sciences biologiques.

Après en avoir eu quelques approches mathématiques dans les classes précédentes, les élèves de la classe de première découvrent les caractéristiques de position et de dispersion d’une série statistique à une variable.

Les caractéristiques de position ont pour nom le mode, la médiane et la moyenne. Cette dernière est d’ailleurs bien connue de tous les élèves. Les caractéristiques de dispersion ont pour nom l’étendue, l’écart interquartile ou interdécile, voire intercentile si les données de la série sont nombreuses, et l’écart-type. N’ayez aucune crainte, nous n’entrerons pas dans l’explication de la signification de ces caractéristiques, ni dans l’élaboration des formules que ces élèves de première apprennent à manipuler. Si vous voulez en savoir davantage, il vous faudra suivre le cours de la classe de première pour en comprendre toute la portée.

Mais, pour en mesurer l’ampleur, les élèves de la classe de première S1 de l’année 2009-2010 ont été amenés à réaliser une étude statistique à grande échelle. Après avoir rencontré un spécialiste de la consommation énergétique, ils ont élaboré un questionnaire simple de dix questions, dont les réponses étaient préformées, sur la pratique des modes de transport que chaque élève du collège et du lycée avait l’usage d’utiliser. Un groupe de pilotage de quatre élèves a mis en forme ledit questionnaire et a supervisé l’organisation générale. Un groupe de quatre élèves s’est vu confier la récolte des données et a produit, à l’aide d’un logiciel de calcul, les fameuses caractéristiques dont nous avons parlé plus haut. Les autres élèves ont, par groupe de deux, été missionnés dans chaque classe de la sixième à la terminale pour aller interroger tous les élèves du collège et du lycée, soit quelque 800 personnes.

Cette enquête à grande échelle a permis à tous ces élèves de première S1 d’aborder plus concrètement ce nouvel outil statistique dont ils venaient de découvrir quelques secrets. Le résumé de leur travail a été transmis au spécialiste qui était venu leur présenter l’intérêt d’une telle démarche. Celui-ci leur a ensuite fait part de ses conclusions.

Citons parmi ces conclusions, le bon emploi des transports en commun et des bus scolaires, mais, dans le même temps, l’absence de covoiturage pour les élèves qui ne les emploient pas. Précisons aussi que le transport aérien, utilisé lors des vacances et très grand consommateur d’énergie, reste anecdotique.

Outre l’intérêt pédagogique de ce projet pour les élèves, l’établissement s’est doté d’une analyse concrète lui permettant de mesurer l’impact de ses différentes activités en faveur de la protection de l’environnement. Certes, l’enquête est restée ciblée sur les différents modes de transport et n’a pas analysé les attitudes éco-responsables de chacun dans la pratique quotidienne :

–          l’usage modéré de l’électricité ;

–          la vigilance à éteindre les lumières en quittant une salle de classe ;

–          la précaution à fermer les fenêtres d’une salle afin d éviter un gaspillage énergétique ;

–          la bonne pratique d’élimination des déchets recyclables comme le papier.Il n’en demeure pas moins que cette première enquête révèle déjà une prise de conscience plus grande de la part de beaucoup de la nécessité de préserver l’environnement.

Forts de cette première initiative, les élèves devraient reconduire cette enquête lors des deux prochaines années afin de mesurer encore mieux l’évolution des pratiques de chacun d’entre nous et l’ajustement des actions incitatives que l’établissement envisage de prendre.

Rendez-vous donc, dans une prochaine édition afin de vous communiquer les résultats qu’auront produits les nouveaux élèves de cette première S1 de l’année 2010-2011 !

Gérard Plantefève, professeur de mathématiques

 

 

 

Résultats et analyse du bilan carbone « transport » pour l’année 2009/2010.

Interprétation réalisée par les élèves de 1ère S et par Thierry MANCEAU, conseiller-énergies et responsable des programmes d’animation  à l’HESPUL

 

 

Récapitulatif :

Pour les 6èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne). Ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2 km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 2 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 700 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 700 km x 0,18 kgco2 = 126 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

126 / 2 = 63 kgCO2/an

Par élève de 6ème, c’est égal à environ 63 kgCO2/an.

Pour les 5èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 3 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 1 050 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 1 050 km x 0,18 kgco2 = 189 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais, pour chaque élève, les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

189 / 2 = 94,5 kgCO2/an

Par élève de 5ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 4èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 2 et 5 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que pour les 5èmes.

Par élève de 4ème, c’est égal à environ 95 kgCO2/an.

Pour les 3èmes : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 5 et 10 km de Mongré et mettent 5 à 10 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 8 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 2 800 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 2800 km x 0,18 kgco2 = 504 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

504 / 2 = 252 kgCO2/an

Par élève de 3ème, c’est égal à environ 252 kgCO2/an.

Pour les 2des : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent  à une distance de plus de 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Chaque voiture émet 5 250 km x 0,18 kgco2 = 945 kgCO2/an pour les trajets domicile-Mongré.

Mais pour chaque élève les émissions d’une voiture sont divisées par deux passagers soit :

945 / 2 = 427,5 kgCO2/an

Par élève de 2de, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour les 1ères : en majorité ils viennent à Mongré en car, leurs parents possèdent une voiture de taille moyenne. Ils prennent d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance de plus de 15km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne trois trajets et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Pour une évaluation sur l’année :

Soit 15 km x 2 voyages x 175 jours de classe = 5 250 km parcourus par élève

Pour chaque élève les émissions d’un transport en commun sont 0,025 kgco2/passagers soit : 5 250 x 0,025 = 131,25 kgCO2/an

Par élève de 1ère, c’est égal à environ 132 kgCO2/an.

Pour les Terminales : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance comprise entre 10 et 15 km de Mongré et mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année.

Idem que les 2des.

Par élève de terminal, c’est égal à environ 428 kgCO2/an.

Pour tous les élèves de Mongré : en majorité ils viennent à Mongré en voiture (de taille moyenne) ils ne prennent pas d’autres moyens de transport. La plupart habitent à une distance inférieure à 2km de Mongré et ils mettent 10 à 20 min pour venir. Ils font en moyenne deux trajets (soit un aller-retour)  et ont en moyenne une personne de Mongré en plus d’eux dans la voiture.

En majorité ils n’ont pas pris l’avion cette année pour partir en vacances.

Conclusion générale de Thierry MANCEAU

« C’est une enquête très intéressante qui,  je l’espère, pourra être valorisée et poursuivie par les élèves.

Nous sommes bien évidement sur des estimations très approximatives à partir de ratios d’émission de carbone.

Les 6ème ont une grosse marge de manœuvre car la majorité des élèves pourrait venir à pied ou à vélo.

Le total des élèves de 6ème pourrait alors s’approcher du zéro émission de gaz à effet de serre pour les trajets domicile-Mongré.

Pour les 5èmes , une amélioration est possible pour les distances s’approchant de 2 km et en améliorant le covoiturage avec 4 passagers.

C’est la même chose pour les 4°.

Pour les 3èmes,  un programme spécial d’animation pourrait être mis en place pour apprendre à conduire un vélo en sécurité sur la route, faciliter la fourniture de matériel de sécurité, (casque, gilet, lumière) et des ateliers de réparation vélo. Des distances de 5 à 10 km sont facilement réalisables s’il n’y a pas de pente trop importante. Le bilan carbone pourrait alors être bien amélioré et s’approcher du zéro émission.

Ou bien un service de covoiturage plus efficace pour remplir 4 passagers par voiture et descendre au environ de 126 kgco2/an/ élève.

Pour les 2des, il faut vraiment mettre en place un système de covoiturage efficace. Les distances ne permettent pas d’utiliser le vélo sinon pour les plus sportifs.

Ce sont les élèves qui ont de gros progrès à faire pour s’approcher des 236 kgco2/an/ élève.

Les 1ères ont optimisés les déplacements par l’usage du car.

Il faut maintenant convaincre les autres à prendre le car ou faire davantage de covoiturage.

Les terminales sont dans la même situation que les 2des

Le point positif pour l’ensemble des usagers de Mongré, c’est que l’usage de l’avion reste anecdotique et ne viendra pas alourdir considérablement le bilan carbone « transport » des élèves. »